The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Partagez | 

 Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel - Balian

Invité
Invité

Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel
Une griffée, une chouette et un chat
Tout en marchant d’un pas vif dans le territoire des vampires, je regardai avec un œil torve ma carte, afin de m’assurer de ma position en observant les étoiles. J’étais presque sortie de là, encore quelques kilomètres et je serai dans les limbes. Au moins ça… Je n’étais pas près de rentrer, mais au moins, je quittais le territoire des sanguinaires assoiffés. C’était un bon départ, n’est-ce pas ? Je voulais juste rentrer chez moi, et je voulais bien me repérer, m’assurer que j’étais dans la bonne direction, avant qu’il fasse trop noir pour voir quoique ce soit. Car le soleil venait de se coucher, et si j’avais la possibilité de me faire de la lumière, je préférais économiser mes forces. Et mes mains de libres. On ne savait jamais…

Accueillir un vampire à la Porte de l’île, cela faisait partie de mes attributions. Même si très franchement, je m’en passerais si cela signifiait devoir accompagner un crétin de vampire tout juste né et terrorisé au territoire qui le concernait. Parce qu’entre Belfast et la Porte, ce n’était pas la putain de porte à côté. J’avais même cru qu’il plaisantait, merde ! Il avait une vitesse extraordinaire, j’avais juste à lui dire d’aller vers ce point cardinal, il aurait bien fini par se casser la gueule sur le Albert Memorial Clock, histoire de se réveiller. Mais d’un autre côté, j’avais des connaissances parmi les vampires… Quitte à me taper 5 nuits à marcher la nuit parce que monsieur ne voulait pas finir en barbecue cendré, autant profiter du voyage pour voir les sang-froid qui m’entouraient. Par contre, une question me taraudait encore… Est-ce que ce vampire avait été sérieusement rassuré que je l’accompagne jusqu’à Belfast ? Moi, une sorcière ? Non, parce que juste, entre Cork et Belfast, il n’y avait que les Limbes. Le territoire des humains. Je disais ça, j’disais rien… Le pire qu’il aurait pu croiser, c’était un fils de putain de Tullamore. Ou mon reflet dans un miroir, mais ça, c’était moi. Parce que si ma jumelle était toujours une femme coquette qui faisait un minimum attention à elle – autant que pouvait le permettre le manque de cosmétique dans ce coin pas trop dédié au spa & chill – j’étais pour ma part une véritable publicité ambulante pour film d’horreur.

Même là, mes cheveux couverts de ma sueur d’avoir autant marché en plein jour trouvaient le moyen d’être secs et cassants – autant que mes paroles quand je l’ouvrais un peu trop. Sans parler de ma peau cireuse, tout juste relevée par un petit coup de soleil – l’indice 50 était out of stock, promis, j’y penserai la prochaine fois que j’irai au magasin… En fait, même un vampire affamé y réfléchirait à deux fois avant de songer à planter ses crocs dans ma gorge, parce que même elle était salement vilaine. Et puis j’avais que la peau sur les os, le reste passant en petits muscles parce que je m’entretenais physiquement. Non, vraiment, je ne me mordrais pas moi-même, je me casserais une canine sur un os. A part ce con de jeune vampire que j’avais déjà dû calmer une ou deux fois durant notre voyage.

Enfin… Vous me direz, c’était un bébé vampire. Limite, ses crocs étaient à peine sortis.

Après donc un certain temps passé en une meilleure compagnie que ce vampire babillard, inquiet et pas franchement ravi d’être ici – je ne voyais que ma sœur jumelle pour continuer d’être un rayon de soleil dans cette île de merde – me revoilà pour, cette fois-ci, 4 jours de voyage. Parce que je ne risquais pas de me transformer en clope qu’on a laissé brûler trop longtemps, voyez ? J’avais la chance ultime d’être sportive, je pouvais donc marcher un sacré moment, puis me reposer d’un œil quand j’étais raide, pour ensuite continuer aussi sec. Je n’aimais pas être loin de mes chers sorciers, ma communauté me pétait parfois bien les ovaires, mais ils restaient mon repère dans cette prison dont je me demandais encore si j’allais encore m’en sortir. Et je n’aimais pas voyager seule. Certes, j’avais mes armes, de façon à me défendre contre chaque race qui aurait la merveilleuse idée de rompre le pacte, mais je n’en restais pas moins une péquenaude qui jouait à la roulette russe à frôler Tullamore de trop près.

