The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Partagez | 

 Sometimes, we need somebody's help [Feat. Divine]

Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 877
Points RP : 964
Date d'inscription : 02/05/2017

Trois heures et demi du matin venaient de sonner, alors que Tamara finissait de soigner la blessure d'un jeune humain qui avait tenté de se défendre contre un vampire affamé, l'immortelle ayant cherché à en faire son dîner alors que le jeune homme était, à la base, gentiment venu au château pour remplir une poche pour la banque de sang. Autant dire que ça avait dut le traumatiser un peu en même temps. Les vampires pouvaient parfois être un peu cons quand ils étaient affamés, il lui aurait simplement suffi d'attendre. Mais quelle idée aussi pour un humain de venir dans la zone des vampires ! Bon, on ne pouvait pas vraiment les blâmer non plus pour ça, après tout rien ne les obligeaient à venir donner leur sang pour nourrir une bande de trous du cul qui chercheraient sans doute à leur sauter dessus à tout instant. Le jeune humain avait eu de la chance qu'un autre vampire vienne à sa rescousse pour l'empêcher de se faire bouffer, raisonnant le vampire affamé. 

Terminant de recoudre la plaie sur l'avant-bras de l'humain, elle coupa le fil et veilla à sa bonne tenue avant de désinfecter le tout une dernière fois. Elle avait ensuite retiré ses gants, et avait ébouriffé légèrement ses cheveux noirs pour dégager ses yeux des quelques mèches qui tombaient devant, cherchant son bloc note de feuille de soins alors que le jeune homme, assis sur le lit, s'adressait à elle, semblant tout gêné.

« Franchement, merci pour ma blessure. Vous me sauvez la vie Tamara, je n'ose pas imaginer ce qui se serait passer si ça c'était infecté. Vos collègues sont pas tous aussi commodes que vous et celui qui m'a amené ici. S'il y a un truc que je peux faire pour vous remercier... »

Un rictus amusé sur les lèvres, Tamara avait relevé ses yeux clairs sur son interlocuteur en cherchant un stylo du bout des doigts.

« Mais de rien. Oh tu sais, aucun d'entre nous n'est commode quand il a faim, moi-même il m'arrive d'être un peu conne dans ces moments-là. Et pas qu'un peu même, mais cela n'est qu'un détail. Disons qu'on a tous des façons différentes de réagir en fonction des circonstances. Commence déjà par prendre soin de ta blessure, on verra après. Je viens peut-être de te soigner, mais ça risque quand même de s'infecter si tu n'y fais pas un minimum attention. » Lui avait-elle simplement répondu avec assurance.

Le garçon semblait un peu déçu de cette réponse, comme s'il s'attendait à autre chose, mais n'avait pas bronché, alors qu'il observait la brune noter quelques indications sur une feuille blanche qu'elle lui avait finalement donnée, lui expliquant un peu en même temps qu'il lisait les soins à réaliser. Après les explications pour la cicatrisation, le jeune homme était sorti du château avec sa feuille de soins, non sans avoir remercié l'infirmière une dernière fois. La jeune femme l'avait regardé partir, avec de nouveau ce rictus amusé sur les lèvres. Un humain. Depuis son arrivée en Irlande elle avait eu le temps d'en croiser un certain nombre, mais c'était toujours aussi comique la réaction qu'ils avaient en face d'un vampire dont ils ne connaissaient pourtant rien, et parfois même pas sa vraie nature. Heureusement que dans le cadre de son métier, elle arrivait à se priver de sauter sur ses petites choses qui passaient parfois les portes de l'hôpital, ou même qui y travaillait pour certains, sinon elle s'en voudrait un peu de manquer ça. Elle avait beau les détester, certains la faisaient bien marrer quand même.

Du bruit s'était soudain fait entendre dans son dos, la jeune femme détournant son regard de la fenêtre pour se recentrer sur ce qu'il se passait dans la pièce où elle se trouvait. Un de ses collègues venait de rentrer avec un carton remplis de tout un tas de choses qu'elle n'avait pas pu distinguer sur le moment, et, apparement préssé, il lui avait rapidement expliqué qu'ils étaient à cours d'un certains médicaments. Par conséquent, comme elle se trouvait être la première personne qu'il croisait qui n'était pas occupée, il lui apportait tous les ingrédients et ustensiles nécessaires à la fabrication de ce médicament pour qu'elle puisse en préparer. Il lui avait également donné une feuille avec tout les dosages et consignes de préparation. Prenant le papier entre ses doigts tandis qu'il posait le carton sur le lit où se trouvait le jeune humain quelques instants plus tôt, elle avait en même temps attrapé une fiole contenant un liquide violacé sur lequel était collé une étiquette la renseignant sur le nom de l'ingrédient. Après un échec pour trouver le nom sur la feuille, elle avait prit d'autres fioles et sachets entre ses doigts et avait repéré que certains des noms d'ingrédient étaient indiqués en latin sur les contenants.

« What the fuck ? C'est quoi ces conneries, là ? Eh, mais attends, je parle pas latin moi, y a pas de traduction sur tes bidules ? »

Pas de réponse, et lorsqu'elle avait relevé la tête, l'autre était déjà partit trop loin pour l'entendre. Tellement concentrée à essayer de comprendre, elle ne l'avait ni vu ni entendu sortir de la pièce. Et merde. Elle faisait comment maintenant ? Mais à peine avait-elle eut le temps de reposer ses yeux clairs sur la feuille qu'une autre personne était rentrée dans la pièce, une jeune femme blonde dont l'infirmière ne connaissait pas l'identité.

« Bonsoir, je peux vous aider ? » Lui avait-elle demandé en déplaçant le carton sur la table de chevet, attendant de voir la réaction de sa nouvelle interlocutrice.


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 118
Points RP : 111
Date d'inscription : 13/06/2017

La journée avait été agitée, pour la jolie blonde.
Depuis son départ de Rivercrow, le cœur en lambeaux, elle tentait de survivre. Se raccrochant à ce qui lui donnait espoir et essayant de se couper de plus en plus de ses souvenirs, mais aussi du monde, avec ses compétences de pirate. Elle avait dormi, une larme à proximité, cherchant à chasser les démons qui la hantaient lorsqu'elle ne parvenait plus à se couper de sa mémoire et que les souvenirs resurgissait d'un bloc, pour la heurter et l'a malmenée. Elle dormait au château, dans un petit coin, rien à voir avec son ancien appartement, plutôt luxueux et au dressing démesuré, ici, elle n'avait rien, ou presque, tout pouvais tenir dans deux valises. La première pour ses effets, la seconde pour les armes, car elle avait récupéré le plus d'armes possible, se donnant l’illusion de la protection et une fausse assurance grâce à celles-ci. À feu ou blanche, qu'importe, tant que ça lui permettais de se défendre, de tuer, de blesser. De survivre. Et cette nuit avait mal tourné, le sommeil agité, le poignard l'avait couper, lorsqu'elle s'était débattue, entaillant sa main droite assez profondément. Suffisamment, pour lui faire hurler de douleur et l’empêcher de la manier. Puis elle avait lamentablement chuté au sol, incapable de se rattraper à tant et quelque bleues, c'était ajouter à cela, des bleus qui devinrent rapidement d’un fort violacé noirâtre. Elle s'était ensuite levée, s’appuyant tant bien que mal sur dextre, usant de l’agilité propre au vampire, pour mettre ce blouson de cuire large, par-dessus le t-shirt sombre extra-large et les leggins qu'elle avait pour dormir. Oui, la Divine de rouge vêtue, était derrière elle. Enfilant de son mieux une paire de baskets grise et salie par le temps, elle se rendit à l'infirmerie.

Divine semble l'ombre d'elle-même et pourtant, la main blessé, le bras plein de bleues, des griffures dans le cou, notamment au niveau de la jugulaire et du dos, mais également quelques-unes, plus discrète sur le ventre, elle garde ce port de tête altier qu'on lui connaît, sa peau pâle et lisse ... C'est dextre, qui pousse la porte de la salle et elle se retrouve devant ce vampire, qu'elle ne connaît pas. À la demande, elle révèle sa manche droite, pour dévoiler les dégâts, sur sa main, entaillée profondément et sur son bras.


« - J'ai aussi des griffures mais rien de grave ... C'est ma main surtout. »

Elle approche, la mine est sombre, l’œil fatigué et la cerne présente. Puis, se rappelant qu'elle ne connaît pas cette créature, elle imagine qu'on ne la connaît pas non plus. C’est du moins l’impression qu’elle aux premiers mots.

« - Je suis Divine. Et toi ? »

Est-elle vampire ? Elle ne se pose pas la question et n'essaye pas de savoir, néanmoins, une image lui vient malgré tout, elle s'impose. Elle parle, mais pendant qu’elle le fait, sa voix se réduit et semble s’éteindre un peu, elle se souvient non pas de la personne, mais de la silhouette, de l'aspect général de cette personne. Divine à une mémoire parfaite et c'est comme ça, qu'elle ajoute.

« - Le vieux quartier. Tu es de Rivercrow, non ?  »

Peut-être est-un un double ? Peut-être, sa mémoire devient défaillante ? L'espoir naît, mais elle sait déjà qu'elle a tord. La blondeur s’approche encore et elle s’assoit près de l’Androgyne. Un instant, elle promène l’œil sur ce qui l’entoure, déjà son esprit à mémoriser chaque détail et elle immobilise l’œil sur son interlocutrice, en gravant chaque détail dans son esprit. L’endroit est à la hauteur de leur situation à tous. Il manque des choses. Ils manquent tous de choses, pour certains, c’est de la nourriture, mais la jolie blonde, c’est tellement dégoûtée du sang, pendant des décennies, lorsque son Sire l’a fait sien, qu’elle semble capable d’en ingérer moins que ses congénères et moins souvent. L’avantage est non-négligeable, puisque le temps est au manque. Le bleu grisé de l’œil s’arrête alors sur les fioles et sachets dans le carton. Là aussi, dans son esprit, s’impose des souvenirs et un sourire se crée sur les lèvres roses. Les noms en latin, lui rappel son enfance, le dix-septième siècle, que l’on en est loin… Peut-être, pas aussi loin, que de la naissance de Léandre, Wellan ou Rafaël, mais on est loin quand même. Au début, elle avait dû l’apprendre pour comprendre la messe, le latin était devenue ensuite une langue qu’elle avait du étudier plus en détail jusqu’à savoir la parler assez correctement. Et au cours de ses très nombreuses lectures de ces derniers siècles, elle avait eu quelques connaissances en matière de plante médicinale. Après tout, parfois, c’était utile, les remèdes de grands-mères. Dans le carton, elle reconnaît un plante, fort connut des herboristes et la pioche, pour en tirer un sachet, contenant quelques fleurs blanches. L’étiquette était en latin.

« - Achillea Millofolium. »

Et elle tendit la plante, soigneusement empaquetée à l’infirmière.

« - Ça devrait suffire, c’est pour les blessures légères … »

Et avant de continuer, elle quitte la veste de cuire de son mieux, se libérant de son armure pour présenter à Tamara la blessure, les égratignures et les bleus. Du moins, ceux du bras, mais les profondes marques dans la jugulaire étaient également remarquables.

« - J’imagine que l’on à des blessés plus importants à traiter, mais sans ma main les choses deviennent assez compliqué. »

Dernier pauvre sourire pour essayer de convaincre, alors qu’elle tient toujours les fleurs à celle, qui elle l’espère, sera sa bienfaitrice aujourd’hui, et cela, qu’importe les querelles du passé, car le passé, jamais ne sera oublié, mais il peut être mis de côté, au moins pour quelques années, voir décennies, pour le bien de l’espèce. La survie n’est pas le propre de l’humain, et s’il ça l’est, alors il ne faut pas oublier, que tout vampire, était humain un jour. Tué l’humain, il ne reste que la bête. Tuer la bête et l’humain se tuera tout seul. Voilà quels sont le combat réel en ce vingt et unième siècle.
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 877
Points RP : 964
Date d'inscription : 02/05/2017

Si pour certains la construction de l'île concordait avec le début d'un cauchemar, Tamara voyait les choses autrement. Une longue nuit se profilait à l'horizon. C'est le ressentit qu'avait eut la brune en se réveillant ce soir-là. Elle n'aurait pas vraiment su dire pourquoi, mais c’était l'impression qu'elle avait. Depuis deux ans que la prison était construite, le temps lui semblait tellement plus long, comme s'il passait au ralenti, près à s'arrêter à tous moment. Et c'était bien la première fois qu'elle se surprenait à trouver son immortalité pesante d'un coup, elle qui avait une patience toute relative. Elle qui aimait vivre à fond, avec un minimum de confort et de sécurité, qui avait perdu l'habitude de voir le temps passé, limite à en oublier le jour qu'on était. L'endroit ne le lui apportait plus. Tous les habitants de l'Irlande étaient à présent constamment menacés, par ces hommes et leurs idées saugrenues qui les maintenaient prisonniers, elle et tous les autres. La seule chose que ça lui apportait, c'était l'euphorie de l'action et une certaine adrénaline, elle qui trouvait River Crow un peu trop ennuyante et Moyenâgeuse comme ville. C'est ce qui la consolait et lui permettait de supporter un peu mieux la situation. Mais elle n'était pas malheureuse non plus, ce qui était assez paradoxal pour le contexte. Elle n'avait plus de raison de s'ennuyer à présent, puis elle avait retrouvé des personnes chères à ses yeux. Sa folie déjà bien avancée ne faisait que s'aggraver chaque jour qui passait, mais elle parvenait pourtant à garder un minimum de raison et de conscience. Elle n'avait pas eu le temps de s'habituer suffisamment à River Crow pour que la ville lui manque, la seule chose qu'elle garderait sans doute en mémoire de l'endroit, c'était son meilleur ami dont elle avait perdu la trace après les bombardements.

Contrairement à certains de ses congénères vampires, Tamara ne dormait pas au château, elle vivait dans une petite maisonnée qu'elle partageait avec son Sire, son frère et son beau-père. Ce n'était pas l'endroit le plus accueillant du monde, ni le plus grand d'ailleurs, mais ça leur convenait, et ils avaient assez de place pour eux quatre. À la base, il devait y avoir un étage à l'habitation, mais il avait été détruit. Seul le rez-de-chaussée avait tenu bon, ainsi que la cave. À eux quatre, ils avaient réaménagé un peu l'endroit, pour que ça paraisse moins délabré, et finalement, ça ne donnait pas trop mal. Enfin, pour le contexte du moins. Faute de mieux, ils avaient mis une bâche au niveau du trou du plafond causé par ce qui était resté de l'escalier, le reste de ce qui leur servait de toit venant à peine d'être réparé par les soins des trois hommes. Des poutres apparentes, parallèles les unes aux autres, servaient de charpente pour éviter que tout ne s'écroule. Tamara avait élu domicile dans la petite chambre du fond, alors qu'Harold avait pris place dans ce qui semblait être un ancien bureau. Warren et Marvin, quant à eux, se partageaient la cave, qui devait sans doute être la plus grande pièce de l'habitation. Pour le moment, l'habitation leur plaisait, il y avait même de la place pour le chien de Tamara !

La jeune vampire observait la jeune femme blonde qui venait d'entrer dans la pièce, alors que cette dernière lui montrait sa main blessée, expliquant un peu la situation. Tamara avait délicatement pris la main blessée de la demoiselle pour l'examiner un peu mieux, alors que son interlocutrice lui donnait son nom en lui demandant le sien.

« Et bien, on peut dire que tu ne t'es pas loupé. » Avait elle d'abord répondu en relevant la tête vers Divine. Oui, elle passait du vouvoiement au tutoiement sans prévenir, c'est ce qui faisait son charme. « Je m'appelle Tamara. Je vais désinfecter ta plaie et la recoudre, tu peux t'installer sur le lit si tu veux. »

Occultant complètement le carton pour le moment, elle ouvrit le placard dans lequel elle avait rangé le désinfectant et en sortit le matériel dont elle aurait besoin. La blessure ayant beaucoup saigné, elle avait également mis de l'eau dans un récipient, histoire de laver un peu la zone à guérir. La question de sa nouvelle patiente lui avait fait détourner la tête dans sa direction, notamment pour la mention de River Crow.

« Oui, je suis bien de River Crow. Mais je vivais et travaillais dans le Quartier Nord. Une des fois où je me souviens être allé dans le Vieux Quartier, c'était la nuit de la bataille. Tu étais de là-bas aussi ? »

Retournant à ses préparatifs de matériaux de soins, elle n'avait pas vu que la blonde avait repéré les ingrédients et ustensiles dans le carton sur la table de chevet. Après s'être assuré d'avoir sorti tout le nécessaire, elle avait tout mis sur un petit chariot mobile en métal qu'elle s'apprêtait à apporter au niveau de la blonde. C'est à ce moment qu'elle avait de nouveau entendu sa voix, la faisant se retourner dans sa direction, son regard clair se posant sur le petit sachet que son interlocutrice tenait entre ses doigts.

« Tu sais parler latin ? Ca m'arrangerait bien de savoir faire ça, il nous manque un médicament et du coup, on m'a demandé d'en fabriquer en attendant d'en retrouver. Le problème, c'est que certains ingrédients sont mis en latin sur les contenants alors qu'ils sont traduits sur la liste de préparation. Mais comme je ne sais pas parlé latin, c'est un peu compliqué. »

Tamara s'était rapproché avec le chariot tout en donnant ses explications, récupérant ce que lui tendait Divine pour le regarder quelques instants, enregistrant en même temps l'information que la blonde venait de lui donner. Puis elle l'avait reposé avec les autres ingrédients du carton, laissant la jeune femme se débarrasser de son manteau avant de s'asseoir également sur le lit, déposant la petite bassine contenant l'eau entre elle et Divine. La dernière remarque avait fait apparaître un sourire amusé sur les lèvres de la brune, un sourire qui laissait apparaître ses deux longues canines très spécifiques aux vampires. Voilà qui répondrait sûrement à la question de l'ancienne noble, même si la mention du quartier nord de River Crow avait peut-être mis la puce à l'oreille. Quoique, quand on savait que même des humains y vivaient, ça ne voulait pas forcement dire grand chose.

« Ne t'en fais pas pour eux, mes collègues peuvent bien les gérer sans mon aide le temps que je m'occupe de toi et du médicament qu'on m'a demandé. Du moins, j'espère, ce serait malheureux sinon. »

Tout en parlant, elle avait mis des gants sur ses mains, avait délicatement saisit la main blessé de Divine et l'avait placé au-dessus de la petite bassine d'eau. Elle avait ensuite débarrassé la zone à guérir du potentiel sang qui avait déjà séché, permettant également de mieux voir la plaie. Et, assez rapidement pour éviter que sa patiente ne perde plus de sang qu'il n'en fallait, elle avait ensuite attrapé une compresse et l'avait placé sur la blessure en appuyant assez fermement pour que le sang arrête de couler, mais pas assez pour faire mal à la blonde. Du moins, elle l'espérait.

« Désolé si ça fait mal, je vais essayer de faire en sorte que ça s'arrête au maximum de saigner pour avoir plus de visibilité afin de recoudre la plaie. Elle a l'air assez profonde alors je préfère ne pas prendre de risque. Je mettrais également un bandage pour que tu puisses te servir de ta main sans t'inquiéter de savoir si ça s'infectera ou pas, de nos jours, on est jamais trop prudent. »

Et si elle était également vampire, c'était pire avec la présence du virus K-089. Ce serait con qu'elle le choppe. Pendant qu'elle exerçait la pression sur la plaie, elle en profitait pour prendre la petite bassine d'eau de sa main libre et la déplaçait sur le plateau du bas du petit chariot. La brune avait ensuite arrêté d'exercer la pression au bout de quelques instants, retirant doucement la compresse pour dégager la plaie. Puis elle en avait pris une autre, qu'elle avait imbibée de désinfectant cette fois-ci, et avait désinfecter soigneusement la plaie sur la main de la jeune femme, évitant de trop appuyer pour ne pas refaire couler le sang. La plaie désinfectée, elle avait attrapé l'aiguille préalablement préparée avec le fil chirurgical, un fil de couleur noir.

« J'espère que tu n'as pas la phobie des aiguilles. Mais là, vu la plaie, je ne peux pas proposer mieux. Quelques points de suture, et le tour sera joué. Ah, et avant que j'oublie, ça risque de faire mal. »

L'aiguille avait ensuite traversé la peau de la blonde, et les points de sutures c'étaient faits les uns après les autres, la brune restant un minimum concentrée pour ne pas faire de conneries. Le dernier point terminé, elle avait reposé l'aiguille et avait attrapé un rouleau de bandage qu'elle appliquait avec précaution sur la blessure. Elle avait finalement relevé les yeux vers Divine une fois la bande en place.

« Voilà pour ta main, j'espère que ça ira. Si tu habites dans le coin, n'hésite pas à repasser pour faire vérifier que ça guérisse bien, et pour faire retirer les fils quand la plaie sera guérit. Concernant tes autres blessures, j'en ai vu quelques-unes au niveau de la jugulaire et sur le reste de ton bras, mais est ce que tu en as d'autre ? Histoire que je fasse tout d'un coup. »


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 118
Points RP : 111
Date d'inscription : 13/06/2017

C’est sans broncher un mot de plus, que la jolie blonde s’installa avec docilité. River Crow, à peine la ville mentionner qu’une vague violente, semblable à un tsunami déferla sur la plage calme de l’esprit Divin. À demie-absente, elle se laissa soigner, la mine souffrante, essaya de se couper de ses souvenirs de la ville dans laquelle elle avait évoluer pendant un siècle. Comment oublier tout cela ? Comment sans couper ne serait-ce que quelques instants pour obtenir du répit, alors qu’elle ne parvenait même plus à se couper de ses autres souvenirs et dormir au calme ? Alors que ses crises étaient plus violentes et régulières qu’autrefois ?

« - J’ai travaillé dans le quartier Nord oui, mais je vivais à côté de la Fondation. »

Trahissant ainsi sa nature d’opposante. Être de celles et ceux qui voulaient simplement protéger l’espèce humaine de l’asservissement, ne pas les faire esclaves, mais cohabiter avec eux. D’un hochement de tête, elle affirme sa présence dans la bataille aussi avant d’ajouter, la grisé absente.

« - Je parle latin, français, anglais et italien. Irlandais aussi, nous sommes en Irlande après tout. Je peux t’aider à traduire tes produits et si je ne connais pas des mots, je n’aurais qu’à faire des recherches et je saurais alors. Lire un livre est suffisant. »

Le sourire est faiblard. Elle est trop bonne peut-être la petite Divine naïve qui dévoile alors son plus gros atout à ce qui était semble-t-il un ennemi, mais jamais un ennemi ne la soignerais et ne demanderais ce que la Bergson demande. Les amis d’aujourd’hui sont les ennemis d’hier et demain, seront-ils de nouveau nos opposants ? Un frisson d’horreur la prend. Elle se rassure pour l’instant, néanmoins, Tamara est un allié en ces sombres heures et elle peut bien connaître son don, sans réellement se douter de sa porté, après tout. Ni de ce qu’elle sait, ou non.

« - Tu crois que je pourrais vous aider moi aussi ? En général, je suis plutôt informatique, combat et danse, c’était même mon métier à River, mais j’apprends facilement alors si y a besoin d’aide… Et puis ça me permettra de m’occuper l’esprit. »

Et ça m’évitera de nouvelles blessures, ça m’évitera de penser à mon passé, ça m’évitera de me rappeler les mauvaises choses, puis les bonnes et de pleurer, resté sans nouvelles de Rafaël. Lorsqu’il était au manoir, même si elle ne le voyait pas, elle savait où il se trouvait, elle le savait en vie et en sécurité, mais maintenant ? Et s’il était à Tullamore ? Tout cela avait aussi réveillé chez la jolie Divine des angoisses. Bien sûr, l’italien est débrouillard, sûrement qu’il s’en sort, mais dans ces temps sombres et froids, angoissant, elle à besoin de toute sa tête et de son tout. Le meilleur remède pour l’esprit malade, sera sûrement le réconfort de l’amant tant aimé au fil des siècles…
À la remarque sur la profondeur de la blessure, elle signala.


« - Mon poignard. Je garde un poignard près de mon lit, c’est ce qui m’a blesser en premier, c’est pour ça que c’est profond. Le reste, c’est mes mains et mes ongles, rien de très dangereux en somme. Quant à avoir peur des aiguilles… Je craint que notre condition m’encourage à dire, que je ne risque pas d’avoir peur de quelque chose de pointu… Aussi pointu, sois une aiguille. »

Voilà une pointe d’humour, peut-être légèrement douteux, au milieu d’une conversation à peu près banale. Elle émit même un léger ricanement. Néanmoins, avec cette remarque, elle l’avait sortie de sa torpeur et la blonde serra simplement l’autre poing, lorsque l’aiguille traversa sa peau, sans grande crainte envers celle-ci.

« - Je repasserais, je dors dans un coin du château… Quant au reste de mes blessures, rien de très grave, j’ai seulement quelques griffures sur le ventre rien de grave, ça cicatrisera dans deux jours, comme d’habitude. »

Sourire aimable de la mine de soleil terne et triste. Elle laisse néanmoins son bras et ses hématomes visible aux bons soins de la jeune vampire néanmoins.
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 877
Points RP : 964
Date d'inscription : 02/05/2017

La jeune vampire ne s'était pas suffisamment attachée à la petite ville irlandaise de River Crow pour en avoir des souvenirs lui faisant regretter sa destruction. Un an, pour un vampire, ou du moins pour elle, c'était ridiculement court. Quand on a l'éternité devant soit, une année dans une vie paraîtrait toujours ridiculement court. La seule chose qu'elle y avait réellement perdue, c'était son meilleur ami dont elle n'avait jamais connu le sort le jour des bombardements. C'était bien le seul événement regrettable dans cette histoire, mais elle essayait de se consoler en se disant quand dans tous les cas, où qu'il soit, elle ne pouvait qu'espérer que ce soit dans un meilleur endroit que celui-ci. La guerre, la peur, l'impossibilité de s'enfuir autre part que dans le reste de l'île... Elle-même n'était pas sûre de souhaiter ça à son pire ennemie. Mais avec Tamara, on était jamais sûr de rien, elle était capable de changer d'avis comme de chemise, pour peu qu'elle y trouvait son compte.

Écoutant la réponse de la blonde au sujet de la ville maintenant détruite depuis deux ans et demi, un léger rire avait résonné en elle.

« Et dire qu'on aurait pu s'y croiser, n'est ce pas surprenant que cela ne se produise que maintenant ? »

Oui, n'était ce pas surprenant que ce fut la première fois en trois ans qu'elles se rencontraient, alors qu'elles habitaient à deux pas l'une de l'autre ? Ça pouvait presque relever de la fiction, d'autant plus que Tamara ne se rappelait également pas l'avoir croisé ne serait ce qu'une fois.

Un sourire amusé plus tard et elle écoutait à présent la réponse concernant le latin, relevant son regard un peu surprit sur son interlocutrice. Puis un sourire s'était doucement installé sur le visage de l'Anglaise, un sourire qui semblait à la fois heureux et enthousiaste, chose qu'on ne devait pas voir souvent au sein de l'île. À croire qu'un rien pouvait la rendre heureuse. 

« Sérieux ? En voilà une coïncidence, en dehors du latin, je sais parler ces langues-là aussi ! Comment les as-tu apprise ?»

L'indiscrétion ? Connais pas, désolé. Tamara avait l'habitude de poser les questions comme ça venait la plupart du temps, parfois plus gênantes ou bizarres les unes que les autres. 

« Si ça ne t'embêtes pas, je veux bien un peu d'aide pour traduire les ingrédients. Ca me serait drôlement utile, faire un médicament sans savoir ce qu'on met dedans, je ne pense pas que ça finisse par avoir l'effet voulu. J'ai la liste des ingrédients avec les étapes pour faire les mélanges correctement, mais mes collègues ont apparement hommis de me préciser à quel termes latin correspondait certains ingrédients. Du coup je me retrouve avec certains sachets d'ingrédients écrits en latin, sans possibilité de savoir à quoi ça correspond sur ma liste. Plutôt chouette non ? »

Elle rendit son sourire à Divine tout en jetant un rapide coup d'œil au carton d'ingrédients qui n'avait pas bougé de sa place. Quant à la liste qui se trouvait avec, elle maudissait presque (et même maudissait tout court) celui qui l'avait écrite de ne pas avoir au moins mis entre parenthèses le terme latin auquel correspondant l'ingrédient cité. Il n'y avait que les noms de produit une fois traduit sur ce foutu bout de papier. Si Divine pensait avoir dévoilé sa capacité, Tamara n'en avait rien remarqué. Ou du moins, elle le feignait assez bien. Pour la brune qui était d'un naturel curieuse, faire le rapprochement avec la capacité de mémoire infini ne s'était pas vraiment imposé à elle, faire des recherches sur ce qu'on ne connaissait pas lui paraissait tout à fait normal.

Pour l'Anglaise, la notion d'allié et d'ennemie était devenue assez vague depuis la construction de la prison géante. Bien sûr, quand l'évidence était trop forte pour le nier, elle savait d'office qui pouvait être son allié et qui ne l'était pas. Mais une chose était sure, c'est qu'elle détestait toujours autant les humains, même si elle se retenait de sauter à la gorge de tous ceux qu'elle croisait pour la simple raison qu'ils étaient la seule chose capable de maintenir ceux de son espèce en vie. Il n'y avait que pour les membres de Tulamore qu'elle ne faisait pas de quartier. Pour le reste, elle se contentait de faire son boulot et de voir ensuite.

« Si tu peux aider ? C'est une bonne question. Je ne pense pas être la plus informée sur le sujet, mais à mon avis, on n'a jamais assez besoin de personnel par les temps qui court. Une personne qui pourrait sans doute te renseigner mieux que moi, c'est mon supérieur, Ezechiel Albeirteich. C'est l'infirmier en chef, si tu viens parfois au château tu l'as peut être déjà croisé. Si tu ne vois pas qui s'est, je peux lui en parler pour toi quand je le croiserais. »

La jeune vampire pouvait comprendre l'envie de la plus âgée (à moins qu'elle ne soit plus jeune, elle n'en savait rien) de s'occuper l'esprit et de vouloir se sentir utile. Lorsqu'elle était arrivée au château, elle avait eu l'opportunité d'être acceptée directement en temps qu'infirmière, ses expériences passé lui ayant permis de connaître le minimum syndical pour soigner, au moins, les plaies bénignes. Pour le reste, elle avait appris sur le tas et s'était aidée de ce qu'elle avait retenu de ses cours de vétérinaire (à peu de choses près, pour elle ça revenait presque au même de soigner un animal que de soigner un être humanoïde). Mais cette chance-là, ce n'était pas tout le monde qui l'avait. Alors quand on a l'occasion de se faire pistonner ou de demander de l'occupation, autant dire qu'il valait mieux en profiter. Surtout par les temps qui court.

À l'explication concernant la profondeur de la blessure, l'infirmière avait simplement hoché la tête, un sourire amusé sur ses lèvres à la pointe humoristique, avant de répondre.

« Je vois, on est jamais trop prudent de nos jours. Oh tu sais, aussi bizarre que cela puisse paraître, depuis deux ans que j'exerce ici, j'ai déjà rencontrée un vampire qui avait peur des aiguilles, il s'est même carrément évanouie quand j'ai dû lui perfuser une poche de sang pour le rétablir. Comme quoi il faut de tout pour faire un monde. »

Elle-même ne savait pas pourquoi elle lui racontait une banalité aussi futile et dont la blonde devait se ficher, mais c'était dit. Puis Tamara n'avait pas spécialement pour habitude de réfléchir avant de parler la majorité du temps. Et qui sait, peut-être que cette anecdote intéresserait plus Divine que ce qu'elle croyait. 

« Tu vis au château ? J'ai parfois tendance à oublier que certaines personnes vivent ici. Si tu veux, je peux vérifier qu'il n'y ai pas d'infection, des fois qu'il y ai une blessure que tu n'aies pas vu. Ou même, si t'as l'impression qu'une de tes blessures est infectée, il ne faut pas hésiter. Mieux vaut prévenir que guérir. » Avait elle dit en inspectant plus sérieusement les autres blessures visibles sur le corps de la blonde, pour vérifier.

Tant qu'à faire, ça lui éviterait également de revenir des millions de fois pour une blessure qu'elle croyait sans conséquence, mais qui ne l'était pas.


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 118
Points RP : 111
Date d'inscription : 13/06/2017

Elle éclaterait presque de rire en posant ses clairs grisé sur sa soigneuse du jour, néanmoins elle se retient, il n'est pas évident d'avoir envie de rire lorsqu'on est privé de son amour, de sa liberté, de sa propre existence.

« - Tu ne devais pas être une amatrice de danse alors ... j'étais danseuse dans le quartier. »

Et la jolie blonde n'ajoute pas qu'elle était la vedette des lieux, cela ne serait pas étonnant vu le nombre de danses engrangé par son corps et son habilité. Combien en avait-elle hypnotisé en ondulant sous des rythmes endiablés ? Certaine danse d'ailleurs avait été apprises pour une personne en particulier ... cela avait été le cas des danses orientales, lors de sa relation avec Elijah. Néanmoins, cela devait bien faire deux ans qu'elle n'avait pas fait onduler son corps pour quelqu'un, qu'elle n'avait plus revêtue ses parures d'or ou d'argent pour éblouir et hypnotisé de sa présence un homme ou une femme. Elle resta attentive face au sourire qui accueille sa remarque sur les langues qu'elle avait apprises. Celle en face d'elle était jeune, moderne, libre, la belle blonde elle appartenait à une autre époque et bien que cela soit utile, elle s'affaissa un peu en l'observant. Se sentant soudainement bien trop âgée, trop ancienne, passé même. Puis elle rit.

« - Je t'aiderai c'est le rôle des anciens d'aider les plus jeunes. Et puis si je peux être utile ... quant à l'homme dont tu parles oui. Il était de la Fondation, son prénom me parle. »

Lu sur une liste peut-être ? Entendu dans la bouche d'Elijiah, non ? Et bien sûrement un registre, alors ou entendu dans un couloir. Dans tous les cas, le nom sonnait familier à son esprit sans faille.Il faut dire que la mémoire est un vrai chaos mal organisée et trop remplit pour être lisible. Parfois, elle se disait que c'était une bonne chose, ainsi les vampires plus vieux qui voudraient lire son esprit se heurterait à ce foutoir de détails issu de ses souvenirs, de sa vie et de celles des autres, qu'ils auraient pu lui raconter. De quoi en déstabiliser plus d'un et elle loua discrètement son don-malédiction. D'ailleurs, combien étaient plus vieux qu'elle encore ? Un sourire malin accueilli la question de Tamara quand sa soigneuse lui demanda où avait-elle appris à parler le latin. À l'évocation c'est une vague de nostalgie qui la prit et elle vit défiler devant ses yeux, son image d'elle-même enfant devant le miroir, dans des robes aux couleurs poudré pour éviter d'agresser son image de poupée et l'assagir alors qu'elle rêvait de liberté et d'épée.

« - Je viens d'une autre époque. Une époque où les jeunes filles de bonnes familles apprenaient plusieurs langues et arts pour être considérée comme bien éduquée et pouvoir devenir des dames dignes de ce nom. Aujourd'hui, enfin depuis plus d'un siècle, tout est différent j'envie la liberté qu'on acquise les femmes et ... je t'avoue que je suis heureuse d'être en vie pour pouvoir voir cela, bien que cette cage me donne envie de vomir. »

Curiosité satisfaite, petite vampire moderne ? Elle éclata à nouveau de rire à l'évocation du vampire ayant peur des aiguilles. Que cela faisait du bien de la joie et de la gaieté dans ce sordide univers clos. Touché par l'attention porter par son infirmière, elle trouva là un étrange sentiment de sécurité, de confiance et n'avait pas hésité alors à confier quelques doutes ou choses sur elle. Puis elle releva alors le t-shirt noir, très large qu'elle avait revêtue et lui présenta son ventre dévoilant les quelques griffures là, en plus de celles à la jugulaire et des bleus sur ses bras.

« - Tu vois, rien de grave, je ne devrai pas mourir de ça. »

Trônant là sur le ventre pâle à jamais stérile, les résidus de sa nuit de cauchemars. Elle y posa une main dessus, montrant alors à Tamara la façon dont ses doigts avaient procédés pour la blesser, elle stoppa ensuite son mouvement et se mua de silence. À jamais elle était ainsi. Après la mort de sa reine, elle s'était rendu compte de ce fait, que jamais elle ne pourrait avoir la vie normal d'une femme et ainsi son ventre n'aurait point l'arrondi que lui avait inspiré le temps. Après tout pourquoi pas? Certes, elle était maintenant une morte sur patte depuis bien trop longtemps, mais cela l'aurait rempli de joie de pouvoir porter un enfant de son Tout, même si ce n'est pas son rôle, non, elle est la jolie chose qu'il possède entièrement, jusqu'à son identité entière, qu'elle avait construite sur les désirs de son Sire.
L'attention se porta sur le carton avec les fioles à traduire.


« - Donne-moi tout ça, je vais te faire une liste, ça ne devrait pas être long j'ai un ordinateur dans ma chambre donc les cherches seront rapides. »
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 877
Points RP : 964
Date d'inscription : 02/05/2017

Il y avait trop peu de bonheur au sein de cette île pour ne pas laisser s'exprimer la sienne quand il y en avait. Tamara n'avait donc pas comprit pourquoi la blonde s'était retenue de rire dans un premier temps, mais n'en dit rien. Elle faisait comme elle voulait après tout. Un sourire s'était affiché sur son visage à la mention du métier de sa belle interlocutrice.

« Intéressant. Je ne déteste pas, mais ce n'est pas le genre d'activité que je ne fais que regarder, si tu vois ce que je veux dire. Pour moi, danser signifiait aller en discothèque avec des potes, ce genre de chose. Après, je ne suis arrivée à River Crow qu'un an avant les bombardements, on va mettre ça sur le manque de temps. Entre mon métier, mes déconnades, mes projets, mes sorties entre potes... Bref, j’étais toujours plutôt bien occupée. Heureusement d'ailleurs, sinon je serais morte d'ennui plusieurs fois dans cette ville Moyenâgeuse. »

Et encore, le mot lui paraissait faible. Comment une ville avait-elle pu rester figée dans le temps comme ça pendant aussi longtemps ? Bon, on admettait quand même la présence de discothèque, de bar, et même d'une maison close (dans laquelle Tam avait d'ailleurs créché jusqu'au jour des bombardements) qui pouvaient sauver un peu le truc, mais enfin tout de même, il y avait des limites ! Il n'y avait même pas un seul ascenseur dans cette ville ! Si elle avait eu une chose à reprocher à McGuinness concernant la ville dont il était le maître, ce serait sans doute son manque de modernité comparé au reste mondial. Parce que oui, des villes elle en avait vu pas mal avant d’atterrir dans ce trou paumé d'Irlande, et encore jamais elle n'avait eu l'impression de remonter si loin dans le temps. Après, elle était encore jeune pour une vampire, elle venait d'avoir ses 119 ans cette année. Ceci expliquait peut-être beaucoup de choses, dont cette différence de point de vue sur la question. Ce qui pouvait paraître vieux à l'un pouvait paraître moderne à l'autre.

Une expression amusée avait prit place sur le visage de la brune lorsque Divine avait fait allusion à leurs âges. Ainsi donc elle en déduisait que Tamara était plus jeune qu'elle ? 

« Par quel moyen aurais-je donc pu bien trahir mon âge ? » Avait-elle demandé sur un ton ironique, sans forcement cherché à recevoir une réponse. « Tu pourrais être surprise, bien qu'à River Crow il m'est plus souvent arrivée de rencontrer des vampires plus vieux que moi que l'inverse. Après, je ne connais pas ton âge, donc je ne pourrais rien confirmer. »

Elle n'en avait pas rajouté plus, laissant planer le mystère de son âge réel, même si d'un côté la blonde avait visé juste sans qu'aucune des deux n'en soit réellement au courant. À moins que l'ancienne danseuse ne lise dans les pensées de Tamara pour y voir son âge. L'infirmière avait cru comprendre que c'était possible pour un vampire de lire dans les pensées d'un autre vampire plus jeune que lui. Et peut être le pouvait-il sur les plus vieux également ? Tamara n'en savait rien, elle n'utilisait pas vraiment cette capacité qu'ils avaient tous de naissance. Ou du moins, elle ne l'utilisait que très peu, juste en cas de besoin selon elle. 

« Pour Ezechiel, c'est bien possible. Je ne me souviens pas non plus l'avoir croisé avant d'arriver ici, quand je me suis présenté au poste d'infirmière. M'enfin, ce n'est pas le plus important. Maintenant, on est là, et on doit faire avec. »

Tamara n'avait jamais été une grande fan de retour dans le passé, elle qui vivait au jour le jour. Il y avait certes des choses qu'elle n'oubliait pas, mais elle savait qu'elle ne pouvait rien y changer, alors autant se concentrer sur ce qui se passait dans l'instant présent. La réponse de Divine sur sa connaissance du latin avait accueilli l'attention de Tamara, qui se plaisait à imaginer ce qu'avait pu être la vie de la belle demoiselle face à elle. Une vie bien différente de celle qu'elle avait mené, d'abord remplit de violence et de galère en tout genre, puis plus heureuse quand elle avait apprit à s'en donner les moyens.

« Je vois. En soi, ça t'as peut être permis de moins galérer une fois dans le pays en question. Crois-le ou non, apprendre sur le tas, c'est galère mais c'est drôle, j'ai bien aimé. Après, je pense que tout dépend de l'expérience de chacun, en fonction de ce que la vie nous à permis de faire. Il y a du bon et du mauvais partout. »

Une réponse qui pouvait sembler bateau sur sa fin, mais dans laquelle la brune avait aussi fait part de son expérience de la chose, de son propre apprentissage de la langue étrangère. Pour le français et l'italien du moins, elle avait appris les deux langues par elle-même une fois seulement arrivée dans le pays. Elle avait tout de même eu le gros avantage d'avoir l'anglais pour langue maternelle, et qui était la langue la plus parlée au monde. Ca l'avait pas mal aidé les premiers jours, mais elle s'était vite rendu compte qu'il y avait tout même un certain pourcentage de non-anglophones, et avait donc apprit la langue pour plus de facilité. Pour elle qui aimait apprendre, ce n'était pas une contrainte, au contraire. Il n'y avait que l'irlandais qu'elle avait apprit avant d'intégrer l'Irlande, bien qu'elle se soit rendu compte qu'ils parlaient tout aussi anglais qu'elle, mais elle ne crachait pas dessus, elle avait apprécié l'apprentissage de cette nouvelle langue. Elle devait également reconnaître qu'elle ne serait pas contre l'idée d'en apprendre une autre un jour, notamment le latin qui lui aurait été d'une grande utilité dans la situation présente.

« Malgré ce que l'histoire nous dit des femmes et de toutes les contraintes dont nous avons souffert, je suis persuadée que nous n'avons jamais cessé de dominer le monde. Après tout, il existe une citation qui dit que derrière chaque grand homme se cache une femme. C'est sûr qu'il y a pleins de choses que l'on ne pouvais pas faire avant et qui nous sont possible maintenant, mais je pense qu'il faut aussi voir les choses sous tout les angles possibles. Les hommes pensent avoir le pouvoir parce qu'on veut bien leur laisser le penser. Je ne nie pas que beaucoup d'hommes ont fait pleins de grandes choses, mais ils ne sont pas seuls. Après tout, beaucoup de femmes sont déjà arrivées au pouvoir et/ou ont marqué l'histoire : Cléopâtre, Margaret Thatcher, Simone Veil, Rosa Park... Et je pourrais encore en citer pleins d'autres, mais ça, c'est une autre histoire. Pour ce qui est de notre grande prison, je pense que tous les prisonniers, dont nous faisons partit, ont à peu près la même opinion là-dessus : c'est la merde. À moins que certains y voient un avantage, tout est possible. »

Mélange de sérieux, d'ironie et de sarcasme, Tamara avait son avis sur la question et n'avait pas eu peur de la faire partager à Divine. Après tout, à quoi ça lui servirai de toute façon à part d'entrer en débat avec elle ? À rien d'autre à priori, et même si ses paroles venaient à se retourner contre elle, Tamara les assumaient complètement. 

Elle n'avait pu cacher une certaine satisfaction en entendant le rire de sa belle interlocutrice. Si certains étaient tombés de haut depuis la construction du mur, voyant s'en aller en fumée du jour au lendemain toute leur richesse si soigneusement amassée au fil des années, Tamara elle ne se sentait pas vraiment impactée par la situation. Elle n'avait jamais vécu dans la richesse, au grand contraire, et avait toujours dut se débrouiller pour s'en sortir. Un peu comme maintenant finalement. Elle faisait avec ce qu'elle avait et parvenait à se contenter du peu de confort que la situation lui offrait. C'est pour cela que son morale n'avait pas réellement été impacté. Ca la faisait chier, comme tout le monde, mais elle faisait avec parce que la vie continuait, et qu'il fallait maintenant aller de l'avant pour s'en sortir.

Lorsque Divine lui avait ensuite dévoilé ses autres blessures, lui montrant par la même occasion les gestes qui l'avaient amené à l'entaille qu'elle venait de soigner, Tamara avait auscultée attentivement chacune d'elle, histoire de vérifier qu'il n'y en avait pas une qui s'était infectée ou portait un risque d'infection. Avec le virus qui touchait le peuple vampire, on était jamais sûre de rien. Revenant devant Divine après sa petite inspection, elle lui avait expliqué son point de vu sur la question.

« A priori non, pas d'autres blessures graves, tu n'en mourras pas cette nuit. Je vais juste passer un peu de désinfectant sur certaines, rien de bien méchant, mais on sait jamais. Parfois même une blessure anodine peut s'infecter, et par les temps qui court vaut mieux prendre toutes les précautions. »

La jeune vampire s'était ensuite appliqué à la tâche, laissant à la blonde le choix de remettre son vêtement une fois les soins finit. Lorsqu'elle l'avait entendue faire référence à la boite d'ingrédients, elle avait tourné la tête dans la direction du carton en question, toujours posé sur la table de chevet. S'y dirigeant, elle l'avait pris comme s'il ne pesait pas plus lourd qu'une boite à musique (merci la force vampirique) et l'avait posé sur le lit à côté de Divine, la liste non traduite toujours sur le dessus.

« Merci pour ton aide, t'étais pas obligé. »


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 118
Points RP : 111
Date d'inscription : 13/06/2017

        Fascinée par son interlocutrice, la blonde l’écoutait et en oublia de garder son esprit clair. Au début, cela n’eut aucune incidence, jusqu’à que lentement, elle écoute sans tellement le vouloir le défilement de pensée de la brune. C’est ce qui noya le flot de parole dans l’esprit de Divine et empêcha toute réponse, tant elle se fascina pour les pensées qu’elle entendait défiler. Rarement, elle faisait usage de se pouvoir, gardant son self contrôle, pour empêcher ses souvenirs de la submergé et de se perdre en journée dans une crise. Et là, l’ambiance détendue, les rires, les remarques, lui font relâcher son attention. Mauvaise idée, car tu pourrais vexée ta soigneuse jolie Divine.

        « - 119 ans. Tu es née en 1926 ? Je n’étais pas encore en Irlande … j’étais en France, à Paris à l’époque, l’amante … la maîtresse d’un de ces riches industriels de l’époque. C’était une autre cage, mais au moins, je n’avais à me soucier que de moi et de mes besoins de nourriture, que j’avais en abondance. »

        Et maintenant, les pensées de Tamarra ne sont plus suivis, c'est les souvenirs qui déferlent, de ces quatre-vingts ans de demi-mariage, où elle s'improvisait compagne des hommes puissants, de façon à avoir la vie presque libre, qu'elle avait eu avec Rafaël. Parée de rouge et d'or, elle distrayait par sa connaissance, par son air clame et son aura de poupée blonde fascinée autant les hommes que les femmes de l'époque, mais également par ses danses, ses chants, sa maîtrise des instruments et ses correspondances avec les artistes de l'époque. Divine n'avait pas été qu'une mondaine, parmi d'autre, elle avait été LA mondaine, celle à qui toutes les femmes du « monde » voulait ressembler, celle que tous souhaitaient imiter et égaler, sans y parvenir jamais. Se rappellant des conversations, des centres d'intérêts de chacun, des noms, des prénoms, des femmes, maîtresses et enfants, si bien que nombres de secrets dormaient sûrement sous la tignasse blonde. Et tout le monde sait que ces femmes absolument parfaites, se paye chère, la belle l'avait vite compris et avait choisi cette solution pour ne plus vivre dans la misère qu'elle avait vécue après sa rupture.

        « - J'ai 386 ans. J'arrive à un âge où j'ai l'impression que tout se répète en permanence, les guerres et tout cela ... et puisque je suis incapable d'oublier quoique ce soit, ça devient un peu le chaos dans ma tête. Mes cauchemars proviennent de là. Je m'excuse d'avoir lu tes pensées, je ne voulais pas, c'est juste que ... je t'écoutais et j'ai oublié de ne pas entendre. Excuse-moi, tu veux bien ? »

        Et à ces mots, elle commença ses traductions, comme pour fuir le regard de Tamara, qui pouvait la juger sans vergogne maintenant. S'emparant de la liste et d'un stylo bille traînant celles qu'elle pouvait faire de tête. Avec amusement elle se fit la réflexion que c'était une invention bien pratique que ces stylos, on les mène partout, ils étaient presque inépuisables, peu cassable et toujours utile. Quelle belle invention. Bon, elle avait de quoi s'extasier de toutes les inventions courantes en réalité, la belle Constance, mais elle n'allait pas passer la journée à songer. La poupée ne semblait même pas avoir besoin de réfléchir un instant, pour trouver l'information qu'elle voulait, alors pendant qu'elle écrivait, d'une écriture ronde et qui ne laissait aucun doute sur son époque, les lippes s'ouvrirent à nouveau.

        « - Cléopâtre. Mariée à son propre frère, car une femme est incapable de régner seule, d'après les hommes. Elle s'est battue, pour récupérer ce qui était de son droit et ... elle est morte à cause des hommes. Pour les autres, ma foi ... je n'ai rien à dire, je trouve dans tous les cas, admirable ce qu'on fait les femmes. Je suis admirative de ta façon de pensée, bien que pour moi, ce sont en réalité, les hommes, qui nous laissent croire que les femmes peuvent diriger et se gaussent de notre stupidité et les croire. »

        Mais elle reste âpre, songeant à sa vie de l'époque. Elle n'est même pas vraiment maître d'elle-même, puisque sa vie appartient à Sforza. Alors qu'elle continue de noter les correspondances entre latin et langue actuelle compréhensible par Tamara.

        « - Pour mes parents, mon avenir, c'était de trouver un riche noble à la cour anglaise, qui pourrait reprendre nos imprimeries, je n'étais qu'une femme, incapable de faire perdurer notre nom, incapable de faire ce qu'il fallait. Puis, je suis morte et ils ont tout vendu, quand la nouvelle est parvenue. J'étais la seule enfant de mes parents, donc plutôt que de voir un sombre cousin hériter, ils ont préféré vendre à quelqu'un de compétent. Moi tout ce qui me plaisait à l'époque, c'était de lire et d'apprendre l'épée. Je voulais montrer à père que j'étais aussi courageuse et capable qu'un garçon. Au final, je suis morte et j'ai découvert un nouveau monde. Dans ce monde j'ai goûtée à plus de libertés que je n'en avais eu ... et à une nouvelle cage. »

        Et elle en était déjà à la moitié d'une page et continua son oeuvre, notant également des compositions à Tamara, qu'elle avait pu lire dans des traités d'herboristerie. Puis elle accorda un nouveau sourire à son interlocutrice, fascinée cette fois-ci, par les traits de son visage.

        « - Bien sûr que j'étais obligée. Il faut que nous fassions tous des choses pour survivre et je ne sais pas soigner, alors je mets à disposition mes connaissances et ma tête. D'ailleurs n'hésite pas à me demander, n'importe quoi, je trouverais ! Toujours. Rien ne me résiste jamais. Oh aussi ! Tu es très jolie. Ton visage est beau je veux dire. »

        Les doigts se réactivent, alors que lentement la liste s'allonge. Jusqu'à la fin, il ne reste alors que quelques lignes, non traduites. Le chaos dans lequel Divine réponds correspond parfaitement au chaos régnant dans son esprit parfois dérangé de ses affreux souvenirs ou merveilleux, en fonction des moments.

        « - Je vais chercher les traductions sur l'ordinateur, je reviens et tu auras tout. »

        Rapide ? Quand on n'a pas à réfléchir beaucoup de choses sont plus rapides. Elle salut rapidement Tamara et quitte la pièce, pour en revenir au bout de quelques minutes, essoufflée, car croyez le ou non, mais toute la conversation l'a stimulé, si bien qu'elle se trouve impatiente d'échanger avec la brune encore. La blonde s'installe à nouveau et allume l'ordinateur, puis rapidement en tire les informations dont elle a besoin. Les notant, elle tendit alors la liste, pleine d'annotations, de mélanges et de détails sur les plantes.

        « - Tu arriveras à me relire ? »

        Oui, elle a appris a écrire à une autre époque et maintenant avec les écritures bien plus simplifié, qui sait, si sa soigneuse parviendrais à lire ses instructions et traductions.
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 877
Points RP : 964
Date d'inscription : 02/05/2017

Continuant sur sa lancée, Tamara n'avait pas pris garde que, relâchant doucement la pression en sa présence, son interlocutrice pouvait plus ou moins volontairement avoir pénétré une partie de son esprit pour y voir ce qui s'y cachait. Chance pour elle, elle ne semblait pas avoir sombré assez loin dans ce labyrinthe sinueux qu'était le cerveau de la brune, pas assez pour y voir des souvenirs qu'elle préférait oublier. Lorsqu'elle avait entendu la voix de la blonde lui dire son âge et lui demander confirmation pour son année de naissance, Tamara s'était stoppé par peur de s'entendre dire ces mauvais souvenirs qu'elle avait pu voir. Mais elle avait relâché la pression en n'entendant rien de cela, se disant que soit elle n'avait rien vu, soit elle avait gentiment omis de le lui rappeler. Dans les deux cas, elle la remerciait intérieurement.

« Effectivement, j'ai 119 ans et je suis née en 1926. Le 04 Avril pour être plus précise. Je n'étais pas en Irlande non plus à l'époque, je suis originaire du sud de l’Angleterre. »

Information qui surprendrait peut-être, puisqu'elle lui avait dit plus tôt être originaire de River Crow. Ce n'était pas complètement faux, mais pas complètement vrai non plus. Elle y était bien avant d'atterrir à Belfast, mais n'y était pas née. Écoutant la suite du récit de sa belle patiente, elle n'avait pu retenir son imagination de mettre en images les paroles de la blonde, essayant de visualiser cette vie mondaine qu'elle n'avait pas connu. Mais d'un côté, elle se disait que ce n'était peut-être pas un mal, elle ne savait pas si elle aurait supporté ce genre de train de vie. Probablement pas après avoir goûté à la liberté qu'elle avait connu et qu'elle s'était octroyé. Entre une vie de richesse et une vie de liberté, elle avait choisi son camp, même si l'un n'empêchait pas forcement l'autre. 

« Je vois ce que tu veux dire. Malheureusement, nous n'y pouvons pas grand-chose : si guerre il doit y avoir, guerre il y aura. C'est le prix à payer pour notre longue vie que de voir et de vivre ces moments de déchirement. Mais qui sait, ils sont peut-être utiles à l'évolution du monde. Je n'ai pas ton âge, tu as vu plus de choses que moi, mais du peu que j'ai pu en observer les sociétés ont changés au fur et à mesure du temps. Si les guerres sont encore là, les raisons qui les amènent ne sont plus les mêmes. Mais outre cela, l'humanité à su construire de belles choses, et je préfère de loin me concentrer sur cela que sur le mal qui peut être fait. Dans le mal, il y a aussi une part de bien. »

Elle avait fait une légère pause avant de reprendre.

« Pour ce qui est d'avoir lu dans mon esprit, je ne sais pas ce que tu y as vu de plus que mon âge et mon année de naissance, mais je te remercie de ne pas me l'avoir dit. Il y a nombre de choses dont je ne préfère pas me souvenir, et tu n'en as pas fait état. Alors on va dire que c'est oublié. Je n'ai pas grand chose à cacher pour la grande majorité, mais certains événements doivent rester où ils sont. »

Ce qui appartenait au passé restait au passé, et la vie devait continuer. Ressasser le passer ne changerait rien au présent et encore moins au futur. Tout restait à construire, et chacun était maître de son destin. L'infirmière avait laissé un peu de calme à sa jolie patiente qui aidait gentiment à la traduction des ingrédients pour la fabrication du médicament, puis elle avait entendue sa réponse concernant sa réflexion sur les femmes et l'évolution de leur liberté.

« Au final, on ne saura jamais vraiment qui des hommes ou des femmes laissent penser aux autres qu'ils ont le pouvoir. Je suppose que le point de vue de chacun sur la question dépend de beaucoup de facteurs : de la façon dont on a été élevé, de l'époque, et de bien d'autres choses encore. Au final, chacun peut avoir du pouvoir s'il décide de le prendre. »

Elle avait ensuite écouté son récit concernant ses parents tout en rangeant le matériel qu'elle avait utilisé pour soigner la jeune femme, sur leurs espérances concernant son destin, sur leur point de vue concernant l'héritage de leur imprimerie, et cela lui donnait un petit aperçut de la pensée d'une époque qu'elle n'avait pas connu dans un monde social qu'elle n'avait pas connu.

« Ils avaient des espoirs pour toi, c'est déjà ça. Je suis d'accord avec toi sur le fait de vouloir lui prouver qu'une fille est autant capable qu'un garçon, il ne faut pas se fier aux apparences. Certes, il y a des choses que nous ne pourront pas faire comme eux, tout comme il y a des choses qu'ils ne pourront pas faire comme nous, mais cela ne veut pas dire que la plupart des choses nous sont impossible. Chacun a des compétences et des capacités qui lui sont propres, il faut juste savoir les voir et les juger à leurs justes valeurs. Mais encore une fois, tout est une question d'époque et de point de vue. »

La jeune infirmière ne pouvait pas vraiment parler de sa propre expérience personnelle, déjà parce qu'elle refusait de parler de ses parents biologiques. Ils ne lui avaient pas vraiment donné d'éducation, et n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler des parents modèle. Ils ne faisaient pas non plus partit des meilleurs souvenirs de sa vie. À part, le jour de leur mort, quand Tamara les avait tués de ses propres mains. C'était le seul bon souvenir qu'elle avait gardé d'eux. Pour le reste, elle avait dû se faire sa propre éducation toute seule.

La remarque de la jolie blonde sur son physique avait fait fleurir un sourire satisfait sur ses lèvres, alors qu'elle posait ses yeux bleus sur la demoiselle.

« Merci. Tu n'es pas désagréable à regarder non plus, au contraire même. Je suis sûre que tu dois avoir beaucoup d'admirateurs, aussi bien masculins que féminins. Si jamais tu est encore blessé, n'hésites pas à passer me voir, je ne voudrais pas priver tout ce beau monde de ta lumière. » Lui avait-elle adressé avec un clin d’œil et un sourire.

Tamara ne ressentait aucune gène à se laisser aller à quelques tours de flatterie, que ce soit avec une femme, un homme ou quelqu'un qui se considérait comme genre neutre. Elle ne voyait pas un genre, mais elle voyais une personne. De toute façon, cela n'engageait rien, et il n'y avait aucun mal à voir son ego mit en valeur.

Elle avait ensuite laissé le temps à la plus âgée de faire l'aller-retour pour aller chercher son ordinateur portable afin de finir la traduction de la liste. Et en revenant elle semblait... Essoufflée ? Assez étonnant pour un vampire, eux qui ne respiraient plus. Même si certains le faisait encore pour tromper les non-vampires, ou encore les fumeurs. Mais chacun faisait comme il le voulait après tout. Une fois finit, la brune avait pris le papier que Divine lui tendait avant d'y jeter un œil.

« Oui, je comprends ton écriture. Elle est bien plus agréable à lire que les gribouillis de mon frère. »


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Sometimes, we need somebody's help [Feat. Divine]
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Kurai Hoshi, La lame divine / Kurama, le roi rouge
» Effondrement de l'école ''Grace Divine''Canapé Vert
» Academy-divine
» Le Rêve de la Mélodie Divine
» PV de Roxane || Chloé R. Evans ( feat Kristen Bell ) pris

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Island Of the Damned ::  :: Belfast :: Le Château-
Sauter vers: