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« The dead do not hurt you; only the living do. » | Ft. Stacey McGrath

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♦ Humain ♦
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De la main de Stacey McGrath signé le Lun 16 Oct - 9:55
The Dead do not hurt you
- Stacey McGrathe & Balian de Lusignan -
«We will fight, or we will fall... »




Je pétais les plombs. Le sang que je venais de boire me faisait perdre complétement tout sens de la réalité. Je te détestais pour ça. Je détestais pour aimer me posséder comme tu le faisais. Mais dans ces moments j’étais tien, entièrement, aussi malsain que cela pouvait être. Plus aptes à réfléchir, encore moins capable de me poser les bonnes questions. Tout n’était plus que question d’attirance. D’envie, de désire. Tu le savais. Je me disais que tu devais le faire exprès mais j’en sais rien. J’avais accepté. Pourquoi ? Si seulement je savais. Plus tout à fait moi je me délectais de tes lèvres, de ton odeur, de ton sang, mordant dans la chair avec toute la force que je possédais, t’arrachant la peau, faisant couler davantage de sang. Je voulais te sentir, là, en moi, je voulais que tu me fasses mal sans trop savoir pourquoi. Je voulais être tien, intégralement. Mourir pour mieux revivre. Tu étais à moi dans ces moments, tout comme j’étais à toi. Méconnaissable, sans doute plus proche du junky sous acide qu’a jeun d’ailleurs. J’en n’avais juste plus rien à foutre de mon éthique. Je voulais, je prenais. Assoiffé de sexe, de sang, de tout ce que tu voulais. Refusant de te décevoir, encore une fois. Refusant de te voir me reprocher des choses dont je n’étais pas responsable. J’ignore vraiment si c’était la colère qui parlait, ou l’amour, sans doute un mélange des deux. Parce que tu peux me croire Balian. Je te détestais. Vraiment. Pour tout ce que tu me faisais. Pour avoir tué ce gars naïf et innocent que j’étais encore à cette époque où je portais mes dreads. Dreads que je songeais à me refaire juste pour me souvenir de qui j’étais avant tout ça… Avant…

Avant Tullamore, avant de devenir un tueur. Ce gars que l’on avait surnommé « fantôme de Tullamore ». J’en avais tué du Nazi putain. Du Nazi, oui, leur haine m’obligeait à les appeler comme ça. Pour moi, le Reich de l’époque où la situation dans laquelle on vivait n’avait pas grande différence. On était enfermés, séquestrés dans un camp de la mort, sans aucune porte de sortie. Soumis, complétement, affaiblis, affamés. Non, la différence, il n’y en avait pas. Mais qui m’avait vraiment rendu comme ça ? Eux ou toi ? La haine que je leur vouais ou l’amour que je te portais ? Au final, c’était du pareil au même tout ça. J’avais pris le parti de te suivre et maintenant ? Maintenant j’assumais. Sans doute plus vampire que vivant, sans doute plus froid que chaud. Dans le fond, peu importe que j’essaye de me souvenir de ce gars chaleureux que j’étais. Il est mort. Mort en cette nuit du 6 juillet 2043. Mort dans les bombardements de River Crow. Il ne reste plus rien. Une coquille vide. Un corps inerte, sans âme, un Rodeur qui marche sans vraiment penser. Un rodeur aux instincts primitifs. Manger, boire, dormir… et surtout… Tuer pour ne pas l’être. Alors à quoi bon luter. Oui j’ai bu ton sang. Je l’ai bu, sans doute de trop, mais ça ne change rien. J’aurais beau tenter de m’évader, peu importe la manière, je n’y arriverais jamais vraiment. C’est peut-être pour ça, dans cet espoir naïf d’oublier que je me laisser aller comme ça dans l’instant ?

