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Goule ☠ Progéniture d'Ève
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De la main de Riley Keenan signé le Sam 23 Sep - 17:41
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Juin 2045

La remise sur pied avait été compliquée et particulièrement longue. La patience de la créature avait été quelque peu ébranlée. Tout avait été à refaire. Il fallait reprendre des forces. Il fallait trouver un logement. Il lui fallut près de 2 ans pour qu'elle y parvienne.
Vivre avec Allegria avait été une expérience enrichissante. C’était tout de même elle qui l’avait aidée à faire le point sur les évènements passés et actuels. C'était elle qui était parvenue à combler quelques blancs. Cependant, elle ne pouvait pas vivre à son crochet pour l’éternité. Il ne fallait pas oublier qu’elle était une femme indépendante et la Léviathan elle-même commençait sans doutes à se lasser de la Goule. Terrassée par les cauchemars, elle se réveillait souvent en pleine nuit, la sueur au front.

C'étaient les images de deux hommes qui s’imposaient souvent à elle. Le premier dépassait le mètre quatre-vingt. Ses cheveux étaient d’un blond cendré, court et coiffé en arrière. Toujours rasé de près, il n’y avait jamais un poil qui dépassait. Dans son inconscient, il portait toujours une chemise à jabot blanc, un pantalon un peu trop large clair et des chaussures cirées noires à lacets roses. Il avait la mine renfrognée, les lèvres plissées d'un enfant que l'on a pris sur le fait. Il demeurait calme.
Le second, lui, était un peu plus petit, brun, les cheveux plus longs et une barbe entretenue de quelques jours. C’était visiblement un homme qui aimait prendre soin de lui et qui passait certainement plus de temps dans la salle de bain que sa compagne. Telle qu'elle le voyait dans son sommeil, il était vêtu d’un t-shirt gris, une veste en simili noire, d’une paire de jean foncée et de converses sombres. Il était à genou, les larmes semblaient lui monter aux yeux alors qu’il fixait droit devant lui avec crainte. Non pas la crainte qu'on ne l’attaque, mais la crainte qu’il ne perde quelqu'un à qui il tient plus que du raison. Des bras le tenaient fermement alors qu’il tentait de courir vers la personne qu’il ne quittait pas de ses prunelles émeraudes. Ses lèvres se mouvaient rapidement, mais impossible d’entendre sa voix. Un parfum de musc l’accompagnait toujours. Après plusieurs secondes de contemplation immobile, le premier homme s’évanouissait mystérieusement et le second perdait littéralement la tête.

Elle mit un moment à comprendre que ses cauchemars étaient en réalité des souvenirs. Non pas des souvenirs d’identités volées par le passé, mais bien ses propres souvenirs, son histoire. Aux sentiments et aux larmes qui accompagnaient souvent les réveils, elle réalisa quels liens existaient entre elles et ces inconnus. Le blond n’était autre que son père qui lui avait menti mais qui pourtant lui manquait. Le brun n’était autre que le seul homme qu’elle avait réellement aimé. Et chaque fois que leurs visages lui apparaissaient en songe, son palpitant se serrait de douleur et ses poings de colère. Il était peut-être trop tard pour son fiancé mais elle avait encore une petite chance de retrouver son père. S’il était quelque part, il était ici. Mais chaque chose en son temps.

Le seul moyen pour elle de retrouver un équilibre mentale et physique était de d'abord se sustenter. Un buffet ne serait certainement pas compliqué à trouver dans ce pays en ruines. Déambulant entre les allées d’un cimetière, elle avait observé chaque tombe, chaque visage imprimés sur les stèles, chaque date inscrite. Finalement, de la terre fraichement retournée avait attiré son attention. Une jeune humaine était décédée à peine quelques jours plutôt. Un gueuleton de choix. Ce fut ainsi qu’elle devint Riley Keenan. Tout le monde saurait ce qu’elle était, mais elle pourrait aisément vivre dans son appartement. A la première bouchée, tous les souvenirs de la petite furent à disposition de la progéniture d’Eve. Et cette dernière était enfin repue.

Plusieurs semaines plus tard, elle avait enfin pris ses marques dans l’environnement dans lequel on l’avait lâché. La vengeance était toujours une chose à laquelle elle tenait, mais c’était un plat qui se mangeait froid. Qui d’autre qu’une Goule pouvait mieux savourait ce fait ? Elle retrouva un poste de médecin légiste, devenant finalement plus médecin que légiste au final. Car dans cette infernale prison, les morts et leurs causes n’étaient plus secrètes. Les oreilles toujours grandes ouvertes, elle glanait autant d’informations que nécessaires. Que ce fut sur son père, ses tortionnaires, ses semblables ou la possibilité de passer une soirée intéressante.

Ce fut ainsi qu’elle atterrit dans un bar à minuit. Quelques collègues médecins voulaient décompresser et Riley n’allait certainement pas tourner le dos à une telle opportunité. A en croire les souvenirs qu’elle avait de l’humaine, cette dernière était une fêtarde invétérée. La Goule n’arriverait certainement pas à la cheville de la petite dévergondée, mais elle n’avait certainement pas de quoi la jalouser. Sur la route pour les rejoindre, une cigarette au coin des lèvres, elle ne manquait pas d’attirer certains regards. Flattée de cet intérêt ? Pas le moins du monde. Pourtant, elle s’amusait en leur faisant des clins d’oeil ou en passant une langue provocante sur ses lèvres. Celles-ci étaient peintes d’un rouge outrageant. Des bottes de 10cm, des bas résilles, une jupe en tulle, un bustier et une veste en cuir, elle était tout de noir vêtue.

Elle finit par retrouver les autres à une grande table pas trop loin du bar. Sortant pour la première fois depuis un long moment, il fallait qu’elle se réhabitue à la sociabilité. Elle demeura à l'entrée durant de longues secondes. C’était animé et bruyant. Les lumières étaient vives et la musique était trop forte. Il fallait crier pour s’entendre sans pour autant se comprendre. Les bouteilles et les verres d’alcool descendaient rapidement comme si les clients n’avaient rien de mieux pour s’évader que de se noyer là-dedans. Malgré cela, un sourire illuminait le visage de la rouquine. Ses prunelles brunes passaient d'une personne à l'autre, tentant de trouver la distraction du soir. Car ses collègues, bien que pas tous ragoûtants pour autant, n’avaient pas ce je-ne-sais-quoi qui captait l’attention de la légiste. Accoudée au bar pour ne pas perdre le fil de son occupation, elle commanda distraitement un shot de vodka. Puis un second. Et un troisième. L’alcool faisait encore son effet et elle aimait la sensation que cela finissait par lui procurer. Un léger étourdissement et une certaine sérénité. Bien que cela demeurait passager, elle comprenait que les humains en usent et en abusent aussi aisément.

Ses sens commencèrent à doucement s’engourdir et appelée par la musique - bien que l’endroit ne s’y prêtait guère - elle se dirigea vers le milieu du bar et commença à remuer les hanches au rythme des sonorités rock'n'roll. Elle fit lentement glisser la veste sur ses épaules qu’elle dévoila sans gêne aucune. Elle l’envoya en direction de ses collègues qui la sifflaient et l’applaudissaient. Elle offrait clins d’oeil et baisers fictifs à ceux qui ne la dévoraient pas des yeux. Mais deux mains finirent par se poser sur ses reins, la forçant à stopper ses mouvements. Elle prit le temps de se tourner pour faire face à l’imprudent qui osait la toucher de la sorte. Elle ne fut qu’à moitié surprise de voir un de ces collègues tout contre elle.

« Je me montre certes sympathique avec toi mais si tu ne veux pas perdre tes mains, tu as intérêt à les retirer de mon corps immédiatement. »

Malgré la noirceur de son regard et de sa voix, l’homme demeura immobile. Fred - c’était son nom - ne recula pas. Visiblement lui aussi déjà sous la douce influence de l’alcool, son esprit embrumé n’était plus prompt à la réflexion. Elle ne pouvait pas le blesser ainsi pour si peu. Elle soupira et aperçut du coin de l'oeil, derrière Fred, un autre homme, bien plus intéressant. Il venait à son tour de pénétrer les lieux. Dans son esprit aussi noyé par l’éthanol, un plan qui ne lui ressemblait pas jaillit soudain. Comme un papillon attiré par la lumière, elle quitta le corps qu’elle ne voulait pas contre elle pour se ruer vers un autre, des plus attractifs. A quelques centimètres de lui, elle lui sembla reconnaitre cette odeur. Un mélange de musc, de poivre, de cendres et de transpiration. Suavement, elle enroula ses bras autour du cou du brun fraichement débarqué et glissa ses lèvres dans son cou. Elle les remonta sur l'arête de sa mâchoire, caressant doucement cette peau pour venir murmurer à son oreille :

« Joue le jeu. »

Elle quitta le lobe de son oreille pour venir l’embrasser sans la moindre retenu. Elle se fichait pas mal qu’on la prenne pour une allumeuse ou une autre stupidité du genre. C’était la seule chose qu’elle avait trouvée pour se débarrasser de l’autre abruti. Cinq secondes plus tard, elle se détacha enfin de lui, un sourire amusé sur le visage. Son regard était quelque peu brillant.

« Tu embrasses même mieux que ce que j’aurais cru, » murmura-t-elle pour que le pot de colle ne l’entende pas.

Ses bras quittèrent la nuque de l’homme et ses mains caressèrent tendrement ses joues. Elle lui fit un clin d’oeil.

« Je peux t’offrir un verre pour te remercier de ta coopération ? »

Finalement, la soirée n’était peut-être pas totalement vouée à l’échec. Elle finit par reculer d'un pas, tournant légèrement la tête sur le côté. Elle perçut du coin de l'oeil que Fred s'en était allé. Elle sourit d'avantage, attendant la réponse de l'inconnu.
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De la main de Jackson Tanner signé le Lun 2 Oct - 9:48
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L’Irlande. Je ne savais pas ce que je venais foutre ici. Bien sûre que oui j’en avais entendu parlé, mais si je me doutais de ce qui m’attendais là-bas ? Non. Absolument pas. On m’avait enfermé ici pour ma nature, pour ce que j’étais, et je me sentais complétement largué. Je zonais, tout seul, essayant d’apprendre des uns et des autres. Mes instincts me disaient d’aller vers l’Ouest, mais j’ignore pourquoi, c’est vers l’Est que je suis parti. Sans trop réfléchir, sans trop me poser de questions. Je ne demandais rien à personne. J’avais passé ma vie à me débrouiller tout seul alors non, je ne voyais pas pourquoi ça changerait même ici. Ca faisait quoi ? Quinze jours que j’étais ici. J’avais volé une caisse dans les alentours de Cork, je siphonnais pour remettre le plein. M’arrêtant de temps en temps dans ce qui me semblais être des villages encore habitables, forçant les portes pour me loger. J’avais appris que certaines créatures de ce monde n’étaient pas très fréquentables. Les Léviathan, les tarés de vaudou aussi. Entre autre. Ces gars qui avaient pactisé avec les gugus de Tullamore et qui leur suçaient la bite pour avoir des conditions de vies meilleurs. Dans le fond, c’était l’apocalypse, je ne voyais pas comment je pourrais les blâmer. L’instinct de survie à ce qu’on dit. Le mien me dictait de tracer ma route. Tout simplement. Sans me poser vraiment de questions et si je tombais sur un type un peu chelou je me contenterais de le contournais. Enfin, si je le pouvais. Ca me semblait plus simple, plus pratique comme raisonnement donc je m’y tenais.

Je pillais dans les anciennes superettes, enfin je pillais. Je tentais de réquisitionner le peu qu’il restait. Souvent des conserves dégueulasses. Des conserves, j’en trouvais un peu dans les placards des maisons que je squattais. Jamais bien longtemps soit dit en passant. Une semaine au maximum. J’essayais de me faire discret, le plus possible. De ne pas faire de bruit, de ne pas me faire remarquer. J’étais un solitaire, sans meute, sans point d’attache, refusant de rendre des comptes à qui que ce soit. Alors oui, je savais que les miens squattaient les environs de Galway, un type me l’avait confirmé, mais franchement ? Je n’en savais trop rien. Peut-être que oui, quand je serais désespéré j’irais les rejoindre. Peut-être, oui, on verra bien. Mais pour l’instant non, faire des potes, tout ça, ça ne faisait pas parti de mes prérogatives. C’était sans doute pour ça que j’avais décidé de partir à l’opposé. Je savais que les loups avaient ce genre de sens qui leur faisait savoir quand un dès leur était dans le coin, même s’il n’appartenait pas à la meute. Alors j’avais fui. Comme un traitre. La meute qui aurait dû être la mienne m’avait cherché et avait bien fini par me trouver. Et franchement ? Savoir ce que j’étais moi ça ne me disait rien qui vaille. J’avais horreur de ma condition, de ma nature, je me sentais comme un monstre. J’étais plus humain que loup, et quand c’était la pleine lune, putain, ce que je pouvais maudire ce moment.

Ma transformation était encore douloureuse, et je sais pas, j’espérais au fond de moins qu’un jour on trouverait un remède contre cette putain de malédiction. C’était stupide et naïf, Mais bon. C’était ce que j’espérais le plus. Redevenir un simple humain. Alors j’avais essayé de trouver une faille, de rentrer dans les locaux de Tullamore. J’étais prêt à leur servir de cobaye s’il le fallait. Mais la porte ne s’est jamais ouverte. Je me suis dit que ces fils de putes devaient me prendre pour un cinglé, alors j’ai pas insisté. J’ai tracé ma route. Tout simplement. Remontant vers le nord, toujours à l’Est. Et c’est comme ça que j’ai fini ici, à Dublin. Le territoire des monstres. Le Purgatoire comme on l’avait récemment donné pour rendre hommages aux créatures qui y vivaient. Des Goules, des Polymorphes, des Léviathans. Des bestioles dont jamais je n’avais vraiment cru pouvoir être réelles. C’est vrai, j’avais regardé cette vielle série B des années 2000 quand j’étais gosse. Supernatural. Et là… Toutes leur créature arpentait vraiment nos terres. C’était badant. Sans doute excitant pour le peu de fan de cette série mais badant quand même. Ce que je foutais là ? Sérieux, j’en savais rien. Je sentais bien que c’était pas le lieu idéal. Qu’ici ça devait grouiller de type un peu bizarre. Mais la coalition avait été signé non ? Alors qu’est-ce que je craignais ? Rien. Enfin ça c’est ce que je me disais. C’était stupide d’ailleurs comme raisonnement. Je n’étais pas plus en sécurité ici qu’ailleurs mais bon, c’était qu’un détail ma fois. Au pire je crèverais. Au mieux ? Je survivrais, comme toujours.

C’est un peu dans cette optique que j’ai poussé la porte du premier bar qui me tombait sous la main. Un bar de nuit, ce genre d’endroit avec de la musique trop forte, bombait de meufs trop superficielles à mon goût qui te laissé toujours le goût gras et dégueulasse de leur gloss quand elle venait te rouler des patins. Je pouvais bien passer pour un vieux con, mais je les aimais plutôt naturelle. Et puis sérieusement ? Je n’avais jamais eu de relation sérieuse alors qu’est-ce que j’en avais à foutre ? J’aimais ma liberté, mon petit célibat. Alors non. Je ne les regardais pas. A vrai dire, j’en avais rien à foutre. On pouvait venir se frotter contre moi, ça ne changerait rien. J’étais peut-être un gars un peu frigide ? Non. Solitaire. Mais pas frigide. Je tirais des coups comme tout le monde. Rarement, mais ça m’arrivait. Bon la dernière fois devait dater de cette époque ou je bossais encore ce magasin de musique mais ça, c’est qu’un détail. Enfin bref on s’en carre. Alors oui, j’ignorais tous ces regards légèrement braqués sur moi quand j’ai pris la direction du comptoir sans rien demander à personne. Commandant un double whisky sec. L’alcool, mon unique ami, le meilleur sans doute que j’avais en ce moment. Il me tenait toujours chaud et savait remonter le moral lui au moins. Que demander de plus ? Absolument rien. Moi ça me suffisait amplement. Il te collait au corps sans être encombrant. Il ne te faisait jamais de scène même en cas d’infidélité avec Dame Vodka. Oui, l’alcool était le meilleur des amants que je n’avais jamais connu durant toute ma misérable petite existence. Et je n’avais pas l’intention d’en changer ça c’était certain. Je pouvais le consommer sans modération. C’était un avantage.

Complétement perdu dans les méandres de mes pensées je ne t’ai pas vu arrivé. Sincèrement, j’ai même était plus que surpris. Tu as passé tes bras autour de mon cou, sans même me laisser la moindre chance de te repousser. Jouer le jeu ? Le jeu de quoi ? J’allais vite le savoir. Posant mes mains sur tes hanches pour m’apprêtais à te repousser c’était déjà trop tard. Tu venais de t’emparer de mes lèvres sans le moindre scrupule. Les yeux grands ouverts, presque choqué, j’avoue que je n’ai rien compris. On ne me l’avait jamais encore fait celle-là. Je savais que je n’étais pas hideux comme mec, j’avais bien conscience que oui, des fois, on me regardait avec insistance et certaines rougissaient quand je me contentais de leur demander du feu mais quand même. C’était une première. Attends, tout doux, laisses moi le temps de comprendre ce qui vient de se passer là. Tu t’es détaché et penchant la tête sur le côté pour regarder derrière toi j’ai vu un type s’éloigner, l’air… Plus que frustrer. Ok je vois. Tu t’es servis de moi pour éloigner un gars trop lourd. Sympa. Mais la prochaine fois demande ma grande, je ne suis pas un type facile. Cela dit tu savais t’y faire et à ta demande j’avoue avoir tilté. C’est bon, tu savais te faire pardonner, à croire que tu n’étais pas non plus si mal élevée que ça. Je te pardonnais pour cette fois mais si tu devais recommencer, penses quand même aux préliminaires, c’est important tu sais. C’est ce qui fait durer le plaisir non ? Enfin je dis ça, je n’en sais trop rien. Non pas que c’était désagréable, c’était simplement… surprenant. Mal à l’aise je me suis passé une main dans les cheveux. J’avais chaud soudainement. Je ne savais pas ce que t’étais mais cela dit tu faisais pas dans la dentelle toi.

« Ma coopération ? tu ne m’as pas trop laissé choix. Mais si tu payes pour te faire pardonner là je veux bien. Vas pour un double whisky sans glace. »

Je me montrais peut-être un peu froid, je te l’accorde, mais j’étais on ne peut plus que surpris. J’étais là, sirotant mon verre sans rien demander à personne et pouf ! Tu me tombes dessus, comme ça. C’était surprenant. C’est vrai j’ignorais absolument tout de toi. Ton nom, ce que t’étais, parce que pour vivre ici de son bon vouloir j’en sais rien, mais mon petit doigt me disait que tu n’étais sans doute pas si humaine que ça. Je n’étais pas raciste hein, non, du tout, t’étais même… Jolie, mais quand même. Dans un geste j’ai reculé le siège de bar d’à côté pour t’inviter à t’assoir. Je n’étais pas doué du tout pour les contacts humains, c’était une évidence. Mais je pouvais faire une exception. La seule qui n’avait jamais su me comprendre et me mettre à l’aise c’était Amy, ma collègue au bar. J’adorais cette meuf, elle m’avait sortie de tellement de galère. Elle devait me chercher partout la pauvre. J’avoue, je me faisais du souci pour elle, mais je ne pouvais rien y faire. Amy était humaine alors je ne vois pas comment elle pourrait débarquer ici. Bien que je sais pas, elle en serait bien capable. Elle et sa capacité à toujours tout savoir sur tout. Enfin bref. Revenant à la réalité, je me suis tourné vers toi, jouant avec mon verre avant de te tendre la main. C’était plus prude que toi certes, mais bon, je restais ce que j’étais. Je ne pouvais rien y faire.

« Je m’appelle Jackson mais tu peux m’appelais Jax. Désolé si ça parait déplacé mais t’es qui ou quoi au juste ? Je viens d’arriver mais le peu de gars que j’ai croisé m’ont déconseillé de trainer dans les alentours de Dublin et même de passer la frontière qui délimite le territoire humain et le dit Purgatoire. Quelque chose me dit que t’es pas si humaine que ça. »

C’était clairement déplacé comme façon de parler, je te l’accorde. Mais on ne va pas dire que tu avais mis des pincettes avec moi alors je ne vois pas pourquoi j’en mettrais avec toi. Je ne faisais que te rendre la pareille dans le domaine du sans pudeur non ? Je voulais juste savoir sur quoi j’étais tombé. Simple précocité. Après on continueras de boire notre verre tranquillement tout en conservant une distance de sécurité plus que raisonnables. Enfin… Pour l’instant. On verra si j’aurais le même raisonnement après une demie bouteille. Ca c’était moins sûre…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach


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