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The plan was to drink until the pain is over | Ft. Ezechiel

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De la main de Nick Murphy signé le Sam 15 Juil - 23:10

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

« Zick, tu… Toi dois sûrement être occupé avec la distribution. Appelle-moi quand tu as mon message, s’il te plaît, ou bien réponds à mon texto. Je commence à m’inquiéter. On se voit plus tard. Je… Hm. »

Nick appuya sur ‘raccrocher’ en se maudissant de balbutier comme ça sur des messages aussi simples. Il était ridicule. C’était peut-être le troisième ou quatrième message qu’il laissait, mais Zick ne répondait à aucun de ses appels. C’était inhabituel, et même inquiétant. A côté de lui, Guillaume laissa échapper un ricanement moqueur avant de donner une claque énergique sur l'épaule de Nick.

« Te fais pas de bile, Murphy, il va bien, ton amoureux. Il est juste occupé, arrête de t’inquiéter comme une mère poule, lâche-le un peu, tu vas l’étouffer. »

Nick serra un peu les dents avant d’étirer un mince sourire qui faisait presque peine à voir. Guillaume avait probablement raison, peut-être qu’il le couvait trop, peut-être qu’Ezechiel en avait assez, d’être harcelé au téléphone. Il avait pris cette habitude de toujours le joindre régulièrement quand il partait en raid. Un message, un appel, quelques secondes ou quelques minutes, une façon de garder le contact. Nick aimait ça, il avait l’impression de rassurer Ezechiel et de se rassurer par la même occasion. Il aimait chaque mot que Zick lui accordait, il se sentait privilégié quand il recevait une réponse de sa part. Nick rangea le téléphone dans sa poche en tentant d’étouffer le sentiment d’inquiétude qui naissait dans sa poitrine. Instinctivement, il devinait que quelque chose n’allait pas. Il savait qu’Ezechiel gardait son portable près de lui, même pendant la distribution. Il aurait forcément trouvé une minute, trente secondes pour l’informer de la situation, pour lui confirmer qu’il avait bien eu ses appels, qu’il l’attendait… Nick se ressassa les paroles de Guillaume et commença à s’en vouloir. Ezechiel n’avait peut-être pas le cœur de lui avouer combien il trouvait agaçant ses appels incessants. Il se sentit coupable, puis idiot. Il se mordit la lèvre et se concentra sur la route qui défilait. Cela faisait bien une heure qu’il essayait régulièrement de joindre son ami, mais le fait qu’il ait pris son premier appel lui mettait la puce à l’oreille. Pourquoi répondre à un appel et pas aux autres ? Pourquoi si brusquement ? Il n’y avait rien à faire, Nick ne pouvait pas s’enlever cela de la tête, Ezechiel hantait ses pensées, les autres pouvaient le deviner à ses réponses monosyllabiques et ses silences réflexifs. Ils le charrièrent un instant, mais Nick n’avait pas le cœur à rire. L’inquiétude se muait peu à peu en angoisse. Il prit l'initiative d’accélérer un peu le rythme ; après tout, ils avaient déjà trop de retard, cela ne ferait pas de mal de se dépêcher un peu.

***

« Zick, s’il te plaît, fais-moi juste un signe, que j’arrête de m’inquiéter, ensuite j’arrête de t’embêter. On devrait arriver dans moins d’une heure. »

Nick se mordit la langue en pressant la touche d’appel de son téléphone pour raccrocher. Il n’avait pas su cacher l’inquiétude profonde qu’il ressentait, elle perçait dans sa voix qu’il s’était pourtant efforcé de garder calme et posée. Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait écrasé la pédale d’accélérateur comme un dingue en direction de la banque de sang, mais le groupe du raid ne pouvait pas se permettre de prendre de tels risques. Le plus important était de ramener les vivres et les médicaments en lieu sûr et en bon état. Nick rongeait son frein. Il avait peur. Peur qu’il ne soit arrivé quelque chose à Zick, peur que son ami ne lui en veuille, peur qu’il ne lui fasse la tête à cause de son retard. Ça ne lui plaisait pas à lui non plus. Savoir qu’il passerait moins de temps avec lui le faisait se renfrogner. Chaque instant était précieux. Il était impatient de jeter les poches de sang au frigo et de le retrouver, de le prendre dans ses bras. Il espérait avoir droit à son sourire en rentrant. Nick, inconsciemment, accéléra légèrement avant qu’on ne le rappelle à l’ordre pour lui demander d’être plus prudent. Sur le chemin, il se permit d’envoyer un énième texto à Ezechiel. « Je suis désolé d’être en retard. Dis-moi que tu ne m’en veux pas. Dis-moi que tu vas bien. » En l’envoyant, il poussa un grondement sourd, en colère contre lui-même. Guillaume avait totalement raison, il jouait les mère-poules alors que Zick était majeur et tout à fait en droit de mener sa vie. Nick devait ravaler son inquiétude, il finirait par le faire suffoquer, à le harceler de la sorte. Il plongea son portable au fond de sa poche en se promettant de n’y toucher que s’il vibrait. Cela valait mieux, s’il ne voulait pas qu’Ezechiel ne se retrouve avec une montagne de messages, lorsqu’il consulterait son portable – s’il ne l’avait pas déjà consulté, peut-être en filtrant les appels de Nick.

Le soulagement l’envahit quand ils atteignirent enfin les abords de la ville. Une fois à la banque, Nick retrouva son sourire, certain d’apercevoir bientôt Zick. Son regard fureta sur la masse de vampires affamés et sur les quelques bénévoles qui distribuaient patiemment les rations. Avec les autres, Nick fit le tour pour remplir les frigos dans une salle à l’arrière en saluant les quelques employés qu’il connaissait bien. Involontairement, il se montra inattentif et distrait, cherchant tout en conversant la silhouette de son amant, sa joie s’effritant rapidement alors qu’il ne le voyait nulle part. Il finit par poser la question, l’estomac noué, réellement inquiet. Ezechiel lui avait dit qu’il serait là. Il en était certain. Alors pourquoi ? On l’informa que le jeune vampire avait en effet été présent en début de soirée, avant de s’éclipser peu après, pour une raison que personne n’expliquait. Nick déglutit doucement avant de filer sans demander son reste. Nerveusement, il fit défiler les contacts sur son portable avant de cliquer sur le numéro d’Ezechiel. Le téléphone sonna à nouveau dans le vide et le répondeur se déclencha. A force, Nick n’était même plus surpris, cependant, ce silence têtu renforça son malaise. Il avait presque l’impression de suer à grosses gouttes, le cœur serré.

« Zick ? C’est moi. Je suis à la banque de sang, tu n’es pas là. Tu es rentré ? » Il attendit quelques secondes, comme si le répondeur pouvait lui donner une réponse. « Pitié, dis-moi que ça va. Rappelle-moi. Je vais au château, je te revois là-bas si tu y es. »

Il espérait qu’il y soit, pour n’importe quelle raison. Nick se demanda ce qu’il allait faire si Zick continuait à jouer les abonnés absents, il n’avait aucune idée d’où il pourrait se trouver autrement. Il croisa les doigts et se mit à courir pour rejoindre le château le plus vite possible, ouvrant la porte de leur chez eux à la volée. Nick pouvait presque sentir les battements imaginaires de son cœur résonner bruyamment dans sa poitrine. L’angoisse. La nervosité. S’enroulant autour de sa gorge, l’étouffant peu à peu. Il tituba sur quelques pas avant que Zick ne se jette brusquement à son cou. Le soulagement l’assomma quand il le sentit se serrer contre lui, suivi de près par une peine brutale et une inquiétude profonde. Ezechiel semblait saoul, pour ne pas dire complètement imbibé. Il embaumait l’alcool, et à en juger par les cadavres de bouteilles vides qui jonchaient le plancher du salon, il avait dû boire dans la compulsion et la précipitation, probablement pour noyer quelques sentiments déplaisants. Nick l’étreignit quelques secondes, pour s’assurer qu’il était bien là, avant de le relâcher pour faire un pas en arrière, glissant ses mains en coupe de chaque côté de ses joues pour lui faire redresser le visage.

« Zick… Qu’est-ce qui t’arrive, qu’est-ce qui ne va pas ? Tu ne répondais plus… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Il ne lui demanda pas s’il allait bien, la réponse semblait évidente. Mal. Il pouvait le deviner, et même le sentir. Quelle qu’en soit la raison, cela expliquait probablement son silence radio face à ses appels. Nick poussa mentalement un juron. Il aurait dû rentrer plus tôt, être là, présent pour lui. S’il n’avait pas eu tant de retard, il aurait probablement pu éviter ça. Quel idiot ! Les remords lui nouèrent la gorge. Il ne lâcha pas Ezechiel, il avait besoin de le sentir, de s’assurer de sa présence. Son pouce caressa tendrement sa joue tandis qu’il l’examinait du regard.

« Est-ce que c’est à cause de moi ? », Ne put-il s’empêcher de demander.

Nick était le mieux placé pour savoir que Zick était fragile, parfois instable. Même s’il le comprenait, peut-être qu’il n’était pas toujours le meilleur pour le consoler, même s’il faisait de son mieux.  


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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Dim 16 Juil - 10:20
The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




La souffrance. Cette salope qui vous ronge de l’intérieur, qui s’accapare absolument tout de votre être, qui ne vous lâche plus d’une semelle. Telle la gangrène, elle s’imprègne, là, en vous, et seule une bonne grosse amputation peut vous en libérer. Une amputation, et encore. Le syndrome du membre fantôme n’est pas infaillible. Même lui il est réel, comme cette garce qui est revenue. Comme lui, qui en une fraction de seconde a su tout anéantir. Détruire des mois entiers de reconstitution. Ca fait mal, ça brûle. Je ne sais pas comment j’avais réussis à rentrer chez moi, j’en sais rien, j’étais simplement comme lobotomisé. J’avais quitté mon poste sans ne rien dire. Même mon téléphone qui vibrait dans ma poche me laissait indifférent. Nicky. Je savais que c’était toi, mais te répondre, j’en étais incapable. Pas dans mon état. J’ignore ce qui t’aurais le plus inquiéter. Mon absence de réponse, ou savoir combien j’étais là, en ce moment, au plus mal ? J’avoue, je ne m’étais pas posé la question. Non. Je n’avais pas réfléchi aux conséquences. Passant ma carte d’accès simplement devant le boitier pour ouvrir la porte du château. Une seconde fois, pour ouvrir celle qui conduisait à notre aile. Et ensuite, à cet appartement que nous partageons. Ce sublime endroit qui était le nôtre. C’était pas grand. Un simple 70m carrés. Un salon, une chambre, une salle de bain, une cuisine. Basta. On l’avait simplement décoré à notre manière une journée tu te souviens ? Faisant des jais de peintures sur les murs. Ca ressemblait à rien, mais c’était à nous. C’était chez nous. Notre monde. Aussi déglingué que nous. Aussi dénaturalisé. Toi. Moi. Deux survivants aux fausses identités. Nicklaus Hoffman et Dorian Sloan. Rebaptisé Nick Murphy et Ezechiel Albeirteich. On faisait tellement la paire mon Ange. Tellement.

Je t’aime. Crois-moi je t’en prie. J’suis loin d’être parfait, des conneries j’en fait, et j’en ferais toujours. Mais putain, je t’aime tellement. N’en doute jamais. C’est peut-être pour ça que j’ai bu ce soir. Peut-être pour ça que j’ai vidé une bouteille de whisky et quelques bières. Celle que tu avais ramené fièrement la dernière fois. Celles que l’on devait boire ensemble. J’ai bu, parce que j’avais mal. Parce que je souffre. Est-ce que c’est son retour ? Ou bien, la culpabilité ? Son retour me fait mal. Et pire, ça m’brise de réaliser que non, ça ne me rend pas indifférent. J’voudrais l’être. Que oui, je voudrais l’être, indifférent, mais je n’y arrive pas. Et ça me déchire mon amour. Ca me déchire tellement. Tu ne mérites pas ça. Pas de souffrir, pas que je te traite comme ça. Fixant mon reflet dans le miroir de la salle de bain, bouteille en main, j’en ai brisé le verre avec mon poing. Ne supportant plus de me regarder. Ne supportant plus de voir ce reflet. J’avais détestais de le savoir si libéré. Alors pourquoi je faisais pareil ? Ce n’était pas moi. Non, ce n’était pas moi. Attrapant un bout de verre brisé je me suis scarifier ton nom. Me l’imprégnant dans la chair, voulant n’être qu’à toi. A toi et à toi seul. Mais la plaie s’est refermée. Trop rapidement. Bien trop rapidement. Et j’ai pété les plombes. Alors j’ai tailladé. Plus fort. Plus en profondeur. Mais rien n’y faisait. Game over. J’ai continué de boire. Je crois, non, j’en suis certain, ça valait mieux pour tout le monde. Mieux, pour moi sans doute. Tu allais rentrer. Rapidement, et si tu me découvrais comme ça tu t’inquièterais. Je le savais. Je te connaissais Amour. Que oui, je te connaissais mon cœur. Mais je sais que les bouts de verre dans la salle de bain et le sang que je n’ai pas le courage de nettoyer suffiront à te faire te poser mille et une question.

J’ai eu le courage. Que oui, j’ai eu le courage de sortir mon téléphone de ma poche. Mais je ne t’ai pas répondu quand j’ai réalisé le nombre de messages que tu m’avais laissé. M’effondrant, complétement, plus que littéralement, pathétique petite chose, là, sur le sol du salon. De notre salon. Pleurant à chaude larmes. J’avais ce sentiment de t’avoir trompé. Ca me bousillait putain. Oui, ça me flinguait. Il était là, il était revenu. Et ca allait tout changer je le savais. Et je ne voulais pas. Non, je ne voulais pas. Je n’étais pas prêt à te perdre. Je n’étais pas prêt à te voir partir. Je te voulais toi. Toi, et personne d’autre putain. Alors pourquoi ? Pourquoi je me posais autant de questions ? Je n’en savais rien. Putain, ce que j’en savais rien. J’étais comme enchainé à lui, attiré, sans contrôle sur absolument rien quand il était là. Mais je ne voulais pas te perdre. Jamais. Je voulais rester avec toi. Toi qui me comprenais si bien. Toi qui ne me jugeais pas. Toi qui savais si bien me calmer. Te blesser, te faire mal, me rongeait les tripes, j’en étais paniqué, terrorisé. J’ai regardé ce téléphone qui vibrait encore dans le creux de ma main, et agacé, je l’ai balancé plus loin dans la pièce. Rampant jusqu’à la salle de salon pour m’enquiller encore plus d’alcool. Je voulais arrêter de penser, je voulais oublier cette putain de soirée, je voulais garder ma vie putain. Celle qui me rendait si bien, celle qui me faisait me sentir utile, celle que j’avais construite avec toi. Mais Elijiah reviendrait. Je le savais. Il reviendrait encore et encore. Parce qu’Elijiah se foutait éperdument des états d’âmes des autres tant qu’il possédait ce qu’il voulait. Et ce qu’il voulait ? C’était moi. Il m’avait brisé, anéantis, mais je n’en sais rien. Je n’arrivais pas à le détester. J’avais été soulagé de le croire mort. Et maintenant ? Maintenant je ne sais plus. Il est rentré. De retour. Bien vivant. Et sans doute, plus déterminé que jamais à reconquérir son infant.

