The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 Have a bath and be back to reality kid- PV Killy

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Have a bath and be back to reality kid
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Ca me prenait la tête. Sincèrement ça me prenait la tête. Ce virus, son secret, je pétais les plombs. Ne comprenant pas d’où venait cette putain de cellule souche. Et sans cette cellule souche, je le savais, il était impossible de trouver le remède, le vaccin, cette chose qui nous sauverait. J’avais beau tout analyser des dizaines, non, des centaines de fois, me refaire le schéma des symptômes pour essayer de comprendre ce que c’était. Non, je ne trouvais pas. Le trou noir. Je regarde ce type attaché là, devant moi, la gueule en sang. Ca fait combien de temps que je le torture pour qu’il parle lui ? Je sais plus. Des jours peut-être. J’ai horreur de ne pas comprendre, horreur de ne pas savoir, ça me rend barge, cinglé, je commence à perdre patience, sincèrement. Je reviens fixer ce tableau blanc sur lequel repose des tonnes d’équations. Des trucs incompréhensifs pour un cerveau normal, mais pas pour le mien. Relisant dans une vitesse dont j’étais sans doute le seul capable. La mémoire photographique peut faire des miracles, genre, lire un livre dans une vitesse surhumaine. Comme un appareille photo qui prend des clichés en rafale. Vois le genre. M’allumant une clope, nerveusement, je viens me frotter les tempes. Depuis combien de temps je n’ai pas fermé l’œil ? J’en sais rien, j’ai perdu le compte. Deux semaines ? Peut-être trois ? Je suis exténué mais je refuse de prendre une pause. Le virus grandis de jour en jour, c’est de pire en pire, et je refuse de le laisser nous anéantir. On a besoin de moi. De ma science, de mes connaissances. Mais non, rien n’y fait. C’est un mystère je pige pas. Putain !

Agacé, j’ai tout balancé. Le bureau, les dossiers, le tableau, allant même jusqu’à briser la nuque de ce pauvre gars. De toute manière il servait à que dalle. Il ne voulait pas parler, alors ça servait à rien. Perdant patience, j’me suis simplement laisser tomber sur ma chaise, las, fumant bien trop rapidement cette clope avant de m’en rallumer une autre. Calmes toi Jay, reprends tout depuis le début. Les symptômes. Toux grasse, rejet de sang, fièvre, étourdissements, et la mort. Une maladie semblable à une bonne pneumonie, une grippe A, une méningite. Tous en même temps. La peste aussi pourquoi pas, le choléras, tout un tas de trucs. Et si…Et si y’avais dans ce virus un élément que notre corps refusait ? Quelque chose qui détruirait notre organisme ? Du sang de Léviathan ? De goule ? Un sort sorti de l’imagination sordide des vaudous ? Tous ces gens qui voulaient nous voir crever. Bordel de merde. Si c’était magique ce n’était pas de mon ressort c’était certain. J’avais besoin d’aide. D’un autre cerveau comme le mien. D’un autre avis. D’une vision neuve. Décrochant mon téléphone j’ai appelé machinalement les Vehviläinen. Si c’était magique, eux pourraient m’aider. Mais le téléphone sonne. Sonne, et sonne encore et au final, c’est sur la messagerie que je tombe. Bordel de putain de merde ! Raccrochant le combiné j’ai gonflé les joues, regardant ce bordel que j’ai créé. Avant de repenser à cette dispute que j’avais eu la veille avec Wellan. De Burgstag et sa sagesse. Ce qu’il pouvait me gonfler lui et ses grands airs mais c’est qu’il ne disait pas que des conneries n’empêche.

Killian McGrath, c’est le nom du type qu’il m’a conseillé d’aller chercher. Un soit disant petit génie qui pourrait bien m’apporter un autre point de vu. Aller le chercher à Riverdall. En soit, ce n’était pas loin, non, c’était pas loin, la ville était située à la frontière de notre territoire mais j’avais pas le temps de ralentir. J’avais pas le temps de faire une pause ! Non ! Merde. J’ai foutu un coup de pied dans le cadavre du bonhomme pour me détendre. Connard. Pourquoi t’as fermé ta grande gueule espèce d’enfoiré ? Si seulement il avait pu me dire je sais pas moi. Un indice ? Un petit truc. Mais non, mise à part me répéter un « j’en sais rien ! » ‘spèce d’inculte ignorant ! Comment c’est scientifiquement possible d’être aussi con et d’avoir aussi peu de matière grise sérieux ? Pathétique. Attrapant ma veste en cuir, j’ai choppé un bout de papier sur lequel était noté l’endroit exacte ou je pourrais trouver ce gars. Killian. Le grand frère du mec à Balian. Ca m’a fait sourire. Ce que ce putain de monde pouvait être petit n’empêche. Les limbes. Trois heures de route. Six aller-retour, on va dire 2h30 plein gaz. Une petite pause ? Ca ne pouvait pas me faire de mal je crois. M’aérer le cerveau, essayer de penser à autre chose, alors que je savais pertinemment qu’il serait encore en surchauffe en pensant à toute cette merde. Non, je n’allais pas refaire la même connerie qu’il y a vingt ans. je n’allais pas m’infecter pour découvrir. Cette saloperie tuer les notres à une vitesse vertigineuse. Une histoire de quelques jours, quelques semaines, c’était à se demander comme Léandre arrivait à survivre. Franchement ? C’était un warrior.

Retournant au château, je n’ai pas pris le temps de prendre une douche. J’avais une salle gueule, la gueule du mec qu’avait pas dormis depuis dés décennies, le type qui s’était enfermé dans son labo et qu’avait pas senti l’air de la nuit sur son visage depuis des lustres. Mais je n’avais pas foise de temps avant le lever du jour et il était hors de question que je perde une journée. 23h. C’était 23h exactement. Ca allait être chaud time sérieux, mais j’avais besoin de ce type. J’avais besoin de son aide. S’il était aussi intelligent que me le certifier Wellan, j’avais clairement besoin de son avis. De l’aide. Ca me fait marrer sérieux. Depuis quand Jayden Fell’s a-t-il besoin d’aide ? Depuis aujourd’hui. J’me sentais tellement stupide pour le coup. J’ai simplement retiré la bâche de ma caisse. Ca fait plus de vingt ans que la Porsche n’avait pas tourné. J’espérais qu’elle allait démarrer au quart de tour franchement. Cette caisse bling bling qui représentait tellement le vieux gars que j’étais avant. Ce type qui sortait en boite, qui baisait tous les jolis p’tits culs de Northwood en Angleterre. Ah ça aussi ça remonte à loin. J’ai simplement remis un peu d’essence dedans, actionné la clé dans le contacte, quand le moteur s’est allumé tout seul. Un investissement qui n’était pas totalement perdu on dirait. Souriant comme un débile, j’ai enclenché la première. Direction les limbes. Prendre l’air, oui ça me ferait du bien en fait. De penser à autre chose un court instant. Remettre un peu d’ordre dans mes idées farfelues. J’allais clairement finir par vomir des équations à ce rythme-là. Ce serait une première.

Combien de temps j’ai mi pour arriver jusqu’ici ? J’en sais rien. Pas trop longtemps en roulant à pleine vitesse. 2h30. C’est bien ce que j’avais prédit. En même temps on ne peut pas vraiment dire qu’on souffre des embouteillages par le temps qui court. Ahah, trop drôle Fell’s. Je me suis arrêté là, devant cette maison qui était supposée être la tienne. J’avais plus qu’à espérer que tu ne dormais pas. Mais les génies ne dormaient jamais je me trompe ? On réfléchissait trop pour ça, dormir c’était pour les faibles, une putain de perte de temps. Et si t’avais pas envie d’me suivre ? J’ferais quoi ? Je t’exploserais la gueule sans doute. Wellan m’avait fait le speach sur le genre de gars que tu étais devenu. Un type qui se détruisait à base de drogue pour oublier ses putains de problèmes. Tiens. Ca me rappelle étrangement quelqu’un ça. Ouai, moi à l’époque où je fumais de l’opium. C’est fini ce temps-là. Maintenant j’me contente de whisky dégelasse bon marché et de Marlboro. Disons que j’crèverais ni du cancer, ni de la cirrhose. Bordel, j’étais plein d’humour ce soir. Que du bonheur. C’est machinalement que j’ai frappé à la porte, sans doute trop fortement, tournant la poignée avant que tu ne viennes m’ouvrir. Tu m’en voulais pas hein, je faisais comme chez moi. On n’avait pas le temps pour la politesse. Je t’ai simplement cherché du regard avant de te voir, là, faisant je sais pas quoi. A bah dis donc mon gars en effet, y’avait pas que moi qu’avait la salle gueule du type qui dormais pas. Attrapant une veste qui reposait sur le dossier d’une chaise je te l’ai envoyé. C’était à toi je suppose ? Sauf si t’avais des coloc’, j’en savais rien tu me diras.

« Killian c’est juste ? Me poses pas de question, mais aussi invraisemblable que cela puisse paraitre j’ai besoin de toi. Enfin… De ton cerveau plus que toi mais c’est qu’un détail. Pas le temps pour les explications, je te raconterais tout dans la bagnole, c’est Wellan qui m’envoie. T’sais le type insupportable qui fait toujours la gueule et se croit tellement bon qu’il en chierait des cœurs ? Fais pas genre, j’sais que ça t’parle, ton ancien boss. Aller mec bouges, va prendre une douche, j’voudrais pas que tu dégueulasse mes cuirs, le prends pas mal, t’as clairement une salle gueule, et après on se tire ok. Bah m’regardes pas comme ça bouges ! »

J’parlais. Beaucoup. Comme toujours. C’était insupportable je te l’accorde. Je t’ai pas laisser le temps d’en placer une, m’asseyant sur la chaise sur laquelle reposait ta veste quelques instants plus tôt. Poses pas de question Kid, t’allais très vite comprendre ce qui t’arrivait crois moi.



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Cancer. C’est le seul mot qui me vient à l’esprit lorsque je remarque que la plupart des cellules des vampires ne possèdent pas le mécanisme d’apoptose. Autrement dit, elles ne meurent jamais, à l’instar des cellules cancéreuses. Et pourtant, les cellules vampiriques ne se répliquent que lorsqu’elles sont physiquement blessées, par exemple une simple coupure sur les cellules de la peau. À ce moment-là, ces dernières se répliquent à une vitesse phénoménale, de même que les cellules cancéreuses, et la blessure se soigne en un rien de temps. Le métabolisme des vampires me fascine, tout comme celui des humains. Mais ce virus, modestement appelé K-089, il m’énerve. Et en même temps, il me fascine. Il se propage de cellule en cellule, provoquant leur mort par lyse, mais aucune autre cellule ne se divise pour remplacer les cellules mortes, contrairement aux traumatismes physiques. C’est un peu comme si les cellules des vampires ne reconnaissent pas le virus, comme si elles ne connaissent pas la maladie et ne savent pas comment s’en défendre…

Je regarde mes boîtes de Petri, dans lesquelles j’ai cultivé des cellules vampiriques saines que j’ai ensuite infectée avec le virus purifié, pour pouvoir étudier son évolution. J’ai également fait muter aléatoirement les gènes du virus pour réduire mon champ de recherche à certains gènes seulement, car le virus K-089 est un virus complexe et lent. Alors autant chercher directement dans la bonne direction. Si je vois qu’un virus meurt parce que tel gène à muter, je tiendrai alors peut-être quelque chose… On verra bien.

Mais même la question de l’administration d’un remède reste un problème majeur… Mais ce n’est pas une question importante maintenant… Je vais trop loin, j’ai le cerveau en surchauffe. Il faut que je fasse une pause. Oui, une pause. Je finis vite ce que j’étais en train de faire, je range les boîtes de Petri dans le réfrigérateur à 18°C, c’est la température idéal pour les cellules des vampires, j’active la centrifugeuse pour purifier à nouveau des souches de virus, et m’affale sur mon vieux canapé et je roule un gros bédo. Ma maison ne ressemble plus à rien. J’ai transformé la moitié du salon et de la cuisine en laboratoire, j’ai ramené plein de machines des alentours de Riverdall. Avec Scott, on est allé jusqu’à une université pour que je puisse prendre tout ce dont j’avais besoin pour mener mes recherches, et j’ai tout rapporté dans mon salon, dans cette baraque qui ressemble plus à une grange ou à une grande cabane qu’autre chose. J’ai encore d’autres machines à la cave, mais celles-là, ce n’est pas pour trouver de quoi combattre un virus. Mais ce n’est pas le moment de parler de ça, n’est-ce pas ? Stacey m’a volé ma came, maintenant, il ne faut plus que j’y touche… À part si je crée une autre drogue qui serait encore mieux ? Bref.

Je ne sais pas quelle heure il est, mais il fait nuit. Allongé sur le canapé, je fume mon joint en regardant la cheminée éteinte. Je suis fatigué. Vais-je réussir à dormir ? Je le crois bien… Ça doit faire, quoi… deux, trois jours que je n’ai pas dormi. À ce rythme-là, je vais vraiment finir par devenir fou. Doucement, je me laisse bercer par le bruit insupportable de la centrifugeuse et j’ai l’impression qu’enfin, Morphée vient me prendre dans ses bras.

Jusqu’à ce qu’on toque à la porte. Pas toquer, marteler. Et directement après, tu es rentré, comme une tornade maléfique. J’ai ouvert l’œil, et je t’ai regardé, te toisant sans la moindre estime à ton égard. Espèce de connard, tu viens de faire fuir Morphée ! Je ne te connais même pas, qu’est-ce que tu fous là ? J’aurais souhaité que tu ne sois qu’un mauvais rêve, et que je me réveillerais bientôt à nouveau en paix. Mais tu m’as lancé ma veste en pleine poire, donc, non, tu es vraiment là, en chair et en os. T’as dit mon nom, et après une espèce de logorrhée insupportable est sortie de ta bouche et je n’ai pratiquement rien compris de ce que tu me dis. En attendant que tu te la fermes et que tu laisses mes oreilles en paix, j’attrape mon flingue anti vampirounets, parce que t’en est forcément un, non ? Je le pointe en direction de ta sale gueule de déterré et je ne bouge plus jusqu’à ce que tu aies fini de parler. Et enfin, tu te la coinces. J’ai compris l’urgence de la situation dans laquelle tu sembles te trouver, mais je ne suis pas non plus un petit chien qui va se plier à des informations aussi vagues, et permets-moi de douter de tes intentions. Je me redresse simplement un peu pour m’asseoir sur le canapé et je te fais signe avec mon flingue de prendre place en face de moi, là, sur l’autre canapé tout pourri. Je te veux juste devant moi, sangsue. De mon autre main, je me frotte le visage et les yeux, parce que la fatigue me pique.

« Va falloir être plus convaincant que ça, machin. », je fais, en baillant presque.

Je te dévisage, cherchant les informations qu’il me manque sur les traits de ton visage. C’est Wellan qui t’envoie, c’est ça ? Comment puis-je en être sûr, surtout de la façon dont tu parles de lui… Non, non, je crois que je peux en être sûr justement grâce à ces mots que tu as employés pour désigner Wellan. Mais pourquoi Wellan ne serait pas venu lui-même ? Pourquoi c’est toi qui as besoin d’aide et pas lui ? Je plisse les yeux, je ne comprends pas… Qu’est-ce que Wellan veut ? La première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’il veut sauver son frère, qui est malade, infecté justement par ce foutu virus K-089, que j’étudiais encore quelques minutes plus tôt. C’est donc cela la raison de la venue de cette sangsue déterrée en face de moi. Toi. T’es venu directement depuis Belfast jusqu’ici… T’as aussi une gueule à faire fuir les mouches. T’es comme moi, je me trompe ? Tes cernes et ton teint pâle, même pour une sangsue, indiquent une grande fatigue ; tu n’as pas dormi depuis combien de jours ? T’étais aussi en train d’étudier ce putain de virus, n’est-ce pas ?

Je comprends maintenant. Léandre doit être au bord du gouffre et Wellan veut rassembler le plus de matière grise possible pour trouver de quoi sauver son frère, ainsi que tous les vampires infectés. Sans dire un mot, sans même savoir si tu m’as répondu ou pas, je pose mon flingue par terre et je me lève, la main sur ma barbe, en train de réfléchir. Je zigzague entre les affaires de labo dans le salon, et je rejoins la salle de bain. J’ouvre l’eau, presque bouillante. Je me déshabille sans même avoir fermé la porte, toujours perdu dans mes pensées de cellules, de virus, d’infection, d’ADN, d’ARN, de réplication… j’ai juste envie de me taper la tête contre le mur. Je me fous sous l’eau… et… ça fait un bien fou. Je pense que ça doit faire deux jours que je n’ai pas pris de douche. Voire plus. Je me dépêche de me savonner de la tête aux pieds, je me rince, j’arrête l’eau, je sors de la douche, je fonce dans ce qui est censé être ma chambre, mais je squatte plus souvent le canapé. Je choppe des habits propres… Tiens, ça sent la lessive… Je m’habille en vitesse, je chope un sac de sport dans lequel je cours mettre quelques boîtes de Petri importantes, mes fioles Erlenmeyer en train d’incuber, mes échantillons, et mes notes. Je tombe sur une bouteille de vieux whisky. Je m’en enfile une grosse gorgée à même le goulot, avant de revenir vers toi, sangsue dont je ne connais même pas le nom (j’ai pas vraiment envie de le connaître, pour tout t’avouer.). Je fixe le sol alors que j’enfile ma veste.

« T’es sûr qu’on va arriver à Belfast avant le lever du soleil ? Il est 1h40, le soleil se lève à 4h40 aujourd’hui, à Belfast… On peut y arriver, il va falloir rouler vite… T’as assez d’essence ? J’en ai dans le garage. Tu peux aussi dormir la journée ici et on partira ce soir, à la tombée de la nuit, si tu préfères ne pas prendre de risque. »

Je te regarde à peine dans les yeux, je suis toujours en train d’analyser le génome du virus dans ma tête. Je dois paraître un peu perdu dans mon propre monde, non ? C’est normal. Mais d’un coup, je relève mon regard clair et électrique jusqu’au tien, et un vague sourire apparaît sur mes lèvres, avec une ombre de malice.

« Après tout, c’est toi qui vois, c’est pas moi qui crame au soleil. » Je lâche un petit rire comme si c’était drôle. Ça l’était, non ? « Whisky ? »

Je lui file la bouteille entre les mains, je ramasse mon flingue, vérifie que le chargeur soit plein, et je crois que je suis prêt. Mon esprit se réveille gentiment.

« T’as découvert quelque chose d’intéressant sur ce virus ? Un vrai casse-tête, n’est-ce pas ? »

Comme tous les virus, me diras-tu. Mais là, c’est un nouveau virus, dont on ne connaît pas l’origine, et dans ce cas précisément, on ne connaît que très peu le fonctionnement des vampires… Il va falloir que j’étudie vivement. Étrangement, je sens que j’ai hâte, je me réjouis de mettre mon savoir en pratique et de faire chauffer mon cerveau… et d’arrêter de penser au reste.


© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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« Et détends-toi j’vais pas d’bouffer… Quoi que. »

Je t’ai regardé de la tête aux pieds, te lançant un petit sourire remplis de taquinerie. C’est qu’en plus d’être intelligent t’étais beau mec. Crois-moi, c’est des détails qui ne m’échappe jamais ça. Beau et intelligent. Une véritable vaine pour moi, j’ai remporté le gros lot je crois. T’as l’air tendu gamin, vraiment tendu. Respires un coup j’te veux pas de mal moi. J’ai juste besoin de ta science. Tu sais. L’infuse. Celle que le commun des mortels ne possède pas. Celle qui fait de nous des êtres exceptionnels et au-dessus de tout. Tu vois de quoi je parle ? Mais je ne te contrarie pas. Levant les mains en signe de rémission je me laisse tomber sur le canapé en face du tien. Machin. Appelles moi comme ça si ça te chante ma fois, mais je suis vexé que tu n’aies jamais entendu parlé de moi. Vas pas me faire croire que tu n’es jamais tombé sur l’un de mes bouquins ? Peut-être bien que non en fait. Bref peu importe. Ce que je veux ? Aller réfléchis un peu, si tu fais un petit effort tu vas finir par trouver. Montres-moi de quoi tu es capable. Non parce que si j’ai fait tout ce chemin pour rencontrer un abruti fini qui ne pensait qu’à se défoncer la gueule pour oublier ces pseudo problèmes crois-moi, ça va pas le faire. Je n’avais pas de temps à perdre moi. Je vois bien que tu essayes de comprendre, et franchement, je pourrais te donner un indice mais je n’ai pas envie. Je me contente de sortir mon paquet de clope de la poche interne de ma veste, de m’en craquer une en croisant les jambes, m’installant bien confortablement dans le canapé. Qui je suis, d’où je viens, ce que je te veux. Essaye de faire le rapport, si c’est de Burgstag qui m’envoie, c’est peut-être pas pour rien… Aller… Pousse un peu, tu vas bien finir par trouver. J’en doute pas une seule seconde…

Bingo bengo. Affichant un mince sourire de satisfaction je te regarde enfin poser ton flingue. Ca y est t’as trouvé. Sans rien dire, tu prends la direction de la salle de bain, sans prendre la peine de fermer la porte. Intelligent, beau mec, et aguicheur. J’ai vraiment tiré le gros lot je crois. Ou alors j’me fais simplement des illusions et t’as l’esprit qui boue tellement que t’en as oublié de fermer cette foutue porte. J’en sais rien, après tout, je m’en tamponne le coquillard. Cela dit j’avoue que ce détail ne me manque pas, et machinalement, je viens à regarder furtivement à l’intérieur de la salle de bain alors que tu te déshabillais. Murmurant un furtif « intéressant » sans doute très intéressé. Fallait bien se faire plaisir de temps en temps. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas profiter d’un bonhomme que j’allais finir par exploser. Mais cela dit, j’étais un homme très occupé, j’avais d’autres choses à penser ces derniers temps. Genre… Le virus. Cette merde. Ce truc qui me dépassait et me donnait l’impression d’être complétement stupide. Je n’aimais pas ne pas avoir de réponses. Je trouvais ça hyper stressant. J’ai fumé ma clope, regardant autour de moi alors que j’entendais l’eau couler. T’avais du matos pas trop mal je devais bien l’admettre. Un peu démodé, mais pas trop mal. Celui de mon labo t’en ferait bander crois-moi. Ah Jayden, ferme-la un peu tu veux. T’as là pour une mission de la plus haute importance, pas pour te laisser distraire par le premier beau mec que tu croise. Roh ça va, si on ne peut plus s’amuser maintenant. Je me laisserais bien distraire un court instant, juste pour déconnecter un peu. C’était une évidence.

J’ai simplement balancé le mégot de ma clope dans une bouteille de bière vide alors que je t’ai vu sortir de la salle de bain pour rejoindre ta chambre et aller t’habiller. Tu semblais dans un état limite second, ce genre de réaction qui moi me fait marrer. Je sais tellement ce que c’est. Avoir son cerveau en surchauffe constante, faire les choses tellement machinalement sans se mettre en position pause. C’était abusé. Décidément Kid, je sens que je n’allais pas regretter d’être venu te chercher moi-même.  Je t’ai laissé t’habiller sans rien dire, t’observant ranger tes affaires dans ton sac. Des échantillons, tout un tas de petits trucs que j’avais déjà. Mais qui dit deux cerveaux dit peut-être résultat différents. On regardera ça plus tard à Belfast. Fixant l’heure, le temps passait à une de ces foutue vitesse. A se demander si on aurait le temps de rentrer avant le lever du soleil. J’en savais rien et franchement, je ne sais plus si j’avais très envie de prendre ce risque. T’avais beau te speeder c’est que t’en mettais quand même un peu de temps. J’ai ramassé un bout de papier, un stylo, griffonnant des équations dessus pour passer le temps. Ca me permettait de me détendre. Si je t’assure. Tu devrais essayer. Quand enfin t’es revenu vers moi. Dormir. Ca fait combien de temps que j’ai pas dormis ? Deux semaines. Deux semaines et deux jours pour être exacte. T’avais peut-être pas tort mais si je dis oui je te préviens que je te pique ton plumard. Je suis un mec raffiné mon gars. J’aime le luxe. J’ai vécu dans la merde durant ces 5 dernière années, alors un peu de confort. J’ai le dos fragile. Si je te jure. C’est pas une excuse de merde. Enfin quoi que, peut-être un peu. Bref. OSEF. T’as l’air autant dans tes pensé que moi, jusqu’à ce que tu me regarde enfin et que tu balance une vanne. Beau mec, intelligent, et drôle. Et bah dis donc, arrête là je finir par tomber amoureux je te le dis. Je t’ai regardé, l’air blasé mais souriant quand même.

« Ahah trop drôle. Quel sens de l’humour on dirait du moi. Bon ok, on repart ce soir, t’as du whisky, j’ai des clopes, c’est nickel. Mais j’dors pas par terre je te le dis directe. Et pas sur le canapé non plus. J’suis plus tout jeune t’sais. »

Je t’ai adressé mon super sourire moqueur. Celui qui fait limite psychopathe mais qui au final, me fait passer pour un mec assez sympa. J’ai attrapé ta bouteille, m’en envoyant une bonne rasade. Vache, ce que ça pouvait faire du bien. Après la route, le réconfort. Si j’avais découvert des trucs ? Tu plaisante j’espère, je serais pas là si c’était le cas. Etendant mes jambes, j’ai posé mes pieds sur le canapé en face après avoir retiré mes pompes, m’installant confortablement. Je faisais comme chez moi, comme toujours. Tu venais de m’inviter et autant te le dire, je n’étais pas un adepte des bonnes manières. J’étais plutôt sans gêne tu vois. Mais bon, si ça te dérange, t’avais cas me le dire, mais bon, vu l’état de chez toi je crois pas que tu sois bien chiant sur ce genre de détail. J’ai rebus une gorgée avant de me rallumer une clope, te tendant mon paquet. Je pouvais au moins de payer une clope, c’était tout ce que je pouvais t’offrir, là, tout de suite maintenant. Des clopes et une virée en Porsche.

« J’suis dans le brouillard gamin, c’bien pour ça que je suis là. J’y pige que dalle pour tout te dire. Ce truc nous empêche de nous régénérer et c’est ça qui nous tue à petit feu. C’est comme si on crevé de vieillesse à vitesse grand V mais sans vieillir t’vois ? La toux par exemple. Comme c’est possible ? Quand un homme tousse c’est qu’il a les bronches encombrées, ça vient des poumons, c’est respiratoire on est d’accord ? Mais nous, on respire plus depuis un bail alors pourquoi ce symptôme à la con ? Ca n’a pas de sens. En même temps notre existence en soit n’as pas d’sens. J’ai jamais compris comment on fonctionnait, c’pas faute t’avoir essayé de comprendre. C’est… Magique. »

Magique, c’était peut-être le mot. Mais dans ce cas t’admettra que c’est plus de notre ressort mais plus de celui des sorciers. Mais je sais pas, la maladie, c’est scientifique. Et j’ai envie de comprendre, je dois découvrir, je dois comprendre, c’est maladif chez moi. Absolument rien ne me résiste. Je n’aime pas ne pas avoir de réponse, je dois toujours finir par les obtenir. Même si ça prend des années, je dois savoir. Mais tu dois être comme moi là-dessus non ? On se comprend toi et moi. Sans blague. On se connait pas, mais sérieux, faut pas être Einstein pour comprendre que toi et moi on a sans doute bien plus en commun qu’on n’aurait pu le penser. J’ai tiré sur ma clope, te regardant droit dans les yeux. T’avais l’air défoncé sérieux. Je sais pas à quoi tu tournais mais vache paye tes pupilles dilatées mec. Abusé.

« T’as pas la moindre idée de qui j’suis sérieux ? T’as jamais lu mes bouquins ? Merde alors. Ca me vexe putain. Je m’appelle Jayden, mais tout le monde m’appelle Jay. Toi t’ignore qui je suis mais moi je sais qui tu es. T’es le type qui a inventé ces flingues, et tout le reste. J’devrais avoir peur de toi sans doute plus que toi de moi. »

J’ai montré le flingue que tu tenais dans ta main d’un signe de tête. Ouai Killian McGrath. Je savais que ce nom me disait quelque chose. Crois moi Killy, dans une autre vie, on aurait fait de magnifique concurrents cérébraux…



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J’ai les cheveux mouillés, et les gouttes, devenues froides, tombent dans mon dos et mouillent mon tee-shirt. Je n’aime pas cette sensation, c’est désagréable. Alors j’attache mes cheveux avec le premier objet qui fera office d’élastique, tout en te regardant me parler. Je prends une grande inspiration, et j’expire presque bruyamment… La fatigue vient me frapper le visage, même après la douche. Je crois que je suis en descente… Il faudrait que je reprenne quelques pilules, mais t’es là, devant moi, et tes paroles, qui me font presque sourire, me distraient au moins. Mes yeux se posent sur tes lèvres qui affichent un énorme sourire, qui serait presque flippant si je pensais que tu étais une menace. Mais je ne pense pas que tu l’es vraiment, même si t’es une putain de sangsue. T’as l’air d’être un tordu, comme beaucoup, mais t’as pas l’air méchant… Non, je pense que t’es un peu dérangé, je me trompe ? Un peu comme moi, au final. Je te fixe lorsque tu bois une grande gorgée de whisky. Merde alors, t’as l’air d’en avoir autant besoin que moi. Je vais sûrement avoir besoin d’aller chercher une autre bouteille… Et une meilleure, pourquoi pas. Même si tu m’agaces, que ta façon de parler m’agace, que ta façon de m’appeler « gamin » m’agace, et que j’aie une irrépressible envie de te jeter hors de chez moi, je sens que je ne vais pas me défaire de toi de si tôt, n’est-ce pas ? Tu enlèves tes chaussures, tu te mets à l’aise. Vas y, fait comme chez toi, connard, je ne dirai rien. Moi qui pensais que durant les siècles précédents, le sens de l’hospitalité était énormément respecté…  Je me suis mis le doigt l’œil, jusqu’à l’omoplate. Mais bon, tant que tu ne détruis pas mes recherches, fais ce qu’il te chante.

« Prends mon lit, vieux, j’y dors jamais. Je préfère le canapé… »

Je t’ai volé une clope quand tu m’as tendu ton paquet. D’habitude, je ne fume pas, mais le whisky m’en donne irrésistiblement envie, alors je cède volontiers à la tentation. Je cherche un briquet entre les coussins du canapé, m’allume ma clope, et m’assieds en face de toi alors que tu commences à parler. Tu as aussi découvert la manière dont le virus fonctionne. Mais t’es dans le flou, comme moi… Je pense qu’on peut s’aider, non ? Le symptôme de la toux, tu ne le comprends pas, mais moi je le trouve tout à fait normal et logique. Mais l’un des mots que tu prononces me fait sourire. Je trouve que ce mot, sorti de la bouche d’un scientifique, ou de quelqu’un aussi intelligent que toi, sonne de manière très étrange.

« Magique ? Rien n’est magique, dans ce monde. Même la magie a une explication bien précise. Il faut juste que nous adaptions notre point de vue à une nouvelle nature, à un tout nouveau côté de la science… Il faut réajuster notre manière de penser, chercher là où on ne chercherait pas d’habitude, pour pouvoir avancer. Mais je t’assure, rien n’est magique. Tout a une explication rationnelle, même si on ne l’a pas encore découverte. »

Une lumière vient s’allumer dans mon regard, et je me lève pour aller chercher un objet sur l’un de mes plans de travail. Mais, il y a tellement de bordel que je vais mettre un moment à le trouver. En attendant, je t’écoute. T’es vexé, parce que je ne t’ai pas reconnu. Ça me fait sourire. Décidément, je crois que mes lèvres n’ont jamais autant souri depuis les deux dernières années. T’es drôle, machin, t’es drôle. T’es une star, c’est ça ? Un écrivain ? Un scientifique renommé ? Franchement, mon vieux, qu’est-ce que ça peut me faire ? Mais quand tu prononces ton prénom, bien sûr qu’il me dit quelque chose. Mais c’est pas pour autant que je vais tomber raid dingue, à tes genoux, et te sucer la bite comme une de tes groupies. Ce qui me surprend plus, c’est que tu connaisses mon nom… Mais en même temps, si c’est Wellan qui t’envoies, il a probablement dû te donner des informations sur moi, pour te convaincre, non ?

« Je serai donc devenu célèbre ? Génial. »

Sarcastique ? Pas le moins du monde. Peut-être que je devrais écrire un livre, comme toi. Bref. Je trouve enfin l’objet que je cherchais depuis quelques instants. Un pinceau. Un simple pinceau, pour peindre, à l’extrémité toute douce. Tu te demandes sûrement pourquoi, mais tu le découvriras tout bientôt. Je reviens m’asseoir, mais cette fois sur la table basse entre les deux canapés, de ton côté, pour être plus proche de toi. J’appuie mes coudes sur les genoux. J’ai l’impression de devenir presque insolent, aigri ou trop malicieux. C’est parce que je suis en manque, il me faut des pilules, il me faut ma dope. Je cherche sur la table un petit flacon en plastique, j’en trouve un, le secoue, mais il est vide, alors je le jette plus loin. Et merde, est-ce qu’il me reste encore mes médocs ? Je croise à nouveau ton regard et je me rends compte que je n’ai pas répondu complètement à ta dernière réplique. Je me la repasse dans la tête en te dévisageant.

« Jayden Fellanderson. J’ai lu certains de tes articles, très intéressants d’ailleurs… Mais les araignées… c’pas trop mon truc, tu vois. »

Je sais très bien que tu n’as pas écrit que des articles ou des bouquins sur ces animaux à huit pattes, et que tu es titulaires de pas moins de sept doctorats, et que tu es probablement l’homme le plus intelligent sur cette planète, mais j’ai juste envie de te faire chier. J’en ai marre, j’ai envie de courir, de dormir, d’éclater en sanglot et de rire à gorge déployée. J’ai mal partout, surtout au dos et aux genoux. J’ai besoin de mes médocs, j’ai besoin de mes médocs… Stacey et Scott ont raison, c’est bien plus que des médicaments, et je m’énerve d’être devenu aussi faible et stupides avec moi-même, d’être tombé dans cette merde… Mais il me faut juste une autre dose, et ensuite, je serai en mesure d’en reparler, non ? Je ferme les yeux et je caresse doucement les poils du pinceau. J’essaie de me calmer. Ce n’est pas le moment de sombrer dans la faiblesse… Tu dois probablement te demander ce qu’il se passe dans ma tête, et franchement, je ne serais même pas capable de te l’expliquer. Je ne suis même pas sûr que ce soit une crise de manque, j’ai juste l’impression que je ne sais plus du tout gérer mes émotions, et que sans mon automédication, elles partent toutes en couille. Mais bref, ça va passer, je t’assure…

« De quoi tu parlais, avant ? »

Je fronce les sourcils. J’essaie de me concentrer pour oublier le reste. Virus. K-089. Symptômes. Fièvre, étourdissements… Mais avant cela… La toux. Voilà, c’est de cela que tu parlais avant. De la toux.

« J’me rappelle. La toux. Les vampires ne respirent plus, je suis d’accord. Mais si t’as envie de respirer, tu peux le faire, j’me trompe ? Sinon, tu ne serais pas capable de parler. »

Je te regarde droit dans les yeux. Ma main vient chercher la tienne, et je la pose sur mon genou. T’as les mains froides, j’avais oublié que t’étais un cadavre ambulant. Bref. Je reprends mon pinceau et je fous ma clope dans un bocal qui sert de cendrier.

« Comme les humains, les vampires sont également dotés du sens du toucher – et des quatre autres également, d’ailleurs. Alors si je te fais ça… » Je viens te chatouiller les doigts avec les poils soyeux du pinceau. « …tu sens quelque chose, n’est-ce pas ? Agréable, ou désagréable, tu sens quelque chose. Peut-être que ça te démange et que tu as envie de te gratter ? La toux, c’est la même chose. Apparemment, le virus choisit les poumons comme premier endroit pour se répandre. Les cellules des voies respiratoires se mettent à mourir, lentement, ce qui provoque une gêne respiratoire… C’est ça que les infectés ressentent, comme le pinceau sur ta main. Si les cellules de ton doigt commençaient à mourir, tu ressentirais au moins un petit picotement. Pareil pour les poumons. C’est pour ça qu’ils toussent… pour tenter de soulager cette gêne respiratoire, ces démangeaisons dans les bronches, et probablement pour expulser les amas de cellules mortes qui irritent les bronches… »

Je fronce les sourcils, pas sûr d’avoir forcément très bien expliqué mon hypothèse, et pas sûr qu’elle ait été d’une très grande utilité.

« La fièvre, c’est le seul moyen que le corps d’un vampire peut trouver pour ralentir la réplication du virus, qui n’aime pas les changements de températures et qui est freiné si la température dépasse un certain seuil… Les rejets de sang, c’est simplement que le virus a tellement rongé les poumons que le sang comment à les remplir, et à chaque fois qu’un vampire tousse, il crache du sang… Les étourdissements… ça, s’est plus tard, c’est quand le virus a atteint le système digestif des vampires et qu’il ne peut plus absorber correctement le sang qu’il ingère… Du coup, il manque de nourriture, son organisme est affaibli… C’est aussi à ce stade que le virus atteint le cerveau… Ce qui peut causer des délires, des hallucinations, et même de la démence… en plus du reste… »

Je n’y avais pas encore pensé, mais ce virus pourrait être une bonne voie de départ pour trouver un remède contre le cancer… Vu que les cellules cancéreuses ne meurent pas, et que ce virus parvient justement à les tuer sans qu’elles se régénèrent… Depuis le temps que cette maladie nous fait chier, ça pourrait être un bon départ pour une lueur d’espoir, non ? Je me fais peut-être des idées, mon cerveau commence à fatiguer. Et j’ai probablement trop parlé, non ? Je me lève à nouveau. Je me glisse vite dans la cuisine pour choper une nouvelle bouteille de whisky, avec deux grands verres, je reviens, me pose sur le canapé en face de toi, et je nous sers un verre à tous les deux. Je te vole encore une clope, machinalement, je prends une latte et une gorgée de whisky, et mon cerveau se remet à divaguer dans les méandres des sciences.

« Je pense que de trouver un remède, c’est tout à fait faisable, surtout si on s'y met tous les deux. Mais, ce qui m’inquiète davantage, c’est que c’est Wellan qui t’a envoyé jusqu’ici. Et Wellan veut à tout prix que Léandre guérisse, ce qui veut dire que nous n’avons pas beaucoup de temps, vu ce que j’ai ouï dire de l’était du McGuinness. Deux semaines ? Un mois, tout au plus. J’essaie de trouver un moyen de tuer le virus en essayant d’identifier les gènes qui lui sont vitaux, ou qui lui permettent de se répliquer, mais c’est une procédure bien trop longue… Ça nous prendrait des mois et des mois, voire des années, pour trouver de bons résultats et synthétiser un remède… Il faudrait trouver un autre moyen… Quelque chose de miraculeux…  Quelque chose qui puisse tuer ce virus comme il détruit les vampires, ou quelque chose qui leur permette de se régénérer… Mais je ne sais pas quoi, je ne sais pas où… Et j’ai peur de ce que Wellan pourrait devenir si Léandre mourait, et j’ai peur pour tous les autres vampires infectés par cette vermine… »

Je pose ma tête entre mes deux mains, qui passent dans mes cheveux. J’en peux plus, de ce virus, j’en peux plus de l’état dans lequel je suis, j’en peux plus de tout.

« Ça me prend la tête, j’ai l’impression que je vais exploser… pas toi, vieux ? J’ai l’impression de pédaler dans le vide et d’être complètement inutile… Ça m’énerve. »

Je m’affale dans le canapé, clope à la bouche, verre à la main, que je lève dans ta direction.

« À ta santé, vieux. En espérant que tu échappes à cette épidémie… Ce serait quand même con que la seule personne apparemment assez intelligente pour trouver un remède meure de cette maladie avant de pouvoir le faire… »

Je ris sans vraiment rire, secouant les épaules, avant de m'envoyer une nouvelle gorgée du liquide qui met feu à ma gorge. Honnêtement, je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus où je vais…


© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Tu ne me connais pas… Si tu me connais. Je le vois a l’expression de ton visage. Bah voilà on va y arriver. Je suis une vraie star cherches pas. Mais tu sembles t’en foutre. Ce que tu peux être vexant gamin. C’est abusé. T’es pas impressionné ? Pas même un petit peu ? Ma fois tant pis, j’y survivrais bien. Et puis, y’a que les cons qui ne changent pas d’avis comme on dit. Et toi, t’es loin de l’être, con, ça, j’en ai la certitude. Si t’es célèbre ? Non, ne crois pas au père noël s’il te plaît. Cela dit, j’avais entendu parler de toi oui a River Crow. Toi et tes petits miracles. Mais franchement à cette époque là je me foutais tellement de tout que je ne t’ai pas porté la moindre importance. J’en avais complètement rien à foutre. Mais maintenant, de l’importance, je t’en donne tu peux me croire. Que oui je t’en donne. Je me contente de te sourire, te regardant t’agiter. Encore. Levant les yeux au ciel. Si t’as bien un défaut je viens de le trouver. T’es en manque. T’es un putain de junky et t’es en manque. Et ça franchement ? Ca craint merde. J’ai besoin de toute ta lucidité, pas de la moitié. Je sens que je vais encore faire des miracles ce soir. Tu vas m’adorer tu peux me croire. T’es tellement à la masse que tu sais même plus ce que tu fais. Tu vas faire quoi là, avec ton pinceau ? Me le foutre dans le cul ? Bah putain je risque pas de sentir grand-chose, vas falloir trouver mieux. Je ne bronche pas, t’écoutant. Encore. Sans me lasser. Toute chose a une explication ? Si t’arrive a m’expliquer comment on vit alors qu’on est techniquement mort je t’épouse dans l’heure. Ca fait plus de 150 ans que j’essaye de répondre a cette putain de question sans jamais avoir trouver la réponse. Tiens, ça pourrait nous faire un très bon sujet après avoir sauver Mister McGuinness. S’il y passe crois-moi on est mal. Wellan risque de nous tuer sur place. Et je veux pas mourir. Alors respire et arrête de jouer avec cette foutue boite de pilules de mes deux !

T’aime pas les araignées. C’est con. Défaut numéro deux ! Je te jure les vertus qu’elles peuvent avoir, c’est merveilleux. Enfin on ne va pas se lancer sur le sujet. Elles sont comme moi. De pauvres bêtes jugées et incomprises. De quoi je parlais ? Non mais tu plaisantes j’espère. De ta mère connard ! Je roule mes yeux dans leurs orbites mais tu sembles enfin percuter. J’attends que tu ouvres la bouche. Encore. C’est que tu parles beaucoup bordel, on dirait… Moi encore. Bordel de merde, j’ai mon double en face de moi, un double toxico et en crise de manque qui plus est. Non, j’peux pas te laisser comme ça, ça me fait de la peine. Oui ! De la peine. La compassion. L’empathie. Ce genre de connerie tu vois, j’en n’ai pas beaucoup, mais un petit peu quand même. Tu vole ma main et te lance dans une tirade qui reste extrêmement perspicace, je dois bien l’avouer. L’illusion, la gêne, tout ces petits détails dont je n’ai pas pensé. Pourquoi ? Peut-être parce que j’ai oublié ce que c’était que d’être vivant, là où toi, tu sais pertinemment encore ce que ça fait que de sentir ses bronches littéralement encombrées. Je te regarde, sans en manquer un mot. Complètement sidéré en fait. J’ai envie d’aller me fracasser le crâne contre un mur pour ne pas y avoir penser. Je crois que la où toi tu vois les choses d’un point de vu humain, moi je cherche trop loin. Encore. Comme toujours. Mais tu ne t’arrête pas là. Tu reprends point par point, de ton propre point de vu. Expliquant les raisons des symptômes. Et si on trouve ces raisons, on trouveras forcément la solution ! Franchement, j’avoue, je ne réagis pas, mais je n’en rate pas une miette. Tu m’impressionne sincèrement. Vas-y continue de parler ça te rend juste encore plus sexy, j’adore ! J’ai envie de me lever, de te prendre dans mes bras, de hurler un vieux « nous sommes sauvé ! » à la con. Parce que je le sais, je le sens, avec toi, on ira loin !

Tu te relèves encore une fois et je te suis du regard. Tu vas rechercher une bouteille, des verres. Ca c’est une très bonne idée. Alors machinalement je fini celle qui se trouvait encore dans ma main. On risque de ne pas finir frais mais tant pis. On a la journée devant nous tu me diras. Alors autant déconnecter et décompresser de tout. Mais non, tu ne déconnecte pas du tout. Pire, tu semble complètement anéanti par je ne sais pas quoi et repars dans une tirade presque interminable. Deux semaines ? Un mois ? Non. McGuinness a un truc en lui qui ralentis le processus. Quoi ? Il dit que c’est le sang de Caïn ou je ne sais trop quoi. C’est peut-être McGuinness la clé, mais comme tu dis, faudrait des mois, voir des années pour synthétiser le truc et clairement on ne les a pas. T’as raison la dessus. J’attrape mon verre et le vide cul sec à mon tour. Je te regarde, là, affalé dans le canapé. Ca te prends le choux, c’est certain, tout comme moi, mais c’est ça qui est bon. C’est pour ça qu’on aime ça. Mais à nous deux, je n’ai pas trop de soucis à me faire. On va trouver, j’en ai la certitude. C’est obligé. Je pense juste qu’il faut qu’on voit plus loin. On est entouré de tout un tas de truc irrationnels ici. Alors pourquoi ne pas essayer ? J’en sais rien. J’ai découvert que le sang Lycanthrope ne réagissait pas au virus, c’est peut-être une piste à creuser. Pour ça que les An’sionnach devraient débarquer à Belfast dans la semaine. Pour nous filer des échantillons. Il faut qu’on arrête de penser scientifique. Ce mec qui nous a pondu ce truc là, Théodore de mon Cul, doit être un sacré dégénéré mental. Je suis sûre qu’il tourne pas qu’à l’eau clair. Faut voir plus loin Killy. Aller, va pas m’faire une dépression nerveuse, j’vais déjà calmer ta crise et après on siphonnera cette bouteille et demain on réfléchira a tous ça. Qu’est-ce que tu en penses ? Déconnecter un peu ne nous fera pas de mal je crois, tu peux me croire. Alors je me suis levé, venant me poser à côté de toi, posant une main sur ta joue, sans te demander ton avis. Bouges pas, ça va pas t’faire de mal, fais moi confiance. J’ai simplement plongé mes yeux dans les tiens.

« Je sais pas à quoi tu tournes mais ça va finir par t’esquinter tes neurones Kid. Alors tu m’excuse mais j’en ai besoin. Une bonne cure expresse et tout ira mieux. »

Je ne t’ai pas lâché, pas avant que tu ne ressente un fort sentiment de plénitude. Plus de manque, plus de stress, plus rien. Juste, un bien être total. Ca fait des années que je n’avais pas usé de mon pouvoir, encore moins pour faire le bien, mais j’avoue, j’étais content de constater que je n’avais pas perdu. Machinalement je suis venu te tapoter la joue, te souriant, l’air plus taquin que moqueur. Ca faisait du bien avoue ? Je te l’ai dit, tu vas m’adorer, je serais ta nouvelle drogue et moi je suis tellement plus saint que toutes ces merdes que tu prends. Toi et moi on va faire un sacré bout de chemin ensemble, je le sens, alors autant s’entre aider non ? Je me suis relevé pour retourner m’asseoir sur mon fauteuil, en face de toi. Tu me remercieras plus tard. Maintenant, passons à autre chose, oublions cette saloperie pour la journée tu veux ? Pour une fois que je prends une pause, ne vas pas tout gâcher avec tes questions et tes inquiétudes. Pas encore, on verra ça dans un nouveau chapitre gamin. On a le temps. T’inquiète pas. Pas autant de temps que je l’aurais souhaité, mais on a le temps quand même. J’ai simplement attrapé la bouteille, nous en resservant deux autres verres, essayant de guetter tes réactions. Je n’avais pas envie que tu te sentes violer dans ton intimité non plus. Je n’avais pas lu ton jardin secret, je t’avais juste rendu… Plus zen. Parce que crois-moi, ça faisait quoi ? Dix minutes que j’étais là et c’était suffisamment stressant de te voir t’agiter comme tu l’as fait. Alors je n’ai fait que… Te donner un petit coup de main, égoïsitement bien plus pour ma tranquillité que pour toi mais peu importe. Oui, je sais, je ne suis qu’un salle con. Mais t’en fais pas, tu m’aimeras quand même j’en suis sûre. Toi et moi , de véritables Alter Ego. Je m’emballe tu crois ? J’sais pas trop. Sans doute. Bref. A toi de me le dire.

« Ca va mieux ? Non parce que si tu exploses avant même d’avoir commencé les choses sérieuses on est mais alors très mal. Alors tu sais quoi ? Détends-toi, on va siphonné cette bouteille de whisky dégueulasse, désolé hein, t’vexe pas, j’ai la gueule fine, et après on rentrera à Belfast et seulement là on pourra… S’arracher le cerveau. Ca te vas comme programme ? Moi ça me va. T’einquiéte pas gamin, on la trouveras la solution. McGuinness c’est piiiiire qu’une mauvaise herbes. Il va pas claquer. Tu sais c’est comme les vieux. Plus c’est teigneux et plus c’est increvable ces bêtes là. »

J’essayais de faire de l’humour. C’était sans doute raté j’en sais rien. Mais crois moi gamin, si moi j’étais immortel c’etait pas ton cas. Et à ce rythme, tu ne tiendrais pas trois semaines. Alors non, ne vas pas claquer en chemin et calmes toi. Tonton Jaydou est là… T’as pas de soucis à te faire. Tout baigne !


© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


 
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You can cover up your eyes. Ignore what you won't hear. I'm not Jesus, Jesus doesn't fear. And If God is looking down. Protect us from these men. I'm not Jesus. I will not forgive ! No I won't !
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Je parle, je parle… Les idées m’emmènent souvent dans des thébaïdes lointaines et délient ma langue qui ne crache plus que des récits scientifiques dont chacun des mots n’est plus filtré par mon cerveau. Mais lorsque tu viens t’asseoir juste à côté de moi, ici, sur l’autre canapé miteux de mon humble cabane, je ne pipe mot, surpris et apeuré par l’ignorance des raisons qui t’ont poussé à te rapprocher de moi. Je recule brusquement ma tête lorsque je sens ta paume froide contre mon visage. Mais je ne fais rien de plus. Je pourrais te repousser, te frapper et te crier dessus, car je pourrais ressentir une quelconque menace fallacieuse de ta part, mais il n’en est rien. Je vois bien dans ton toucher vaporeux et dans ton regard alliciant que je n’ai rien à craindre, bien au contraire. Alors j’accepte tes tendances à l’intrusion et à l’invasion personnelle, et je reste coi. Et là, je ressens une étrange sensation de picotement au bout de tes doigts, là où tu me touches. Je fronce les sourcils et te jette un regard interrogateur. Que me fais-tu ? Mon cœur s’emballe, mais ce n’est malgré tout pas désagréable. Ton toucher est glacial, et ma peau en est frileuse et gélive, et pourtant, c’est bel et bien une sensation de chaleur qui se propage d’abord dans ma tête, comme si j’étais pris d’une soudaine montée de fièvre. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, mais je ne fais rien pour te repousser, comme si je parvenais à te faire confiance malgré notre passé commun d’à peine dix minutes. Mon regard reste plongé dans tes yeux lénifiants, alors que je peux sentir tous mes muscles se décontracter, lentement, mon sang se réchauffer, mes douleurs psychosomatiques s’évanouir doucement, et mes ruminations s’endormir tranquillement. J’ai l’impression de me prendre un véritable shoot d’héroïne. Sans la seringue, et sans le côté orgasmique de cette drogue. Tu te lèves et regagnes ta place, et moi, je reste coi, perplexe, encore sidéré par ce qu’il m’arrive. Mon corps semble endormi, engourdi… Je ne tremble plus, et toutes ces pensées noires dans ma tête se sont esbignées pour laisser enfin la place à ma raison et à mon intellect. Mon esprit peut enfin respirer comme il le faisait quelques années auparavant, quand je vivais ma période de gloire à la Fondation.

« Ferme-la, j’essaie d’apprécier le moment. »

Maintenant, c’est toi qui ne peux plus t’arrêter de parler. Et tu parles si vite que ça vient pomper mon moment d’euphorie… Je fais à moitié abstraction de tes paroles et souris bêtement. Qu’est-ce que ça fait du bien de sentir ses ruminations enchaînées dans un quoi reculé de son esprit… Je prends une grande inspiration, j’attrape le verre que tu viens de me servir et m’enfonce dans les coussins du canapé, comme sur un petit nuage. Un petit rire sorti de nulle part me secoue et s’amplifie de seconde en seconde. C’est juste libérateur. Non, je ne suis pas défoncé, je suis juste bien, confortable et lucide, quoiqu’un peu fatigué. Je ne ressens même plus ce stresse que me refourguait la pression de trouver un remède pour cet aliboron de Léandre. Qu’il crève, celui-là, Wellan n’en sera que détendu après tout ce que son frère lui a fait endurer… Non ? Ce n’est pas vrai. Je trouverai un remède pour Léandre, si j’en crois Wellan, son cas n’est pas désespéré. Je lui fais confiance à ce niveau-là.

« Plus c’est teigneux et plus c’est increvable ? », dis-je, entre deux rires. « Tu vas pas me lâcher pendant encore un moment, n’est-ce pas ? »

Je m’enfile une bonne gorgée de ce whisky. C’est vrai qu’il est dégueulasse, au point de me faire légèrement grimacer, sans toutefois effacer la malice de mon sourire. Je te regarde, intensément. Jayden Fellanderson. Quelle est la raison de ta venue chez moi, déjà ? Qu’est-ce que tu fous ici ? Tu as probablement le cerveau de quatre personnes réunies en toi, et pourtant, je vois que t’as besoin d’aide… Surprenant, et mignon. Mais tu as raison, cessons de penser à cette histoire de virus, et profitons de ce whisky dégueulasse, comme tu l’as dit. Même si une partie de mon cerveau ne peut s’empêcher d’arrêter de penser aux infectés, à mes recherches, et à pléthore de délires scientifiques, j’essaie de guider mes pensées vers d’autres idées. Mes yeux ne te quittent plus, légèrement plissés, un petit sourire au coin des lèvres, cherchant à comprendre ce que tu m’as fait. Je connais les capacités « surnaturelles » des vampires, et celles qui leur sont indépendamment inhérentes, mais je ne peux comprendre pleinement ce que tu viens de me faire. Une « cure expresse », c’est ce que tu m’as dit. Mais je veux en savoir plus. Sans m’arrêter de sourire, je te lance :

« Qu’est-ce que tu m’as fait, vieux ? ». Mes mains passent sur mon visage, comme si je voulais balayer toute possibilité d’illusions ou d’ensorcèlements de ta part. J’espère juste que tu n’as pas joué avec mes souvenirs… Ou, merde, en fait… Je m’en contrebalance royalement. « En tout  cas, c’est… prodigieux. » C’est le mot. Tu as vraiment défié l’ordinaire, et j’ai l’impression de me sentir… normal, ce qui est, pour moi, loin d’être normal. « Tu devrais peut-être songer à te reconvertir psychiatre… tu ferais des miracles. »

Taquin, je le suis toujours. La malice est un trait de caractère ancré en moi, et les gens ne s’attendent pas toujours à tant de puérilité et de cette légère lourdeur sortant de ma bouche et peignant mon visage. Et avec ce que tu viens de me faire, tu viens d’amplifier ce côté-là de moi. C’est tout bonnement ma manière de communiquer, car j’ai de la peine à savoir comment communiquer avec le commun des autres personnes. Je vis dans un autre monde, différent de celui des autres, c’est pourquoi je ne suis pas sociable et que je ne sais pas m’exprimer dans ce langage trop stupide pour moi. Et quand bien même je trouverais les mots justes pour exprimer mes idées correctement, je crois que ce serait si peu usuel et fluide que les gens ne comprendraient pas. Peut-être que j’ai, de ce fait, quelques caractéristiques des personnes autistes, et pourtant, je reste complètement lucide, même lorsque ça ne se voit pas. Enfin, ça, c’est quand je ne prends pas de drogue.

« C’est quand même drôle… L’homme probablement le plus intelligent de cette planète, l’homme qui n’oublie pas le moindre détail, l’homme aux sept doctorats et à la connaissance presqu’infinie, a besoin d’aide parce qu’il ne comprend pas quelque chose… »

Je sirote mon whisky, affichant toujours ce petit sourire espiègle aux lèvres. Après tout ce que j’avais entendu sur toi, je me serais tout de même attendu à plus de sagacité de ta part, à plus de surprise, et à moins de volubilité et de présence d’esprit. Je m’attendais peut-être au stéréotype même du surdoué, ce gars avec des lunettes, à la limite du mutisme, toujours le nez fourré dans sa soif de connaissance. Mais tu es ce type envahissant, sans gêne, volubile, cossu, impulsif et presque truculent. C’est peut-être également pour cela que j’ai de la peine à te prendre au sérieux et que je n’ai de cesse d’être taquin à ton égard. Pardonne-moi, vieux, je tâcherai de me montrer plus respectueux… surtout après la générosité dont tu viens de faire preuve après ta « cure expresse » offerte. Je me redresse un instant pour prendre une nouvelle cigarette dans ton paquet, et je m’enfonce à nouveau dans la mousse du canapé qui me semble incroyablement confortable… Est-ce possible que je me sente fatigué ? Est-ce possible qu’enfin Morphée se décide à venir me prendre entre ses tendres bras ? Je bâille, comme un chiot repu, et je pose mon regard ravivé sur toi. Je n’ai pas envie de dormir, maintenant que tu es là. J’allume ma clope et sirote mon whisky, peut-être que ces deux fidèles compagnons me tiendront éveillé. Je te fixe, les yeux mi-clos à cause la fatigue.

« Va falloir que tu stimules mon cerveau, Fellanderson, ou que tu me secoues, sinon je crains que la ‘cure expresse’ que tu m’as si généreusement offerte ne vienne m’arracher à toi pour m’emmener au pays des songes… »

Je te parle d’une voix rauque, éraillée par mon épuisement, comme si j’avais fumé trop de joints alors que, cette fois-ci, ce n’est que dû à la fatigue. Les soixante-douze heures sans dormir me guettent et sont à deux doigts de me happer.

« Faudra pas oublier de tirer les rideaux occultant si tu ne veux pas cramer sur place… »

Je ne sais pas pourquoi je te dis ça, alors que ça semble tout à fait logique, non ? Peut-être parce qu’au fond de moi, je ne veux pas te voir succomber aux rayons du soleil. J’ai l’impression de ne pas avoir la force de me lever pour le faire moi-même, alors je te le dis simplement. Le soleil n’est pas encore levé, mais tôt ou tard, il se pointera. Mon éreintement me fait certainement dire des idioties, de même que cette douce sensation de chaleur et de paix qui circule dans mes veines me donnent envie de te rejoindre pour te prendre dans mes bras comme une peluche et succomber à Morphée… J'en oublie même que tu peux lire dans mon esprit…

© Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Je te regarde, je t’observe sans en manquer une miette. Ca faisait combien de temps que je n’avais pas utilisé mon pouvoir pour faire le bien ? Des années. Des années qui me semblaient être des siècles. La dernière fois c’était sur Araël. Araël, l’un de mes infants perdu qui me déteste aujourd’hui. Ca date putain. Ca date tellement. Alors je sais pas, ton euphorie devient mienne, comme ça, sans même que je sache pourquoi. Je te regarde et ça me fait marrer. T’es drôle toi tu le sais ça ? Un peu taré, mais drôle. En même temps, qui ne le deviendrait pas, taré, à notre place ? J’aimerais bien les voir les autres. Enfin qu’importe. Je fume ma clope, tranquillement. Je ferme ma gueule vu que tu me l’a demandé, j’ai pas fort envie de te briser ton instant de bonheur. Vas-y jubile, demain tu jubilera moins. J’ai besoin de toi, et de ton toi lucide, pas de ce toi qui est défoncé par une vague d’un sentiment de plénitude total. Au fond, c’est pas comme si c’était l’avenir de l’univers qui reposait entre tes mains. Non. C’est juste… L’avenir de toute une race. La mienne. Et si demain je me fais infecter vas bien falloir que tu prennes le relais, et tout seul. J’ai pas envie de crever, mais par les temps qui court désolé d’avoir le sentiment de revivre l’épidémie de Peste Noire. Bien que non. Je ne l’ai pas connu, j’étais pas né, mais bref, tu saisis l’idée. Je fais le con, le ris beaucoup, mais en réalité Gamin, je suis mort de trouille et dépassé. Tellement dépassé que j’en perd la notion et tu peux me croire, mon cerveau semble comme bugger ces temps-ci. Ca ne m’est jamais arrivé. Et ça aussi, ça me fait drôle. Mais je crois que la peur me tétanise les neurones. Complètement. Et pas au sens littéral. Crois-moi, derrière mes allures du type décontracté je suis loin de l’être. C’est bien une toute autre histoire c’est ça le pire. Mais ça, t’as pas besoin de le savoir.

Alors non, non je ne vais pas te lâcher tout de suite. Pas maintenant, c’est même sans doute pire que tout ce que tu peux croire. Toi t’es dans ton état de tranquillité, tu te sens bien, alors a moi de me laisser aller maintenant. M’enfonçant dans le canapé je te laisse me regarder, je tise, beaucoup, rapidement. A ce rythme je finirais la bouteille avant que tu n’ai le temps de finir ton verre alors j’arrête là. Me rallumant une clope en me frottant les tempes. Je suis exténué. Vraiment. Je suis immortel certes mais je suis comme tout le monde, moi aussi j’ai besoin de dormir. Mais tu vois je suis parano, et j’ai ce sentiment que si je m’endors je deviendrais vulnérable. Qu’on viendrait me contaminer pour que je ne puisse sauver les miens. Ca en devient pathétique. La théorie du complot, je suis un peu comme c’est type complètement siphonné du bocal, tu vois, moi j’y crois. J’ai perpétuellement ce sentiment que peu importe où je me trouve, on veut me faire la peau. Pour des raisons complètement abstraites et inconnues mais qu’importe. On s’en contre balance dans le fond de tout ça. Ce que je t’ai fait ? Si je te le dis je suis pas convaincue que tu me croirais. J’étends mes jambes sur la table basse, croisant les bras sur ma poitrine en gardant ma clope dans le bec. Tirant dessus comme le camé tabagiste que je suis. C’est prodigieux, oui je sais. C’est surtout quelque chose d’utile en vu de l’état dans lequel tu te trouvais. Je suis un gars sympa tu vois. Je t’aide a aller mieux, et toi ? Toi tu vas m’aider à me détendre aussi. Parce qu’à deux je vais pouvoir me permettre de baisser en pression. Je deviens trop con ces derniers temps, c’est le stress, l’angoisse. Toutes ces conneries tu vois. J’y peux rien, c’est plus fort que moi. Mais ça passera. C’est comme tout.

« Si tu l’dis. Mais t’sais la psychologie s’pas trop mon délire mec. »

J’ai explosé de rire à ta remarque. Et putain, ça faisait du bien. Ca faisait du bien de rire de façon honnête. Avant je riais tout le temps. Je m’amusais d’un rien. Maintenant ? Maintenant je ressemble a une machine qui n’arrête jamais. Je sais pas me mettre en position off, j’ai pas encore trouvé le bouton. Je viens me passer une main dans les cheveux. C’est qu’on se sentirais presque bien chez toi. En sécurité. C’est parce qu’ici, y’a pas de contaminés. Ici, y’a rien de dangereux dans le royaume des vivants. On vous fout la paix, en quelques sortes. Faudrait pas trop que je prenne mes aises je serais capable de ne plus repartir et je suis du genre assez encombrant comme gars. Sincèrement. Mais tes paroles me ramènent vite à la réalité des choses. C’est moi où tu te fous de ma gueule ? Vexé, parce que oui, je me sens subitement vexé alors que je suis sympa avec toi depuis tout a l’heure, je reprends la bouteille pour m’en envoyer une bonne rasade dans le gosier. Si tu crois que je trouve ça drôle, pas du tout. Moi, mon égos et mon melon on n’aime pas, ne pas savoir. C’est pas nous, c’est pas normal. Même le vaccin contre la peste ne m’avait pas résisté. Tu crois que Pasteur était assez futé pour le trouver tout seul son truc ? PERDU ! C’était signé Fell’s. Le seul truc qui m’a toujours tenu tête c’est ce putain de cancer. Ca fait des années que je tente de trouver la solution au problème, en vain. Tien, on ferait peut-être bien de bosser la dessus une fois McGuinness sauvé. Ca nous ferait je sais pas, une occupation ludique t’en penses quoi ? Retirant mes pieds de la table je me redresse furtivement pour mieux me recaler. Faisant une moue presque boudeuse et blasée, comme je sais si bien le faire. C’est du tout moi ça. Toujours expressif. Toujours pensif. Toujours trop excessif. Je ne peux rien cacher à personne, je suis tellement translucide ça en devient déprimant.

« Que veux-tu, personne n’est infaillible. A croire que je ne suis pas si parfait que ça. »

Parfait, c’est bien la première fois que je dis tout haut ce genre de phrase. Moi qui me suis souvent décrit comme étant l’homme le plus égocentrique de la terre a cause de mon égos surdimensionné. C’est drôle, ça fait bizarre de prononcer ce genre de phrase. Ca en devient perturbant presque. Mais tu continue de parler. Vache ce que t’es causant Kid, ça en devient fatiguant. Mais tu m’arrache encore un sourire. Te stimuler ou te secouer. Arrête avec tes messages subliminaux, je peux faire les deux si tu veux, mais tu sais, faut pas trop me chercher sur ce terrain là parce que je suis loin d’être du genre à rester sage sur la question. Encore moins face à une si belle gueule. Bien qu’un peu abîmé par la fatigue, mais je dois bien reconnaître que t’es pas dégueulasse à regarder tu peux me croire. Je me relève, tout simplement, pour aller refermer les rideaux. Je suis ton conseil tu vois. Le soleil va se lever d’une minute à l’autre et je vois bien que t’as la flemme. Je te lance un regard. T’as l’air complètement exténué. C’est abusé. On dirait moi sérieux, sauf que ma condition vampirique me permets de tenir un certain nombre de jours, voir de semaines mais toi. Toi t’es humain et dormir c’est important. Faut faire reposer le cerveau des fois. Faut déconnecter. Faut se laisser aller. C’est important de profiter de la vie. Moi a une époque je profitais de ma non vie, un peu trop. Je sortais en boite, j’étais un bon vivant. Maintenant ? Regarde où j’en suis. On dirait un retraité qui n’a rien de mieux à faire que de s’enfermer dans son laboratoire la gueule dans les éprouvettes. C’est abusé sérieux. Y’a des jours, je ne me reconnais plus.

Alors je reviens tout simplement vers toi après avoir tiré les rideaux. Quand je dis vers toi, c’est à côté de toi. Ne me demande pas pourquoi je fais ça. J’aime la proximité bien que des fois je dois avouer, j’ai horreur de la violation d’espace vitale tu vois. Mais avec toi ça ne me dérange pas. Alors c’est moi qui vient l’envahir ton espace vital, en même temps, c’est toi qui me l’a demandé non ? Alors je n’ai rien à me reprocher. Reposant mes pattes sur la table basse encore, le canapé il est pas large et mes épaules touchent les tiennes mais je m’en fous. Je m’enfonce juste dedans, fermant les yeux un instant. Laisses-moi m’emparer de ton bien être gamin. Moi aussi j’en ai besoin tu peux me croire. Je vais finir par imploser à ce rythme. Je garde les yeux fermés quand je fini par te répondre à ta connerie.

« Je sens que toi non plus tu ne vas pas me lâcher durant un moment Kid. Autant s’enchaîner et ce menotter l’un a l’autre tout de suite. Les préliminaires ne sont qu’une perte de temps. »

A mon tour de te charrier un peu tu vois, tu me lance des perches, je les prends a pleines mains, tout simplement. C’pas moi qui est envie de t’enlacer comme un doudou pour m’endormir. Quoi que. Tu crois en l’attirance mutuel toi ? Non, c’est encore un putain de coup de cette pute d’ocytocine. J’vois que ça.

« T’es sûre que tu vas dormir sur le canap’ toi ? Fais gaffe, je sais tout sur tout et je suis même du genre à voir des trucs subliminaux là où y’a pas alors m’cherche pas trop, j’suis pas du genre tyrpe raisonnable. »

J’ai tourné la tête pour te regarder, ouvrant à nouveau les yeux, juste pour voir tes réactions. Ce que je pouvais être con parfois. Mais m’en veux pas, j’essayais juste de me détendre, de me détacher de cette putain de mission, et de passer une journée dans le calme. Le calme. Oui j’en avais besoin moi aussi. Crois-moi. Ca ne me ferais pas de mal de déconnecter un peu, un cours instant et d’arrêter de penser. Je vais exploser gamin. Si seulement tu savais.

« Et puis je t’emmerde. Que oui je t’emmerde. Je suis l’homme le plus intelligent de cette putain de planète. Je suis juste… Fatigué. »

Ca c’était en réponse à ta boutade de tout à l’heure. Plaisantant un peu pour arrêter de réfléchir, je t’ai encore souris. Je crois que moi aussi j’allais finir par sombrer dans les bras de Morphée. Ce n’était qu’une question de minutes maintenant. L’alcool, la descente de stress. Je me sentais juste bien ici. C’était con, mais en tout cas, crois-moi, ça fait du bien.


© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


 
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You can cover up your eyes. Ignore what you won't hear. I'm not Jesus, Jesus doesn't fear. And If God is looking down. Protect us from these men. I'm not Jesus. I will not forgive ! No I won't !
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♦ Humain ♦
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Je t’ai vexé. Sensible, un peu ? Je sais pertinemment que je manque de répartie, mais il va falloir t’habituer à mes piques incessantes, car c’est ma manière à moi de communiquer. Sans la taquinerie, je ne serais probablement rien, ou alors on m’entendrait très peu. Allez, ne te vexe pas, vieux. Je dois tout de même avouer que ta petite mine boudeuse me fait sourire. Et quand tu capitules, reniant ta perfection, mon sourire s’étire un peu plus et je ne quitte plus ton regard. Ah, la dure réalité.

« T’inquiète pas, vieux, personne n’est parfait. La perfection, ce n’est qu’un mythe destiné à faire souffrir ceux qui y aspirent… »

Mon sourire ne quitte pas mes lèvres. Je crois que le whisky chauffant mon estomac commence gentiment à faire son effet dans mon cerveau, je me sens tout léger et j’ai l’impression d’avoir les yeux et la tête engourdis. Je bâille théâtralement et comme un être tout à fait bienveillant tu vas fermer les rideaux occultants pour te protéger du soleil qui menace de se lever d’une minute à l’autre. Ce serait quand même idiot que tu prennes feu dans mon humble demeure… Riverdall était tout de même habité par certains vampires, ou du moins, on en recevait régulièrement la visite. Comme Wellan, ou d’autres vampires qui faisaient partie de la Fondation. Garder des liens étroits avec eux nous procure un certain avantage, et une certaine protection, comme les murs que nous avons construits tout autour de notre village. C’est pour cela que la plupart des habitation à Riverdall possèdent de quoi accueillir des vampires. Que ce soit une cave, des rideaux opaques ou des vitres anti rayons ultraviolets. Je ne sais pas comment vous faites pour vivre sans ressentir les douces caresses des rayons du soleil sur votre peau. Je ne pourrais pas concevoir une vie sans cela. Même si dernièrement, je vis plutôt la nuit à cause de mes insomnies, j’apprécie toujours autant de rester des heures sous l’astre de feu, comme si ses rayons m’insufflaient un certain sentiment de sécurité et de chaleur mentale. Pensant à tout cela, j’en viens à fermer les yeux, m’imaginant là, sur une plage, le sable blanc sous mes pieds, la chaleur presque étouffante me brûler la peau et les poumons. Qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir se laisser rêver un moment, sans penser à autre chose… Et ça, c’est grâce à toi, et à ce je ne sais quoi que tu m’as fait, dont je te serai probablement éternellement reconnaissant.

Mais tu viens bien vite me sortir de ma rêverie, toi, et ta peau froide, quand tu viens te caler juste à côté de moi, là, sur mon canapé. J’ai presque sursauté. Je sens le froid de ta peau contre mon bras, et tu peux bien te douter que ça me surprend, moi qui suis toujours une véritable bouillotte. Je sirote mon whisky en te regardant du coin de l’œil, et je manque de tout recracher quand j’entends tes paroles. Ah ouais. T’y vas pas par quatre chemins, toi. Les préliminaires ne sont qu’une perte de temps ? Je ris après avoir avalé ma gorgée de whisky pour ne pas en foutre partout.

« S’enchaîner, ça risque d’être compliqué quand j’irais fumer mon pèt’ au soleil, sur la terrasse. » Souriant, je penche la tête, comme pour appuyer mes paroles et mettre à l’évidence que toi, t’es un vampire, et pas moi. « Cela dit, pour les préliminaires… » Je bâille, lamentablement, comme un enfant. « Ça peut être une agréable torture… Pour n’importe qui. »

Je parle ouvertement, comme si je te connaissais depuis toujours, alors qu’en réalité ça fait à peine un quart d’heure que tu t’es ramené chez moi. Je m’enfonce un peu plus dans le canapé et prends la même pose que toi, pieds sur la table, un bras tenant une clope, l’autre portant le whisky à mes lèvres. Mes yeux sont lourds, je ne vais pas tenir longtemps. Puis, tu parles à nouveau, et mes paupières se décollent pour te regarder, des sillons se creusant sur mon front. Étonné et à la fois amusé, ou peut-être agacé, je te regarde, sans trouver les mots. Tu n’es pas un type du genre raisonnable, ça, j’avais bien cru le comprendre. Mais je ne sais pas trop si je dois rire ou si je dois secouer la tête d’exaspération. T’es drôle, vieux, mais qu’est-ce que t’es perturbant quand même.

« Est-ce que je dois avoir peur ? », je fais, la voix grave, à cheval entre un ton tout à fait sérieux et le ton de la moquerie et de la provocation.

Je ne sais pas trop quoi penser après tes paroles. Je vois bien qu’il y avait une part de taquinerie dans tes propos, car tu guettes attentivement mes réactions avec un regard espiègle, mais en même temps, venant d’un vampire, j’avais l’impression qu’il fallait que je te prenne au mot. Alors pour être tout à fait honnête, si je n’avais pas envie de me faire violer aujourd’hui, peut-être qu’il fallait que je parte en courant en t’enfermant dans ma maison pendant le reste de la journée ? Mais bon, ce n’était pas tellement mon genre d'avoir ce genre de réaction. D’autant plus qu’un faux pas de ta part et tu finiras très clairement en pâtée pour escargots.

« Si tu sais vraiment tout sur tout, tu sais s’il y a des messages subliminaux ou pas. Et tu sais que je vais dormir sur le canapé aujourd’hui, et que, oui, j’en suis sûr. »

Je finis mon verre et éteint ma clope à l’intérieur. Mes paroles ont peut-être semblé froides, mais le fait était que j'étais humain et que le monde des vampires, au final, je ne l'avais côtoyé que de loin, et plus j'avançais, plus je me rendais compte que je n'y connaissais rien au fonctionnement des vampires, à leur espèce de culture… Mais bref, ce n'est probablement pas le moment que je pense à cela si je ne veux pas finir avec une migraine. Je vois bien que ton cerveau sature aussi. T’as besoin de sommeil, tout comme moi. Les vampires peuvent sûrement rester debout plus longtemps que les humains sans souffrir de séquelles trop graves, mais en revanche, le manque de sommeil ne les épargne pas pour autant. Physiquement, tu ne dois pas vraiment souffrir, mais mentalement, tu dois gentiment sombrer dans la folie… Si ce n’est pas déjà le cas ? Honnêtement, je ne sais plus trop si je suis vraiment en sécurité à tes côtés… et pourtant, si je vais pouvoir dormir dans quelques instants, aussi facilement, c’est uniquement grâce à toi. Mais, s’il te plaît, endors-toi, et arrête de parler. Tu te prends la tête, c’est un truc de dingue. Je suis sûr que, toi aussi, t’as envie d’arrêter de penser, alors vas-y, lâche prise et sombre dans les bras de Morphée comme je suis en train de faire. Ma tête devient lourde et je t’entends parler, mais cette fois-ci, tes paroles ne me sortent pas vraiment de ma léthargie. Je suis exténué, et ma tête commence à se balancer. Je lutte pour ne pas m’endormir, mais en vain, le sommeil me tend une embuscade contre laquelle je ne peux plus rien faire. Je peine à articuler mes dernières paroles.

« Mais oui… C’toi… l’plus… L’plus intelligent… »

Je ne sais pas vraiment si tu as pu m’entendre, car mes lèvres et ma voix sont toutes endormies, à l’instar de toute ma tête. Ma nuque cède sous le poids de ma tête et vient se coller juste là, contre ton épaule. Mon esprit s’envole dans des terres de moins en moins connues et tous mes membres s’alourdissent de secondes en secondes. Je n’ai plus la moindre force, si bien que bientôt, tout le poids de mon corps repose confortablement sur le tien… Plus de douleur, plus de souffrance… Plus de pensées dans tous les sens… Qu'est-ce que c'était agréable. Merci, Jayden. Merci.

Vais-je rêver ? Et cette fois-ci, sans cauchemar ? Vas-tu t'incruster dans mes rêves, aussi ? Seras-tu là ? Étrangement, je l'espère… Je ne sais pas, malgré tout, j'apprécie ta compagnie. Si tu savais comment c'était inconfortable et épuisant de cauchemarder toute une nuit… Si tu savais combien les terreurs nocturnes pouvaient être… terrifiantes.

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Je faisais le con. C’était pour moi le meilleur moyen d’évacuer la pression. Arrêter de penser, arrêter de réfléchir un simple instant et se dire que la vie était tout à fait banale, normale, monotone. Que rien n’était venu chambouler notre existence. Comme avant. Avant, quand j’avais le sentiment de posséder le monde. Quand je passais mes semaines à Harvard, prenant un vol rapide direction l’Europe, l’Afrique, l’Asie, peu importait. Un jour ici, l’autre là bas. Comme à cette époque où je pouvais encore dormir dans mon lit immense de ma villa victorienne à Cambridge, ou encore, dans ma résidence secondaire à Londres. A cette époque je pensais que nous étions invincibles. Je pensais, j’étais persuadé que jamais rien ni personne ne pourrait nous surplomber et nous faire tomber. Et puis, il y a eu cette histoire de peste. Cette maladie, qui m’avait chamboulé. Je m’étais infecté pour comprendre, je m’étais contaminé pour analyser, sentir, ressentir, et enfin, trouver la solution. Mais j’avais failli mourir. Oui, j’avais été stupide, parce clairement, à quelques jours près, j’y serais clairement passé. Et au final ? J’avais trouvé la solution. Jethro avait brisé cette organisation. Et au final, la page c’était tournée. Ou pas. Faible, apeuré, désemparé, j’avais trouvé refuge à River Crow. Restant enfermé durant des années dans cette chambre microscopique. Jonathan, mon infant, m’avait volé les clés de ma maison à Cambridge pour me narguer. On me tournait le dos et finalement… Finalement j’ai réalisé que nous aussi on pouvait être autant éphémère que vous autres êtres humains. J’ai peur. Oui. J’ai peur. Et je ne peux rien faire pour luter contre ça.

Cette peur qui au final me rend bien plus humain que je ne le suis. Et toi, as-tu peur ? Non. Pourquoi ça serait le cas ? Vous la maladie vous connaissez. Nous ? C’est si… Insensée bien que pourtant pas tant que ça. Tu me renvois chié. Clairement. Et ça me fait sourire. Je plaisante petit gars. Détends-toi. Oui, je plaisantais. Pour faire semblant, pour faire croire que j’avais la situation bien en main alors qu’en réalité…. J’étais complètement largué. Je suis venu me passer une main dans les cheveux, ne disant plus rien alors que je te sentais tomber dans les bras de Morphée. T’allait t’endormir, mais je ne faisais rien pour t’en empêcher. Tu étais exténué. Tellement. Et crois-moi, la fatigue avancée ne résoudra rien du tout. Elle mettrait ton cerveau en mode OFF et au final on n’avancera nulle part sauf dans la semoule. Alors dors Kid. Deux, trois, six, dix heures s’il le fallait. Parce qu’une fois à Belfast ça ne sera pas la même. On bossera comme des tarés à en oublier de manger, de boire, et on dormira quand on atteindra le stade ou au final, c’est notre corps qui nous hurlera de nous arrêter. Crois-moi, je sais de quoi je parle. Tu crois que c’est pourquoi que j’avais arrêté les sciences ? C’est une vraie drogue. Cette envie de tout comprendre sur tout. Ca nous rend… J’en sais rien. Puissant peut-être ? Mais la science infuse ça n’existe pas, c’est des conneries tout ça. Il faut chercher pour comprendre. Comprendre pour savoir. Ca ne s’arrête pas. Jamais. Et c’est… tout simplement usant. D’un geste machinal j’ai simplement écrasé ma clope dans le cendar… Ca y est. Tu dormais…

Te regardant en coin, je me suis simplement relevé, t’allongeant sur ce canap’ qui te servait de lit. J’ai posé ta tête délicatement sur l’accoudoir avant d’aller chercher une couverture que j’ai posé sur toi. Tu vois, j’allais pas te violer. Je n’étais pas un monstre. Non. En fait je crois que je ne le serais jamais vraiment. J’avais essayé mais au final. J’ai découvert les sentiments. Et ca m’a rendu… Humain. Humain. Peut être qu’on l’est bien plus qu’on ne le pense en réalité. On ne pouvait pas marcher et être intégralement mort. Ca me turlupinait. Clairement. Non. On n’était pas dans un vieux remake à la con de The Walking Dead. Les morts vivants ça n’existaient pas. Enfin. Depuis que je connais l’existence de toutes ces créatures plus rien ne m’étonne. Quoi qu’il en soit je me suis allumé une dernière clope, te lançant un dernier regard avant d’éteindre la lumière et me laisser tomber sur ton lit. Dormir. Ca me ferait du bien à moi aussi. Ca me calmerait sans doute un peu. Et puis, ça allait recharger les batteries. Si tant est que j’arriverais à fermer l’œil, choses moins sûre et moins évidente. J’ai fumé ma clope, fixant le plafond, essayant de faire le vide avant de fermer les yeux après avoir écrasé le mégots dans le cendrier. Me propulsant dans les méandres de mon imaginaire. Essayant de me croire dans un monde sans doute meilleur que celui la. Là. Dans cette maison victorienne qui avait été la mienne. Jonathan me parlant de sa philosophie. Taylor rentrant encore complètement bourrée aux bras d’un jeune homme trouvé en boite. Mes Infants… Je n’ai même plus de leur nouvelles. Où ils sont ? Je n’en sais rien. J’espère simplement qu’il survivront à tout ça.

J’ai fini par sombrer. Sans ne plus me poser de question. Enfin. Après deux semaines à ne pas dormir. J’ai enfin réussis à me mettre en mode OFF. Tombant dans un sommeil semi comatique. Le plus réparateur. Le plus reposant. Je pense qu’on aurait pu me hurler dans les oreilles que rien n’aurais pu me sortir de ma pseudo nuit. Ca faisait tellement du bien. Inconsciemment, je me suis enroulé dans les couvertures, et j’ai dormis. Jusqu’à ce que mon téléphone se mette à vibrer dans ma poche. Sur le moment je ne l’ai pas senti. Non. Sur le moment je crois que je n’étais pas encore assez reposé pour me réveiller. Jusqu’à ce que je ressente cette gène au niveau de ma cuisse. Il vibrait. Encore et encore et encore. Grognant j’ai plongé la main dans la poche, m’essuyant les yeux pour y voir le nom marqué dessus. Léandre. J’ai gonflé les joues, revenant me frotter les yeux, comme pour essayer d’émerger. Réalisant à peine que j’avais bien une dizaine d’appel en absence. Qu’est-ce qu’il me voulait ? C’était huit heure du mat’. Pourquoi il dormait pas ce con ? Inquiet, j’ai finalement décroché. Ma vois était faible, complètement enrouée. J’avais dormis, mais clairement, pas assez. Je me demande quand j’aurais enfin le droit à toute une journée de sommeille. Faire le tour du cadran, dormir 48h, j’en sais rien. Le droit à me reposer. Tout simplement. A priori c’était une chose qui m’était interdite. Parfois je haïssais tellement mon cerveau. J’aurais voulu ne jamais l’avoir et être comme le commun des mortels. Juste pour avoir la paix. Tout simplement…

« Fell’s. »
« Jayden, putain, qu’est-ce que tu foutais ça fait vingt minutes que j’essaye de d’appeler… Merde… Je te réveille ? »
« Oui ça m’arrive de dormir. Puis qu’est-ce que t’appelle à c’t’heure là bordel ? »
« J’ai besoin de toi Jayden. C’est Graydon... »

Graydon. La progéniture du Roi. Son dernier fils. Sans doute son favoris. Son petit protégé. Ce gosse insupportable, narcissique au possible qu’il ne fallait pas toucher. Ce petit con qui avait fini dans les filet de Théodore O’Brian, lui aussi, fils d’un pseudo dirigeant à la con. Léandre m’a parlé. M’expliquant qu’il était retourné à Tullamore. Putain le con ! Il m’a raconté que son fils avait été contaminé et que clairement, fallait que je me sorte les doigts du cul pour le sauver. Bordel de merde. J’ai raccroché. Grognant. Encore. Avant de sortir du lit. Toi tu dormais encore et clairement je ne voulais pas te réveiller. Sans faire de bruit, j’ai repris la bouteille de whisky. J’avais dormis trois heures. Ce n’était pas des masses, clairement insuffisant. Mais ça ferait l’affaire. Attrapant tes notes, j’ai étudiais ce que tu avais déjà fait. Léandre m’avait dit avoir obtenue des échantillons d’il ne savait trop quoi grâce à son fils. Peut-être qu’au font le Batthyany n’était pas si stupide que ça ? Peu m’importait. Replongeant la tête dans les recherches, j’ai allumé le microscope, étudiant les échantillons de Killian. Essayant d’avancer malgré la tronche dans le cul que je me tapais. Lisant toutes ces notes à une vitesse improbable. Les yeux fixant les lignes, incrustant chaque mot dans un coin de ma tête, les enregistrant là, dans ma mémoire, mes yeux réagissant comme un appareil photo pour les immortalisé dans mon cerveau. La mémoire eidétique, ou dite, photographique. C’est pour ça qu’on l’appelle comme ça.

J’ai attendu que tu te réveille. Avançant, comme je pouvait. Le virus se donnait par le touché, mais il vivait en nous grâce à notre sang. Notre sang, la vitae, ce qui nous maintenait en vie. Mais comment ? Pas de pulsation cardiaque, pas de flux sanguin. C’était logique. Je me suis penché là dessus. Sur comment nous vivions. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous maintenait en vie. Comprendre notre fonctionnement avait était le but de mes recherches depuis ma vampirisation. Quelques chose que je n’avais jamais compris jusqu’à ce que je me souvienne enfin… Recherchant dans les tréfonds de ma mémoire. Repensant à cette araignée, la Latrodectus Clostridium Botulinum. Cette sorte de veuve noire au venin qui agissait sur les neurotransmetteurs contrôlant la contraction des muscles, dont le muscle cardiaque et provoquant la paralysie. Une paralysie tellement intense que la personne paraît cliniquement… Morte. Son cœur battant tellement au ralentis que le son en reste imperceptible aux stéthoscope et son souffle semble complètement… étreint. Et si… Et si c’était notre cas à nous aussi ? Et si… Et si on paraissait cliniquement mort mais qu’en réalité nous ne l’étions pas. Et si…

« Bordel de merde... »

J’ai murmuré ces mots, me laissant retomber sur une chaise. Et si… tout avait une raison à tout ça… Et si… Au final… C’était moi qui était passé à côté d’un truc tellement évident depuis toutes ces années ? Et si… Et si en final je l’avais la solution ? Attrapant un coupe papier je me suis entaillé l’avant bras. Regardant mon sang couler furtivement. Il coulait. Donc… On avait nous aussi un flux sanguin. Remonter à la source, comprendre notre fonctionnement avant de comprendre le reste. Et si… Nous n’étions pas si mort que ça au bout du compte ? Et si… Oui. Et si nous étions bien plus rationnel que tous ce que je m’étais imaginé ? Sois je partais grave en couille… Sois… Sois je commençais à comprendre l’incompréhensible…


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Mes pensées lénifiées se perdent dans une quiétude qui ne leur est plus familière depuis des mois, voire des années. J’ai sombré dans un sommeil lourd et sans rêve, un peu comme une mort temporaire aux couleurs de l’opium. Un véritable sentiment de paix, diffus dans mon corps tout entier. Mes légers soupirs sont la preuve a silentio de mon profond bien-être. Mes pensées se sont tues et ont cessé de se diviser continuellement, exponentiellement. Enfin je peux dire que mes neurones se reposent, ayant mis de côté tout casse-tête comme le virus, la situation de l’île, Tullamore, et cetera. Grâce à ce je ne sais quoi que tu m’as fait, grâce à ton don particulier de calmer mes pensées trop volatiles, même un bombardement comme celui de River Crow n’aurait pas été en mesure de m’éveiller. Je ne sais pas exactement quel est le temps qu’a duré mon sommeil, mon véritable coma, mais quoi qu’il en soit, trois heures d’affilées seraient déjà un record depuis des mois. Je me suis réveillé de manière complètement naturelle, complètement déphasé étant donné que je ne pouvais pas contempler la lumière du jour ou les ténèbres de la nuit à cause des rideaux tirés. Avant même que mes paupières ne se décollent, ma main est partie à la recherche d’une bouteille de whisky ou d’un fond de verre. Sale habitude. Ne trouvant cependant rien à mon goût, j’ai ouvert un œil frustré et ai légèrement grogné en me redressant, une main frottant l’arrière de mon crâne et l’autre passant sur mon visage, essayant visiblement d’exorbiter mes yeux encore tout enfoncés. Le regard plissé par la douleur du réveil pourtant doux, je balaie la pièce à la seule recherche de mon whisky. Tous les verres sur la table basse sont honteusement vides, la cuisine est bien trop éloignée pour que je bouge mon arrière-train… Et il y a toi, juste là, l’œil enfoncé dans le grossissement du microscope, probablement en quête de réponse. N’as-tu pas dormi ? Va te recoucher, c’est plus le moment…

Ah, le whisky. Il est à côté de toi. Machinalement, je me lève et avance lentement, une main encore collée à mon visage. Arrivé à ton niveau, mon bras se tend et j’agrippe la bouteille de whisky, faisant maladroitement mais sans scrupule tomber quelques boîtes de Petri au passage. Je ferme un œil pour pouvoir lire ce qui est écrit sur l’étiquette de la bouteille. Je fais toujours attention que ce soit vraiment du whisky, et pas de la Javel, par exemple. La confusion serait vraiment… stupide. Je bois directement au goulot, une énorme gorgée qui m’aurait sûrement tout autant décapé la gorge si ç’avait été de l’oxychlorure de sodium. Comme un réflexe, je plonge ma main dans ma poche à la recherche de petites pilules miraculeuses, mais je ne trouve rien, et je suis soudainement bien plus intrigué par tout le bordel que tu as répandu sur mon plan de travail… Certes, j’avais déjà étalé un certain bordel avant que tu ne t’y assoies, mais c’était mon bordel, dans lequel je m’y retrouvais, maintenant, c’est le tien, qui m’est inconnu.

« Pourquoi tu tires cette tête, Jayden ? T’as vu un fantôme ? », fais-je, d’une voix encore rauque, sur un ton sarcastique.

Il faut que j’arrête ce sarcasme, il ne me sied vraiment pas. Des mots insalubres sortent de ta bouche tandis que tu ignores les miens. Tu t’empares d’un scalpel et tu t’entailles le bras. Je fronce les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce qu’il se passait dans ta tête. T’es maso ? Je ne le pense pas. Vu la tronche que tu tires, j’imagine bien que les idées et les pensées tourbillonnent et s’entrechoquent dans ta tête. Mais je ne comprends pas, et ça me perturbe. Tu regardes ton sang couler, comme si tu y voyais un espèce de miracle, ou alors une réponse à l’une de toutes ces questions que l’on se pose.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Bouteille en main, je fais le tour du bureau pour me poster juste à côté de toi. Je fixe également ton sang couler sur ta peau de porcelaine, alors qu’elle commence déjà, lentement, à se refermer d’elle-même. Les sourcils toujours froncés, je me demande bien ce qu’il se passe dans ta tête.

« À quoi tu penses ? Tu te poses des questions sur votre circulation sanguine ? »

Ma voix est encore écorchée, mes yeux enfoncés dans leurs orbites, j’ai de la peine à réfléchir. Alors naturellement, mes lèvres se glissent vers le goulot du whisky pour en boire une longue gorgée. Je pose la bouteille en face de moi, et je tente de réfléchir de manière plus productive. Tu te demandes peut-être pourquoi votre sang coule hors de vos veines si, en théorie, votre cœur a cessé de battre ?

« À mon avis, si votre sang coule, c’est juste une question de pression intravasculaire… La pression dans les vaisseaux sanguins est plus forte que la pression extérieure, par conséquent, si tu te coupes, le sang est poussé à l’extérieur… C’est de la pure physique. Après, je dois avouer que je n’ai jamais réfléchi à la question de savoir si votre sang circule à proprement parler dans votre veine, puisqu’il me semble évident que votre cœur ne bat plus… Mon hypothèse la plus plausible serait que le sang dans vos veines est poussé par le sang que vous absorbez, ce qui créerait un flux sanguin. Mais certaines cellules de votre cœur possèdent peut-être toujours des propriétés de battement… C’est à ça que tu pensais ? » Je pose une main sur ton épaule, les yeux vacillant entre mes notes et mes cultures de cellules. « Le seul moyen de savoir, par contre, ce serait que je te prélève des cellules cardiaques… directement à la source. Mais je doute que ce soit nécessaire maintenant, et que tu veuilles que je t’ouvre le thorax ici même… non ? »

D’une main, je me mets à fouiller dans les centaines de feuilles où s’étale mon écriture presque illisible. Je retrouve mes descriptions détaillées de chacun des symptômes que j’avais pu observer chez les vampires infectés, ainsi que mes déductions du temps de propagation du virus. Je pince les lèvres en me relisant, réfléchissant ardemment pour faire une corrélation avec tes réflexions sur votre flux sanguin.

« Le virus se propage lentement… Par conséquent, s’il passe par le sang, votre flux est très lent lui aussi… Tu ne crois pas ? »

Ma main quitte soudainement ton épaule et je m’avance jusque dans la cuisine, où j’ouvre toutes les armoires, à la recherche d’une substance en particulier.

« J’ai pensé à autre chose… »

C’était comme si un éclair venait de court-circuiter mon système nerveux ; mon esprit s’enfilait dans un nouveau tunnel embourbé de nouvelles interrogations. Confus par la surprise de mes propres réflexions, j’ouvre plusieurs fois le même tiroir sans trouver l’objet de mes fouilles. Ou peut-être que je ne l’ai pas vu. Ce ne serait pas étonnant. Qu’est-ce que je cherche, déjà ?

« Tu ne m’en voudras pas, hein, mais j’ai toujours estimé que les vampires étaient un peu comme des cancers géants… et humanoïdes. Des êtres qui bouffent leur semblable, jusqu’au jour où ils se rendront compte qu’ils ont anéanti toute leur bouffe… et qu’ils crèveront avec… C’est une pensée un peu radicale, peut-être… Mais bon… Qu’y a-t-il de plus résistant que vous, sur cette planète ? »

Je m’accroupis et plonge la tête dans l’une des armoires de la cuisine. Enfin, je trouve l’objet de mon interminable convoitise et, triomphant, je ressors de ma cachette et me relève, domptant mes longs cheveux en bataille d’un revers de main.

« Un cancer, c’est bien plus résistant qu’un virus, n’est-ce pas ? »

Je pose les deux produits sur le bureau, juste devant toi. De l’eau de Javel et de l’eau oxygénée. NaClO et H2O2. Ces produits sont de puissants désinfectants, ils se débarrassent des champignons, des bactéries, des saletés, et par conséquent des virus également. Un large sourire étire mes lèvres. Tu vas peut-être croire que je veux que tu déguerpisses de mon bureau pour que je puisse le nettoyer en profondeur… ou peut-être pas.

« Et vous êtes bien plus résistants que nous, les humains… Le poison, les indigestions, les intoxications, vous vous en foutez complètement. De même qu’une injection de Javel ne vous tuerait pas… n’est-ce pas ? »

Je doute soudainement de ma réflexion. Il faut dire que l’hypochlorite de sodium est tout de même un produit puissant… Et je me demande si un vampire survivrait s’il en buvait de trop… Ce dont je suis sûr, en revanche, c’est qu’il passerait une très mauvaise nuit. La sensation de brûler de l’intérieur ne doit vraiment pas être agréable.

« Si le peroxyde d’oxygène tue le virus, mais ne vous tue pas comme il tuerait un humain s’il en ingérait trop… On peut peut-être parvenir à quelque chose… »

Je dois probablement être ridicule. Mon raisonnement est trivial, vulgaire, probablement indigne du scientifique en herbe que je prétends être… Mais souvent, les solutions se trouvent là où on ne les cherche pas, n’est-ce pas ? Je m’en vais à nouveau dans la cuisine, attrapant du pain d’hier, devenu dur, et j’en arrache un bout pour le mastiquer tout en continuant mes égarements intellectuels.

« Je sais, c’est barbare comme réflexion… et ça ne serait probablement pas très agréable pour les infectés… Mais, ça pourrait marcher, non ? »

Je ne suis pas complètement sûr de moi… Il faudrait probablement faire des tests… Ou éventuellement trouver des produits moins corrosifs que ces deux-là… Quoique, au moins, ceux-là, je peux être sûr d’en trouver en abondance malgré la situation de crise de l’Irlande. Je te regarde, les yeux illuminés, d’un bleu givré, sagaces et éveillés. Quelle heure est-il ? Quand peut-on partir pour ton labo ?

Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Tu parles trop. Je crois que je préférais quand tu dormais encore. Quand tu étais là, complétement à morphe, silencieux, plongé dans les méandres de tes pensées sordides. A peine debout, tu parles. Tais-toi. Attends. Je réfléchis. Tu poses une question et moi, je t’ignore. Complétement. Littéralement. Je pourrais te répondre, oui, je devrais, mais je ne fais rien. Tu émets des hypothèses. Contre carrant les miennes alors que tu ignores complétement ce à quoi je pense. As-tu seulement la preuve de ce que tu avances ? Tu penses scientifique, comme moi depuis toujours, mais regardes autour de toi mon pote. Y’a plus rien de logique ni de rationnel. Vas pas me faire croire que tu penses que les Léviathan ou bien les goules ont un truc logique en eux. Ce sont des créatures bibliques, des créatures sorti tout droit de la bouche du purgatoire. Y’a des trucs qui s’expliquent, d’autres non. Et moi, je pense, qu’au final, on peut trouver une explication à tout ça. Machinalement je m’allume une clope alors que je te regarde t’exciter. Fouillant à la recherche d’un truc dans tes placards. C’est le matin gamin, tu ne voudrais pas arrêter deux minutes et te poser ? Tu ne voudrais pas te calmer et décuver un peu avant ? T’as l’air d’un junky sous acide c’est affreux. Toi tu parles et moi je dis rien, continuant de lire tes notes, continuant de réfléchir. Tu compares le virus au cancer. OK, c’est pas débile comme raisonnement, loin de là, mais avant de parler comment détruire cette saleté tu ne penses pas qu’on devrait commencer par le commencement ? Trouver de quoi est constitué ce truc ? Non parce que pour le détruire faut savoir ce qu’il lui ferait du mal et pour savoir ce qui lui ferait du mal faut savoir déjà ce qu’il est. T’es pas d’accord ?

J’arque un sourcil quand tu poses de la javel et de l’eau oxygénée devant moi. T’es sérieux là ? Tu veux vraiment que les contaminés s’injecte une dose de ce truc dans leurs veines pour se soigner ? Ca pue grave la solution du désespéré. Tu sais ce truc de dernier recourt, comme amputer un membre un peu trop infecté par la gangrène. La solution radicale mais en soit la plus efficace. Franchement ? Je sais pas trop. Sincèrement ? Ca reste pas complétement con comme solution. Gonflant les joues je regarde de façon alternative et les produit, et ta personne. T’as vraiment, mais vraiment pas l’air réveillé. Prends plutôt du café que tu whisky sérieux tu vas finir par t’effondrer gamin. T’es humain je te rappel, t’as des besoins primitifs. Tu sais, les basiques. Manger, boire, mais de l’eau et non du whisky, pisser, chier, baiser et surtout, dormir. Je me relève, cette fois c’est moi qui vient te tapoter amicalement l’épaule sans rien dire. Je suis explosé et sincèrement la nouvelle de Léandre ne me ravis mais pas du tout. Si son gosse crève on est mort. Comment je vais t’annoncer ça moi ? Léandre n’est plus ce qu’il était c’est une évidence mais je suis pas convaincue que vu les circonstances il apprécierait grandement l’échec. Arrivant dans la cuisine je trouve ce que je cherchais. Une cafetière. Ca fait combien de temps que j’ai pas préparé un café ? La dernière fois ça devait être quand j’étais à Cambridge après avoir tiré un coup avec ce bon vieux Peter Anderson. Un de mes étudiant loufoque qui se serait damné pour moi. La vielle époque. En ce temps-là tout me semblait si paisible. Maintenant ? Je me demande si on arrivera à se sortir de ce merdier un jour ou l’autre.

« Primo gamin arrête de boire. T’as pas assez dormis et ton cerveau a besoin d’autre chose que de l’alcool. Régime café, flotte, et c’est non négociable. »

Oui ton idée n’est pas conne mais certes c’est barbare, alors laisses-moi réfléchir deux minutes. Deux minutes pour voir si c’est une bonne solution ou pas. Parce que crois-moi que torturer un des miens ne me ravis pas des masses. De base ça m’aurait enchanté, mais maintenant, maintenant je n’en sais rien. Plus je vieilli plus je deviens sage on dirait. Quand je reviens vers toi c’est armé de ta tasse à café. J’ai la dalle, mais je dis rien. De toute manière on est coincé là encore jusqu’à la tombée de la nuit, et la tombée de la nuit, c’est loin. Fait chier. Je prends sur moi, reprenant la bouteille de whisky pour tenter de calmer ma soif, faut que je pense à autre chose parce que je suis pas convaincu que t’apprécierais l’idée que je vienne te mordre vite fait histoire et de bouffer. Puis de toute façon j’ose même pas te demander, alors bon, j’ai pas trop le choix. Je viens me repencher sur tes échantillons, cherchant un peu de sang contaminé. De toute manière y’a qu’une seule solution pour savoir si ton idée fonctionnera ou pas. Faire une expérience. Parce que crois-moi, si je peux éviter de faire des injections de javel sur mes semblables ça m’arrangerait bien parce que clairement, non, ça ne va pas les tuer, mais l’idée risque de ne pas leur plaire plus que ça. Ca risque de piquer un peu, et pour combien de temps ? Très bonne question. Foutu virus. Je préfère largement l’hypothèse du sang de lycan pour tout t’avouer. Parce que si ce virus est sorti tout droit de la bouche d’un truc du purgatoire, on n’est pas dans la merde et c’est pas avec un coup de javel qu’on risque de solutionner le problème. Quoi que, on affaibli bien les Léviathan avec du Borax alors après tout, pourquoi pas ?

« T’as vraiment des idées à la con mon gars sérieux. Franchement, si ça fonctionne, ça risque de ne pas plaire aux autres, mais y’a qu’une seule façon de le savoir. »

Je t’ai piqué une lamelle propre, posant une goutte de sang contaminé dessus avant de le mélanger avec de la javel, passant le tout sous le microscope. J’ai attendu, observant la réaction avant de me reculer et de te faire regarder à ma place. Si ça fonctionnerait sur une grande échelle ? J’en sais rien, parce qu’en vue de la réaction ça ne serait pas une injection qu’il faudrait mais carrément une perfusion. Laver le vampire de toute sa merde. Limite le vider de son sang, le nettoyer et réinjecter de sang neuf. Se serait de la folie, peut-être même carrément du suicide. La cellule souche répondant au contact de la javel, se débâtant mais sans pour autant crever. Fatigué je me suis reposé sur une chaise, venant me masser les tempes, complétement noyé dans la désolation de ce truc qui franchement, me laisser dans l’inconnu le plus total. J’aime pas l’inconnu. J’aime pas ne pas savoir. J’aime pas, ne pas réussir. L’échec encore moins. C’était une évidence. Je ne pouvais pas échouer pour ce coup là, Je n’avais pas le droit, on comptait sur moi, c’était trop de pression, mais je n’avais pas eu le choix que de reprendre du service suite à la première contamination. Le patient zéro. McGuinness. Pourquoi cet enfoiré tenait encore debout après un ans alors que tous les autres patients y passent après quoi ? Trois, quatre mois tout au plus ? Qu’est-ce qu’il avait que les autres n’avaient pas ? Son grand âge, oui, ça on le savait déjà. Mais encore ? Un vampire de six ans était mort, alors pourquoi pas lui ?

« Graydon, la progéniture de Léandre a été contaminée cette nuit. Tu sais ce que ça veut dire ? Tic tac, l’horloge tourne. Si on échoue on peut déjà commencer à creuser notre tombe. Il nous faut le sang de Léandre. Il a un truc en plus, et ça pourrait déjà être un bon point de départ. On doit trouver quoi. Qu’est-ce qui dans son organisme arrive à ralentir le virus ? »

Qu’est-ce qui dans son sang fait en sorte que ce connard tienne encore debout ? Si seulement je savais, si seulement j’arrivais à comprendre sérieux. Gonflant les joues j’ai regardé l’heure. Bordel de merde. Ce n’était que 9h du mat’. Ce que la journée être interminable. On devait partir, retourner au labos, là où on aurait le matos adéquat, le matos parfait pour enfin pouvoir faire ce que l’on devait faire. J’avais toute là-bas. Mes notes, mes hypothèses, des échantillons. Et cet échantillon que Léandre avait ramené de Tullamore. C’était quoi ? Ce fils de pute d’O’Brian était un petit futé. Un sacré connard arrogant certes, mais sacrément futé. Pourquoi il aurait fait venir Léandre entre ses murs. Qu’est-ce qu’il cherchait ? Jouer sur la corde sensible ? Non. C’était plus fin que ça. C’était… Sans doute plus subtile. Venant me frapper sur le front je me suis relevé, d’un coup. Faisant tomber la chaise à la renverse.

« Et si l’antidote était humain ? O’Brian à laisser des preuves en évidence, des preuves, des échantillons que le gamin à pu voler et donner à Léandre. Comment un type aussi futé que lui aurait pu laisser une porte ouverte avec mis en évidence toutes ses recherches ? Comment tu peux créer une telle merde increvable sans penser à fermer ta porte ? Et si c’était lui la solution à notre problème et qu’il tentait de nous le faire savoir histoire de nous narguer ? Ce bâtard se pense intouchable. Il pète plus haut que son cul. Il tien trop à son joujou pour le laisser crever… La vache… Graydon ce petit futé. C’est lui l’antidote ! »

Je ne t’ai pas quitté des yeux en te parlant. Je ne t’ai pas lâché du regard une seule fois. La bouche ronde, complétement absorbé par mon hypothèse. Elle était là-bas la solution, dans les murs de Tullamore. Dans les murs de cette putain de forteresse.

« Je dois aller voir Graydon. Je dois… Me faire capturer et trouver le moyen de m’enfuir. On l’a la solution. »

C’était de la folie, complétement. Venant poser mes mains sur tes épaules je t’ai pris dans mes bras sans savoir pourquoi. Sans doute le soulagement, sans doute, j’en sais rien. L’euphorie ? Essaye de me raisonner gamin parce que crois-moi j’étais vraiment prêt et suffisamment désespérer pour faire la plus grosse connerie de ma vie. Me faire emprisonner par ces connards de merde.


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Je vois bien que je t’agace. Je te fais littéralement chier, je contrecarre tes routines et je contredis tes pensées. Surprise. Ne t’en fais pas, moi non plus, je n’ai pas l’habitude de travailler en compagnie d’une autre personne. Mais bon, je sais, je viens avec des idées saugrenues, barbares et peut-être trop radicale… Un peu comme la chimiothérapie, dans le fond. Je pense que malgré tout, c’est une idée plutôt astucieuse, mais le public concerné – toi, indirectement – ne serait pas forcément fan de ce potentiel moyen de guérir. Torturer tes semblables, ça ne doit pas être forcément ton dada. Mais, je comprends, c’est très invasif comme solution. Peut-être qu’il faudrait plonger les sujets dans le coma pour éviter qu’ils ressentent l’impression de brûler de l’intérieur, si on leur injecte de la Javel. Mais j’ai l’impression que tu m’ignores et que mon idée est complètement conne… Oui, parfois j’ai vraiment l’impression que tu me prends pour une sous-merde. Je sais que je n’ai pas l’air de l’homme le plus réveillé, loin de là, je sais que de quoi j’ai l’air, je ne suis pas complètement aveugle non plus, mais ce qui importe en ce moment, ce n’est pas mon apparence… ce sont mes neurones, et je peux t’assurer qu’ils fonctionnent très bien, même s’ils pourraient avoir besoin d’un petit remontant.

Il va vraiment falloir que je me montre patient, sachant que tu vas rester ici encore de longues heures avant qu’on puisse déguerpir. Je finis de mastiquer mon vieux bout de pain, et je m’allume une de tes clopes, en espérant à tort que la nicotine calmera les palpitations qui commencent à faire vibrer ma cage thoracique. Ça y est. T’arrives à me faire angoisser, maintenant. Et dans ces moments-là, l’anxiété a le don d’exacerber ma sensibilité et ma susceptibilité. Il va me falloir quelque chose de plus puissant qu’une clope. Et je ne parle pas de ton café et de ta flotte.

« Je t’emmerde, la sangsue. »

Non négociable ? Je te fixe un instant, retenant un rire sardonique, juste là, au sommet de ma gorge. Quelque part au fond de moi, je sais très bien que tu as raison. Mais quand il s’agit de ma santé et moi, je n’ai plus rien de raisonnable en tête. On se connaît à peine depuis quelques heures et tu penses pouvoir venir bousculer mes habitudes et mes addictions avec de l’eau et du café ? Ton côté paternel ne te va vraiment pas, Jayden. Et tu ne sais pas ce qu’il se passe dans ma tête, crois-moi, t’en as aucune idée, et tu ne m’as jamais vu sobre et en manque. Et tu n’as pas envie de voir ça, je t’assure. Alors laisse-moi tranquille, mes capacités intellectuelles sont et seront encore bien suffisantes pour réfléchir aux questions que l’on se pose. Mais t’as raison sur un point : mon cerveau a besoin d’autre chose que d’alcool. J’ouvre le tiroir de mon bureau et fouille à l’intérieur, sous des feuilles de notes, des stylos, de vieux carnets et tout un bordel monumental. Entre temps, je trouve un masque médical que je te balance.

« Tu devrais porter un masque… si tu continues à parler autant tu risques d’inhaler des souches du virus. Ce serait bête que tu le choppes. »

J’ouvre un deuxième tiroir et je trouve l’objet de mes recherches : ma petite boîte de pilules faites maison, doux mélanges de substances, disons médicales, dont l’une d’elles finit dans ma main. Je me rends compte que mes doigts tremblent, mais mes tremblements ne sont pas dus qu’au manque. Non, pas seulement. Je fourre la gélule dans ma bouche, et, pour te faire plaisir, je les avale avec le café que tu viens de gentiment me préparer. Un peu de caféine ne fera que sublimer les effets des molécules de la drogue made by Kiki. Je me fige quelques secondes, attentif aux manifestations du manque et de cette putain d’anxiété généralisée qui contrôle sans cesse mon corps ; mon petit cœur qui galope dans ma poitrine, mon sang qui bat dans mes tempes, ma respiration crispée et rapide, mes muscles inutilement contractés par la pression. Mes mains sont froides, moites, ma peau pâle. Les articulations de ma nuque et de mes épaules me lancent. Je sais ce que ça veut dire, et je n’ai plus qu’à attendre que les effets de ce que je viens d’ingurgiter percutent mon cerveau et lénifie sa tyrannie sur mon corps douloureux.

« T’as raison. Une idée à la con. », j’ai fait en m’étirant la nuque.

J’ai secoué la tête. Je n’ai pas regardé au microscope la lame que tu venais de préparer, ta figure désabusée m’a suffi pour comprendre que j’avais tiré à côté de la cible. Mais je gardais en tête de continuer à faire des tests plus parlants et plus approfondis qu’une simple observation dans le domaine du visible, car les résultats pourraient être prometteurs, sinon intéressants… même s’ils pouvaient s’avérer potentiellement dangereux… Mais les vampires sont solides, non ? Je me suis contenté de fumer ma clope, inhalant lentement les effluves malsains de ce tabac goudronneux. Je la balance dans un cendrier et j’atterris sur une chaise, attrapant au vol certaines feuilles de mes notes, que mes yeux parcourent en vitesse. Le séquençage du génome du virus. Les réponses à toutes nos questions se cachaient quelque part derrière cette suite de lettre. L’un des gènes, au moins l’un deux, était clé dans le fonctionnement du virus… et s’il était inhibé, on pourrait enfin mettre fin à cette foutue maladie. D’une main, je lisse ma barbe, de l’autre je tiens mon stylo qui gratte de temps en temps le papier, tandis que mes oreilles prête une certaine attention à ce que tu dis. Mes palpitations et mes sueurs froides sont maintenant lénifiées et de petites bulles pétillent dans mon cerveau et l’allègent sensiblement. Je sens petit à petit mes capacités de concentration s’exacerber et ma fatigue s’évanouir dans un coin.

Tu m’apprends que la progéniture de Léandre, Graydon, enfermée à Tullamore, s’est récemment fait infectée par le germe K-089, et tu sembles vouloir me rappeler que le temps nous manque. Tu dramatisais, ou je ne sais quoi. C’est dangereux, tu sais, de prendre une affaire personnellement, dans le domaine des sciences. Ça tend à nous aveugler sur bien des choses. Il vaut mieux garder une bonne distance de recul, pour pouvoir garder une bonne vue d’ensemble et un certain détachement. Mais moi, je faisais peut-être preuve de trop de détachement.

« Le rejeton de Léandre peut bien être infecté, pour moi ça ne change rien. Et la mort de l’un ou de l’autre ne serait pas un échec, de mon point de vue. Ce ne serait qu’un… dommage collatéral. Alors personne ne creuse la tombe de personne. Je sais que le temps presse. »

Si d’aventure Léandre nous en voulait pour la potentielle mort de son fils, c’est qu’il est, hélas, encore plus con que ce que je pensais. J’avais accepté de travailler sur ce virus non pas parce que Léandre était en train de crever la bouche ouverte à en gober les mouches, mais parce qu’une race entière, dont Léandre n’était qu’un pion, menaçait de s’éteindre. Et ça me faisait de la peine, de voir des milliers de vampires, dont de profondément bonnes personnes, mourir à cause de la folie de certains humains. Mais là, tu me poses une bonne question. Qu’est-ce qui rend Léandre aussi résistant au virus. Quel est l’élément qui le distingue des autres vampires, et qui lui a permis de résister plus d’un an à ce foutu germe ?

« Léandre est un vampire âgé, et on sait que l’âge est un critère de supériorité et de force, chez les vampires. Ça ne m’étonnerait pas qu’un vampire âgé résiste plus longtemps qu’un nouveau-né. Mais il doit y avoir autre chose… T’as raison, ce n’est pas anodin. Peut-être quelque chose dû à ses origines… Qu’est-ce que tu sais sur lui ? »

Je me lisse la barbe inconsciemment et, sans t’avoir accordé un seul regard depuis que tu avais ouvert la bouche, je continue de gratter sur les chiffons qui me servent de feuilles de notes, avant de sortir un ordinateur et me plonger à l’intérieur en tapotant sur le clavier de manière machinale. Je n’y connais rien en histoire, et encore moins en histoire vampirique. Tu es mieux placé que moi pour savoir ce genre de choses… pour savoir ce que Léandre pourrait avoir de plus que les autres.

« J’ai remarqué, sur les échantillons des vampires infectés et décédés, qu’ils ne possédaient aucune réponse immunitaire… » J’avais pu noter que ce système est dormant chez les vampires, du moins sur les vampires que j’avais étudiés. Ce qui explique en effet la disparition du phénomène d’apoptose, comme chez les cellules cancéreuses. Ils se défendent uniquement grâce à leur haute résistance et à leurs cellules figées dans un état de pseudo-mort. « Peut-être que les vampires âgés, ceux qui sont en haut de leur arbre généalogique, ont gardé un système de défense, un système qui descendrait directement de celui des humains, et qui se serait perdu avec le temps et les générations… T’as raison, il nous faut le sang de Léandre. Il faut que j’appelle Wellan. Si c’est le cas, on pourra essayer de le traiter aux interférons et à la ribavirine en attendant de trouver l’antidote. »

Antidote, antidote. Je relève les yeux et je vois que tu réfléchis intensément. Antidote. Ce mot semble faire écho avec tes pensées. Tu m’expliques ensuite ce qu’il s’est passé. Graydon était parvenu à se montrer assez futé pour dérober des échantillons à l’O’Brian et à les refiler à Léandre lorsque celui-ci lui a rendu visite. Mais tu avais raison, un être comme Théodore – si psychorigide que je l’avais ouï dire – était du genre à délivrer des indices au compte-gouttes pour que l’on se rende compte que la solution est tout bonnement inaccessible. Il gardait l’antidote bien auprès de lui, alors qu’il nous regardait galérer depuis son bureau… Pour lui, tout n’était qu’un jeu. Un véritable psychopathe. Et tout semblait sensé, maintenant que tu le disais. Je relève mes yeux qui sont bien vite ab#99cc99par l’enthousiasme des tiens. « Le bâ-tard. », fais-je, de manière ponctuée, à l’intention du scientifique de Tullamore. Oui, quel véritable bâtard. Avant que je ne puisse complètement assimiler l’hypothèse, tu t’es levé et tu m’as pris dans tes bras et serré comme un enfant serre une peluche. Ta réaction m’a surpris et m’a presque mis mal à l’aise. Je ne suis pas frigide ni haptophobe, mais ne nous emballons pas trop vite, non ? J’avais encore la bouche bée à cause de cette révélation. Mais ça ne pouvait être que ça. T’avais raison. Putain, t’avais raison. « Bien vu, vieux. » Un sourire éphémère étire mes lèvres et adoucit mon visage de cette soudaine surprise, même si mes yeux reste écarquillés, ébahis par la surprise. Pourquoi tu l’as pas dit plus tôt ? Mais bien vite, tu redis une connerie, et mon sourire se fige dans la glace. Partir à Tullamore, se faire capturer. Et revenir avec l’antidote ? Oui, bien sûr. « Eh. Calme-toi, vieux. » Tu pars loin, là. Je te fous une claque derrière la tête, comme si une pichenette de la sorte allait t’aider à te ressaisir. « T’es fou. Con, ou fou, je sais pas. Tu peux pas aller à Tullamore comme ça, Jayden, c’est du suicide. Je peux pas te laisser faire ça, vieux. Tu comprends ? T’es censé être intelligent et réfléchi, pas suicidaire. » Je ne peux m’empêcher d’afficher un sourire au coin de mes lèvres, alors que je te toise, avec une certaine bienveillance, mais ne crois pas que je vais te laisser jouer les kamikazes et te faire capturer par Tullamore. Ça, ce serait un échec. Non, il faut qu’on réfléchisse, et qu’on réfléchisse bien. Ma main passe dans mes cheveux, et inconsciemment, je me mets à marcher dans toute la pièce, le regard alternant entre toi et le vide. « Il faut qu’on aille au château, en parler à Wellan. On peut pas se permettre de faire n’importe quoi, on doit trouver de l’aide et il faudra qu'on se montre méticuleux pour parvenir à faire sortir la progéniture de Léandre sans faire tout foirer… » Je m’arrête un instant, te regarde pendant quelques secondes, estimant l’urgence de la situation. « Il faut qu’on y aille. Maintenant. »

Je m’avance dans le salon, fouillant parmi le bordel environnant. Des sacs, des habits, des canettes de bières, des cendriers, des couvertures. Et je tombe sur le bon sac. Un grand sac de sport noir, dans lequel j’ai caché le drone de Tullamore que j’ai abattu il y a quelques jours. À l’intérieur de cet engin volant, je trouverai sûrement des tas d’informations palpitantes sur le système de sécurité de Tullamore. Ce drone est peut-être la pièce qu’il me manque pour pouvoir m’introduire dans leur système informatique sans me faire remarquer. « Reste pas planté là, Fell’s. Trouve de quoi te couvrir. À moins que tu veuilles t'immoler en sortant. » Je balance quelques affaires dans le même sac, entre autres mes médocs, et je me dirige vers la porte d’entrée. « T’en fais pas, c’est juste pour le trajet jusqu’à la voiture. Je vais prendre un véhicule blindé, les vitres sont anti-UV à 100%. Enfin, 99.99% officiellement. » J’ouvre la porte, laissant quelques raies de lumières s’infiltrer dans le vestibule. Heureusement, le ciel est couvert par d’épais nuage. « Je reviens. »

* * *

Une Maserati blindée qu’on a trouvée, parmi d’autres véhicules, dans l’immense garage d’une luxueuse bâtisse aux alentours de Sligo. Malgré la hâte, je la gare le plus près possible de la porte d’entrée de cette maison qui me sert de gite et de laboratoire. Puis, je m’extirpe de la voiture et m’avance à nouveau vers la porte d’entrée, que j’entre-ouvre pour pouvoir te parler. « T’es prête ? On y va. » L’excitation monte en moi et je peine presque à maintenir mon flegme, comme un jeune enfant. Mais je t’attends, là, sur le seuil, prêt à t’escorter jusqu’à la voiture où nous pourrons débuter notre petite expédition.

NERION



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Suicidaire. T’avais pas idée de combien je pouvais l’être quand je m’y mettais. Mais con. Jamais. Je t’ai même fusillé du regard quand t’as dit ça. Je te raconterais peut-être plus tard, quand on aura le temps, cette vielle anecdote. Quand je me suis auto injecté le virus de la peste vampirique dans les années 2020 pour pouvoir trouver le remède. Une sorte d’adrénaline façon Fell’s tu vois le genre ? Aller, fais pas la gueule et panique pas gamin, on est tous complétement dépassé et tu le sais. Prêt à tout pour parvenir à nos fins. Un peu comme l’alpiniste qui va gravir l’Everest même avec un commencement d’œdème pulmonaire pour dire qu’il a été au bout de son aventure. Il sait qu’il ne redescendra jamais, mais il le fait. On est un peu pareil non ? Bon ok, dans notre cas de figure toi, tu ne risques rien, mais moi… Le risque est tout de suite plus… Important. Tu vois où je veux en venir ? Mais t’avais raison de me raisonner. On avait encore besoin de moi, de mon cerveau surtout, pour continuer à tenter de sauver le monde. Sincèrement, après ça je pense que je prendrais une retraite bien mérité sérieux. Après plus de 150 ans de bons et loyaux services pour la science, j’ai bien le droit de prendre des vacances. Moi, un beau gosse, du whisky et je ne sais quoi encore. Ca me semble tellement… Improbable, impensable même. C’est abusé. Je crois que je suis condamné à une vie de dure et loyaux service pour cette pute de science qui ne nous lâche pas une fois qu’elle nous a mis le grappin dessus. Je me trompe ? Sérieux, je ne pense pas. En claire ? Je suis foutu et je le sais. Alors je t’ai laissé t’emballer comme moi je venais de le faire. Partir ? Maintenant ? Genre là tout de suite ? J’ai fait de gros yeux. Sérieux… t’étais pas… Si ? Non… T’y penses même pas Gamin.

Je crois que je n’ai pas bougé le temps que l’information vienne s’encastrer dans mon cerveau. Partir. Là. En plein jour ? Tu voulais me sauver de Tullamore mais m’imposer un bain de soleil. T’étais pas un peu paradoxal ? Ca c’était du suicide ! Du 100% suicide même. Genre le mec qui se balance sous un train pour ne pas se rater. Moi mon idée était plus proche de celui qui prend des medoc dans l’espoir naïf de se faire sauver. Tentative d’appelle au secours. Mais si. T’étais sérieux. C’était bien ça le pire. Complétement sérieux même. Je suis resté planté là en te regardant faire tes affaires. Tout balancer dans un sac. T’étais vraiment à la seconde dis-moi. Je ne sais pas ce que tu prenais mais vache c’était efficace ton truc. Quoi que ton corps lui, c’était de sommeil qu’il avait besoin. Des pilules finirait par te conduire à ta perte, mais bon, vu que tu n’écoutais pas ce que je te disais, tu faisais bien ce que tu voulais. Tant que tu ne crèves pas là, devant moi. Parce que moi j’avais encore besoin de toi tu vois. A 100% de tes capacités intellectuelles. Silencieusement je me suis promis de te voler tes merdes et de les remplacer par un placebo. Non, tu ne m’auras pas là-dessus mon p’tit con. Les addictions je connais trop bien. Moi aussi je tournais à tes trucs pas louche et franchement c’est des conneries. C’est dans la tête. Et dire qu’on m’avait toujours vanté les mérites du grand Killian McGrath, le génie de la fondation. Sérieux, la déception mec, ressaisi toi putain. Tu faisais pitié je te jure. Vraiment. Mais je n’ai rien dit. Valait mieux pas, tu semblais tellement euphorique d’un coup. Teinté a 99,99%. Non mais tu te foutais vraiment de ma gueule je crois. J’avais 00,01% de malchance de partir en fumé. T’étais barré ma parole, tu crois que je vais prendre le risque ? J’étais trop précieux merde !

« Et après c’est moi qui suis suicidaire hein ? »

C’est tout ce que j’ai trouvé à te répondre en renfilant ma veste en cuir. Gonflant les joue en réagissant que je n’avais que ça et que franchement ? C’est pas ça qui allait me protéger du soleil. Bordel de merde. Ce que tu pouvais être chiant sérieux. Je t’ai regardé sortir, m’allumant une clope avait de chopper de quoi me planquer. Une couverture. Je vais avoir l’air malin moi. Sérieux t’avais intérêt à te garer genre vraiment à côté de la pièce. T’as pensé à mon image ? Je suis resté là, fumant ma clope en attendant que tu reviennes. C’était si pressé que ça ? On ne pouvait attendre ce soir ? Sérieux y’avait de quoi passer du bon temps ici. On avait de quoi boire, de quoi… Bordel de merde. Dépité j’ai écrasé mon paquet de clope vide pour le balancer dans une poubelle à l’entré. Panier. Ouai t’avais raison, la situation aller devenir urgente. Si je n’avais pas ma dose de nicotine on serait mal. Mais vraiment très mal. J’allais être de mauvaise humeur et sérieux, si toi tu ne voulais pas que je te vois en manque, je ne voulais pas que tu me vois de mauvaise humeur. C’était pas beau à voir. J’ai enfilé la couverture, me planquant dessous alors que tu restais là, planté devant la porte. Et ma caisse hein ? Grognon je me suis planté là, devant toi, complétement planqué sous la couette. Si tu me sors une vielle vanne sur ET téléphone maison je te jure que je t’en fous une. Mais vraiment. C’était clairement pas le moment de se foutre de ma gueule. Après une courte hésitation j’ai ouvert la porte en grand, sortant enfin de ton antre, pas rassurer du tout de ce qu’on était en train de faire. Enfin, de ce que tu me poussais à faire.

« Et ma Porsch ? J’y tiens à cette caisse. Je te jure que si elle une seule rayure quand je reviendrai la chercher c’est toi qui devra me rendre des comptes. »

J’ai grimacé en sentant le soleil me bruler la peau. Réalisant que je n’avais pas le temps de me plaindre. Je t’ai suivi jusque dans ta bagnole. Me jetant littéralement dedans en grognant en constatant que ma peau brulait à des endroits. Fait chier merde. Putain de soleil à la con. Nerveusement je me suis mi à fouiller dans la boite à la gant à la recherche d’une paire de lunette de soleil. Bingo. Sans te demander ta permission je les ai enfilés, histoire de me protéger davantage. Ca me donnait mal au crâne sérieux. J’avais la dalle, pas de sang sur moi. Fait chier merde. J’ai attendu que tu viennes prendre place à côté de moi, grimaçant encore, complétement remonté, agacé. Je te jure, si moi j’avais des idées débiles les tiennes n’étaient pas mieux. Pourquoi j’avais accepté de venir tu peux me le dire ? J’avais besoin de sang, c’était la seule chose qui calmerait mes brulures. Ca faisait un mal de chien putain, j’avais l’impression qu’on venait de me balancer de l’acide dessus. C’était tout sauf drôle et encore moins agréable. Je me suis mis à te maudire, à te détester même, me grattant nerveusement le bras, là où ma peau avait cramé. J’ai balancé la couette sur le siège arrière, retirant ma veste en cuir pour constater les dégâts. C’était abusé. Me grattant la gorge, un peu mal à l’aise. Fallait que je te demande un truc avant de partir et franchement, tu me devais bien ça je pense.

« Désolé mec de ce que je vais te demander mais… Je peux te croquer ? Enfin. Dans le sens littéral du terme tu vois. Juste quelques gouttes histoire de… Pas crever de faim. En temps normal j’aurais pu tenir jusqu’à ce soir mais là vu mon état c’est compliqué. »

Je t’ai lancé un grand sourire qui en disait long. J’avais la dalle certes, mais si je pouvais rendre la chose agréable de ton côté je dois dire que ça m’éclaterait pas mal. Juste un peu et très franchement, vu ce que je venais de faire pour te faire plaisir, tu pouvais bien à ton tour, me filer quelques gouttes de ton hémoglobine. S’te plait, juste un peu. Je te jure que ça ne fera pas mal…



©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


 
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