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Let tomorrow come | Elijiah

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De la main de Lahja Vehviläinen signé le Mer 11 Oct - 1:39

Let tomorrow come
Elijiah & Lahja

« From the outside there's a new way to the inside. All for nothing, guilt for something but the outcome is the same. »
Elle était ailleurs. Son esprit vagabondait, flirtant doucement avec l'illusion d'une liberté qu'elle n'avait pourtant plus depuis deux ans à présent. Il flottait au-delà de cette monstrueuse muraille de pierre et esquissait en sa mémoire les souvenirs fébriles de sa terre natale. Lahja se souvenait, refusant d'anéantir ce qui lui restait de ses parents. Elle conversait avec la douleur, faisait la cour à la mélancolie et tentait de conjuguer tant bien que mal avec ce deuil qu'elle n'a pas eu le temps d'accomplir. Pourtant son cœur n'était qu'un amas de murmures tranquilles, presque effacés tant la sérénité semblait lui engourdir les veines. L'apaisement sur son visage restait intact et dissimulait parfaitement les notes de tristesse qui se jouaient à l'intérieur de sa cage thoracique. La nostalgie était enivrante. Elle ensorcelait ses sens et tourmentait ses sourires d'un simple effleurement. Cependant personne ne se doutait de quoi que ce soit. Elle mettait un point d'honneur à encaisser ces maux, à répandre un peu plus de lumière que d'obscurité, comme presque tout le monde au château. Beaucoup de gens souffraient entre ces murs. Par respect pour eux, il fallait parfois faire abstraction de sa propre sensibilité et savoir se défaire de l'égoïsme afin d'élever l'importance des plus vulnérables. Pour la blonde, rien n'était plus essentiel que l'entraide en ces temps difficiles. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre espoir car que lui resterait-il sinon ? Alors elle trompait ses ombres en se montrant le plus utile possible. Elle déjouait la grande morosité des jours pluvieux en aimant ceux qui avaient besoin d'être aimé. C'était aussi simple que ça. Cela animait chacune de ses journées et donnait un sens à son existence toute entière. Au-delà du chaos qui les entourait tous, elle voulait percevoir d'autres possibilités. Plus saines mais surtout plus lumineuses. Elle se devait d'y croire pour elle-même mais aussi pour tout ceux qui avaient cédé sous le poids de bien trop de peine.


Son sommeil restait tout de même agité par la présence fantomatique de ceux qui manquaient à sa vie. Par cette noirceur qu'elle refoulait tant bien que mal au plus profond de son être. La violence avait marqué sa peau et c'est son âme qui en subissait les ecchymoses. Lahja ne pouvait pas nier le nœud dans son estomac. Elle ne pouvait pas fermer les yeux sur ce qu'elle avait vécu à son arrivée ni sur l'angoisse qui emplissait encore trop souvent ses poumons. Aussi forte soit son envie d'être courageuse et aussi grande puisse être sa bienveillance, la sorcière portait sur ses traits l'usure fade des victimes de Tullamore. Elle n'avait pas pu échapper à la règle. Elle ne faisait malheureusement pas l'exception. Et bien qu'elle se soit habituée aux terreurs nocturnes que son bourreau lui avait laissé en guise d'adieux, la fatigue a pourtant fini par s'immiscer au creux de ses tissus musculaires, rendant ainsi ses mouvements moins nets qu'autrefois. Ces insomnies persistantes soulignaient une certaine faiblesse qu'elle avait honte de ressentir mais paradoxalement, elle était incapable de rester inactive, de s'acharner à trouver ce fameux sommeil réparateur dont elle avait pourtant tant besoin. Lahja devait faire sa part malgré les protestations de son frère qui tentait vainement de la raisonner. Il fallait qu'elle continue à se battre elle aussi, qu'elle mette sa pierre à l'édifice. Alors lorsque la nuit a tiré sa révérence pour laisser le ciel accueillir un autre jour, elle a quitté la chaleur rassurante de son lit pour se préparer à affronter cette nouvelle journée. Comme souvent, ses semaines étaient rythmées par de longues quêtes dans la nature afin de trouver des plantes spécifiques à la fabrication de différents traitements contre le virus qui s'abattait sur le peuple vampirique. Pour cela, elle se devait parfois de se perdre dans les contrées revenues à l'état sauvage de Moycullen Bogs, le territoire des lycans. Elle risquait très certainement sa vie mais cela ne l'empêchait guère d'y retourner malgré tout. Si jamais l'une de ces plantes portait en ses vertus l'antidote à ce qui s'acharnait à déchirer un peuple entier, la finlandaise ne se pardonnerait jamais de ne pas l'avoir trouvée.


Elle était toujours accompagnée de plusieurs sorciers car il était peu avisé de fréquenter ces bois en solitaire et s'il était recommandé d'être en groupe pour les créatures, c'était devenu pratiquement obligatoire pour les sorciers et les humains. Avec le temps et à force d'arpenter ces chemins hostiles, Lahja a fini par connaître ces terres sur le bout des doigts. De Cork, il lui fallait au moins deux heures et demi en voiture pour atteindre Galway. Ensuite, après avoir récolté ce dont ils avaient besoin pour leurs recherches, elle quittait l'Ouest afin de reprendre une route de quatre heures pour rejoindre le château de Belfast, au Nord. Sillonner presque la globalité du pays en une seule journée faisait désormais partie intégrante de son quotidien. Durant ses voyages, elle a eu le temps de comprendre l'ampleur du problème, de faire face à une bassesse des plus âcres en étant ivre d'une impuissance qu'elle ne tolérait que très peu. Ses prunelles se sont souvent écorchées à la misère qui s'égraine dehors et elle a cessé de compter les fois où elle devait s'arrêter pour soigner les maux des uns et apaiser les douleurs des autres. Ils vivaient tous sous un ciel brisé, dans lequel les nuages sont devenus barbelés. Dans l'air, c'est l'odeur de la peur qui empiétait sur le reste. Et ce sont ces mêmes effluves de peur qui déchiraient les êtres, qui les éloignaient les uns des autres. Lorsque le carnage peignait la douleur au creux de ses prunelles, peut-être encore trop naïves, Lahja avait l'impression d'engloutir toute la tristesse du monde et dans un instant de lucidité morbide, elle se rappelait à quel point l'union et l'amour étaient les seules choses capables de faire disparaître l'anarchie qu'avait engendré l'organisation.


Toutes ces raisons faisaient qu'elle refusait de rester cloîtrée chez elle, en tête-à-tête avec l'injustice des plaies qu'on a ouvert en son for intérieur. Il lui était impossible de retourner à cet isolement souffreteux pour la simple et bonne raison qu'on avait besoin d'elle, de ses compétences mais surtout de cette humanité dont elle ne parvenait pas à se défaire. Ce soir encore, elle préférait s'attarder dans les méandres du château, écumant les chambres des patients, veillant à ce qu'ils ne manquent de rien et passait d'une aile à l'autre grâce à sa carte d'accès. Si elle était restée avec son frère, ce n'était que l'espace de quelques instants. Le temps de savoir qu'il allait bien et de lui indiquer ce qu'ils avaient ramené de leur cueillette. La blonde avait rapidement quitté son cadet et bien que ce soit à contre-cœur, elle préférait apporter son aide aux infirmiers qui passaient leur temps à courir de part et d'autre de l'immense bâtisse. Arrivée à l'aile sud, son regard d'azur s'était posé sur la silhouette d'un homme qui semblait un peu perdu. Ses boucles d'ébène effleuraient librement ses épaules et bien qu'elle faisait face à son dos, Lahja pouvait deviner ses origines lointaines à l'or usé de sa peau. Ses pieds nus foulaient le sol en marbre de la forteresse alors qu'elle accélérait un peu le pas pour réduire la distance qui demeurait entre eux.


« Est-ce que je peux vous aider ? » S'enquit-elle, attendant que l'inconnu se retourne afin de découvrir son visage.
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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Sam 14 Oct - 9:30

Let tomorrow come
« Some say the world will end in fire, some say in ice... »



Assis sur le rebord de la fenêtre, je regardais le ciel. Cherchant à apercevoir de la poussière de lune retomber et scintiller entre les étoiles. Même si c'était stupide. Juste parce-que ça me faisait du bien. Rêver. M'évader. Sortir de cette chambre. Sauf qu'il m'avait fallu apprendre depuis bien longtemps déjà à me résigner. À oublier. Et puis aussi, à renoncer à tout ce qui me tenait un tant soit peu à cœur. Quitte à ranger les uns après les autres mes plus grands rêves […]

[…] les ranger dans des grandes boîtes. Direction les archives. Ainsi allait la vie, sur une route qu'aucune barrière de sécurité ne balisait. Bref. Assez philosophé. Pour ce que ça me servait. Là, j'avais surtout besoin de bouger. De me dégourdir les jambes et de sortir un peu de mon lit. De prendre l'air, mal à l'aise et oppressé. Coincé dans ce château entre les murs duquel j'avais l'impression d'être prisonnier. Vraiment. Pour de bon. À tort ou à raison. Qu'importe. En sachant qu'on m'y avait emmené de force, sans même me laisser le choix. D'accord. Pour m'aider. J'en ai conscience. Il n'empêche que moi, je ne leur avais rien demandé. À eux. Tous ces maudits héros du quotidien, ceux qui armes au poing partaient en guerre contre l'ennemi. Se glorifiant d'agir. De ne pas attendre comme nous autres, les crèvent la dalle, que la famine et la maladie finissent par nous tuer. Rien du tout. En dehors d'une chose peut-être, à savoir qu'on me foute la paix. Mon temps, je l'avais fait. Oui. Sûrement plus qu'aucun autre ici, avec foi et courage. Le devoir avant tout. Avant l'amour, avant les promesses, avant l'espoir. Ancien soldat et infiltré. Condamné. Ancien second de la Fondation MacGregor, en tête d'affiche de la rébellion. Un ancien agent en sommeil. Ancien, et j'assumais. Me réalisant désormais autrement, à travers la prière et au risque de privilégier sur le reste tout ce que mes croyances pouvaient encore comporter de spiritualité.

Après tout, Dieu était plus grand. Si loin de nos préoccupations d'ici-bas. Lui seul me montrait la voie à suivre et sur ce, ces quelques mots me revenaient : “Le présent nous éprouve. Pourquoi marcher tête basse ? Le soleil brille pour tous et jamais ne s'efface. On m'a trop dit de changer, que je mettais mon avenir en danger...” L'ironie était belle, il fallait avouer. Puisque aujourd'hui que je m'efforçais de tenir la mort en respect, on venait me le reprocher. Allant jusqu'à me blâmer de ne rien faire pour les miens. Donc. Tant pis si tu doutais. Tant pis. Je comprenais. Que tu puisses douter du bien-fondé même de mes décisions. Toi. Jusqu'à penser que livré à moi-même dans les rues de Belfast, il y avait de fortes chances pour que je n'ai plus les moyens de survivre encore très longtemps sans quelqu'un pour protéger mes arrières. Ça te concernait. Comme le fait de t'acharner à penser que je n'allais pas bien et que sans aide extérieure, moi aussi je finirais tôt ou tard par y passer.

Pourtant, tu savais. Tu savais Ezechiel combien ça restait difficile pour moi de me retrouver dans le rôle de la victime. D'autant plus après quatre siècles d'existence. Je vivais très mal le fait d'être relégué en position de fragilité, dépendant et sous autorité d'une tierce personne. D'ailleurs, c'est sans doute pour ça que tu avais accepté de me retirer ma sonde. M'évitant de la sorte l'humiliation. La honte et le déshonneur. Tout diminué que j'étais, obligé de me soumettre à d'autres règles que les miennes. Au fond, c'est toi qui avais raison. Pour ne pas changer. Je ne valais rien à côté de lui. Celui qui m'avait sauvé...

Et si tu veux tout savoir, l'autre soir j'avais failli tuer quelqu'un. Comme ça. Mettant mon emportement sur le compte de la faim et de la précarité dans laquelle nous devions survivre. Shannon et moi. Shannon...je me faisais peur. Elle avait l'air si confiante. Tellement persuadée d'aimer un homme bon. Mais à chaque fois que je pensais enfin apercevoir la lumière au bout du tunnel, ma véritable nature remontait à la surface. Et je ne voulais pas la blesser, voilà ce qui me retenait.

Ceci étant dit, je reconnais que sans son intervention à lui et que sans tes soins à toi, je ne me tiendrais certainement pas debout en ce moment même. Fixant la porte. Pressé de la retrouver, elle. De me blottir dans ses bras et pourquoi pas, de totalement m'y abandonner. Ce qui me poussait finalement à sortir de ma chambre. Pour aller je ne sais trop où. Fatigué de rester cloîtré, si bien qu'après avoir refermé la fenêtre je m'engageais dans le couloir. Portant toujours ma chemise bleu et mon pantalon en toile. Des fringues de malade. Un malade qui se portait déjà beaucoup mieux. Force était de l'admettre. Momentanément libéré de mes maux de tête. Comme de mes envies de gerber, le cœur flottant au bord des lèvres. L'estomac se remplissant de vide à la place de sang. Aussi, je dois dire que la perspective de rentrer à la maison m'inquiétais un peu. Sans compter que ces hommes, ceux de Tullamore, pouvaient tout aussi bien décider de revenir terminer le travail.

L'air de rien, j'avais quand même failli y rester. Pris au piège, jeté dans leur coffre et roué de coups. Chacun de mes actes passés me revenant en pleine gueule comme un mauvais retour de flammes. Tout se payait. À l'entrée ou à la sortie. Quoiqu'il en soit, c'est là que je l'ai entendu : “Est-ce que je peux vous aider ?” Cette femme. Se tenant derrière-moi. Alors que du bout des doigts j'effleurais le mur. Les yeux fermés. Foulant le marbre froid pieds nus. Paumé. Un peu désorienté. Cherchant à percevoir, capter, déceler des vibrations familières. Un talent que je n'exploitais que rarement. Seulement, rien ne venait. Les pierres refusant de me parler et gêné, j'effectuais aussitôt un demi-tour.

- Non...enfin, si. Peut-être...j'en sais rien en fait. Je...je cherche Ezechiel. Ezechiel Alberteich. Oui c'est ça...il est infirmier…

Ok. Je lui avais balancé la première chose qui me passait par l'esprit. Parce-que là, je me voyais pas trop bien lui expliquer ce que j'étais en train d'essayer de faire en réalité. Sous peine de passer pour un cinglé. Et embarrassé au dernier degré, je lui souriais. Un tout petit sourire. C'était un peu comme passer une cigarette sous un détecteur de fumée en espérant que l'alarme à incendie ne se mettrait pas à hurler. Sérieusement. J'en avais ma claque de cette situation de merde. Tu jouais à quoi Ezechiel en me retenant ici, sous prétexte de me garder en observation. Alors que je me rétablissais à vitesse grand V...

@IAM - Grands rêves, grandes boites.

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De la main de Lahja Vehviläinen signé le Dim 22 Oct - 19:01

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Elijiah & Lahja

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Des rêves... Sa vie entière n'était plus qu'une palette de songes trempant dans les eaux oniriques de son imagination. C'était devenu sa manière de survivre à la violence. De vivre, par procuration, une existence qui ne lui appartiendra sans doute jamais. C'était sa grande évasion. À coups d'idées plus belles, Lahja modelait cette réalité aujourd'hui devenue trop dure pour que son cœur ne parvienne à la supporter. À l'aide d'infimes bonheurs éparpillés au bord de ses lèvres, elle nourrissait tout cet espoir niché en son sein d'extravagances candides et de promesses sucrées. Parce qu'il fallait fuir la lourdeur de ces larmes esseulées. Apaiser toutes ces plaies béantes qu'avait crée le manque de nuits gracieuses, autrefois constellées d'étoiles salvatrices. La finlandaise avait besoin de s'envoler. Spirituellement. À défaut de pouvoir quitter physiquement ces terres souillées de sang et de liquides lacrymaux. Ainsi elle parvenait, plus ou moins, à écoper. Au gré des saisons qui, elles, ne changeaient jamais. En la nature, comme nulle part ailleurs, elle trouvait l'exil aux abominations qu'un homme perdu avait semé en sa mémoire. Cet homme même qui avait brisé sa vie en l'espace d'à peine quelques minutes. Sans l'once du moindre remord. Ses jours restaient teintés par les réminiscences de la cruauté dont il avait fait preuve envers elle. Se moquant effrontément de ses tentatives d'indifférence, son absence persistait paradoxalement à cultiver la peur de le croiser quelque part. Au détour d'une rue ou d'un chemin. D'à nouveau chuter entre ses griffes, flirtant odieusement avec cette causticité nauséabonde que Lahja n'arrivait pas à détacher de son esprit tourmenté. Ce n'était pourtant qu'un humain. Sans pouvoirs ni force extraordinaire. Une carcasse, enrobée de chair et de sang, animée par d'obscurs désirs et poussée par la force d'une haine étouffante. Oui, ce n'était qu'un homme et pourtant, dans cette gigantesque prison à ciel ouvert, il demeurait le maître de ses angoisses les plus profondes. Le peintre de ses cauchemars les plus épouvantables. Il restait ce monstre que le destin lui avait personnellement attitré. La véritable et unique bête dont elle tentait de se cacher. Pourtant ici, auprès de créatures qui autrefois la terrorisaient de par leur manière de vivre, auprès de ces enfants de la nuit qu'elle apprenait doucement à connaître, Lahja atteignait presque la sensation d'être en sécurité. Sans qu'elle ne sache réellement pourquoi, les murs épais du château lui insufflaient une certaine sérénité d'esprit. Les quelques rencontres qui étaient apparues dans son quotidien en fréquentant ces couloirs lui avaient offert une autre perspective et la jeune femme, discrète mais pourtant usée de vivre dans la crainte, ne pouvait pas nier le réconfort qu'elle avait trouvé à Belfast depuis que la Coalition avait été signée.


Elle ne pouvait pas vivre sans rêves puisque les rêves, ce sont avant tout des perles d'eau remplies d'espoir dans l'aridité d'un désert asséché par l'oubli. Sans rêves, l'avenir n'existait pas.


La château était pour elle un lieu de neutralité dans lequel l'entraide régnait plus que la méfiance en plein essor à l'extérieur. C'était un rempart à la guerre, un peu de lumière dans la noirceur de cette ville damnée. Même si Belfast n'égalait pas la sûreté de Cork, le simple fait d'observer une sincère collaboration entre les races lui réchauffait un peu le cœur. Si elle apportait son aide, on le lui rendait bien, d'une manière ou d'une autre. Tout n'était pas encore parfait. Certes. Mais chacun y mettait du sien. Et ensemble, elle était certaine qu'ils pourraient faire des merveilles. Divisés, ils tomberaient tous un par un. C'était une évidence. De ce traité, avec Heikki, ils en avaient rêvé. Le partage. L'aide mutuelle. L'union des forces. Ils avaient mis tant d'espoir dans la concrétisation de cette idée. Ils s'étaient battus pour ça, avant même que Léandre et Wellan n'arrivent. Pour eux, la proposition de cette trêve était une opportunité, une chance à ne pas manquer ; bien conscients que dans un climat aussi hostile, ils seraient plus aptes à affronter l'ennemi en alliant leurs forces qu'en complotant chacun dans leur coin. En échange de ce pas vers la paix, les sorciers leur avaient assuré une promesse de soutien à leur tour. Et ce rêve devenu réalité était une chose dont elle était profondément fière. Si c'était à refaire, le doute n'existerait pas. Pas même l'ombre d'une seconde. Ce n'était peut-être qu'un tas d'accords fébriles pour certains. Mais pour les Vehviläinen, ces signatures représentaient la possibilité réelle d'une future liberté. Alors de l'aide. C'est bien sûr ce qu'elle a naturellement proposé à cet inconnu, à cet homme qu'elle n'avait encore jamais vu auparavant. Il s'était retourné. Enfin. Elle put associer un visage à cette simple silhouette égarée, ayant même le droit d'écouter le son de sa voix. D'entre ses lèvres, le prénom de son ami, Ezechiel, s'était faufilé presque timidement. Précédé par une hésitation qui ne lui a pas échappée. Pourtant Lahja ne lui en avait pas tenu rigueur, se disant qu'il était sans doute encore un peu désorienté par ce qui avait pu lui arriver. Elle était bien loin de se douter que l'amour l'influençait et que des blessures en transpiraient.


« Oh, Ezechiel ? » commença-t-elle, la mine soudainement concentrée. « Je ne crois pas l'avoir vu aujourd'hui. C'est plutôt étrange d'ailleurs. Habituellement, il est toujours là. » Pensive, elle passait en revue les endroits dans lesquels le jeune vampire pouvait se trouver à l'heure qu'il était. « Il est peut-être parti à la banque de sang afin d'aider les bénévoles. » Ce n'était, cela dit, qu'une modeste supposition. Bien qu'ils soient devenus amis en raison de ses allers-retours depuis le sud de l'île, il leur arrivait souvent de ne pas se croiser plusieurs jours tant ils croulaient chacun sous le travail. Cela n'avait rien de surprenant. « Peut-être que je peux lui transmettre un message, enfin si vous le souhaitez. » Oui, c'était plus ou moins la première idée qui lui était venue à l'esprit. Mais peut-être que cela ne suffirait pas. Peut-être que ce n'était pas assez tangible pour l'étranger qui se tenait devant elle. L'infirmier se jetait toujours corps et âme dans le travail au point parfois d'en oublier son propre bien-être. C'était cette envie d'être utile et ce besoin d'aider l'autre qui les avait d'ailleurs rapprochés tous les deux. Ezechiel était une des rares personnes avec qui Lahja ne craignait pas d'être elle-même et en étant conscient de sa méfiance naturelle, cela voulait dire beaucoup. Le fait que la finlandaise ait une personne en commun avec ce patient chatouillait doucement sa curiosité. Qui était-il ? Et que lui était-il arrivé pour atterrir au château ? L'aile sud lui donnait déjà une information importante : il n'était pas contaminé. Et c'était une bonne nouvelle car elle ne souhaitait cette monstruosité à personne. Voir Léandre s'émietter à vue d'œil lui avait montré à quel point ce virus était aussi destructeur que vicieux...
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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Ven 27 Oct - 15:37

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Voilà ce que je lui avais dit. Oui. Mot pour mot, à cette femme : “Non...enfin, si. Peut-être...j'en sais rien en fait. Je...je cherche Ezechiel. Ezechiel Alberteich. Oui c'est ça...il est infirmier…” | Bêtement. Sans réfléchir. Comme ça, parce-que sur le moment je n'avais pas su quoi lui répondre d'autre. Alors j'avais parlé un peu vite. Et maintenant, il était trop tard pour revenir en arrière. De sorte qu'en me retournant, c'est un sourire que je lui offrais. Un tout petit sourire. Le visage maquillé de gêne et d'embarras. Jurant entre mes dents. Regrettant presque de ne pas m'être mordu la langue avant de l'ouvrir. Tu te ramollissais Jazeem. Vraiment. Pire que du papier mâché, malléable à souhait. À force de rester assis dans un fauteuil. Devant une cheminée. Et d'y regarder se consumer son feu comme s'il s'agissait de ma propre existence qui s'éteignait. Abattu. Usé et en même temps, éprouvant le sentiment d'avoir enfin touché la paix du bout des doigts. Bien. Indifférent à tout ce qui pouvait se passer dans nos rues. Vivant reclus. Ne recevant pour seules visites que celles de mon plus proche ami et de mon infante. Mon infante ou peut-être la femme de ma vie. Mais avec des peut-être, on allait jamais très loin.

Pour sûr. En attendant, je ne savais plus. Plus du tout. En vérité, je me sentais complètement perdu et en l'état des choses, rien ni personne ne pouvait m'aider. En sachant que cette décision là m'appartenait. Il ne tenait qu'à moi de décider. Même si au fond sortir de mon isolement ne m'inspirait que des regrets. Retour à la civilisation signifiant aussi le retour des emmerdes. Avec de futurs cas de conscience comme unique perspective. Or, j'avais déjà eu mon lot de complications.

Là-dessus, je croisais les mains dans mon dos. Puis j'inclinais légèrement la tête pour la saluer. Elle. Ton amie. La regardant, la fixant droit dans les yeux, sans sourciller. Juste avec l'idée de la sonder. Un peu intrigué par ce qu'elle dégageait je dois avouer. Une aura douce, pacifique, et pourtant. Pourtant, j'aurais juré percevoir des ondes contraires. Faites de craintes. D'une peur impalpable. Bien sûr, j'aurais sûrement pu creuser. Forcer les barrières de son esprit pour permettre au mien de l'envahir afin de m'en assurer. Mais par respect, je m'en abstenais. Après tout, nous avions tous le droit de cultiver notre jardin secret sans qu'un intrus ne vienne le piétiner. Puis, le simple fait d'entendre ton prénom dans sa bouche Ezechiel me faisait un drôle d'effet. Ainsi donc, voilà que tu me fuyais. Désolé. Je le prenais sans doute excessivement mal sur le coup. On était pas vendredi aujourd'hui. Tu aurais dû te trouver ici. Seulement, cette femme qui paraissait te connaître personnellement prétendait ne pas t'avoir vu. Et, ça me dégoûtait. Autant que le reste. Autant que de t'imaginer entre ses bras. Ses reins s'enfonçant entre tes cuisses, toi soupirant sous ses va-et-vient. Je ne pouvais pas. Ne m'en veux pas pour ça. Tu sais combien ça me coûtait de m'effacer, tu sais bien à quel point ton bonheur m'importait. Mais je n'étais pas encore prêt à te laisser t'en aller. Pas avec lui. Ce mec auréolé. D'ennui tu crèverais. Foi d'irakien. Tu te souvenais ? Fais un effort putain. Ce mauvais garçon qui t'avait pris d'assaut, ne te laissant aucune chance de lui échapper. En tout cas, le constat était sans appel. Puisque de toute évidence, tu préférais aller apporter ton aide dans une banque alimentaire plutôt que de t'occuper de ton propre sang.

Libre à toi. Et remuant la tête, je lui faisais comprendre que non. Que ce ne serait pas nécessaire qu'elle se donne cette peine. Dans la mesure où il n'y aurait pas de message pour toi. Puis décroisant mes mains de derrière mon dos en relevant la tête, je croisais ensuite mes bras sur mon torse. Le froid du sol traversant mon corps. Pour Remonter de la plante de mes pieds à mon échine. Sensible et réceptif aux moindres variations de température ou d'humeur.

- Non. Merci, mais ce serait inutile. Je crois que lui et moi, on s'est déjà tout dit. J'avais simplement l'intention de lui demander si c'est vraiment nécessaire qu'on me garde en observation, c'est tout. Alors ce n'est pas la peine de le déranger pour rien.

Mensonge ou l'art d'improviser. De rebondir. En revanche, des fois il m'arrivait sincèrement de croire qu'en effet on s'était tout dit. Me heurter à un mur me fatiguait. Tant que tu ne saurais pas me pardonner, tout, et pour de bon, il serait inutile d'essayer de reconstruire quoi que ce soit. Et sans même m'en rendre compte, mes traits s'étaient durcis. Se figeant comme notre histoire dans le temps. Affecté. Effaçant mon sourire. Bon. On faisait quoi maintenant ? Est-ce que mieux valait que je retourne dans ma chambre, ou...

- Sinon, vous êtes ?

Ou...son cœur battait. Elle respirait. Humaine ou sorcière, ça restait à définir. Ce qui m'amenait à repenser à cette autre sorcière que j'avais rencontré sur un chantier. Une catastrophe ambulante. Ce genre de fille rigolote et dramatiquement maladroite. La preuve. Si mes souvenirs étaient exacts, elle était tombée dans une fosse. La où on posait le ferraillage avant de bétonner les fondements d'une maison. Situation amusante. On avait bien ri, les gars et moi. Elle un peu moins. C'est comme ça que je m'étais retrouvé en territoire voisin. Chez elle. Un chauffe-eau en panne, plus d'eau chaude, des mains capables de pratiquement tout réparer. Enfin. Depuis, l'occasion de se revoir ne s'était pas présentée à nous.

Curieux, j'entreprenais alors de m'approcher. Comblant rapidement la distance qui nous séparait. Elle te connaissait et de mon côté, j'ignorais si je devais me présenter ou pas. Au vu du portrait que tu avais dressé à ton mec, je me demandais bien ce que tu avais pu raconter aux autres à mon sujet. Ce serait fâcheux qu'on me prenne pour un monstre sanguinaire par ta faute, quand je me battais sans relâche pour me racheter...

@Lyr


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De la main de Lahja Vehviläinen signé le Mer 1 Nov - 1:10

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Elijiah & Lahja

« From the outside there's a new way to the inside. All for nothing, guilt for something but the outcome is the same. »
Et puis l'éclat ambré de son regard disparaît. Imperceptiblement, l'homme se referme. Il s'éloigne comme empreint d'une insatisfaction soudaine. L'empathique en elle cherche à déchiffrer ces nouvelles expressions faciales. Incontestablement soumise à la curiosité humaine, c'est avec un regard expansif qu'elle essaie de le découvrir. Faisant preuve de toute la discrétion dont elle était capable lors d'une première rencontre. Il remue la tête négativement et croise les bras. Posture de fermeture qui lui indique involontairement qu'elle a peut-être frôlé un sujet sensible. Ezechiel n'était pas un ami de longue date. Tout ceci était encore raisonnablement récent pour la jeune finlandaise. Comme une première brise d'hiver, personne ne l'avait attendu. Elle a simplement débarqué au port de Cork. Comme tout autre déporté avant elle. De ce fait, elle ignorait encore  beaucoup de choses et ne possédait pratiquement aucun jugement sur qui que ce soit. Elle apprenait, au fil du temps qui passe, à trouver sa place au cœur d'un chaos qu'elle n'avait jamais désiré approcher. On lui avait imposé l'horreur de la guerre. La famine et l'agressivité. Sans jamais lui demander son reste. L'amitié qui grandissait entre elle et l'infirmer était encore au stade de l'embryon. De sa vie passée, des secrets qui pouvaient se dissimuler au creux de ses nuits, elle n'en connaissait malheureusement que peu de choses. Pourtant elle était suffisamment attachée déjà pour s'intéresser à ce qui pouvait graviter autour de ce nouvel ami. Elle qui en avait si peu. Sa malédiction était d'avoir un cœur quintessencié et sensible. En maîtriser les battements irréguliers n'était pas toujours la chose la plus facile mais elle était heureuse, au final, d'être encore capable d'offrir des sentiments aussi authentiques que l'amitié. Le désintérêt, la cruauté et l'injustice, elle les avait trouvés dans le regard abyssal de ce garde méprisé et pourtant pris en pitié. Elle avait presque failli s'y noyer avant qu'on ne lui rappelle qu'elle ne devait pas appartenir à ce genre de personnes. Ses parents avaient fait d'elle une femme d'amour et de paix. Pas d'armes ni d'acerbité.


Elle prit conscience de la fragilité de ce sourire qu'il lui avait accordé lorsque ce dernier s'était évaporé aussi instantanément qu'il était apparu. Son visage devint moins doux et la sorcière s'en voulait presque à l'idée d'avoir bousculé les espérances de cet être énigmatique. Elle acquiesça simplement. À nouveau accaparée par ce silence lointain qui lui était propre. La fin de leur conversation semblait déjà s'annoncer mais il la surprit en cherchant à s'informer sur son identité. « Lahja Vehviläinen. Et vous, quel est votre nom ? » Elle n'était pas certaine que cela lui dise quelque chose mais aujourd'hui, ce nom allait s'échouer quelque part en lui. À savoir maintenant s'il allait réussir à se trouver une place dans les méandres de son immense mémoire vampirique. L'impatience se faisait doucement sentir d'en savoir plus à son sujet. D'une part parce qu'il connaissait Ezechiel et de l'autre, parce qu'il dégageait une aura toute particulière. Le charisme des vampires était un aspect auquel elle s'était plus ou moins habituée à force d'en fréquenter. Cependant elle ne pouvait pas nier que celui-ci l'interpellait d'une manière différente. Le teint halé de sa peau lui inspirait de lointaines contrées, contrastant violemment avec la fraîcheur du parfum iodé de l'Irlande. La blonde n'avait jamais réellement quitté ses terres. La Finlande restait son jardin. De son sud sylvestre jusqu'au noir étoilé de son nord arctique. Enfant, elle avait l'habitude de courir après les faisceaux solaires, cherchant à capturer sa magie et sa chaleur afin de surmonter la rudesse de leur froid glacial. C'était donc avec une certaine attention qu'elle s'intéressait à cet autre qui lui faisait face.


Cet autre qui réduisait un peu plus à son tour la distance entre eux. Rapprochement contradictoire avec les premières impressions que la scandinave avait pu se faire de ses réactions brumeuses. Le geste assouplissait pourtant ses tensions sans pour autant parvenir à les faire complètement disparaître. Elle souhaitait qu'il parle une fois encore, qu'il lui révèle davantage les oriflammes qui faisaient luire ces quarante-deux grammes d'âme qui persistaient à survivre au sein de son enveloppe charnelle. Des dizaines d'interrogations sans réponses. Celles-ci faisaient le charme des nouvelles rencontres, miroitant la plausible matière qui remplirait plus tard les cases incomplètes de son questionnement candide. Elle avait la sociabilité froissée des gens du nord, leur sens un peu rude de la pudeur mais sa méchanceté était pratiquement inexistante. Selon bon nombre de personnes, ce manque d'ardeur pour la combativité était une erreur mais s'il fallait être tout à fait honnête, Lahja s'étouffait dans le conflit. Elle avait toujours la désagréable impression qu'on lui pompait toute l'énergie vitale qui l'habitait lorsqu'on lui imposait une confrontation virulente. Et lui qui n'était pas parti, elle ne savait pas encore le situer. Était-il de ceux qui s'enflammaient ou appartenait-il à ceux qui apaisaient ? Que ce soit l'un ou l'autre, la blonde n'allait peut-être pas tarder à le découvrir mais pour cela, il faudrait mettre de côté sa timidité et surtout, apprendre à s'ouvrir à la discussion, effacer l'idée de fuir à chaque fois que son chemin la menait vers un nouveau contact. L'isolation n'était plus une option possible pour elle car cela aurait été comme annoncer victoire à celui qui s'était obstiné à la briser.


« Peut-être qu'on pourrait aller discuter ailleurs, vous ne pensez pas ? »


Le marbre était froid. L'homme l'était sûrement tout autant mais la politesse lui rappelait que le confort n'était pas négligeable. Et au milieu de ce couloir, ils exposaient leur conversation à qui voulait bien l'entendre. Patiemment, elle attendit son approbation avant de lui emboîter le pas pour le mener jusqu'à la salle commune. L'endroit était calme à cette heure-ci. La chaleur du feu et la mollesse des canapés et fauteuils étaient plus agréables que la dureté du sol. Sur place, elle fut la première à s'installer, observant son interlocuteur dans l'espoir qu'il en fasse de même. Le froisser n'étant pas son but, elle prendrait donc le temps de faire sa connaissance avant de se pencher sur ce qui le liait au jeune vampire qui était devenu son ami. Malgré les perturbations qu'elle pressentait en lui, il avait l'air d'être plus ou moins remis sur pieds. Cependant, comme pour s'en assurer, la question de la raison de sa présence ici lui chatouillait les lèvres. « Excusez-moi si ça vous paraît indiscret mais qu'est-ce qu'il vous est arrivé ? » Sa voix était douce et posée alors que son regard s'anéantissait une nouvelle fois dans les nuances mordorées du sien.
(c) DΛNDELION




Love has no fear. Love has no reason.
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Let tomorrow come | Elijiah

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