Je n’en sais rien. Peut-être qu’inconsciemment je me dis que ça te fera perdre les pédales et que tu me donneras enfin le coup de grâce. Ce putain de coup… La libération. Total. Globale. Plus de souffrance, plus de peur, plus de crainte. Plus… rien. Le néant. Voilà à quoi j’en suis réduit. Alors arrêtant de penser, j’ai poussé un râle quand tu m’as fait m’empaler sur toi. Te chevaucher. Te satisfaire. Te combler comme une putain. C’était vraiment ça que tu voulais mon salaud ?! Mais un mot, un seul que tu prononces et je comprends que tes intentions sont tout autre. Omri… tu ne m’a jamais dit ce que ça voulait dire. Et rien que ça, ça me fait comprendre que c’est… J’en sais rien. Une preuve d’amour ? Tu m’aime n’est-ce pas ? Oui… Tu m’aime. Malgré ce que tu es, malgré ta folie, malgré tes instincts de mal dominant, tu m’aimes. Sans doute beaucoup. Sans doute de trop. Sans doute plus que tout n’est-ce pas ? J’ai parfois du mal à le réaliser, mais je crois qu’au fond de moi je le sais. Je crois que oui, j’en ai conscience. Alors sans réfléchir, ondulant sur toi, j’ai attrapé l’une de tes mains pour t’aider à me branler. Sans douceur. Gémissant de plaisir bien plus qu’autre chose. J’oubliais enfin la souffrance, cette balle que je venais de prendre. Fermant les yeux pour ne rester focaliser que sur cet instant. Celui-là où, dans un râle, j’ai jouis dans ta main. Le corps trempé de sueur. La sueur du plaisir, ou bien la fièvre ? J’en savais rien. J’avais arrêté de penser. On verra demain. Oui, on verra demain comme c’est. Tant pis, plus rien ne comptait. J’avais merdé. Tout comme toi. Et au final, on faisait ce qu’on savait faire de mieux. Se réconcilier comme le vieux couple dégénéré qu’on est.

A bout de souffle, je suis resté là, assis sur toi, toi en moi, venant t’embrasser tendrement. Ma langue venant chercher la tienne avec envie. Je devais être complétement malade pour t’aimer. Putain. Je devais être maso, pas net, mais oui, je t’aimais. C’était peut-être bien ça le problème. Tu me traitais parfois comme une sous merde mais rien n’y faisait. Tu venais de me violer, et moi, je te le rendais en te faisant l’amour comme jamais je ne l’avais fait. En t’embrassant pour te prouver tout ça. Le cœur battant la chamade alors que mes mains venaient caresser tes cheveux avant de finalement me laisser retomber sur le côté. Complétement exténué, au bout du rouleau, encore sous l’emprise de ton sang. Machinalement, je suis venu me coller contre toi, me blottissant dans tes bras froids comme pour y chercher un quelconque réconfort. Ma tête sur ton torse, j’étais bien là. Allongé à même sur ce sol complétement froid. Mais j’en avais rien à foutre. Tout ce qui m’importait c’était être là, avec toi. Mes doigts glissant sur ton torse, caressant ton épiderme dans un geste presque machinal, dessinant des petits cercles sur ton nombril. Tout ce que j’espérais, c’était t’avoir enfin satisfait, te combler. Je ne pouvais pas te perdre, j’en crèverais putain. Si tu venais à m’abandonner. Alors oui, j’étais prêt à tout, à faire n’importe quoi, même les choses les plus déraisonnables pour te prouver que tout ce que je voulais c’était toi. Me redressant j’ai plongé mes yeux dans les tiens, revenant furtivement t’embrasser, encore, jamais lassé du gout de tes lèvres encore trempées de ton propre sang.

« Mords-moi… S’il te plait… J’en peux plus d’avoir mal… »

La dernière fois que je t’avais demandé de me mordre remontais à cette nuit où j’étais revenu vers toi après m’être enfuis avec Killian. Une demande, une requête qui t’avais mis hors de toi. Tu t’en souviens ? Depuis… Je n’avais plus jamais refait allusion à ça. Sachant pertinemment que tu finirais par le faire un jour. Jamais prêt pour ça. La ? C’était ton sang qui parlait. Si j’en avais envie ? J’en sais rien. Un doux mélange de oui et non. Une contradiction certaine. Sans trop savoir pourquoi j’ai senti une larme roulée sur ma joue. J’avais mal. Et j’en avais marre. Marre de souffrir, marre d’être si faible, marre d’être si… Vulnérable. Ca c’était une évidence. Alors comme pour t’encourager à le faire j’ai glissé ma main entre tes cuisses, réveillant tes instincts, embrassant ton cou, venant mordiller ton lobe d’oreiller…

