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Baby, it's been a long long road, it's been a long long dream { PV : Killian

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Goule ☠ Progéniture d'Ève
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De la main de Riley Keenan signé le Sam 23 Sep - 22:25
Baby, it's been a long long road, it's been a long long dream ft. Killian


Un souffle chaud glissait dans sa nuque. De grands yeux verts brillaient juste en face des siens. Il y avait tant de tendresse et de douceur dans ce regard que c’en était effrayant. C'était beau et effrayant. C'était une tentation du Diable en personne sur sa jeune nièce, progéniture d'Eve.
Puis le souffle était une brise rafraichissante. Avec elle, une douce odeur de pancakes et de café coulé. Il y avait également celle du sommeil récemment interrompu, d'ébats enivrés et sauvages. Il y avait cette rassurante sensation d’être prise dans des bras puissants et forts. Celle de croire que plus rien ne pouvait vous atteindre.
Puis un vent nouveau se leva. Ce n’était plus une simple brise qui murmurait à la cime des arbres. Celle-ci était une bourrasque. L'annonce brutale d'un ouragan féroce prêt à tout dévaster sur son passage. Tout était plongé dans l’obscurité. Les sons s’agitaient, se bousculaient. Des chuchotements qui devenaient de plus en plus forts. Des paroles blessantes qui se mêlaient au craquement du bois d’une vieille maison abandonnée. Finalement, il pleuvait, à grosses gouttes. Au milieu, flottante, une tête, les yeux grands ouverts fixant un point à l’horizon. En se rapprochant, l’on voyait que les lèvres se mouvaient crachant un venin inaudible. Le visage était si familier. Il ravivait de merveilleux moments si douloureux pourtant. A quelques centimètres, la tête se mit à hurler de toutes ses forces.

C’est ta faute ! C’est ta faute ! C’EST TA FAUTE !

Riley ouvrit les yeux et se redressa prestement. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front et dans sa nuque, coulant jusqu'à sa poitrine. Sa respiration était saccadée, lancinante. Elle tâta la pénombre à côté de son lit et attrapa la première chose qui passait sous ses doigts. Elle la ramena contre elle. Elle était sur le point de s’en servir comme une serviette lorsque l’odeur du tissu la réveilla pour de bon. Elle s’assit sur le matelas et alluma la lampe privée de son abat-jour. Elle pencha doucement la tête sur le côté, fixant le manteau. Celui d’un homme. Le seul morceau de tissu qu’elle avait gardé de ses premières heures de liberté. Cela faisait 2 ans qu’elle le gardait comme un trésor. Il était peut-être temps d’en faire quelque chose. Elle ne le portait pas. Porter le vêtement d’un homme ne lui ressemblait pas. Elle n’était pas de ces midinettes qui reniflaient le vêtement d’un gars pour se droguer de ses phéromones. Pourtant, elle reconnaissait aisément que cette odeur la rassurait. Mais ce n’était pas une question d’attirance sexuelle. Elle louait presque le geste charitable que cette personne avait eu à son égard. Elle se devait redevable et ce n’était pas un sentiment qu’elle appréciait.

Elle se leva pour de bon, abandonnant le morceau de tissus sur son lit. Son objectif maintenant était de trouvé cet homme. Elle ne se souvenait même plus des traits de son visage. Ni de sa taille, de la couleur de ses yeux ou de ses cheveux. Il subsistait dans son esprit simplement grâce à la marque olfactive qu'il avait laissé sur ses épaules. L'hippocampe - la partie de son cerveau sensée garder les souvenirs - était encore troublé du préjudice reçu.

Elle fila sous la douche, rapide mais efficace. Les finitions seraient plus longues. Elle entretenait un look provoquant, aguichant mais soigné. Un jean taille haute noire. Un haut blanc court laissant respirer ses épaules. Des converses noires et un chignon qui chatouillait sa nuque. Une touche de maquillage qui se traduisait par un trait d'eye liner sombre sur les paupières et du rouge sur ses lèvres. Elle rangea ses affaires dans les poches de son pantalon, lança le manteau sur ses épaules et quitta l’appartement de l’humaine. Elle ne savait pas où ses pas la mèneraient, mais elle finirait bien par trouver son bonheur en route.

Elle sentait qu’elle approchait du territoire des hommes et un frisson parcourut son échine. Elle avait beau venir en montrant patte blanche, les hommes avaient cette fâcheuse tendance à frapper avant de poser des questions. Elle n’avait pas survécu à des mois de tortures pour mourir bêtement entre les mains de ces gens. Elle s’arrêta net. Ce n'était pas la peur, loin de là. C'était l'instinct de survie. Elle était prête à faire demi-tour quand une brise lui parvint, amenant avec elle une odeur qu’elle ne connaissait que trop bien maintenant. Elle s’assura que ça ne venait pas du manteau. Non, avec le temps, l’odeur s’était atténuée, ternie comme une peinture qui perdait de ses couleurs. Elle fit volte-face et vit un homme qui se rapprochait de sa position. Elle retint un instant sa respiration. Elle n’était pas à l’abri qu’il fut pavé de mauvaises intentions. Elle aurait sans aucun doute le dessus, mais elle n’avait pas particulièrement l’intention de se faire remarquer. Il était hors de questions qu’elle retourne dans cette affreuse prison ! Au fur et à mesure que la distance se réduisait entre eux, l’odeur devenait plus forte. Droite comme un i, elle était pareille à une statue de marbre. Immuable et froide.

« Hey ! Je crois que j’ai quelque chose qui t’appartient… »

Elle retira la veste de ses épaules et la tendit devant elle. Il ne la reconnaitra certainement pas elle, mais il reconnaitrait sans doute son vêtement. Levant un sourcil perplexe, elle se permit ainsi de mettre un visage sur un objet. Elle ne l’avait pas imaginé ainsi.
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De la main de Killian K. McGrath signé le Mer 18 Oct - 22:55

It's been a long, long dream

J’immerge d’un sommeil engourdissant, les yeux enfoncés dans leur orbite. J’aimerais me les frotter, comme un enfant trop fatigué, mais mes doigts rencontrent un objet solide. Du plastique. Une boîte de Petri qui s’est collée contre ma joue. Merde. Je la détache de mon visage encore endormi et je regarde l’heure sur l’écran de mon ordi encore allumé. Vingt-deux heures trente-quatre. Je me suis assoupi l’espace de douze minutes, à tout casser. Ça fait chier. Pourquoi je me suis endormi ? Pourquoi je me suis éveillé après si peu de temps ? Mon esprit ne voudrait-il pas se reposer avec un minimum de décence ? Non, ce serait bien trop simple. J’agrippe machinalement ma tasse de café encore plus ou moins tiède, et je l’engloutis d’une traite. Il faut que je me réveille, que je bouge. Je me lève sur mes deux jambes, cherche mon manteau sur le dossier de la chaise mais je me souviens rapidement que je ne l’ai plus. Je l’ai donné à cette drôle de créature à la chevelure rubescente que j’ai vu s’échapper de Tullamore, pratiquement nue. Quelle idée. Bon, sur le moment, elle en avait bien plus besoin que moi. La nuit, ici, il ne fait pas toujours très chaud. Entre le vent et l’humidité, de plus en plus de gens attrapent un mauvais rhume. Heureusement, maintenant, nous disposons à peu près de tous les médicaments dont nous pourrions avoir besoin. Bref. Je sors de chez moi, laissant toutes mes recherches derrière moi. Ce n’est pas comme si elles allaient fuguer, non ? Je vérifie de bien toujours avoir mes armes sur moi, et je claque la porte derrière moi. Mes armes, je ne m’en sépare jamais. Entre ces aliborons de Tullamore et ces joyeuses abominations qui recouvrent la surface de l’Irlande, je ne me sens jamais complètement en sécurité. Je deviens peut-être un peu paranoïaque, étant donné qu’à Riverdall, nous sommes protégés par des murs de taule d’environ une dizaine de mètres et que nous avons tout une réserve d’armes de pointe avec des munitions que j’ai moi-même améliorées, ainsi qu’une garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre. D’ailleurs, je me dirige vers les échafaudages où se sont postés quelques gardes avisés. Je reconnais Scott de loin, et je le rejoins. Le froid extérieur, que je trouve tout à fait mordant, me pénètre les os et le crâne si bien qu’il inhibe complètement ma léthargie.

« Va dormir, Scott. Ça fait trois jours que tu passes tes soirées et tes nuits à fixer l’horizon. Je prends ta place, il faut que je m’aère l’esprit. »

Mon regard est insistant et il comprend qu’il est inutile d’essayer de négocier avec moi. Je ne lui laisse pas le choix, il commence à avoir une gueule pire que la mienne. À ce stade-là, croyez-moi, c’est inquiétant.

« Bonne nuit, vieux. »

Il ne dit rien, mais il sait qu’il peut me faire confiance et tenter un minimum de calmer ses tourments. J’enfile un bonnet, je sors mon flingue de précision, et je fixe les ténèbres qui assiègent notre petit village. Mes yeux sont à présents grands ouverts et étonnamment, je ne pique pas du nez. La fraîcheur de l’air me tient éveillé. Je ne perçois aucun bruit, si ce n’est celui de la légère brise qui fait faseyer la pointe de mes cheveux. Jusqu’à ce que je te voie, toi, et que j’entende le bruit de tes petits pieds écraser l’herbe humide sous tes foulées. Ce que je reconnais par-dessus tout, c’est ta chevelure étonnamment flamboyante, même dans la sombreur nocturne. Cette tignasse brasillante et capricieuse, perdue au milieu de cette nature froide. Tu te diriges vers la porte principale de notre petit village, et je te regarde t’approcher, te pointant avec mon flingue amélioré. Qui es-tu ? Que veux-tu ?

Je me rappelle de toi. Nous ne nous sommes pas vus bien longtemps… Tu te rappelles ? C’était non loin de l’énorme bâtisse de Tullamore. Je m’y étais rendu dans le but de faire du repérage, d’analyser les environs et de chercher la moindre faille, le moindre indice, qui permettrait de les atteindre. J’étais parvenu à abattre un drone et à le récupérer pour tenter d’en tirer des informations que je suis toujours en train d’essayer d’extirper… mais on verra ça demain. Juste avant ça, je t’avais vue, là, complètement confuse, désorientée au point de ne plus reconnaître ciel et terre. Tu étais pratiquement à poil, tu titubais… Tullamore venait de te dégorger comme ils savent si bien le faire… Rares sont ceux qui ont la chance d’être sortis de cette prison, et quand je t’ai vue, j’ai véritablement compris pourquoi. La maltraitance et la torture, ils s’en sont fait rois. Pris d’un élan de bonté et de bonne considération, alors que je ne te connaissais ni d’Eve ni d’Adam, je me suis rapproché de toi et, vu la chaleur négative qu’il faisait à cet endroit, outre le fait que tu n’étais pas vraiment bien vêtue, et je t’ai gentiment remis mon manteau. Il était évident que, sur le moment, tu en avais véritablement plus besoin que moi. C’est le seul contact que nous avions pu avoir. Aucun mot n’a été échangé entre nous… et je me demande même si tu m’as vu, à ce moment-là… Tu semblais si confuse, si perdue.

Bref, je te revois là, ce soir, de l’autre côté des murs de Riverdall. Je descends les échafaudages et je fais coulisser la porte du village pour pouvoir en sortir avant que tu ne sois trop proche des miens, non sans me méfier. J’ai toujours mon arme en main, prêt à envoyer les cartouches destructrices et faire de la bouillabaisse en masse au moindre sentiment de menace. Mais bon, pour l’instant, tu n’as pas l’air vraiment d’être un danger. Tu me tends juste mon fameux manteau qui se trouvait juste avant sur tes épaules. Comme ça. Comme si ta présence ici était tout à fait normale. Je croise les bras, gardant mes distances. Tu as beau avoir une bonne tête et des cheveux rouges, je ne te connais pas et tu restes une intruse, ici, sur notre territoire. Que tu sois humaine, vampire, ou autre, tu n’es pas l’une des nôtres. Je le saurais. Tu débarques à pied, depuis je ne sais où, sans la moindre apparence de panique ou de danger après les endroits que tu viens de traverser. Et je ne vois aucune arme sur toi. À part si tu la caches sous mon manteau… Ça m’insuffle plein de questions. Je croise les bras et mes yeux électriques te sondent intensément, sans te quitter une seconde. Je fronce les sourcils, confus à mon tour.

« D’où tu viens, jeune femme ? » Jeune…? Elle a peut-être l’âge de Léandre. Qui sait ? Son corps est peut-être celui d’une carcasse putrescente. « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? … » Je fixe mon manteau.  « …tu n’es pas juste venue me le rendre, si ? »

Mon regard azuré et nivéal te pénètre, froid et brillant à la fois d’une lueur intime de malice et de ruse. Ta présence ici me laisse dubitatif. Je ne me sens pas en danger, et pourtant, je ne me sens pas en sécurité non plus. Tant de choses pourraient me rendre suspicieux… Mais quoi, exactement ?

©️ Lyr



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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De la main de Riley Keenan signé le Sam 28 Oct - 19:57
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Le manteau toujours tendu devant elle, elle attendait qu’il s’en empare. Le vent d’Irlande était frais. Rafraichissant plutôt. Elle ne manquait pas de garder l’arme qu’il tenait à l’oeil. Pour le moment il ne la visait pas, mais un faux mouvement, une parole de travers et elle pouvait dire adieu à cette vie qu’elle commençait à apprécier. Apprécier ? Non, ce n’était pas le bon mot. Disons plutôt qu’elle commençait à s’y faire. La prison n’en était pas réellement une pour elle. Elle était à sa place ici. Non pas parce qu’elle était une créature qui méritait d’être enfermée. Mais plutôt car elle n’en avait pas encore terminé avec cet endroit. Elle avait une vengeance à accomplir et un être cher à retrouver. Donc il fallait demeurer sur ces gardes. Les humains étaient si imprévisibles parfois. Si susceptibles surtout. Riley demeurait à une certaine distance de sécurité. S’il y avait bien quelqu’un qui devait se méfier, c’était bien elle. Les humains avaient cette fâcheuse tendance à tirer d’abord et poser des questions ensuite. Au début, elle pensait que ce n’était qu’aux Etats-Unis que l’on assistait à ces tours de forces, mais c’était propre à la race humaine.

Elle sourit légèrement quand il l’appela jeune fille. Il se doutait pourtant bien - au vue de ses réactions et de sa méfiance - qu’elle n’était pas humaine. Malgré, la nonchalance de la rouquine pouvait prêter à confusion, il avait bien raison de se méfier. Après tout, l’Irlande n’était plus tout à fait ce qu’elle avait été. Elle tenait enfermée entre ses bras quantité de monstres en tout genre. Riley faisait partie de ceux-là. Elle fixait elle aussi l’humain, de ses grands yeux sombres. Bien qu’elle aussi sur la défensive, une partie d’elle se disait qu’il n’y avait pas lieu de l’être. Ses épaules se relâchèrent et expira presque de soulagement. Elle parvint même à sourire lorsqu’il lui demanda si elle n’était venue que pour lui rendre son bien. Elle laissa tomber son bras, jetant le manteau sur son épaule. Elle s’alluma une cigarette et prit le temps de prendre une grande bouffée avant de prendre la parole.

« Serait-ce si absurde que ce soit le cas ? » répondit-elle un faible sourire sur les lèvres.

Elle expulsa la fumée lentement, observant celle-ci s’évanouir dans les airs. La tête légèrement penchée sur le côté, elle continuait d’observer l’inconnu. Le simple geste de gentillesse dont il avait fait preuve à son égard la rassurait un peu sur les conditions humaines. Elle était un peu une humaine face à une créature surnaturelle. Elle était intriguée de le rencontrer, voulait en savoir plus sur ce qu’il était, ce qui le passionnait, ce qui le poussait à se lever chaque jour. Ces êtres l’avaient toujours fascinée, peut-être même qu’elle les enviait un peu. Elle ressentait également de la méfiance à leur égard, ne sachant jamais de quoi ils étaient capables. Les êtres humains avaient nombres de défauts incalculables. Des défauts qu’elle avait finalement rencontré au cours de ses siècles d’existence sans pour autant parvenir à les comprendre.

L’humain face à elle avait un certain charme, elle ne pouvait pas le nier. Ses cheveux étaient mi-longs, châtains, tirant un peu sur le blond. Ses sourcils étaient bien trop fins pour un homme qui luttait vraisemblablement contre les siens. Ses iris azurés étaient presque translucides, semblant percer tout ce qu'il croisait sur son chemin. Son nez était légèrement retroussé. Ses lèvres étaient fines et ses rides d’expression étaient dissimulées derrière une épaisse barbe claire. Elle pencha de nouveau la tête sur le côté, se demandant à quoi il pouvait bien ressembler lorsqu’il souriait.

« Je voulais aussi rencontrer l’homme qui me l’avait prêté… »

Elle s’étonna de la voix douce qui lui avait échappée. Elle pensait que toute douceur, toute tendresse avait disparu avec Edwin. Comme si tout ce qu’elle avait gagné de plus ou moins d’humain était mort avec lui. Mais, étonnamment, elle voyait en l’homme qui lui faisait face une lueur d’espoir dans son éternel pessimisme. Elle ne pensait pas qu’ils deviendraient de grands amis, mais elle l’espérait peut-être un peu. Elle continuait de tirer sur sa sucette cancérigène. Elle se pinça la lèvre inférieure avant de continuer.

« Je voulais aussi savoir pourquoi… Tu avais bien compris d’où je venais, ce que je pouvais être alors pourquoi ? Pourquoi cet élan de générosité gratuite ? »

Elle fronça quelque peu les sourcils, pas sûre finalement de vouloir connaitre la réponse à cette question. Perdue, à moitié nue, pas totalement consciente de ce qu’il se passait autour d’elle, elle avait été à sa merci. Il aurait eu tout le loisir de faire ce qu’il voulait d’elle. Du plus vicieux au plus sadique. Du plus mesquin ou plus douloureux. Il aurait aussi pu se dire qu’il était temps de mettre un point final à la souffrance de cette créature. Il aurait aussi pu passer son chemin et faire comme s'il ne l'avait jamais vue. Mais il n’en avait rien été. Alors maintenant, face à lui, elle se demandait pourquoi. Pourquoi les humains continuaient malgré tout à la surprendre. Pourquoi n’avait-il pas juste dégainer son arme pour l’achever une fois pour toute ? Ca aurait fait une créature de moins sur cette foutue Terre… Elle se mit à fixer l’arme. Elle n’était pas suicidaire. Elle ne l’était plus du moins. Car les premières semaines, enfermée, il fallait avouer qu’elle y avait sérieusement songé. A bout de forces, de raison, dans un élan de romantisme écoeurant, elle avait réellement pensé à ne plus laisser les tortures se poursuivre. Ca aurait été son choix. Elle aurait au moins eu le contrôle sur ça.
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