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The Perfect Disease | Théodore & Graydon

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De la main de Graydon S. Batthyány signé le Jeu 7 Sep - 21:36

The Perfect Disease




Graydon flottait dans l’air, comme sur un petit nuage caustique. L’atmosphère était caligineux, trouble, et les visions abstruses. Il faisait froid et rien ne semblait particulièrement agréable malgré l’absence de douleur. Les rayons lointains du soleil peinaient à réchauffer l’air et les esprits, mais leur lumière aveuglante et blanche tirait lentement le Batthyány hors de sa rêverie. Et bientôt le soleil se transforma… en néons blafards et froids. Un martèlement irrégulier lui secouait les oreilles… Un bruit familier… Oui, celui du cœur d’un humain. Gray cligna des yeux et voulut se les frotter pour se réveiller correctement mais se rendit compte que ses mains étaient fermement liées. Sa tête se redressa lentement et il découvrit sa position assise, sur une chaise peu confortable qui ne plaisaient pas à ses pauvres fesses rebondies. Les liens qui le tenaient fermement contre la chaise en métal lui rongeaient la peau des poignets, des chevilles, des cuisses et du buste. Le jeune vampire ne pouvait pas faire le moindre mouvement. Et comme d’habitude, il fallut plusieurs minutes à Gray pour retrouver ses esprits et à ses yeux pour sortir de leur léthargie. Il vit l’homme qui se dressait en face de lui se rapprocher lentement, clope en bouche. La mine du vampire se déconfit, et son regard se noircit. Putain, Théo, tu ne pouvais pas lui donner une clope, aussi ? Graydon en mourait d’envie, si bien que ses poumons aspirèrent par reflexe la fumée passive lorsque le scientifique s’accroupit à ses côtés. Puis ce dernier éteignit sa cigarette contre la peau du vampire, juste là, sur la jambe. Gray serra les dents, non par douleur, mais par exaspération. Il leva les yeux et fixa les néons blancs au plafond. Et Théodore se mit à tourner autour de lui, son regard lourd sur les épaules de Gray, qu’il vient toucher de manière vaporeuse avec ses doigts irradiants de chaleur. Le vampire ne pipait mot, bien qu’il eût ardemment envie de le chercher, de le provoquer et de lui témoigner son immense arrogance. Mais il ne pouvait pas se le permettre, il fallait qu’il garde son sang froid, il fallait qu’il reste… docile. Gentil toutou, Gray, gentil toutou… Le fou retourna vers la table où trainait tout son matériel médical, presque chirurgicale, et se tira un rail de coke, comme ça lui arrivait souvent.

« Tu pourrais m’en passer un peu, Théo… Ou au moins une clope. »

Gray ne put s’empêcher de sortir cette phrase, et l’arrogance de sa voix fut palpable. Mais cette fois-ci, il parvint à retenir un peu cette dernière et sa frustration ne fit pas d’apparition spontanée, si bien que son arrogance parut davantage être une plaisanterie où prônait la malice que l’expression de son irritation. Théo revint ensuite vers lui, l’esprit presque insondable… Étonnamment, il défit les liens du vampire qui souffla un soupire de soulagement tout en dérouillant ses articulations, et en faisant craquer lentement sa nuque. Son regard s’adoucit et, par là même, le ton de sa voix également.

« Tu sais, je ne vais pas m’enfuir, tu n’es plus obligé de m’attach… »

Surprise. Théo lui agrippa violemment les cheveux, les tira en arrière si bien que Graydon fut réduit à quia par la surprise et se vit forcé de tordre la tête derrière lui, menacé par la matraque électrique du scientifique. Gray ne pouvait pas se débattre, ça ne servirait à rien, et dans tous les cas, il voulait lui faire croire qu’il n’avait aucune envie de se séparer de lui. Alors il resta coi et immobile, se pliant à la pseudo-supériorité de Théo.

« J’ai envie de te baiser… Pourquoi ? »

Comment ? C’était la première fois que Graydon entendait le scientifique prononcer ce mot… pour lui. Surpris ? Non, maintenant le jeune vampire était dépité. Et d’un autre côté, les paroles de l’O’Brian n’étaient tellement pas surprenantes… Mais comment Gray était-il censé réagir ? Avait-il simplement le droit de lui répondre ? Ou allait-il encore se faire punir parce que Monsieur avait envie de le baiser mais qu’il n’osait simplement pas aller jusqu’au bout de ses pensées ? Bordel… quelle merde. Gray était terrifié et dans une colère noire. Tout ce qu’il avait envie de faire en ce moment même, c’était de sauter à la gorge de ce fou furieux et de lui arracher les jugulaires en un seul coup de griffe. Mais il resta stoïque, et déglutit lourdement. Il faillit perdre ses moyens, mais il en fallait beaucoup plus au petit vampire pour se sentir écrasé, surtout lorsque son vis-à-vis se prenait pour Hercule. En effet, son arrogance ne tarda pas à revenir au galop et à délier sa langue de vipère qui se mit à siffler, comme un jeune adolescent rebelle, contre l’homme en face de lui.

« Baise-moi, tu comprendras peut-être. »

Même terrorisé, Graydon laissa la colère prendre le dessus sur la ruée de ses émotions. Il serra les dents et ne se laissa pas démonter, même s’il était tétanisé par la tournure que pourraient prendre les événements à cause de sa putain d’insolence… Mais bon… Parfois Théo aimait ça. Après cela, il se tut. Il n’avait probablement pas besoin d’en faire plus. O’Brian était simplement quelqu’un d’impulsif, de frustré, d’un peu psychopathe et qui ne supportait pas de ne pas comprendre quelque chose… Et parfois, ça devait sûrement lui faire du grand bien quand quelqu’un n’allait pas dans son sens et échappait à ses sciences et à son sens de la compréhension.

Gray essayait-il de lui trouver des excuses ? Peut-être bien, oui. Le syndrome de Stockholm ? C’est possible. Très possible. Normal, non ?
 

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De la main de Théodore O'Brian signé le Sam 9 Sep - 9:44
The perfect Disease
- THÉODORE O'BRIAN & GRAYDON S. BATTHYÁNY -




JAnalyse du sujet Graydon. Le sujet est attaché, nu, sur une chaise, et je ne peux m’empêcher de l’observer depuis des heures. Assis face à lui, sans cligner des yeux. Je le contemple. Sans lassitude. Ses réactions, ses courbes, tentant de comprendre en quoi cet homme m’intéresse. Est-ce son immortalité ? Est-ce son pouvoir ? Je l’ignore. Et ça me dépasse. Je n’aime pas ignorer les choses. Je veux savoir, je veux comprendre, je veux… Avoir des réponses. Le sujet semble infatigable. Fort. Patient. Malgré un égo qui égal sans doute de loin le mien. Mais pourquoi ? Pourquoi lui porter un tel regard ? Il n’est plus que cadavre ambulant. Répugnante idée.  Pourtant, je fini par me redresser, cigarette en main, m’approchant de lui pour venir m’accroupir à sa hauteur. Continuant de l’observer. Sous tout les angles. De son vît à son torse. De ses épaules à son cou, de ses chevilles à ses cuisses. Pourquoi ? Ne bougeant pas, ne sourcillant pas, c’est ma cigarette que je viens s’écraser sur sa jambe. Juste pour le plaisir de voir sa peau se régénérée. Je veux son secret. Je veux ce qu’il a. Je veux… Cet homme. Il est a moi. Pourquoi ? Personne ne le sais, personne n’as conscience que je passe la majeure partie de mon temps avec lui. Il m’obsède, me hante. Je le veux. Pourquoi ? Me redressant je fais le tour de la chaise, passant dans son dos, venant caresser l’épiderme glacée du bout de mes doigts. Frissons. Excitation. Pourquoi ? J’ai envie de pousser le vis. J’ai envie… De tenter d’autres expériences. J’ai envie… De découverte. Pourquoi ? Me reculant, sans rien dire, je retourne vers la table, sniffant mon raille de CC avant de revenir lui défaire les liens. J’ai envie… De connaître. Pourquoi ? Quelle est la cause de cet effet ? L’attrapant brutalement par les cheveux, l’obligeant à rester docile, assis, le menaçant de ma matraque électrique, je me penche. A son oreille.

« J’ai envie de te baiser… Pourquoi ? »

Pourquoi ? Si seulement je le savais. Des choses que j’ignorais, des choses qui me semblait tout simplement impossibles. Impensables. J’aimais les femmes. Les putains. Me perdre dans l’humidité et la chaleur. Jamais je n’avais regardé un homme comme ça. Jamais. Presque homophobe, je m’en dégoutté moi-même rien que de penser ça.  Il a répondu, il a parlé. Le baiser pour voir. Pour comprendre. Ca me semblait être une évidence, mais une évidence que je ne voulais dépasser. Je l’ai relâché, venant me passer une main dans les cheveux, faisant les cents pas. Nerveux. Depuis que je fréquentais ce monde plus rien ne marchait droit, plus rien n’allait. Je voulais rentrer à Nassau, retrouver ma vie, mon luxe, ma villa, mes putains. Retourner à la normal pour ne plus avoir à faire ce genre de choses. J’avais été un gamin timide, sympa, normal, ce genre de gamin qui repoussait la débauche et la perdition de son père, mais qui au final, avait fini par céder à la tentation de l’argent, de la corruption, de la drogue. Les chats ne font pas des chiens à ce qu’on dit. Revenant vers lui, j’ai posé mes mains sur ses genoux, le regardant droit dans les yeux, comme pour continuer d’essayer de comprendre l’inexplicable. Je savais que les vampires étaient doté d’un pouvoir d’hypnose, je savais qu’ils pouvaient manipuler les esprits, en capturer l’essence même pour rendre les hommes soumis, et pour ensuite, en faire ce qu’ils voulaient. Le produit que j’injectais dans ses veines tout les jours devait, aurait dû, l’empêcher d’user de ce dont. Avais-je échoué ?   Non, impossible. Je n’échouais jamais. J’ignorais ce que c’était, l’échec. Alors pourquoi ? Pourquoi mon corps réagissait comme il le faisait. Machinalement, arrêtant de penser, j’ai posé une main entre ses cuisses pour lui attraper le paquet, le serrant, sans doute trop fortement. Sans aucune sensualité.

« Et si je te les arrachais t’arrêterais de me prendre pour un con ? Qui me dit que ce n’est pas toi qui me manipule pour obtenir ce que tu veux de moi hein ? C’est répugnant… »

Me redressant je l’ai relâché, recommençant à me sentir nerveux, m’allumant une clope pour essayer de me détendre. Je savais qu’il en voulait une, mais qu’il aille se faire foutre. Se faire foutre… Agacé, largué, perturbé, j’avais envie de le voir souffrir, de lui faire payer toutes ces choses. Il en jouait ce petit con, c’était une évidence. Attrapant ma paire de menottes, je lui ai encerclé les poignets, fixant l’attache de la chaîne avant de tirer dessus pour lui ordonner de se relever. Coinçant ma cigarette entre mes dents pour ranger mes papiers dans un coffre soigneusement fermé. Des papiers. La réponses au virus K-098. L’antidote que je venais de créer et de m’injecter dans les veines. Une unique dose qui me permettrait une sécurité certaine si on en venait à me menacer. Je les avais tous empoisonné, et maintenant, j’étais le seul qui pourrait les sauver. Grognant, je ne lui ai plus accordé l’ombre d’un regard quand je l’ai entraîné dans mes appartements personnels. Personne ne savais que le caïnite passait la majorité de ses nuits entre mes murs. Personne ne savait ce qui se passait vraiment, et à vrai dire, mieux ne valait pas me poser la question.  Le baiser pour savoir. Le baiser pour comprendre. Peut-être qu’il avait raison ? Peut-être que ça me soulagerais ? Je me détestais tellement de lui donner raison. Il n’était rien. Juste un sujet d’expérience intéressant. Un sujet et rien d’autre. Un rat de laboratoire tout comme Léandre l’avait été. Rien de plus. Rien de moins. Passant ma carte d’accès devant le petit boîtier j’ai ouvert la porte, le poussant dedans sans ménagement. J’avais besoin d’un verre pour oublier ce que j’avais en tête. D’un verre pour me faire avaler la pilule. Le libérant de ses entraves je l’ai laissé là, lui balançant un peignoir pour qu’il se couvre avant d’entamer un whisky de luxe à même la bouteille.

« La ferme. J’veux pas t’entendre c’est clair ? »

Non, je ne voulais ni l’entendre, ni le savoir en train de jubiler. Je voulais simplement qu’il ferme sa gueule, qu’il se fasse discret pour une fois. Délaissant la bouteille de whisky j’ai attrapé un couteau. Revenant simplement à sa hauteur. L’obligeant à reculer pour tomber sur le fauteuil en cuir. A quoi je jouait ? Je n’en savais rien. Peut-être que c’était ça qui me faisait perdre les pédale. Son sang. Cette substance que j’absorbais et qui me procurait un plaisir intense ? Peut-être ? Que c’était la cause de tout ? Comme pour me venger de ce qu’il me faisait ressentir, j’ai enfoncer la lame dans son abdomen. Lentement. Délicatement. Je voulais qu’il la sente, je voulais le voir grimacer, je voulais qu’il sache que cette condition le foutait dans la merde. Bien plus qu’autre chose. Sans scrupule, sans rien. La culpabilité je ne connaissais pas. Non. J’en avais rien à foutre. Laissant la lame dans sa chair, presque assis sur lui, à califourchon, j’ai sentir des fourmillements, de partout. Dans mon corps. J’aimais la proximité, j’avais besoin de le savoir à moi, rien qu’à moi. Je voulais le posséder, entièrement. Retirant la lame, c’est à sa gorge que je me suis attaqué. L’entaillant au niveau de la veine, avant de venir coller mes lèvres contre son épiderme. M’abreuvant de sa vitae.  Effet instantané. J’en bandais. Me laissant envahir par cette sensation d’extase, j’en ai relâché le couteau, venant m’installer plus confortablement sur lui, une main dans sa nuque pour le retenir plus près de moi. Je buvais, de tout mon saoul. C’était le cas de le dire. Et quand j’ai relevé la tête, c’est sans réfléchir que je me suis emparé de ses lèvres. Bon dieu ce que c’était bon. Me laissant aller, arrêter de luter, défaisant son peignoir pour le remettre à nu, presque, touchant son torse que je connaissais par cœur. Je me suis laissé tenter, avant que la réalité ne me rattrape. Sa peau froide, la sensation de son vît. Non !

L’attrapant par la gorge comme pour l’étrangler, naïvement, j’avais envie de le tuer. De l’anéantir pour toutes ces choses qu’il faisait naître en moi. Je ne voulais pas. Je le refusais. Non ! Pas ça. Pas comme ça. Ce n’était pas moral. Fait chier ! Venant le frapper au visage je me suis redressé, frustré, retournant m’attaquer à cette bouteille de whisky. Mon corps me hurlait de me laisser tenter là où mon esprit me l’interdisait. Contradictoire réaction. Complètement.Sa voix raisonnant dans mon esprit. « Baises-moi tu comprendras peut-être. » Dégueulasse. C’était dégueulasse. Répugnant. Fait chier.

« Vas te faire foutre espèce de petite merde! »

Vas te faire foutre. Oui. Vas te faire foutre pour tout ce que tu me faisais ressentir. Je te détestais pour ça. Je te maudissais pour ça Graydon ! Vexé, honteux aussi sans doute, je me suis laissé retombé sur mon canapé, loin de toi. Fixant le mur en m’allumant un cigare. Fallait que je me calme. Fallait que je me détende. Ce que je pouvais les détester tous ces bâtards de merde !  




© Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Chercher... Trouver... Détruire.
Qui a t'il de plus résistant comme parasite ? Une idée. Une simple idée sorti de l’esprit humain est capable d'ériger des villes. Une idée peut transformer le monde et changer entièrement la donne. Voilà pourquoi je dois la voler...  
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De la main de Graydon S. Batthyány signé le Dim 10 Sep - 0:54

The Perfect Disease




Gray trouvait cela assez drôle de voir et de sentir le cerveau de Théodore O’Brian s’échauffer, sa tête sifflant presque comme une théière. Le vampire ne montra toutefois pas le sourire qui démangeait ses lèvres. Le scientifique courait dans tous les sens, cherchant probablement une explication à l’envie qu’il avait exprimé quelques instants auparavant. Quand il approcha son visage du sien, Graydon put voir la lueur de son regard s’ébouillanter. Il pourrait probablement rentrer dans son esprit pour y manipuler minutieusement tout plein de fils élémentaires, mais à quoi bon ? Regardez-le… Le Tox se cassait déjà la tête à lui seul, il n’avait absolument pas besoin d’aide pour devenir plus cinglé qu’il ne l’était déjà. Il était frustré, ça se percevait probablement à des kilomètres à la ronde. Vous ne la sentiez pas, cette odeur de frustration ? Amère et pourtant si satisfaisante ? Bientôt, le taré lui agrippa les bourses brutalement, ses doigts se refermant comme les crocs d’un rapace sur les parties du vampire.

Surpris, il raidit les muscles de ses cuisses et de son bassin, lâcha un râle rauque et ne pus s’empêcher de dévoiler l’ombre d’un sourire sur ses lèvres malicieuses. Il laissa même échapper un petit rire lorsqu’il entendit les paroles du scientifique. Répugnant… n’est-ce pas ? Il devenait sérieusement paranoïaque. La vérité n’était pourtant pas bien compliquée… Graydon la lui aurait bien énoncée, mais il sentit très clairement que Théo ne voulait pas entendre un mot sortir de sa bouche. Alors le jeune vampire se contenta de hausser les épaules, ses yeux espiègles ne quittant pas le regard du fou furieux, pour lui faire comprendre tout ce qu’il se passait dans sa tête. Parfois, une expression valait mieux que des mots, n’est-ce pas ? Au fond de lui, Théodore savait très bien que Graydon n’avait pas besoin de manipuler son esprit pour que le scientifique soit aussi tordu. Son obsession, le vampire n’y était pour rien. Il le savait très bien, et ça l’énervait. Il exhalait la rage, trapu comme un pitbull… Mais ce fut le vampire qui se retrouva enchaîné, et tiré le long des couloirs interminables de Tullamore. Même dans le son des pas de Théo, Gray pouvait entendre son incoercible colère. Martelant le sol avec ses pieds, il n’adressa pas un regard, pas la moindre attention au jeune Hongrois, ce qui lui arracha un petit sourire alors qu’il trainait la patte pour provoquer le scientifique, encore et encore… Le provoquer, mais gentiment. N’est-ce pas ?

Ils arrivèrent vers un endroit familier. Les appartements du savant fou. Ce dernier poussa Gray à l’intérieur, brutalement, toujours enragé comme un ours – plutôt un bouledogue –, et lui somma de se taire alors qu’il défaisait ses liens. À n’importe quel moment de la journée, le vampire pourrait le tuer, si facilement que ça en devenait absurde et ridicule. Pourquoi ne le faisait-il pas ? Parce qu’un tel acte ne résoudrait en rien sa situation. Bien au contraire… Le scientifique s’approcha à nouveau de lui, couteau à la main, après lui avoir balancé un peignoir qu’il s’était empressé d’attacher autour de la taille et s’être pris une bonne rasade d’un whisky dont le luxe assécha la bouche du vampire, qui passa sa langue sur ses lèvres. Évidemment, il n’eut pas le droit à la moindre goutte. Tandis qu’il reculait au fur et à mesure que le Tox s’approchait de lui, il trébucha et tomba assis sur le fauteuil en cuire. Il décela une lueur enivrée et dangereuse dans les yeux du savant fou, ce qui ne le rassura pas vraiment… Qu’allait-il faire avec ce couteau ? Gray aurait-il dû à nouveau fermer sa gueule ? Bon, il n’était pas à un coup de poignard près…

Assis, dénudé de tout vêtement si ce n’est le masque de son impassibilité, il regarda Théo s’asseoir à califourchon sur lui, tandis que Gray ressentit une vive douleur dans le ventre se propager dans tout son buste. Il plissa le nez et cracha un gémissement essoufflé de douleur. Theo y allait lentement, il voulait que le vampire souffre… Quel petit enculé. La douleur fut si piquante que les yeux du Batthyány lâchèrent une simple larme de sang, qui roula, visqueuse, le long de sa joue blafarde. Bientôt, la douleur disparut… complètement… comme si Gray venait dans se prendre un petit shoot de morphine. La souffrance n’atteignait plus son cerveau, et il ne sentit que la lame glisser contre sa chair lorsqu’elle ressortit de son abdomen. Puis ce fut sa gorge à laquelle Théodore et son couteau s’attaquèrent. Il perça sa jugulaire qui se mit à faire couler son sang sombre le long de son cou… Il percevait avec peine les pensées enivrées de Théo, comme si elles étaient à des kilomètres de là. Il ressentait ses envies résonner avec le sang qui coulait dans la gorge du scientifique. Il ne buvait pas, il lui aspirait littéralement tout le sang que son estomac était capable de contenir. Et Gray avait l’impression de se faire gober l’âme. Son sang circulait à nouveau dans les veines du Tox, et ce fut comme si un lien se créait entre eux, encore une fois, enivrant leurs deux esprits, amplifiant leurs émotions, leur plaisir, leur excitation. Gray sentait la bosse du pantalon de Théo contre son ventre et fut lui aussi, à son tour, emporté dans les chemins biscornus de l’excitation.

Puis Théo s’empara de ses lèvres. D’abord, Gray se raidit, brusquement, restant immobile, surpris par l’entreprise de l’O’Brian, mais ensuite, le lâcher-prise que ce dernier émanait de chacun des pores de sa peau attirèrent le vampire dans son petit jeu et leurs lèvres entamèrent une danse endiablée, au goût savoureux du sang ancestral. Quand le camé furieux lui défit son peignoir, dans la hâte du moment, le caïnite émit un râle éraillé, répondant avec d’autant plus de passion au baiser qui les unissait. Est-ce que le scientifique écorché allait enfin se lâcher ? Allait-il enfin céder à ses pulsions évidentes ? Il semblait bien parti pour le faire, vu le zèle fiévreux que dégageaient ses baisers. Il donnait enfin vie à son obsession, la rendait presque concrète… Mais bientôt, vous l’imaginez bien, la passion du Tox se mut rapidement en dégoût, et Graydon pu sentir ses muscles se crisper, sa poigne se resserrer autour de sa gorge, comme si l’homme désirait véritablement le tuer, en finir une bonne fois pour toute avec lui. N’ayant pas oser répondre avec ferveur à ses caresses malsaines, le jeune vampire le laissa se retirer avec ardeur et détermination, après qu’il l’eut violemment frapper au visage sans toutefois que celui-ci ne bouge même d’un iota. Un peu plus fort, s’il te plaît ? Gray n’avait rien senti…

Le Tox s’affala sur son canapé, essoufflé, s’allumant un cigare, voulant se changer les idées de manière évidente. Graydon n’avait pas besoin d’entrer dans sa tête pour savoir ce qu’il s’y passait. Il n’assumait pas. Il combattait toujours ses pulsions, son obsession, tout ça parce qu’il ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Pauvre Théo. Il s’en posait, des drôles de questions. Le jeune vampire ne bougea pas, restant collé contre ce fauteuil en cuir, l’air toujours indifférent, inébranlable, les cheveux ébouriffés et les lèvres rougies par son propre sang. Il ne quitta pas Théodore des yeux, une lueur timide de malice planant sur ses lèvres. Gray ne prit même pas la peine de soupirer, mais il détacha bientôt son regard de l’être humain en face de lui et fixa le plafond blanc, tapotant ses doigts contre l’accoudoir du fauteuil. Que pouvait-il bien faire, si ce n’était de laisser se passer ce qu’il devait se passer dans la tête du coké. Que voulez-vous, c’était tout simplement pitoyable et puéril. Ils étaient comme de vrais adolescents torturés pour plein de raisons abstruses… Gray se laissa petit à petit emporter par le cliquetis de la montre de Théo, balançant ses pieds au même rythme. Tic. Tac. Tic. Tac… Pendant de longues secondes, il ne bougea pas, restant toujours dans la même position, dans un calme presque religieux. Tic. Tac. Tic. Tac. Aucune réaction. Que vouliez-vous qu’il fasse avec un psychopathe à ses côtés qui révoquerait le moindre de ses gestes ? Vous voyez. Alors Gray laissa le temps s’écouler, glisser lentement sur sa peau éternelle. Tic. Tac. Tic. Tac.

« Répugnant… n’est-ce pas ? »

Gray rompit enfin le silence, après un temps indéterminable, d’une voix peinant à trouver les dernière goutte d’arrogance qu’il lui restait. Il se glissa hors du fauteuil et hors de son peignoir qu’il emporta avec lui. Il fit quelques pas dans la direction de Théo mais s’arrêta bien vite. Posé, sa nudité exposée en pleine lumière devant le Tox, il ouvrit la bouche, comme s’il s’apprêtait à dire quelque chose, mais se résigna bien vite à garder le silence. Il enfila à nouveau son peignoir, l’attacha autour de son bassin et s’empara d’un paquet de clopes à moitié écrasées qui trainait par là. Puis il s’esbigna, lentement, s’allumant la cigarette avec désinvolture tout en rejoignant la salle de bain. Il se posta juste devant le miroir, juste devant l’évier, et se dévisagea, le regard vide et indifférent. Et pourtant, il s’en passait, des choses, dans sa tête. Les tourments secouaient son esprit comme un véritable déluge, et, pour la première fois depuis longtemps, son arrogance s’évanouit doucement, laissant place à un sentiment bien plus inconfortable. Le doute. L’absence de confiance. La peur. Gray se sentait impuissant, démuni… sans le moindre espoir, sans la moindre parcelle de bonheur pour illuminer une partie de son esprit. Que faire ? Que faire quand il ne restait plus rien ? Plus de passé, plus de futur… et un présent sans saveur et inutile. Gray ferma les yeux et essaya de se concentrer pour se ressaisir, pour retrouver ses forces, ses motivations… son arrogance pétillante, sa hargne de la bataille… Que faire ?

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De la main de Théodore O'Brian signé le Mar 12 Sep - 10:08
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- THÉODORE O'BRIAN & GRAYDON S. BATTHYÁNY -




Quelles sont les différentes étapes du deuil ? La première, le choc. La seconde, le dénis, la troisième, la réalisation et en fin de compte, la quatrième. L’acceptation. Je me sentais comme dans ces instants où l’on venait de perdre un être qui nous est chère. Dans ces instant où on a le sentiment que tout notre monde est en train de s’écrouler sous nos pieds. J’étais plus dans le choc. Non. J’étais sans doute dans le dénis. Approchants pas à pas de la réalisation. Tu me jugeais fou, psychopathe pour ce que je faisais, mais en réalité, je n’avais pas toujours été comme ça. J’étais peut-être même le moins pire de toute ma famille. On m’avait obligé à être là, obligé à faire des expériences, et quand j’ai vu ton père… Je l’ignore, tout à été si différent. Je vous brise, vous torture, vous fait du mal, est-ce réellement de la méchanceté de ma part ? Non. C’est un exutoire. Un moyen de me convaincre que vous n’êtes rien alors que je sais pertinemment qu’au fond de moi je vous idolâtre. Je vous envie peut-être aussi un peu. Pour ce que vous avez. Tout en vous est mort et pourtant, il n’y a pas plus vivants que vous. Puissants, beau, avec une prestance sans pareille. Léandre m’intriguait, mais toi… toi, tu es bien plus. Est-ce ton jeune âge ? Est-ce qu’au final, quand tu étais encore en vie, toi et moi n’étions peut-être pas si différents ? Trop de questions. Tu dois me trouver ridicule, mais au bout du compte pas tant que ça. Alors je te dénigre, te descend plus bas que terre. Je fais tout pour que tu te sente… Minable. Pour te descendre de ce piédestal duquel tu ne descendras jamais vraiment. Ca me perturbe, me déstabilises. Est-ce toujours aussi stupide à tes yeux ? Je veux ce que tu as. Tout simplement. Et je l’aurais. Peu importe l’art et la manière, je l’obtiendrai. Je le sais. Ce n’est qu’une question… De temps. Tout simplement. Et le temps, à ta différence, il m’est compté. Tu peux bien rire de moi. C’est comme ça, c’est tout. Ta gueule Graydon… Ta gueule…

Tirant nerveusement sur mon cigare j’attends. Quoi ? Que tu parles ? Que tu fasse quelque chose ? Non. Tu n’oserais pas. J’aimerais juste oublier que tu es là. Je devrais te redescendre dans ta cellule, là où tu devrais être. Mais je ne fais rien. Je n’en n’ai pas envie, je ne sais pas pourquoi. Soupirant, j’ai reposé le cigare dans le cendrier, venant me masser les tempes. J’avais mal au crâne, ça m’épuisait tout ça. Le virus, vous, vous étudier. Toute cette situation me dépassait. J’avais tout ce que j’avais. La fortune, de magnifiques appartements, une voiture de luxe, des putains, je ne manquais de rien. Mais pourtant. Pourtant je ne réfléchissais pas la joie de vivre tu peux me croire. Tu crois vraiment que je serais comme ça si j’étais heureux ? Ne sois pas si con. Il manque un truc dans mon existence. Mais quoi ? La reconnaissance. L’amour peut-être. Cet amour que je n’ai jamais eu. Paternel, maternelle, l’amour de ma sœur, cette espèce de salope qui ne vit que pour elle. S’envoyer en l’air avec ce connard de Léviathan pour avoir… J’en sais rien. C’est dégueulasse, je ne préfère même pas y penser. La vérité est que je me sentais seul. Alors peut-être que j’espérais… J’en sais rien, attiré l’attention en dépassant les bornes avec toi ? Peut-être que je te gardais là, prêt de moi, pour ne plus me sentir… abandonné ? Cherches pas on dirait un pauvre petit pleurnichard et jamais je ne te donnerais l’occasion de me voir comme ça. Tu n’es rien et ne seras jamais rien pour moi. Ou pas. J’en sais rien. Ca me dépasse. C’est impensable. Impossible. Incompréhensible. Faudrait que j’arrête de penser. Que j’arrête de réfléchir quelques instants. Peut-être bien qu’au final il n’y a pas de solution ni de réponses à tout ça. Peut-être bien que c’est tout simplement une question… De j’en sais rien. D’œstrogènes ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre en final ? Tu es là… C’est tout ce qui importe non ?

Là et en total liberté. Tu pourrais m’arracher la tête dans l’instant que je ne verrais rien venir. Mais je n’ai pas peur. Pourquoi ? Peut-être parce que je sais que tu n’es pas assez con pour faire ce genre de conneries ? Non, tu ne l’es pas. Tu crois que je ne m’en rends pas compte ? Ne sois pas stupide en essayant de duper l’indupable Graydon. Je sais bien que tout ce que tu essaye de faire c’est de sauver ta peau. Je vois bien que je ne suis pas aussi important que ça à tes yeux. Répugnant… tu as parlé. C’est tout ce que tu as à dire ? J’ai relevé les yeux pour te regarder. Toi et ta nudité. Sans broncher. Essayant de masquer cette envie de venir poser mes mains contre ce torse si parfait. Rhabille toi merde. Tu cherches quoi ? A me faire craquer ? Arrêtes tes conneries t’en n’as pas plus envie que moi alors ne soit pas joueur ça n’a aucun sens. Je n’ai rien dit. Arquant simplement un sourcil. Oui je trouvais ça répugnant. Tu étais un cadavre. Un homme et un cadavre. J’avais déjà du mal avec la notion d’homosexualité alors avec la nécrophilie c’était encore pire. J’ai simplement fait un geste de la main pour t’ordonner de déguerpir. Tu devais me trouver pitoyable, mais en même temps, je l’étais sans doute un petit peu, pitoyable. Minable. C’était ridicule. Alors je t’ai regardé partir dans la salle de bain, soupirant de soulagement quand tu as passé la porte. En temps normal j’aurais gueulé, mais là, je n’ai rien dit.Te laissant un peu d’espace. De l’espace, moi aussi j’en avais besoin je crois. Profitant de ton absence je me suis resservis un verre, le vidant cul sec, enchaînant avec un second. Un whisky à ce prix là c’était sensé se savourer, mais je ne t’apprenais rien, les gens comme nous n’avons pas la notion de l’argent. Claquer 45000$ dans une bouteille de whisky c’est quoi ? Quand on a ce genre de moyen on ne se pose pas la question de combien nous coûte la gorgée. Non, on n’est plus à ça prêt et tu le sais très bien n’est-ce pas ?

Que oui tu le savais. Combien de temps je suis resté là, à attendre que tu sortes enfin de la salle de bain ? J’en sais rien. Des minutes ? Sans doute beaucoup. J’avais besoin de calme, besoin de réfléchir. Ou plutôt, d’arrêter de réfléchir. Pourtant, chancelant à cause de l’alcool que je venais d’ingurgité plus que de raison à une vitesse vertigineuse, j’ai poussé la porte de la salle de bain. Restant là, adossé contre le chambranle. Te fixant, appuyé contre le lavabo. Qu’est-ce que tu foutais ? Venant me frotter les yeux, je me suis détaché de mon poings d’appuis, venant me laisser retomber sur le rebord de la baignoire. Soupirant encore. A mes yeux tu n’étais qu’un monstre. Et aux tiens, je savais, j’avais conscience, que je ne représentais pas mieux. Pourtant je ne te haïssais pas Graydon. Non. J’ignore pourquoi. J’ignore comment. Mais je ne te haïssais pas. Je t’avais fait des horreurs, je le savais. Torturer, maltraiter, ce n’était pas moi à l’origine. Crois-moi. A l’origine je n’étais qu’un gosse qui fuyait son destin pour ne pas ressembler à son tyrannique de père. Ca remonte à loin, à cette époque ou je croyais encore naïvement en une certaine innocence. Laisses-moi rire. Il est parti loin ce gosse qui fuyait l’argent, la corruption et tout ce qui allait avec. Au final, j’ai fini par céder et je ne suis pas si différent de mon père. C’est dans mes gênes. Tout comme toi tu es ce que tu es parce que c’est encré dans ton ADN. On ne peut pas le combattre. Qu’on le veuille ou non c’est comme ça. On ne peut pas faire autrement. Alors à quoi bon tenter de renier ce que nous sommes ? Peut-être bien, que je me vois un peu en toi, c’est peut-être pour ça que… que quoi ? Que tu me plaît autant ? Faut que j’arrête avec ça. Sincèrement. Bien que l’homosexualité était encré dans les mœurs depuis la nuit des temps, ce n’était… Pas naturelle. Non. La sodomie n’était pas naturelle. Un anus c’était fait pour chier pas pour… rien que d’y penser j’en ai frissonné. Non sérieux…

« Est-ce qu’il te manque ? Léandre ? Comment… Comment vous pouvez… Vous nourrir d’être humains, les tuer sans scrupule et… Ressentir des choses ? C’est… Je voudrais comprendre ce lien qui vous unis. Cette chose qui… qui vous permets de rester en relation, constamment. Léandre se battait pour son frère. Pour toi. Pour un certain… Callan aussi. Pourtant je connais son histoire. Léandre semblait… N’aimer personne d’autre que lui pourtant… Pourtant il a donné sa vie ou plutôt… Je sais même pas comment appeler ça vu que d’un point de v scientifique vous êtes morts mais qu’importe… Pour sauver son frère. Vous êtes tellement… Fascinants. Ca me transcende tu vois. Vous êtes… Si… Excitants. »

Excitants. C’était le cas de le dire. Je t’ai parlé. Tranquillement. Sans m’énerver. Pour la première fois depuis que tu étais là je me montrais… Compréhensif, et calme. Comme si j’essayais de te rassurer. Croisant les bras sur ma poitrine et les jambes je te fixais, guéant tes réactions. A tes yeux oui, je n’étais qu’un monstre. Tout comme aux miens tu n’étais qu’une aberration. Sur ce point on était au moins égale. Sur ce point oui, ça se valait tellement.

« Je lui ai envoyé une lettre. A Léandre. Il y a deux jours. Je lui ai propos de venir te voir demain. Fallait que je te le dise. Tu vois Graydon. Moi aussi malgré les abominations que je peux faire j’ai des sentiments. Toi et moi on n’est pas si différent que ça au final. Je ne fais que d’exécuter les ordres. C’est tout. Je pourrais très bien te laisser en bas dormir sur ce matelas pourave mais t’es là bien plus souvent qu’en bas. Tu devrais essayer de voir plus loin et de te poser les bonnes questions. »

Si je me trouvais des excuses ? Peut-être un peu. Je ne sais pas. Te souriant furtivement je me suis relever, près à sortir de la salle de bain pour te laisser l’espace dont tu avais besoin. Quelles sont les quatre étapes du deuil ? Le choc… Le dénis… la réalisation… Et enfin… L’acceptation…




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De la main de Graydon S. Batthyány signé le Lun 23 Oct - 22:17

The Perfect Disease


« You say you're the cure but I smell your disease,
I've figured you out like a rat in a cage.
Don't tell me you're pure as you spread like a plague,
I've figured it out, you're the rat in a cage… »



Théodore entre dans la salle de bains, et Graydon affiche un rictus ébahi, puis rit. Nervosité, exaspération, un brouillard confus s’entremêle avec les pensées du vampire. Il ne jette pas un seul regard au toxicomane, qui s’assied calmement sur le rebord marmoréen de la baignoir. Gray pourrait sentir à des kilomètres le genre paternel que le psychopathe essaie de se donner, comme s’il venait soutirer des confidence à son fils adolescent. Il est tellement pitoyable que la tête du jeune vampire, si elle le pouvait, se décrocherait de son buste pour aller se taper seule contre le mur. Ce qu’il ne comprend pas, c’est que l’être répugnant, ici, celui qui a envie de baiser un cadavre, ce n’est pas Gray. Il se ramène la queue entre les jambes, et essaie de l’amadouer, dans l’unique but de le rembarrer dans quelques instants. C’est à chaque fois pareil. Pitoyable, bien plus que répugnant. A-t-il oublié que le Batthyány lit en lui comme dans un livre ouvert ? Et le pire, dans tout ça, c’est que l’arrogant s’attache au scientifique. Contradiction, sentiments malmenés, nébuleux, cauteleux. Est-ce une espèce de syndrôme post-traumatique ? Est-ce peut-être à cause de ce sang, qu’ils ont échangé et qui a tissé entre eux un lien qui trouble leur raison même ? Théodore est un vrai bourreau, méticuleux dans ses tortures, doué dans la logique et pourtant ô combien frustrant dans ses raisonnements quotidiens. Or, Graydon ne souhaiterait pour rien au monde retourner dans cette cellule isolée, à broyer du noir et regarder les coquecigrues passer dans les ténèbres dans le seul espoir, vain, que le temps s’accélère ne serait-ce que de manière infime. Non, il se sent bien, là, aux côtés de Théo. Mieux qu’en bas. Ces pensées tordues font-elles de lui un psychopathe au même titre que l’O’Brian ? Est-il aussi tordu que lui ? Alors que ce dernier se met à parler avec ce flegme tout à fait tiraillant, frustrant et exaspérant, Gray se rapproche lentement de lui. Il s’agenouille face  à lui, alors que ses paumes algides viennent embrasser les genoux de son bourreau.

« Tu prétends connaître l’histoire de Léandre. Mais tu n’en sais rien. Tu n’es pas dans sa tête. Tu ne t’es jamais figuré que ses penchants pour le sacrifice pourraient ne refléter qu’un profond égoïsme ? Se sacrifier, souffrir physiquement… C’est tellement plus facile que de perdre un être cher… En se sacrifiant comme il a pu le faire, il se donne des airs d’héroïsme, alors qu’en réalité, il ne fait qu’éviter la vraie douleur, celle de perdre un être cher, celle qui torture la conscience jusqu’à l’agonie de l’âme. Il ne fait que la refourguer à ses proches, qui souffrent de le voir dépérir jour après jour… »

Le jeune vampire a parlé lentement, sa langue venimeuse sifflant comme celle d’un serpent, insolente et caustique.

« Bien sûr qu’il me manque. Et ça m’fait chier. Si ça ne tenait qu’à moi, je me déferais de ce lien… car il est… purement physiologique. Je ne suis que l’un de ses dommages collatéraux, et j’aimerais n’aspirer à être rien que cela… Mais son sang coule dans mes veines pour l’éternité, et je ne peux rien y faire. »

Paroles crues, animées par une rancœur véritable. Le vampire à la langue ophidienne ne sait même plus si les mots qu’ils prononcent découlent réellement de ses pensées, de son cœur noirci par l’abandon et l’esseulement. Il détourne le regard, devenu soudainement brillant, de rage ou de nostalgie, et, comme s’il désirait musser ces émotions sur le point de déborder, exploser de colère, fondre en larme ou éclater de rire, il sourit bêtement.

« D’autant plus que je me sens de plus en plus attaché à toi, Théo. Et face à cela aussi, je suis totalement impuissant, et j’aimerais que ça ne soit qu’une illusion… »

Il n’ose croiser son regard, dissimulé quelque part derrière la blancheur du marbre de la baignoir. Il est honnête, du moins, il pense l’être malgré ce brouillard épais qui règne dans son crâne. Essayant de se débarrasser de cette brume sublimée, il se repasse les paroles du scientifiques en tête. Comment vous pouvez vous nourrir d’être humains, les tuer sans scrupule et ressentir des choses ?

« Nous sommes des vampires, non pas des psychopathes antipathiques. Nous nous nourrissons comme tout être vivant sur cette Terre. Un tigre devrait-il ressentir de la pitié pour l’antilope qu’il vient d’achever ? Ce ne sont que les lois de la nature. Toi, tu te sens scrupuleux, quand tu me poignardes ou que tu me dépouilles comme du gibier, juste pour ton bon plaisir ? Ça, à ta place, j’aurais plus de peine à le comprendre. »

Graydon hausse les épaules et penche la tête sur le côté, les yeux dans le vide. Il a beau livrer de belles paroles aux assonnances presque moralisatrices, mais en réalité, il se fout royalement de l’impact que peuvent avoir ses pensées. Les pognes du grand vampire glisse un peu plus haut sur les cuisses du toxico, avant de s’arrêter net lorsqu’il l’entend à nouveau parler. Le regard écarquillé, ébêté, ébahi, plonge dans les yeux lénifiés du scientifique. Gray fronce les sourcils. Il peine à comprendre. Pourquoi Théo aurait-il fait une telle chose ? En réalité, la réponse n’est pas si complexe à cerner. Mais le tox’ finit par un commentaire qui arrache un rire arrogant aux lippes du monstre crépusculaire.

« Me poser les bonnes questions ? Comme celle de savoir si tu l’as invité simplement en croyant me faire plaisir, en admettant que tu aies réellement ce genre de bons sentiments… Ou alors dans le seul but de satisfaire ton envie de le revoir, d’assouvir cette obsession que tu lui voues ? »

L’Arrogance, le retour. Graydon se redresse brusquement, agrippant d’une main le visage de Théodore, lui pinçant les joues sans qu’il ne puisse rien faire pour se débattre. De toute manière, il paraît plus sous l’emprise de ses émotions que véritablement menaçant. Il se relève jusqu’à ce que les pieds du Tox ne touchent plus le sol.

« T’as raison, Théo, on n’est pas si différent, toi et moi. On est tous les deux exécrables et pitoyables. Tout ça parce qu’on se pose trop de questions, et qu’on n’assume pas les sentiments qui nous habitent, ni d’être qui nous sommes réellement, impuissamment. »

Il le relâche, sans prévenir, et se retourne. Ses doigts frottent le long de son visage marmoréen, comme s’il était soudainement étourdi par le contrecoup de ses paroles. Quelques foulées fantômatiques en avant et il laisse tomber tout son être sur le lit de la chambre à coucher, ses mains cachant toujours ses globes fatigués, relatant de ses émotions surmenées. Ça ne veut rien dire. Plus rien n’a de sens. La réalité elle-même ne semble pas sincère…

©️ Lyr



SYSTEM OVERRIDE
Maybe I'm sick inside, I'm definitely out of my mind. I know there's something not quite right. Disconnect. System override. You're so brave from your side of the glass, and you can't compute, you can't do the math, and you're playing god with your remote control, but I already know that there's a flaw in my code. And the truth is you silently study me and there are consequences that you cannot see and you ask yourself how did I unplug but the simple truth is that I just don't give a fuck
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De la main de Théodore O'Brian signé le Ven 17 Nov - 7:09
The perfect Disease
- THÉODORE O'BRIAN & GRAYDON S. BATTHYÁNY -




Le dénis, sentiment proche de l’acceptation. Bien trop proche. Faire le pas, ce dernier petit pas qui me ferait sombrer définitivement dans la folie, l’incompréhension, dans ce monde qui n’est pas le mien. Tu es là, en face de moi, ta main reposant sur ma cuisse, me parlant, simplement, et au lieu de me relever, de partir, de prendre de la distance, je reste là. Absorber par tes paroles, absorbé par le son de ta voix. Littéralement. Buvant chaque mot que tu prononces, fixant de façon alternative tes lèvres, tes yeux, cette main qui remonte le long de ma jambe, me procurant un frisson incompréhensible. Mes pensées te hurlant de continuer là où la raison voudrait t’arrêter. Paradoxe parfait, équilibre entre le vouloir et le rejet. Je ne bouge pas. J’en suis incapable. Et si moi je fais le pas dans l’acceptation, toi tu fais le tien dans la réalisation de l’emprise que tu as sans doute sur moi. Pourquoi ? Non. Je ne comprends toujours pas. Obsession, fascination, que sais-je encore. Le doute, la peur, l’inconnu. Est-ce que ce lien qui nous unis est aussi physiologique que celui que tu as avec Léandre ? Un lien dû au sang que je bois, dû a ses mélanges que je prends. Ton sang. Ma drogue. Cette drogue qui me fait te désirer de plus en plus. Cette drogue qui m’oblige à te faire dormir là, dans mes propres appartements plutôt qu’en bas, dans cette cage qui est la tienne. Cette drogue qui me fait littéralement péter les plombs. Je suis un scientifique. Je suis un alchimiste. Je suis un homme de science, cartésien, réaliste, ne croyant nullement en l’irrationnel, mais pourtant, je sens, je le sais, que ce qui me pousse dans ton sens n’a rien de rationnel. Je devrais t’arrêter, te couper dans ce geste, mais pourtant, je ne le fais pas. Déglutissant nerveusement. Machinalement. C’est ainsi, je le sais. Nous y sommes. Enfin. Sans doute. Très certainement.

J’aurais dû t’arrêter, mais c’est toi qui le fait. Je t’ai parlé de Léandre, et ton regard s’est assombris. Pourquoi ? Serait-ce une once de jalousie ? De la crainte ? Pourquoi j’ai écrit à Léandre ? Pour toi. Pour moi aussi, sans doute, très certainement. Tu n’as peut-être pas tort. Léandre me fascine, tout comme toi tu me fascine. Mais Léandre n’est plus. Il est malade, et bientôt, il ne restera plus rien de lui. Juste un fantôme. Alors que toi… Toi, tu ne l’es pas. Malade. Et jamais tu ne le seras. Je ne le permettrais pas. Mais cette main qui était sur ma cuisse vient agripper mon visage. Fermement. Spontanément. M’obligeant à me relever, me faisant même quitter le sol alors que tu m’assomme de faux jugements. Le sentiment qui nous habite ? Quel sentiment Graydon ? Celui que je ressens quand je te regarde ? Tu me trouve peut-être pitoyable, très certainement que tu as raison. Mais au moins, moi, je ne me mens pas. Malgré les battements de mon cœur qui s’affolent je ne bronche pas. Te fixant alors que mes pieds retrouvent enfin le sol, te regardant quitter la pièce, précipitamment. T’aurais-je blessé Graydon ? T’aurais-je offensé ? Pourquoi ? Pour avoir appelé ton sire ? Pour lui avoir proposer de venir te rendre visite ? Pourquoi est-ce que tu ne veux pas le voir ? Je suis persuadé que lui approuvera l’idée, très certainement. Je peux déjà le voir sauter dans la voiture pour venir te rejoindre sans prendre le temps de réfléchir aux éventuelles conséquences de ses actes. L’amour inconditionnel qu’il te porte est bien plus fort que la raison. Tu n’as donc pas conscience de ça ? Un dommage collatéral ? Sans doute oui. Mais pourtant. Si tu savais le nombre de fois où je l’ai entendu prononcer ton nom. Ca sonnait comme une supplique. Une douce mélodie.

Léandre t’aime et toi tu n’en n’as pas le moindre soupçon. Restant là, pantois, un sourire s’est affiché sur mon visage. Je t’ai vexé ? Sans doute. Ne tient plus qu’à moi de terminer ce que tu as commencé. L’acceptation. Ce n’est qu’un cap. Ce moment d’hésitation qui nous fait monter cette adrénaline. Celle de se dire qu’après coup il sera trop tard. Plus de marche arrière possible. Plus rien. Me relevant je suis resté là quelques secondes. Pensant, sans doute de trop. Avant de complétement m’éteindre. Repensant à la sensation de cette main glacée sur ma cuisse. Cette même main, qui m’avait fait frémir. Me passant une main dans les cheveux, j’ai tenté de lutter. J’ai tenté de me reprendre en main. J’aurais dû partir. J’aurais dû m’enfuir, aller m’enfermer ailleurs, loin d’ici, loin de toi, loin de cette tentation. Mais au lieu de ça c’est sur toi que je me suis jeté. J’ignore si c’était de la colère, de la peur, de la rage, ou bien tout l’inverse. A califourchon sur toi c’est mon poing qui est venu s’encastrer dans ta tempe. Un coup, et puis deux, un troisième, jusqu’à ce que je sente mes phalanges craquer sous la violence de l’impact. Je détestais ce que tu me faisais ressentir. Je détestais me savoir faible à côté de toi. Je détestais oui, toutes ces choses. Pourtant j’ai fini par m’arrêter. Soudainement. Machinalement. Essoufflé. Venant fixer ton visage qui malgré mes coups ne portait pas une seule marque. Tu étais la perfection. Tout simplement. Venant passer mes doigts sur tes lèvres, les caressant, redescendant sur ta gorge, ton torse. Fuir, je n’en n’avais plus la force. Je n’en n’avais plus envie. Qu’est-ce que tu m’avais fait Graydon ? Pourquoi ? Pourquoi je ressentais ça ? Pourquoi je réagissais comme ça ? Et pour la première fois de ma vie j’étais dans l’incompréhension la plus total. La perte de moyen. La perte de control. Parfaitement soumis… Incapable de raisonner… Incapable… De raisonnement.

J’aurais dû fuir, m’enfuir, partir loin de toi, disparaitre, t’enfermer, rester loin de toi pour me contrôler. Mais je n’ai pas pu. Restant là, à califourchon sur toi, regardant tes formes, ton corps sans la moindre lassitude. Repensant à cette main qui se promener sur ma cuisse quelques instants plus tôt. A tes expressions, à tes mots, tes paroles. « Je tiens à toi. » Ce genre de parole auxquels on se doit de répondre. Mais je n’ai rien dit. Je n’ai rien fait. Alors arrêtant de penser, de me poser des questions, de me demander pourquoi, de chercher une réponse que je n’obtiendrais jamais, je me suis redresser, détachant dans un geste presque simultané ma ceinture et mon jean. Cette réponse, peut-être que je l’obtiendrai qu’en me laissant tenter, qu’en allant au bout de cette envie qui me tiraillait l’estomac depuis ce jour où tu avais pris sa place. A lui. Ton Sire. A Léandre. Je n’ai pas pris la peine de retirer ma chemise alors que je retirais le bas, intégralement, me retrouvant presque mis à nu devant toi, ne te cachant plus l’effet que tu me faisais. Je bandais. Pour toi, devant toi, une réaction chimique qui me restait littéralement impensable. J’avais envie de te baiser. De baiser un cadavre, un monstre, une créature qui devait me répugner bien plus que m’attirer. Arrêter de réfléchir et agir, c’est tout ce que je devais faire. Alors je me suis laissé tomber sur le côté, ne pouvant affronter ton regard quand dans un geste je t’ai tourné, ton dos me faisant face. J’avais envie de te baiser, paroles auxquelles tu as simplement répondu » Baises-moi, tu comprendras peut-être ». Comprendre, c’est tout ce que je voulais. Hésitant un instant, ne sachant comment m’y prendre. Des femmes, j’en avais pris par derrière, pas qu’une seule. Mais avec toi j’hésitais. Encore. Mon corps me poussant à me plonger en toi où la raison me hurlait de ne pas le faire.

« Tu penses vraiment que je l’ai invité pour moi ? Et si j’avais fait ça dans l’unique but de vérifier qui tu aimes réellement ? Penses plus finement Graydon. Penses simplement… Comme moi. »

Je t’ai parlé, te murmurant ces paroles dans le creux de ton oreille alors qu’une de mes mains caressait ton bras sans même que je ne m’en rende compte. Sans même que je ne puisse réagir. Mon corps inconsciemment callé contre le tien. Mon vît, reposant là, contre toi, me frottant avec envie sans même que je ne m’en rende compte. Machinalement. Cherchant sans vraiment le vouloir à s’infiltrer en toi. J’étais hésitant, mais pourtant, tout en moi n’avait plus la force de te cacher mes envies. C’était irrationnel. Complétement. Je te désirais depuis tellement longtemps. Je te détestais pour ça. Je te détestais de faire naitre en moi toutes ces choses. Je te détestais oui, pour tout ça. Je te détestais peut-être parce que je t’appréciais plus que je ne voulais le prétendre. Si mon père savait ça il me renierait sur le champ. C’était une certitude. Ma main a finalement continué son chemin, glissant de ton bras pour venir caresser timidement ton vendre, ton nombril, ne réclamant qu’une chose, descendre encore à la découverte de choses bien plus tentante. Dessinant des petits cercles, là, sur ton bas vendre, venant même titiller ton pubis sans pour autant aller au bout. Fermant les yeux, j’ignorais si je voulais trouver la force d’aller au bout de ce que j’avais commencé, ou bien trouver la force de simplement partir. Me rhabiller et me tirer loin de toi. Mais mon corps ne pouvait s’arrêter de se frotter contre toi. Je n’y arrivais pas. Ma respiration prenant des allures de gémissement alors que me cambrant, j’ai fini par le trouver ce chemin. Tout seul. M’infiltrant en toi dans un soupire d’extase, ma main terminant son chemin en empoignant ce qu’elle désirait. Le pressant sans doute trop fort, m’agrippant presque à ton membre. C’était trop tard…. Plus de marche arrière. Et j’ai alors compris que je venais de le passer ce putain stade. L’acceptation…





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