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In the Dead of the Light | Stacey & Killian

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♦ Humain ♦
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De la main de Killian K. McGrath signé le Mar 11 Juil - 18:14

In the Dead of the Light

Je pose mon stylo, et je me frotte les yeux. Je suis crevé. Mais je sais que je vais encore ne pas réussir à m’endormir. Avec ma manche, je tamponne le papier sur lequel j’ai écrit, pour essuyer les taches d’encre, de larmes et de sang. Écrire cette lettre m’a littéralement fait saigner. Ça m’a demandé beaucoup d’énergie, et pourtant, les mots me sont venus si facilement… Mais ont-ils seulement un sens ? Je ne me suis pas relu. Je n’en ai pas vraiment envie, pour tout avouer. Je crois que j’ai envie d’oublier. Maintenant, je devrais la brûler… Mais j’aimerais bien aussi que Stacey la lise. Tu veux la lire, Stace’ ? J’ai envie de te la donner… Mais où es-tu, petit frère ? Probablement chez eux, chez les vampires, n’est-ce pas ?

Sans vraiment m’en rendre compte, je sers, dans mon autre main, le flingue que je tiens depuis plusieurs heures. Ce flingue qui résume une bonne partie de ma vie. J’ai passé plusieurs années à développer des armes pour la Fondation McGregor. Le coup des balles à rayons ultraviolets, c’est moi. Le fusil à Napalm et à napalm-B, c’est aussi moi. Et ce pistolet, que je tiens entre mes doigts, il serait probablement capable de faire exploser le moindre vampire devant moi en une fraction de seconde. Pouf. Et les bouts de chairs se répandent. Mais bon. Pourquoi je l’ai dans la main, ce flingue ? Pour me faire exploser la cervelle ? Non, certainement pas. J’ai probablement d’autres choses à faire, avant ça. Non ? Je crois que tout au fond de moi, je porte ce flingue, parce que je sais que je vais te rejoindre, Stacey, et que je vais, du coup, potentiellement devoir me défendre contre certains vampires. Mais chut, il ne faut pas le dire, d’accord ?

Je lance mon sac sur mon épaule droite et je m’allume le joint que je me suis préparé. Ça va me calmer. Je sens que je stresse, j’ai ce nœud dans l’estomac et cette boule dans la gorge, qui ne veule pas partir. Peut-être qu’un peu de THC me détendra… Peut-être. De toute manière, j’en ai encore des kilos et des kilos… Je devrais peut-être songer à lancer un commerce, on ne doit pas en trouver beaucoup, en Irlande… Bref. Je passe devant le miroir et, à nouveau, je prends peur de mon reflet… Ça me déprime de me voir ainsi. Ça ne me ressemble pas. Je ne me reconnais pas. C’est un peu comme si mon double maléfique prenait possession de mon corps. J’essuie mon nez, où du sang salé et ferreux continue de couler jusque dans ma bouche. J’ai vraiment une sale gueule. Mais bon, c’est pas en restant là, à me regarder, que ça va s’arranger… Ni en souriant bêtement. J’enfile un bonnet pour tenir ma tignasse qui manque de prendre feu à cause du joint que je tiens entre les doigts, et je sors enfin de ma cabane, que je tends à appeler demeure.

Je rentre dans ma voiture, balançant mon flingue dans le vide-poche. C’est une vieille épave toute poussiéreuse que j’ai trouvée sous un tas de gravats quelques kilomètres au Sud de Riverdall. Je fume quelques lattes avant de faire ronronner le moteur et de mettre les voiles. J’allais où, en fait ? Je ne savais même pas, même plus, mais j’avais eu la forte intuition qu’il fallait que je prenne la voiture. Non que je sois devin ou prophète, ni rien, mais mon cerveau, en ce moment, est tellement cramé que j’oublie ce que j’ai entrepris de faire deux minutes auparavant. Pour quelqu’un de surdoué, c’est pratique, n’est-ce pas ? Bref. Je suis parti à toute vitesse, sans prévenir personne de mon absence… De toute manière, je serais de retour avant la nuit, non ? Si seulement je savais où j’allais… Les fenêtres étaient grandes ouvertes, j’avais la musique qui jouait à fond. Dans la boîte à gants, j’avais retrouvé une série de disques, dont l’un des Guns. Du coup, j’ai pas hésité, je l’ai direct mis dans le lecteur, et franchement, cette musique, je ne sais pas quel âge elle a aujourd’hui, mais elle restera épique à jamais.  

Le soleil se levait déjà, gentiment. Je n’ai pas dormi de la nuit, mais la lumière du jour allait me tenir éveillé pour la journée. Et pour tout le trajet. Je roulais vite. Ce qui est bien, vu que l’Irlande est une prison et que la plupart des villes ont été bombardées, c’est qu’on ne croise personne sur les routes. C’est calme. Surtout à cette heure. J’étais seul et je pouvais faire crisser le moteur plus fort qu’il ne l’avait jamais fait. Sur le chemin, j’ai pu croiser quelques panneaux d’indication, parmi ceux qui tenaient encore debout. Belfast. Encore cent kilomètres. Oui, Belfast, c’est vers là-bas que je me dirige. Le territoire des vampires. Le territoire où tu es séquestré par ce vampire, Stacey. Je viens t’apporter ma lettre toute sale, qui repose sur le siège du passager. J’ai envie que tu la lises. Et en même temps, ça me fait flipper. Et si tu ne voulais pas ? Et si tu m’envoyais chier ? On verra bien…

Je suis arrivé à Belfast, et j’ai été surpris que la ville soit aussi morte que ça. Mais, maintenant que j’y pense, c’est normal, étant donné que c’est le territoire des vampires. Maintenant que le soleil est haut dans le ciel, ils sont tous en train de dormir à point fermé. Et toi, Stacey, tu vis à leur rythme, maintenant ? Es-tu aussi en train de dormir ? Peut-être pas… Tu sais que c’est important, d’aller un peu au soleil… Où es-tu ? Je ne sais pas où chercher. Et je me suis dit que si tu devais te trouver à un endroit, c’est dans cet endroit ouvert tous les jours, sans fermer une seule heure. Cet endroit où tu perds la notion du temps mais qui t’aide tout de même à alléger tes pensées, à relativiser. Cet endroit qui t’apporte peut-être des réponses, ou te fait oublier les questions… Cet endroit, je ne sais pas, j’ai l’impression de pouvoir très bien t’imaginer à l’intérieur, le sourire aux lèvres, ou pas… Je t’y imagine avec Balian, et cette pensée me poignarde en plein cœur. Je tousse, alors que j’arrête la voiture dans ce qui semble être une place prévue à cet effet. Je prends la lettre avec moi, mon flingue aussi, au cas où une sangsue se jetterait sur moi, et je claque la porte. J’ai tout ce qu’il faut dans les poches de mon manteau. Des clopes, même si j’aime pas ça, de l’herbe, plein de petites pilules… de quoi me mettre bien, oui. Je traverse la route et pousse la porte de cet endroit. Le pub. Avec la dégaine d’un clochard, j’entre dans le pub. Je m’attends à ce que le bar soit désert, mais non. C’est avec étonnement que j’y vois une barmaid, ou une serveuse, je sais pas faire la différence. Peut-être une rare esclave survivante ? C’est bizarre de voir un tel endroit, sachant que je suis sur les terres des vampires… La nuit est probablement bien plus mouvementée, par ici.

Je lui demande une bière. Une grande. J’ai pas besoin de justifier cette boisson à une heure si précoce, ma tête doit sûrement parler pour moi. Je m’assieds quelque part et elle me l’apporte, sans parler. Tant mieux, j’ai pas envie de parler. À part si tu étais là, Stacey. Où es-tu ? Nos chemins vont-ils se croiser, aujourd’hui ? Je l’espère… Oui, j’ai tellement envie de te revoir, petit frère. Je vais rester là jusqu’à ce que tu viennes, ou jusqu’à ce qu’on me foute dehors, ou jusqu'à ce que j'aie une meilleure idée. Mais je fixerai la porte d’entrée, jusqu’à voir ton visage. Je t’attends, Stace’.

Je balance trois cachets différents dans ma bouche et je les avale avec une gorgée de bière. Je prends une grande inspiration, et pendant un petit instant, je me surprends à sourire… J’ai le cœur qui bat la chamade, mais il ne me fait pas mal… C’est parce que j’ai hâte de revoir ta sale tête, petit frère…

© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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De la main de Stacey McGrath signé le Sam 15 Juil - 9:55
In the dead of the light
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Les disputes avec Balian c’est jamais cool. On cri, ça se termine mal, toujours, mais ensuite ? Ensuite c’est pour mieux se réconcilier. C’est pour mieux se rendre compte qu’on s’aime et qu’on n’est rien l’un sans l’autre. Enfin, c’est ce que je crois, mais après ses paroles, je ne peux pas penser le contraire. Je dormais contre lui, tranquille, paisible, un bras autour de sa taille, callé dans son dos, juste bien. Quand mon épaule m’a relancé. Ca faisait un mal de chien. J’avais jamais pris de balle, mais putain, je douillais grave. C’était horrible. Ca m’a réveillé en sursaut, en sueur, je crois que je fais de la fièvre. J’ai grimacé quand je me suis décaler pour me laisser tomber sur le dos, fixant le plafond. Balian dormait à point fermé, j’voulais pas le réveiller. J’voulais pas l’inquiéter non plus. Silencieusement j’me suis simplement relevé, voulant changer mon pansement, apaiser un peu le truc, avaler des anti douleurs et retourner me coucher. Mais c’était peine perdu. J’avais mal, je grimaçais, j’avais peur que ça s’infecte. J’avais été trop con d’avoir voulu cautériser la plaie avec la lame de mon couteau. Ca avait grave empirer le truc et franchement ? C’était pas beau à voir. Mais j’voulais pas que Balian se fasse du souci, alors j’prenais sur moi. Je douillais en silence. J’voulais pas le réveiller. Il semblait si paisible pour une fois. Si calme. Ca changeait. C’était rare en ce moment de le voir dormir comme ça. Alors j’avais pas le choix que d’attendre de le voir ouvrir un œil. Fixant l’horloge au-dessus du frigo. Sept heure du mat’, c’était ce qu’elle disait. J’avais dormis deux heures. Deux putains d’heures. J’étais explosé, mais me recoucher c’était pas la peine et je le savais.

Pourtant c’est ce que j’ai fait. Revenant me coller contre lui. Il a attrapé ma main comme s’il avait peur que je m’évanouisse dans les airs. En dormant, machinalement, comme s’il me cherchait. Ca m’a fait sourire, et j’suis venu lui déposer un baisé sur l’épaule. J’étais là. J’irais nulle part. Fermant les yeux j’ai simplement voulu me rendormir. J’étais naze, complétement mort, la journée avait été tellement longue. Et la nuit ? La nuit, non j’préfère même pas en parler. Ce que je pouvais avoir horreur qu’on s’engueule lui et moi. Ca me rendait… triste. Enfin, j’sais pas. Un truc du genre. J’aimais pas le voir mal. J’aimais pas quand il avait l’air anéantis pour des trucs cons. Mais c’était Balian. Et Balian la demi-mesure il ne connaissait pas. Fallait simplement le connaitre pour le comprendre. Moi je le comprenais. C’était dure, bien trop souvent complexe et compliqué, mais je le comprenais. Et ça me suffisait. J’ai finalement fermé les yeux, me rendormant là, contre lui, l’espace d’un instant. La fatigue prenant le dessus sur absolument tout, même sur la douleur. Allongé sur le côté droit, là où j’étais encore intacte, je me suis assoupis. Quoi ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Le temps qu’il le fallait avant que la douleur revienne. Avant que je me réveille, trempé de sueurs, gémissant tant j’en pouvais plus. Embrassant Balian qui dormait encore j’ai simplement repris possession de ma main, me relevant. Ca ne servait à rien, j’avais trop mal. J’avais besoin d’un café. Un café ? Ou un truc plus fort ? J’sais pas. J’verais sur le moment. Ca dépendra simplement d’mon humeur. D’mon envie. D’la douleur.

J’ai simplement griffonné un mot sur un bout d’papier, le déposant sur la table de chevet. Au cas où qu’il se réveille. S’il ne me trouvait pas à ses côtés il allait encore flipper. Lui annonçant que j’étais simplement en face, au bar, là, y’avait que la rue à traverser. J’étais pas loin. Que s’il se réveille qu’il ne panique pas. Qu’il appelle simplement au bar, et je rentrerais. Oui, je rentrerais, comme toujours. Avec le mot j’ai déposé une petite fleur, c’était niais, j’le sais, mais moi, j’aimais bien lui faire des petites intentions comme ça. J’ai enfilé un vieux futal déglingué, complétement pourave et un T-shirt pas en meilleur états. Découpant un drap pour me le mettre autour du cou histoire de maintenant mon bras. J’étais prêt. J’ai déposé un baisé sur le front de Balian, murmurant un simple « je t’aime » avant de partir. Il dormait si bien qu’il n’a pas réagis à la chose et sans faire de bruit je suis sorti dehors. 13h, c’est ce qu’indiquait l’horloge au-dessus du frigo. Traversant simplement la rue pour pousser la porte du pub. Ce pub, on était connu ici. Pour habiter en face, mais aussi, pour le couple que l’on représentait. L’ancien tortionnaire du manoir et son ancien esclave. All Together. For Ever. Inséparable. Jamais l’un sans l’autre. Mais ici, personne ne nous jugeait. Au contraire. On nous trouvait même touchant. Enfin ça, c’est ce qu’on disait sur nous. Sans faire gaffe aux gens qui se trouvaient là j’me suis dirigé vers le bar. Si j’avais vu que tu étais là ? Non, clairement pas. J’étais complétement dans le mal. Shooté aux anti douleurs et complétement atteins par la fatigue. J’me suis posé sur le tabouret d’bar. Attendant que la barmaid se décide de venir me voir. Un whisky sec et un café. Voilà ce que j’ai commandé. J’savais pas ce que je voulais, alors j’ai pris les deux. Pourquoi se prendre la tête ?

Le whisky je l’ai bu cul sec avant de demander de laisser carrement la bouteille, attrapant mes biens avant de me relever, voulant aller me poser dans un coin, tranquille. J’avais pas envie de parler, j’voulais simplement étteindre mon cerveau et faire taire la douleur. Mais quand j’me suis retourné c’est là que je t’ai vu. Toi. Killy. Mon grand frère. Ce que tu foutais là ? J’en n’avais pas la moindre foutue idée. Mais quand on sait ce que t’avais bravé pour me libérer une première fois fallait pas chercher bien loin. T’voulais sans doute que je rentre. Mais j’avais pas envie de rentrer moi. Pourquoi tu n’pouvais pas simplement me laisser partir ? Rendre la chose plus simple. M’oublier. J’étais pas toi moi. Et peut-être que si t’avais été à ma place, que si toi aussi t’avais grandi au manoir tu comprendrais mon point de vu. J’en sais rien franchement. J’avais l’impression que de toute manière j’aurais beau me justifier tu ne comprendrais jamais. J’étais parti pour ton bien, pour arrêter de t’faire du mal mon frère. Pour t’protéger. Mais t’avais une salle gueule. Clairement. A quoi tu jouais frérot ? Qu’est-ce que tu foutais merde ? Regarde. J’allais bien. J’étais juste blessé mais j’allais bien. J’ai soupiré, j’pouvais pas m’tirer comme ça, fallait bien que j’aille te parler. Alors j’ai simplement tiré la chaise qui s’trouvait en face de toi, m’posant là, avec ma bouteille et mon café. Ma bouteille. Ouai moi aussi j’avais d’nouveau vis. Mais en vu de tes pupilles dilatées toi aussi tu tournes à des trucs pas net. Bien moins net que moi. Putain, t’avais pété un câble frangin. C’était toi l’grand frère, c’était à toi d’réagir, pas à moi. C’était comme ça que ça devait marcher non ?

« Qu’est-ce que tu fous là Killy ? Dans un bar en plein milieu d’Belfast à pas 14h de l’après-midi ? T’as une salle gueule frangin. »

Désolé. Fallait que j’te l’dise. Mais en vérité, j’crois que mon cœur s’est brisé en mille morceau quand j’ai vu l’mal que je t’avais fait. C’était à cause d’moi que t’étais comme ça j’me trompe ? Non, j’crois pas. J’avais beau dissimuler mes émotions, j’crois que je t’ai regardé avec toute la tristesse du monde. J’m’en voulais soudainement. J’m’en voulais d’t’avoir fait du tort. J’avais pas voulu te trahir frérot. Non, j’avais pas voulu te trahir. Mais j’avais dû faire un choix et laisser Balian j’pouvais pas tu comprends ? C’était loin, trop loin le temps où on s’disait qu’on s’quitterait plus jamais. Trop loin, ce temps où t’essayais d’me soigner. Bien trop loin de toute cette vie. On était dans une putain de taule et ici c’était plus qu’une question d’survie. Mais tu survivais pas mon frère, non, tu dépérissais. Et crois-moi quand j’te dis que ça m’flingue. J’ai fait glisser la bouteille d’vant toi, en tendant une main, la paume vers le plafond.  

« A quoi tu tournes sérieux ? Donnes-moi tes merdes. Vas pas t’flinguer pour moi j’en vaux pas l’coup merde. »

J’en vaux pas l’coup. Non, j’voulais pas que tu te détruises à cause de moi. J’voulais pas. J’avais fait trop de dégâts. Alors laisses-moi au moins t’aider putain. Laisses-moi t’sauver. J’reviendrais pas Killy. Mais t’es mon frère. Et je t’aime putain. Et si j’te sais mal, j’serais mal moi aussi. Alors sois pas triste s’te plait. Non. Sois pas triste. Guéris-toi s’te plait. J’peux t’aider… Enfin, j’peux au moins essayer. Cette fois j’crois bien que c’est à moi de t’sortir de ta prison. A moi, de t’sortir de ton enfer. La drogue. Sérieux ? Killy… Pas à cause d’moi putain… J’vais bien. Crois-moi, j’vais bien mon frère. Alors non, sois pas triste putain…




© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I SEE THAT LANTERN TRIMMED LOW BURNING IN OUR HOME AND THOUGH I FEEL LIKE CRYING, I SWEAR TONIGHT, I'LL CRY NO MORE. DREAM WITH THE FEATHERS OF ANGELS STUFFED BENEATH YOUR HEAD. THE REGULATOR'S SWINGING PENDULUM. COME WITH ME AND WALK THE LONGEST MILE.
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De la main de Killian K. McGrath signé le Dim 16 Juil - 14:57

In the Dead of the Light

Je regarde ma bière. Pourquoi j’ai commandé ça, moi ? Je ne sais pas. Un réflexe, j’imagine. Je la fixe, son arrière goût dans la gorge. J’observe la porte, ses moindres mouvements, les mains dan les poches. Je sens la lettre que j’ai écrite, et, machinalement, j’en caresse le papier du bout des doigts. Les fils barbelés qui me lacèrent les tripes commencent lentement à desserrer leur emprise sur moi, me libérant de la peine que me provoque toute cette anxiété. Je suis quelqu’un d’anxieux, je l’ai toujours été. Mais depuis ton départ, Stacey, depuis les bombardements, j’ai l’impression que mes angoisses vivent réellement en moi, comme des milliers de petits vers crochus qui rampent dans mes veines et rongent mes nerfs. Et mon anthelminthique à moi, c’est ce petit cocktail de médicaments que je viens de gober. De quoi stimuler mon cerveau pour qu’il se concentre sur une seule chose à la fois, de quoi diminuer ma fatigue constante et de quoi anesthésier toutes les douleurs qui transcendent sans cesse mon corps. Et, bien sûr, de quoi flinguer correctement mes neurones. J’en suis conscient, oui, mais je m’en fous complètement.

Petit à petit, je sens l’effet des pilules me taper l’esprit, et, petit à petit, mes membres se décrispent. La douleur dans chacune de mes articulations se dissipe gentiment, mes pupilles se dilatent, mon cœur s’emballe. Ma fatigue s’évapore comme si je venais de passer une nuit de plus de douze heures et, tout d’un coup, j’ai l’impression d’aller super bien. Dans ma tête, je redeviens presque normal… comme j’étais avant. Enfin, c’est l’impression que j’ai. Les idées noires rebondissent hors de ma tête et j’ai le sentiment que, enfin, je peux respirer normalement. Par contre j’ai la pâteuse et j’ai soif, même si je n’ai absolument pas faim, alors je bois ma bière. Cul sec.

J’ai envie de fumer. Je regarde autour de moi. Il y a des cendriers sur les tables. On peut fumer à l’intérieur. Bien. Je sors mon paquet de clopes et mon Zippo, je m’en allume une. Ça fait du bien. En temps normal, je n’aime pas vraiment fumer, mais comme on dit… une drogue en incite une autre. Et j’en ai déjà pris cinq aujourd’hui ; une clope ne va pas y changer quoi que ce soit. Je crache la fumée, qui danse dans l’air avant de s’évaporer lentement, et je décide d’aller au comptoir pour me reprendre une bière, parce que j’ai la bouche sèche. Normal, après tout ce que j’ai consommé. Je jette toujours des coups d’œil à la porte, mais tu ne viens pas, Stacey. Pourtant, j’ai le pressentiment d’être au bon endroit. Je ne connais pas Belfast, tu pourrais être n’importe où, et pourtant, je reste là parce que je suis persuadé que, tôt ou tard, nos chemins vont finir par se croiser à nouveau. Et j’attendrai aussi longtemps qu’il le faut.

Le temps passe. Une heure, deux heures, peut-être plus. Je sors la lettre que je t’ai écrite, avec mon petit crayon, et, au verso de la dernière page, je décide de griffonner quelque chose. Ma main est hésitante mais elle ne tremble plus, et bientôt, c’est ton visage qui apparaît sur le papier. Ton visage, comme je me le rappelle. Avec tes longs dreads, tes traits fins et jeunes. Les contours de ta mâchoire, ta bouche qui sourit, tes yeux gris. Je ne sais pas si je suis très doué en dessin, mais je crois que ça te ressemble plutôt bien. Du moins, à l’image que j’ai de toi, là, dans ma tête.

Et quand je relève la tête, parce que j’ai entendu la porte d’entrée s’ouvrir, je te vois. D’abord, j’ai l’impression d’halluciner. Mes idées se mélangent et je ne fais pas confiance à ce que je vois. Je te suis du regard quand tu t’avances jusqu’au comptoir, sans me voir. Non, tu n’es pas là, ce n’est pas toi, ce n’est pas possible. Je regarde à nouveau mon dessin, puis de nouveau toi, tu es toujours là, un verre de whisky à la main. Tu ne m’as pas vu. Je replie le papier et je le fourre dans ma poche. Je cligne des yeux, plusieurs fois, je prends une grande inspiration et une grosse gorgée de bière, et mes yeux retombent sur toi. Bordel, tu es vraiment là. Mon cœur rate un battement, et mes mains deviennent moites et froides. Je stresse. Mais c’est un bon stress. J’aimerais t’apostropher, mais mon corps ne veut pas coopérer. Ma gorge se bloque et je n’arrive plus à bouger, alors je te fixe bêtement. Je te vois descendre ton verre cul-sec puis attraper la bouteille entière entre tes mains, et je ne peux m’empêcher de remarquer que quelque chose ne va pas. Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Qu’est-ce que ce vampire t’a fait, encore ? Je serre les poings et les dents, j’aurais envie de lui faire la peau, à celui-là. Et je pourrais le faire, j’ai mon flingue pour dégommer du vampire, mais j’ai aussi envie de te prendre dans mes bras, de te dire que maintenant, tout ira bien… Mais je sais que ça ne peut pas se passer comme ça. Si seulement… si seulement je savais quoi te dire. Si seulement j’avais pu te soigner, ne serait-ce qu’un petit peu.

Tu t’es retourné, et là, tu m’as vu. Mon sang ne fait qu’un tour dans mes veines, et je sens mon cœur battre dans ma gorge. Ma présence ne t’enchante pas, j’ai l’impression. Mais tu t’approches de moi, et tu oses même prendre place juste là, devant moi. Un faible sourire naît sur mes lèvres. Tu as presque bonne mine. Avec ta nouvelle coupe. Mais je vois bien que tu manques de sommeil et que quelque chose ne va pas… Et ne me regarde pas avec pitié, Stacey, je n’en ai pas besoin. Je ne sais pas pourquoi, mais je ris quand tu fais une remarque sur ma gueule de déterré. Je ris parce que tu as raison, j’ai vraiment une sale gueule, je fais peur… Mais que veux-tu que j’y fasse ? Quant aux raisons qui font que je suis là…

« Je voulais juste voir mon petit frère. Je voulais juste m’assurer que tu étais encore en vie. Je voulais… savoir comment tu allais… »

Ma voix est rauque et abîmée. Et de nouveau, j’ai vu ton regard empli de tristesse, de pitié. Cette tristesse contagieuse, qui me donne envie de fondre en larmes. Arrête-ça, Stacey. Arrête. Je détourne le regard car tes yeux me sont insupportables.

« Ne me regarde pas comme ça, Stace’, je ne suis pas un cancéreux en phase terminale. Je vais m’en sortir. »

Je suis gentil, mais ferme. Mon cas n’est pas fatal. Tu ne vois pas que je gère la situation ? Regarde, Stacey, mon cœur bat encore, mon cerveau fonctionne à merveille, mes capacités psychomotrices aussi. À quoi je tourne ? C’est de l’automédication, petit frère. Sans ça, je tiens à peine debout. Sans mes pilules, je touche le fond. C’est à double tranchant… J’ai vu ta paume que tu me tendais. Je sais ce que tu voulais, mais c’est à ce moment-là que j’ai vu le tissu qui maintenait ton épaule, en guise d’attelle. J’ai froncé les sourcils. Je n’aime pas ce que je vois, je n’aime pas te voir blessé. Tu es pâle, et je vois que tu sues également. Tu as sans doute de la fièvre. Une infection ? Qu’est-ce que tu t’es fait, Stace’ ?

« Stacey, ton épaule… je peux voir ? »

Je suis inquiet. Ça n’a pas l’air d’être beau, comme blessure. Je n’ose même pas imaginer ce qu’il t’est arrivé, avec ce vampire que tu tiens tant à côtoyer tout le temps. Mais tu ne me réponds pas, du moins pas tout de suite. Mes yeux se posent sur ta main, toujours tendue. Je mets mes mains dans mes poches et je regarde la bouteille de whisky que tu as fait glisser devant moi. Avec mes doigts, je fais rouler, à l’intérieur de mes poches, les petits flacons remplis de mes pilules faites maison. Je pince mes lèvres, je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus où regarder. Je pourrais simplement refuser. Mais c’est toi, Stacey, que j’ai en face de moi, alors qu’est-ce que je suis censé penser quand tu me demandes de te filer ma came ? Il y a cette lueur, dans ton regard, qui m’empêche complètement de te contredire. De ma main droite, je sors les trois flacons remplis de mon automédication. Je me mordille la lèvre inférieure. J’hésite. Comment je vais faire sans ça ? Comment vais-je réussir à être moi-même ? Depuis deux ans, ai-je seulement déjà été moi-même ? Et Stacey… J’espère que tu n’en prendras pas… Non, non tu ne dois pas en prendre. Ma main tremble alors qu’elle se rapproche de la tienne, petit frère… J’espère que je ne fais pas de connerie. Je compte sur toi, Stace’. Je soupire et je dépose les flacons dans la main que tu m’as tendue. Je ressens une déchirure en moi… Et merde, j'ai envie qu'il me les redonne, maintenant. Comment je vais faire ? Et bien sûr, je ressens le besoin de me justifier.

« C’est… C'est juste des médocs… Tu sais, ça m’aide beaucoup… »

C’est vrai. Je le pense vraiment. Pour moi, ces cachets sont la seule médecine que j’aie trouvé jusqu’à maintenant qui puisse me faire sortir de l’état qui m’habite lorsque je suis sobre. Heureusement, ces drogues ne causent pas vraiment de dépendances physiques… Du moins, elles ne devraient pas… Même si, maintenant, j’en prends depuis un long moment. Mais quelque part, je sais que Stacey a raison. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais je sais qu’il a raison.

« Et toi, p’tit frère, pourquoi t’es là, dans un bar, à boire du whisky cul-sec à deux heures de l’aprèm ? » J’esquisse un petit sourire, car j’ai repris exactement le même ton que lui, avec un iota plus d’ironie ou de taquinerie. « C’est à cause de la douleur ? » Je pointe sa pseudo-attelle du doigt. Quand je parle, je crois que je sonne un peu comme Wellan, j’ai toujours une voix gentille même quand j’accuse quelqu’un. Surtout quand je suis à tes côtés, petit frère. « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé, Stace’ ? Ne me dis juste pas que c’est… » Lui. Le fameux vampire. Mais là, je n’ai pas envie de penser à lui. « C’est arrivé quand ? Ça te fait très mal ? T’as de la fièvre ? » Mon esprit s’échauffe. Il s’évade dans tous les bouquins que j’ai pu lire à la Fondation, à tous les malades et les blessés que j’ai soigné. Je t’ai mitraillé, de questions, pardon. C’est ce qui arrive quand mon cerveau est stimulé. Ça me fait du bien, de te revoir, Stace’, et de pouvoir me concentrer sur autre chose… « Dis-moi, Stacey. »


© Lyr



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De la main de Stacey McGrath signé le Mer 19 Juil - 12:41
In the dead of the light
- Stacey McGrath & Killian McGrath -




Mon épaule. Tu voulais voir mon épaule. C’était donnant donnant grand frère. Tu t’inquiétais pour moi, et moi, je culpabilisais, parce que je sentais que si t’étais comme ça j’y étais pour beaucoup. Et ça m’rendait mort d’inquiétude aussi. Toi, moi, ça m’en fait sourire en y repensant. On s’aime, mais pourtant j’me suis tiré. Pourquoi ? Parce que tu ne me comprenais pas. J’ai pensais que c’était la meilleure chose à faire. Pour toi, pour nous, à l’évidence j’ai eu tort sur toute la ligne. Peut-être que si tu laissais une chance à Balian tu comprendrais. Peut-être qu’on pourrait, j’sais pas moi, se voir, régulièrement. Prendre l’apéro comme une famille complétement normale ? Normal, tout semble tellement anormal ici. Comment ça pourrait l’être quand on sait qu’on est enfermé dans une prison de la taille d’un pays entier ? Un pays condamné pour le bien de l’humanité. Super. Non. Rien ne sera jamais normal et on le sait tous les deux. Mais j’insiste grand frère. Donnes-moi ta came. Donne-moi cette merde qui te grille les neurones. Qu’est-ce que tu cherches sérieux ? A te faire fondre le cerveau ? A te lobotomiser dans l’espoir d’arrêter de penser et de souffrir ? Merde Killian, la souffrance, rattache-toi à elle bordel. C’est elle qui te fais savoir, comprendre, que t’es encore en vie. C’est elle qui t’donne cette niak, cette envie de te battre et de survivre. Fais pas l’gamin frérot. C’toi le grand frère, c’pas moi. C’toi qui devrait… Penser et non l’inverse. C’était toi l’intello. Moi j’étais l’prodige en musique, mais c’était toi la tête pensante de nous deux, alors penses bordel. Réagis putain. Relèves-toi !

J’vais bien. Oui, j’vais bien. Cette phrase ça fait deux ans que je me la répète en boucle. Chaque matin, chaque soir, à raison de cinq ou six fois dans la journée. J’vais bien. J’suis vivant. Balian m’protège. Il me protégera toujours. Tu me manque putain. Oui, t’me manque. Mais t’as pas voulu comprendre alors j’ai pas eu le choix que de me faire la malle tu comprends ? J’suis libre Killy. Libre de prendre mes propres décisions. J’suis majeur, adulte, t’as beau penser le contraire, j’suis bien plus mâture que tu ne le croyais. J’sais me débrouiller. J’sais me battre. T’inquiète pas pour ça… J’sais me battre… Je sais… Tuer aussi. Qu’est-ce que tu penserais d’moi si tu savais tout ça mon frère ? Si tu savais que je tuais pour le nourrir. Sans scrupule, sans remords. Sans rien. Si tu savais que j’avais torturé un homme dans le simple but d’avoir des réponses. Comprendre pourquoi nous. Pourquoi on nous faisait ça. Je l’ai torturé oui. Longtemps. Avant de le tuer. De le tuer de la façon la plus sadique qui soit. L’acide. Enfonçant l’aiguille dans son œil, remontant jusqu’au cerveau, tel un médecin, avant de presser pour faire couler le liquide dans son crâne. Le produit lui brulant complétement son cerveau. Il est mort ce type. Rapidement. Mais ses cris, sa souffrance. Et tu veux savoir l’plus badant là-dedans ? J’ai aimé. J’ai aimé lui faire du mal autant qu’ils nous en faisaient. Parce que Tullamore sont des monstres Killy. Non mon frère. Ce n’est plus Balian ton ennemi. Plus Léandre, plus les vampires. Ce sont eux les méchants de l’histoire maintenant. Demandes à Wellan ce qu’ils ont enduré avec Léandre. Demandes le lui Grand frère et tu comprendras… Que oui, tu comprendras.

Enfin, je l’espère. Mon épaule. Oui, revenons à mon épaule. Je m’égarais trop dans mes pensées parfois. La fatigue sans doute. Certainement même. T’as déposé tes boites dans ma main, et sans broncher, sans l’ombre d’un doute, je les ai foutus dans ma poche. Arrêtes tes conneries grand frère. Ta conneries c’pas de l’automédication. Juste des médocs ? J’ai eu envie de rire putain. T’étais en train de te foutre en l’air et en plus tu pensais que ça t’aidait ? Putain de junky. Merde Killy. Fumes des joins, picoles, va baiser avec qui tu veux si ça te chante, mais des médoc’ bordel ? Tu touchais l’fond et putain, putain ça m’faisait mal de savoir ça. C’était d’ma faute. Complétement d’ma faute. Alors j’ai détourné le regard, honteux. Honteux de ce que je t’avais fait. J’avais envie d’chialer d’un coup. Pourquoi vous ne vous parlez pas avec Balian ? Pourquoi fallait que je choisisse ? Pourquoi vous m’obligez à faire ça ? Vous disiez tous les deux m’aimer, mais aucun de vous deux ne faisait l’effort. Ça m’rendait malade. J’ai eu envie d’me tirer, d’vous abandonner tous les deux, mais j’pouvais pas. Non, j’pouvais pas. J’avais choisi Balian parce que j’pensais que tu t’en sortirais sans moi grand frère. J’pensais que tu serais plus fort que lui. Mais j’ai eu tort. J’vois que j’me suis planté. J’vois que peu importe ce que j’fais, y’en aura toujours un qui souffrira. C’pas juste bordel. Je l’aime. Je l’aime oui. Et nerveusement j’ai relevé ma main valide pour jouer avec le collier qui ne me quittait plus depuis trois ans. Sa marque, ce petit pendentif en bois qui avait été comme une chaine autour du cou à une époque, mais qui maintenant, représente juste… Une preuve d’amour. Cette sensation d’être toujours proche de lui. De l’avoir constamment près d’moi. Oui, je l’aime putain, j’peux pas t’expliquer tu ne comprendrais pas. Mais crois-moi. Je l’aime. J’ai toujours pas répondu. Qu’est-ce que tu voulais que je te dise ? La vérité sans doute ? Non, c’était pas ce que tu croyais. Non. C’était pas lui qui m’avais fait ça, détrompes toi.

Pourquoi j’étais là ? Tu veux la version officielle ou la version officieuse ? J’aimerais bien l’savoir moi-même. J’avais mal. Oui, t’es content ? J’admettais que je douillais comme un con, ça m’démangeait, ça m’piquait, ça m’grattait à la fois. J’avais l’impression d’avoir la clavicule explosée en mille morceau, et à chaque fois que j’bougeais l’bras sans faire gaffe je grimaçais tellement que je dérouillais. Non ce n’était pas lui. Quand est-ce que tu comprendrais qu’il n’a rien fait. Qu’il ne me touche pas. Qu’il ne me fera jamais d’mal. OK des fois il a des réactions à la con, mais ça l’fait culpabiliser a mort quand il m’fait du mal. Tu l’aurais vu tout à l’heure. Oui. Tu l’aurais entendu, t’aurais peut-être compris grand frère. Ça t’aurais peut-être fait réagir. Tu aurais su qu’il est sincère avec moi. Putain, mais en quoi notre couple te dérange ? J’peux pas vivre sans lui. J’arrive même pas à l’concevoir tellement que ça m’semble impossible. Si tu savais tout ce que moi j’faisais pour lui et d’façon volontaire. Me mordillant l’intérieur de la joue, j’réfléchissais. Oui, j’réfléchissais à ce que j’allais bien pouvoir te répondre. Est-ce que je te faisais honte grand frère ? Est-ce que t’avais honte de ce que j’étais devenu ? Est-ce que tu me détestais pour ça ? Est-ce que je te faisais gerbé ? Dis-moi la vérité. Si j’te dégoute j’aimerais que tu me le dises bordel. J’aimerais savoir. J’étais pas cinglé ! Non. J’étais pas cinglé. J’étais… J’en sais tellement rien putain. J’sais pas Killy. J’aimerais pouvoir te les donner ces réponses, mais tu vois, j’les ai même pas moi-même. Alors qu’est-ce que tu veux que je dise ? Tendant mon bras valide, j’ai attrapé la bouteille pour m’en enquiller une grosse gorgée avant d’faire tourner la cuillère dans l’café qui refroidissait déjà. J’étais las. Fatigué. Tellement si tu savais.

« Officieusement ? Y’avait plus d’café. Officiellement ? » J’ai souris nerveusement, baissant les yeux sur mon café et cette cuillère que je tournais dedans. « Ca fait un mal de chien et on a cassé la dernière bouteille qu’on avait. J’habite là, juste en face. La petite maison avec le portail déglingué. Alors j’ai traversé la rue et j’suis v’nu t’vois. »

Oui j’suis venu. J’voulais noyer la douleur dans le fond d’une bouteille. Je voulais arrêter de penser, d’souffrir aussi. J’me suis posé dans l’fond de la chaise, délaissant le café pour le whisky finalement. M’en renvoyant une bonne grosse gorgée. J’allais sans doute rentrer saoul. Balian allait criser, mais je m’en foutais. J’espérais simplement qu’il comprenne que j’avais mal et que j’avais besoin d’oublier tout ça, à ma manière. La manière des humains, dans l’alcool. Retirant le bandeau qui me maintenant le bras, j’ai grimacé, tirant sur l’col de mon T-shirt pour t’montrais le pansement qui recouvrait la plaie. Si tu voulais voire fallait aller ailleurs, dans un lieu plus intime. J’avais pas trop envie de m’exhibais devant tout l’monde. Parce que tu vois, ici, tout l’monde me connaissais et j’voulais pas qu’on me pose des questions. Non, j’avais pas envie d’ça. Loin d’là.

« J’ai pris une balle hier. C’était… Tullamore. Ils… Ils veulent ma peau. »

Oui, ils veulent m’voir crever ces bâtards. Mais je m’arrête là, n’osant pas t’expliquer pourquoi. J’veux pas que tu m’déteste mon frère. Putain, non, j’veux pas que tu m’déteste bordel. Alors je préfère me taire pour n’pas voir le dégout sur ton visage. J’veux pas te décevoir. Non, j’veux tellement pas ça.





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De la main de Killian K. McGrath signé le Dim 30 Juil - 14:38

In the Dead of the Light

La souffrance, une force ? Non, je n’y crois pas. La souffrance, c’est uniquement un obstacle qui t’empêche d’avancer. C’est comme la douleur que tu ressens actuellement à ton épaule, elle est devenue tout ce sur quoi tu te concentres. Tout ce à quoi tu penses, c’est à la douleur, et à trouver un moyen de la lénifier, comme cette bouteille que tu tiens entre tes mains. La douleur t’empêche de comprendre. Imagine si, là, en ce moment même, je pouvais faire abstraction de cette douleur qui me tord les tripes, qui me donne envie de vomir, et qui fait bouillir mon sang, ne penses-tu pas que je serai plus à même de te comprendre, Stacey ? De comprendre tes décisions, tes sentiments, et de les accepter ? J’accepterais ton choix d’être parti avec Balian et d’être resté avec lui, car il ne m’atteindrait par aucun moyen. Non, pas le moindre. Mais ce n’est pas le cas, car je souffre. La souffrance, c’est ce qui nous empêche de dépasser notre primitivité. Oui, l’être humain est primitif… Sans douleur, peux-tu imaginer ce que nous serions capables d’accomplir ? C’est exactement la raison pour laquelle je m’auto-médique, ou que je me drogue, si tu préfères ce terme-là. C’est pour faire partir toute cette douleur, pour briser tous les obstacles qu’elle érige dans ma vie. J’ai juste envie de retrouver l’état dans lequel j’étais avant d’avoir découvert ton existence, cette vie que je menais loin de la douleur et de la souffrance, cette vie où j’étais quelqu’un de sain, d’intelligent, capable de se concentrer pendant des heures, voir des jours entiers. Et par dessus tout, j’ai envie de retrouver ce chemin, le chemin de la pureté d’esprit, pour pouvoir être à nouveau intact face à l’impureté, et surtout être utile et défendre notre peau contre ces connards de crânes-brisés nazis qui ont élu domicile à Tullamore.

« Tu vois, Stace, on est pareil, tous les deux. Je noie ma souffrance avec des pilules, et toi tu noies la tienne avec de l’alcool… Alors que ce n’est pas bon pour ta blessure. L’alcool dilate les vaisseaux sanguins et fluidifie le sang, p’tit frère… Tu risques de perturber la cicatrisation, et… Mais bon. Pas un pour rattraper l’autre, n’est-ce pas ? »

Je souris. Ne sommes nous pas pareils, alors ? Suis-je vraiment le pire de nous deux ? En réalité, les douleurs physiques comme la souffrance psychologique, c’est du pareil au même. Ça fait mal, c’est désagréable… on essaie de l’éviter, mais en réalité, on se fait encore plus de mal. Tu vois, à cause de la douleur, les humains sont vraiment cons. Mais ça, ce n’est pas nouveau. Loin de là.

J’attrape la bouteille de whisky dont tu viens de t’enfiler une énorme gorgée. Je regarde l’étiquette, je la lis sans vraiment y porter attention. J’ai bien envie de m’en prendre une gorgée, moi aussi, mais avec tout ce que je me suis enfiler il y a quelques heures, l’alcool ne me fera plus aucun effet. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Ou pas. Tu me montres la maison dans laquelle tu habites, juste de l’autre côté de la route. La maison à côté de laquelle j’ai posé mon épave de voiture. Regarder cette baraque, ça me rend triste. Tu habites ici, tu vis ta vie ici, à Belfast, la capitale des vampires, et en plus de cela, tu vis avec celui qu’on appelle le pire vampire qui soit. Et je suis censé accepter ça. Je suis censé m’y faire, te laisser faire ta vie… mais… si tous tes choix, tu les faisais à cause de ce syndrome de merde dont tu présentes tous les symptômes ? Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus quoi faire… J’ai juste envie que tout cela s’arrête…

Mais ce n’est pas le moment, non. Tu es en train d’enlever le bandage de ton épaule, que tu as probablement fait à l’arrache. Je suis conscient que ce n’est pas le bon endroit pour montrer ses blessures, et de toute manière, je n’ai pas les outils nécessaires pour te soigner ici, dans ce bar. Il faudrait que nous trouvions une pharmacie. Il y en a sûrement une par ici, n’est-ce pas ? Je me lève, avec l’énergie que les drogues que j’ai ingérées m’ont insufflée, et je m’approche de toi. Tu tires sur le col de ton tee-shirt et je vois le pansement que tu t’es fait, ou que ce vampire t’a fait. Je vois que même la peau autour du pansement est rosée. Je pince les lèvres et prends deux secondes pour réfléchir. C’est là que tu me dis ce qu’il t’est véritablement arrivé.

« Tullamore ? Stace’, qu’est-ce qu’il t’a pris…? Et quelle bande de connards, ceux-là. J’vais les buter, j’te jure que j’vais les buter, un jour, ces salauds. »

Je ne jure pas souvent, mais là, je vois rouge. Ces putains d’humains, ces personnes semblables à moi, à Stacey, nous enfermaient sans raison sur une île, et en plus de cela, elles semblaient vouloir nous faire la guerre. Tu y piges quelque chose, toi, dans cette histoire ? Je crois que bientôt, je vais ressortir mes stocks de Napalm. Et je vais faire cramer et exploser ce bâtiment en bêton où ils se terrent pratiquement tous. Je vais faire exploser ce mur… Je te jure, Stacey, ça ne me ressemble pas, mais j’en serais tellement capable… Tu n’as pas besoin de m’en dire plus, je vois déjà rouge, mais je veux d’abord me concentrer sur les situations que je peux changer… Comme ton épaule, par exemple.

« Viens Stace, on bouge. Les plaies par balle, c’est pas n’importe quoi. C’est un gouffre à bactéries, et j’ai pas envie que tu souffres de complications… ça doit déjà faire bien assez mal… »

Tu sembles déjà avoir un mal de chien… Ce qui n’est pas tout à fait normal si tu restes immobile. Je n’ai pas envie que ta plaie s’infecte, sinon, tu vas vraiment souffrir le martyr. Mec, t’as vraiment l’air d’être mal en point, t’es tout pâle et j’ai l’impression que tu pourrais t’évanouir d’une minute à l’autre tellement tu transpires la douleur et la faiblesse physique. Je n’aime pas te voir souffrir… Non, je n’aime pas ça. Je ressens l’inébranlable besoin de prendre soin toi et de soigner ta blessure. Parce qu’à quelque part, je doute sur tes capacités à prendre soin de toi, espèce de petit fou ! Et je doute aussi sur les capacités de ce vampire à te soigner décemment. J’ai bien envie de voir comment il s’est occupé de toi, ce suceur de sang… Mais ça, on ne peut pas le faire ici. Il faut qu’on sorte d’ici, qu’on trouve une pharmacie ou un hôpital, ou je ne sais quoi qui comporte au moins un minimum de produits stériles pour traiter une plaie comme la tienne. Parce que les bactéries, ça grouille partout, ici, surtout depuis les bombardements, et depuis Tullamore. Je ne leur fais pas confiance, à ces connards. Je ne sais pas ce qu’ils préparent, mais le virus K-089, c’est assurément eux qui en sont à l’origine. Et de quelles obscénités seront-ils encore capables dans le futur ? Tu vois, petit frère, ce sont toutes les raisons pour lesquelles j’ai envie de te protéger. T’es mon p’tit frère, et je t’aime, alors que tu le veuilles ou non, je serai là pour te protéger. D’ailleurs, je t’invite à venir avec moi. En réalité, je ne te laisse pas le choix. Une fois que tu t’es plus ou moins relevé, je t’attrape le bras qui ne te fait pas souffrir et je te tire jusqu’à la porte de sortie.

« La pharmacie la plus proche, elle est par où ? », je lui demande, d’un ton légèrement pressé, voire inquiet. « Ma voiture est à l’autre bout de la rue, juste là, à côté de ta maison. »

Je regarde à peine la route, car de toute manière, il n’y a plus beaucoup de trafic par ici, et je la traverse.

« Viens, Stace’, j’vais soigner ta blessure. Correctement. »




© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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De la main de Stacey McGrath signé le Mer 2 Aoû - 12:11
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C’est moi ou tu me sermonnes grand frère ? Tu crois vraiment que t’es en état de me dire quoi que ce soit ? Le sang, la coagulation, son flux, je m’en tape tu vois. Tout ce que je veux c’est oublier cette douleur. C’est oublier que je fais des trucs de tarés que je piges pas moi-même. Oublier, que j’me fais peur. Parce que oui, toi tu crois peut-être que j’assume mes choix, mais en fait, j’en sais rien, j’sais plus. Cette nuit Balian a fait un truc. Non, j’préfère pas te dire quoi. Un truc impardonnable, malsain, et moi ? Moi j’ai pardonné sans me poser de question, C’est pas normal comme réaction et je le sais. Je ne me comprend pas, je crois que j’ai besoin d’aide, mais comme tous les junky, comme toi, je le sais, j’en ai conscience, mais pourtant, je refuse. Je me dis que tout va bien, que tout va pour le mieux, que j’fais rien de mal tu vois. Mais j’en sais rien. Tuer des gens pour nourrir ton petit copain tu trouve ça normal toi ? S’en prendre plein la gueule à la première contrariété aussi ? J’ai tellement la flippe Killy. Je flippe de ce que je pourrais faire pour lui, de toute cette folie, de tout ce manque de conscience. Pas un pour rattraper l’autre ? Peut-être bien que si grand frère. Peut-être bien que toi tu pourrais me rattraper si moi j’arrive à te rattraper toi. Tu sais, je t’aide à te sevrer de ta drogue et toi de Balian ? Parce que toi t’es peut-être un putain de droguer, mais toi, au moins, t’as toute ta tête alors que moi ? Est-ce que je suis fou ? Est-ce que je suis malade ? Ou bien est-ce que j’en sais rien. Mais y’a un truc qui joue pas dans ma cohabitation. Y’a un soucis. Je l’aime Killy. Je l’aime à en crever. Et rien que ça, ne va pas me dire que c’est normal. Ne va pas me faire croire que c’est saint. Cette nuit il… Non… Laisses tomber, si je te le dis tu vas péter un câble… Oublie ça. Ca passera. Comme le reste.

Pourtant je te montre quand même ma blessure. Enfin, légèrement. Juste le bandage. Ca me fait grimacer. Je douille si tu savais. Je crois que ça s’infecte, j’en sais rien, mais c’pas normal. Tu t’ai relevé pour venir vers moi, observer tout ça. Si tu savais tout ce que j’ai dû faire pour arrêter cette putain d’hémorragie. La brulure au fer rouge. Et Balian qui a tout rouvert après m’avoir légèrement brusqué. Les points qu’il m’a fait doivent être précaire, mais ça semble tenir. Ne lui en veut pas s’il te plait. Non, ne lui reproche pas ça. Il a fait de son mieux. Il a vraiment essayé. Mais il n’est pas toubib’, il n’est pas toi, il ne sait pas faire. Il serait incapable de recoudre un bouton alors de la chair humaine ? Non Killy, c’est pas de sa faute je te jure. Je te jure que c’est pas de sa faute. Qu’est-ce qui m’a pris ? Si seulement je le savais mon frère. Si seulement je savais pourquoi je me fous dans la merde comme ça. J’en sais rien. J’étais le pauvre gosse pacifiste au manoir et maintenant ? Si tu savais toutes les horreurs que je peux faire, je te dégouterais. Machinalement en pensant à ça j’ai baissé les yeux verre la bouteille, l’attrapant de ma main valide pour m’en renvoyer encore une gorgée. J’emmerde le flux sanguin. J’ai reposé mon Graal pour venir attraper ta main. J’ai pas envie que tu me déteste mon frère. Je m’en veux assez de m’être tiré comme ça. Je m’en veux de t’avoir fait autant de mal. Je m’en veux de t’avoir trahi. Si tu savais. Mais c’était plus fort que moi. J’avais besoin de lui. Je sais que tu ne comprends pas. Je sais que tu ne comprendras jamais. Mais c’est comme ça putain. Alors non, ne m’en veux pas s’il te plait. J’ai pas envie de te perdre. T’es là. J’veux pas que tu repartes… J’ai peur Killy… Tellement.

« J’en sais rien Killian… »

Qu’est-ce qui m’a pris ? Non. J’en sais rien merde. Ca fait bien assez mal. Oui, je te le confirme. J’ai qu’une envie, de me faire une bonne grosse piqure de morphine pour ne plus rien sentir. J’ai beau faire style de rien, je ne vais pas dire que ça fait du bien. Ca fait mal. Et je crois que je n’ai pas aidé non plus. Non. Pas après ce que m’a fait Balian, pas après ce qu’on a fait. Rien que d’y penser j’en frissonne. Comme il a pu ? Et moi ? Comment j’ai pu pardonner ? Je me sens salle, honteux, rien qu’à l’idée d’y repenser. Mais tu me ramène vite à la réalité en m’aidant à me relever. Je grimace, j’ai même failli tomber je crois. J’ai la tête qui tourne, et le bras en feu. Ca me prend de partout. Du bout de mes doigts à l’omoplate. J’ai envie de chialer tellement que je dérouille mais je sers les dents. Attrapant ma bouteille pour la garder avec moi. Je t’en pris grand frère dis rien, tu me sermonneras plus tard, et moi, après, peut-être que je te raconterais tout. Peut-être. J’en sais rien. Tu serais capable de m’endormir pour me kidnapper. Et le pire, peut-être que je ne t’en voudrais pas. Peut-être que j’ai conscience que si on ne m’arrache pas à lui, je ne partirai jamais. Parce que je l’aime putain. Pourquoi ?! Pourquoi je l’aime ? Ca n’a pas de sens. Tellement pas. Pas après ça… Tu me traine aussi bien que mal vers la porte de sorti, je te suis, comme un zombie. On pourrait limite se croire dans The Walking Dead. Tu sais, cette vielle série des années 2010 qu’on regardait ensemble en siphonnant de la bière. Rien que d’y penser ça me ferait presque sourire. Presque. Intérieurement ça me fait du bien de repenser à ça, extérieurement, j’ai trop mal pour étirer les lèvres vers le haut. Extérieurement, j’ai juste envie de me poser, et de m’endormir. Juste un peu. S’il te plait un peu. Je suis tellement fatigué grand frère. Tellement.

« Belfast a été pillé y’a bien longtemps frérot. Mais… Y’a la banque de sang de l’autre côté de la rue. Zick y a exposé une pharmacie. Ils ont de la morphine, des gaz, de l’alcool. Pour désinfecter hein, pas à picoler. »

Je te réponds, je tente de faire de l’humour mais ma voix est faible. Vraiment trop faible. Et même de l’autre côté de la rue, je suis pas sûre d’arriver à marcher jusque-là. Je me rétien au mur pour m’empêcher de tomber. T’es là, tu me soutiens, mais j’ai pas envie de passer pour une victime, c’est pas moi ça. Je regarde ta bagnole et un sourire s’affiche enfin sur mon visage alors que tu me traine, parce que oui, le mot est juste, tu me traine jusqu’à elle. Ta caisse est aussi déglinguée que toi, mais je ne sais pas pourquoi, ça ne me surprend pas. Je m’affale simplement sur le siège passager, regardant furtivement en direction de la maison. Soupirant. Faites que Balian ne se réveil pas. Je lui ai dit que j’étais au bar. Mais je n’y suis plus. Il va encore paniquer. Il va encore s’emporter s’il sait que je me suis encore tiré. J’ai tellement pas envie de ça. J’espère simplement qu’il va dormir jusqu’au coucher du soleil. Bien que j’espère rentrer avant quand même. Exténué, je sens mes paupières se fermer d’elles-mêmes mais je lute pour ne pas sombrer, m’envoyant une bonne rasade de whisky dans le gosier pour me maintenant réveillé avant de m’allumer une clope. J’ai froid Killy. Tellement froid. Je sais pas si c’est normal. Il fait trente degrés dehors, le soleil cogne, mais je grelotte. Je viens frotter mes bras comme pour me réchauffer, mais je claque des dents, et j’crois pas que je puisse te le cacher encore longtemps. Ca va pas. Non, je crois que ça va pas. Putain de douleur.

« J’veux pas mourir grand frère… S’te plait… J’veux pas claquer d’une balle dans l’épaule se serait trop con comme mort merde… »

Je divaguais je crois. Mais en vrai, j’étais mort de trouille. Littéralement. J’avais peur de fermer les yeux et de ne jamais me réveiller. J’avais peur de convulser et au final, de claquer. De voir mon cœur lâcher ou de crever d’une infection. Parce que oui, si ça s’infecte on sait comment ça va se terminer. Mes organes vont me planter, un à un, ça sera long et bordel, douloureux. J’veux pas mourir comme ça. Je veux pas. J’suis trop jeune merde. Bien trop jeune pour y passer…





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De la main de Killian K. McGrath signé le Lun 14 Aoû - 12:42

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Tu ne vas pas bien, petit frère. Ta peau est blafarde, tu sues comme s’il faisait quarante degrés et pourtant tu grelotes comme si nous étions de retour à l’ère glacière. Tu es faible, j’ai l’impression d’apercevoir les étoiles qui tournoient dans tes yeux. Même ta voix, elle est si faible que parler semble te demander un effort insurmontable. Je n’aime pas te voir comme ça… tu as toujours été cette petite chose, dans mon esprit, qu’il faut que je chérisse et que je protège à tout prix, et te voir dans cet état-là me fait presque stresser. Je te regarde. La banque de sang. C’est vrai, nous sommes sur le territoire des vampires, ce genre d’endroits existe toujours, ici. De la morphine, des gazes, de l’alcool. J’ai de la peine à sourire avec ta petite pointe d’humour que tu essaies d’installer dans la conversation, parce que je me suis remis à penser à tout un tas d’autres faits plus importants…

« Il ne nous faut pas d’alcool… Plutôt de l’eau oxygénée. Et de la solution physiologique. Dans les trois flacons que tu m’as pris tout à l’heure, il y en a un qui contient des pilules turquoise et allongées. Tu peux en prendre une. Ça calmera ta douleur. Et arrête de boire de l’alcool. »

Pardon, p’tit frère, je suis obligé d’être aussi sérieux, en ce moment. Une fois que tu iras mieux, je pourrais de nouveau sourire et me détendre, mais en ce moment même, je prie tous les dieux que tu sois tombé entre mes mains plutôt que celles de quelqu’un d’autre, ou pire, celle de Balian. Je te laisse tomber sur le siège passager de ma vieille épave, et je rejoins aussitôt le volant. En démarrant la voiture, je te regarde… T’as déjà eu le temps de t’envoyer une rasade de whisky et de t’allumer une clope… Écoute ton grand frère, putain… Mais bon, j’espère que ta cigarette te tiendra éveillé. Pendant ce temps, les haut-parleurs se mettent à cracher la musique des Guns. À fond. Si tu étais en train de t’assoupir, je pense que cette chanson te fera tenir debout jusqu’à l’autre bout de la rue. Je t’entends baragouiner dans ta barbe inexistante, par dessus la musique. Tu retiens ta panique, tu contiens ta peur…

« Je te comprends, p’tit frère. Mais reste éveillé. S’il te plaît. Tu te rappelles des Guns N’ Roses ? Sur mon canapé, avec des bières… C’était probablement le meilleur moment de la journée. »

Je ne peux m’empêcher de sourire, en jetant un coup d’œil dans ta direction. Heureusement, par les temps qui courent, le trafic est pratiquement inexistant, alors je peux rouler comme un taré jusqu’à l’autre bout de la rue sans problème. Je me contrecarre des feux ou des panneaux, car je sais que je ne vais croiser personne. Dès que je pense reconnaître ce qui ressemble à un bâtiment pseudo-médical, je m’arrête, en plein milieu de la route. Je coupe le moteur et je t’adresse rapidement la parole.

« On y est, Stace. Tu t’endors pas, d’accord ? Je sais que c’est pas facile, mais lutte. Fais-le pour moi, ou pour Balian. Je sais que tu en es capable, p’tit frère. »

Je claque la porte de mon épave de voiture et je te rejoins de l’autre côté. J’ouvre la portière en vitesse et je t’aide à te redresser. Tu as vraiment une sale tête. Nous sommes frères, c’est normal, n’est-ce pas ? Les gens prendraient sans doute peur en nous voyant ainsi. Ou alors les vampires y verraient l’occasion d’avoir un bon repas bien chaud et gratuit. Mais ça ne risque pas d’arriver. Je te soutiens du mieux que je peux, après t’avoir mis quelques petites claques sur la joue gauche pour m’assurer que tu ne t’étais pas endormi. Ne t’inquiète pas, Stacey, ce n’est rien de grave, tu ne vas pas mourir, il faudrait vraiment un karma de merde pour que tu y passes. Mais je suis là, maintenant, tout ira bien, petit frère.

Te soutenant par l’épaule qui ne te fait pas souffrir, je pousse la porte de la banque de sang, et pendant un instant, je suis surpris de voir des gens à l’intérieur. Toutes les vitres sont teintées, il ferait presque nuit si les néons n’illuminaient pas la salle d’accueil. Ce sont tous des vampires, forcément. Je sors le flingue de ma poche, près à dégommer la moindre sangsue qui se jetteraient sur nous. Un seul mot sort de ma bouche : la pharmacie. J’attends que l’un des morts vivants m’indiquent sa direction et je m’y précipite, en te tenant ferme contre moi. Nous arrivons dans la pharmacie, cette petite pièce avec tout plein de tiroirs et d’armoires, et une chaise de bureau sur laquelle je te lâche. Je pose mon flingue sur la petite table en face de toi, et j’enlève mon manteau pour t’emmitoufler dedans.

« Reste avec moi, p’tit frère, t’iras mieux dans quelques minutes. Comment tu te sens ? »

Je n’arrête pas de te parler et essayer de stimuler ton cerveau pour ne pas que tu collapses, car ce n’est vraiment pas le moment que tu partes pour le monde des songes, car il se situe juste à côté du monde des morts… Et je n’ai pas envie que tu t’en ailles là-bas… Pas encore, t’es trop jeunes, Stace. Je commence à fouiller tous les tiroirs pour trouver du matériel stérile, des ciseaux, un scalpel, une pince, des compresses stériles, un carton de solution physiologique, du désinfectant, de l’eau oxygénée, un tube de crème, une injection de lidocaïne, du fil à suture, des antipyrétiques et des antibiotiques. Je balance tout sur la table en face de toi, et je m’attache les cheveux, ce qui tire toute la peau de mon visage et me donne sûrement un air plus réveillé et plus frais, avant d’aller me laver les mains énergiquement.

« T’as pris le médoc dont je t’ai parlé avant ? »

C’est de la morphine, je suis sûr que tu vas aimer. Ça va te calmer et lénifier tes douleurs. Je sèche mes mains et je reviens vers toi, un léger sourire sur les lèvres. Je passe une main dans tes cheveux pour les ébouriffer un peu.

« Elle te va bien, ta nouvelle coupe, Stace’. »

Je t’adresse un petit clin d’œil et j’enfile des gants pour minimiser encore les risques de contamination. Je pose une main sur ton bandage, lentement.

« Tu n’as rien de grave. Tu vas t’en sortir, je vais nettoyer ta plaie. Je vais t’enlever ton bandage et ton pansement, d’accord ? »

Je préfère te prévenir, car j’imagine qu’à présent, tu dois ressentir, psychologiquement, une sensibilité dans tout le bras. Je fais en sorte que tu poses ton coude sur l’accoudoir de la chaise et je commence à dérouler ce vieux t-shirt que tu t’es enroulé autour de l’épaule, avec précaution. Ce t-shirt ne sert vraiment à rien, mais je vais me passer de te faire le commentaire car j’estime t’avoir déjà assez sermonné. Doucement, je suis venu décoller le pansement qui recouvrait ta plaie. Je n’ai pas envie de te faire mal, mais, en découvrant ta plaie sous le pansement, je crains d’être obligé de te faire souffrir pour soigner ta blessure.

« Tu l’as cautérisée ? Et qui t’a fait ces points de suture ? » Un véritable travail de boucher. Surtout qu’étrangement, quelques gouttes de sang continue de s’écouler autour des fils. « Je vais te les enlever… ta plaie commence à s’infecter. La prochaine fois, pense au moins à m’appeler, d’accord ? »

Ta plaie est bien trop rouge, voire noire à certains endroits, ça ne me plaît pas tellement. Elle est en train de s’infecter, ça doit te faire un mal de chien, de plus que la cautérisation n’est plus du tout recommandée… Pour te soulager, je vais t’anesthésier l’épaule. J’attrape la seringue, que je déballe, et la dose de lidocaïne. Je tapote la seringue après l’avoir remplie du liquide transparent. Ça fait longtemps que je n’ai pas fait d’injection, mais je suis content de voir que mes reflexes ne sont absolument pas partis. Ça me rassure. Je te regarde un instant dans les yeux pour te faire comprendre ce qu’il va se passer, et finalement, je te pique juste un peu plus haut que ta plaie…

« Tu devrais être soulagé dans quelques secondes… »

J’attends un instant, le temps que le produit fasse effet, tout en examinant ta plaie. Je prends les petits ciseaux et je commence à couper le fil qui serpente dans ta peau. Quand enfin j’ai retiré le fil en entier, je découvre l’intérieur de ta plaie, qui n’est vraiment pas très beau à voir. Aussitôt, le sang se remet à couler, légèrement. C’est normal. J’attrape une compresse que je viens tamponner sur ta plaie, doucement, j’en prends une autre que j’imbibe d’eau oxygénée, et je viens nettoyer ta chair écarlate.

« Je ne te fais pas mal ? »

Je préfère m’assurer que tu ne sentes rien, et continuer à te faire la discussion pour ne pas que tu tombes dans les vapes. Étant donné qu’il ne faut pas laisser ce liquide trop longtemps sur la peau, je viens immédiatement verser de la solution physiologique sur ta plaie pour la rincer et la nettoyer en profondeur. Je tamponne à nouveau avec une compresse sèche, et enfin, je viens mettre du désinfectant sur ta blessure, qui dégouline sur ta peau également. Sur les endroits où ta peau est brûlée, je t’applique une pommade antibiotique, et finalement, je te refais un pansement digne de ce nom, propre et stérile. Je cherche une attelle, quelque part dans les tiroirs, et après quelques instants, je reviens te l’installer autour de ton épaule, pour que tu évites de trop bouger ton bras et de rouvrir ta plaie… Enfin, je peux enlever mes gants et les balancer dans la poubelle. Je prends le flacon de désinfectants et je te le fous sur les genoux.

« Faut que tu désinfectes ta plaie en tout cas trois fois par jour, et en même temps tu te refais un pansement avec ça. » Je te jette en même temps la boîte en carton contenant les pansements adéquats. « C’est important si tu veux pas que ta plaie s’infecte comme avant, ne pas souffrir le martyr et surtout ne pas crever. »

Je pince les lèvres pour retenir mon sourire et avoir l’air sérieux et crédible. Je n’ai pas envie que tu claques, petit frère, alors tu écoutes ton grand frère, compris ? Je te sers un grand verre d’eau fraîche avant d’ouvrir les boîtes d’antibiotiques et d’antipyrétiques, et te tendre les deux types de pilules. Je te montre chacune des boîtes pour t’expliquer.

« Ces pilules-là, c’est pour pas que ta plaie s’infecte et que tu ne souffres de complication. Des antibio, quoi. T’en prends le matin, et le soir pendant au moins cinq jours. »

J’arque un sourcil en jugeant ton regard pour m’assurer que tu as bien compris, et je continue :

« Celles-là, c’est si t’as de la fièvre, comme maintenant… Tu peux en prendre jusqu’à… quatre fois par jour, toutes les quatre heures… Jusqu’à ce que tu te sentes mieux. Compris, p’tit frère ? T’en prends une de chaque, maintenant. Bois beaucoup d’eau, avec. Et les pilules que tu m’as prises avant, les turquoises, c’est de la morphine… Donc si tu souffres, t’en prends, mais quand tu ne souffriras plus, t’arrêteras d’en prendre, d’accord ? Les points de suture, tu pourras les refaire dans deux jours, pas avant. Avec du matériel stérile, s’il te plaît. Si tu veux, je peux venir te les faire… comme tu veux, Stace. »

Je sais que je te fais chier avec toutes mes indications. Mais vois dans mon regard que je ne rigole absolument pas et que si tu ne suis pas mes instructions, je te jure que tu vas souffrir, petit frère. D’une part à cause de ta blessure, et d’une autre à cause de mes sermons.

« Tu m’as fait une de ces peurs, Stace… Mais maintenant, ça va aller… Les médicaments vont bientôt faire effet et tu te sentiras mieux… Tu peux te reposer. »

Je viens vers toi, passe une main dans tes cheveux et je te file une tape sur ton épaule intacte. Je peux être un vrai papa quand je le veux… Je m’assieds par terre, juste en face de toi, contre les tiroirs d’une commode et je te regarde, avec un léger sourire sur les lèvres. Enfin je peux me détendre. Je glisse les mains dans la poche de mon manteau qui te couvre toujours, et je sors mon herbe, mes feuilles, un briquet et un carton.

« Maintenant, si tu me permets, je vais me rouler un gros joint et me détendre un peu… Tu m’as trop fait flipper, p’tit con. »

Et j’exécute mes paroles, un vague sourire sur les lèvres. Oui, ça va me détendre. Tu m’as fait stresser, Stacey. J’ai le cœur encore emballé dans ma poitrine et la respiration saccadée. Mais maintenant que je sais que tu iras mieux, mes muscles se décontractent et mon visage s’adoucit, comme rafraichi.

« Comment tu te sens ? »

Je plonge mon regard électrique dans tes yeux et j’allume mon bédo. Une grande inspiration que je garde plusieurs secondes dans mes poumons avant de recracher la fumée avec un semblant de classe, l’air immédiatement détendu et soulagé. Je soupire et je cale ma tête contre le meuble derrière moi. C’est bon. Tout ira bien, maintenant. Enfin, je l’espère…

© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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De la main de Stacey McGrath signé le Dim 27 Aoû - 8:48
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J’avais mal. J’avais mal et j’avais peur. Le résultat à ça ? Je divaguais, je disais de la merde. J’me sentais complètement fatigué. Tirant sur ma clope pour essayer de ne pas m’endormir. Putain, c’était compliqué. Mes yeux se fermaient tout seul, et je lutais du mieux que je pouvais. Toi aussi tu voulais pas que je m’endorme. Tu roulais vite grand frère. C’était dangereux. Y’avait personne, mais c’était pas une raison. Mais je m’en foutais en fait de ça. Tout ce que je voulais ? C’était aller mieux, venir m’effondrer dans tes bras, te serrer contre moi et te dire combien je regrette. J’ai été con, bien trop con, crois-moi grand frère. J’aurais jamais dû partir comme ça. On dit que c’est sur le seuil de la mort qu’on se rend réellement compte de nos conneries. Bah tu sais quoi ? Je prenais conscience de tout un tas de truc, là, maintenant. J’ai essayé de te regarder mais ma tête semblait tellement lourde. J’ai simplement abandonné l’idée, me mettant à meumeumer un air des Gun’s. Suivant ton conseil. Tu vois grand frère, rien que de penser à ces moments ça me fait sourire. On était bien là, toi et moi, sirotant de la bière, écoutant des vieux disques en refaisant le monde. Pourquoi j’ai tout gâché Killy ? Pourquoi c’est lui que j’ai choisi ? Tu peux me le dire ? Je suis tellement con putain. J’aime Balian. Oui, j’aime Balian. Mais il fait des trucs des fois. Je vois bien qu’il fait des efforts, mais ce qu’il m’a fait cette nuit c’est pas normal, c’est pas… Humain. Et humain… Je le suis encore grand frère. J’veux pas d’venir un monstre. j’veux pas… Faire ça. C’pas moi merde. C’tellement pas moi.

Tu t’arrête. Je sens la voiture qui arrête de bouger. On est arrivé c’est ça ? J’essaye d’ouvrir les yeux, un peu plus en grand, regardant autour de moi pour vérifier qu’on est au bon endroit. Cet endroit, je le connais par cœur. Je viens souvent ici récupérer du sang pour Balian et parfois des médicament pour moi. Ici on sait qui je suis et personne n’oserait me toucher. La peur de voir Balian se foutre en rogne reste une des armes les plus pratique tu sais. Je te laisse me tapoter sur les joue, te sentant m’aider à me redresser. Je tiens à peine debout, on dirait une vraie loque humaine c’est abusé. Mais je ne dis rien, tu me conduit à l’intérieur, sortant ton flingue. Détends-toi frangin, on ne te touchera pas ici. La Coalition est signée depuis longtemps, sans parler du fait que c’est le mec de Balian que tu traîne aussi bien que mal. Ne vas pas déclencher une guerre inutile. Ca ne servirait franchement à rien. Je voudrais te parler, te demander de te détendre, mais je n’y arrive plus. J’ai les yeux qui se ferment tout seul et je suis a peine conscient quand tu m’entraîne dans l’infirmerie. Me laissant retomber sur ce qui semble être une chaise. J’entends ta voix, c’est presque imperceptible. Comment je me sens ? J’en sais rien, je sens plus rien. J’ai le sentiment d’être défoncé alors que j’ai rien pris. Elle est où ma bouteille grand frère ? J’ai envie de boire. Encore. Si je dois mourir laisse-moi mourir heureux. S’te plait, tu m’dois bien ça non ?

« Whisky... »

Je crois pas que tu m’écoute. Non, je crois que t’es trop occuper à chercher ce qu’il te faut pour me soigner. Je t’entends fouiller quelque part, avant de revenir vers moi. Si j’ai pris ton cacheton ? Je fais signe que oui, j’avais pas envie de te contredire et sincèrement c’était toi le toubib de nous deux, pas moi. Tu savais ce que tu faisais et ce que je devais prendre. Je vois bien que t’essaye de me stimuler pour pas que je m’endorme. Crois moi je fais de mon mieux. J’essaie mais j’avoue, c’est pas si simple que ça. Je te laisse m’ébouriffer les cheveux et je souris un peu. Enfin j’essaye. J’sais pas ce que c’est ce medoc mais je me sens complètement défoncé, vaseux, comme si je m’enfonçais dans du coton. Je n’ai rien de grave ? Si tu le dis, je vais te croire alors, c’est que ça doit être vrai. Mais putain, ce que je peux douiller. Je continue de faire oui de la tête, approuvant ce que tu dis quand tu me parle de retirer mon pansement. Je sens que j’vais pas aimer ça, tout comme je sens que tu vas pas aimer ce que tu vas y découvrir. Mais j’dis rien, j’sers les dents, je te laisse faire ce que t’as à faire. J’ai merdé, maintenant, faut réparer mon erreur. C’ma faute tout ça, si j’arrêtais un peu d’faire le con aussi on n’en serait pas là. J’en serais pas là. Si j’avais eu l’intelligence d’être resté avec toi j’ferais sans doute des choses meilleurs que de tuer des membres de Tullamore, ou de ramener des type à Balian pour qu’il les bouffe. Je te jure. Des fois j’me fais peur grand frère. J’voudrais que tu m’aide aussi pour ça, mais j’sais pas comment faire, j’sais pas commente te demander ça. Pas après le mal que j’ai pu te faire, se serais du foutage de gueule tu ne penses pas ?

Et puis tu continue. Tu me sermonne, à ta manière. T’appeler alors que ça fait deux ans que je t’évite ? Désolé frérot mais franchement je dois bien avouer, je n’y ai pas pensé. J’m’attendais pas trop à te voir débouler ici tu vois, enfin, pas, là, genre maintenant alors que la situation était un peu plus que chaotique. J’réponds simplement un vulgaire « je sais », sans rien dire de plus. Je grimace quand tu viens me piquer dans l’épaule. Ca pique, ça brûle, mais franchement, j’ai pas la force de me débattre. Je reste là, fixant le vide, sans rien dire. Te laissant simplement faire ce que tu dois faire. C’est moche hein ? Balian a fait de son mieux, j’te l’jure, mais il est pas toubib’ et franchement ? Ca ne s’improvise pas. Sérieux, j’aurais fait ça moi-même, crois-moi, le résultat aurait été bien pire. Tu commence à me nettoyer, j’avoue, j’sens plus rien. A vrai dire, j’sens plus du tout mon bras dans son intégralité, alors quand tu me demande si tu m’fais mal j’fais simplement non de la tête. Désolé frangin, j’parle pas beaucoup. Tu sais, c’est parce que j’ai honte. Honte de c’que j’ai fait. J’m’en veux tellement si tu savais. J’voudrais simplement aller m’planquer dans un trou d’souris, mais en état j’peux pas faire grand-chose que d’attendre que ça passe. J’voudrais m’excuser, te dire que je suis désolé, mais sérieux, j’suis même pas sûre que ça servirait à grand-chose tout ça.

Alors c’est en gardant le silence que je te laisse me soigner. Je te regarde faire, sans rien dire, j’assume que dalle je crois, c’est ça le pire. Tu te débrouille comme un chef Killy. Sérieux, si la Daronne avait été moins conne tu serais sans doute devenu chirurgien. Un bon en plus. Ou alors j’sais pas, scientifique, ce genre de gars qui sauve le monde en faisant des recherches contre le cancer ou les maladies graves. Et moi ? Moi j’sais pas, j’aurais fait ma musique, je serais peut-être devenu Rock Star ou chef d’orchestre. Dis grand frère, tu crois que notre vie finira par devenir meilleure un jour ? J’en sais tellement rien. J’aimerais, vraiment j’aimerais que ça soit le cas. Mais pourquoi si c’est compliqué ? Bref, je divague, je pars dans mes songes alors que tu me balance des médoc sur les genoux. M’expliquant à quoi ca sert. Te fatigue pas frérot, je pipe que dalle à ce que tu me dis. Je suis naze, fatigué. Je crois que j’ai le cerveau qui s’est mis en mode off tu vois. Il répond plus de rien le pauvre. Cela dit je prends le verre d’eau que tu me tends et avale es pilules sans chercher à te contredire. Je vais être défoncer je crois quand je vais rentrer. Ca va faire criser Balian. C’est quand même ouf, de se dire qu’il va gueuler parce que tu m’as soigner. J’ai envie d’en rire jaune pour tout avouer, mais j’fais rien. j’reste là comme un con, attendant que l’temps passe. Que mon cerveau veuille bien se réanimer un peu. J’suis fatigué. Tellement fatigué…

Je te regarde simplement, te rouler ton joins, ça me fait sourire. Tu veux bien que je t’en pique un peu ? Et pas de remarque, tu sais aussi bien que moi que le cannabis c’est thérapeutique. Ca ne peut pas me faire de mal. Je t’ai fait flipper et franchement, ça craint. Ca fait combien de temps que tu t’inquiète pour moi frangin ? Depuis que tu connais mon existence. Oui, mais encore ? Quand est-ce que t’arrêteras de me sauver les miches ? J’suis plus un gosse tu sais. Enfin, tout est relatif. J’fais parti de ces jeunes cons de 20 ans précoces, cette minorité de personne bien plus matures que tout le reste et qui malgré leur âges pensent comme des « vieux » de trente-cinq ans. Ca m’fait rire. Moi qui voulais simplement vivre ma vie normalement. Ca semble remonter tellement à loin tout ça. On a pris des coups dans la gueule et au final regarde où ça nous a conduit. Pas d’enfance, pas d’adolescence, juste deux types qui tentent de devenir quelqu’un malgré une situation vraiment merdique. C’est l’histoire de notre vie mon frère. Ca fait chier, mais c’est comme ça. Machinalement, je trouve la force de me relever, venant m’asseoir là par terre, à côté de toi, venant poser ma tête sur ton épaule, les yeux à moitiés fermé. L’odeur de ton joins venant me chatouiller les narines et machinalement je tends la main pour te le voler, en tirant une bonne grosse taff avant de te le rendre. C’est que ça fait du bien par où ça passe, t’as complètement raison. Comme toujours Killy, t’as raison. Ca va finir par en devenir insupportable crois moi.

« J’ai pas retenu un tiers de ce que t’as dis frérot. C’toi l’toubib’ pas moi. Tu… Tu voudrais pas rester ici ? Le temps que… J’sois guérie ? Balian fait d’son mieux mais c’est clairement pas un bon médecin. »

Oui frérot, peut-être que tu trouveras ça gonflé, j’en sais rien, mais je te demande bien de rester avec moi. Là, ici, le temps que tout ça se termine. J’ai pas envie que tu partes, et maintenant que t’es là, j’me rends compte que tu m’as manqué petit con. Comment j’ai fait pour rester loin de toi si longtemps ? Pourquoi je l’ai fait d’ailleurs ? J’en sais rien. Tellement rien. Et là j’dois bien avouer, j’ai pas envie que tu t’en aille. J’ai besoin de toi. Ca a toujours été le cas, seulement j’étais trop stupide pour m’en rendre compte. Aveuglé ou alors ? Manipulé ? J’en sais rien. J’pensais que j’étais heureux avec lui. Je l’aime, faut pas te méprendre. Mais Balian me fais peur des fois. Et moi aussi j’me fais peur. Comme… Comment j’ai pu lui pardonner ce qu’il m’a fait cette nuit ? J’en sais rien bordel. Non vraiment. J’sais tellement pas. Gardant la tête sur ton épaule j’fini par fermer les yeux, complètement mort de tout ça. Complètement HS, lessivé. J’étais bien là, contre toi. J’me sentais en sécurité. Et crois-moi, c’est pas du luxe en ce moment. J’avais envie de partir, que tu m’emmène loin de tout ça. Mais j’pouvais pas. Non. J’pouvais pas le laisser. Mais un jour, je te promets, un jour, on partira loin de cette merde toi et moi. On est des survivants Killy. Des warriors, des Badass. Et crois-moi, j’crois que jamais rien ni personne ne pourra nous retirer ça.

« Je t’aime frérot… J’te demande pardon... »

J’ai murmuré ces mots. Faiblement. La fatigue s’emparant de moi. J’avais plus la force de rien. Sauf peut-être que te dire ces choses que j’aurais dû te dire il y a bien longtemps. J’étais désolé Killy. Désolé de tout c’mal que je t’avais fait. J’avais été trop con. Vraiment trop con. Alors j’te demande pardon… Pour tout ça… On va se soigner frérot. Toi de ta drogue et moi… de cet attachement anormal pour lui. On va s’en sortir frérot… Oui. On va s’en sortir… Je te le promets.




© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I SEE THAT LANTERN TRIMMED LOW BURNING IN OUR HOME AND THOUGH I FEEL LIKE CRYING, I SWEAR TONIGHT, I'LL CRY NO MORE. DREAM WITH THE FEATHERS OF ANGELS STUFFED BENEATH YOUR HEAD. THE REGULATOR'S SWINGING PENDULUM. COME WITH ME AND WALK THE LONGEST MILE.
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De la main de Killian K. McGrath signé le Jeu 12 Oct - 23:40

In the Dead of the Light

J’inhale lentement la fumée de mon joint, dont l’extrémité rougit lorsque je tire dessus. Je retiens les vapeurs dans mes poumons pendant plusieurs secondes, et enfin, j’expire et mes muscles crispés se détendent petit à petit. Tu viens te joindre à moi, juste là, à mes côtés. Je soupire, de soulagement car tu es toujours en vie, et aussi d’exaspération, parce que, bordel, tes conneries ne cesseront jamais de me bouleverser et de me tordre l’esprit d’angoisse. Mais je ne t’en veux pas. Si, je t’en veux à mort, mais ce n’est pas grave. Tu es mon frère, et à cause de ça j’ai l’impression, quelles que soient les conneries que tu peux encore faire dans l’avenir, que je te pardonnerai toujours. Je ne pourrai jamais fomenter de la hargne ou de la rancœur à ton égard. Je te fais la morale, certes, mais dis-toi bien que je t’aime, petit con, et que je serai toujours là pour tenter de te remettre sur le bon chemin. C’est pour cette bonne et simple raison que lorsque tu me demandes de rester avec toi, là, dans cette petite pièce remplie de matériel et de substances médicales, j’acquiesce sans la moindre hésitation. Puis tu appuies le fait que ce vampire avec qui tu vis n’est pas un bon médecin. Je souris et je tourne ma tête vers toi.

« J’ai bien vu qu’il n’est pas un bon médecin. C’est pour ça que la prochaine fois que quelque chose t’arrive, tu m’appelles, tu viens me trouver, ou tu fais venir quelqu’un de compétent… Je ne te le souhaite pas, mais bon, te connaissant, ça risque de se reproduire… » Oui, je te sermonne, encore et toujours, mais regarde, j’ai le sourire même si je suis sérieux. « Je ne le critique pas, ce… Balian. Il n’a juste pas les connaissances. Ces connaissances-là. J’ai juste pas envie que tu crèves, p’tit con, alors prends soin de toi, compris ? »

Je soupire. Mes muscles sont détendus, maintenant. Mais je ne peux évanouir cette tension qui demeure, là, quelque part en moins. Cette inquiétude constante, cette pression qui lacère mon cœur, comme quand je pense que même si je t’ai soigné du mieux que j’ai pu, tu n’es toujours pas sorti d’affaire. Tu devrais l’être, si tu suis mes instructions… mais… puis-je te faire confiance sur ce point-là ? Pour prendre soin de toi ? Je n’en suis pas très sûr. C’est pour ça que je vais rester près de toi, le temps que tu te reposes un peu. Je tends le bras pour ramasser les boîtes de médicaments que tu as fait tomber en te joignant à moi, par terre, je les ouvre les deux et je te sors une pilule de chaque. Je reprends le joint que tu m’as fourbement piqué des mains et je te remets les pilules à la place. Mon regard croise le tien, insistant, pour te presser de les avaler. Je ne te quitterai pas du regard tant que tu ne les auras pas avalées. Et dépêche-toi, je vais m’impatienter et te les faire avaler par les narines. Je t’assure.

Le fait que je ne critique pas celui dont tu as toujours vanter les nom, Balian, c’est déjà un grand pas en avant, de ma part. Tu dois sans doute le remarquer, quelques années auparavant, je n’aurais assurément pas pensé ainsi. Oui, tu as l’habitude de me voir agacé à chaque fois que je pense à lui. À chaque fois que je t’imagine dans les bras de ce macchabée, qui doit parfois te faire endurer une vie que probablement aucun humain ne mériterait. Mais ici et maintenant, en ce moment même, je crois que je m’en fous. Tu es en vie, et tu vas le rester, et je me fous du reste. Que Balian soit le choix qui dessinera de ton futur… eh bien, qu’il en soit ainsi. Je me rends compte maintenant que tu n’as pas à choisir entre lui et moi. J’aimerais toujours te voir rentrer avec moi, là-bas, à Riverdall, un endroit où tu seras en sécurité, où tu obtiendrais la vie que j’estime que tu mérites. Mais je commence à comprendre que le choix ne revient qu’à toi. Tu es adulte, responsable et mûr maintenant. Tu es libre de faire tes propres choix, et je ne veux pas que tu me détestes à cause de ces divergences d’esprit obtuses qui peuvent nous séparer depuis maintenant quelques années. Ce que je ne supporte toujours pas, c’est l’idée que ton attirance pour lui ne soit due qu’à une perturbation chimique de ton système cérébral à cause du traumatisme que tu as pu vivre lorsque que tu étais encore au Manoir de McGuinness. Mais ça, je ne peux pas le savoir. Même toi, tu as probablement de la peine à différencier tes propres sentiments de ce qui pourraient être dû à un traumatisme psychologique.

« Dis, Stace’… Ce… Balian. Il te traite bien ? »

Je sais, ou je pense savoir, que la réponse est évidente. Non, il ne te traite pas bien. C’est une sangsue, tu sais, ces petits êtres vermiculaires qu’on a juste envie d’écraser comme on écraserait une clope. Un être qui te vide de ton sang après avoir profondément planté ses crocs dans la chair de ta nuque. Un être que les trop nombreuses années passées sur cette Terre ont rendu égoïste et maître dans l’art de folâtrer malicieusement avec les émotions de nous autres petits humains. Oui, ils te font croire que tu es leur petite chose, mais en réalité tu n’es que leur pantin qu’ils utilisent pour assouvir leur moindre désir. Leur putain de poupée gonflable. Et un jour, ils se lassent et te perce. Définitivement.

Mais depuis ces derniers temps… Je ne sais pas, beaucoup de choses ont changé. Le temps où les humains et les vampires se font la guéguerre est révolu. Nous sommes tous dans le même camp, désormais. Il faut bien qu’on apprenne à tous vivre ensemble, serrés les uns contre les autres sur cette île maudite, non ? M’enfin, avec tout ce merdier, dehors, je ne sais plus trop quoi penser. Je ne sais plus vraiment quel pourrait être notre moyen pour nous en sortir… Mon cerveau est fatigué… Il faut que je trouve un moyen de le mettre sur pause avant qu’il ne surchauffe de manière irréversible… Alors je tire une grosse latte de mon joint avant de te le tendre. Vas-y, fume, petit frère…

©️ Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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In the Dead of the Light | Stacey & Killian

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