« Mords-moi mon amour… Je t’en prie… Juste là… Dans le creux de la cuisse…»

Avide de sexe, de sang, j’ai senti ma libido se réveiller une seconde fois, repassant une jambe par-dessus les tiennes, revenant me recoller à toi, me frotter contre toi, lascivement, respirant d’une manière qui en disait longue. Sans doute joueur et perché… Ton sang me rendait barge Balian… C’était une évidence.


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De la main de Balian De Lusignan signé le Mar 7 Nov - 23:44


The dead do not hurt you; only the living do.


« Non. »

Sa voix était rauque. Grave. Son ton était dur. Implacable. Pourtant, Balian glissa ses mains le long du corps de Stacey, et ses caresses fiévreuses dénotaient avec le son de sa voix. Il plongea son regard dans le sien, cherchant dans la profondeur de ses iris enfiévrés les traces de présence de Stacey. Du vrai Stacey. Pas celui qui s'enivrait de son sang au point d'en perdre le sens de la réalité. Bien qu'il lui plaisait énormément, Balian savait pertinemment qu'il n'était pas dans son état normal. Et le Stacey 'normal', justement, n'aurait probablement pas eu l'audace ni l'envie de lui faire cette demande. Il n'était pas prêt. Tout comme Balian ne l'était pas. Pas encore. Bientôt. Mais pas maintenant. S'il devait être honnête, vraiment honnête, il devait avouer qu'il avait peur. Peur pour l'humain. Pour lui. Peur que les choses se passent mal. Peur de le perdre. Peur que les battements de son coeur lui manquent. Peur de tellement de choses. Il se donnait du temps pour dissiper ses doutes, pour préparer Stacey. Tout s'était bien passé avec Hamid, il n'y avait aucune raison pour que cela se passe mal avec l'autre mortel, mais... Mais il y avait ce doute. Cette crainte. Qui ne le quittait pas depuis River Crow, qui hantait ses questionnements. Balian voulait le transformer, il en était certain, et il le ferait un jour, il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais pas comme ça. Pas dans la fièvre de l'instant, dans la béatitude assommante de la drogue qu'était son sang. Quand il le ferait, Stacey serait conscient, en possession de ses moyens et il le lui réclamerait vraiment. Sincèrement. C'était une promesse pour l'éternité. Ça ne pouvait pas se faire à la légère.

Balian le savait, il y avait comme un contrat tacite entre eux. Il voulait lui offrir l'éternité. Stacey le savait. Et il savait que Stacey savait. Balian ne lui en parlait jamais, il considérait qu'une promesse non formulée les liait, scellée par un "un jour" qu'il se répétait sans cesse. Un grondement résonna dans sa gorge quand l'humain réitéra sa demande. Balian doutait de sa capacité à lui résister. Stacey l'ensorcelait. Il lui faisait perdre le contrôle. Et même si Stacey lui avait pardonné de profiter de lui pendant son inconscience, il ne pardonnerait probablement pas une transformation. Il enfouit son nez contre sa gorge, s'enivrant de son odeur, alors que son entrejambe répondait déjà positivement aux avances de l'humain. Stacey jouait un jeu dangereux en titillant la bête. Balian avait en lui un monstre qu'il ne savait pas tenir en laisse une fois qu'il était lâché, et Stacey s'amusait à le tenter comme on agiterait un steak saignant sous le museau d'un loup affamé. Si le vampire relâchait sa vigilance, il avait bien peur de se laisser aller à ses instincts. Ça n'avait jamais vraiment été dans ses habitudes, de se retenir, alors son self control reposait sur des bases fragiles et branlantes qu'un rien pouvait faire chanceler. La situation était paradoxale. C'était à Stacey de perdre le contrôle et à Balian de tempérer les choses. Et ça, ça n'était pas sa spécialité. Il repoussa Stacey pour le plaquer au sol et attraper ses poignets, les emprisonnant dans sa poigne ferme et sévère. Il avait besoin de reprendre le contrôle, d'empêcher Stacey de vouloir le tenter encore.

« Arrête. » Ça ressemblait plus à une supplique qu'à un ordre. Il se rendit compte qu'il étreignait un peu trop fort ses poignets et il desserra doucement ses doigts. « Stacey. »

Balian se pencha pour l'embrasser fiévreusement. Le faire taire. Garder en cage ce monstre qui grondait en lui. Il se sentait étrangement perdu entre ce désir violent face à un Stacey entreprenant et fiévreux et cette envie de bien faire, cette inquiétude de dépasser les limites et perdre son seul repère dans ce monde en ruines. Son corps, lui, semblait s'accorder à assouvir son premier besoin et ses lèvres se perdirent sur la gorge de l'humain tandis qu'il le possédait à nouveau. Dans ce domaine-là, l'endurance de Balian n'avait pas son égal. Dans une autre vie, plutôt que vampire, il aurait sûrement été incube. Ça lui allait bien. Il redressa Stacey pour lui épargner le plancher froid et dur, le ramenant contre lui en embrassant affectueusement sa tempe, ses doigts glissant doucement le long de sa hanche. Évidemment, le sentir avide de sexe avait quelque chose de grisant, et deux ans plus tôt, Balian en aurait probablement été plus que ravi. Aujourd'hui, cependant, les choses avaient changées, Stacey n'était plus son esclave, il était plus que ça. Alors le voir se perdre totalement dans l'euphorie du sang était aussi excitant que perturbant pour le vieux vampire. Tentant de retrouver un peu du vrai Stacey sous les attitudes libidineuses du mortel, Balian effleura ses lèvres des siennes en scrutant son regard.

« Un jour, Stacey. Pas maintenant. » Lui murmura-t-il d'une voix douce avant de déposer un baiser sur la plaie de son épaule. « Tu n'as plus mal, maintenant, si ? » Voulut-il s'assurer ensuite.

Il lui avait donné de son sang pour cette raison. Calmer la douleur. Guérir la plaie. Ou tout du moins, accélérer la guérison. Ses mains furetèrent le long de son ventre en se délectant de la température brûlante de sa peau. Il ne savait pas si elle était due à la fièvre ou au désir, peut-être un peu des deux, Stacey avait été pas mal secoué depuis qu'il était rentré. Il restait un humain ordinaire, et après un coup de feu dans l'épaule, n'importe qui aurait eu besoin de repos, repos que Balian lui avait violemment arraché sans en avoir vraiment conscience. Il avait été le premier dans le tort en écoutant son désir plus que la souffrance de Stacey, mais après lui avoir donné de son sang, il n'avait pas planifié la réaction du mortel. S'il se retrouvait encore à l'étreindre fiévreusement, les torts étaient cette fois-ci partagés. Du moins, c'était ce que Balian considérait. Et si les torts étaient partagés, alors Stacey ne pourrait pas lui en vouloir quand il reprendrait pleinement conscience de ses actes. Cette réflexion noya le peu de culpabilité qui hantait son esprit et c'est en toute quiétude que Balian, pourtant tout à fait conscient de l'état de l'humain, ne put s'empêcher d'assouvir encore ses désirs de chair qui depuis tous ces siècles faisaient partie de lui.

« Ne pleure pas, d'accord ? Ça me déconcentre. » Lui susurra le vieux vampire, surtout pour ne pas avoir à lui avouer que ça lui pinçait étrangement le coeur de voir ses larmes. « Touche-moi. Touche-toi. C'est toi qui veut ça, n'est-ce pas ? C'est toi qui m'a allumé. » Lui rappela-t-il en guidant ses mains, à la fois sur son corps et celui de Stacey.

Il essayait de ne pas anticiper la réaction de Stacey. Pourtant, bizarrement, quelque chose lui disait que l'humain serait en colère malgré tout. Il avait beau être devenu un tueur de sang-froid, Balian le soupçonnait d'être un romantique. Alors c'est pour Stacey le romantique qu'il chuchota ces mots, même si ce fut Stacey le nymphomane qui les reçut.

« Ahtaj ilyk... Anhabek tol hyati. »

Traduction : J'ai besoin de toi... Je t'aimerai toute ma vie ♥

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De la main de Stacey McGrath signé le Dim 31 Déc - 8:47
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Me mordre. Faire de moi tien une bonne fois pour toute pour enfin arrêter d’avoir mal. Arrêter d’avoir peur aussi sans doute. C’était bizarre, j’avais conscience qu’intérieurement je ne voulais pas de ça. Mais je ne sais pas. J’avais ce sentiment que se serait plus simple pour tout le monde. J’avais pris de ton sang, et indubitablement je me sentais plus proche de toi, plus proche de ce que nous étions. J’avais besoin de toi comme jamais et se serait mentir que d’avouer le contraire. Avec ou sans sang d’ailleurs. Depuis deux ans tu étais mon équilibre, ma moitié, mon tout. Je partageais mon nouveau quotidien avec toi. Parfois, je me lever ne me disant que c’était du délire. Que tout ça, c’était absurde. Je détestais celui que j’étais devenu quand je repensais à ce que j’étais avant. Ce gamin avec ses dreads. Ce gamin qui, malgré les risques, se battait pour la liberté. Se battait pour protéger son intégrité. Aujourd’hui y’avait plus rien de tout ça. Aujourd’hui j’étais simplement devenu ce tueur, ce type qui allait chercher d’autre type pour te nourrir toi. Alors non je n’osais pas t’en parler. Mais je détestais ça, vraiment. Je le faisais parce que je n’avais pas le choix. Parce que maintenant, dans ce nouveau monde qui était le nôtre, c’était eux, ou nous. Eux… Ou moi. L’humanité avait pété les plombs encore bien plus que moi je crois. Et au final, sang ou pas sang dans mon organisme, ça ne changeait rien. J’étais à toi, tout comme tu étais à moi. On c’était simplement choisi. Toi plus que moi. Mais moi, j’avoue, que sans toi, j’ignore si je serais encore en vie, j’ignore si j’aurais eu la force de continuer. Ca faisait mal putain. Mal de l’avouer, mais je t’aimais Balian. C’était ça la vérité à laquelle il fallait se rattacher.

Malgré ce que tu étais, malgré ce que tu faisais, je t’aimais. C’était comme ça. Plus fort que moi. Et c’était sous l’influence de ton propre sang que j’osais te le crier tout fort. Je te le disais, de temps en temps, entre deux « tu me fais chier ». Mais est-ce que je le disais assez fort ? Demain me faisait peur. Demain, je savais que je regretterais tout ce que j’avais pu dire aujourd’hui. Mais demain, demain c’était autre chose. On avait le temps d’y penser tu ne crois pas ? Le temps de voir, le temps de se dire que, c’était une erreur mais que c’était trop tard. Mais toi, tu restais plus lucide. Toi, tu savais tout ça. Du haut de tes neuf siècles, tu savais que oui, ce serait la pire connerie de ma vie. T’as dit non. Sèchement. Comme un coup brutal que je pouvais recevoir. T’as dit non en plus de me repousser. C’était peut-être ce qu’il y avait de mieux à faire en même temps, t’avais raison. Me dire non et repousser à demain. Mais Balian, si toi tu avais du temps, moi je n’en n’avais pas. Dis pas le contraire putain ! Regardes, si ce type avait eu la malchance de savoir tirer je serais mort. Mort, capoute. Et les hommes, ça ne se ressuscite pas Balian. Mais c’était toi qui avait le dernier mot. Comme toujours, comme tout le temps. Et qu’est-ce que je pouvais faire de plus que de m’y soumettre ? Rien. Je n’avais pas le choix c’est tout. « Arrêtes ». C’était dit. C’était fait. Alors ravalant ma salive, déglutissant, j’ai simplement arrêter. Restant là, collé contre toi, fermant les yeux. Fatigué. Oui, j’étais fatigué je ne pouvais pas dire le contraire. Les émotions, le mal, le reste. Je restais humain… Humain et plus faible que je ne voulais me l’admettre.

Alors comme si tu comprenais cette déception tu m’as rassuré. Encore. Comme toujours, comme tu savais si bien le faire. Ne pas pleurer. Non, je ne pleurerais pas. Je savais que tu n’aimais pas ça, quand je me laisser aller à mes émotions. J’ai simplement gardé les yeux clos, restant là, contre toi. Mes doigts caressant ton torse, imaginant le son de ton cœur. Cœur qui ne battait plus dans ta poitrine depuis déjà des lustres. Depuis bien avant ma naissance. Ne pas pleurer. Un jour. Oui, t’avais raison. C’était sans doute plus raisonnable, parce que demain, je t’en aurais voulu. Voulu. A toi ou à moi ? J’en sais rien Balian. Je pige plus rien bordel. C’est triste à dire, abusé, mais je pige que dalle à tout ça. Si j’ai encore mal ? Oui. Dire non serait mentir. Mais pourtant, c’est le geste non que j’ai fait de la tête. Sans doute pour ne pas te faire peur. Sans doute pour te préserver. Mais oui, ça brulait, ça piquait, c’était horrible, et même ton sang ne calmait vraiment la douleur. J’avais besoin de Morphine. D’un truc plus fort. Ton sang, il avait eu pour seul effet de me plonger dans un état plus que bizarre. Dans un état sans doute plus proche de la folie qu’autre chose. Mais je ne voulais pas te blesser. Je ne voulais pas t’inquiéter. C’était peut-être stupide. Mais c’était comme ça. Moi aussi je prenais soin de toi tu vois. Je prenais sur moi, me laissant bercer par tes doigts me caressant pour ne pas laisser la douleur reprendre le dessus. Te toucher, c’était tout ce que tu voulais. En même temps tu avais raison sur un point. C’est moi, moi qui t’avais chauffé cette fois et non pas l’inverse.

Tu m’as entrainé sur toi, encore. Mais à la place de faire ce que tu me demandais je me suis contenté de venir poser ma tête sur ton torse. Restant là, tout contre toi, épuisé, exténué, à bout de force. Comme un junky, d’humeur changeante, passant d’un stade à l’autre. Je savais, je sentais que mon corps ne supporterait pas d’autre ébats, et la conscience reprenait le dessus. J’en crevais d’envie, mais malgré tout j’en sais rien, j’avais cette intuition que demain ne serait pas pareille. Il fallait que je me calme, que je revienne à la réalité. Celle qui était que je venais de me prendre une balle, et comme toute personne humaine normalement constituée, j’avais besoin de repos, de calme, de ne pas bouger, d’attendre que la blessure se referme. Tu m’avais recousu, mais sans doute bien plus comme un charcutier d’autre chose. Demain j’aurais besoin de médoc, d’aller voir un toubib’, j’en sais rien. Mais rester comme ça c’était risquer. La blessure allait sans doute s’infecter dans la nuit et j’allais grave le sentir c’était une évidence. Alors oui, j’ai simplement posé ma tête sur ton torse, attrapant ta main dans la mienne, calmant mes ardeurs. T’allais encore râler je le savais. Peut-être que tu recommencerais à me prendre de force même. Mais regarde-moi Balian et dis-moi si je semble allais bien. Penses à moi pour une fois avant de penser à toi. A vrai dire c’était qu’une pauvre balle dans l’épaule, rien de bien grave en soi, mais si ça partait en infection ça pouvait devenir bien plus moche que maintenant. J’ai eu froid soudainement, et sans m’en rendre compte je grelottais contre toi.