Je marchais donc, au travers de ces paysages moches, très moches, merci ces magnifiques bombes qui ont gâché le seul truc qui aurait fait de nous des types plus ou moins contents d’être là. Parce que je ne veux pas dire, mais l’Irlande, de base, c’est un putain de beau pays. Avec des forêts luxuriantes. Des coven impressionnants. J’avais déjà eu la chance de passer par ici, une fois, pour un Samhain qui avait été purement une folie, alors que je venais de finir le lycée et que je me cherchais un peu. J’aurais dû y revenir avant toute cette merde. Et accessoirement… J’aurais dû accepter mes dons de voyance. J’avais un talent certain pour voir venir les pires merdes possibles, celle-ci avait toutes les conditions requises pour que mon don de double vue le capte. Mais bref… Il y avait aussi des monuments magnifiques. Et… Des chats ?

Je m’arrêtai deux secondes, levant la tête. J’entendais un arbre miauler. Un chêne avec quelques feuilles encore. Qui miaulait. Oh, l’insolation… J’aurais mieux fait de me ravitailler en eau quand j’ai croisé ce ruisseau tout à l’heure. Il était un peu frêle, un enfant lui-même aurait pied dans le lit, mais au moins c’était de l’eau. Et là, j’étais clairement en déshydratation… Parce que les arbres, aux dernières nouvelles, ça ne miaulait pas.

Je m’avançai un peu, cherchant à observer le feuillage, j’avais besoin de savoir si y’avait vraiment un chat dedans ou si je devais vite rentrer à Cork pour me faire soigner. Ou à Belfast… C’était moins loin. Et heureusement, je vis… Un chat. Il était crade, il feulait maintenant qu’il savait que j’étais là, mais il avait tout l’air d’être… Un chat persan ? Un chat persan, ici ? Sérieusement ? Ils avaient pas tous clamsé dans les bombes, ou, je ne sais pas, la famine ?!

Et parce que j’étais décidément d’une faiblesse presque pathétique face aux animaux, je pris la décision de le sortir de là. Le gros cliché des chats coincés dans les arbres… Comme s’ils pouvaient monter, mais pas descendre ? Je gardai mon sac sur le dos – on ne savait jamais si un connard avait envie de me le piquer. Y’avait des faméliques ici, même un sac devait être bon à bouffer… Puis j’assurai mes prises. Le but n’était pas non plus que je crève en sauvant un chat – on avait vu plus héroïque, même si ça m’emmerderait pas trop de passer l’arme à gauche. Et c’était qu’il était farouche le félin, presque un Bagherra ! T’inquiète, le chat, j’vais pas tuer Mowgli, tu peux avoir confiance.

Je le pris dans mes bras, avec un peu d’autorité parce qu’il n’était clairement pas collaboratif, puis je descendis. Et ce con de chat, que j’allais appeler Lucifer parce qu’il était clairement pas commode, me griffa, en plein territoire vampire ! Je le lâchai, et il se faufila entre mes jambes.

« Argh, saleté ! Putain, y’a des suceurs de sang dans le coin, et toi tu me griffes ! »

J’avais chuchoté, mais franchement, je me préparais presque à avoir une sangsue sous peu à mes côtés. Je sortis une arme de mon sac, en me demandant si j’allais avoir le temps de faire quoi que ce soit.

Revenir en haut Aller en bas
♠ Vampire ♠ Administrateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 563
Points RP : 1515
Date d'inscription : 28/06/2017



Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel


Lourd. Ses pas sur le sol terreux. Sourde. Sa respiration saccadée. Balian lui courait après. Un membre de l'organisation qui avait eu le malheur de croiser son chemin. Il ne faisait pas bon croiser le vieux vampire quand on avait un coeur qui battait et zéro compagnon de voyage. C'était probablement un agent qui venait faire du repérage, voir où se trouvaient les vampires affamés, malades et affaiblis... Ces chiens de Tullamore. Balian les haïssait de tout son coeur. Il les voyait de temps en temps s'aventurer sur leurs terres, fouler impunément de leurs pieds le territoire des vampires. Du temps de Moïsmasem, tout mortel pénétrant sa cité sans y avoir été invité aurait été au choix dépecé, écartelé, mordu, vidé de son sang, torturé, battu à mort... A cette époque, ils étaient inventifs en terme de punition. Désormais, Balian ne se contentait plus que d'une chose : les chasser. C'était les seuls individus qu'il était autorisé à massacrer sans craindre de mettre à mal la coalition. Les autres humains des limbes étaient eux protégés par l'accord que Léandre avait signé avec les autres représentants des races qui peuplaient l'île maudite. La trêve n'était pas toujours facile à respecter, particulièrement pour un vampire vieux de neuf-cents ans qui n'avait jamais écouté que ses propres désirs et assouvi sans se contenir ses pulsions... Il se retenait tant bien que mal de ne pas trépasser les frontières pour aller étancher sa soif dans les terres des humains. Balian le savait, la région grouillait de mortels qu'il aurait pu facilement tuer jusqu'au dernier. Quelques fois, ça le hantait de les savoir là, dehors, si proches de ses crocs alors que la sécheresse prenait possession de sa gorge, une sécheresse brûlante que les poches de sang ne soulageaient qu'un court instant. Le frisson de la chasse lui manquait, il en avait besoin. C'était presque vital. Il avait des instincts de chasseur puissants, bestiaux et innés qu'il était forcé d'étouffer et ça le rendait fou. Heureusement que l'organisation était là, songeait-il parfois, même si sa disparition était son plus grand souhait. Ils étaient sa plus grande source de distraction. Sa seule façon de soulager ses pulsions meurtrières; elles le tourmentaient sans cesse s'il restait trop longtemps à se tourner les pouces.

Volontairement, Balian avait laissé un peu d'avance au mortel. C'était plus pour l'amusement que la survie. Plus pour l'acte en soi que sa finalité. La soif, il pouvait la supporter. Il avait déjà eu faim dans sa vie, bien plus que ça. La cuisante aigreur d'une gorge en feu, d'un corps réclamant sa dose de sang, il savait ce que c'était. Depuis la signature des accords entre les peuples, les choses s'étaient arrangées, les banques distribuaient assez de sang pour qu'il puisse en vivre largement sans trop en souffrir. Alors cette partie de chasse, ce n'était pas pour se nourrir. C'était le plaisir de tuer, l'excitation de la course, l'enivrement de la chose. Rien n'égalait l'extase qu'il ressentait dans ces moments-là. Lorsqu'il sentait la peur de sa proie, qu'il enfonçait ses crocs dans sa gorge pour leur voler leur vie et que sa victime se débattait jusqu'à finalement s'affaisser au creux de ses bras, impitoyablement vidée de son sang. Non... Rien n'égalait ce sentiment de puissance. Ses sens s'affolaient. Dans la noirceur de la nuit, il distinguait parfaitement les contours de la silhouette qui courait pour sa vie. Il sentait les effluves de la sueur mouillant son front, ça embaumait la peur. Il entendait ses pieds marteler le sol dans une course folle. Balian s'imprégna un instant de toutes ces sensations avant de reprendre son chemin, piquant un sprint pour ne pas laisser l'humain trop le distancer. Il l'avait débarrassé de ses armes, jetant son revolver au loin et volant son poignard. Aucune lame ne s'enfoncerait dans ses tripes, ce soir. Aucune balle ne traverserait son crâne. Privé de ses moyens de défense, le Tullamore avait pris ses jambes à son cou en guise d'ultime geste de survie. Balian aimait ça; l'espoir qui les traversait pendant un court instant, cette façon qu'ils avaient de se persuader qu'ils pouvaient encore en réchapper malgré le gouffre ostensible qui séparait leurs capacités. Seul, désarmé, l'être humain n'avait plus qu'une seule porte de sortie; la fuite. Le bourreau aimait les voir paniquer et clopiner devant lui, avec dans le cœur ce fol espoir de sauver sa vie. Il était déjà mort, pourtant. Ce n'était plus qu'une question de minutes avant sa fin, ou tout du moins... Balian en était certain.

Pourtant, tandis qu'il suivait tranquillement sa proie, sachant pertinemment que le malheureux n'atteindrait pas la frontière avant plusieurs kilomètres de courses - autant dire que c'était impossible, il fatiguerait bien avant - Balian fut interrompu dans sa course. Une odeur de sang le stoppa, son corps y réagit automatiquement, ses muscles se tendirent et en un instant, toute son attention fut dirigée vers ce point d'où provenait le doux parfum. L'excitation de la chasse, probablement, le rendait plus alerte, plus sensible à ce qui l'entourait, aux bruits, aux odeurs... Particulièrement le sang. Il repérait son parfum tout de suite, à croire que son odorat s'était encore plus développé depuis ces derniers longs et pénibles mois. Il pouvait dès à présent repérer une proie avant même de la voir, les sens exaltés par la peur de connaître à nouveau la faim. Ce réflexe avait bien failli lui coûter cher à plusieurs reprises. La règle était simple : on ne touchait pas aux humains des limbes. Dans le principe, elle était d'une facilité à toute épreuve. Dans la pratique... C'était différent. Dur d'aller à l'encontre de plusieurs siècles d'instinct sauvage. Son corps agissait comme de sa propre volonté. Il avait toujours été si proche de ses pulsions qu'elles habitaient désormais sa chair. Elles couraient dans ses veines, s'étendaient dans ses muscles et contrôlaient ses gestes. Avant même qu'il ne puisse s'en rendre compte, Balian avait déjà viré de bord vers la source de cette odeur. Ses jambes le portaient toutes seules, il fila souplement droit devant lui. Une ombre sombre et poilue déboula brusquement et il s'en saisit. Le chat poussa un feulement sourd quand Balian le souleva de terre, se débattant comme un petit diable face à l'indifférence glaciale du vampire. Il l'observa quelques secondes mais l'odeur ne venait pas de lui. Il suffit au bourreau de relever le regard pour la voir. Une femme. Seule. Dont une goutte vermeil perlait sur un doigt barré d'une griffure. Les narines de Balian frémirent un court instant. Ses pupilles s'étrécirent doucement sur la silhouette mince de l'inconnue. Instantanément, il devina ce qu'elle était; ou plutôt, ce qu'elle n'était pas : elle n'était pas une membre de Tullamore. Ça se voyait, Balian les reconnaissait toujours en un instant, à leur uniforme, leur attitude, leur arsenal.

Pourtant, la belle n'était pas désarmée, et visiblement, plutôt méfiante. Quand Balian ouvrit la bouche pour parler, il découvrit sans vraiment le réaliser ses deux canines acérées qui réclamaient désespérément leur dose de sang. Il souleva le félin par la peau du cou en le tendant vers la femme, sans se soucier une seule seconde de ses miaulements de protestation et son acharnement éperdu à tenter de se libérer.

« C'est votre chat ? »

Sa prise se raffermit dangereusement sur le matou qui lâcha un feulement de douleur. Balian fit un pas vers elle et pendant un morceau de seconde, son regard sombre s'accrocha à l'éclat écarlate de la plaie qui décorait ses doigts. Nouveau feulement, plus désespéré encore, tandis que les doigts du bourreau se crispaient doucement sous l'effort qu'il fournissait afin d'étouffer cette envie sourde de plonger sur la belle. Les poches en plastiques remplies de sang ne respiraient pas, leur coeur ne battait pas et elle ne gémissaient pas sous ses crocs. Plus le temps passait et plus les mortels qu'il croisait titillaient méchamment ses instincts vampiriques. Il le devinait, pourtant, il ne fallait pas qu'il l'attaque. Il se le hurla dans la tête tandis que ses jambes esquissaient un second pas vers elle. Elle n'était pas belle. Ou plutôt, Balian ne la trouvait pas belle. Il n'y avait rien d'appétissant, visuellement parlant, dans cette silhouette dont les courbes féminines ne lui inspiraient que de l'indifférence. Elle devenait désirable, pourtant, en chatouillant délicatement ses narines de cette odeur si hypnotisante.

« Faites attention. Il a failli s'échapper et les environs sont si vastes, sombres et... Dangereux la nuit. »

Feignant de n'avoir pour intention que de lui rendre cette bête sauvage qu'il avait su bien calmer en manquant presque de lui briser la nuque sous sa poigne, Balian franchit la distance qui restait et se pencha vers elle pour lui coller le félin dans les bras. Il en profita pour inspirer plus intensément l'odeur de la femme. Il se voyait la plaquer contre un tronc pour tutoyer de ses crocs cette veine tentatrice qui battait doucement le long de sa gorge. Son regard, cette fois, souligna bien plus longtemps la main de l'inconnue, une lueur sauvage dansant légèrement au fond de ses prunelles. Ils étaient seuls. Il faisait nuit. Qui pouvait bien témoigner du scandale, si jamais il s'en prenait à elle ? La trêve reposait aussi et surtout sur de l'honnêteté de la part de tous les peuples. Et là, en cet instant, Balian s'interrogeait sur les limites de la sienne.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel
Une griffée, une chouette et un chat

Résumons très rapidement les choses telles qu’elles étaient, de façon tout à fait calme et objective. Je gambadais comme une connasse en plein pays d’Irlande, seule, pour rentrer à Cork, histoire de retrouver ma sœur, les crétins qui composaient mon coven et aussi ma chaise longue – surtout ma chaise longue, je l’aimais beaucoup. Pourquoi j’étais là ? Parce que j’avais déposé un crétin de jeune vampire pas foutu de se dire « bon, j’vais tout droit tête baissée, j’finirai bien par être stoppé dans mon élan et ça ira vite ». Pas de problème, c’était mon boulot, fallait le faire. Donc, j’étais en plein pays d’Irlande, à peu près quelque part entre « je suis chez les Vampires » et « je ne suis plus chez les vampires ». Que se passait-il ? Un arbre miaulait, et moi bien entendu, je m’arrêtais pour comprendre pourquoi un putain d’arbre miaulait… La réponse était pourtant simple : il y avait un chat dans l’arbre ! Et qu’est-ce que je foutais ? Bah je grimpais pour aller sauver le chat, qui lui par contre n’avait pas hésité à me griffer. Où étions-nous déjà, hein ? EN PLEIN TERRITOIRE VAMPIRE. LES VAMPIRES. CEUX QUI ONT UN ODORAT A FAIRE PERDRE SES POILS DE JALOUSIE A UN CHIEN. Merci Lucifer. T’es bien le chef de l’Enfer, parce que tu viens JUSTE DE M’Y METTRE ENFOIRE !

Restons calme. Après tout, ce n’était qu’une griffure, il y avait à peine quelques perles de sang, j’allais me sucer moi-même, faire disparaître tout ça, et ça se trouvait, les vampires avaient tous la goute au nez. … Même moi je n’y croyais pas. Pas en ces temps de famine pour ces créatures, non, la moindre goute devait être un tel supplice que résister à des décennies voire des siècles pour certains d’abreuvement compulsif était purement… Impossible. La Coalition était géniale, et simple sur le papier, tout le monde y trouvait son compte. Mais en réalité, il suffisait de voir la gueule de certains pour comprendre que ça n’allait vraiment pas fort.

Un peu comme le vampire en face de moi. Restons calme j’avais dit, non ? Parce que personnellement, j’avais un tout petit peu de mal à être douce et composée devant un type qui avait les narines frémissantes, les deux yeux à la limite de sortir de leurs trous et, surtout, un air juste un tout petit peu psychopathe – non vraiment, une bagatelle. On pouvait dire tout ce qu’on voulait de moi, que j’étais folle, que je n’avais aucun instinct de survie, même que j’étais attirée par la mort, mais je n’avais vraiment pas envie de me faire sucer par un vampire. Du moins, pas sucer le sang, merci, il était très bien là où il était. En plus de ça, il venait d’attraper Lucifer – oh, je l’avais donc baptisé, ce chat, super – et je n’étais pas certaine d’être assurée de sa survie. C’était un animal, il ne rentrait pas dans les traités de la Coalition, et là encore, je n’étais pas certaine de vouloir le sacrifier histoire que le vamp’ n’ait pas faim de moi. Mais ça, c’était mon côté « ça s’voit pas mais j’aime les animaux ».

Alors, je tenais fermement mes armes, du mieux que je pouvais, attendant l’agression. Sans beaucoup d’impatience, concédons-le. On devait avoir l’air sacrément fins à se mater dans le blanc des yeux comme ça, mais lui avait un otage, moi, j’étais fatiguée et, un peu, terrorisée. Sauf que… Il me tendit le chat, l’autre. En demandant si c’était le mien. … Vraiment ? Je haussai un sourcil. Sauf qu’il me le tendait mais il avait l’air de me menacer avec la vie du chat, vraiment. On avait vu plus viril, niveau vampire. Et cela me mettait en colère. Bordel, si tu ne bouffes pas le chat, laisse-le tranquille !

Et puis ça se voyait que c’était un vieux vampire, parce qu’il en mettait du temps à réagir. Les vieux machins avaient tendance à être sacrément longs à la détente, ce qui était drôle lorsqu’on savait qu’ils avaient la vitesse surnaturelle. Je voyais son visage passer du « je vais te bouffer » à « non, la Coalition, faut pas », en passant par « bordel c’qu’elle me dégoute elle ». Ouais bah tu ne vas pas rester pendant dix plombes à me mater, parce que déjà qu’il avait une bonne tête de psycho, j’allais certainement pas lui laisser le temps de me buter ! … Par contre, vu que je pestais comme une conne dans ma tête, bah il me fit peur quand il me rendit le chat. J’en lâchai une de mes armes pour le réception – réflexe de merde qui consiste à sauver une vie – même animale – au détriment de ma propre défense.

Mais franchement… Comment voulez-vous que je me défende d’un vampire qui se prenait pour un chien en chaleur ? C’était qu’il me reniflait vraiment le con, là ! Il était en train de frémir des narines, je pouvais presque deviner ce qu’il se passait dans sa tête. Sauf que non, je n’allais certainement pas me laisser faire, et encore moins parce que monsieur me disait de faire attention. Genre, fallait que je fasse attention à pas perdre mon chat. Est-ce qu’il était débile ou bien il était certain que le seul danger pour moi, là, maintenant, à l’instant présent, c’était de faire ma Mère Michelle ? SERIEUSEMENT ?

