The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Partagez | 

 The plan was to drink until the pain is over | Ft. Ezechiel

Aller à la page : Précédent  1, 2
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 87
Points RP : 165
Date d'inscription : 20/06/2017

The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




Toi et moi, ça devait être une question d’une seule journée. Juste un endroit pour te dépanner, pour te donner un toit et ensuite. Ensuite tout aurait dû se terminer. Mais tu es resté. Une journée de plus, et encore une autre, encore et encore jusqu’à ce que je te demande de poser tes valises. Tel un orfèvre, tu as réparé les morceaux de mon âme brisée. Un véritable travail d’archéologue. Lentement, délicatement, avec précision. Au début tu dormais là, sur le canapé. Parfois je ramenais une fille, ou un mec, parfois, je m’envoyais en l’air alors que tu étais là, à côté. Refusant de te toucher toi, refusant de briser ce lien que nous construisions. Jusqu’à cette nuit. Cette nuit ou tu es venu dans mon lit, ou tu as glissé ta main sur ma taille, ou, me noyant dans la profondeur de tes yeux j’ai fini par craquer. T’embrassant avant de venir me positionner sur toi, te retirant ton T-shirt, ton pantalon, tout le reste. Et depuis. Depuis c’est toi mon équilibre, mon oxygène, ma béquille. Le seul qui arrive à me comprendre, qui m’a encouragé sur tout. Quand j’ai eu ma promotion, quand on m’a proposé encore plus en me recommandant auprès du chirurgien. Tu étais là. A chaque instant, à chaque étape de cette nouvelle vie. C’était toujours nous. Et ça me suffisait. Je n’avais pas besoin de plus, je n’avais pas besoin d’autre chose ou d’une autre personne. C’était simplement toi et moi. Sans prise de tête. Moi qui m’inquiète quand tu pars en raid, toi qui m’encourage quand je passe au bloc. Je t’aime. Toi et personne d’autre. C’est toi et moi et ça le resterait. Je le savais, je le sentais. C’était moi qui était trop con pour m’inquiéter de te voir partir. Partir. T’as jamais pu. Même pas après une seule journée. Toi et moi, c’est chimique. C’est une évidence. C’est simplement ça. Alors pourquoi ? Pourquoi je me prends la tête comme ça ?

Si seulement je savais, si seulement j’en avais la moindre idée. Tu me parle, me rassures, comme toujours, comme à chaque fois. Mais je sens à travers le ton de ta voix que tu doutes, que toi aussi tu t’inquiètes. Toi aussi tu as peur de me voir disparaitre n’est-ce pas ? Comment je pourrais ? C’est toi qui m’as sauvé, c’est toi qui m’a aidé. Ce n’était pas lui, pas un autre, mais toi. Ce jour ou ton chemin à croisé le mien, ce jour où tu m’as vu bruler mon passé, mes fringues, et tout le reste. Ce jour ou, sans un mot, tu as compris que je n’étais qu’un déchet. Ni vivant, ni mort, une simple âme errante sans but, sans rien. On a parlé. Toi de ton histoire, moi de la mienne. Deux âmes brisée, anéantis par la cruauté humaine. Toi les camps, moi l’incendie qui a ravagé mon existence. Les opérations, les greffes, et ensuite… Ce cancer. Cette putain de maladie qui m’a rongé jusqu’à la moelle. Deux hommes complétement vides qui ensemble ont fini par se trouver une raison d’être. Alors dis-moi Nicky, comment je pourrais m’enfuir en sachant ça ? Comment je pourrais te trahir ? Si je dois choisir, si je dois faire un choix, tout me semble évident. Ca sera toi, et uniquement toi. Qu’il aille se faire foutre, qu’il aille au diable. Lui et ses excuses, je n’en veux pas ! C’est trop simple, trop facile. A quoi il s’attendait ? A ce que je revienne comme ça après tout ce qu’il a fait ? Non, je ne pouvais m’y résoudre, je ne pouvais oublier et retourner le voir. C’était trop tard. Bien trop tard. Je t’ai pourtant laissé parler, me rassurer. Arrêtes de culpabiliser, ce n’est pas de ta faute. Tu ne pouvais pas savoir. Non. Tu n’es en rien responsable de tout ça. Ce n’est pas toi le fautif, c’est lui. Pas moi, pas toi, mais lui. C’est tellement plus facile vu sous cet angle.

Je t’ai laissé faire, me prendre dans tes bras, puis m’embrasser, jusqu’à venir me plaquer contre le mur. Possessif, tentant de me marquer comme j’avais voulu me marquer moi. Laissant la marque de tes crocs dans ma chair, une trace, bien trop furtive, qui finit par s’estomper pour ne laisser que de la peau lisse. Arrête s’il te plait, tu te fais du mal pour rien, et je le sais, je le sens. Je n’irais nulle part, encore moins dans les bras d’un autre. Je t’en fais la promesse. Silencieusement. Ca ira. Oui, ça ira, comme toujours quand tu es là. Comme à chaque fois. On va surmonter ça comme on sait si bien le faire, et demain, demain on n’y pensera déjà plus. Qu’est-ce que tu en penses ? Attrapant ta main, j’en entrelacé nos, doigts, te regardant, te dévorant du regard. Qu’est-ce que t’avais bien pu me faire pour que je puisse ressentir tous ces trucs dès que je pose mes yeux sur toi ? Machinalement, délicatement, je t’ai attiré contre moi. Je voudrais trouver les mots, je voudrais pouvoir moi aussi te rassurer. Je voudrais te dire tout ce que je ressens, tout ce que tu fais naitre en moi, mais la vérité est qu’aucun mot n’est capable de représenter tout ça à la perfection. Je mourrais sans toi. Elle était là la vérité. Sans toi je ne serais plus rien. Juste un cadavre, un corps mort, vide, creux, sans plus aucune âme, marchant sans plus aucun but. C’était à toi que je pensais à chaque réveil et à toi et toi seul que je pensais à chaque couché. Constamment, tout le temps, perpétuellement. Je t’aimais Nick, à en crever. A m’en damné. Je donnerais ma vie pour toi s’il le fallait. C’était bien plus que de la chimie, c’était de l’alchimie. Et je sais que tu le savais. Je sais que toi aussi tu le sentais. Qu’on essaye de nous séparer et je te jure que je serais près au pire. Je deviens fou sans toi. Complétement. Chaque journée quand t’es loin de moi est plus qu’un calvaire, un supplice. Une véritable torture. C’est ton visage que je vois partout, pas le sien ! Saches-le, comprends-le. Je ne suis rien sans toi putain. Absolument rien.

« Je t’aime Nicklaus. »

Rare était les fois où je t’appelais par ton véritable nom. Ce nom, que trop peu de gens connaissait. Ton identité, la tienne, celle que tu avais voulu effacer pour oublier cet enfer que tu avais connu. Mais moi je t’aimais. Pour tout ce que tu étais, pour toutes ces choses qui avait fait de toi cet homme extraordinaire. Ce même homme qui prenait des risques pour sauver les autres. Mon Nicklaus. A moi. Tout simplement. Je suis simplement venu déposer un baisé dans ton cou, remontant sur ta joue pour enfin m’emparer de tes lèvres. Ma main libre venant se plaquer contre ta joue pour te retenir. Comme tu l’as si bien dit, tout irait bien, nous irons bien, et on surmontera tout ça comme on a toujours su surmonter le pire. C’est con, en réalité, de s’en faire pour « si peu » après tout ce que toi et moi avions traversé. J’essayais de me rassurer aussi, de m’en convaincre. Mais la vérité était que je le craignais, sans doute bien plus que je ne voulais me l’avouer. J’avais peur de lui, peur de ce qu’il pourrait faire, peur de tout le reste. Je le craignais oui, et je ne pouvais rien faire contre ça. C’était plus fort que moi, plus fort que tout le reste encore. Parce que je savais qu’il avait cette capacité à obtenir tout ce qu’il voulait. Mais pour l’heure, ce n’était pas le moment d’y penser. On verra, en temps et en heure. Plus tard. Mais pas ce soir. Par ce que ce soir, c’était notre soir, à nous.