J’ai sourie. T’as prononcé des mots. Autant t’avouer, j’ai absolument rien compris. Mais je savais que quand tu parlais en Arabe c’était sans doute pour me dire tout haut des choses que t’osais jamais dire. Je me disais que c’était des mots remplis d’amour et ça me faisait du bien, un bien fou même. Le corps en sueur à cause de la fièvre j’ai relevé la tête pour venir t’embrasser, tendrement. Toi et moi Balian, c’était à la vie, à la mort. Je le savais, je le sentais. On s’aimais à s’en détruire, mais on s’aimais. Et c’était tout ce qui comptait pour moi. C’était ça le plus important. Y’avais rien à y faire. C’était toi. C’était nous. C’était tout ça. Enfin, ça c’est que je pensais. J’avais conscience que je t’aimais d’une façon irrationnelle, complétement pas naturelle. Que tout ça, c’était mal, c’était malsain, Killian avait raison. Mais je t’aimais, parce que je savais aussi qu’au fond de toi t’étais pas si mauvais que ça. Et ça me suffisait. Que oui, ça me suffisait largement.

« J’pige pas quand t’parle comme ça. Mais c’est beau. J’ai froid Balian… Trop froid. »

Je me suis blotti contre toi, essayant de trouver comment me réchauffer, comment aller mieux, mais je grelottais. Je devais être bouillant, j’en sais rien. J’avais qu’une envie, aller me coucher dans notre lit, sous la couette, là, tout contre toi. Et dormir. Rattraper ces heures de sommeil perdue, ces heures sont j’avais besoin. Non, j’avais plus envie de jouer là maintenant. Tout ce que je voulais, c’était… Survivre pour pouvoir enfin avancer. Tu sais ce qu’on dit Balian, c’est quand on regarde la mort en face qu’on se rend compte de combien la vie elle est précieuse. Fermant les yeux, j’ai repensé à mon histoire. A ces gens qui j’avais croisé. A tout ce que j’avais vécu jusqu’à maintenant. Et c’est un visage que je voyais, là, imprimé dans mon rétine. Celui de mon frère. Mon frère que j’avais abandonné pour toi. Il me manquait… Et là… Maintenant… J’avais conscience. Conscience que c’était lui que je voulais, que j’avais besoin de lui… Autant que j’avais besoin de toi. C’était comme ça.



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De la main de Balian De Lusignan signé le Lun 15 Jan - 20:46


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Progressivement, Balian se calmait. Ses doigts glissèrent le long du dos de Stacey pour caresser tendrement sa peau nue et il poussa un soupir en comprenant que l’humain venait d’atteindre ses limites. Après avoir à ce point titillé ses instincts bestiaux, c’était drôlement gonflé mais Balian prit sur lui. Stacey était blessé, fatigué. Il lui devait bien ça; un peu de repos. Il retint un sourire en entendant ses mots, sa main remontant le long de sa nuque. Un jour il lui apprendrait l’arabe mais en attendant, il aimait l’idée de pouvoir se confier à lui sans se faire comprendre. Il devenait mielleux. Tout ce qu’il détestait. Stacey le mettait toujours dans tous ses états. Il n’y avait qu’à voir le déroulement de cette soirée désastreuse pour s’en rendre compte. Son angoisse intenable en attendant son retour, sa colère flamboyante en le découvrant blessé, son inquiétude secrète de le voir dans cet état, son excitation incontrôlable après quelques caresses… Il était passé par toutes les émotions, et cela, simplement à cause d’une seule et unique personne : Stacey. Balian n’y pouvait rien. Il aurait aimé mieux se contrôler mais ce n’était pas dans sa nature et Stacey payait les pots cassés. Entre son arrivée et maintenant, son état s’était dégradé. Balian était le seul fautif mais il ne le reconnaîtrait qu’à moitié, accusant l’humain de l’avoir tenté et séduit. Si Stacey n’avait pas voulu de leurs étreintes, après tout, il ne l’aurait pas allumé, si ? Il l’avait bien cherché ! C’est ce qu’il se dit, en tout cas, en l’allongeant dans le lit, effleurant tendrement son front. Il sentit sous ses doigts la peau brûlante du mortel et pinça doucement les lèvres. Pourtant, Stacey frissonnait et il le couvrit soigneusement avec la couverture.

« Repose-toi… Pour le moment. » Souffla-t-il en embrassant son front, décidant avec étonnamment de sagesse de faire le choix de la douceur plutôt que celui de la colère.

Il resta là à le regarder quelques instants, silencieux, chassant de sa tête les dernières pensées fugaces et fiévreuses que lui inspirait le corps de son amant. Stacey avait tellement changé. Balian n’avait jamais cessé de l’aimer, mais quelque chose le dérangeait : Stacey continuait de changer. Et plus il changeait, plus il s’éloignait de lui. Balian n’était pas stupide, il voyait bien à son attitude, parfois, qu’un gouffre se formait. Et jusqu’à où ? La déchirure ? Jusqu’à la séparation ? Il ne le permettrait pas. Cependant, l’humain ne pouvait pas tout lui cacher, surtout pas après avoir bu son sang. Il devinait ses sensations, ressentait ses émotions. Il était en lui. Dans sa chair. Dans sa tête. Dans ses veines. Et il n’aimait pas ce qu’il sentait. Si Stacey l’avait choisi lui plutôt que son frère il y avait deux ans de ça, le vieux vampire n’était pas certain que ce choix serait le même aujourd’hui. Cette idée-même le mettait en rogne. Il suffisait de si peu pour que son monde bascule. Stacey était son équilibre. Plus que ça, même, sa raison. S’il le perdait, il perdait tout. Il l’aimait tellement. Alors pourquoi le sentait-il s’éloigner ? Parce qu’il se mettait en colère, parfois ? Parce que sa brutalité prenait de temps à autre le pas sur le raison ? Parce qu’il en faisait payer les frais à Stacey ? Mais il n’y était pour rien. Stacey était le fautif. Il n’avait qu’à pas avoir croisé Balian, il y a des années, dans les couloirs du manoir. Il n’avait qu’à pas l’avoir séduit par son regard, sa faiblesse, son innocence broyée en miettes. Tout était de sa faute depuis le début ! Balian n’avait rien fait. Il n’avait fait que se laisser porter par la passion, et pouvait-on vraiment lui reprocher cela ?

S’appuyant sur son coude, Balian s’allongea à côté du mortel sans le quitter des yeux. C’était si fragile, un humain. Il en prenait conscience en voyant dans quel état se trouvait Stacey. C’était si fugace, la vie. Si éphémère. Il suffisait de peu pour faire passer un humain de l’autre côté. Une mauvaise blessure, un peu de sang perdu, une maladie… Finalement, ils étaient bien peu de choses. Difficile de croire qu’en ce moment, pourtant, ils étaient aux rênes de ce monde. Difficile d’imaginer que de fragiles petits humains les avaient enfermés ici, dans l’île. Quand on était mortel, il fallait vraiment se battre pour survivre. Et Stacey était un vrai guerrier. Il le lui avait prouvé tellement de fois. Le vampire esquissa un sourire en longeant du bout des doigts la courbe de sa joue puis de sa gorge. C’était fascinant, réellement. Tant de colère et de combativité dans un si petit corps. Tant de rage et de courage malgré la fragilité de la vie. Il l’avait bien choisi, il en était persuadé. Il ferait un merveilleux vampire, ça, il en était certain également. Un jour. Il se le répétait sans cesse. Un jour, un jour, un jour. Pas maintenant… Mais un jour. C’était pour lui une raison d’avancer. De se battre. De vivre. Et Balian se mit à sourire en y pensant. Un jour...

« Un jour, je t’offrirai l’éternité. Et puis tu oublieras le reste. Tu n’auras besoin que de moi. »

C’était une promesse. Il ignorait si l’autre l’écoutait, si Stacey s’était endormi ou avait sombré dans l’inconscient pour un repos bien mérité. Il s’en fichait. Il l’affubla d’un doux baiser sur le front pour sceller le pacte. Juste lui et Stacey. Pas d’Eden, pas de grand frère encombrant. Stacey n’aurait plus besoin des humains une fois vampire. Un jour. Il avait hâte d’être à ce jour.

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« The dead do not hurt you; only the living do. » | Ft. Stacey McGrath

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