Dans un geste, j’ai essayais ces larmes qui coulaient sur mes joues. Essayant de me calmer, essayant de me contrôler. C’est toi qui m’a appris à faire ça. Alors j’ai croisé les jambes, m’adossant contre le rebord du canapé, fermant les yeux. Ne pensant à rien d’autre qu’à toi. Visualisant ton visage, ton sourire, ton odeur, ton touché. Je voulais que tu rentres. J’avais besoin de toi plus que jamais. J’avais besoin de te serrer dans mes bras, de te sentir contre moi. Je détestais tellement quand tu n’étais pas là. Quand j’étais tous seul. Et encore pire, quand je me sentais mal comme ça. J’avais envie de mourir, tout simplement. De m’arracher le cœur et de l’enfermer dans une boite. J’avais envie d’arrêter d’avoir mal. J’en pouvais plus. Mais je repensais à toi, et toutes ces idées négatives disparaissaient. Non. Je ne pouvais pas te laisser tout seul. Je n’avais pas le droit. J’ai entendu mon portable vibrer, encore, il avait glissé sous un meuble. T’allais mourir d’inquiétude si je ne répondais pas. Mais je n’en n’avais pas la force. J’aurais pu, j’aurais dû, le simple fait d’entendre ta voix m’aurait fait un bien fou et je le savais. Mais toi, toi de ton côté, tu aurais été mort de panique et t’aurais fait n’importe quoi. Enfin n’importe quoi. Tout est relatif, mais je ne voulais pas passer avant ta mission. Non. Ta mission était le plus important. Moi j’irais bien. J’irais toujours bien. J’allais t’attendre. Sagement. Là. Oui juste là, cloitré ici, contre le canapé. Notre canapé. Celui-là même où parfois on faisait l’amour. Cela lui-même où on buvait des bières moi complétement avachis sur toi. Celui-là même où on se racontait tous et n’importe quoi. Ce canapé. Il porte ton odeur. Ce canapé. C’est à nous. Et ce qui est à nous… Non, je ne le laisserais pas me le prendre. Jamais.

Combien de temps je suis resté là ? je n’en sais rien, mais suffisamment de temps pour vider l’intégralité de la bouteille. Complétement ivre mort, je crois que j’ai fini par m’assoupir un instant. Un simple instant très court, jusqu’à ce que la porte s’ouvre enfin. Tu étais là. Rentré. Je me suis redressé, te fixant, et sans même prendre le temps de m’excuser je suis venu me pendre à ton cou après avoir failli me rétamé par terre en me prenant les pieds dans le tapis. Je te serrais dans mes bras, contre moi, comme si ça faisait des semaines que je ne t’avais pas vu. J’en avais tellement besoin. Me raccrocher à toi. C’est tout ce que je savais faire de toute manière. Mais tu t’es reculé et comme paniqué je suis venu m’accrocher à tes avant-bras alors que tu posais tes mains sur mes joues. Ne te recule pas je t’en supplie, reste là, avec moi. M’abandonne plus jamais. A cause de toi ? Non. Non, ne vas pas t’imaginer ça je t’en prie. Et sentant ton remord je me suis remis à pleurer. J’aurais dû répondre putain. J’suis trop con. J’ai littéralement fondu en larme en faisant non de la tête. Fixant le sol, continuant de me raccrocher à toi. Non. Ce n’était pas de ta faute, ça n’avait rien à voir. Pourquoi d’ailleurs ? Tu n’avais rien fait. Rien du tout et ton retard, ce n’était pas de ta faute, ne sois pas stupide. Ne rends pas la situation plus compliqué qu’elle ne l’est déjà je t’en prie.

« Il est revenu Nicky… El… Elijiah… Il… Il est… »

Revenu. N’arrivant pas à terminer ma phrase je me suis simplement rapprocher de toi, revenant me pendre à ton cou. Laisse-moi t’étreindre s’te plait. Tout ce que je voulais là, maintenant, c’était être avec toi, c’était te prendre dans mes bras, c’était oublier. Oublier que je l’avais vu. Oublier tout ça. C’était un enfer. Comment on pouvait détruire des mois de reconstitution psychologique en si peu de temps ? Pourquoi j’étais comme ça ? Pourquoi ça m’fait si mal. Je ne l’aimais plus… Non, je ne l’aimais plus, c’était pas possible. Pas après tout le mal qu’il avait pu me faire. Pas après ses mensonges, pas après ses tromperies, pas après tout ça. Je le détestais. Je le haïssais. Je le maudissais tellement. Alors non, ne te sens pas coupable de tout ça, tu n’y es pour rien. C’est lui le responsable. C’est de sa faute. Pourquoi il n’est pas resté dans l’ombre ? Pourquoi il n’est pas resté planqué ? Pourquoi il est revenu ? Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas comprendre. Ca faisait tellement mal putain ! J’en pouvais plus. Tout ce passé, toutes ces souffrances qui refaisaient surface. Ces instants que j’avais voulu oublier. Tout me revenant en pleine gueule. Absolument tout. A cause d’une réapparition soudaine. Je ne comprenais plus rien. J’avais peur de te perdre. Peur de te voir partir pour lui laisser la place. Peur qu’il ne t’agresse aussi. Peur qu’il te fasse fuir. J’ai serré les poings sur ton T-shirt, te serrant de plus en plus fort contre moi. Si tu respirais encore je t’aurais sans doute étouffé.

« Me quitte pas je t’en pris. Jamais… Pardon… J’suis désolé putain… M’abandonne pas, jamais. T’as promis Nicky… »

T’as promis oui, de ne jamais me quitter. Ne le laisse pas me reprendre je t’en prie. Ne le laisse pas tout gâcher. Cette vie c’est la nôtre. A nous… Et j’avais pas envie qu’il en fasse parti. Non, j’avais pas envie de ça. C’était toi et moi Nicky… Le laisse pas tout détruire s’te plait. Parce que j’me connaissais. Et j’savais que j’serais sans doute incapable de le repousser s’il se montrait trop présent. Mais te perdre… Te perdre non, c’est pas possible… Je t’aime… Putain oui. Je te le disais jamais. Mais je t’aimais bordel. Et sans toi je sais pas ce que je ferais… tellement pas…

« Je t’aime… »

J’ai murmuré au creux de ton oreille. Oui je t’aimais. Et j’voulais que tu le sache…



© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
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De la main de Nick Murphy signé le Dim 16 Juil - 18:41

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

Chacune de ses larmes lui faisait un coup au cœur. Nick détestait le voir pleurer. Le voir souffrir. Sa douleur était la sienne. Il souffrait pour lui et avec lui. Bouleversé par les sanglots de Zick, Nick ne savait plus quoi dire. Il se contenta de le prendre contre lui, l’entourant de ses bras. Il eut bien vite son explication. Elijiah. Le Sire d’Ezechiel, l’homme qui l’avait détruit. Nick ne savait pas grand-chose de lui, mais suffisamment pour s’en méfier. Car il connaissait Zick et il savait combien cet homme ne méritait pas de souffrir, combien au contraire, il méritait d’être heureux, choyé et aimé. Elijiah avait manqué à son rôle, un Sire, pour Nick, ce n’était pas ça. C’était un guide, un mentor, quelqu’un qui devait être présent pour son Infant. Entendre le nom d’Elijiah lui fit un choc, un vif pincement dans la poitrine. Zick le croyait mort, alors comme lui, Nick avait pensé la même chose. Une ribambelle de questions naquit dans son esprit. Pourquoi ? Comment ? Et que voulait-il à son Infant, cet homme qui lui avait mis son cœur en miettes ? N’avait-il pas déjà assez fait souffrir Zick comme ça ? Qu’avait-il bien pu lui faire, pour le mettre dans cet état, s’en était-il pris à lui ? Nick se tendit. Furieux. Contre Elijiah et contre lui-même. Depuis combien de temps Zick était-il dans cet état, à se torturer l’esprit comme ça, seul ? C’était un sujet sensible, Nick le savait. Cela avait dû être violent pour lui, d’être soudainement confronté à son Sire. Que se serait-il passé s’il n’était pas encore rentré ? Nick en avait des frissons, rien que d’y penser. Il le serra fort contre lui.

« Hey, chut, calme-toi… Je suis là… »

Ezechiel semblait si fragile et vulnérable, d’un coup. Nick en avait mal au cœur. S’il avait pu, il aurait souffert à sa place, pour le soulager. Aspirer toute cette douleur pour l’en débarrasser. Mais le mieux qu’il pouvait faire, actuellement, c’était simplement d’être là, de le consoler, comme il l’avait toujours fait. Il caressa tendrement son dos dans l’espoir de l’apaiser, déposant un baiser contre sa tempe.

« Évidemment que je ne t’abandonnerai pas, Zick. Je serai toujours là. Tu sais bien. »

Et ce n’était pas des promesses en l’air. Ce n’était pas le genre de Nick. Il était droit, fidèle, toujours à penser ce qu’il disait. Surtout envers les gens qu’il aimait. Et il aimait tellement Zick… Sa douleur le tuait. Il voulait le voir sourire, pas pleurer. Il voulait l’entendre rire, pas sangloter. Nick pinça les lèvres, réprimant un grondement. Si un jour il voyait cet Elijiah… Il ne savait pas ce qu’il lui ferait, mais en tout cas, il doutait de pouvoir lui sourire si aisément. Nick avait du mal à croire qu’on puisse être capable de tant de mal, ou plutôt, il pouvait le croire, mais il ne le comprenait pas. Que gagnait-on, dans la souffrance des autres ? Que récoltait-on ? Rien. Il fallait être taré pour en tirer une quelconque satisfaction. Il fallait être cinglé pour vouloir du mal à un homme comme Ezechiel, si touchant, si vrai et si sincère dans sa façon d’être. Les personnes comme lui étaient rares, cela le rendait furieux qu’on puisse le blesser à ce point. Ses mots d’amour le firent frissonner. Il se mordit la lèvre et un frémissement remonta le long de sa colonne vertébrale pour s’attarder sur son échine. Ces mots dans la bouche d’Ezechiel étaient un véritable délice, et savoir qu’il en était le destinataire gonflaient son cœur de fierté et d’affection. Son étreinte se resserra un peu plus sur son amant et Nick enfouit doucement son nez contre sa chevelure, inspirant son odeur. Il était bien là, contre lui. Il avait cru mourir plusieurs fois, ce soir, en s’imaginant sa disparition. La vie sans Zick lui paraissait impossible. Il s’en rendait compte dans ces moments-là, il avait besoin de lui.

« Moi aussi, Zick, mon amour… Tellement. » Répondit Nick en attrapant sa main pour entremêler leurs doigts. « J’ai eu tellement peur pour toi, j’ai cru que tu avais disparu. »

Ce n’était pas un reproche, loin de là. Il avait juste eu la trouille que son monde s’écroule ; car Ezechiel était son monde. En l’aidant à se reconstruire, il s’était reconstruit à son tour, osant aimer à nouveau, chérir à nouveau, lui qui en avait toujours souffert au point de fuir les relations amoureuses. Ezechiel lui avait donné une nouvelle raison de vivre, d’être. Il lui en serait éternellement reconnaissant et en retour, il voulait lui offrir autant de joie que possible, être la raison de ses sourires, la source de ses rires. Nick savait que jamais il ne pourrait lui donner autant que Zick lui avait donné. L’infirmier en chef ne se doutait pas de tout le bonheur qu’il lui offrait chaque jour, parfois avec un texto tout simple envoyé pendant ses raids, une étreinte tendre sur le canapé, ou bien comme aujourd’hui, avec ces mots si courts et pourtant si lourds de sens. Il ne suffisait pas de grand-chose, mais Zick savait toujours comment faire. Cet homme était parfait. Nick l’aimerait jusqu’à sa mort, il en était certain. Il caressa ses cheveux en pressant doucement son front contre le sien. Ses doigts effleurèrent tendrement la base de sa nuque, traçant quelques formes imaginaires sur sa peau froide.

« Arrête de pleurer, s’il te plaît, Zick… Tout va bien, je suis là. »

Nick se détestait dans ces moment-là, quand il se sentait impuissant. La peine de Zick semblait infinie. Il ignorait s’il était capable de l’éponger. Il l’aurait bien voulu, mais le problème Elijiah, qui était à la base de tous ses soucis, avait l’air d’être un obstacle de taille. Cet homme était ce qu’il n’était pas. Le Sire de Zick. Un lien incontestable, authentique et éternel. Un homme qui lui avait offert une nouvelle vie. A côté, Nick se sentait tout petit et ridicule, presque prétentieux, d’oser croire qu’il pourrait faire oublier à Zick l’homme qui l’avait complètement détruit. Il savait que Zick l’aimait, il croyait à sa sincérité, et il l’aimait encore plus, mais… Mais qui était-il, pour prétendre pouvoir effacer une souffrance si profonde qu’elle l’avait marqué pour l’éternité ? Il savait bien lui-même que cela ne s’effaçait pas. Au mieux, la peine s’apaisait, la douleur s’en allait et on vivait avec ses souvenirs. Rien ne s’en allait jamais vraiment complètement.

« Zick. » Il embrassa sa joue avec douceur. « Ne t’inquiète pas. Ne t’inquiète plus. Je suis là, maintenant, il ne te fera pas souffrir comme avant. Je ne le permettrai pas. »

Oui, c’était différent. C’était un autre temps, maintenant. Zick s’était retrouvé seul, mais ce n’était plus le cas aujourd’hui, Nick était là. Il serait toujours là, il le lui avait promis. Pour l’encourager, le soutenir et l’aimer, jusqu’à la fin des temps. Et s’il fallait pour cela qu’il défie le Sire d’Ezechiel, il le ferait. Il aurait tout fait rien que pour voir sur le visage de son amant ses lèvres s’étirer vers le haut, en un sourire adorable comme il savait si bien les faire. Il pressa doucement la main de Zick pour l’assurer de sa présence. Toutefois, il n’était pas serein d’apprendre le retour d’Elijiah. Comme un fantôme revenu de parmi les morts. Qu’allait-il se passer, maintenant ? Reviendrait-il ? Pour reprendre son Infant ? Et puis quoi, ensuite ? Le jeter dès qu’il se serait retrouvé un autre amant ? Jamais. Zick méritait d’être aimé entièrement, sincèrement et pour toute l’éternité. Nick n’avait pas l’esprit tranquille. Il pensait déjà au prochain raid, à la prochaine fois où il s’en irait, laissant Zick seul et livré à lui-même… Il en avait le cœur serré rien qu’à l’idée qu’il puisse se retrouver dans un état pareil dès qu’il aurait le dos tourné.

« Je ne te quitte pas. »
Lui promit-il. « Viens t’assoir. » Enchaîna-t-il en l’attirant doucement vers le canapé. « J’ai ramené des poches de sang. Tu en veux ? »



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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Ven 21 Juil - 16:56
The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




La souffrance. Elle était là, tatouée dans ma chair, un supplice qui ne s’évaporera jamais. Je le savais, je le sentais, mais j’avais appris à vivre avec. Comme le cancéreux apprend à vivre avec ses métastases. Ca fait mal. Ca fait peur. Mais au final, on finit par s’y faire, par s’y habituer. La souffrance ou le cancer ? Peu importe, j’avais connu les deux et rien que pour ça, je peux certifier que c’est exactement la même chose. Je ne connais pas la différence parce que les deux finissent sans doute par vous tuer. Mourir. J’avais voulu mourir quand il est parti. Durant des jours, des semaines, des mois, j’avais imaginé comment serait ma mort. Douce. Simplement. La fin d’une longue agonie. La fin de tout. Juste la paix qui viendrait enfin à moi. Et puis tu étais arrivé. Toi et ton sourire. Toi et tes belles paroles. Ca ne devait être qu’une seule nuit, deux tout au plus. Mais on a vidé des bouteilles. On a parlé. Beaucoup. On a ri. Plus que de raison. Et au final. D’une nuit c’est passé à une semaine, d’une semaine à un mois. Jusqu’à ce soir où t’es venu t’allonger dans mon lit. Voulant simplement parler. Moi allongé là sur le côté, te regardant, si proche, nos jambes ont fini par se caresser, nos mains par s’entrelacer, jusqu’à ce que nos lèvres vinssent par s’embrasser. Au départ j’avais peur. J’étais terrorisé. Alors je te repoussais un peu, continuant d’aller voir à gauche à droite. Et toi au départ tu ne disais rien. Non, tu n’as jamais rien dit jusqu’à ce que je lise la tristesse sur ton visage. Celle de te savoir trompé, régulièrement qui plus est. Alors j’ai arrêté. Simplement. T’offrant une légitimité que je n’avais accordé à personne depuis lui. Et au final, je suis tombé amoureux. J’avais peur, peur de l’avouer. Mais c’était le cas. Oui c’était simplement le cas. Amoureux. Purement et simplement.

Ta main dans mes cheveux, l’autre glissant dans la mienne pour la serrer. Cette façon bien à toi de me montrer que tu étais bien là et que tu ne partirais pas. J’avais tellement besoin de toi Nicky. Tellement. Ce soir sans doute plus que jamais. Mais tu n’étais pas là. Non, ne vas pas penser que je te le reproche. Notre mission, que ce soit la mienne ou la tienne reste des plus importante. Les écrans allumée h24 sur le bureau me montrant les vidéos de surveillance de l’hôpital en est la preuve. Quand je ne suis pas en bas je suis toujours en train de les regarder, surveillant mes patients, allant même jusqu’à descendre en courant en cas d’urgence. Alors je comprends. Mais j’étais seul, j’ai paniqué. Alors j’ai picolé. Aussi simplement que cela puisse paraitre. Je voulais, j’en sais rien. Oublier, trouver du réconfort. J’ai planqué son carnet derrière le bar, te le cachant. Ca aussi, je m’en voulais. Te cacher quelque chose. Ca ne m’était jamais arrivé, c’était une première. Tu savais tout de moi. Mais je ne voulais pas t’en parler. Pas tant que je ne savais pas ce qu’il y avait écrit dedans. Je l’avais ouvert, commençant à lire les premières lignes avant de finalement m’arrêter. Je n’osais pas. Ca faisait trop mal. Je n’osais pas. Il y avait des trucs là-dedans que je ne voulais pas savoir. Je le sentais. Si j’aurais le courage de le lire un jour ? J’en sais rien. Sincèrement, j’en sais rien. Mais au final, ce n’était pas son retour qui faisait le plus mal. Non, ce qui faisait le plus mal c’est que je me savais incapable de le repousser. Incapable de lui cracher ma haine à la gueule. Incapable de le laisser là où lui l’avait fait. Pourquoi ? J’en sais rien. Je ne voulais pas te perdre. Non, je ne voulais pas. Alors ça me faisait culpabiliser.

C’était compliqué. Tordu. Malsain sans doute. Me comprendrais tu si je me surprenais un soir à aller le voir ? Me le pardonnerais tu si je finissais par céder ? Par retourner le voir, sans savoir pourquoi ? Pourrais-tu vivre avec mes erreurs ? Pourrais-tu… Me partager ? Je me dégoutais tellement de penser ça. Non. Je t’avais promis de ne plus jamais te tromper, et je devais tenir ma promesse. Alors je me suis raccrocher à toi, encore de plus belle. Plus fortement quand tu me murmurais des paroles douces et réconfortantes. Des paroles qui me faisaient du bien. J’ai même fini par en sourire, arrêtant de pleurer, arrêtant de penser tout simplement. Tu étais là, c’était tout ce qui comptait. Toi et personne d’autre. Je t’ai simplement laissé me conduire sur le canapé, attendant que tu t’y asseyes pour venir moi m’y allonger. Posant ma tête sur tes genoux, sur le côté, fixant le mur en face de moi en attrapant ta main pour la garder dans les mienne. Du sang. Oui j’en avais besoin. Mais si j’avais faim ? J’en sais rien. Avec du whisky sans doute. Et une clope. J’avais sans doute assez bu mais au point où j’en étais, je touchais déjà le fond. A ce rythme-là j’allais finir par posséder une gallérie je le sentais bien. J’ai resserré l’étreinte sur ta main, Essuyant une dernière larme qui menaçait encore de tomber. Fixant ce point devant moi. Quoi ? Rien du tout, mais je n’osais pas te regarder. Je savais que tu détestais me voir comme ça, et je ne voulais pas te l’imposer. Fixant ces canettes de bières sur le sol. On était censé les boire ensemble, et moi, j’avais tout gâcher. Fermant les yeux, j’ai tenté en vain de ravaler ma culpabilité. Je m’en voulais. Ce que je pouvais être stupide, complétement con parfois. On était censé se retrouver, passer un bon moment, et moi, je gâchais tout. Encore une fois. Pensant que je ne te méritais pas. Pensant que j’étais vraiment qu’un sale con, égoïste, pour t’imposer mes sautes d’humeurs à deux balles. T’avais une patience de fer Nicky. C’était peut-être pour ça que je t’aimais. Pour ta patience, cette façon que tu as de ne jamais me juger. Vas savoir. Je t’aimais pour tellement de raison en fin de compte.

« J’ai bu les bières que t’avais ramené. On avait dit les boire ensemble et moi j’ai tout bu comme un connard. »

Oui, comme un connard. Ce connard que je pouvais parfois être. Me tournant sur le dos, je t’ai finalement regardé, faisant une moue triste et légèrement boudeuse. Je ne pleurais plus, non, tu étais là. Je n’avais plus de raison d’être triste, plus aucune. J’ai simplement levé une main pour venir te caresser la joue, te souriant furtivement. C’est fou ce bien que tu pouvais me faire. Avec toi tout semblait soudainement plus paisible. Tout retrouvait son sens, le temps recommençait de couler. Je suis simplement resté là, te fixant, sans lassitude. Tu étais beau. Magnifique. Je n’arrivais pas à trouver le moindre défaut. Je n’en n’avais pas envie. Redessinant le contour de tes lèvres avec mon doigt avant de me redresser, machinalement, pour venir me poser sur toi, à califourchon. Te grimpant dessus, empoignant tes deux mains pour les garder dans les miennes. Je suis venu t’embrasser, tendrement. Joueur, je l’étais toujours avec toi. A se demander si ça m’arrivais d’être parfois sérieux. Je l’étais oui, mais j’en sais rien, rien que le fait de te savoir ça j’avais cette impression d’être l’homme le plus heureux du monde. Plus rien n’avait d’importance. J’oubliais tous. Toutes ces souffrances. Tous ce passé. Toute cette soirée de merde. Je t’ai mordillé la lèvre inférieure. Tirant furtivement dessus, avant de rire un peu. J’allais mieux. Oui. Tu étais rentré, alors tout aller mieux maintenant.

« C’est toi que je vais manger. T’en penses quoi ? Tu m’as manqué Nicky. »

Instable. C’était sans doute le mot qui me qualifierait le mieux entre tout un tas d’autre adjectif. Instable dans mon comportement. Triste, pour au final, me calmer, presque dans l’instant, pour retrouver ce sourire que seul toi savait me donner. Tu avais un tel pouvoir sur moi, j’ignorais si tu t’en rendais compte, mais tu étais le seul à être capable de ça. Passant mes bras autour de tes épaules, j’ai posé mon front contre le tien, jouant avec tes cheveux dans ta nuque. Oui tu m’avais manqué. Oui, tu me manquais tellement, tout le temps, quand tu n’étais pas là. J’avais tellement envie de te voir changer d’affectation. D’arrêter les raids pour rester avec moi. Possessif je l’étais quand il s’agissait de toi. Ca en devenait effrayant, mais je n’aimais pas quand on t’arracher à moi.

« Un jour je t’épouserais Nick Murphy. Je deviendrais Monsieur Murphy. Zick Murphy, ça sonne comment ? C’pas si mal. »

Je me suis mis à rire, enfantin, changeant complétement de sujet pour ne plus penser à ce qui faisait mal. Le mariage. J’aurais dû épouser Elijiah. On y avait pensé tu sais. Mais il avait tout gâcher. Et aujourd’hui, aujourd’hui j’avais peur de tout gâcher à mon tour. Alors je faisais ce que je savais faire de mieux. Cacher cette tristesse, la ravalant, pour ne pas t’inquiéter. Mais surtout parce que là, dans tes bras, je n’avais aucune raison de me sentir triste. Vide. Creux. Non… Avec toi j’étais simplement tous l’inverse.



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De la main de Nick Murphy signé le Mer 26 Juil - 11:33

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

A quoi pouvait-il bien penser ? Nick se le demandait tout en observant la tête de Zick posée sur ses genoux, caressant distraitement la chevelure de ce dernier. Pensait-il à cet homme ? Celui qui le mettait dans cet état. Elijiah. Nick avait tenté de se montrer rassurant, de le consoler, de le soutenir, mais au fond, il était nerveux. Qu'allait-il se passer, par la suite ? Elijiah reviendrait-il encore ? Pour quoi faire, blesser encore Zick ? Pour le lui prendre ? Il se mordilla discrètement la lèvre inférieure, coupable d'avoir eu cette pensée. Zick n'était à personne. Il n'était pas un objet. Il était une personne, et grand dieu, Nick avait horreur que l'on traite les gens comme des objets. Il ne voulait pas que Zick lui appartienne, il voulait simplement le garder près de lui. Il voulait vivre avec lui à jamais. Il ne supporterait pas de se retrouver à nouveau seul. La vie lui avait infligé la solitude à plusieurs reprises et à chaque fois, Nick s'en était remis, mais cette fois, il n'était pas certain de le supporter. Son cœur était trop fragile et trop fatigué de toutes ces douleurs. Zick était son pilier, sa béquille. Il n'était pas juste un ami, il était tout ce qui lui restait. Nick enroula pensivement une mèche de cheveux autour de son doigt avant de la caler derrière l'oreille d'Ezechiel. Doucement, la panique et l'inquiétude se calmaient. Il l'avait retrouvé. L'esprit agité de Nick s'apaisait et il se mit à rire quand Zick évoqua les bouteilles de bières. Qu'avait-il à faire de quelques bouteilles de bières ? Non, tout ce qui lui importait, c'était que son ami aille bien, qu'il soit sain et sauf, et qu'il console comme il pouvait son coeur blessé. Nick secoua doucement la tête, à la fois attendri et amusé par les inquiétudes de Zick. Il s'était fait un sang d'encre toute la soirée, il était loin de partager les mêmes déceptions que son partenaire.

« C'est pas grave, j'en ramènerai d'autres un autre jour. »


Il lui adressa un tendre sourire qui s'agrandit un peu plus lorsqu'il surprit les lèvres de Zick en train de s'arquer vers le haut. Il le préférait ainsi, il détestait le voir en larmes. Le coeur de Nick se gonfla d'affection et il ferma un court instant les yeux lorsque la main de Zick effleura sa joue. Profitant de la caresse, il poussa un court soupir avant de poser à nouveau son regard sur lui. Qu'est-ce qu'il était beau. Il se sentait fier et privilégié de vivre à ses côtés. Des fois même, il se demandait quel genre de lourd tribut il devrait payer en échange de tellement de bonheur. Ce n'était pas possible qu'on le laisse profiter ainsi de toute cette joie sans le faire payer... Le destin finirait par frapper. Ses doigts se resserrèrent doucement sur les mains de Zick et il répondit langoureusement à son baiser, un frisson lui chatouillant la nuque avant de redescendre le long de son ventre. Nick se fustigea mentalement en se forçant au calme. Il venait juste de retrouver Zick saoul et désorienté, ce n'était pas le moment de laisser ses ardeurs prendre le contrôle de son corps. Il réprima tant bien que mal un grondement tandis que Zick tirait doucement sur sa lèvre, s'empêchant de le renverser sur le canapé. Le moment n'était pas idéal, tout simplement, et Nick se doutait qu'il serait bien plus sage de contenir ses désirs, même si Ezechiel ne lui facilitait pas la tâche.

« J'en pense que tu dois être affamé. » Rétorqua le vampire avant d'émettre un petit rire amusé. « Toi aussi, tu m'as manqué. Tellement. »

Même s'il ne s'en allait jamais très longtemps, Nick vivait chaque séparation comme un déchirement. S'il s'écoutait, il ne le quitterait jamais, mais il faisait tous ces raids aussi pour Zick. Pour les autres également. C'était important. Nick faisait souvent passer tout le monde avant lui. Sa nature altruiste. Son désir d'être utile, de rendre heureux. Il se sentait plus vivant de cette manière. Mais lorsqu'il se sentait le plus vivant, c'était quand les sourires venaient de Zick. Son bonheur suffisait au sien. Nick renoncerait à son propre bonheur si cela devait rendre Zick heureux. Il l'aimait à ce point. Tellement que parfois c'en était effrayant. Comme ce soir, par exemple. Zick lui avait fichu une sacrée frousse, il pouvait être fier de lui. Nick glissa ses mains sur les hanches de son compagnon, effleurant distraitement la courbe de ses muscles. Il arqua un sourcil aux mots qui suivirent. Un mariage ? Zick Murphy ?

« Ça sonne bien. J'ai hâte. », Répondit-il en gloussant. « A condition que ce soit pour la vie. »

Il avait parfois du mal à distinguer les traits d'humour des remarques plus sérieuses, chez Ezechiel. Mais compte tenu de l'absurdité de la chose, il devina qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie. Il lui offrit un doux sourire en caressant sa joue du dos de la main. La dernière fois qu'il avait été marié, il avait failli en mourir. Nick ne gardait du mariage qu'un souvenir doux-amer qui lui pinçait légèrement le coeur quand il y repensait. Fut un temps où il avait considéré cet acte comme la plus belle des preuves d'amour, mais ses convictions avaient volées en miettes quand le destin lui avait violemment arraché sa femme. Aujourd'hui... Aujourd'hui, le mariage n'avait plus la moindre signification. Épouser Zick ? Qu'est-ce que ça changerait ? Est-ce que Zick l'aimerait plus ? Est-ce que ça changerait quoi que ce soit à leur vie ? Nick en doutait. Il aimait profondément Zick, mais il n'avait pas confiance en ce morceau de papier qu'était le mariage. On pouvait épouser quelqu'un et le trahir, alors qu'est-ce que ça voulait dire, de se marier ? Rien du tout. Pourtant, l'idée que Zick porte son nom le faisait doucement sourire. L'idée qu'ils soient liés à jamais le faisait frémir. Jusqu'ici, tout allait bien dans leur colocation de fortune, mais rien ne garantissait que cela continue... Nick craignait ces possibilités. Que Zick se trouve un autre homme, qu'il se lasse de lui, qu'il s'arrête de l'aimer... Du moment que Zick trouvait le bonheur, ça n'avait que peu d'importance, mais malgré tout, Nick le savait, il en souffrirait, s'il devait le perdre. Il l'enlaça, glissant son nez contre sa gorge pour inspirer son odeur. Il embaumait l'alcool, mais Nick pouvait quand même distinguer le parfum si familier de son compagnon. Il aimait, quand il partait en raid, sentir les effluves vaporeuses et légères de Zick, des restes de sa fragrance sur ses vêtements. Il espérait toujours avoir ce privilège, celui de vivre avec lui, de partir en enfilant une veste qui s'était imprégnée de son odeur, de revenir accueilli par l'un de ses sourires. Ses bras se resserrèrent autour de sa taille, comme s'il craignait de le voir s'évaporer en le lâchant.

« Tu te sens mieux ? »
Lui demanda-t-il en relevant son visage vers lui. « Tu as l'air, en tout cas. Je suis rassuré. »

Ce qui le rassurait moins, c'était Elijiah. Elijiah et Zick. Ce qu'ils avaient pu se dire. Ce qu'Elijiah avait pu lui faire. Ce qu'il lui voulait. Nick était curieux, il mourait d'envie de le lui demander, mais il ne voulait pas le brusquer. A voir l'état dans lequel il l'avait trouvé, il préférait éviter de le refaire penser à ça. Il garderait ses doutes et ses interrogations pour lui, tout en se souvenant de tout ce que lui avait confié son partenaire sur ce fameux Sire. Jusqu'ici, il n'y avait jamais vraiment pensé, Ezechiel lui avait assuré que le concerné était mort. Nick n'avait retenu de lui que l'essentiel : Elijiah était celui qui avait brisé Ezechiel. Et maintenant ? Maintenant quoi ? Y'aurait-il des excuses, un pardon, un recommencement ? Nick prit doucement le visage de Zick entre ses mains. Il avait un grand cœur, ce type. Pour dédier sa vie à soigner les vampires et chercher un remède, c'était un homme bon. Nick craignait que sa bonté ne le pousse à se montrer miséricordieux, même envers cet homme si horrible. C'était peut-être une peur stupide et infondée, après tout, lui-même avait été témoin de la détresse et de la douleur d'Ezechiel, une souffrance que l'on pouvait difficilement pardonner, mais... Mais malgré tout, il avait peur. Pourtant, il ne le montra pas et du bout de son pouce, il caressa tendrement sa peau avant de sourire.

« Je vais avoir l'air ridicule quand tu vas consulter ton portable... Mon côté gros lourd et acharné y est ostensiblement dépeint. Promets-moi de ne pas te moquer, d'accord ? »

Il se sentait bête, maintenant, d'avoir laissé cette tonne de messages. Ça ne pouvait qu'effrayer Ezechiel. Quel genre de mec laissait autant de textos et d'appels en une seule soirée, hormis un harceleur ? Il avait l'air fin, maintenant, mais il préférait rire de lui-même plutôt que d'en faire toute une histoire. Ça se finissait bien, après tout. Tout le monde était là, tout le monde allait bien. Zick avait séché ses larmes. Bon, les bières avait été sifflées jusqu'à la dernière, mais ça, ce n'était pas un drame. Ils auraient d'autres occasions de trinquer. Probablement pas ce soir, Zick avait eu sa dose.

« Et du coup, tu as faim de quoi ? », Enchaîna-t-il, les yeux brillant de malice. « De sang ou de moi ? »

Pour sa part, Nick n'avait pas encore pris la peine de manger, mais il fallait dire que l'inquiétude et la panique lui avaient totalement coupé l'appétit. Maintenant qu'il était plus apaisé, sa faim ne s'était toujours pas manifestée, Zick l'en distrayait trop pour qu'il s'en soucie.



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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Sam 29 Juil - 10:32
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Si je me sentais mieux. Toujours quand tu étais là. Toi, et ta façon de m’enlacer, toi, et tes mots doux, tes paroles si rassurantes, cette façon de me montrer combien tu pouvais m’aimer. Chaque seconde passée avec toi n’était qu’un instant de bonheur en plus. Si tu savais. La blessure qu’avait créé Elijiah était encore jeune, fraiche, une blessure non cicatrisée qui menaçait de se rouvrir à chaque instant. Et tu le savais. Tu comprenais. Deux ans, ce n’est jamais assez pour oublier. Dans une vie mortelle c’est déjà bien court, alors dans une vie de vampire… Ce n’est qu’une fraction de seconde. Des fois il t’arrivait encore de me retrouver dans un état presque second, léthargique, repensant à toutes ces choses. Les cauchemars disparaissaient petit à petit. Mais il suffisait d'une odeur, d’un son, d’une sensation pour que tout revienne. Et dans ces moment-là tu étais là. Même en Raid tu étais là. Il me suffisait de d’appeler, et rien que le son de ta voix réussissait à me détendre et à me calmer. Alors oui, pour toutes ces choses, j’avais fini par succomber, par t’offrir ce que j’avais de plus chers. Mon cœur. Mon amour. Abaissant toutes ces barrières, m’abandonnant entièrement à toi. Ce fut long, mais tu as eu la patience. Et cette patience, crois-moi, elle m’a sauvé de tellement de choses. J’ai senti tes bras se resserrer autour de mes hanches, comme si tu avais peur que je disparaisse. Mais n’ai crainte. Je n’irais nulle part. Non. Je n’irais jamais nulle part. L’idée de te perdre me déchire tellement si tu savais. Celle de te voir partir. Celle de penser qu’un jour peut-être, tu finirais par en avoir marre de mes conneries et tu te tireras je ne sais où. Loin de moi. J’avais tellement peur de ça. De te voir m’abandonner.

De la paranoïa. Oui, ce n’était que de la paranoïa. Mais comment je pouvais faire autrement ? J’étais tout le temps en train de perdre les gens que j’aimais. Madisson, ma première copine que j’avais quitté sans raison, juste par lâcheté. Elijiah. Paige, mon infirmière décédée. Je perdais tout. Je brisais tout. Je me sentais parfois tellement minable. Un peu comme ce soir. Oui. Ce soir j’avais agi comme un con et je le savais. J’aurais dû décrocher. Ne serait-ce que pour te rassurer. J’aurais dû, te répondre, ne pas te laisser dans cette inquiétude. Pourquoi je ne l’ai pas fait ? J’en sais rien. Je ne le ferais plus promis. Promis, je t’enverrais même des texto, plus régulièrement, plus souvent. Quitte à devenir encombrant et relou. Mais s’te plait, ne m’en veux pas. Machinalement je suis venu coller mon front contre le tien. Si je me sentais mieux. J’en sais rien. Je pense. Oui. Je crois. Mais les peurs, toutes ces craintes, toutes ces blessures, elles étaient encore là. Elijiah avait ouvert une plaie ce soir. Une plaie bien moche, infectée, qui telle une gangrène allait s’en doute s’étendre. Seule une amputation radicale, net, pourrait me sauver. Mais m’amputer de quoi ? De lui ? De toi ? De vous deux ? M’exiler pour vous sauver ? Non. Je refusais de te perdre. Je refusais de te quitter. Je n’en n’étais pas capable. Ca me tuerais. Mais j’en sais rien, je savais que je ne pourrais le repousser. Suffit de voir ma réaction de ce soir. Je lui en voulais tellement. Tellement. Mais pourtant… Pourtant j’avais été on ne peut plus que compréhensif avec lui. Pourquoi je n’avais pas la force de lui dire merde ? Pourquoi je n’avais pas la force tout simplement de tourner la page et de lui dire d’aller se faire foutre ?

Parce que j’étais ce que j’étais. Tout simplement. Ce type humain, emphatique, sans doute de trop, qui comprenait toujours tout et qui telle une bonne poire pardonner sans se poser la moindre question. J’allais finir par morfler c’était tellement évident. J’allais finir par m’en mordre les doigts. Mais j’en sais rien. La rancune, la haine, à quoi ça sert ? Tu peux me le dire toi ? Ca déchire les hommes bien plus que tout le reste. Et au final, on finit par s’en vouloir, par se dire que c’était stupide, qu’un simple pardon aurait pu changer la donne. La rancune. Non. Je ne connais pas. C’est naïf je sais. Mais tu sais comment je suis. Tu sais comment je fonctionne. Furtivement j’ai fermé les yeux, empêchant une larme de venir rouler sur mon visage. Je me sentais faible. Tellement. Je me sentais, j’en sais rien. Mais tu as pris mon visage entre tes mains, m’obligeant à te regarder. Ton regard, si doux, si remplis de tout un tas de truc positifs. Je n’ai jamais su expliquer pourquoi, ni comment, mais tu te souviens du soir de notre rencontre ? Tu te souviens, des premiers mots que l’on s’est dit ? J’ai tout de suite senti en toi tout un tas d’énergie positives. J’ai su que tu me ferais du bien. Alors quand on s’est dit que ce n’était qu’une question d’une nuit, ou deux, j’en sais rien, mais je savais que je n’aurais pas envie de te laisser partir. Au final, c’est peut-être moi qui suis tombé sous le charme en premier. J’en sais rien, mais en tout cas, c’est moi qui t’ai demandé de rester, c’est moi qui ai voulu que tu t’installes ici. Et quand t’es venu ce soir-là dans mon lit, si seulement tu savais combien je me sentais… Heureux. Qui a lancé les hostilités ? Toi ? Moi ? Qu’importe. Tout est tellement naturelle entre toi et moi, alors pourquoi se poser des questions ? Y’en a marre des questions. Clairement. Y’en a marre. J’ai ri. Oui, j’ai ri à ta remarque sur le téléphone. Un acharné. Non. Tu étais juste un homme amoureux et inquiet, rien de plus.

« Ne pas me moquer ? Alors attends voir, on va regarder ça tout de suite. On va voir si t’as battu un record. »

Te souriant comme pour te rassurer j’ai sorti le téléphone de ma poche. Je savais que tu avais laissé tout un tas de messages. Je savais que tu t’étais inquiétais. Et ce que je pouvais m’en vouloir pour ça, si tu savais. Il m’aurait suffi d’une simple réponse pour te rassurer, un simple texto. Pourquoi je ne l’avais pas fait ? Pourquoi ? Si seulement tu savais combien je m’en voulais, combien je me sentais égoïste rien que pour ça.

« Je suis désolé Nicky. J’aurais dû répondre c’est d’ma faute. La prochaine fois je t’enverrais tout un tas de messages. Des mots gentils, des sexy, de tentateurs. »

Je t’ai souri, encore. Si j’avais faim ? Oui. De toi, de sang aussi. Un peu des deux sans doute. Je n’avais pas mangé depuis la veille, et je dois dire que ce soir c’est un détail qui m’étais complétement passé au-dessus de la tête. Mais alors complétement. Alors je suis simplement revenu t’embrasser, passant mes mains sous ton T-shirt, caressant ton ventre, les hanches, remontant dans ton dos. Je voulais rattraper ce temps que l’on avait perdu. Du temps perdu ? Non, on n’en perdait jamais. Mais le vendredi, c’était notre soirée, et moi, moi j’avais tout gâcher comme un connard. Je voulais me rattraper, je voulais t’offrir cette soirée que je t’offrais tout le temps à ton retour. Ca ne manquait jamais. C’était toujours le même schéma. Moi, t’attendant sagement à la banque de sang, venant t’embrasser. On rangeait les poches de sang, on prenait les médicaments pour les ramener ici, dans la pharmacie dont j’étais l’un des rares à en avoir accès, et ensuite ? Ensuite on rentrait. On buvait une bière ou deux, tu me racontais ton voyage, je te racontais ce qui s’était passé ici. Parfois te faisant une liste des morts, ce qui me brisait le cœur, mais tu me rassurais toujours. Tout le temps. Jusqu’à au final me faire oublier cet enfer dans lequel on vivait. Et puis ensuite ? Ensuite on prenait une douche, et on se retrouvait, tout simplement. Le vendredi, oui, le vendredi en général c’était toujours une belle nuit. Toujours. Et je ne voulais pas que ça change. Non. Je ne voulais pas que les choses changent. Alors j’ai remonté ton T-shirt, le faisant glisser le long de tes bras pour te le retirer, plongeant ma tête dans ton cou, quand joueur, je t’ai simplement mordu, venant boire un peu de ton sang avant de relever la tête, m’essuyant les lèvres.

« Des deux je dois bien avouer. J’ai une idée. On a cas manger et ensuite on ira prendre une douche et… Ensuite on pourrait se dévorer mutuellement et après on ira boire un verre ? Le soleil se lève dans deux heures mais j’ai pas envie de dormir. T’en penses quoi mon Ange ? »

Prendre une douche. C’était sans compter que j’avais déjà oublié les conneries que j’avais fait dans la salle de bain. Le miroir brisé, les traces de sang suite à cette tentative éhontée de scarification. Ce que je pouvais être con des fois. Ca allait encore t’inquiéter. Mais de toute manière tu finirais bien par le découvrir. Laissant mes doigts glisser sur ton ventre, redessinant tes formes, j’avais envie de tout ça oui. De manger, de toi, et de passer toute la journée en ta compagnie. On dormirait plus tard. Quand on aura le temps. J’avais simplement envie de te retrouver. C’était con. Mais tout ce que je voulais, c’était ça. Etre simplement avec toi…



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De la main de Nick Murphy signé le Dim 30 Juil - 2:29

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But what's worse: the pain or the hangover?

« Juste une réponse à mon appel ou à mes messages, ça suffira, tu sais. »

Nick envoya balader l’histoire d’un geste nonchalant de la main. Ce n’était que de la comédie, car en réalité, ça n’était pas rien, ça n’était pas drôle. Il s’était vraiment inquiété, profondément inquiété, et il craignait que ses peurs ne finissent par éloigner Zick de lui. S’était-il trop attaché ? Certainement. Avait-il raison de s’inquiéter ? Peut-être. De sa courte vie de vampire, Nick avait appris quelque chose, ou tout du moins, avait fait l’amer constat que tous les gens qu’il aimait finissaient indéniablement par disparaître. Etait-ce de la malchance ? Une malédiction ? De malheureuses coïncidences ? Nick n’en savait rien, il n’avait pas cherché de raison à ces coups du destin. Ce n’était probablement que les hasards de la vie qui s’étaient acharnés sur lui. Et la soudaine réapparition d’Elijiah ? Un hasard aussi, très certainement. Un hasard cruel, qui peut-être, comme tous les autres coups de malchance dans sa vie, lui briserait à nouveau le cœur pour le laisser seul et perdu, à devoir se réparer à nouveau. Alors Nick avait peur. Peur de voir arriver le pire et de ne rien pouvoir y faire. Il savait, indéniablement, qu’il sacrifierait son bonheur au profit de celui d’Ezechiel, qu’il accepterait d’oublier ses désirs pour le sourire de son amant, qu’il daignerait encaisser la douleur si ça pouvait le rendre heureux. Cependant, au fond de lui, il espérait ne pas en arriver là. Il espérait que Zick continue de l’aimer, inconditionnellement, de lui offrir cette fidélité dont Nick lui était reconnaissant chaque jour. Il espérait que ce bonheur à deux continue pour toujours. Pour une fois, Nick avait ce désir, cette envie sourde et égoïste, de cultiver son propre bonheur en même temps que celui des autres. Pour une fois, il voulait se rendre heureux, lui aussi. Juste pour une fois. Une seule petite fois.

Nick frémit quand Ezechiel fit remonter son tee-shirt pour le lui retirer. Bien que le froid n’eût pas de réel impact sur son corps mort et déjà glacial, un long frisson chatouilla son échine lorsque sa peau nue fut exposée. Un mélange d’anticipation et d’excitation. Le scénario était souvent le même. Le lieu changeait parfois, sur le canapé, dans la douche ou sous les draps, mais le dénouement, au final, était toujours semblable et Nick devait avouer qu’il attendait toujours ce moment avec impatience. Après les raids, son désir était comme exalté, galvanisé par les heures voire les jours de séparation, et tout semblait plus intense avec Zick. Son odeur, le toucher de ses doigts, le son de sa voix. Comme si le retrouver aiguisait soudainement ses sens, attisant son appétit, stimulant ses plus bas instincts qu’il oubliait pourtant totalement, une fois en mission. A son retour, alors, Nick se retrouvait soudainement confronté à sa libido, s’étonnant parfois de sa propre avidité. Il n’avait pas eu l’occasion, dans sa vie, de profiter de l’insouciance de l’adolescence et des premiers émois, pourtant, c’était ce qu’il avait l’impression de vivre avec Zick, quand le moindre geste de son partenaire suffisait à le troubler et lui faire perdre ses moyens. Il crispa légèrement ses doigts sur la taille de son vis-à-vis, s’accrochant à lui, et poussa un doux feulement quand les crocs de Zick percèrent sa gorge pour lui voler quelques gorgées de sang. Les yeux à demi-fermés, il se concentra sur ce picotement près de sa jugulaire, qui l’électrisait depuis le bas de sa gorge jusqu’au long de son ventre et ce frisson venait mourir au creux de son aine. Lui qui s’était promis d’être doux et prévenant pour ne pas brusquer Ezechiel sentit mourir ses convictions tandis que le concerné s’essuyait les lèvres.

« Ca me semble être un excellent programme. »

Le son de sa voix avait pris des accents rauques qui trahissaient sans mal le désir qui venait de s’emparer de lui. Même ses pensées s’embrouillaient en sentant les doigts froids d’Ezechiel courir sur sa peau nue. Il avait bien envie de sauter la case repas pour passer tout de suite à la dégustation de son amant, mais il parvint à calmer un peu son enthousiasme pour ne pas le jeter sur son épaule et l’emporter dans la chambre. Au lieu de ça, il se pencha à nouveau vers lui pour lui réclamer un baiser. Il l’imita alors, remontant doucement le tee-shirt de Zick pour le faire passer au-dessus de sa tête et se retrouver enfin à égalité avec lui. Avant de se faire un sang d’encre et mourir d’inquiétude en imaginant les pires choses qui auraient pu arriver à Zick, il n’avait pensé qu’à ça. Ce moment où il retrouverait son partenaire dans l’intimité simple et passionnée de leurs étreintes. Parfois, Nick s’en voulait d’avoir la tête pleine d’images et de désirs coupables, mais il n’y pouvait rien, Zick l’avait ensorcelé. Nick en était dingue. De cette peau pâle et froide qu’il aimait couvrir de baisers, de ces lèvres pleines et tentatrices qu’il se plaisait à embrasser dès que l’occasion se présentait. Il lui arrivait de se demander comment il avait pu vivre à ses côtés sans laisser le désir le rendre fou, car il se souvenait parfaitement bien de cette période où lui et Zick n’avaient été que de simples amis, sans contacts physiques ambigus ni relations intimes approfondies. Nick se sentait tout bonnement incapable de revenir à cette situation-là. Ezechiel le tentait bien trop pour qu’il puisse étouffer ses ardeurs. Ce qu’il tentait d’ailleurs de faire à cet instant-même, grognant contre sa bouche avant de trouver le courage de se reculer, sentant les muscles de son bas-ventre fourmiller d’impatience.

« Allons manger. » Gronda-t-il en se mordillant la lèvre inférieure pour reprendre contenance. « Je suppose que tu n’as rien avalé ce soir. »

Il le connaissait trop bien. Il était certain que sans lui, Ezechiel sauterait plus de repas qu’il n’en mangerait. Il avait cette fâcheuse tendance de penser au bien de ses patients avant lui, de laisser le travail l’assaillir et de délaisser sa propre personne pour mieux s’y consacrer. Ce n’était pas pour rien qu’il avait été nommé infirmier en chef, mais Nick n’aimait pas le voir se négliger. Même si un repas manqué ne le ferait pas tomber dans les pommes, il craignait toujours que la faim ne l’affaiblisse et que, qui sait, cela finisse par se changer en porte ouverte pour le virus contre lequel il se battait sans relâche pour tous les vampires de l’hôpital. C’était une crainte loufoque et farfelue, mais c’était pour Nick une raison bien suffisante afin d’insister pour que Zick se nourrisse correctement. Il était prêt à retarder encore un peu leurs retrouvailles passionnées pour s’en assurer et il le repoussa gentiment pour se relever et attraper son sac, en sortant une poche de sang qu’il lui tendit en souriant.

« Distribuer des poches de sang et ne pas se nourrir soi-même, c’est un peu le comble, tu ne trouves pas ? », Lui lança-t-il, taquin. « Tu ne te rends pas compte de l’effort que je fournis pour garder mon sang-froid, Zick, alors profite-en vite, mon amour, parce que le Murphy raisonnable qui veut te voir manger sera bientôt remplacé par celui qui veut te dévorer. »

Il lui avoua sans détours ses intentions et émit un rire amusé, se félicitant de ne pas avoir encore bandé, s’étonnant même d’avoir réussi à brider à ce point son désir. Il avait pourtant l’impression étrange que son corps était brûlant, mais ce n’était probablement qu’une impression, il n’était pas certain que le corps des vampires puisse à ce point changer de température. Nick se pencha et ramassa les cadavres de bouteille pour les ramener dans la cuisine, cherchant à s’occuper les mains pour qu’elles n’aillent pas d’elles-mêmes fureter sur le corps de son amant. Même si le soleil se levait dans deux heures, tout comme Zick, il n’avait pas la moindre envie de dormir. Il savait déjà qu’avant le sommeil, un autre besoin lui titillait l’estomac et ne s’en irait pas avant d’avoir été satisfait.




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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Lun 31 Juil - 9:50
The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




Un excellent programme. Sans doute le meilleur. Mes doigts se promenant contre ton torse maintenant nu, découvrant ta peau, cette chair qui me donnait mille et unes envies. Mille et unes idées aussi. J’avais tellement eu l’impression de t’avoir trompé ce soir, de t’avoir trahi en le prenant dans mes bras. Je me sentais si salle, honteux, je m’en voulais tellement si tu savais. Je m’en voulais de me retrouver toujours aussi faible face à lui. C’était tellement stupide de réagir comme ça. Lui m’avait brisé, et moi, moi je l’avais enlacé. Limite lui pardonnant toutes ces fautes, comme ça, sans rancune, vraiment aucune. C’était con comme raisonnement. Naïf. Elijiah ne changera jamais, je devrais le savoir mieux que quiconque. Certaines choses évoluent, certes, mais au final, le caractère d’une personne est forgé dans sa carcasse, marqué comme au fer rouge. Non. On ne change pas le caractère de quelqu’un ce n’est pas possible. Pas plausible. On ne peut pas changer du tout au tout et Elijiah restera cette personne destructrice qui finit par briser tout ce qu’il touche. Rien que de penser à ça, j’avais envie de me jeter dans tes bras, remplis de remord de penser à lui alors que nous étions là, moi assis sur toi, te retirant ton T-shirt, mes doigts dansant sur ton épiderme. J’avais envie de toi, alors pourquoi je revoyais son visage ? Ca me tuait putain. Quand t’es venu m’embrasser à ton tour j’ai fermé les yeux, à m’en fendre les paupières. Passant mes bras autour de tes épaules, me collant davantage contre moi, comme si j’essayais de te tamponner sur moi. De ne faire qu’un avec toi. Faire qu’un. Oui, nous n’étions qu’un toi et moi. T’es mains sont venir me retirer mon haut, nous mettant d’égal à égal alors que je pouvais sentir mon bas ventre s’enflammer, gémissant déjà sous ton baisé.

Finalement, me je me demandais si je n’allais pas sauter la case repas. J’avais envie de passer à l’étape deux. Directement. Te retourner là, sur ce canapé. Oubliant cette douche. On aura l’occasion de la prendre plus tard. Essayant de venir coller mon bassin contre le tien, voulant te faire sentir combien mon corps était en émois. Mais tu as fini par te reculer. Ta façon de prendre soin de moi m’épatera toujours. Déçus je t’ai offert une petite moue boudeuse. J’avoue que tu supposais bien. Mais ce n’était pas grave tu sais. On n’était pas sous nourris ici, à la différence des autres vampires qui était là, dehors. Nous, qui prenions des risques pour les sauver tous. On avait une condition pas désagréable malgré le fait que l’on vivait avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Constamment. Toi en allant en Raid, moi, en franchissant une porte qui risquait de me tuer tous les jours. Pourquoi on faisait ça mon Amour ? Aider les autres ? Tu crois que c’était dans notre nature ? Y’avait des jours comme ça, ou j’avais juste envie de t’embarquer sur ma bécane, loin d’ici, pour aller vivre je ne sais trop où loin de tout ça. Toujours enfermé dans cette prison, mais seuls, en autarcie, juste toi et moi. Prendre des pseudo vacances. Toi. Oui, y’avait que toi qui comptait. C’était une évidence. Tu étais le seul et tu le resterais Nick Murphy. Nicklaus Hoffman. Peu importe ton nom. Ton identité. J’avais fait de toi mon alter ego. Mon unique. Mon tout. Cet équilibre qui manquait dans ma vie. Je t’aimais tellement. Si tu savais. La simple idée de te perdre me rendait cinglé. J’en crèverai. Que oui, j’en crèverai. Tu l’ignorais peut-être mais c’était une évidence contre laquelle je ne pouvais me battre. Si seulement tu savais…

Tu as fini par me repousser, gentiment, pour te relever. Grognant d’insatisfaction, je suis resté assis, là, te dévorant des yeux, me mordillant un doigt sans te quitter du regard alors que tu cherchais du sang dans ton sac. Ce que tu pouvais être beau. Je pouvais rester là, te regardant, durant des heures. Sans jamais m’en lasser. Je me sentais tellement chanceux de t’avoir, rien que pour moi. Je n’étais plus très sûre d’avoir vraiment faim, mais je devais bien avouer que de boire un peu ne me ferais pas vraiment de mal après la quantité d’alcool que je venais de m’enquiller. Ne serait-ce que pour me remettre mes pensées en place. Ne serait-ce que pour décuver un peu. J’ai attrapé cette poche que tu m’as tendu, te souriant à ta réplique. Le comble, je n’en sais rien, mais quand ton esprit est occupé ailleurs on finit par vite oublier certaines choses, même les besoins primitifs. Mais j’ai simplement éclaté de rire suite à ce que tu m’as dit. J’avoue adorer ce Nick, celui qui ne craignait pas de m’arracher mes vêtements. Celui qui me renversait sur le canapé après avoir siphonné sa bière, comme ça, sans me demander mon avis. Celui qui venant se coller dans mon dos dans mon sommeil. Celui qui me prouvait combien je pouvais être désirable. J’aimais tellement ta façon de m’aimer Nicky. Avec toi j’étais l’homme le plus heureux du monde. Je crois que plus rien ne pourrais jamais m’atteindre. Je crois, ou plutôt, je croyais ? J’en sais trop rien, mais je n’avais pas envie d’y penser dans l’instant. Non. Je n’avais pas envie de repenser à cette soirée. A lui. A ce que j’avais pu lui dire. A cette façon que j’avais eu de me jeter dans ses bras. Je l’avais enlacé oui, et ce que je pouvais regretter mon geste.

Je n’ai rien dit. Te souriant simplement avant d’entamer ma poche, te regardant ramasser les cadavres de bière que j’avais laissé trainer. Me retrouvant finalement seul dans le salon alors que tu étais déjà parti de planquer dans la cuisine. N’arrivant pas à effacer ce sourire sur mes lèvres tant je me sentais à nouveau bien, entier. J’avais ce sentiment que rien ne pouvait me détruire quand tu étais là, avec moi. Alors j’ai simplement vidé la poche, presque cul sec, rapidement, la laissant trainer sur la table basse pour me relever. Je t’ai rejoint dans notre cuisine, me collant dans ton dos, passant mes bras autour de ta taille. Il ne m’avait pas fallu plus d’une minute pour manger. J’avais trop envie de te sentir là, contre moi. Passant ma tête par-dessus ton épaules alors que mes mains te caresser le ventre. Un court instant, avant de descendre plus bas, détachant machinalement ta ceinture, le bouton de ton jean, les yeux mi ouverts. Je n’avais plus envie d’attendre, plus envie de discuter. Non, tous ce que je voulais, tout ce que je demandais, c’était te retrouver. Faire ce que l’on faisait à chaque fois que tu rentrer. Tu t’étais inquiétais, et moi, moi j’avais trop merdé ce soir. J’avais simplement envie de te prouver combien je pouvais t’aimer. Combien j’étais désolé aussi. Combien je me sentais minable de t’avoir laissé comme ça. Minable. Oui, c’est comme ça que je me sentais. Alors j’ai fait sauter ce bouton de ton pantalon, venant plonger ma main sous ce tissu, ne résistant plus. Te caressant en me collant contre toi. Je bandais déjà, depuis que tu m’avais repoussé, m’obligeant à manger à la va vite, épris par des désirs bien plus agréables que tout le reste. Embrassant ton cou, soupirant de plaisir.

« J’ai été assez rapide à ton gout mon Ange ? »

Souriant dans ton cou j’ai retiré ma main, te retournant pour dans un geste t’assoir là, sur le plan de travail de la cuisine. Ici, oui, on pouvait le faire là aussi. De toute manière aucun recoins de cet appartement n’avaient pas été exploiter pour nos ébats. Attrapant ton visage entre mes mains je t’ai embrassé avec passion, avec envie, laissant ma langue chercher la tienne. J’allais finir par me sentir bien trop a l’étroit dans ce foutu jean trop serré. Attendant que tu me le retire. Peu importe l’endroit, peu importe la manière. Peu importe qui prenait l’autre. Nous étions vendredi. Et le vendredi, c’est ta soirée mon Ange. La tienne. Pas celle d’un autre. Et jamais rien n’y personne ne pourrait changer ça. Tu me rendais dingue. Dingue d’amour pour toi. J’étais effrayais de t’aimer autant, effrayer a l’idée que tu puisse un jour m’abandonner tout comme Elijiah m’avait abandonné. Effrayé de te donner autant. Mais c’était plus fort que moi. Je ne pouvais lutter contre ça. Je ne pouvais plus me battre et me refuser cette évidence. J’étais dingue de toi Nick Murphy. Alors ne m’abandonne pas. Jamais… J’en crèverai putain.




© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
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De la main de Nick Murphy signé le Lun 31 Juil - 22:06

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

Dans un réflexe trop humain, Nick retint son souffle en sentant Zick se glisser dans son dos. Anticipant le chemin de ses doigts, il ferma à demi les yeux en se laissant faire, son corps se consumant brusquement de désir. Sa peau semblait brûler sous les doigts de son amant et il se mordit doucement la lèvre inférieure quand il perçut la propre excitation d'Ezechiel se presser contre son dos. Merde. Il lâcha un juron tandis que les doigts de son partenaire s'appliquaient à défaire sa ceinture. Les gestes lui parurent trop lents alors que déjà, une certaine tension venait rapidement s'installer dans son bas-ventre. Nick inclina doucement la tête contre celle de Zick, poussant un long soupir quand la main s'aventura enfin sous le tissu, terminant de réveiller le désir qu'il s'était pourtant appliqué à refouler jusqu'ici. Ezechiel parvenait à l'exciter avec une facilité déconcertante. Il avait suffi de quelques gestes seulement pour titiller les ardeurs de Nick, qui pouvait difficilement lutter contre l'avidité de son propre appétit. Seul Zick avait cet effet sur lui. A croire qu'il avait des pouvoirs magiques, pour le mettre dans un tel état de trouble en l'espace de quelques secondes seulement. Un véritable magicien. Nick se refusait à penser à tous les hommes, toutes les femmes qu'il avait pu étreindre avant lui pour développer ces talents. Il ne voulait penser qu'à Ezechiel. Un nouveau feulement passa la barrière de ses lèvres lorsque la bouche de Zick effleura sa gorge. Le baiser l'électrisa jusqu'à son entrejambe, achevant de lui faire perdre le fil de ses pensées. Il sourit à la remarque de son amant et se retourna pour enfin lui faire face.

« Bien plus que ce que j'espérais. » Haleta Nick.

Il posa la main sur sa nuque pour répondre fiévreusement à son baiser, empoignant sa chevelure tandis que son autre main attrapait la lanière de sa ceinture. D'un geste assuré et habitué, il tira dessus pour la déboucler et déboutonna fébrilement le jean de son partenaire. En quelques instants seulement, l'ambiance avait changé du tout au tout. Nick oublia presque qu'il l'avait trouvé en larmes au milieu de ses bouteilles de bière. A l'embrasser à pleine bouche dans la cuisine, cela ne semblait plus être qu'un vague souvenir. De toute façon, il n'était plus en état d'aligner deux pensées intelligibles, alors lui demander de se souvenir des cinq minutes précédentes... C'était un challenge qu'il se sentait incapable de relever. Très vite, ses doigts trouvèrent leur chemin sous l'élastique de son sous-vêtement pour aller s'enrouler autour du membre de Zick qu'il gratifia de quelques caresses brûlantes. Rien ne l'excitait plus que l'excitation de son partenaire. Se sentir désiré était grisant. Enivrant. Nick était fier de faire naître de telles réactions chez lui, il s'étonnait même d'y arriver. Même en le tenant dans ses bras, Zick lui semblait inatteignable. Cet homme était trop parfait. Généreux, à tomber, intelligent et passionné. Attentionné, délicat, talentueux et authentique. En plus d'être un dieu au lit. Nick pouvait l'avouer, Zick lui avait offert plusieurs des meilleurs orgasmes de sa vie, et pourtant, en cent ans, il avait eu le temps d'en expérimenter, des orgasmes. Il l'aimait. Tellement. Pour tout ce qu'il était. Pour tout ce qu'il faisait. Pour lui et pour les autres. Nick avait une chance indéniable de vivre cela, il le savait, et il voulait en profiter jusqu'au bout. Ses jambes s'enroulèrent autour de la taille de Zick, l'attirant un peu plus à lui pour presser son bassin contre le sien, resserrant doucement ses doigts autour de sa virilité.

« Merde, Zick, si tu savais à quel point j'ai pensé à ça toute la journée... » Et 'ça', il l'avait justement en main, clamant son droit dessus par quelques caresses indécentes. « T'as intérêt à ne pas te finir aussi vite que tu as fini ton repas, par contre. », Le prévint-il d'une voix rauque.

Il lui griffa la nuque en l'embrassant à nouveau. Le peu de barrières qu'il avait érigées venait de tomber en miettes, il perdait le contrôle. Il le désirait tellement... Il en devenait dingue. Son corps réclamait la moitié qu'il lui manquait, il voulait ne former plus qu'un avec Zick. On était vendredi, après tout. Par la forces des habitudes, Zick l'avait conditionné comme le chien de Pavlov. Quand ce jour arrivait, le désir de Nick était exacerbé. Il savait que tous les vendredis, ils s'étreignaient chaudement et passionnément en guise de retrouvailles. A force, son corps s'enflammait rien qu'à l'idée d'être à la fin de la semaine. Décidément, les habitudes pouvaient être effrayantes. Sa bouche dévia contre la mâchoire de Zick puis sa gorge qu'il mordilla avec empressement. Il était impatient, oui. Peu lui importait le lieu ou la position, peu lui importait qui prenait l'aval sur qui, du moment qu'il avait son étreinte, son plaisir et sa volupté, Nick s'en fichait. Du moment qu'il savait donner le plaisir qu'il voulait à Zick, Nick s'en moquait. Tout était si simple, avec lui, c'était ce qu'il aimait. Pas de prise de tête, juste du partage, du plaisir, sans complications, sans disputes, simplement lui, eux, et leur rituel sacré du vendredi. C'était bien ce qu'il adorait avec Ezechiel. Cette sérénité tranquille et si simple qui régnait entre eux. Tout n'était pas rose, mais quand Zick avait un coup de mou, Nick faisait de son mieux pour lui rendre le sourire et bien souvent, il y arrivait. C'était un bonheur ordinaire mais tellement parfait. Nick était reconnaissant de chaque instant.

« Dépêche-toi, Zick, j'en peux plus... » Le pressa-t-il, soupirant d'une voix brûlante contre son oreille.

Là, maintenant, tout de suite. Sur le plan de travail. A même le carrelage de la cuisine. Peu lui importait. Il le voulait, c'était tout, tout simplement. Son corps le réclamait depuis trop longtemps. Il avait eu tellement peur de le perdre, ce soir, alors il voulait le sentir, sentir sa peau contre la sienne, son corps encastré au sien, de n'importe quelle façon, il s'en fichait, il était juste fou de désir. Fou de ce mec.




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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Jeu 24 Aoû - 13:51
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Le vendredi, c’était ton jour, et peu importait ce qui c’était passé ce soir, peu importait ce que j’avais pu ressentir en le revoyant, la seule chose que je voulais, là, maintenant, c’était te prouver que jamais rien ni personne ne pourrait se glisser entre nous deux. Toi, moi, c’était indescriptible, indestructible. Il était hors de question que je te perdre Nicky, hors de question qu’on t’arrache à moi. Je me raccrochais à toi, comme a cette volonté de vivre que j’avais eu quand j’étais encore humain, vivant, mais pourtant mourant. Tu étais mon pilier, ma moitié, mon alter Ego. Cette personne qui m’avait sauvé, cette personne qui m’avait rappelé combien la vie pouvait valoir le coup d’être vécue. Tu étais là, quand j’avais plus d’espoir. Supportant mes sautes d’humeur, supportant ma mélancolie et mes coups de déprimes bien trop souvent violents. Toujours là, pour m’apaiser, me calmer, me comprenant mieux que quiconque. Toi, ta patience, cette facilité avec laquelle tu me parlais. Ce que je pouvais t’aimer Nick Murphy, Niklaus Hoffman, peu importait ton nom, je t’aimais. Et c’était tout ce qui m’importait. Tous, ce qui comptait. Dévorant tes lèvres, ton cou, savourant ton odeur, gémissant sous ton touché si délicat. Je te voulais, entièrement. Tu étais mien. A moi. Possessif je l’étais avec toi. Souvent même un peu trop. Poussant le vis en allant casser la gueule a ce connard qui t’avais regardé avec un peu trop d’assistance l’autre jour. J’en devenais dingue a l’idée de te perdre. A l’idée que tu trouve mieux que moi. Que tu te lasse de moi comme Eli l’avait fait. Que tu m’abandonnes toi aussi. J’en crèverais putain. J’en crèverais. Aimes-moi je t’en prie. Aimes-moi à jamais. Aimes-moi, autant que moi je peux t’aimer… Je t’interdis de me quitter Nicky… Je t’interdis… De partir…

Poussant un râle de plaisir je suis venu t’embrasser dans le cou, venant te mordre avec passion, m’abreuvant de ton sang, m’imprégnant de toi, au plus profond encore. Ma main venant attraper la tienne pour enrouler mes doigts avec les tiens, alors que relevant la tête, je t’ai volé un baisé. Un autre. Encore. Sans doute brutale, violent. Des pensées négatives j’en avais tellement des fois, et j’avais besoin de te faire comprendre que sans toi je serais largué. Que sans toi, je ne valais plus rien. Que si j’étais là, c’était grâce à toi. C’était toi qui m’avais relevé, toi qui m’avais montré le chemin, c’est toi qui m’a créé Murphy pas lui ! N’en pouvant plus je t’ai fait descendre du plan de travail, te retournant, venant me caler dans ton dos alors que je me glissais en toi dans un gémissement de plaisir, ma main venant s’emparer de ton vît, te caressant avec vigueur alors que j’allais et venais entre tes cuisses. Te possédant, plus que jamais, ma tête reposant sur ton épaule, j’aimais tellement te sentir frémir, tellement savoir et constater que tu aimais ce que je te faisais. J’aimais tellement ça, avec toi. Te faire l’amour, ou même quand c’était toi qui me prenais. Tout semblait si simple, si beau, si parfait. Ne pas me finir aussi vite que j’avais fini mon repas. Ca m’avait fait sourire. Tu me connaissais. Je pouvais tenir toute la nuit si l’envie m’en disais. Je ne me lassais jamais de toi. Jamais. Délicatement, j’ai relâché ton membre, venant caresser ton ventre sans arrêter mes coups de reins, embrassant ton cou, cette peau dont je ne me laissais jamais. Cette peau si douce, si froide mais chaude à la fois. Cette peau, qui m’appartenait. Je m’en faisais peur parfois. Mais l’idée que tu puisses coucher avec autre… Non. Je ne la supportais pas. C’est pour ça que j’avais fini par devenir exclusif avec toi. Tu étais mien, et j’étais tien… A jamais.

« On ne fait que commencer mon Ange. Ne me sous-estimes pas Murphy. Avec toi je tiendrais toujours des heures entières. Putain ce que je peux t’aimer... »

Grognant un coup j’ai accentué mes coups de reins, te faisant te pencher en avant pour m’infiltrer plus en profondeur encore, poussant des gémissements de plaisir qui en disait long sur ce que je pouvais ressentir. J’aimais ça, tellement. A en venir te griffer le dos, a en venir mordiller dans la chair, mélangeant le sexe et le sang quitte à devenir un peu brutal parfois. Perdant tout contrôle sur absolument tout. Je restais un jeune vampire, fringuant, avec plein de fougue. Et surtout, incapable de contrôler mes émotions. J’en voulais toujours plus, toujours d’avantage, jamais réellement satisfait jusqu’à l’orgasme ultime. Gourmand, et quémandeur. Continuant ma course pour au final me retirer avant d’arriver à l’extase. Non. Pas maintenant. Pas encore. Te retournant encore pour te faire face j’ai attrapé ton visage entre mes mains, venant t’embrasser avec ardeur, avec passion. Me refaisant le film de ma soirée. Paniqué, terrorisé a l’idée de te voir disparaître. Paranoïaque sans doute. Je l’étais peut-être un peu. Mais j’avais peur. Tellement peur. Il était revenu. Et peut-être… Peut-être que tu le prendrais mal, peut-être que ça vas te faire disparaître. Je n’en savais rien putain. Je n’en savais rien. Alors laisses-moi t’embrasser, laisses-moi m’accrocher à toi, m’enchaîner à toi, te prouver mon amour. Laisses-moi te dire je t’aime, laisses-moi te montrer toutes ces choses. J’en ai besoin. Tout comme j’ai besoin de toi, tout comme j’ai besoin de savoir que non, tu ne partiras pas. Jamais. J’ai besoin d’être rassurer. J’ai mal Murphy. Tellement mal. Passant d’un sentiment de plénitude à… J’en sais rien. L’anxiété la plus certaine. Anxieux je l’étais. J’avais peur. Peur de te perdre. Pourquoi ? J’en sais rien. Peut-être que je recommençais à voir le mal partout ? Peut-être que j’étais encore brisé quelque part. Pas tout à fait réparé. Alors je suis venu appuyé mon front sur le tien, fermant les yeux a m’en fendre les paupières, retenant ces larmes qui menaçaient de recommencer a couler.

« Aimes-moi je t’en supplie… Je t’en prie… M’abandonne pas. »

Aimes-moi, prends moi. Prouve moi que je t’appartiens et que tu n’iras jamais nulle part. J’en avais tellement besoin. Attrapant tes mains je t’ai emmené jusque dans notre chambre. Venant m’allonger sur le lit en t’entraînant avec moi, dans mon élan, te regardant avec tout l’amour que je pouvais te donner. J’avais envie que tu me prennes, j’avais envie de te sentir en moi, de sentir tous les sentiments que tu pouvais ressentir pour moi. Glissant ma main dans ta nuque, je t’ai encore volé un baisé, laissant ma langue venir danser avec la tienne alors que j’enroulais une jambe autour de ta taille. Relevant le bassin pour venir me coller complètement à toi. On faisait que commencer, je te l’avais dit. J’avais encore faim, faim de toi, faim de tous ça. Je n’étais pas un cadeau, non, incapable de retenir mes émotions, incapable de contrôler toutes ces choses. Mais peu importait. J’étais là, avec toi, et tant pis si dans ma caboche c’était le bordel le plus absolu. Tout ce que je voulais, c’était que tu saches. Que tu comprennes que c’était toi que j’aimais, que c’était avec toi que je voulais être. Parce que c’était une certitude. Je t’aimais, sans doute de trop. Et quand j’aimais de trop, je pouvais parfois devenir très con. Trop con. Trop excessif, trop brutal, trop violent, trop possessif. Avec moi, c’était toujours trop. C’était ça mon problème. Et je n’avais pas envie de t’étouffer, je n’avais pas envie que tu prennes peur, que tu te lasse, que tu finisse par en avoir marre de mon comportement parfois trop zarb. Je ferais des efforts, je te le promets, tant que tu reste là, avec moi, j’en ferais. Promis juré. J’arrêterais mes conneries. Je ferais de mon mieux crois-moi.

« Fais-moi l’amour Murphy… Dis-moi que tu m’aime… J’en ai besoin… J’ai tellement peur de te perdre putain… »

Tellement peur… Si tu savais. Je crois que j’étais encore brisé. Encore un peu… J’avais besoin de temps. De temps pour me refaire confiance, pour réaliser que oui, moi aussi, j’avais le droit d’être aimé… Et d’aimer en retour… Moi aussi j’avais le droit… D’être bien. Et heureux… Sois patient mon Ange… Je vais y arriver… Tout n’était qu’une question de temps… Comme toujours.




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De la main de Nick Murphy signé le Lun 9 Oct - 1:26

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?


Il ne se sentait jamais aussi vivant que dans les bras d’Ezechiel. Non, décidément, aucune sensation n’égalait celle-ci. Cette brusque montée d’adrénaline et de plaisir mêlés, cette excitation palpable qui lui donnait l’impression que son cœur battait à toute vitesse. Nick inclina la tête en arrière quand son amant le mordit, poussant un râle sourd en le sentant s’abreuver à même sa gorge. Ses doigts tremblèrent légèrement quand il les resserra sur ceux de Zick. Un mélange d’impatience et d’anticipation. Il était fou de cet homme, comme il n’avait jamais été fou de personne auparavant. Il avait aimé, certes, mais cela lui paraissait tellement futile à côté de l’affection qu’il lui portait. Il frôlait l’adoration, la dévotion profonde, comme si son amant appartenait au divin plus qu’aux vampires. Le surnom que Zick lui donnait lui seyait décidément bien mieux. Mon ange. Quand Ezechiel le retourna, Nick se cambra instinctivement, son dos se creusant pour mieux présenter ses hanches à son amant. Il s’était bel et bien habitué à ce genre d’étreinte. Nick n’avait pas touché de femme depuis qu’il était arrivé en Irlande, peu avant avoir rencontré Zick. Il n’était plus certain, à présent, de réussir à ressentir du plaisir pour la gente féminine avec l’intensité que lui faisait connaître son amant. A mieux y penser, en fait, il n’avait pas touché d’autre homme non plus. De toute façon, dans un avenir idéal, Zick resterait avec lui pour l’éternité. Souvent, il tentait de se convaincre qu’il serait heureux du moment que Zick était heureux. Mais plus il y pensait et plus il en doutait. Il devenait égoïste. Jaloux. Il voulait le garder, près de lui, pour toujours. Il se sentait béat sous les assauts passionnés d’Ezechiel, dans ces instants où ils n’étaient que deux, ou rien ni personne d’autre n’avait d’importance. Feulant sous les caresses, grognant sous les coups de rein, s’extasiant de la pression des doigts sur son membre tendu.

Murphy ne disait plus rien ; il ressentait, tout simplement. Dans cette passion brûlante qui frôlait la douleur, il se sentait presque masochiste, réclamant plus, toujours plus fort, rien que pour Zick ne pense qu’à ça, qu’à lui. Il s’en fichait d’avoir mal. Il aimait le sentir se laisser aller. Qu’il laisse éclater son désir sans le contenir. Dans ces moment-là, il avait l’impression qu’il lui appartenait complètement, tout comme il lui appartenait complètement. Ils n’étaient plus qu’un, dans cet air moite et brûlant, humide de leurs corps pourtant glacés. Lui, cependant, avait l’impression que les doigts de Zick étaient bouillants ; un feu ardent qui faisait crépiter les braises sur sa peau. Il se sentait transpirer, haleter, suffoquer ; il redevenait humain. Sa respiration avait beau n’être qu’une illusion, elle résonnait entre les murs de la cuisine, s’écrasant sur la faïence blanche qui carrelait les murs. Il oubliait. Il oubliait les raids, sa soirée d’angoisse, Tullamore, le virus. Il oubliait tout pour ne se concentrer que sur ce corps encastré dans le sien, que sur ces ongles qui ripaient contre son dos pour y tracer des sillons sanglants que venait alors souligner une langue brûlante. Frémissant de tout son corps, il se noyait dans ce désir sans nom, ce plaisir qu’il ne savait trouver qu’avec Zick et personne d’autre. Parfois, d’ailleurs, il trouvait ça effrayant. Si Zick décidait de s’en aller, de le laisser, comment pourrait-il connaître à nouveau le plaisir ? Serait-il condamné à une frustration éternelle ? Il en deviendrait dingue. Il ne voulait pas de ça. Il promettait chaque fois que Zick voulait l’entendre qu’il resterait à ses côtés, qu’il ne le quitterait jamais, mais il n’osait pas lui demander de lui promettre autant. Peut-être parce qu’il était persuadé de l’aimer bien plus que Zick l’aimait. Parce qu’il craignait de faire face à un refus, parce qu’il avait peur de l’embêter. Très franchement, il n’en savait rien. Il ne voulait pas se faire des films. Il était Icare et Zick était le soleil. Il était persuadé qu’il se brûlerait les ailes et qu’un jour, il tomberait de haut.

En attendant, il profitait. De toute cette affection qu’Ezechiel voulait bien lui accorder, de toutes ces occasions d’en profiter qu’il lui offrait. C’est cependant un gémissement frustré qu’il poussa quand Zick le retourna et Nick se laissa faire, les yeux voilés par le plaisir. Il répondit à son baiser avec autant de passion, ses doigts glissant sur sa nuque, s’y accrochant avec rage, ses ongles s’enfonçant dans sa peau pendant que son autre main venait saisir la chevelure brune de son amant. Il l’aimait tellement. Sa poitrine se resserra en repensant à ce qu’il avait ressenti en début de soirée. A cette peur incommensurable, cette angoisse pesante, prenante, étouffante. Cet amour finirait par le tuer. Par l’écraser, à force de grandir, grandir et grandir encore. Il allait finir par crouler sous le poids de ses sentiments, un jour, peut-être. Ses doigts se crispèrent doucement dans sa chevelure et il l’attira un peu plus à lui de peur de le sentir s’échapper. Il était bien là. Contre lui. Avec lui. Ce n’était plus qu’un mauvais souvenir. Il fut surpris, cependant, d’entendre Zick lui confier des mots si nerveux, si angoissés, avant de se rappeler de l’état dans lequel il l’avait trouvé. Nick esquissa un doux sourire en caressant sa nuque avant de prendre délicatement son visage entre ses mains.

« Je t’aime plus que tout et je ne t’abandonnerai jamais, Zick. Promis. »

Il voulait que Zick en soit certain. Il le répèterait autant de fois qu’il le faudrait. Si un jour ils devaient se séparer, s’ils devaient prendre des chemins différents… Alors ce serait Zick qui s’en irait, qui s’éloignerait. Nick en était persuadé, car lui, de son côté, était bien incapable de le quitter. Du peu de temps qu’ils avaient passé ensemble – à l’échelle de la centaine d’année qu’il avait au compteur – Zick était devenu sa raison de vivre. Vaincre Tullamore, sauver les vampires ? Zick était bien au-dessus. Au point que Nick abandonnerait toutes ces causes nobles si ça pouvait lui permettre de rester auprès de lui. Il en était honteux mais il l’aimait à ce point. Suivant le mouvement, il se rendit à peine compte que son amant l’emmenait dans la chambre. Perdu dans ses pensées, il se laissait porter, tout comme il laissait ses mains vagabonder sur le corps d’Ezechiel dans ses caresses à la fois tendres et libidineuses. Il le désirait autant qu’il souhaitait le rassurer, le consoler. Zick avait besoin de ces mots rassurants et Nick, lui, avait besoin de Zick. Il revint l’embrasser en se saisissant de ses hanches pour le tirer à lui et son corps trouva naturellement le chemin. Il le pénétra en grognant contre ses lèvres, griffant doucement sa peau. Ses lèvres glissèrent contre sa gorge pour y tracer un chemin de baisers. Il avait besoin de se perdre dans le plaisir, encore, pour oublier les pensées déplaisantes qui vagabondaient dans son esprit, comme à chaque fois qu’il pensait trop à l’avenir. Autant se concentrer sur le moment présent, car en cet instant, il en était certain, Zick l’aimait et il l’aimait.

« Zick… Zick… » Il récitait son nom comme une litanie, une prière au plaisir et à l’amour, une supplication, presque. Sa bouche effleura son lobe tandis que ses hanches ondulaient avec force. « Je t’aime. »

Sa voix n’était qu’un souffle, un murmure brûlant qu’il glissait au creux de son oreille. Elle contrastait avec la vigueur passionnée avec laquelle il le possédait. Grognant et grondant son plaisir, ses mains allaient et venaient partout sur son corps, effleurant, caressant, griffant et agrippant, se laissant aller à cette sauvagerie exaltée qu’il n’osait montrer qu’à Zick. Répétant ses mots d’amour, le visage blotti contre sa gorge, il le mordit soudainement et se délecta d’une courte gorgée de sang avant de l’embrasser à nouveau. Cet instant était parfait. Seulement lui. Seulement eux. Ce ‘eux’ qu’il espérait être éternel. Nick se retira brusquement pour le retourner, le plaquant fermement contre le matelas en redressant ses hanches pour plonger à nouveau en lui. L’une de ses mains glissa le long de son ventre avant d’aller flatter son membre tandis que l’autre se referma sur l’un de ses poignets. L’agrippant avec force, il mordit sa nuque à plusieurs reprises pour laisser la marque écarlate de la forme de ses dents sur sa peau. Elles s’en iraient rapidement. Trop rapidement. Nick avait pourtant ce désir profond de le marquer, de le faire sien aux yeux de tous. De crier au monde que Zick lui appartenait. Il s’attaqua à son dos, maltraitant la peau pâle de son amant en grondant sourdement, donnant toujours de vigoureux coups de rein. Il s’appliqua à embrasser chaque morsure, soupirant son plaisir contre les plaies rougies.

« Je suis à toi. » Souffla-t-il en se crispant.

Et ce, pour toujours. Même si Zick s’en allait, même s’il le quittait. Il lui appartiendrait toujours. Ses doigts se resserrèrent sur le membre de son amant et il poussa un feulement sourd en atteignant la jouissance, se laissant submerger par l’exaltation.



Spoiler:
 
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De la main de Ezechiel Albeirteich signé le Mar 17 Oct - 10:18
The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




Le bonheur, c’était une chose qui pouvait encore être bien abstraite pour moi. Cette sensation que tout va bien, que le monde peut bien s’arrêter de tourner, que ça n’avait pas d’importance. C’était tellement étrange. Je l’avais ressenti, une fois, un court instant, dans ses bras à lui. Lui qui au final m’avait trahi, humilié, transformé pour mieux me quitter. Je m’étais demandé alors pourquoi les hommes en tant qu’êtres pensantes, recherchaient constamment cette quête de bonheur, de bienêtre. Ca faisait mal, c’était éphémère et au final ensuite tout n’était plus que souffrance, noir, solitude, ne laissant derrière lui que des êtres creux, vides de toutes émotions, complétement perdus, largués, sans plus aucune envie. Ce bonheur, je l’avais rejeté. Durant un temps. Au début, tu en faisais les frais. Combien de fois je t’ai repoussé ? Combien de fois j’allais me plonger dans les draps d’un ou d’une autre pour rentrer couvert de son odeur histoire de te dire d’une façon indirecte que jamais je ne serais tien. Que jamais je ne voulais être heureux avec toi. Mais tu revenais à la charge. Constamment. Encore et encore et encore. Jusqu’à ce jour. Ce jour ou tout m’est apparue comme une putain d’évidence. Mon monde c’était effondré. Absolument tout. De cette carapace que je m’étais construite à ces remparts que j’avais érigé entre nous. J’avais réalisé. Je t’aimais. Sans doute bien plus que je ne voulais me l’avouer. Je te voulais. Toi et personne d’autre. J’étais devenu possessif, jaloux, parfois violent quand il s’agissait de toi. Je ne supportais pas cette idée de te savoir dans d’autre bras que les miens. J’avais besoin de toi. Constamment. Tout le temps. Perpétuellement. Ca faisait peur. Ca faisait mal… Alors j’ai cessé…

J’ai cessé de te repousser. J’ai cessé de me mentir. J’ai cessé de luter. Et je me suis libéré. Et j’ai compris pourquoi. Pourquoi cette quête de bonheur était si importante aux yeux du monde. Peu importe sa race, peu importe son peuple. Parce qu’aussi éphémère qu’il puisse être, il fait du bien ce connard. Que oui, il fait du bien. J’étais ce que j’étais. Ce type torturé, instable, jamais sûre de lui. Parfois je te faisais souffrir, comme aujourd’hui, et c’était ça le plus douloureux. Savoir que je pouvais te causer du tort alors que tout ce que je voulais c’était prendre soin de toi. Tu étais à mes yeux aussi fragile qu’une poupée de porcelaine. Un choc, et se serait la cassure, la brisure. J’en étais malade dès que tu partais loin de moi. Toujours inquiet, toujours terrorisé à l’idée de ne jamais te voir rentrer à la maison. Tu étais à moi. J’étais à toi. Et j’espérais que jamais rien ni personne n’arriverait à briser ce que l’on s’était construit. Bien plus qu’un petit nid d’amour. Une histoire. Vraie. Réelle. Une complicité. Ce genre de chose unique. Ce genre de chose que jamais je ne voudrais perdre. Je voulais t’appartenir. Intégralement. Rien qu’à toi, pour toujours. De mon regard à mes gestes en passant par mes mots, tout n’était qu’amour pour toi. Tu étais devenu le centre de mon univers, mon équilibre, parfait, la balance qui jamais ne pencherait. Tu étais cette barre que tiens le funambule. Si je te perdais, comme lui, je tomberais pour m’écraser sur le bitume. Comme lui, je ne m’en relèverais pas. Jamais. Parce que je t’avais tout donné. Même ce que je cachais depuis le départ d’Elijiah.

C’était à toutes ces choses que je pensais quand tu t’en encré en moi. Poussant un râle de plaisir. De tout un tas de truc. J’avais toujours détesté ça je dois bien avouer. Avec lui. Mais avec toi. Avec toi tout était si parfait, si doux, si délicats. Plaquant mes mains sur la rondeur de tes fesses, je t’ai accompagné à continuer. Me délectant de tes lèvres, me noyant dans la profondeur de tes yeux. Tu prenais les devant, c’était toi qui menais la barque. Tu ne l’avais jamais su, mais de nous deux, c’était toi qui tenais les rênes. C’était toi qui menais la danse. Je te suivrais, aveuglement. Constamment. Alors quand tu t’es retiré pour me retourner et me plaquer contre le matelas je me suis laissé faire. Sans craintes. Gémissant à chacun de tes coups de reins, gémissant sous tes morsures, tes griffures, tes caresses. Venant attraper la main qui m’enserrer le poignet pour entrelacer nos doigts et les serrer fortement. Complétement soumis, enivré par toutes ces choses que tu me faisais ressentir. La façon dont tu prononçais mon prénom, cette façon que tu avais de gémir. Ca me faisait frémir, frissonner de part en part. Je crois que j’aurais donné n’importe quoi pour que le temps s’arrête, pour rester là, nu dans ce lit avec toi. Ne jamais revenir à la réalité, ne jamais sortir de cette chambre. Arrêter de me soucier des autres pour ne me soucier que de toi. Nous enfermant dans un cocon, un monde, un univers, rien qu’à nous. Et enfin oublier toutes ces choses qui parfois me faisaient encore mal. Mon passé, mes souvenirs, mes traumatismes. Toi tu savais, toi tu comprenais que parfois certaines blessures étaient longues à cicatriser. Mais tu restais patient. Constamment. Et je crois, non, j’en suis convaincu, c’est pour ça, c’est pour toutes ces choses que je t’aimais. Toi, et personne d’autre…

Me cambrant, les yeux mi-clos, j’ai fini par arrêter de penser. Mes ongles s’enfonçant dans ta main que je tenais encore fermement. Atteignant l’extase. L’orgasme. Instantanément. En même temps que toi. Une chorégraphie parfaite, un timing idéal. Me laissant retomber complétement sur le matelas, desserrant enfin l’étreinte autour de ta main que je torturais involontaire. Souriant d’un air bête. Sans doute de trop. Complétement bien. Complétement serein. Ne pensant plus à rien. Fermant complètement les yeux pour savourer cet instant. Ne dis rien. Ne parles pas. Laisses-moi juste… profiter. Quelques secondes. Reprenant mes esprits, revenant à la réalité. C’était dure dans ces moment-là. Vraiment. Rouvrant les yeux je t’ai renversé. Un geste joueur presque enfantin, venant me blottir contre toi. Ma tête sur ton torse, un bras t’enlaçant par la taille de façon bien plus que possessif. Crois-moi, je crois que j’aurais donné n’importe quoi pour ne jamais sortir de ce lit. Ne pouvait m’arrêter de sourire tant je me sentais bien. A me voir, jamais on aurait pu penser quelques heures avant j’avais pété les plombs au point de tout détruire dans la salle de bain. C’était un pouvoir que toi seul avait. Ta simple présence arrivait à me faire me sentir bien. C’était con, stupide, mais jamais ne n’aurais pensé me dire que j’avais trouvé le parfait amour. Ce grand amour qui nous semble indestructible. Invincible. Sans faille. Franchement. C’était utopique, presque inimaginable, impensable. Mais je me disais que jamais rien ni personne ne pourrait m’arracher à toi. Jamais. Tu étais tout ce que j’avais. Tout ce qui comptais. Et ça me suffisait.

« A moi… Mon précieux. »

Riant de ma connerie j’avais pris la voix de Golum dans le Seigneur des Anneaux. Ca me faisait rire, mais tu étais aussi important que son anneau à ses yeux à cette créature bizarre. J’étais bien là, contre toi. Je ne voulais pas bouger. Pourtant j’ai fini par relever la tête, venant m’emparer de tes lèvres avec passion et délicatesse. Ce que je pouvais adorer le vendredi. Surtout quand tout se passait comme ça, surtout quand tout semblait si parfait. Venant caresser ton visage en te souriant. J’en avais oublié ce début de soirée merdique, son retour, sa voix, son visage, complétement tout. Il n’y avait que toi et toi seul qui comptait désormais. Il avait fait son choix, et j’avais fait le mien. Te titillant je t’ai mordillé la lèvre inférieure. Je n’avais pas envie de dormir, je n’avais pas envie qu’on se couche. Je voulais qu’on rattrape ces quelques jours que j’avais passé sans toi. Ce que je pouvais maudire ces nuits où tu n’étais pas là. C’étaient les pires crois-moi.

« Tu me feras penser à ne plus jamais changer les draps le jeudi. Regardes-ça, t’en as encore mis partout. »

Joueur, je me suis redressé pour regarder les draps maculés de sang et de fluide corporelle. On n’avait pas fait dans la dentelle ce soir, c’était une évidence. Je pouvais sentir les plaies qui déjà se refermaient, mais les draps, eux, étaient complétement foutus autant le dire. Machinalement je suis venu m’assoir à califourchon sur toi, te caressant le torse. Cette peau dont je ne pouvais plus me passer. Ce que tu pouvais être parfait Nick Murphy. Un vrai cadeau du ciel.

« Et si on allait la prendre cette douche ? Après on ira chercher des bières et à manger, qu’est-ce que tu en penses ? »

La douche… Vraiment, à ce moment-là j’avais oublié l’état dans laquelle j’avais laissé la salle de bain…




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De la main de Nick Murphy signé le Mar 7 Nov - 23:04

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?


« T'es con. », Rit-il avec lui. « C'est toi mon précieux. »

Il était calmé. Repu de son amant, comblé par son orgasme, savourant le contact de sa peau froide contre la sienne. Dans l'euphorie de l'instant, elle lui semblait brûlante, comme si leur étreinte avait pu réchauffer leurs muscles glacés. Au fond de lui, Nick savait que c'était impossible, mais peu lui importait. En cet instant, seul Zick comptait. Il aimait ses embrassades, les caresses aériennes de ses doigts, il aimait savoir qu'il avait pu lui donner du plaisir, ne serait-ce que quelques secondes. Il aimait tant ça qu'il en voulait encore. Et encore, et encore ! Il devenait insatiable. Une bête sanguinaire à l'appétit aussi acéré que ses crocs. Pourtant, avant de rencontrer Ezechiel, Nick n'avait jamais été particulièrement libidineux. Certes, il appréciait le sexe et après ses amours tumultueuses, il l'avait vécu comme un exutoire, une manière de se défouler, d'oublier sa peine dans les affres du plaisir... Mais il n'en avait jamais été accro. Jamais à ce point. Il vivait difficilement le manque et lorsque les étreintes avec Zick se faisaient un peu trop attendre, il en perdait toute concentration. Il lui fallait sa dose de Zick. Il aurait pu le posséder jusqu'à plus soif, il en était certain, il ne pouvait pas se lasser de ce corps. Ça devenait dangereux quand en raid, une partie de son cerveau se débranchait pour fantasmer sur Zick au lieu de se concentrer sur la mission. Bellamy le lui reprochait là où Guillaume préférait en rire. Nick, lui, ne se rendait pas toujours compte de ses rêveries éveillées, et c'était probablement ça le plus grave. Si Zick le savait...

« Perdu pour perdu, on n'a qu'à les salir encore plus, maintenant... », Rétorqua Nick en riant, tout en déposant quelques baisers sur la ligne de sa mâchoire.

Il avait oublié la désastreuse façon dont la soirée avait commencé. Fini, l'angoisse, la peur, le stress. Oubliés, tous ces sentiments désagréables. Il n'y avait plus que Zick. Zick et ses baisers, Zick et ses caresses, Zick et sa douceur. À peine avait-il terminé de l'étreindre qu'il avait encore envie de lui. Dans ces moment-là, Murphy n'avait plus la moindre envie de partir en raid. Il serait bien resté dans ce lit pour toujours, avec Ezechiel au creux de ses bras et le reste de l'éternité pour lui faire l'amour. Pourtant, au fond de lui, il le savait : ses responsabilités finiraient par le rattraper. Zick aussi, d'ailleurs, avait une mission de la plus haute importance. Il espérait naïvement, ardemment, qu'un jour tout cela cesse, qu'ils trouvent un remède au virus, que Tullamore disparaisse et qu'ils puissent alors trouver une quiétude tranquille où rien ni personne ne les dérangerait. Il fantasmait régulièrement sur cet avenir qui ne viendrait jamais. D'une manière ou d'une autre, ça l'aidait à tenir, à se convaincre que tout n'était pas noir. L'espoir. Il fallait garder espoir. Ce sentiment ne l'avait presque jamais quitté, dans les camps de la mort, et il n'avait jamais rien connu de pire, pas même maintenant, dans cette prison à ciel ouvert. Alors s'il avait survécu aux camps, s'il avait gardé espoir pendant la guerre, il pouvait cultiver le même espoir maintenant, dans cette lutte qui déjà commençait à durer. Nick prit la main de son amant et embrassa ses phalanges en souriant. La douche lui donnait déjà plein d'idées. Même après une journée à gambader en raid, il était plein d'énergie, si bien qu'il n'avait pas la moindre envie d'avaler une poche de sang, les pensées trop occupées par d'autres besoins.

« J'en pense que c'est une merveilleuse idée. »

Après un dernier baiser volé à Zick, il le renversa pour se lever et rejoindre la salle de bain, l'invitant d'un regard malicieux à le suivre. Il n'en avait pas encore fini avec lui, loin de là. Il n'avait pas encore eu assez de sa dose de Zick pour s'endormir repu. Très honnêtement, il se voyait déjà le posséder jusqu'au bout de la nuit. L'étreindre jusqu'à ce que le soleil se lève. Lui faire l'amour jusqu'à l'aube. Nick s'imaginait le consoler de sa rencontre avec son Sire et se consoler de son inquiétude pendant des heures. Cependant, quand il arriva dans la salle de bain, ses plans semblèrent s'écrouler. Il s'arrêta à l'encadrement de la porte, arqua un sourcil et se figea. Des bouts de miroir brisé jonchaient le sol dans une flaque de sang. S'il avait pu, il aurait pâli. Il serait devenu blanc comme un linge et ce brusque manque d'afflux sanguin dans sa tête lui aurait fait perdre connaissance. Heureusement, il avait un peu plus de résistance que ça et il se contenta de se tenir à l'encadrement de la porte en tentant de déchiffrer la situation. Il se mit à réfléchir à toute vitesse. Zick. Elijiah. Les bières vidées. Ses pleurs. Sa détresse. Lui qui avait cru le trouver dans un sale état s'était bien trompé, car il le devinait, ce carnage dans la salle de bain y était lié. C'était donc bien pire que ce qu'il avait cru. Nick était sous le choc. Atterré. Attristé. Furieux. Contre lui. Parce qu'il avait bêtement cru le consoler avec un câlin et quelques mots doux, alors que Zick ne lui avait montré qu'une petite partie de sa détresse. Il avait une boule lourde comme du plomb dans la gorge et il pivota légèrement pour se tourner vers son amant. Quel idiot. Quel idiot il était. Idiot, égoïste et aveugle pour ne même pas voir plus loin que les sanglots de l'homme qu'il aimait.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Le questionna-t-il, perdu.  « Zick. »

Par association d'idées, il avait quelques réponses, mais il voulait l'entendre de sa bouche. Nick vivait avec lui depuis un moment maintenant, il était au courant de l'instabilité d'Ezechiel, de ses sautes d'humeur et de son contrôle vacillant, mais pour en arriver à de tels extrêmes, il se doutait que le dossier Elijah pesait encore très lourd dans son coeur. Il le détestait. Cet homme qu'il ne connaissait même pas. Il le détestait ! Il le détestait pour avoir blessé Zick et pour le mettre encore dans cet état. Ne pouvait-il pas juste disparaître ? Le laisser prendre soin de Zick pour le restant de ses jours et se faire oublier ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Nick revint vers Ezechiel pour prendre son visage entre ses mains, pressant son front contre le sien. Il sentait au creux de son ventre un mélange de jalousie, d'inquiétude et de fureur, des sentiments qui lui donnaient la nausée. Ses doigts effleurèrent doucement les joues de Zick. Pour le rassurer. Pour se rassurer.

« Tu aurais dû m'appeler. Pourquoi tu ne m'as rien dit, tout à l'heure ? Pourquoi tu... »

Il s'interrompit. Ce n'était pas la question. Ezechiel avait sûrement tout un tas de raisons de faire ça et Nick était persuadé qu'au moins deux tiers de ces raisons s'appelaient Elijiah. Il soupira en embrassant sa joue. Il aurait dû être plus attentif, lui aussi. Il ne voulait pas que Zick se sente coupable. Coupable de quoi ? D'aller mal ? D'avoir le coeur en miettes ? C'était stupide. Il ne méritait pas cet interrogatoire.

« Ne refais plus jamais ça, mon amour. Appelle-moi, je sais pas... Envoie-moi un message. Quand tu veux. Autant que tu veux. Tu n'es pas seul, tu sais. »

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The plan was to drink until the pain is over | Ft. Ezechiel

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