« Bon, le cochon à champignons, déjà tu vas ranger ton groin, parce que j’en ai marre de voir tes narines frémir ! »

Et voilà, j’étais en train de péter un câble. Quand j’étais sous pression trop longtemps, j’avais méchamment tendance à craquer. Mais craquer, bien. Genre, je parlais, je parlais, et tout ce qui me passait par la tête, ça sortait. Tout, même les pires idées du monde, comme par exemple, dire à un vampire qu’il était un cochon. C’était peut être drôle, allez un peu ! Si j’en avais envie, je pourrais éclater de rire, mais là, j’étais en danger, seule, dans la pampa, avec un putain de Dracula en manque de fix, avec un chat persan dans les bras.

« Ensuite tu vas arrêter d’parler, parce que tu parles pour rien dire. Non, sérieux, tu crois vraiment que je m’en inquiète, du chat ? C’est pas l’mien, c’est rien qu’un fils de pute de ton genre qui m’a griffé et qui m’a mis sur ton chemin ! Alors tu sais quoi ? T’as qu’à en faire ton Infant, il sera assorti à tes godasses ! »

Et sans réfléchir, je lançai le chat à sa gueule, dans un instant de pulsion. Non vraiment ? J’étais vraiment une connasse quand je m’y mettais.

Lancement du dé : Réussite : Balian se prend le chat en pleine gueule.
Echec : Le chat passe juste à côté de la tronche de Balian.



Revenir en haut Aller en bas
Chef de meute ♛ Fondateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 514
Points RP : 335
Date d'inscription : 22/04/2017

Le membre 'Hécate Greendall' a effectué l'action suivante : Fatality


'Fatality' : 2
Revenir en haut Aller en bas
http://the-island-of-damned.forumactif.com
♠ Vampire ♠ Administrateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 563
Points RP : 1515
Date d'inscription : 28/06/2017



Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel


« La vulgarité ne sied guère aux femelles. Je préfère quand elles se taisent, elles sont bien assez méprisables comme ça. »

Balian pouvait l'entendre penser. Elle était bruyante. Pire que ça, agaçante. Il la détailla d'un oeil indifférent, à songer que dans un autre temps, les choses auraient été plus simples. Quelques mois plus tôt, par exemple, avant la Coalition, elle n'aurait pas survécu longtemps. Lui qui était plusieurs fois centenaire avait du mal à souffrir la grossièreté d'une demoiselle pareille. Il était roi. Enfin. Il l'avait été. Il était puissant. Du moins, assez pour survivre neuf cent ans et conquérir les terres d'Orient. Et elle, qu'était-elle ? Une moins que rien ? Un déchet sur pattes. Balian émit un tic agacé en redressant légèrement le menton. Il détestait cela. Cette époque. Ce temps où n'importe quel parasite sorti de nulle part pensait pouvoir se permettre de se comporter ainsi sans en souffrir les conséquences. Comme le monde avait changé... Comme c'était désolant. Il était impatient de retrouver l'ordre et la grandeur des vampires d'autrefois. Il en était sûr, cela reviendrait. Dans dix ou dans cent ans. Il avait le temps. Il était immortel, contrairement à cette insolente. A croire qu'elle avait des envies suicidaires, ce qui, dans un pays en crise, ne semblait pas si incongru. Les mortels avaient un mental plus fragile. Balian avait eu le temps de le constater, surtout du temps où il servait de bourreau, au manoir de River Crow. Les humains pliaient facilement sous la douleur et la torture. Le temps les harassaient plus facilement. Une heure de souffrance, c'était long, dans la vie d'un mortel... Et cette jolie brune venait de gagner un ticket gratuit pour un quart d'heure en tête-à-tête avec le bourreau. Le chat qui frôla son visage fut attrapé au vol et le reste se passa vite. Très vite. Car Balian emprisonna le museau du maton dans sa large main, et de l'autre, il tira sur son corps d'un coup sec, décapitant avec une facilité déconcertante le pauvre félin, éclaboussant au passage son visage de sang ainsi que celui de l'insolente.

« Si ce n'est le chat de personne, dans ce cas, c'est le chat de tout le monde. » Il jeta le corps sans tête plus loin avant de faire un pas supplémentaire vers la belle pour mieux l'acculer. « Je donnais juste un conseil d'ami, quelle tristesse de réagir ainsi. Tu crois que les babillements d'un déchet de ton genre te donnent l'air courageux ? Ridicule. »

Il se pencha pour glisser sa langue le long de sa joue trempée de sang et frôla volontairement sa peau du bout de ses crocs. S'il devait faire une comparaison, alors il associerait cette insolente aux petits chiens vicieux, ceux qui tremblaient de rage et aboyaient fort, mais qui partaient en couinant dès que l'on s'approchait. Il avait sous les yeux un caniche écervelé et inconscient, qui aboyait plus fort qu'il ne mordait. Si Balian avait été attiré par l'odeur de son sang, il n'avait jamais eu l'intention de tuer cette femme. Certes, l'idée lui avait traversé l'esprit et il ne pouvait nier qu'il en avait un peu salivé, mais il respectait la Coalition plus que tout. Par respect pour Léandre, pour les siens. Ils ne survivraient qu'en respectant la paix, et il fallait qu'ils survivent s'il voulait que les vampires retrouvent leur place en haut de la hiérarchie. Balian se redressa légèrement en se léchant les babines. A présent, il n'était plus certain de la laisser en vie. A épargner trop d'insolents, on sombrait vite dans le chaos. Et puis... N'avait-elle pas trépassé les limites du territoire ? Il était dans son droit, non ? Son regard s'était assombri, mais ce n'était pas certain qu'elle puisse voir, dans la pénombre ambiante, le mépris hostile et l'envie de meurtre qui brillaient au fond de ses yeux. Deux lacs sombres dont les pupilles se dilataient à l'idée de lui faire subir le même sort que le chat. Elle avait creusé sa propre tombe, en réagissant avec hostilité et insolence aux conseils tranquilles et avisés du vieux vampire. Tant pis pour elle. Ce n'était pas de sa faute, si elle était née idiote. Cela arrivait à beaucoup de mortels. Balian se recula d'un pas pour mieux la dévisager de la tête aux pieds. Il aurait bien voulu qu'elle prenne les jambes à son cou pour pouvoir la poursuivre. C'était plus excitant, quand la proie se battait pour sa vie.

« C'est bien joli de m'insulter. Mais crois-tu vraiment que ça te sauvera ? Dixit madame "tu parles pour ne rien dire"... Et si au lieu de faire fonctionner ces lèvres insolentes, tu faisais plutôt marcher tes jambes, petite merde ? »

D'un coup, il la saisit par le bras pour la pousser violemment quelques mètres plus loin, posant sur elle un regard imperturbable. Que pouvait-elle bien lui faire ? L'attaquer ? Le décapiter ? Elle et ses bras malingres ? Il la dépassait d'une bonne tête, et en plus de ça, il était certain d'être bien plus fort physiquement. Il n'avait pas peur - de toute façon, Balian n'avait pas peur de beaucoup de choses. Il avait peur pour Stacey, il avait peur pour Hamid. Pour les deux amours de sa vie. Il n'avait pas peur des loups, ni des léviathans, ni même des sorciers. Balian était un guerrier, il était né dans le sang et les batailles. Il savait se battre, il n'hésitait jamais à le prouver. Il était colère et rage, bête sauvage toujours prête à sortir les crocs. Il était violence et brutalité, bourreau impétueux qui versait facilement dans l'extrême. Ce n'était pas une gamine crasseuse qui allait mettre fin à ses jours. Il ne comptait pas mourir de si tôt. Il ne pouvait pas s'en aller et laisser Stacey seul. L'humain ne survivrait pas sans lui. Et Hamid... Il devait le retrouver. Balian avait trop de choses à accomplir avant de tirer sa révérence. Son regard fou se planta sur la belle et un sourire carnassier souligna l'éclat furtif de ses crocs.

« Allez, vas-y. Cours. » Lui lança-t-il calmement. « A moins que tu ne préfères me prouver encore l'étendue de ta stupidité ? »




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel
Une griffée, une chouette et un chat crevé

Je m’étais sentie salement dénigrée lorsqu’il parla de femelle. Est-ce qu’il était sérieusement en train de me rabaisser à l’état de simple femelle ? Et lui, ce n’était pas un animal, peut-être ? Je n’étais pas contre les vampires, au contraire, j’en connaissais une paire, quelques-uns très bien, mais je n’avais jamais été confronté à l’un d’entre eux aussi horrible, irritant et menaçant. J’aurais peut-être dû avoir un peu d’entrainement avant de me jeter à l’eau avec un représentant des pires d’entre eux. Ce devait être un errant, un type qui ne parvenait pas à se sociabiliser, j’en savais rien, mais non seulement je ne l’avais jamais croisé, mais en plus j’espérais ne plus jamais avoir à le faire. Si jamais je m’en sortais.

Balancer le chat à la figure du vampire était une sale, sale, très sale idée. Comme d'habitude, quand j'étais effrayée, seule, je me prenais pour supergirl à faire la badass, mais j'oubliais un peu que j'étais une mortelle. Avant, dans le monde normal, quand j’étais encore une jeune femme bien naïve, j’oubliais parfois que je n’étais qu’une enveloppe charnelle destinée un jour à s’arrêter. Un peu la faute à ma magie et sa philosophie : on faisait tellement le culte de la vie qu’on gardait la mort comme taboue. Voyez-vous, même après deux années passées dans cette île de merde, fallait croire que je n'étais toujours pas habituée à la dangerosité : je savais que le danger était là, mais je fermais les yeux. J'étais leader des wiccas, mais j'en étais une de merde, ça, je n'en doutais plus une seule seconde. Et je me sentais aussi atrocement mal face au sort pas enviable de Lucifer, aussi... Le sang qui avait giclé sur mon visage avait été comme une douche froide, un rappel à ce que j'étais, à où j'étais, et face à qui j'étais. Certes, je ne connaissais pas ce fou furieux, mais je n'avais pas vraiment envie de découvrir s'il faisait de la broderie ou du crochet. Et plus il parlait, de cet air sacrément menaçant, ses canines dehors, couvert du sang du chat qu’il n’avait même pas léché histoire de se sustenter, je commençai à comprendre qu’il n’en avait plus grand-chose à foutre du traité de la coalition. S’il n’avait pas bu le sang de l’animal, gaspillant alors ce qui aurait pu lui suffire le temps de respecter les termes du traité de paix, c’était qu’il avait décidé que j’allais être un bien meilleur repas.

Il commençait alors à me parler de commencer à courir, mais j’étais un tout petit peu figée sur place. Pourquoi ? D’abord parce que je savais pertinemment que courir pour fuir un vampire, c’était déjà couru d’avance – sans mauvais jeu de mot. Il allait me faire courir juste pour m’épuiser, et ça, je n’étais pas des masses d’accord. Courir juste pour lui faire plaisir, autant rester sur place et clamser. Mais il y avait une autre raison à mon immobilité. Je venais de faire face à un dilemme que je ne pensais pas avoir un jour. Qu’est-ce qui était pire ? Un vampire qui pouvait faire de moi de la chair à pâté exsangue ? Ou Tullamore, ceux-là même qui étaient capables d’attraper le vampire en face de moi pour le mettre dans cette prison. Pourquoi ce dilemme ? Parce que je voyais arriver des phares, et seule Tullamore pouvait réellement se permettre d’avoir une caisse qui roule. Avec des types au-dessus, mais je n’en étais pas certaine, la lumière m’éblouissait un peu. Peut-être que j’allais me mettre à courir, tout compte fait ?

« Allez, vas-y. Cours. A moins que tu ne préfères me prouver encore l'étendue de ta stupidité ?
_Je cours. Tu devrais faire pareil. »


J’obéissais mais je tins tout de même à le prévenir. Pas certain qu’il allait apprécier que je parte en courant réellement mais que des sbires de Tullamore soient à nos trousses. A moins qu’il apprécie le fait d’avoir de la nourriture un peu plus nombreuse ? Au moins, je le prévenais, même s’il devait avoir entendu, senti, je n’en savais rien, tout ce dont il avait besoin depuis un long moment. Ou alors, il était beaucoup trop concentré sur moi, je ne savais pas, je n’étais pas dans sa tête. Peut-être par contre que lui était dans la mienne… Argh ! J’en venais presque à espérer que les crevures qui nous avaient enfermées ici me donnent assez d’avance pour que je puisse me réfugier quelque part, je ne savais pas où mais quelque part. Non, vraiment, je n’avais pas été futée, là-dessus il avait raison. Il fallait que j’arrête de refuser d’accepter que j’étais ici, coincée, avec ma sœur, il fallait que j’arrête ces conneries de me morfondre.

Alors je fis une promesse devant tout ce en quoi je croyais : si je me sortais de ce putain de guêpier, j’irai me terrer à Cork pour ne plus jamais en sortir, et j’allais faire de mon mieux pour remonter la pente. Et vite. Sinon j’allais vraiment crever, comme ce pauvre Lucifer que j’avais balancé à la figure du type qui l’avait littéralement déchiré en deux.

« Oh putain, si je m’en sors, juré, j’arrête les conneries ! »

A voir si on allait se faire canarder ou pas. Je ne savais même pas ce qu’ils foutaient là… A moins qu’on ait trop attiré l’attention car on était trop proche du bâtiment. C’était possible… Voilà pourquoi je devais vraiment arrêter les conneries : si passer aussi près n’était pas du suicide, je ne savais pas ce que c’était. En tout cas, ils devaient certainement avoir pour but de nous capturer : rien ne servait de nous buter puisqu’on allait tous clamser à petit feu.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Moi, Lucifer, chat emmerdeur professionnel - Balian
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le chat de Cendrillon débarque [Fini]
» A quand l'arrestation de Lucifer en personne?
» HAITI YON PARADI OU YON LANFE AVEC R G P POU LUCIFER ????
» Activer le chat
» Invitation au Chat

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Island Of the Damned ::  :: The souvenir's box :: Archives RP-
Sauter vers: