The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 It feels like I'm flying, the feeling is lying { PV : Allegria

Goule ☠ Administratrice
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Avril 2044
Le ciel était couvert, le vent s’était levé. Il n’avait rien de rafraîchissant. Il était étouffant, comme la brise mortelle que l’on ressentait dans un désert après plusieurs jours d’errance. L’atmosphère était lourde, pesante. C’était à peine si l’on pouvait respirer. Comme une impression de crouler sous la pollution, les couleurs étaient ternes. Elles étaient dénuées de vie. Il semblait planer une fine brume grisâtre et pestilentielle.

Deux hommes sortirent de l’immense immeuble anthracite, tenant à bout de bras une créature qui ne tenait plus sur ses membres arrières. Il était difficile de discerner son visage sous une épaisse chevelure brune et grasse. Etait-ce un homme ou une femme ? Malgré la semi-nudité du corps, il n’était pas simple de le savoir avec certitude. Les deux hommes lancèrent le corps droit devant eux, au milieu des déchets et de cadavres d’animaux en décomposition. Un nuage de poussière se souleva sous le poids de la chose balancer sur le sol. Ils prononcèrent quelques paroles indiscernables et échappèrent un rire rauque qui fit frémir la prisonnière libérée.

La demoiselle prit une profonde inspiration et réunit des forces qu’elle ne pensait plus avoir pour se tourner et se mettre sur le dos. Les lèvres pincées pour contenir un cri de douleur, elle ne pouvait pourtant pas cacher les grimaces que cela provoqua. Elle peina à ouvrir les yeux tant la lumière était vive en comparaison à celle du cachot dans lequel elle avait été enfermée. Une cellule de quelques mètres carrés, sans fenêtres. Un lit dur comme de la pierre, une couverture usée, trouée et nauséabonde. Il fallait être particulièrement ingénieux pour effectuer un minimum d’hygiène. Un frisson la parcourut alors qu’elle pouvait enfin admirer la couleur du ciel. La mémoire lui faisait défaut. Elle ne savait plus ce qu’il était arrivé avant ses mois de captivité. Elle ne savait plus quel nom elle portait en arrivant ici. Elle ignorait jusqu’à l’apparence qu’elle avait empruntée. Elle ferma les yeux un instant, sentant quelques perles couler. Une nouvelle inspiration plus tard et elle faisait une tentative pour se lever. Ses membres la brûlaient, les exercices avaient été un luxe qu’elle n’avait pas pu s’offrir. Debout, sa tête se mit à tourner. Elle ne s’était pas nourrie correctement depuis plusieurs semaines. Ses plaies n’avaient pas été pansées. Sa fierté et ses idéaux avaient été mis à mal. Ses souvenirs en étaient la preuve aujourd’hui. Elle n’était plus sûre de grand chose actuellement.

Alors qu’elle avait fait quelques pas, elle se rendit compte que respirer était également un véritable calvaire. Ses tortionnaires avaient du lui casser plusieurs os, dont des côtes. Elle toussa. Un frisson parcourut de nouveau son corps meurtri et elle croisa les bras comme pour tenter de se réchauffer. Elle fut étonnée de ne pas directement sentir sa peau mais un tissu doux qui l’empêchait de mourir d’hypothermie. Elle marchait, sans s’arrêter. Elle était guidée par son instinct de survie et ne sut pas le moins du monde où elle allait. Comme un automate dépourvu d’âme, ses pas la portaient. Elle déambulait dans un endroit qui lui était totalement inconnu et pendant si longtemps qu’elle était persuadée de ne pas avoir fait que quelques pas. Son esprit continuait de lui jouer des tours, si bien qu’elle avait oublié ce qu’il s’était passé entre sa libération et l’instant présent. Sa vue se brouillait.

Arrivée à la frontière du Purgatoire - dont elle ignorait pourtant l’existence - elle finit par s’asseoir. Son corps commençait à lâcher et des larmes vinrent goutter sur ses cuisses croisées et nues. Couverte de saletés, l’on pourrait croire à une sdf qui avait perdu la tête. Dans l’immédiat, c’était exactement ce qu’elle était. Aucun sanglot pourtant n’agitait sa poitrine. Ce n’était que des larmes, vides de sens, vides de toutes émotions. Des larmes de colère. Des larmes pour évacuer tout ce qu’elle avait tu au cours de ces longues semaines. Des semaines interminables. Elle toussa de nouveau et non loin de là, elle perçut un mouvement rapide. Un animal qui lui aussi tentait de survivre. Et puis un homme apparut. Toujours assise en tailleur, elle ne daigna même pas lever ses yeux humides vers lui.

_ Tu sais jeune fille… Ce n’est pas très prudent de te promener par ici… Et encore moins dans cette tenue…

Il n’était pas difficile de percevoir le lourd sous-entendu dans ses mots. Elle prit tout de même le temps de poser un regard perplexe sur la tenue en question. Elle comprit beaucoup mieux pourquoi elle n’avait cessé de frissonner. Elle n’était vêtue que d’une culotte et d’une brassière blanche. Elle se mit à rire. Un rire franc, sorti pourtant de nulle part. Un rire qui lui échappait. Les nerfs lâchaient totalement.

_ Tu te moques de moi ? C’est ça ?

Elle leva un bras et dégagea la chevelure sombre qui cachait ses traits. Elle posa enfin les yeux sur l’homme qui craignait pour son égo et sa virilité. Le sourire était gravé sur ses lèvres comme un signe de provocation, en totale contradiction avec les pleurs qui commençaient déjà à sécher. Mais cela n’était rien pour elle, elle pouvait faire bien pire et généralement, il était inutile de l’y forcer. Elle le fixa un moment, percevant à son odeur, qu’il n’était pas de sa condition. Elle prit un long moment pour l’observer. Les cheveux étaient blonds, sales et tombaient sur sa figure. Celle-ci était tout aussi poisseux, à demi-couvert d’une longue barbe emmêlée. Il avait des airs de souillon et d’ivrogne. D’ailleurs, ses vêtements n’étaient pas de première jeunesse.

_ Tu as perdu ta langue ?

Il y avait quelques poils blonds qui dépassaient de son t-shirt troué. Ce dernier était gris, ou avait été blanc, dans une autre vie. Il portait une courte veste en jean, certainement dévorée par des termites. Ses yeux n’eurent pas le temps de continuer leur analyse. Pressée par l’homme qui perdait patience, elle finit par relever le bras, la main devant son visage. Le sourire s’élargit alors qu’un doigt injurieux se levait. Il ne lui fallut pas attendre longtemps pour que l’importun n’agisse. Il se précipita sur elle et l’attrapa par les cheveux. Le réflexe fut de porter ses deux mains sur celle qui la tenait fermement. Il l’obligea à se redresser et n’eut pas vraiment besoin d’user de toutes ses forces. Sachant qu’elle était libre, que rien ne la retenait de se défendre à présent, elle lança un genou désapprobateur dans ce qui faisait de lui un mâle. Il recula mais ne fut pas longuement ébranlé. Au regard noir qu’il lui lança, elle sut qu’elle ne pourrait s’en sortir toute seule. Pas dans son état du moins.
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Leviathan ☠ Progéniture d'Ève
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Le temps morose rendait la putain aigre. Plus encore qu'un vin qui aurait tourné au vinaigre de bas étage. La longue tignasse est ramenée dans une queue de cheval, il faut sortir de son refuge aujourd'hui pour essayer de trouver une victime, heureusement elle possède ces chaussures épaisses qui la protègent du froid, enfin heureusement où malheureusement, quand on sait que c'est les Tullamore, qui lui ont fourni après sa sortie de captivité comme le reste de sa tenue en réalité. Le saphir étincelant de folie se darde sévèrement sur le ciel grisâtre, comme si silencieusement, elle lançait l'injonction d'étinceler, mais non, sans succès. Les Léviathan n'ont pas le pouvoir de changer le ciel grisonnant en beauté ensoleillée. Quelle misère ! C'est donc dans une humeur massacrante, qu'elle sort aujourd'hui armée comme toujours pour se mettre en chasse.
Une fois dehors, elle se met à fureté dans les bois, se laissant guider par ses instincts avec le plus grand possible avant d'arriver vers les égouts, où les déchets remplaçaient lentement la végétation sauvage, où l'eau grisonnait et où l'odeur était si répugnante qu'elle semblait épaissir l'air et lui donner un goût horrible. Restant sur ses gardes, elle approche. Bien qu'elle craigne peu de gens ici elle se méfie des perfides humains qui l'ont déjà capturé une fois. Nombre de psychopathes laisse leurs victimes en semi-liberté pour les capturés à volonté et elle ne compte pas être une proie facile, si c'est le cas ici. Remontent un petit filet d'eau sale, des voix se font alors entendre.

Elle observe. Il y a un homme, juste là, qui s'adresse à une créature frêle. De là où elle se trouve, elle prendrait presque en pitié cette petite chose, mais son esprit préfère s'orienter vers la figure masculine. Les hommes, sont repas favori un sourire sadique trouve ses lèvres pleines et la langue se glisse sur celles-ci en dardant sur lui sa folie sanguinaire.
« - Et si tu t'attaquais a quelqu'un en forme, mon mignon ? »
Si le corps de la Créature est moulée dans le cuir et le coton il est visible, qu'elle n'est pas laide et que ses courbes sont capables d'affoler. Elle le sait et approche donc, sûr d'elle. Jusqu'à se retrouver entre la petite Créature, devenue insignifiante tant elle n'offre pas assez de nourriture et l'homme qui lui semble déjà un peu plus apte à la nourrir. Devant le sourire il semble comprendre, que s'il essaye de maltraité celle-ci, il risque de perdre un doigt, peut-être plus … enfin, c'est même certain et face au sourire qu'il voit sur les lippes, il n'ose pas approcher. Le contraire même se produit et il fait un pas en arrière, compléter par un en avant de la brune, pour glisser ses doigts sous le cou masculin et pencher la tête.



« - Tu ressemble à un clochard … tu ne manqueras a personne j'imagine. »

Et elle se dévoile alors, monstrueuse, ouvrant sa gueule béante garni de crocs pour aller glisser sa langue dans le cou et goûter un peu la peau, plus de frayeur que de mal pour l'homme, car la gueule ne fera que mordiller la peau aguicheuse, avant de lâcher.

« - Mouai … tu ne remporte pas la palme de l'humain le plus goûteux de l'année. »

Revenue à son apparence normale, elle se tourne vers l'autre Créature.

« - Vu ta tenue et où tu te trouve tu sors de chez les Tullamore. Qu'est-ce que t'y foutais ? T'es quoi ? »

Quant à l'autre, il peut fuir … si elle avait vraiment faim elle le retrouvera et en quelques bouchées il terminera dans la cavité sombre et béante de sa gueule affamée qui sans pitié le déchirera comme du beurre pour ensuite nourrir la belle et remplir son estomac de bête.
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Goule ☠ Administratrice
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A cet instant précis. Elle se fichait pas mal de ce qu’il adviendrait d’elle. Elle n’était plus maitresse de son corps depuis si longtemps qu’elle n’était même pas certaine de pouvoir reprendre le contrôle un jour. Sa tête tournait sans cesse et sa vue se brouillait par moment. Elle manquait des vitamines nécessaires à sa survie. Aussi appétissant que l’homme puisse être, elle n’avait pas la force de s’en prendre à lui. Peut-être que si son inconscient reprenait le dessus totalement, elle pourrait se défendre, mais là, elle vacillait. Entre conscience et inconscience. Entre raison et folie. Entre peur et rage.

Alors qu’elle était prête à fermer les yeux et laisser l’homme faire tout ce que bon lui plairait, une voix féminine se fit entendre. Etait-ce là la voix de son salut ? Une infime partie d’elle l’espérait encore. Elle ne pouvait totalement se résoudre à mourir bêtement et encore moins de la main d’un mortel. Elle grimaça à cette pensée. Qu’avaient-ils fait d’elle ? En quoi ces hommes l’avaient-ils transformée ? Une jeune femme impuissante, vulnérable, à la merci du premier venu. Une petite créature si fragile qu’un coup de talon suffirait à l’achever. Elle serra les poings si fort qu’elle manqua de faire couler son propre sang.

L’homme fut lui aussi surpris de cette nouvelle arrivante et lâcha sa proie qui s’écroula au sol tant elle ne tenait plus sur ses membres inférieurs. Même produire un son de douleur lui était incapable. Elle inspira et expira lentement. Sa tête tournait un peu moins mais elle savait que pour que ça passe totalement, il lui faudrait de la nourriture. Un corps frais, pas encore en décomposition dont elle pourrait ensuite disposer. Elle s’approprierait ainsi une nouvelle identité, une nouvelle jeunesse, un nouveau visage. Mais partir à la chasse dans son état était à rayer de son esprit. Elle serra les dents et fit de son mieux pour se relever. Les secondes qu’elle prit lui parurent une éternité. Où était donc passé sa rapidité, sa grâce, sa force ? Un grondement sourd fit vibrer sa poitrine, ne s’attardant aucunement sur la scène qui se jouait à quelques pas d’elle. Elle avait assez à faire avec elle même pour le moment. Toutefois, elle fut bien obligée de poser les yeux sur eux.

Le sentiment qu’une bête était à l’oeuvre la força à regarder la femme. Cette dernière avait dévoiler une gueule terrifiante et qui ne laissait pas beaucoup d’espoir au mortel. Pourtant, elle ne planta pas ses crocs dans la chair et laissa l’homme s’enfuir pour se tourner vers la petite chose qui se tenait toujours derrière elle. Deux prunelles sombres et dénuées de toute émotion se mirent à la fixer. Il n’y avait aucune peur, aucune question, aucun contentement à se retrouver face à une possible cousine si elle pouvait penser ainsi. La voix de la femme lui paraissait si lointaine et si mélodieuse après des semaines à entendre des hommes lui aboyaient dessus sans retenue. Eprouvant presque une certaine gêne, elle referma le manteau qu’elle portait pour se cacher. Peut-être honteuse de ce qu’elle avait du vivre sans la possibilité de lutter.

« Goule, » parvint à prononcer avec beaucoup de difficultés.

Sa voix était rauque. Elle n’avait même pas la certitude qu’elle avait vraiment prononcé ces mots. Elle fronça les sourcils, horrifiée de ne pas parvenir à reprendre le contrôle. Elle se racla la gorge avec acharnement.

« Je sais pas ce qu’est Tullamore. J’étais enfermée. »

Elle détachait toutes les syllabes pour être sûre que l’autre créature la comprenait. La voix était plus grave que dans ses souvenirs. Bien moins mélodieuse. Comme ses prunelles, dénuée elle aussi de la moindre émotion. C’était à se demander si elle avait déjà ressenti quoi que ce soit auparavant. Dans une vie antérieure peut-être. Elle voulut faire une pas en avant et finit par se sentir encore plus désorientée. Sa tête se remit à lui jouer des tours.

« Faim…, » parvint-elle à prononcer avant de s’écrouler lamentablement au sol.

◊◊◊◊

Quand elle rouvrit les yeux, elle fut encore plus perdue. Malgré cela, elle se rappelait cette fois ce qu’il s’était passé. L’homme qui avait tenté de l’agresser. La créature étrange qui était venue à son secours. Sa perte de repère n’en était que plus totale puisqu’elle n’était maintenant plus au même endroit. Elle voulut se relever brusquement, s’assurer qu’elle n’était pas de nouveau emprisonnée. Cependant son corps la paralysait. Elle avait toujours fait. Elle jeta un coup d’oeil furtif autour d’elle et découvrit une jeune femme inconsciente à ses côtés. Celle-là, elle n’avait pas le souvenir de l’avoir déjà croisé. Elle regarda de nouveau autour d’elle et on lui fit comprendre que ça lui était destiné. Sa raison lui criait de se méfier, de toujours demeurer sur ses gardes, comme elle l’avait toujours fait jusqu’à présent. Malheureusement, la loi du plus fort était toujours vainqueur et le plus fort aujourd’hui était son instinct. Celui-ci ne lui laissa même pas le temps de peser le pour et le contre et la força sans mal à se jeter sur la mortelle qui n’avait aucune idée de ce qui lui arriverait.

Lénore ne se contenterait pas de se nourrir de son corps, ses organes, son essence vitale. Non. Elle s’approprierait son apparence, son style, ses souvenirs, ses biens matériels. Elle deviendrait cette personne. Elle l’améliorerait même. Elle ne serait plus qu’une simple mortelle limitée dans le temps et les mouvements. Elle ferait d’elle un être plus fort, plus résistant, plus intelligent, plus dangereux. Les ongles acérés trifouillaient dans les entrailles sans la moindre retenue. Les organes étaient rapidement ingérés. Il ne resterait plus grand chose de la malheureuse. Les souvenirs l’envahissaient au fur et à mesure. La biographie d’une humaine bien moins insignifiante qu’elle ne l’aurait pensée. Une humaine qui savait tout de même profiter de la vie malgré les événements qu’elle avait vécus. Une humaine qui n’avait pas froid aux yeux, qui ne craignait pas grand chose. Voilà des traits de caractères qui plaisaient à la Goule qui n’aurait pas grand chose à faire pour devenir elle totalement.

Quand enfin elle eut terminé, il ne restait rien de la jeune femme. Rien d’autre que ce que la Goule voudra bien garder. Elle prit le temps de lécher ses doigts qui avaient repris une couleur naturelle. Un long râle de plaisir lui échappa. Elle prit le temps de s’observer dans un narcissisme qui n’était pas réellement digne d’elle. Les courbes n’étaient pas généreuses mais tout de même plus que correctes. La peau était claire et douce, presque  satinée. Les cheveux étaient longs, fins, les pointes blondes et la racine d’un rouge flamboyante. Elle était toujours vêtue des sous-vêtements dont on l’avait affublés et du manteau dont elle ignorait la provenance. L’odeur qui s’en dégageait était masculine et presque rassurante. Ses sens étaient revenus, son corps était plus serein et son esprit enfin calmé.

« Qu’est-ce que c’est que cet endroit ? » finit-elle par demander alors qu’elle se levait pour faire face à la femme qui l’avait sauvée.
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Leviathan ☠ Progéniture d'Ève
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Les prunelles qui accueillent son regard l'intrigue, voilà une créature qui n'a pas eu peur de ses dents, de sa gueule béante et terrifiante, telle qu'elle peut être décrite dans une vieille encyclopédie. C'est ce qui convainc la mauvaise herbe, que celle-ci n'est pas comme les autres, pas comme l'homme en tout cas, mais plutôt comme elle. Une soeur Léviathan, peut-être ? Non, ce n'est pas une soeur, mais une cousine, du moins si elle en crois le mot qui retentit faiblement, difficilement. Que lui ont dit les humains de Tullamore sur ces créatures ? Ah oui, qu'elle dévore une créature pour en prendre l'apparence. D'ailleurs, est-ce ainsi à chaque fois. En revanche, ce qui l'intrigue c'est la force et l'athlétisme, qui est censé distinguer ces êtres et dont la petite chose semble dépourvu, là sur le sol, elle est toute faiblarde et loin d'être supérieur aux humains comme toutes les créatures d'Eve. Une créature à peu près aussi compliqué à tuer que sa propre race, une cousine en somme, envers qui la putain tends la main métaphoriquement.
Ainsi, tu ne sais pas où tu étais, petite chose ? Ils ne t'ont donc rien dit ... Voilà qui tire un léger sourire à la Florentine qui en sait bien plus donc, que la petite créature ici. Ah, enfin, une demande qui lui semble raisonnable, enfin une parole pour laquelle elle peut faire quelque chose pour celle-ci.


« - Oui, tu as faim. Je vais te trouver quelque chose de frais.»

Et elle s'éloigne, laissant la frêle sur place, pour se glisser entre les arbres aux alentours et son instinct de chasseur de se réveiller. Le nez s'habitue aux odeurs, les yeux se plissent, jusqu'à trouver enfin sa proie, ici. Dans un premier temps surprise de trouver quelqu'un ici, elle chasse ces idées de son esprit et observe. Elle est flamboyante, magnifique même. La tignasse dégradé mettant en valeur une peau bien pâle et qui semble douce. La langue se passe sur ses lèvres pleines, elle se fait gourmande. Non, celle-ci elle ne la mangerait pas, mais elle l'attraperait pour glisser ses mains sous les vêtements, attirer le corps à elle, déguster sa peau avec douceur, alors que la pulpe des doigts se plairait à faire hérisser sur la peau des boules de chaire. Et qu'importe ce qu'elle aimait, elle la voulait et la violerait si seulement la Créature s'écoutait. Au lieu de ça, elle décide de s'en approcher en silence puis avec violence, après s'être saisi d'une branche épaisse, de l'assommer proprement. Récupérant la jeune femme entre ses bras, elle la pèse, dégage de son front une mèche, arrange la tignasse et la porte maintenant à l'autre frêle.
La voilà qui se réveille, alors qu'avec négligence, la chasseuse l'observe plutôt curieuse de la suite des événements. Les Sombres se posent sur elle et d'un hochement silencieux, elle l'invite à se nourrir. Oui mange cugina. Mange, je t'observe et l'homme de tout à l'heure ne t'importunera pas.

Et c'est avec une certaine fascination qui se lit par un sourire sur ses lèvres qu'elle regarde la femme inconsciente être déchirée par des ongles, pour que chaque organes soit savourés, que la chaire soit ingurgitée. La scène est sanglante, mais cette scène plaît à la brune, qui s'en délecte en silence, elle n'a jamais croisé pareille créature et c'est un véritable bonheur que d'en découvrir une ainsi. C'est avec intérêt, qu'elle profite du spectacle, découvrant la goule changer lentement d'apparence, chaque bouchée, chaque organes ou morceau de chaire manger, la rendant un peu plus comme cette créature ramenée. Ainsi, elle observe longuement ces deux apparences qui se mêlent, pour en créer un autre, avant que la première s'efface au bénéfice de la nouvelle, rendant à la Créature une nouvelle identité. Elle a fini enfin, dans son grand manteau et ces sous-vêtements sommaires. Et la Léviathan d'en profiter sans être gênée, de lorgner sur les courbes douces.


« - Bene, bene. »

Puis la question, Allegria se relève, se déplie et alors, annonce, pour expliquer enfin la situation à la bicolore.

« - Le Purgatoire. On est en Irlande, ils ont transformé toute l'île en prison, pour nous y mettre, nous y entassait et nous tuer, enfin je ne suis pas certaine pour ce dernier point. En somme voilà. La prison d'où tu sors est au centre de l'île, c'est la prison Tullamore et ceux qui travaillent à l'intérieur, on les appel de la même façon. »

S'approchant, elle glisse la main sur la joue de la nouvelle Créature, pas déçue de sa bonne action de la journée, en permettant à cette pauvre fille d'être une meilleure personne et à cette cousine de se nourrir.

« - Je n'avais jamais vu de personne comme toi, c'est fascinant. Tu es fascinante et cette apparence est magnifique. »

La main quitte la joue, maintenant, qu'elle a constaté la douceur de cette nouvelle peau, la vivacité qui semblait se dégager de la Créature lui plaît, en voilà une qui pourrait être une alliée, une amie ?

« - C'est toujours ainsi ? Lorsque tu manges, tu prends l'apparence de cette autre personne ? »

Et l'azur de se poser sur les restes de la jeune femme.

« - Prends ses vêtements, je pense que ça sera mieux. »
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Goule ☠ Administratrice
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Lénore prenait un plaisir coupable à se sentir redevable à qui que ce soit. Elle était plus que reconnaissante de n’avoir pas été maltraitée par l’humain. Aussi reconnaissante que l’autre créature n’ait pas décidé de faire d’elle son diner. Elle qui avait toujours eu l'habitude de ne se reposer que sur elle, elle devait bien reconnaître qu’elle était rassurée de ne pas avoir eu à le faire cette fois-ci. Elle ignorait encore ce qu’était la femme, mais nul doute qu'elle n'était pas goule, ni vampire, ni louve. Elle ne tarderait pas à glaner les informations qui lui manquaient. Ce n’était qu’une question de temps. Mais sa priorité était toute autre pour le moment. Où était-elle et pourquoi ? Voilà ce qu’elle demanda en premier. Maintenant qu’elle avait repris pleinement possession de ses moyens, elle prit le temps d’observer ce bon samaritain aux dents acérées. Impossible pour la française de nier cette beauté qui lui faisait face. De grands yeux clairs la fixaient tout en lui expliquant où elle se trouvait.

Les informations s’insinuaient doucement dans son esprit, trouvant écho à ce qu’elle avait appris à travers la jeune humaine sacrifiée. L’Irlande. Une prison. Tuer toutes les créatures ou au moins les contenir. Lénore fronça les sourcils. Elle n'aimait pas ça. Par moment, des fragments de souvenirs s'imposaient à elle. Des hommes. Une forte douleur physique répétitive et virulente. Une autre, interne. Permanente. Le visage d’un homme si familier et pourtant qui lui était totalement étranger. C’était encore diffus et incompréhensible. Plus elle tentait de se concentrer pour comprendre, plus cela lui échappait. Elle finit par comprendre que la mémoire lui reviendrait petit à petit. Elle finirait par l’assaillir sans qu’elle ne puisse la contrôler et ce serait à ce moment que toutes les pièces du puzzle s’emboiteraient et que le tableau prendrait un sens clair à ses yeux.

Elle passa la main dans ses nouveaux cheveux. Une légère odeur fruitée émanait de sa chevelure. La jeune humaine aimait prendre soin d’elle. La Goule continuait de fixer la femme qui l’avait épargnée et nourrie, les traits de son visage incapables de montrer la moindre émotion.

« Et qu’es-tu ? Je n’ai jamais rencontré de créatures telle que toi. Tu es… fascinante. »

Elle avoua cela sans gêne, sans retenue. Son visage ne laissait toujours rien transparaître. Ni crainte. Ni doute. Aucune émotion. Elle avait retrouvé la froideur des débuts bien qu'elle n'avait aucune peine à se remémorer une goule bien moins froide et directe. Elle semblait être une personne plus réfléchie, moins impulsive bien que possiblement dangereuse. C’était ce qu’elle ressentait et elle savait que le naturel reviendrait au galop. Alors elle ne tentait même pas de se contenir et de lutter contre celle qu’elle était réellement. Le caractère était bien la seule chose qu’elle ne pouvait pas changer. Elle pouvait simplement - quand elle le souhaitait - se tempérer du mieux qu’elle le pouvait. Malgré cela, son esprit se perdait dans ses propres tréfonds abyssaux, à la recherche du moindre indice qui lui indiquerait comment elle avait atterri ici. Cependant, elle secoua doucement la tête. Pour l'heure, il fallait déjà se faire à ce nouveau corps, à cette nouvelle identité. Elle finit par jeter un regard sur les restes qu’elle avait laissé derrière elle, ne ressentant aucune tristesse pour cette âme perdue. Son sacrifice n’était pas vain et la goule l’en remerciait presque in petto. Nul doute qu’elle lui ferait honneur, arborant ses tenues vulgaires la tête haute. Une voix féminine la força à stopper sa contemplation. Un sourire lubrique glissa sur ses lèvres en réponse à la proposition de son interlocutrice.

« Pourquoi ? Je ne te plais pas comme ça ?  »

Elle ouvrit le manteau, découvrant ses nouvelles formes pour le bon plaisir - ou non - de l’autre enfant d’Eve. Elle fit un tour sur elle-même, échappant un petit rire taquin. Elle se montrait joueuse, sensuelle. Voilà la preuve que le naturel revenait toujours au galop. Elle avait certainement déjà joué de ses charmes par le passé. Elle les avait même vendus, ça, elle en mettrait sa main à couper. Elle finit par hausser les épaules et s’affaira à récupérer les vêtements de la morte. Elle les enfila rapidement et ne fut pas surprise qu'il lui aille comme un gant.

« Tu peux m’appeler Riley, »dit elle, officialisant ainsi sa nouvelle identité.

Elle s’accroupit ensuite pour fouiller la bourse de l’humaine, rentrant d’avantage dans son intimité. Un porte monnaie qui ne contenait pas beaucoup d'argent. Un lecteur mp3 qui avait bien vécu et un gros casque noir et rouge. Un vieux calepin gribouillé de pensées diverses et variées,  illisibles pour ceux qui n'étaient pas avertis. Les clés de son appartement avec un porte-clé qui représentait un démon fumant une cigarette. La nouvelle Riley était totalement fan du style de l’ancienne. Elle se l’approprierait sans la moindre difficulté. Il y avait aussi une petite trousse à maquillage bien fournie. Elle referma le sac qu’elle lança sur son épaule puis regarda de nouveau la femme.

« Vous êtes ici depuis longtemps ? » demanda-t-elle alors.

Ce n'était pas tant pour faire la conversation que pour avoir un avis de la vie entre les murs de cette prison. Lénore - ou plutôt Riley maintenant - n'était absolument pas à l'aise avec l'idée d'être enfermée. L'horrible idée que le moindre de ses mouvements, la moindre de ses paroles seraient épiés, disséqués, jugés... Elle en avait des frissons d'horreur et de colère.
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