« Arrête de t’en vouloir d’accord. C’est moi qui suis trop con parfois. Et moi non plus j’irais nulle part. Je t’en prie, crois-moi quand je te dis que je t’aime. Toi aussi tu es tout ce que j’ai mon ange. Absolument tout. »

J’étais trop con oui. C’était une évidence. Trop instable, trop émotif, et j’en passe. Machinalement je t’ai embrassé sur le front, encore. Je pourrais te dévorer de baisé si seulement tu savais. Avant de finalement me relever, te prenant par la main pour t’embarquer dans la salle de bain. On rangera plus tard. Oui, on rangera plus tard, ce n’était pas grave. J’avais connu pire, tu avais connu pire. Ouvrant le robinet d’eau chaude je n’ai pas attendu qu’elle chauffe, venant t’arroser, joueur, inondant la salle de bain en riant. Faut qu’on arrête de se prendre la tête mon Ange. Nous sommes heureux, alors pourquoi tout gâcher avec des inquiétudes à la con ? C’était moi le responsable de tout, moi, qui ne contrôlais jamais rien. Moi, qui merdais à chaque fois. Et le pire dans tout ça, c’est que je le savais. Alors sans rien dire, je me suis promis de faire des efforts. Seul toi comptais, et seul toi compterais toujours. Là, maintenant, sous ce torrent d’eau froide que je t’envoyais pour te faire rire un peu. Ecoute. Entend. Moi aussi je ris… Moi aussi… Je suis heureux. Et c’est tout ce qui compte. Tout… Ce qui importe…





©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 235
Points RP : 638
Date d'inscription : 07/07/2017

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

Même s’il n’en avait pas besoin, il se força à respirer calmement. Un. Deux. Trois. Ça y est, il se calmait, la tempête était passée, le bouleversement était terminé. Ezechiel allait bien. C’était tout ce qui comptait, pour lui. Un torrent d’eau froide eut tôt fait de chasser ses sombres pensées. Plus surpris d’être arrosé que par la température du jet, Nick hoqueta brusquement. Le rire de Zick lui réchauffa le coeur et lui serra presque la poitrine. Il vivait pour ce son. Ce rire sincère et léger dans lequel résonnait la joie. Nick retrouva alors son sourire en lui offrant une belle grimace. Il le rejoignit dans la douche, se glissant dans son dos pour caresser tendrement sa peau. L’eau se réchauffa doucement, tiède, coulant sur leurs corps enlacés. Tout était bien qui finissait bien. Mine de rien, il tentait de s’en convaincre. Il se sentait désemparé face à la détresse de son amant. Il ne lui en voulait pas, loin de là, il était bien conscient qu’Ezechiel ne faisait absolument rien volontairement pour l’embêter. Il était juste… Désespéré. Désespéré face à cette douleur qu’il n’avait visiblement pas la force d’estomper. Pas qu’il manquât de volonté, pourtant, mais la plaie était profonde et il faudrait encore du temps avant qu’elle se referme. Il n’abandonnerait pas, pourtant, même s’il fallait des années, des décennies ou des siècles. Il finirait par le soigner. Un jour. Peut-être. Son Sire avait bien réussi à lui faire oublier les camps. Il réussirait bien, alors, à lui faire oublier Elijiah. Petit à petit. Tout doucement. Étape par étape. Ils avaient tout leur temps. Ils étaient éternels. Aussi étonnant que cela puisse paraître, jamais la patience de Nick ne s’était amenuisée. Même face aux humeurs changeantes de Zick, même face à ses frasques sulfureuses qui le poussaient à aller dans le lit de tout le monde. Il lui pardonnait tout. Il lui aurait même pardonné le pire. Il savait se montrer conciliant et tolérant. Zick était un jeune vampire et un homme en peine. N’importe qui dans la même situation aurait parfois du mal à gérer les choses. Alors oui, Nick restait patient et présent, c’était le moins qu’il puisse faire pour l’aider. Il lui embrassa la nuque tandis que ses doigts dévalèrent le long des omoplates de son amant pour arrêter leur chemin en haut de ses reins. L’ambiance avait dangereusement chaviré suite à cette discussion avant de s'éclaircir à nouveau. Il voulait continuer dans ce sens. Qu’ils oublient vite ce passé tumultueux pour se concentrer sur le présent.

« J’ai une idée. » lui confia Nick en souriant.

Ses mains savonnaient nonchalamment la peau de son vis-à-vis et il lâcha un bref rire sans toutefois approfondir ses pensées. Une idée pour quoi, à propos de quoi… Il préférait laisser planer un voile de mystère sur cette annonce sortie de nulle part. Nick adorait les surprises. Surtout quand c’était lui qui les faisait. Même les surprises idiotes. Surtout les surprises idiotes. Les petites attentions, les cadeaux stupides, les blagues absurdes… Ça lui donnait le sourire, d’autant plus si les autres en souriaient également. Ça s’accordait parfaitement à sa nature enthousiaste et enjouée. Le monde était trop sombre et trop triste pour ne pas en rire de temps en temps. Nick ne se voyait pas vivre dans la déprime permanente, ce serait trop regrettable à ses yeux. Le désespoir, la noyade dans les lamentations… Il connaissait, il l’avait vécu à Auschwitz. Jamais il n’avait ri, là-bas. Jamais il n’avait souri. Et sûrement cette absence totale de bonne humeur avait-elle accéléré sa chute dans les tréfonds de l’affliction. À l’époque, toutefois, il ne s’était pas imaginé une seule seconde se forcer à sourire alors qu’il chargeait des cadavres dans les fours toute la journée. Mais aujourd’hui, c’était différent, et il ne se permettrait plus jamais de gémir sur son sort et se complaire dans sa tristesse. Non, plus ça. Plus de souffrance ni de bourreaux. Il se battrait pour son bonheur. Pour celui de Zick. Pour l’entendre rire joyeusement tous les jours. Aujourd’hui, non seulement il avait la force de chercher son bonheur, mais aussi la raison. Sa raison. Ezechiel. Sa raison de lutter, quitter à prendre tous les risques. Sa raison de se lever au soir venu. Sa raison de partir en raid à la recherche de vivres et de médicaments. Sa raison, tout simplement. L’air malicieux, le regard pétillant d’espièglerie presque puérile. Il mordilla un instant sa peau avant de quitter la douche en attrapant une serviette au passage pour s’enrouler dedans.

« Reste ici ! » lança-t-il à Zick en sautillant entre les éclats de miroir pour les éviter. Arrivé à l’encadrement de la porte, il pivota pour pointer un doigt sur lui. « Et pas de triche, hein ! »

L’air fier, il disparut alors dans le couloir, se précipitant vers la chambre. Par prudence, il referma la porte derrière lui et se dépêcha de rejoindre l’armoire. Vu de l’extérieur, Nick semblait être un homme sérieux. Impliqué dans la cause des vampires, généreux, souriant, il émanait de lui une prestance pleine de maturité, donnant l’image d’un homme honnête, droit et à l’écoute. Si ça n’était pas un mensonge à proprement parler, sa véritable nature ne s’en arrêtait pas là. Nick n’avait pas eu d’enfance, ou plutôt, elle s’était arrêtée rapidement. Lorsque les juifs étaient devenus des scélérats, méprisés et caillassés dans la rue, montrés du doigt et rejetés, le garçon qu’il était avait dû grandir rapidement pour faire face. Il avait dû se construire une carapace pour subir ces horreurs et continuer à vivre, pour soutenir sa mère et son père mais aussi sa soeur… Et les choses ne s’étaient pas arrangées quand on l’avait enfermé dans les camps. Les jeux innocents, la vie insouciante… Il ne se souvenait pas avoir un jour connu ça. Quand il repensait à son enfance, il ne voyait que la misère, la tristesse et la peur. Ce n’est donc que bien plus tard, en s’étant exilé sur l’autre continent, que Nick avait rattrapé cette enfance manquée, se constituant une facette joueuse et audacieuse, à la limite d’une puérilité qu’il assumait totalement. Ce n’était qu’en apprenant à le connaître un peu qu’on pouvait découvrir cet aspect de lui, plus détendu et plus léger, ce garnement espiègle et farceur. C’était probablement Zick qui connaissait le plus ce Nicky-là, ainsi que ses collègues de raid, parfois pris au dépourvu par sa spontanéité facétieuse. Et aujourd’hui, c’était bien Zick qu’il comptait prendre au dépourvu, histoire de lui faire totalement oublier son affreux début de soirée. Le choc qui l’attendait allait forcément le distraire assez de sa tristesse.

« Voilà ! » chantonna Nick en rejoignant la salle de bain.

Il n’apparut pas tout de suite, laissant un peu de suspens avant de dévoiler une jambe nue devant l’ouverture de la porte. Dur d’imaginer le leader des raids se prêter à ce genre de jeu idiot, mais pourtant, c’était bel et bien le cas, puisque dans une grâce féline, il se dévoila, esquissant un déhanché à l’entrée de la salle de bain. Robe moulante, outrageusement courte sur son corps masculin. Les reins creusés pour mieux exagérer les choses. Et surtout, cette ridicule perruque blonde sur sa tête pour mieux compléter le tableau burlesque et caricatural de la bimbo fatale qu’il incarnait. Il poussa le vice jusqu’à adresser un clin d’oeil à son homme. Il se sentait presque sexy, dans cette tenue provocatrice.

« Ton copain n’est pas là ? Je peux te rejoindre ? » susurra-t-il d’une voix brûlante qu’il tenta de rendre féminine. « Je m’appelle, euh… » Il se donna quelques secondes pour réfléchir. « Svetlana. »

Spoiler:
 


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 87
Points RP : 165
Date d'inscription : 20/06/2017

The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




J’avais été un homme brisé. J’avais passé ma vie à souffrir de tout un tas de chose. J’étais ce que l’on pouvait appeler un survivant pour tout dire. J’avais survécu au feu, et si je n’avais pas survécu à la maladie, j’étais encore là, foulant cette terre de mes pieds. J’avais connu des choses dont je n’osais que très rarement parler. Je n’étais pas une victime. Non. Je refusais que l’on me voit comme tel. Mais ma vie n’avait été qu’une succession d’emmerdes et tu le savais. J’étais un jeune vampire. Un vampire instable, qui avait encore parfois du mal à contrôler ses émotions. La transformation m’avait tellement changé. Autant sur l’aspect physique qui psychologique. Tu m’aurais connu à cette époque-là, je ne suis pas certain que tu aurais posé les yeux sur moi. C’était ça qui me faisait le plus peur. Que tu réalises qu’en fait je n’étais pas du tout cet homme-là que toi tu connais. Que les squelettes que je gardais dans mon placard prenaient trop de place. Que tu finisses par te lasser de mes crises, de mes tourments, alors que je savais que tu avais connu sans doute pire que moi. En réalité, on était tous les deux des survivants. C’est peut-être pour ça que l’on se complétait si bien. Je sais pas, j’avais arrêté de chercher la raison depuis longtemps. M’étant fait à l’évidence. Celle que tu m’aimais, celle que tu m’avais choisi, et je me raccrochais à ça comme une moule à son rocher. Tu m’aimais oui, et ça me suffisait pour aller bien, pour aller mieux, pour sourire et me sentir enfin heureux. Tu es venu te blottir là, contre moi, et ça, ce geste-là, aussi innocent soit-il, valait tout l’or du monde putain.

J’ai fermé furtivement les yeux, me laissant bercer par cette sensation, celle de tes mains se promenant sur mon corps, passant mes bras autour de ma taille pour te retenir, venant poser ma tête sur ton épaule. Toi, moi, nous, c’était tout ce qui comptait, c’était tout ce qui m’importait. Au diable Elijiah, au diable se passé qui me bouffait encore l’existence. J’avais souffert, oui, et il était grand temps que je passe à autre chose. Il le fallait. Parce que je savais que toi aussi, me savoir comme ça, ça te faisais de la peine. Je pouvais le sentir. Toi et tes milles et unes questions inutiles sur pourquoi. Pourquoi j’ai encore mal, pourquoi ça ne va pas. Tu n’en n’es pas responsable. Que non, tu n’en n’es pas responsable. Loin de là même. Tu es venu me savonner, machinalement, avant de murmurer que t’avais une idée. J’ai arqué un sourcil en me retournant pour te faire face, l’air interrogatif. Une idée oui, pour m’aider à continuer de sourire. Qu’est-ce que tu avais en tête ? Je te connaissais Nicky, t’avais toujours des idées à la con pour me remonter le moral. Parfois, fallait le reconnaitre, on était pire que des gosses toi et moi. Des enfants qui refusent de grandir. En même temps, on était là, figé dans la même année pour l’éternité. Toi, du haut de tes vingt ans. Moi, du haut de mes vingt-quatre. Des jeunes adultes presque sorti de l’adolescence. Des jeunes adultes morts trop tôt, et devant vivre ad vitam aeternam avec la même gueule, les mêmes traits, les mêmes mimiques. Non. On ne connaitra jamais la sensation des premières rides. Et même si le virus existe, on continuera de penser que nous sommes éternels.

Parce que oui, c’est ce que nous sommes. Eternels. Je suis venu t’embrasser avant de te laisser sortir de la douche, venant me laver les cheveux alors que j’ignorais ce que tu préparais encore. Des idées, tu n’en manquais jamais pour faire le con. C’était ça que j’aimais chez toi. Ta bonne humeur presque constante. Ce calme, cette façon bien à toi de toujours resté posé, de ne jamais t’emportais. T’avais toujours été à l’écoute avec moi. C’était une qualité que j’appréciais tellement. Sortant de la douche, j’ai enroulé une serviette autour de ma taille, gonflant les joues face aux bouts de verres qui trainaient encore là et ces traces de sang qui avaient séchées depuis longtemps. M’accroupissant, j’ai entrepris de ramasser le plus gros, voulant effacer le plus gros de ma connerie du soir. Voulant oublier la crise et enfin passer à autre chose. Balançant le tout dans la poubelle en dessus de lavabo. Tu m’avais demandé de rester là et d’attendre, chose que j’ai fait pour ne pas te contrarier. Me redressant uniquement quand j’ai entendu le son de ta voix. Essayant de garder mon sérieux alors que tu revenais dans un accoutrement don j’ignorais totalement l’existence. T’avais du bien le planquer dans l’armoire celui-là. Je t’ai dévisagé, souriant, perdant complétement mon sérieux alors que t’as ouvert la bouche. Etouffant un rire amusé, venant m’adosser contre le lavabo, croisant les bras et les jambes, sans en manquer une miette. Tâtonnant à la recherche de mon téléphone avant de le brandir pour te prendre en photo. Crois-moi mon Ange celle-là elle est collector. J’allais la garder très précieusement tu peux me croire.

« Uhm désolé ma jolie mais j’ai promis fidélité à l’homme que j’aime. Cela dit… Comme tu dis… Il n’est pas là ce soir. Je peux peut-être faire une exception. »

Je t’ai rendu ton clin d’œil, riant presque aux éclats alors que je suis revenu à ta hauteur, t’attrapant par la taille pour te faire sortir de la salle de bain en reculant avant de nous faire tomber à la renverse dans le lit. J’avoue que tes idées à la con étaient toujours appréciées. Ca faisait toujours du bien de s’oublier et de rire un peu. Oublier les malades, les Raids, cette vie qui était désormais la nôtre. Notre bonheur en devenait presque égoïste. Cette façon que l’on avait de se laisser aller, malgré tout le reste. Là, dehors, on savait que des gens crevaient de faim et nous on était là, tranquille sur notre petit nuage. Se foutant royalement de tout le reste, se foutant complétement de savoir ce qui était bien ou pas. On vivait, des fois comme si rien de tout ça n’était réel. Au final, on avait peut-être raison de le faire. On était là, en bonne santé, nourrit, ne manquant jamais de rien en échange des risques que l’on prenait constamment. Toi en allant chercher des médicaments, des vivres, de quoi nous rendre la vie plus simple et moi, en affrontant la mort tous les jours en me jetant dans la gueule du loup. C’était comme ça, c’était notre vie, et c’est peut-être pour ça que l’on se souciait de rien d’autre. Parce qu’on savait que peut-être, un jour, rien ne se passerait comme prévu et que peut-être, que ce soit toi ou moi, on ne reviendrait pas. Ca me terrifiais. Alors je profitais de chaque instant avec toi, de tout ce que tu me donnais. J’étais tellement bien là, allongé de tout mon poids sur toi alors que je suis venu t’embrasser, gourmant, sans lassitude. Affamé dans tous les sens du terme. Venant enfouir ma tête dans ton cou pour venir te mordre, là sur la jugulaire. Te prenant un peu de ton sang.

« J’ai la dalle en vrai. Mais j’ai envie de te manger maintenant avec tes conneries. Quel choix Cornélien, te manger et crever de faim ou… Aller manger et me frustrer. C’malin ça. »

Relevant la tête je suis encore venue poser mes lèvres contre les tiennes, grognant de frustration par ta faute mais riant de ce bien être que tu me procurais. Me redressant en faisant une moue complétement blasée, laissant retomber ma serviette pour te la balancer à la tronche. C’était moche de m’émoustiller comme ça. Silencieusement je me suis promis de te le faire payer une fois rentrer. Y’avait des jours, comme ça, j’avais juste envie de m’enfermer dans cette piaule et de ne jamais en sortir. Nous enfermant dans notre bulle, dans notre monde. C’était ça qui me faisait du bien, c’était ça qui me rendait heureux. Enfilant un boxer et un jean slim je me suis retourné vers toi en boutonnant mon pantalon.

« Tu comptes sortir comme ça ? Crois-moi j’ai bien l’intention de te dévorer toute la journée en rentrant. »

Te dévorer oui, et crois-moi, le mot était bien faible. Te regardant sans lassitude, je ne pensais plus qu’à une seule chose. J’avais tellement de chance de t’avoir Nick Murphy. Tellement de chance que tu sois là, avec moi, et non pas ailleurs…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 235
Points RP : 638
Date d'inscription : 07/07/2017

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?

Nick se mit à rire de bon coeur, surtout en voyant le sourire de son amant. Il ne se sentait pas ridicule. Il aimait juste s’amuser et amuser les gens. Là, dans ce lit, il oubliait tout. Les raids, Tullamore, Elijiah et les autres. Il n’y avait plus que lui et Zick, hors du temps, hors du monde, dans cette bulle qui n’appartenait qu’à eux. Ces moments étaient magiques. Ceux où ils parvenaient à oublier la menace permanente qui pesait sur leurs épaules. Ceux où brusquement, le monde semblait un peu plus beau, comme animé d’un nouveau souffle. Ceux où il avait l’impression d’appartenir à Ezechiel et où Ezechiel lui appartenait. Dans ces instants, Nick arrêtait de penser à l’inquiétude qu’il éprouvait tout le temps pour Zick, cette peur de le voir contracter le virus. Il ne se remettrait pas de le voir malade. Il était parfois tenté de lui demander d’arrêter ça, de quitter son emploi d’infirmier en chef, mais il savait parfaitement que c’était une décision aussi stupide qu’égoïste. Même ça ne le mettrait pas plus à l’abri de la maladie. Et puis, il était persuadé que son amant avait les capacités de mettre fin à tout ça. Qu’avec ses collègues, ils finiraient par trouver un remède. Et lorsque cela arriverait, il serait tellement fier ! Alors il prenait sur lui et se convainquait que chacun à leur façon, ils tentaient d’aider le monde. Heureusement qu’il y avait ces moments. Il aimait sentir le poids du corps de Zick sur le sien. Glissant ses mains dans son dos pour suivre le contour de ses omoplates, il répondit fiévreusement à son baiser. Il n’avait jamais été aussi sensible qu’avec lui. Un simple baiser suffisait à le faire frémir de tout son corps et il soupira contre ses lèvres, enivré par ce contact. Zick le rendait dingue. Il le grisait en quelques secondes seulement, du simple contact de ses doigts, de sa peau, de sa bouche. Nick soupira un peu plus fort en sentant ses crocs effleurer sa jugulaire puis déchirer sa chair et il plongea les doigts dans la chevelure de son homme, s’y accrochant fort.

« Bouffe-moi… » Grogna-t-il en lui tirant doucement les cheveux.

Il ne savait même pas si c’était Nick Murphy qui parlait ou cette stupide Svetlana qu’il venait d’inventer. Tout ce qu’il savait, c’était que Zick venait de le chauffer en un rien de temps et c’est donc dans un soupir frustré qu’il le laissa s’échapper de ses bras, avant de se recevoir en prime en pleine face sa serviette quand il se releva. Posant ses yeux sur la silhouette de son amant en train de se vêtir, il esquissa un sourire en retirant la serviette de sa tête. Il aimait le regarder s’habiller. Non. Il aimait le regarder tout le temps. Mais le voir s’habiller avait une saveur particulière. Zick couvrait sa peau et ces endroits intimes qu’il lui exposait ne seraient pas vus par d’autres que lui. C’était comme cacher le plus beau tableau du monde et le garder pour soi.  C’était excitant et… Satisfaisant. Sourire aux lèvres et toujours vêtu de sa robe provocatrice, Nick lâcha un rire franc quand son amant lui demanda s’il allait sortir comme ça. Sincèrement ? Il en serait capable. Il aurait même poussé le vice jusqu’à apporter ses médicaments à Léandre dans cette tenue. Mais plus sérieusement ? Il ne le ferait pas. Malheureusement, tout le monde n’avait pas son humour dévastateur et il ne voulait pas perdre trop de crédibilité auprès de ses collègues. Si on ne le laissait plus diriger les raids à cause de ses bêtises d’adolescent, ce serait quand même bête. Mieux valait ne pas tenter le diable et rester sage. Cette perruque blonde le grattait, en plus. Nick se leva d’un pas souple avant d’aller entourer le corps de son homme de ses bras, regrettant de déjà voir leur instant à deux se terminer. Il voulait que ça dure toujours. Il devenait toujours avide dans ces instants-là. Ça n’était jamais suffisant. "Trop de Zick", pour lui, ça n’existait pas. Ce n’était jamais assez. Il était accro. Complètement dépendant. Chaque dose de Zick en appelait une autre, et il était presque certain qu’une cure de désintoxication d’amour n’existait pas. Enfouissant son nez contre sa gorge, il inspira longuement son odeur.

« Je pourrais sortir comme ça mais on risquerait de me trouver trop sexy et de me sauter dessus. » Ronronna Nick avant de mordiller sa peau. « Et ne me fais pas de promesses comme ça, après j’ai du mal à rester concentré. »

Il ne mentait pas. Il suffisait de quelques mots pour le faire rêvasser toute la nuit jusqu’à ce qu’ils se retrouvent. Si en temps normal ça n’était pas extrêmement dangereux, lors de raids, ça pouvait vraiment causer problème. En général, Guillaume se chargeait de le faire revenir sur Terre et Murphy quittait ses fantaisies éveillés pour mieux se concentrer sur la mission. Heureusement, ça n’arrivait que dans des moments de creux. Lors d’une altercation avec des Tullamore ou quoi que ce soit du genre, toute sa tête était consacrée à la survie, au combat et à la réussite du raid. Il ne se serait pas permis de rêvasser dans des moments de crise. Ronronnant contre son amant, Nick refusait de le lâcher. Il avait encore besoin de tendresse — quel comble, alors qu’il était censé être celui qui consolait Zick. Toutefois, mine de rien, il devait l’avouer : lui aussi mourait de faim. Il n’avait pas avalé une seule goutte de sang depuis qu’il était parti en raid. Il fallait dire que l’inquiétude profonde qui l’avait habité au retour avait eu tôt fait de lui couper l’appétit. Puis, une chose en entraînant une autre, leur étreinte torride lui avait complètement fait oublier sa soif, mais à présent, il se rendait compte qu’il ne dirait pas non à une petite poche de sang.

« Puisque c’est comme ça, je vais manger aussi… Prendre des forces pour cette journée pleine d’action que tu viens de me promettre. » Lança Nick dans un sourire mutin. « Il faut bien que je sois en forme pour faire front. »

Dans des gestes félins et calculés, il se débarrassa de sa robe et de sa perruque, quittant son déguisement pour d’autres vêtements plus normaux. Le temps passait trop vite en compagnie de Zick. C’était dingue à quel point les minutes s’écoulaient à une vitesse incroyable quand il était seul avec lui. Son amant ouvrait des failles dans le temps et lui n’était pas au courant, c'était certain… Il poussa un soupir en terminant d’enfiler son pull, reprenant doucement mais sûrement le visage de Nick Murphy, responsable de raids. Le vampire droit et honnête, sérieux et décidé... Celui que tout le monde connaissait, celui qu'il s'appliquait à être en public, là où il se permettait plus de folie en privé.

« Si seulement les journées pouvaient durer 48 heures... 24 heures de jour et 24 heures de nuit. » Ainsi, il pourrait passer plus de temps avec Zick et les moutons seraient bien gardés. « Ou non, encore mieux : 72 heures. 24 heures de jour, 24 heures de nuit et... 24 heures de Zick. » Ronronna Nick d'une voix mielleuse. Il leva les yeux au ciel en prenant conscience de ses mots. « Ca y est, je deviens culcul, à l'aide... Fais-moi taire. » Souffla Murphy avant de prendre possession de ses lèvres.

Si ça ne tenait qu’à lui, il l’aurait bien déshabillé et traîné à nouveau sous la douche. Mais si ça ne tenait qu’à lui, il était certain qu’ils ne quitteraient jamais cet appartement. À regret, il rompit le baiser, posant tendrement son front contre le sien en soupirant. Il n’aurait jamais assez de l’éternité pour tarir sa soif de Zick.

« Allons manger. » Conclut Nick. « Avant que je ne change d’avis. »


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 87
Points RP : 165
Date d'inscription : 20/06/2017

The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




Le bonheur, c’était une chose que je ne pensais jamais atteindre. Cette petite chose que tout homme désire mais qui pourtant reste parfois inaccessible. Je l’avais espéré. Petit, je l’avais presque trouvé avec Paige. Cette infirmière qui m’avait tout donné, jusqu’à mon identité. Identité gravée sur une gourmette en argent. Une gourmette que j’avais toujours gardé, là, dans une boite, bien cachée dans un placard pour que jamais je ne puisse la perdre. Mais Paige était morte. Et ensuite ? Le bonheur m’a semblait simplement inatteignable. J’ai cru le toucher passé un temps. Avec Elijiah. Mais ça n’a pas duré, comme toujours. Le cancer m’empêchant de vivre comme il aurait fallu, me rongeant de l’intérieur, m’obligeant à me restreindre, à rester prudent. Et ensuite ? Tout était encore pire qu’avant. Plus de lumière, plus rien. Seulement les ténèbres. Kieran m’avait aidé, mais jamais je n’avais été heureux. Intégralement. Jusqu’à ce jour. Cette nuit ou tu m’as simplement demandé ce que je faisais. Cette nuit où tu es entré dans ma vie, style de rien, un ange tombé du ciel pour tout avouer. Et là, le bonheur, je crois qu’il n’est plus jamais sorti de ma vie. Avec toi j’ai appris la véritable signification de ce mot. Sourire pour rien, simplement en te voyant. Te regarder dormir, ma main caressant tes cheveux et fermer les yeux jouant de l’innocence quand tu ouvrais les tiens. Comme si je n’avais rien fait. Et les rouvrir à nouveau, venant me coller contre toi comme un junky. Ces petits moments rien qu’à nous qui me faisaient comprendre combien j’avais de la chance de t’avoir. Parce que de la chance, oui j’en avais. Dire le contraire serait mentir. Et puis il y avait ces moments. Ceux qui me contrariaient quand tu montais dans la voiture pour partir en raid, ceux qui me privait de toi durant parfois des nuits entières. Sentant ton oreiller pour m’imprégner de ton odeur. En manque. Tout simplement.

J’avais découvert tellement de choses avec toi. C’était beau, c’était pure. Tout simplement. Et je n’avais pas envie que ça change. Jamais. J’ai ris quand t’as quitté mon bras pour aller t’habiller. Arrêtes donc de m’aguicher, parce que moi non plus je n’allais pas rester concentré encore longtemps. Tu quitté mes bras, et comme te garder encré en moi, j’ai croisé les miens sur ma poitrine, furtivement, avant de venir m’attacher les cheveux en un vulgaire chignon après avoir enfilé une veste en jean. Puis tu es vite revenu, déblatérant une speach sur le temps qui passe. Vingt-quatre heures dans une journée. Certes, c’était bien peu. Jamais assez. Parfois le temps que l’on avait entre deux raid étaient bien trop cours à mon goût. Souvent rappelé par le travail. Toi, ou moi. Ne trahissant jamais cette mission qui était la nôtre. On comptait sur nous, et très franchement, quand on nous voyait, on comprenait pourquoi on avait confiance en nous. Même si parfois ça nous arrivait de nous déconnecter un peu du reste. Souriant contre tes lèvres je suis venu poser mes mains dans les chute de tes reins, ne voulant pas rompre ce contacte. J’avais la dalle, mais des fois je me demandais si je n’avais pas plus faim de toi qu’autre chose. Ca m’arrivait même de me demander comment c’était possible d’être autant accros à quelqu’un. Ne comprenant pas ce qui m’arrivait. Doutant encore de moi, me demandant ce que tu pouvais bien trouver en un homme tel que moi. Instable, émotionnellement parfois perturbé, sans doute trop sensible et parfois chiant. Parce que si je doutais de moi, je ne doutais pas de toi. Jamais. Et encore moins de tes sentiments. Je te savais sincère, et très franchement, c’était ça qui m’obligeait à me poser des questions. Qu’est-ce qui t’avais poussé à venir me parler ce soir-là ? Pourquoi ? Je ne l’ai jamais vraiment su. Ou peut-être, que je ne l’ai jamais vraiment compris.

« 24h de moi t’as pas peur de friser l’overdose ? Attends, j’ai un truc pour toi. Après on sort ok ? »

Un truc. Pour ne pas dire, le truc qui comptait le plus à mes yeux. Mais tes paroles, tes mots, des fois je ne pensais plus à rien et j’agissais, naturellement. Spontanément. Allant fouillé dans une boite qui restait constamment fermée et perchée en haut de l’armoire, j’en ai sorti une autre boite, plus petite, fermée. Récupérant ce qu’il y avait dedans avant de venir vers toi pour t’accrocher le bijou autour de ton poignet. Cette gourmette qui m’avait donné un nom alors que je n’en n’avais pas eu durant des années. Ezeckiel, tu savais que ce n’étais pas de base le véritable prénom que m’avait donné ma mère. Cette femme que je n’ai jamais connue. Mais pourtant. C’était autour de ce prénom que je m’étais forgé. Devenant l’homme que je suis devenu. Un nom angélique pour le type sombre que j’étais à cette époque où mon cœur battait encore dans ma poitrine. 24h de moi, je ne pourrais jamais te les offrir, mais je pouvais au moins faire en sorte de rester constamment près de toi. Peu importe où tu serais, peu importe l’heure. Je t’aimais tellement Nick, et jamais rien ne serait suffisant pour que je puisse te le dire. Je crois que même décrocher la lune n’égalerait jamais l’ampleur des sentiments que je ressens pour toi. Ce tsunami de bonne choses que tu fais naitre en moi, tous ces instant bien à nous. Ces instants qui nous appartiennent. Tu m’avais fait renaitre, tout simplement. Acceptant sans te poser de questions toutes mes conneries, jusqu’à me pardonner de t’avoir trompé maintes et maintes fois au début de notre relation. Jusqu’à ce que je te fasse la promesse d’arrêter pour n’appartenir qu’à toi. Brisant le cœur de beaucoup d’autres au passage. Délicatement je suis venu poser mes lèvres sur les tiennes. Un baisé presque chaste, presque timide. Tu vois, moi aussi je devenais presque cul-cul. Mais je crois que ça faisait partie du jeu tu ne crois pas ? Enfin j’en sais rien. Mais tout ce que je savais c’est qu’on s’aimait. Et que malgré ces choses un peu niaises qu’on pouvait faire toi et moi, c’était beau. Tout simplement. Et ça faisait du bien. Tellement de bien… Et c’était tout ce qui m’importait.

« 24 de moi je ne vais pas pouvoir te les offrir mais au moins, tu m’emmèneras partout avec toi comme ça. Je peux pas mieux faire. »

Non je ne pouvais pas. Te donner plus serait compliqué. Presque impossible même. Mais pour toi, rien n’était jamais assez. Je t’ai souri, me reculant enfin, maintenant oui on pouvait y aller avant que tu ne changes d’avis. J’ignorais si j’avais vraiment envie de sortir, ou si tout ce que je voulais c’était rester là, avec toi, enfermé dans cet appartement jusqu’à la nouvelle lune et oublier le monde dehors. Mais ma soif me ramena vite à l’ordre. J’ai glissé ma main dans la tienne, t’entrainant loin de ce cocon dans lequel on se trouvait. Tel le petit couple parfait, on marchait dans les couloirs du château, main dans la main, et même à la vue des autres j’avais le sentiment de rester enfermé dans cette bulle qui était la nôtre. Là où je me sentais bien, en sécurité. Je le disais souvent, trop souvent, mais le monde pouvait bien s’arrêter de tourner, je m’en foutais, tant que j’étais avec toi. Et si demain je devais mourir, ça serait à côté de toi, dans tes bras que ça se passerait. Je ne me voyais plus sans toi, c’était ça la vérité. Aussi cruelle et égoïste pouvait-elle être. C’était toi qui m’avait fait renaitre, et rien que pour ça, tu étais à mes yeux le seul à avoir le droit de me voir mourir. Je ne t’ai lâché la main qu’une fois arrivé à notre destination, le réfectoire du château. Une salle plutôt petite, avec des frigos contenant du sang fraichement tiré. Nous au moins, on avait la chance de ne manquer de rien. Ouvrant le frigo j’ai sorti deux poches, t’en tendant une avant de me laisser tomber sur une chaise, posant mes pieds sur une autre, placée juste en face de moi. Te fixant alors que j’attaquais déjà mon repas.

« Nick, écoutes, je sais que tu trouves ça débile et complétement sans intérêt. Et je sais que c’est complétement du délire, surtout par les temps qui court. Je me sens même très con de penser à ça quand on voit la situation dehors mais… J’y pense sérieusement. T’es sûre que tu veux pas qu’on se marie ? ou qu’on se pax j’en sais rien. Mais rendre la chose encore plus… Officielle tu vois ? Tu dois me trouver ridicule avec mes idées de mariage avoues ? »

Se marier, s’appartenir encore plus que maintenant, je dois avouer que j’y pensais de temps en temps. Régulièrement même. Notre bonheur était déjà une sacrée bénédiction quand on repensait à la situation et j’en avais conscience mais… J’avais envie de ça. Je ne sais pas pourquoi. Me sentant un peu stupide je me suis replongé dans ma poche, arrêtant enfin de te fixer comme un touriste fixerait l’une des merveilles du monde. Une merveille du monde… C’était tellement ce que tu représentais à mes yeux… Je t’aimais tellement Nick Murphy, si tu savais…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 235
Points RP : 638
Date d'inscription : 07/07/2017

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?


« Une overdose ? Jamais. »

Pourtant, il était vrai que les meilleures choses étaient toujours dangereuses quand on en abusait… La nourriture, l’alcool, Zick… Mais Nick n’y pouvait rien. Il contenait ses désirs comme il pouvait, pour le bien de Zick et de la communauté, mais il s’autorisait tout de même ces rêveries éveillées, imaginant ces mondes parallèles où il ne quittait jamais son amant d’une semelle. Parfois, il avait l’impression de devenir de plus en plus lourd et collant. Il fallait qu’il fasse attention avant que Zick ne se sente trop étouffé par son affection sans fin… Il devait l’avouer, il craignait ça. Cette possibilité que Zick se lasse, qu’il se fatigue de lui. Nick n’avait pas connu l’amour depuis un moment maintenant et il avait un peu perdu la main. Si ça se trouvait, il s’y prenait comme un manche. Il en doutait quand il voyait que Zick semblait lui rendre ses marques d’affection, mais il ne pouvait chasser ces pensées. Et si ? Et si Elijiah était tellement séduisant et manipulateur qu’il le récupérait auprès de lui ? Et si Zick rencontrait quelqu’un d’autre, de plus beau, de plus drôle, de plus endurant ? Et si, et si… Il refaisait le monde avec ces hypothèses et ses questionnements étaient sans fin. Il en revenait souvent à la même conclusion; qu’il ferait mieux de profiter de l’instant et d’arrêter de se prendre la tête. D’ailleurs, perdu dans ses pensées, il revint sur terre quand Zick lui prit le poignet pour lui offrir son cadeau. Curieux, Nick se laissa faire avant d’arquer un sourcil quand il sentit le métal de la gourmette sur sa peau. Il comprit rapidement ce dont il s’agissait en apercevant l’éclat doré du bijou et son coeur manqua un battement. Il savait parfaitement ce que cet objet signifiait. C’était bien plus qu’une simple gourmette, c’était tout un passé qui résidait dedans. Celui d’Ezechiel. Nick en eut presque la gorge serrée, ému par le geste, le coeur gonflé d’amour pour cet homme. Il répondit à son baiser avec une tendresse infinie.

« J’en prendrai bien soin… Promis. »

Main dans la main, il s’éloigna alors avec lui, assommé d’amour à presque en être malade, et pourtant, pas une once d’écoeurement ne s’emparait de lui. Il ne parvenait pas à se débarrasser de ce rictus stupide sur son visage, ses lèvres arquées malgré lui vers le haut, trahissant le bonheur intense qui secouait son coeur. Il était tellement heureux, il l’aimait tellement, il se sentait prêt à tout en cet instant, de soulever des montagnes en passant par fendre les mers jusqu’à vaincre Tullamore. L’amour le rendait invincible. Invincible et béat. Il était certain que ceux qui le croisaient en cet instant pouvaient aisément deviner son humeur positive. Elle transpirait par tous les pores de sa peau, par son regard pétillant et son air faussement détaché, son sourire le trahissant à travers son semblant d’indifférence. Il rejoignit les cuisines du château sans lâcher la main de Zick, ne daignant relâcher son étreinte que pour le laisser aller vers le frigo, le remerciant quand il lui tendit la poche de sang. Il savait que beaucoup de vampires ne s’habituaient pas à cette façon de se nourrir. Lui-même avait été un peu perturbé au début, mais pour sa part, il se faisait aisément à cette nouvelle manière de manger. Mieux encore, il la préférait. Elle préservait des vies humaines et maintenait l’équilibre d’un monde déjà en ruines. C’était une solution pour la paix. Un semblant de paix, au moins. Nick n’avait jamais méprisé les humains, il avait été mortel, lui aussi… Il comprenait. En temps de crise, il fallait se serrer les coudes… Il s’assit nonchalamment sur le rebord d’une table pour commencer à boire, posant un regard paisible sur son amant avant de presque s’étouffer quand il entendit ce qu’il avait à lui dire. Plus par surprise que par dégoût ou moquerie. Il s’essuya la bouche d’un revers de main en tentant de reprendre possession de ses moyens, embarrassé de sa propre réaction et craignant que Zick ne l’interprète mal.

« Se… Se m-marier ? »  Balbutia-t-il tout d’abord d’une voix tremblante.

Dire qu’il n’y avait jamais pensé serait mentir. Même si le mariage n’était qu’un acte juridique, pour lui, c’était la matérialisation de l’amour. Il avait beau diriger les raids dans une île pleine de monstre, il restait un homme romantique persuadé qu’on se mariait d’abord par amour. Et il aimait tellement Zick… Évidemment qu’il avait déjà pensé à comment sonnerait « Zick Murphy », mais jamais il n’avait osé véritablement envisager la chose. Par crainte. Par peur d’attirer le malheur sur lui. Il était déjà trop heureux, la vie finirait forcément par lui reprendre de la joie pour rétablir l’équilibre. Par doute. Est-ce que Zick voulait vraiment d’un mariage ? Il avait sa réponse, maintenant. Par logique. Ils étaient prisonniers de l’île dans un pays infesté par un virus mystérieux. Était-ce vraiment le lieu et le moment pour s’unir ? La raison lui disait non mais le coeur lui disait autre chose. Il quitta son morceau de table pour se rapprocher de Zick et prendre délicatement sa main dans la sienne. Il n’en avait peut-être pas l’air mais son coeur dansait dans sa poitrine. Il avait du mal à croire que Zick lui ait sérieusement demandé ça avec un tel calme. Ou alors, peut-être qu’il n’était pas sérieux ? Que ce n’était qu’une blague idiote, comme ils aimaient tant s’en faire l’un et l’autre ? Pourtant, il n’avait pas décelé la moindre once de taquinerie dans sa voix… Zick le pensait. Il pensait sérieusement à l’épouser et… Il en était heureux. Fier. Extatique. Il peinait à y croire, en réalité, flottant encore un peu dans un brouillard d’extase après leurs ébats. Zick le voulait. Pour la vie. Car lorsqu’on se mariait, c’était pour la vie, il en était convaincu. Il ne voulait pas d’un divorce, jamais. C’était bien « jusqu’à ce que la mort nous sépare », après tout, non ? Pas « jusqu’à ce que la flamme de la passion s’éteigne ». Cérémonieux, il posa un genou à terre en déposant ses lèvres sur la main de son amant.

« Je te préviens, Zick… Si tu m’épouses, c’est pour l’éternité. »  Sourit Nick en le regardant dans les yeux. « Tu tiens vraiment à me supporter jusqu’à ce que la Terre disparaisse ? »

Il se mit à rire, tout simplement heureux. Encore un peu et il en aurait presque oublié tout le reste. Tullamore, le virus, Elijiah. Plus rien ne comptait à part lui et Zick. Lui, Zick et leur union. Car c’était un oui, bien entendu. Un oui qu’il aurait voulu crier au monde entier, à tout l’univers. Un oui qui lui brûlait les lèvres bien avant que Zick ne lui fasse la proposition. Il avait envie de le dire à tout le monde, de crier que Ezechiel Albeirteich venait de le demander en mariage, mais au lieu de cela, il parvint à conserver son calme et se redressa doucement.


« Je n’ai pas d’alliance à t'offrir. »  Constata-t-il en tâtant ses poches vides, comme si elle avait pu se matérialiser dedans comme par magie. « Mais ça peut s’arranger. On trouve de tout pendant les raids, après tout. Enfin bref. »  Il reprit ses mains dans les siennes, le sourire jusqu'aux oreilles. « Comment on dit, déjà ? Oui, Ezechiel Albeirteich. Oui, je le veux. »



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 87
Points RP : 165
Date d'inscription : 20/06/2017

The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




Si je devais faire le schéma de ma vie se serait une succession de souffrance, de douleur, de déceptions, avec un soupçon de trahison. Et j’avais tout simplement fait le choix d’arrêter. D’arrêter de souffrir, d’avoir mal, de me torturer. J’étais en vie. En vie non pas parce que je l’avais décidé, mais parce qu’Elijiah m’avait transformé. Parce qu’il avait pris se doit de vie ou de mort sur ma personne, et que je n’avais pas eu mon mot à dire. Je l’avais haï pour ça. Je l’avais maudit, détester, j’avais été terroriser d’être attaché ad vitam eaternam a cet homme qui m’avait brisé bien plus que quiconque. Mais finalement je t’avais rencontré. Toi. Ton sourire. Celui qui est affiché actuellement sur ton visage. Ta bonne humeur. Ton optimisme. Et tout le reste. Et j’avais simplement décider d’arrêter de vivre pour rien. Ca avait été dure. Rude. Compliqué. Mais je ne voulais plus vivre pour rien. Je voulais faire des choses. De grandes choses. Je m’étais relevé, simplement. Je m’étais reconstruit. J’avais eu des projet d’avenir. J’avais envisagé des tas de truc. D’abord en devenant infirmier, et ensuite, en obtenant ce poste de chef. Puis maintenant, c’était une formation de chirurgien que je suivais. Pour une fois, j’étais heureux. Je n’avais plus peur. Ni d’aimer, ni de voir quelqu’un me toucher. Bien au contraire. Je t’avais tout donné. Absolument tout. Et quand bien même je savais que j’étais complétement paumé, je savais que c’était toi que je voulais. Avec toi tout était si simple. Si facile. Jamais compliqué. Avec toi tout semblait si beau. Alors oui. J’avais envie de voir les choses en grand. J’avais envie d’envisager un avenir. Le nôtre. Dans son plus simple appareil.

Une demande en mariage. Faites là, sur un coup de tête. Une demande qui m’attachait officiellement à toi. Prononcée sans doute aussi par peur. Par crainte de te voir partir. J’avais perdu tous les gens que j’avais pu aimer tout le long de ma vie. Et j’avoue, je me suis demandé pourquoi je ne te perdrais pas toi ? J’avais peur de te voir disparaitre tout comme tu m’étais apparu. Du jour au lendemain. Tu étais entré dans ma vie sans prévenir et j’étais mort de trouille à l’idée de te voir partir sans laisser de trace. Je t’aimais à un point que ça en devenait flippant. Terrorisant. Et je savais que je n’y survivrais pas. Non. Si tu devais partir, dis-le-moi. Préviens-moi. Ne le fais pas comme lui l’avait fait. Ca fait trop mal. Tu es venu me prendre les mains, et je les ai serré. Complétement. Tu semblais plaisanter, comme toujours, mais moi je te regardais avec le plus grand des sérieux. Limite l’air grave. Limite ce regard qu’avait eu Penny en m’annonçant que j’avais un cancer des années en arrière. Parce que j’étais sérieux. Parce que je voulais que tu dises oui. Parce que… Tout un tas de truc. Pour la vie. Jusqu’à ce que la terre arrête enfin de tourner. Jusqu’à ce que le monde s’écroule. Ca peut être maintenant, demain ou bien dans des milliards d’années. Qu’importe ? Je te voulais. Jusqu’à ce que la mort t’arrache à moi. Jusqu’à ce qu’on arrête d’exister. Bien sûre que je le voulais. Bien sûre que je ne comptais pas disparaitre.

J’avais conscience que je ferais sans doute des erreurs. Elijiah été de retour, rendant tout soudainement plus compliqué. Et pour tout dire j’espérais ne plus jamais je revoir. Mais je savais que ça ne serait pas simple. Tu as posé tes genoux sur le sol. Ca en devenait presque romantique. Presque de trop. On riait souvent sur notre compte. Les gens nous trouvaient limite cucu. Mais en même temps. On était sans doute le couple le plus connu de ce château. Notre amour apportait une sorte de lumière en ces lieu. Et même si ça faisait marrer les gens, on nous trouvait mignon dans le fond. Alors oui on l’était cucu. C’était ce que nous étions. Mais je m’en foutais. Tout ce que je voulais c’était avoir le droit de t’aimais sans retenue. Sans limite. Je voulais porter ton nom. Je voulais avoir ce que tu avais. Ne faire plus qu’un. Moi non plus je n’avais pas d’alliance. C’était tellement spontané. Spontané, comme moi. Agissant souvent sans trop réfléchir ces derniers temps. Réfléchir, j’avais passé ma vie à me prendre la tête et pour une fois j’avais simplement envie de faire les choses. Comme ça. Sans me poser de questions. Tout simplement. Je n’avais jamais imaginé qu’on deviendrait plus que des amis. Je n’avais jamais envisagé que les choses tourneraient comme ça. Je t’ai repoussé. Trop longtemps. Sans doute parce que j’avais peur. Et puis il y a eu cette nuit où tu m’as rejoint. C’était chimique. Plus fort que moi. Je t’ai blessé. Souvent en te trompant. Tu aurais pu partir. Mais tu ne l’as jamais fait. Et c’est là où j’ai compris. Où j’ai réalisé que tu m’aimais, tout simplement. Et que tu étais prêt à tout encaisser tant que tu serais avec moi. Alors j’ai simplement arrêté de combattre et je me suis laissé aller

Souriant à tes paroles j’ai relâché tes mains, venant attraper ton visage pour venir t’embrasser avec passion. Un baisé qui en disait long. T’en faisant tomber à la renverse sur le sol du réfectoire. Allongé là, sur toi sur le carrelage, plus rien n’avait d’importance. On aurait bien pu rentrer, je n’en avais rien à faire. Je me moquais bien de ce qu’on pourrait penser en nous voyant. C’était ma façon à moi de te promettre que je n’irais jamais nulle part sans toi. Que désormais je t’appartenais. Entièrement. Intégralement. Avec toi je pouvais sentir mon cœur rebattre dans ma poitrine. Avec toi, j’étais plus vivant que jamais. J’aimais même ça, la vie. Tout me semblait si beau même en temps de guerre. Tout semblait plus lumineux. J’avais enfin une raison de me lever la nuit tombée. D’avancer. De continuer. Une raison de me battre. Putain. Je t’aimais à un point que je me demandais comme c’était possible. C’était beau. C’était naturel. C’était sans peine. Sans souffrance. Plus d’agonie. Plus rien. Et ça changeait tellement ma perception de tout. J’avais conscience que je restais encore ce jeune vampire instable, fougueux. Que des conneries j’en ferais. Mais j’espérais que tu me pardonne tous mes écarts. Parce que sans toi je ne serais plus rien. Tout simplement. Je voulais m’encrer en toi, tatouer ton nom dans ma chair, hurler à qui voulait bien l’entendre que c’était toi et personne d’autre. J’étais tellement fier d’être avec toi. Tellement fier de t’avoir. Tellement fier que tu m’ai choisi moi. Même si ça me semblait encore tellement… Improbable qu’un type comme toi puisse aimer un type comme moi. Mais pourtant c’était le cas. Pourtant, c’était comme ça. Et je donnerais tout ce que j’avais pour que rien ne change.

« On s’en fout de l’alliance. On en trouvera bien une quelque part. Viens. »

Euphorique, je me suis relevé, t’entrainant avec moi dans le couloir. Souriant plus que jamais en t’entrainant dans la salle de surveillance. Entrant sans même m’annoncer après avoir passé ma carte d’accès devant le lecteur. M’approchant du micro, j’ai simplement appuyé sur le bouton qui permettait de diffuser le son de ma voix partout dans le château. Me raclant la gorge comme pour me donner une sorte de courage alors que l’intonation légèrement gaga de ma voix annonçait clairement la couleur sur mon état d’esprit actuel.

« Ici Zick et Nicky qui vous parle. Pas de panique ce n’est rien de grave pour une fois. On voulait juste vous annoncer la nouvelle parce qu’un peu de bonne chose dans ce monde ne fait de mal à personne. Alors je sais que vous allez encore nous trouver cucu mais peu importe. On va se marier. Nick a dit oui. Et vous êtes tous convié à la cérémonie ! qui aura lieu… Au sait pas quand mais au moins vous savez. Bonne soirée à tous ! »

Relâchant le bouton je me suis tourné vers toi en riant presque, revenant poser mes mains sur tes joues pour t’embrasser encore une fois.

« Je crois qu’on n’a plus le choix maintenant que tout le château est au courant. T’es pas dans la merde d’avoir dit oui moi je te le dis. Nick Murphy Alberteich. »

Non, tu n’avais plus le choix. Tu étais désormais à moi. A la vie… A la mort…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 235
Points RP : 638
Date d'inscription : 07/07/2017

The plan was to drink until the pain is over

But what's worse: the pain or the hangover?


Son cœur débordait de joie. Il était heureux. Non, heureux n’était pas le mot… Il était béat. Extatique. Abruti d’un bonheur indescriptible qui lui donnait des ailes. Il lui semblait presque entendre son propre cœur battre la mesure sous l’émotion qui l’animait alors qu’il embrassait fougueusement son amant sur le sol du réfectoire. En cet instant, plus rien n’avait d’importance. Ni le joug de Tullamore sur l’île, ni même les murs qui les emprisonnaient. Ni cette guerre, ni cette souffrance. Tout ce qui comptait, c’était Zick et ce oui qu’il avait prononcé, ce oui qui voulait tout dire et qui pour lui, étrangement, changeait tant de choses. Il s’en fichait que quelqu’un débarque et les retrouve comme ça. Si ça arrivait, au contraire, il en serait heureux, il pourrait annoncer de vive voix à cette personne qu’il allait se marier. Qu’il allait épouser Ezechiel Alberteich. Quand son amant se redressa avant de l’entraîner avec lui, il le suivit en riant, se demandant où ils allaient. Chez eux pour un retour dans la chambre et une nouvelle étreinte avec le statut officiel de jeunes mariés ? Visiblement non… Il vit Ezechiel l’emmener vers la salle de surveillance et Nick devait avouer qu’après un tel instant, il était confus de se retrouver là. Tout du moins… Jusqu’à ce que son amant s’approche du micro. Il n’allait pas quand même pas… ? Nick ouvrit des yeux sans perdre une miette de ce qui se passait là. Il croyait le voir venir tout en se disant que Zick n’aurait tout de même pas ce cran. Et pourtant… Pourtant si. Nick en resta bouche bée alors que son tout nouveau mari annonçait au château tout entier leur futur mariage. Un rire s’échappa de sa bouche, mélange de stupeur, de joie et d’amusement. Il avait épousé cet homme. Et cet homme était dingue. Nick répondit au baiser avec une fougue particulière, nouant ses bras autour de sa nuque.

« Je crois plutôt que c’est toi qui est dans la merde, Ezechiel Alberteich Murphy. »

Ça lui faisait bizarre d’entendre ces noms. De se dire qu’il léguait le nom Murphy plutôt que son nom de naissance. Il se sentait d’autant plus… Vrai. Légitime. Pressant son front contre celui de Zick, il se donna quelques secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. Ce qui se passait. Ce qui allait se passer. Il allait se marier. Passer sa vie avec cet homme. Il allait passer la bague au doigt de Zick. Bon dieu… Il peinait à y croire, encore sous l’euphorie de l’instant. Il rêvait, ce n’était pas possible. Il allait se réveiller seul au milieu de nulle part, perdu et solitaire, comme avant de rencontrer Ezechiel, quand il était arrivé sur l’île. Il avait peur. De fermer les yeux et de les ouvrir sur une réalité différente. De quitter cette utopie dans laquelle il se trouvait. Parce que ça avait beau être la guerre, il avait beau être enfermé sur une île… Pour lui, épouser l’homme de sa vie, c’était la plus belle chose au monde. Il n’avait d’ailleurs jamais imaginé que ce moment arrive un jour. Lui qui s’était promis de ne plus jamais se marier. Lui qui s’était juré de ne plus tomber amoureux pour ne plus souffrir. Aujourd’hui, il était fou de cet homme et allait devenir son mari. Il avait vraiment complètement laissé tomber ses principes. Mais au diable, les règles ! Elles étaient faites pour être transgressées, après tout. Il se revoyait aller vers Zick, cette nuit où il l’avait rencontré pour la première fois. Il se revoyait songer à quel point il se reconnaissait dans la solitude de cet homme. Il se revoyait demander asile, pour un jour. Un seul jour. Un jour qui avait tout changé, qui l’avait mené là aujourd’hui. C’était bizarre de se dire que si ce jour n’était pas arrivé, alors aujourd’hui, tout serait différent. Il ne vivrait pas là. Il ne serait peut-être pas leader des raids. Peut-être même ne serait-il plus en vie. Pour un jour. Un seul jour.

« Je t’aime tellement que je pourrai en mourir. » Souffla Nick à voix basse, bien conscient d’à quel point il virait dangereusement vers son côté fleur bleue. « Il va falloir penser à la cérémonie, maintenant. Tu crois que le patron voudra bien qu’on fasse ça au château ? Oh, mais si on l’invite, ça va être compliqué, il doit rester en quarantaine… Et puis il n’y aura pas que des vampires. Il faudra penser au buffet. » Enchaîna Nick tout en réfléchissant à voix haute.

Il secoua la tête. Il fallait qu’il se calme un peu, rien ne pressait. Nick ne voulait pas d’une cérémonie en grande pompe. Il avait envie de quelque chose de simple, de convivial. De quelque chose qui leur ressemblait. Et Zick n’était pas une femme, il était certain qu’il n’avait pas besoin de faste et de grandeur pour être heureux. Il n’y avait qu’à voir l’endroit où ils vivaient. C’était loin d’être un palace, même si ça convenait amplement à Nick. Il avait appris à se contenter de peu, dans sa vie. Quand on avait connu l’horreur, rien qu’un toit sur sa tête, un homme à ses côtés… C’était le bonheur à l’état pur. Nick était un homme simple. Qui avait des plaisirs simples. Un véritable minimaliste, si l’on pouvait dire. Il se passerait même d’alliance, s’il le fallait, mais il avait quand même envie de ce bijou. De voir une bague à l’annulaire de Zick et de se dire que c’était le signe de leur union. De leur amour. C’était tout à fait niais, il en était parfaitement conscient, mais il s’en fichait. Au fond, il avait toujours été un grand romantique, bercé par les comédies hollywoodiennes. Il était la version masculine des petites filles qui rêvaient du prince charmant. Mais les fantasmes et l’espoir, c’était ce qui l’avait toujours sauvé. Sa plus grande force. Garder espoir même dans la misère. Même dans le désespoir. On pouvait même dire de Nick que c’était un acharné. Après tout, il n’avait pas lâché l’affaire, même en voyant Zick ramener de nombreuses conquêtes à la maison. Comme quoi, l’insistance payait puisqu’aujourd’hui, Zick l’épousait ! Voilà comment on passait de cinquième roue du carrosse à mari. Il devrait donner des cours sur ça, il aurait sûrement beaucoup d’élèves intéressés. Nick passa une main dans ses cheveux, tout émoustillé.

« Oh bon sang, Zick ! » Il l’entoura par la taille pour le soulever et le faire tourner en riant. « Tu es dingue ! On est dingues ! On va se marier ! » Rien que le fait de le dire le rendait fou de joie. Il le relâcha pour l’agripper par le col et l’embrasser fiévreusement. « J’ai envie de vous faire l’amour, M. Alberteich Murphy. » Ronronna Nick en pressant son bassin au sien. « Un homme marié, c’est tellement sexy. »




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 87
Points RP : 165
Date d'inscription : 20/06/2017

The plan was to drink until the pain is over
- Ezechiel Albeirteich & Nick Murphy -




« Je brule les démons de mon passé. » C’est la première phrase que je t’avais dite. Les premiers mots, le commencement de tout ce qui allait suivre après ça. Depuis un an tu étais là. Jamais loin, toujours prés. Tu avais tout subis. Mes infidélités, mes coups de folies, mes instants de déprime, absolument tout. Petit à petit, tel un archéologue, tu avais réparé les morceaux brisés de mon âme. Tu avais été patient, tu ne t’étais jamais emporté. Je savais que des fois je pouvais te faire souffrir. Je savais oui, que des fois j’allais trop loin. Mais tu restais toujours là, avec moi. Malgré mes fautes tu ne m’avais jamais quitté. Pas une seule fois. Tu étais l’opposé de ce qu’il avait été. En un regard, tu as su ce jour-là ce dont j’avais besoin. On ne se connaissait pas, pourtant, on n’a jamais été fichu de se quitter. Je t’ai hébergé, pour une journée, on a bu des bières, faisant une nuit blanche comme des adolescents. Et le lendemain tu es resté. Et finalement, tu n’es jamais reparti. J’avais eu du mal à l’accepter. J’avais eu besoin de temps pour me faire à l’évidence que j’étais en train de tomber amoureux de toi. L’oublier, ça n’avait pas été le but premier. Non. J’avais espéré au fond de moi qu’il réapparaitrait. Mais Elijiah était mort. Je n’en n’avais eu aucune preuve, mais j’avais la certitude qu’il ne m’aurait jamais laissé là alors que nous étions en guerre. J’ai eu tort. J’ai été con, naïf. Stupide de croire en lui. Parce qu’il est revenu. Ca faisait mal. Mais c’était comme ça. Alors j’ai fermé les yeux à m’en fendre les paupières, réactivant cette scène dans ma mémoire. « Qu’est-ce que tu fais ? » Je brulais les démons de mon passé. Simplement.

Enterrant ma peine, mes souffrances, ces souvenirs qui faisaient mal. Je venais de te demander en mariage, parce que je t’aimais. Parce que je ne voulais pas te perdre, parce que j’avais peur que toi aussi, tu puisses un jour disparaitre comme lui avait disparu. Si je t’avais parlé de ces craintes tu aurais sans doute rit, me sortant un « Sparu » naturellement. Ca m’aurait fait sourire et j’aurais simplement arrêté de me poser des questions. Alors je n’en parlais pas. Je répondais simplement à tes baisés. Me noyant dans cette joie qui émanait de toi. Tu m’aimais, je t’aimais, alors pourquoi se prendre la tête avec des conneries du genre ? Ca faisait un an que tu supportais mes sauts d’humeur, pourquoi ça changerait ? Avec toi j’oubliais tout. Tout ce qui avait pu faire mal. Je revivais, pour ne pas dire, que je renaissais. Apprenant les bonnes choses de la vie. Tu m’avais connu avec les longs cheveux noirs derrière lesquels je me cachais constamment. Un court instant. Jusqu’à ce moment où tu m’as demandé pourquoi je ne les coupais pas, pourquoi je ne m’éclairais pas comme je le devrais. C’est même toi qui me les as coupés ces cheveux. Sans scrupule. Tu te souviens comment j’avais fait la gueule ? Ca me perturbait. Pourtant tu m’as rassuré, me certifiant que j’étais beau et que je n’avais rien à craindre. Je te faisais confiance. Et j’avais bien fait. Je t’ai laissé me coiffer, et quand je me suis regardé dans le miroir je n’étais plus le même. Je crois même que je me suis trouvé… Beau tout simplement. Et c’est à toi que je le dois. A toi et à toi seul que je dois cette confiance que j’ai désormais.

Alors oui, sans réfléchir, sans me poser des questions, je t’ai demandé en mariage. Pour tout ça. Pour tout ce que tu faisais naitre en moi, pour tous ce que tu avais fait. Pour cette flemme que tu animais dès que tu étais dans mon champ de vision. J’étais heureux, tout simplement. Depuis des années, depuis pratiquement toujours. Avec Elijiah tout avait toujours été compliqué entre nous. Même la première fois que je me suis donné à lui, ça avait été… catastrophique. Brutal. J’avais peur. J’aurais dû le savoir. Rien que le fait qu’il m’amenait sans cesse des cafés sucré prouvait qu’il n’écoutait pas plus que ça. Mon café, et toi tu le sais, je le bois noir, serré, sans sucre, sans rien. J’étais terrorisé à l’idée de te perdre, terrorisé à l’idée de te voir te lasser de moi. Terrorisé, paniqué, de t’imaginer partir dans un nuage de fumée, comme ça, du jour au lendemain. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, de déraper, de merder. J’étais jeune, bien trop jeune, ne contrôlant pas toujours mes émotions. J’apprenais, mais tu avais conscience qu’un vampire n’était jamais vraiment stable ces cinquante premières années d’existence. On apprend, mais durant ce laps de temps, on prend surtout conscience de notre immortalité. On voit le monde qui nous entoure vieillir, alors que nous sommes figés dans le temps. A ce moment où notre corps est mort. Alors oui, les premières années sont souvent les plus compliquées et tu le sais. Mais ça ne semble pas t’effrayer, non, comme tout. Ca ne semble pas te faire fuir, au contraire.

Je souriais, comme jamais. Rien que le fait de te voir planifier les choses me comblait de ce sentiment qui avait durant trop longtemps été abstrait. Le bonheur. J’en perdais mes mots, ne sachant quoi répondre face à tant d’euphorie. Tu allais encore donner l’occasion aux autres de nous décerner la palme du couple le plus niais du château. On les faisait rire, et aussi étonnement que celui puisse paraitre notre bonheur, bien que sans doute égoïste, leur faisait du bien à eux. On avait choisi de se battre, d’en profiter malgré nos missions qui nous mettait en périple à chaque instant. Toi quand tu sortais, moi quand j’entrais dans cet hôpital infecté par ce virus qui nous était mortel. Chaque jour on jouait avec notre vie. Pourtant, chaque moment que l’on passé ensemble nous permettait de continuer, de se raccrocher à un espoir que beaucoup avait perdu. On apprenait que même en temps de guerre il était possible d’avancer et de ne pas sombrer. Tout simplement. Que l’on ne vivait pas pour rien, qu’il était possible d’aller combattre pour ensuite se réveiller dans les bras de la personne que l’on aime. C’était une chance que l’on avait, une opportunité que l’on saisissait. C’était comme ça. J’ai glissé ma main dans la tienne, t’entrainant jusqu’à notre appartement. Refermant la porte avant de te plaquer contre celle-ci, venant coller mon bassin contre le tien, t’embrasser avec envie et ferveur. Laissant mes lèvres se promener dans ton cou, venant te mordre pour boire un peu de ton sang avant de remonter jusqu’à ton oreille que j’ai mordillée avec envie.

« Alors fais-moi l’amour jusqu’à épuisement, Nick Murphy Albeirteich. »

Jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus. Ni toi, ni moi. Ce soir, ce matin, et même encore demain. Toi et moi, pour toujours et à jamais… Toi et moi… Always… and forever… For better or worst...




FIN






©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


I'LL SING IT ONE LAST TIME FOR YOU. THEN WE REALLY HAVE TO GO. YOU'VE BEEN THE ONLY THING THAT'S RIGHT IN ALL I'VE DONE. AND I CAN BARELY LOOK AT YOU. BUT EVERY SINGLE TIME I DO I KNOW WE'LL MAKE IT ANYWHERE. AWAY FROM HERE. LIGHT UP AS IF YOU HAVE A CHOISE. EVEN IF YOU CANNOT HEAR MY VOICE I'LL BE RIGHT BESIDE YOU DEAR
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
The plan was to drink until the pain is over | Ft. Ezechiel
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Le plan du Centre-ville de PAP devrait être confié à des Haitiens
» Plan d'action: ministere des Affaires Sociales et du Travail
» Quel plan de développement pour le secteur énergétique ?
» Vers l’adoption d’un plan unique de planification familiale
» Symposium sur le Plan National de Protection de l'Enfant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Island Of the Damned ::  :: Belfast :: Le Château-
Sauter vers: