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 The Regulator swinging pendulum - Avery

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The Regulator Swinging Pendulum
- Aindreas An'Sionnach & Avery Lunet -




Belfast avait besoin de nous. Belfast, Irlande du Nord, terre des vampires. Assis sur le canapé de mon salon, fixant ma fille qui jouait dans son parc, je tenais entre mes mains la lettre de Léandre. Léandre, cet homme qui durant plus de 30 ans avait été mon ennemis numéro un. Ce montre en tête de liste, ce monstre que je voulais anéantir, tuer, briser, bien plus qu’autre chose. Aujourd’hui, c’est bien mon aide qu’il me demandait. Que je vienne dans sa ville, pour aider aux recherches contre ce virus qui se propageait comme la peste. Que je vienne, moi, et quelques personnes de la meute pour leur donner de notre sang. Sang qui à priori, pouvait les aider à s’en sortir. Pourquoi je ferais ça ? Pourquoi j’irais là-haut, laissant les miens derrière moi pour aider des gens qui avaient brisé toute l’existence de ma fille, la mienne, celle des miens ? Peut-être être parce que je regrettais. Peut-être parce que je me posais beaucoup de questions. J’avais laissé River Crow brûler. J’avais regardé cette ville qui avait été la mienne partir en fumée et je n’avais rien fait pour les aider. Égoïstement, pour préserver mon peuple, ou par simple vengeance ? J’en savais rien. Mais le fait est que j’avais laissé des amis, des proches, des alliées périr parce que je n’avais rien fait. Et que cette pute de culpabilité, quoi que je puisse en dire, elle était bien là. Encrée, innée, tatouée, marquée au fer rouge. Elle ne disparaissait pas. Elle ne partait pas, et là, oui, peut-être que là j’avais l’occasion de me racheter. De me faire pardonner pour le mal que j’ai pu faire. J’avais perdu des proches, encore. Scott m’en voulait et refusait de me parler, Wellan n’avait sans doute plus aucune confiance en moi. En vérité, j’avais absolument tout gâché, et je comprenais maintenant. Je réalisais.

Je réalisais que je n’avais sans doute pas fait que les bons choix. Machinalement j’ai déposé la lettre sur la table basse, m’allumant une clope presque dans le même instant. Partir. Oui, j’allais y aller. Au final, je n’avais pas pris beaucoup de temps. La question était est-ce que je partirai seul ? Ou bien accompagné ? Je devais convoquer Aodh, je devais lui en parler. Partir tout seul serait dangereux par les temps qui cours et la meute n’avait pas besoin de perdre son Alpha. Mais après, mettre la vie des miens en danger m’était complètement impensable. Je n’en n’avais ni l’envie, ni la force. Et puis, est-ce que je voulais vraiment y aller pour les aider, où est-ce que c’était plus personnel ? J’en sais rien sérieux. Attrapant la bouteille de whisky je m’en suis envoyé une bonne rasade dans la tronche. Comme pour me remettre les idées en place. Eireen était sortie avec des amies, j’avais « la paix » pour la soirée. Je pouvais faire ce que je voulais sans l’entendre me sermonner sur la quantité improbable d’alcool que je pouvais m’enquiller dans un temps légèrement limité. Eireen, rien que de penser à elle je me suis mis à sourire comme un couillon. Putain, ce que je pouvais l’aimer cette gosse. Elle et sa maturité. C’était sans doute malsain, pas étique, j’avais le double de son âge, mais pourtant, bien que je la voyais plus comme une petite sœur je savais que je ne me voyais plus vivre sans elle. La protéger, elle est Aby, les protéger toutes les deux, protéger la meute, mon clan, c’était ça mon objectif numéro un désormais. Mais j’avais signé cette coalition. J’avais prêté serment, et je savais que de refuser la demande de Léandre serait sans doute déclencher une guerre inutile. Le monde allait suffisamment mal comme ça. Assez, pour éviter d’en rajouter une couche supplémentaire. En clair ? Je n’avais pas le choix.

Écrasant ma clope dans le cendrier j’ai fini par me relever, allant me poser sur le palier de ce taudis qui nous servait de maison après avoir sorti la petite de son parc pour la laisser carapater un peu là où elle voulait. Sans la quitter des yeux. C’était lui que j’attendais. Aodh, mon ami, mon allié, lui qui saurait sans doute me dire ce que je devais faire. Parfois, de nous deux, je me disais que c’était lui l’Alpha. J’avais repris sa place, par la force, sans savoir vraiment pourquoi. Mais la vérité était que j’avais toujours besoin de ses conseils. Constamment. Sans cesse. Lui il savait prendre les bonnes décisions bien que parfois, il partait légèrement en couille. Mais au moins, il savait ce qu’il y avait de mieux pour la meute. Je l’ai attendu. Combien de temps ? J’en sais rien pour tout dire. Des minutes ? Des heures ? Qu’importe. Entre temps j’ai eu le temps de fumer une dizaine de clopes, de changer la petite, de la nourrir et même de la mettre au pieux. Alors oui, pour ainsi dire je l’ai attendu un sacré paquet de temps. Mais ce n’était pas important. On avait toute la soirée. Et je voulais le voir, lui et son frère. Les mettant dans la confidence. leur expliquer ce qui se passait. Leur demander leur avis sur la question. Partir pour Belfast, ville des vampires, aidant nos anciens ennemis, ceux qui avaient brisé notre famille, où rester là quitte à foutre la paix et la meute dans la merde. Pourquoi j’avais accepté de signer cette châtre ? Y’a des jours je me demandais. Y’a des jours, je me posais vraiment la question. Peut-être parce que dans le fond je savais aussi que c’était la meilleure des choses à faire. C’était… La meilleure décision, pour le bien de tous… Pour le bien… Des miens.

J’étais assis là, sur le palier de la maison, sirotant une bière bien fraîche. Fixant tout ça. Moycullen Bogs. Ce village que l’on avait construit de nos propres mains. Cette terre qui était la mienne. Je devais bien l’avouer, pour la première fois de ma vie je me sentais bien ici. Je me sentais chez moi. J’étais tout simplement heureux. Je me sentais chanceux. De les avoir eux, d’avoir tout ça bien que le pouvoir me dépassait sans doute parfois beaucoup. Mais on avançait, constamment, sans se retourner. On faisait de notre mieux pour donner une vie meilleure à tout le monde malgré la situation de l’Irlande.  Nous étions en tôle et franchement ? C’était pas tout les jours facile à encaisser. Il y avait des enfants, des gens pour beaucoup innocents. En soit, nous autres les loups, nous ne l’étions pas plus que ça, innocents, on avait dû tuer pour déclencher notre gêne, mais cela ne faisait pas de nous des monstres pour autant. Mais malgré tout, je comprenais la réticence des hommes de Tullamore. Je les comprenais pour l’avoir ressenti. Si j’avais pu enfermer les vampires dans une cage je l’aurais faut sans me poser de questions. Du temps où je me croyais encore autant humain qu’eux. Soupirant, j’ai vider ma bière cul sec, quand tu es passée en face de moi. J’avais refait le stock d’alcool et de clopes, la soirée aller être très longue, je le sentais. C’était évident. Aodh n’arrivait pas, il était sans doute en train de s’envoyer en l’air avec je ne sais trop qui. Me relevant je suis venu à ta hauteur, simplement. On n’avait jamais eu l’occasion de vraiment se parler toi et moi. Je t’avais recueilli, sans me poser la moindre question. Connaissant la base. D’où tu venais, un semblant de ton histoire, de simple fragment. Et sans hésiter je t’avais fait entrer dans la meute. Parce que je savais que trop bien qu’on avait tous besoin d’une famille. De personne sur qui on pouvait compter. Et il était de mon devoir de tous vous protéger, vous les loups. Les miens. Mon peuple. Ma race.

« Comment tu te sens ? Tu t’intègres bien parmi nous ? Je peux te proposer une bière ? Un truc plus fort ? La petite dors, Eireen est en bringue avec Daryl, Aodh et je ne sais où. Et moi ? Je suis là comme un con à siroter de la bière tout seul. Tu me tien compagnie ? »

T’adressant un large sourire je t’ai entraîné avec moi jusque dans la maison. Sans attendre une réponse de ta part d’ailleurs. Je ne voulais pas que tu t’imagines que je me serve de toi pour combler ma solitude du moment. Loin de là étaient mes intentions. Non. Tous ce que je voulais c’était te mettre à l’aise, en apprendre un peu plus sur toi, savoir comment tu te sentais ici, au milieu de notre famille. Je pouvais comprendre que ce n’était pas simple. Les An’Sionnach étaient parfois sectaires. Rien ne comptait plus à leurs yeux que leur sang et j’avouais que des fois ils étaient complétement fermés. Mais tu vois, l’avantage d’avoir grandis, évolué, vieillis loin d’eux m’offrait une vision bien différente de la leur. Je ne repoussais jamais personne. Encore moins un loup qui se retrouvait dans le besoin. Aodh disait que c’était une connerie. Daryl lui, me confirmait que c’était ce qui faisait de moi « un grand chef ». Mon ouverture d’esprit. T’invitant à t’asseoir sur le canapé je suis allé nous chercher deux bières après avoir soigneusement pris soin de fermer la porte de la chambre d’Eireen pour ne pas réveiller la petite qui y dormait. Elle avait l’ouïe fine cette gosse, c’était affreux. Je suis revenu m’asseoir en face de toi, sur le canapé, m’allumant une clope, te tendant le paquet pour t’en proposer une. Je ne voulais pas faire un interrogatoire, non, j’en avais terminé avec tout ça. Avec mes méthodes de River Crow, avec mon passé, avec toutes ces histoires de formations. Mais dans le fond, on restait qui on était. Et j’avais besoin de te connaitre pour pouvoir rassurer les autres sur ton sujet. Tous les loups n’étaient pas remplis de bonnes intentions. Comme les Bartoli qui n’attendaient qu’une chose, voir ma tête au bout d’une pique pour s’allier à Tullamore et foutre les nôtres à genoux. Alors non, ne te sens pas intimidée. Je ne faisais que mon travail tu sais.

« Comment ça se passe ton intégration ? Je sais que la vie ici n’est pas tous les jours faciles. Ca fait deux ans que ça dure et crois-moi, même pour nous c’est parfois la grosse merde. Alors je comprendrais si tu te sens… Un peu dépassée par les événements. »

Assis en face de toi, j’ai tiré une taffe sur ma clope avant d’en faire tomber la cendre dans le cendrier. Je savais que tu avais passé ta vie presque toute seule depuis ta transformation, et que tu n’avais jamais appartenue à une meute à part entière. Alors… Je pouvais comprendre que la vie en communauté pouvait… Etre légèrement compliqué pour toi. Mais tu pouvais me parler, tout me dire. J’étais là pour ça tu peux me croire. En plus d’être le père d’Aby… J’étais aussi un peu comme… Le papa de tout le monde ici.




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The Regulator swinging pendulumSous cette immense voûte céleste, Avery pense. A son passé. Son présent. Mais surtout à son avenir qui lui paraissait encore bien incertain. Il était dur pour une personne telle que elle, qui a vécu toute sa vie dans les grands espaces touchant de ses mains, une liberté complète. Liberté qui fut d'une vivacité extrême lorsqu'elle s'était elle-même exilé dans les profondeurs des forêts du Colorado. La jeune louve se voyait à présent épinglé de force dans une ville, peut-être grande, mais au fond bien petite de par les différents territoires qui s'y trouvaient. Avez-vous déjà ressenti cette sensation d'être de trop dans un lieu ? C'est horrible n'est-ce pas ? Cette oppression qui se fait de plus en plus forte et malgré les efforts que vous pouvez déployer ne servent strictement à rien. Oh bien sûr, peut-être pouvez-vous éteindre cette impression pour un laps de temps, mais cela finira par revenir à la charge et suivre son cours comme lorsque vous mettez le feu aux poudres pour faire exploser une multitude de dynamite. Disons que c'est un peu vieux jeu de penser de la sorte, mais cela représente bien la sensation présente d'Avery qui non seulement devait faire face à son enfermement. Honnêtement, si ce n'était que cela, la jeune femme serait parvenue sans mal à s'y accoutumer. Mais, plus que tout, Avery devait se faire à la vie dans une meute. Elle qui n'a jamais voulu en joindre une, en tout cas, l'envie ne s'y est jamais présenté. Pourquoi diriez-vous ? Tout simplement parce que la seule meute existante dans le coin qui lui servait de résidence était celle où appartenait son père et croiser l'homme qui l'a toujours plus ou moins ignoré et qui lui reprochait la mort d'un de ces fils n'avait jamais encouragé la jeune louve à faire le pas et ce, même si l'alpha lui-même lui avait dit qu'elle était la bienvenue.

Si seulement, la transformation ne se résumait pas à une question de tuer quelqu'un. Pourquoi fallait-il que la seule possibilité ce soit de faire couler le sang d'un innocent ou non. Même si ce fut une question de survie, cela ne change pas le fait, qu'Avery ait dû tuer son demi-frère. Sa mort reste dans son esprit et cette pensée si noir vagabonde en elle comme un maudit venin dont on ne peut plus se guérir. Elle devra vivre jusqu'à la fin avec cet acte sur la conscience et qu'importe si elle acceptera un jour, cela ne changera absolument rien.

Oh bien sûr, son mentor lui a bien raconté que lui-même a dû passer par-là et qu'aujourd'hui cela ne lui faisait plus rien et qu'un jour Avery sera dans le même état d'esprit. Il est normal pour un jeune loup de se sentir ainsi, perdu entre la normalité d'un tel acte pour embrasser la voie du loup que dans le fait que l'on ait dû agir comme un monstre pour y parvenir même si ce n'était que pour se défendre.

C'était dur de rester dans son petit appartement. Lieu de vie sommaire, mais la jeune femme a connu bien pire et puis, les températures froides ne la touchent plus comme autrefois, ce qui était un très bon point. Sans plus s'y attarder et comme elle le faisait toujours, la jeune femme décida de prendre sa veste et de sortir faire un tour. Le ciel était bien plus joli vue de l'extérieur que sur le rebord d'une fenêtre. Alors que ses pas se faisaient, la jeune femme croisait d'autres loups appartenant à la meute dans laquelle elle fut acceptée. Bien sûr qu'elle sentait la méfiance à son égard, elle était nouvelle et ne connaissait rien de la vie en communauté même si elle avait appris la théorie de la bouche d'un homme qui lui-même s'est exilé pour vivre ces derniers jours loin de tout ce qu'il a pu connaître. Mais, un loup de l'envergure de son mentor n'aime pas qu'on le voit devenir vieux et moins puissant que dans sa prime jeunesse. Foutu fierté des loups et surtout foutu fierté de la lignée de son père.

Passant sa main dans sa longue chevelure rousse alors qu'un soupire sorti de la frontière de ses lèvres, la jeune femme poursuivit son chemin. Être regardé comme ça était loin d'être agréable et puis ce n'était pas polie du tout. Comment pouvaient-ils soumettre les nouveaux arrivants dans un tel stress tout cela parce qu'ils étaient des inconnus ! Avery admet qu'on peut se montrer distant envers une personne étrangère, mais la regarder avec une telle insistance ne les aideront pas à savoir qui est en face d'eux. Ils parlent par moment de respect, mais en ce moment, où était-il !

Le pire dans tout cela, c'est qu'Avery ne pouvait rien dire en tant que nouvelle venue, elle craignait que ses paroles soient mal pris et que son sale caractère prenne le dessus. C'était une louve sauvage qui était au milieu d'une meute parce que c'était le mouvement à suivre et la chose la plus intelligente à faire. Vivre seule et recluse ne lui ferait ni chaud ni froid, mais dans de telles circonstances, il fallait prendre sur soi et tracer sa route.

Sans même s'en rendre compte, la jeune femme passa devant le lieu où vivait le chef de meute. En toute honnêteté, c'était pas l'endroit où elle voudrait se trouver, mais bon... Comme dirait son mentor, même si on l'ignore, nos pas nous emmène dans un lieu pour une bonne raison. Alors, peut-être que cela était prédestiné que la jeune femme se trouve ici et non ailleurs. Cependant, Avery souhaitait que sa petite étoile, aussi minime puisse-t-elle être, lui permette de passer à travers les filets du regard de l'alpha semblant perdu dans son esprit.

Et merde !

Passant une main sur sa nuque pour reprendre un peu de contenance, Avery regarda l'alpha se diriger vers elle d'un pas nonchalant et aussi sauvage. C'est un qualificatif habituel pour les loups, il faudra bien vous y habituer.

« Comment tu te sens ? Tu t'intègres bien parmi nous ? Je peux te proposer une bière ? Un truc plus fort ? La petite dors, Eireen est en bringue avec Daryl, Aodh et je ne sais où. Et moi ? Je suis là comme un con à siroter de la bière tout seul. Tu me tien compagnie ? »

« Disons que ça pourrait aller mieux... » Fit-elle simplement tandis que l'alpha mentionnait des noms que la louve qu'elle connaissait à peine et de personne qu'elle avait entre aperçu à son arrivée sans trop y faire attention. Après tout, elle se remettait à peine de sa capture avec toute cette drogue qu'on lui avait fait ingurgiter pour ne pas qu'elle se transforme et ne vienne faire un carnage. Chose qu'elle aurait très probablement fait ! Un lycan est comme son frère le loup, en danger, il devenait d'une dangerosité contre laquelle il était difficile de faire quoi que ce soit.

Avant même qu'Avery ne continue à dire quoi que ce soit, ce dernier lui tournait déjà le dos pour l'inviter à rentrer chez lui et parler.

Et merde !

Insulte favorite de la jeune femme qui tourna en boucle dans sa tête tandis qu'elle suivait de plus ou moins près l'alpha qui lui avait ouvert les portes de sa meute sans même se montrer hésitant. Au fond, cela avait rassuré la jeune femme de ne pas avoir été passé au microscope par ce dernier. Bien que d'autre aurait préféré, avec le peu d'information que cette dernière ait pu donner sur sa vie. En fait, Avery n'avait dit que le strict nécessaire comme l'endroit d'où elle venait, à quel âge était-elle devenue louve et si elle a fait partie d'une meute. En fait, Avery avait du mal à se confier surtout après avoir vécu aussi loin de la civilisation depuis que son gène s'est réveillé. Autant peut-être être fière de ce qu'elle est, que parfois les émotions ressenties sont effrayants et personne ne pourrait dire vraiment le contraire.

Se retrouver face à face avec Aindreas, l'alpha de la meute, cela a de quoi intimider. Surtout qu'Avery n'est plus habituée à ce genre de face à face. Enfin si, mais la dernière personne avec qui cela avait été fait, elle a vécu avec pendant quelques années.

La bière permettait de se sentir un peu plus à l'aise, certes, mais bon, cela ne changeait en rien à ce que la jeune femme pressentait. Une discussion... Autant dire que sur ce point, elle ressemblait à son père surtout depuis qu'elle était devenue une louve.

« Comment ça se passe ton intégration ? Je sais que la vie ici n'est pas tous les jours faciles. Ca fait deux ans que ça dure et crois-moi, même pour nous c'est parfois la grosse merde. Alors je comprendrais si tu te sens… Un peu dépassée par les événements. »

« La vie n'est pas si dure... Je m'adapte facilement, mais c'est vrai que... Apprendre qu'autre les loups et les vampires, y a des sorcières et d'autres créatures qui existent, là je me dis que je dois être dans un mauvais délire. » Elle but une gorgée regardant du coin de l’œil l'alpha qui lui proposa une cigarette qu'elle déclina d'un simple mouvement négatif de la tête. « Ce qui est dur, c'est d'être regarder sans retenue par les autres. C'est pas très polie pour la personne et surtout ça ne les aidera pas à savoir qui je suis. On a tous eu une vie au-delà de ces murs et on est tous passé par quelque chose, la méfiance n'apporte pas la connaissance. Mais, bon je ne suis pas très calé niveau vie en meute alors, je suppose que ça doit être normal. »

Son regard vagabonde ici et là. Une maison. Un endroit où réside une famille. Une chose que la jeune femme n'a plu depuis un certain temps et chaque jour, Avery se répète qu'elle a bien fait de ne pas avoir retrouvé sa mère. On ne sait jamais ce qui aurait pu se produire si cela avait été le cas. Sans doute serait-elle en enfer avec elle et connaissant celle-ci, Avery était persuadé qu'elle n'aurait jamais supporté ce genre de vie.

« Une meute... C'est quoi exactement ? Qu'est-ce que ça apporte de plus qu'une louve solitaire ? Je sais qu'on est plus des parias qu'autre chose... Mais, je l'ai été quasiment toute ma vie alors... Être en meute signifie quoi exactement. »

Avery avait encore beaucoup de chose à apprendre. Peut-être trop pour certain, mais qu'importe le sujet, il fallait débuter par un apprentissage autant théorique que pratique.
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Justayne
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Le changement radical de vie. Je ne le connaissais que trop bien pour savoir ce que ça faisait. Pour comprendre que ça pouvait perturber, changer la donne sur tout un tas de truc. Un jour on appartient à un monde et le lendemain tout change soudainement. Il suffit d’un rien pour que tout ce en quoi nous croyions s’effondre. Crois-moi, je suis passé par là il n’y a pas plus tard qu’il y a trois en en arrière. Toute ma vie j’ai ignorais qui j’étais, ce que j’étais. Il a suffi d’une erreur, d’une balle, et tout est partie en couille. Rapidement. Je crois que je n’avais jamais eu autant peur de toute mon existence. J’étais largué, complétement désorienté. J’ai dû tout réapprendre. Cette place, je ne l’ai jamais voulu. Je n’ai jamais demandé à être un leader. Manque de bol, je l’ai toujours été. Du temps où je me pensais encore humain à ma nouvelle condition. C’est comme ça, on n’y peut rien, faut vivre avec. Il y a encore trois ans je me réveillais tous les matins dans mon lit de ma chambre minable de la fondation. Un neuf mètre carré. Pas le grand luxe, mais pour le temps que j’y passais. Il y a trois ans ma vie se résumait à la chasse, traquer les vampires, les tuer pour sauver les miens. Entrainer des jeunes recrues pour en faire de véritables machines de guerre. Je sniffais beaucoup, je picolais encore bien plus que maintenant, complétement pommé par la perte de ma femme. Mais on comptait sur moi et c’est en m’accrochant à ça que j’arrivais à me lever le matin pour continuer. Mais il y a eu cette nuit. Celle où tout a basculé. Je l’ai tué. Cet homme. Une balle perdue. C’était trop con. La douleur, celle que je ne ressentais plus depuis des années. La physique. Jamais j’oublierais je crois. J’ai paniqué. J’ai fuis. Mais tu sais le pire dans tout ça ? C’est pas tant l’idée d’être parti pour rejoindre instinctivement les miens que je regrette. Non. Ce que je regrette c’est de les avoir tous laisser tomber. Cette pseudo famille que j’avais. C’était mes potes putain. Et moi ? J’ai regardé notre ville partir en fumée et je n’ai rien fait pour les aider.

Est-ce que ça fait de moi un monstre ? J’en sais rien. La haine que j’avais pour ce monde était peut-être bien trop forte. L’histoire de ma famille, sa destruction, toutes ces horreurs dans lesquels j’avais grandi pour être formaté. Alors tu sais, ce que tu ressens là, au fond de toi, ce petit creux dans l’estomac, cette sensation d’être la nouvelle bête de foire, je la connais. Je portais le nom d’An’Sionnach. On savait qui j’étais. Alors moi aussi, on me regardait sans doute de trop. Moi qui déteste ça. C’était plutôt horrible. Mais on finit par s’y faire, par s’y habituer et au final on s’intègre dans le décor. Tout fini par changer. Et au bout du compte, on finit par réaliser que la vie continue. C’est comme ça. Le temps passe, change, et nous on doit continuer notre chemin malgré tout ça. Un mauvais trip. Ca me fait sourire. Crois-moi, moi aussi ça me fait encore cet effet. Tous les jours même. Je crois que je ne m’y habituerais presque jamais. Les sorciers, pourquoi pas. Mais les goules, les Léviathans, les polymorphes. C’est du délire sérieux. Vraiment. J’ai déjà du mal avec l’idée de n’être pas si humain que ça, t’as cas croire. Tirant sur ma clope je te regarde, je t’écoute. Comprenant ce que tu ressens, comment tu peux te sentir. Oui, les miens sont très protecteurs envers la meute. Sans doute de trop, mais tu sais, avec les temps qui court ça se comprend. Même entre nous on ne peut pas se faire confiance. Alors ne leur en tiens pas trop rigueur, ça finira par leur passer. Quand tu auras fait tes preuves et montrer ta valeur. Mais personne n’est mauvais ici. On n’a tous de bonnes intentions. Enfin, au sein de ma meute en tout cas. Les autres ? C’est différent. L’idée d’être mené par un Alpha externe à leur clan ne passe pas très bien auprès de certains, alors c’est tendu. Mais la politique, tout ça, c’est toujours un sujet de débat interminable tu sais. Et je crois que ça, la race ne changera rien à la donne.

Je te regarde, observant autour de toi. Non, ce n’est pas le luxe ici, mais les énergies qui se dégagent de ces murs sont plutôt très bonnes et rend l’ambiance tout de suite plus chaleureuse. La présence de Little As-Kicker aider beaucoup aussi. Les enfants et leur innocence. Ca doit être ça, je sais pas trop. Parce que tu peux me croire, le sang qui macule mes mains n’est pas prêt de s’en aller. Ici personne n’est vraiment éternellement innocent et on le sait tout. Je te laisse parler, sans rien dire, t’écoutant intégralement sans en rater une miette. Tes questions, tes doutes. Ca me fait sourire. J’avais presque les mêmes. Enfin je dis presque, parce que j’ai grandi à la fondation, et que la famille, le clan, cette cohérence de groupe, ce sentiment de protéger les siens au risque de sa vie, je la connais depuis toujours. Alors les idéologies des meutes je ne connais que trop bien aussi. Mais détrompes toi, être solitaire n’est pas être un paria. Enfin, je ne l’ai jamais vu comme ça. Personnellement je trouve que c’est une force. Parce que je sais que si je n’avais pas trouvé la meute je ne m’en serais jamais sorti tout seul. J’étais tellement largué. Qui l’eut cru. En y repensant aujourd’hui je me trouve minable d’avoir réagis comme je l’avais fait à ma mutation. Parce que maintenant j’adore ça. Oui, j’adore ça ce que je suis. Je me sens libéré de tout un tas de truc. Nous sommes ce que nous sommes et le plus important c’est de le chérir, de l’apprécier, et surtout, de s’assumer. Chose qui en vue de ce que tu me dis n’est pas réellement ton cas je me trompe ? Mais peu importe, tu finiras bien par la trouver ta place. Ce n’est qu’une question de temps. Juste le temps que tu t’habitue à ta nouvelle vie, à ce lieu. L’Irlande était magnifique avant ça. Enfin je crois. Dans le fond, avoir grandi à River Crow ou être enfermé ici ça ne change pas grand-chose. J’ai toujours été enfermé. Putain. Tu parles d’une vie de merde toi. Au moins tu as connu cette liberté que je ne connaitrais jamais. Et rien que pour ça, j’avoue t’envier un peu.

« Peu importe ce que signifie le mot meute. Ce n’est qu’un mot. Le plus important c’est ce que toi tu en fait. Meute, famille, clan, tout se rassemble. C’est comme solitaire, ce ne sont que des mots rien de plus. Tu as fait le choix d’évoluer seule et crois-moi c’est pas un mal. Au moins si demain tu te retrouves seule tu seras pas larguée. Retire moi Aodh et crois-moi que je suis pas convaincu que je m’en sortirais mieux que toi. »

J’essayais de te rassurer tout en répondant à tes questions. Te souriant, riant même de ma connerie. Ne rien oublier. Te faire comprendre que non, tu ne valais pas moins que les gens qui se trouvaient ici. Le plus important c’était ce que tu avais toi, là, enfouis dans ton fore intérieur. Ce que tu étais valais bien plus que cette idée de meute, de clan. De toutes ces choses. La richesse que les gens avaient à offrir importait tellement plus que tout le reste. Peu importe ton histoire, ce que tu avais fait, d’où tu venais. Ici tout changeait. On recommençait tout à zéro. J’essayais d’avoir du tact, de trouver les bons mots, mais je n’avais jamais été un grand diplomate. J’étais même tout l’inverse. Brut de décoffrage. Devenir loup, déclencher le gène m’a fait murir mais avant ça ? Je n’étais qu’un con. Un type violent, nerveux, incapable de contrôler ses émotions. Toujours excessif. En fait, je me rapprochais bien plus du gros connard qu’autre chose. J’avais horreur de l’échec, je me surestimais sans doute de trop. Alors quand j’ai perdu des gars, quand on a lancé l’assaut contre McGuinness et que beaucoup ne sont jamais revenu. Je m’en suis voulu. A mort. J’ai porté le blâme et au final, je crois que je ne m’en suis jamais remis. Trop d’égos tue l’égos comme on dit. Alors maintenant je le prends le temps. De réfléchir, d’analyser. De connaitre les gens aussi pour comprendre leur besoin, pour mieux pouvoir les diriger, les emmener là où ils seront bien. C’est aussi ça mon rôle. J’ai tué la bête en déclenchant le gène. Elle est là la vérité. Maintenant je suis père, je suis leader, je suis Alpha, je suis l’homme sur qui on compte en temps de crise. Je n’ai plus droit à l’erreur et l’erreur je ne la referais plus.

Mais cet homme que je suis devenu je le dois à la meute, à Aodh, à Eireen, à Daryl. A ces personnes qui m’ont aidé, accueilli, pour ne pas dire recueilli. Je leur dois absolument tout. C’est une évidence. Parce que c’est surtout ça être une meute. C’est compter les uns sur les autres. C’est prendre une balle pour sauver son frère, sa sœur. Sa famille. Sans réfléchir, sans penser. C’est la solidarité. Le soutien. Le maintien. La béquille. L’appuis. Si un membre s’écroule c’est tout le reste qui tombe. C’est comme ça.

« Faut pas que tu prennes mal le fait qu’on t’observe. Je sais que c’est pas facile au début mais ils sont super protecteurs. Ils te la laisseront ta chance, laisses-leurs juste du temps. Tu sais, ici on se protège tous les uns les autres. On se soutiens, on s’entre-aide. Quand l’un de nous est en danger on débarque tous. C’est ça appartenir à une meute Avery. C’est la solidarité et la loyauté avant tout. Tu comprendras très vite que vivre en communauté peut aussi apporter un certain nombre de privilèges. Et puis… J’suis pas le pire des Alpha. »

Te lançant un clin d’œil pour te mettre un peu plus à l’aise j’essayais de faire tomber tes doutes, tes barrières. Je voulais que tu te sentes bien. Vraiment. Crois-moi, j’avais bon espoir que tu ne te sentes pas éternellement comme une étrangère. Je savais qu’Aodh serait plus méfiant, plus réticent. Mais ce n’était plus lui l’Alpha et il se devait de respecter mes décisions. C’était comme ça. La hiérarchie était importante aux yeux des loups. J’étais de ton côté tu sais, alors ton intégration irait sans doute bien plus vite que tout le reste.




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The Regulator swinging pendulumDans son malheur, Avery trouvait un certain réconfort tout de même surtout sa capacité d'adaptation qui ne la laissait jamais de côté. La louve savait qu'elle s'en sortirait, mais ce qui faisait grogner sa louve intérieure, c'était la condition de semi-liberté qui s'offrait à elle. Mené à un pur abattage, elle se devait d'avoir les sens constamment en alerte parce que rien n'est définitif, il suffit d'un jour où tout pouvait basculer. Consciente de sa situation et du fait que sa venue pouvait être vue de façon méfiante à cause des tas de loups différents qui mettent un pied dans une ville autrefois tranquille, enfin plus ou moins parait-il, elle se devait de faire ses preuves. Ce n'était pas une chose dérangeante en soit, mais les regards inquisiteurs rivés sur elle, devenait un problème. Avery avait beau être jeune, mais elle était assez à cheval sur la politesse et la bonne tenue des gens, ce n'est pas parce qu'elle vient petit village du Colorado qu'elle en est dénuée de savoir vivre. Néanmoins, c'était assez étrange pour une louve, représentation même de l'aspect sauvage et du caractère lunatique de se tenir à ce genre de chose futile. Disons qu'on se raccroche à ce que l'on peut et même si Aindreas tentait de minimiser la situation et de la rassurer, cela ne changeait pas le problème. Comment une personne venant d'arriver depuis peu, peut faire ces preuves s'il se sent constamment épié ? Quelle est la bonne réponse à fournir et surtout quelle est la bonne conduite à adopter ? L'un comme pour l'autre, la chose restait inconnue, pire qu'une formule algébrique sur laquelle on bloque et dont parfois, bien souvent même, la réponse est tellement risible.

Avait-elle des interrogations encore ? Oui, des tas même, mais Avery se dit que c'était peut-être mieux pour certaines d'entre elles de les découvrir par elle-même, parfois, il était mieux de trouver par soi-même que de se faire aider par une tiers personne. On comprenait mieux la réponse quand on la découvrait seule. En regardant l'alpha, la louve pouvait plus ou moins facilement comprendre qu'il traînait derrière lui une sacré vie tout aussi difficile et compliqué que la sienne. Elle ne pouvait pas imaginer par quoi il était passé, mais de par son regard cela semblait sérieux. Avery était du genre à penser que toutes les histoires avaient son importance, que rien n'était ridicule parce que pour celui ou celle qui l'avait vécu, ce n'était pas rien. Un lot de malheur, tout le monde connaissait ça, mais le plus important, c'était de s'en sortir et de surmonter l'épreuve. C'était ce que son mentor lui avait enseigné et avait eu dû mal à rentrer dans la petite tête de linotte qu'était sa petite-fille. Il faut dire que le côté buté était propre à la famille et même si Avery ne se considérait pas vraiment comme la fille de ce loup, elle ne pouvait pas pour autant nier le sang qui coulait dans ses veines.

Dans un geste qui lui paraissait comme réconfortant, elle regarda à nouveau le salon d'un coup d'œil circulaire. Petit, mais l'atmosphère rassurait et rendait accueillant cet endroit. Elle esquissa un sourire furtif en voyant le coin du bébé de l'alpha. Voilà une gamine qui aura la force de 10 loups. Grandir ici sera une force pour elle et si elle restait aussi bien entouré, nul doute qu'elle fera de grande chose. D'un côté, Avery envie cette gamine d'avoir un père aussi présent, mais est un peu triste, parce qu'elle se doutait de par son observation que sa mère n'était pas là. Qu'est-ce qui lui est arrivée ? Ce n'est pas une chose qu'elle était en droit de demander. Pas assez proche de l'alpha et ce n'était pas ce que l'on pouvait appeler une question de politesse, mais une indiscrétion pure et dure.

« Peu importe ce que signifie le mot meute. Ce n'est qu'un mot. Le plus important c'est ce que toi tu en fait. Meute, famille, clan, tout se rassemble. C'est comme solitaire, ce ne sont que des mots rien de plus. Tu as fait le choix d'évoluer seule et crois-moi c'est pas un mal. Au moins si demain tu te retrouves seule tu seras pas larguée. Retire moi Aodh et crois-moi que je suis pas convaincu que je m'en sortirais mieux que toi. »

Son regard se reposa sur Aindreas qui venait de répondre sur ce qu'était exactement une meute. Pour une personne comme Avery, c'était normal de se demander cela. Elle n'en connaissait que la théorie, mais la jeune femme restait tout de même curieuse de la vision qu'avait l'alpha sur ce mot. Et voilà sa réponse, ce n'était qu'un mot ni plus ni moins. Seule Avery pouvait lui donner plus ou moins d'importance. Donc, ce n'était pas maintenant qu'elle offrirait une définition satisfaisante pour le moment. Elle but une gorgée, un mouvement qui lui permettait de reprendre une certaine contenance et puis, une bonne bière bien fraîche, ça avait le don de vous rendre un peu mieux. Moins nerveuse et plus ouverte pour une conversation. Un geste de sociabilité non négligeable pour une louve qui a passé quelques années loin de tout et surtout du monde.

« Mon mentor avait pour habitude de dire que même un loup habitué à être en meute pouvait facilement s'habituer à être seul. L'instinct prime sur le reste et surtout sur le manque de sa communauté. Mais, il rajoutait que je ne pouvais pas vraiment comprendre puisque je n'ai jamais été dans une meute. » Elle fit silence par la suite se disant qu'au fond, peut-être que son mentor et elle ont formé une meute. Petite certes, mais on pouvait considérer ce duo comme tel. Tout du moins, c'était l'avis de la jeune femme.

« Faut pas que tu prennes mal le fait qu'on t'observe. Je sais que c'est pas facile au début mais ils sont super protecteurs. Ils te la laisseront ta chance, laisses-leurs juste du temps. Tu sais, ici on se protège tous les uns les autres. On se soutiens, on s'entre-aide. Quand l'un de nous est en danger on débarque tous. C'est ça appartenir à une meute Avery. C'est la solidarité et la loyauté avant tout. Tu comprendras très vite que vivre en communauté peut aussi apporter un certain nombre de privilèges. Et puis… J'suis pas le pire des Alpha. »

La jeune femme releva les yeux vers lui avec un léger sourire avant de plonger une main dans ses cheveux roux dans un geste habituel, un peu comme si elle souhaitait se remettre les idées en place. « J'en ai connu qu'un avant toi... Il n'était pas méchant non plus, mais fallait pas le chercher... En tout cas, c'est ce que j'ai appris. » Que de la théorie, il ne faut pas oublier que la jeune femme a eu des on dit plutôt que des certitudes. « En fait, je pense que tout le temps regarder une personne ne l'aidera pas à se détendre et on est prompt à faire des bourdes. C'est humain, mais pas forcément acceptable pour certains loups non ? »

Peut-être pas de lui étant donné qu'il est plutôt ouvert, par le passé, la louve ignore comment il était et honnêtement, elle s'en moque complètement. Le passé est le passé, seul le présent compte et au bout du compte, Avery comprend le comportement des autres de la meute. « Au fond... J'ai rien à dire, parce que je crois que j'aurais fait même... C'est normal d'être méfiant, c'est un comportement qui sauve parfois. »

Une nouvelle fois, elle regarde par la fenêtre, cela la rassurait de voir le paysage qui lui rappelait par un certain côté le Colorado. Une vie qui lui semble venir d'une autre époque pour dire vraie. Puis, son regard se pose sur l'intérieur du salon, le coin enfant puis cette table basse où repose bières et paquet de clope.

« Est-ce que... J'ai le droit de demander d'en savoir plus ? Une sorcière m'a expliqué l'essentiel, mais c'est un point de vue externe. Moi, je voudrais connaître l'avis de mon alpha sur tout ça. Je sais que je dois éviter un maximum les... euh... Tullamore, mais qui d'autre ? Et puis, comment je peux me montrer utile. Je n'aime pas être inactive, j'ai besoin d'action. Je suis jeune, mais j'ai été entraîné par un loup qui ne m'a fait aucun cadeau. J'aimerai vraiment être utile et me trouver une place aussi petite soit-elle. »

La jeune femme avait pas mal de talent en réserve sous ses airs de gentille fille à l'allure de poupée et son vocabulaire qui semblait parfois sortie d'un bouquin. La traque, la chasse et le combat ne lui étaient pas inconnus grâce à son mentor. Oh bien sûr, elle restait une débutante à côté d'Aindreas et d'Aodh, c'est une chose qu'elle ne nie pas.

« Au Colorado, j'avais l'habitude de faire une randonnée tous les week-end. Me perdre en pleine nature, planter une tente et dormir à la belle étoile c'était le paradis pour moi. Avant, j'avais l'espoir de devenir garde forestier à mon retour à la civilisation. Contrairement à ce qu'il pensait, j'étais faite pour ça. Pour la nature et aussi pour être une louve. C'est dans mon sang et puis c'est moi. Autant, je peux redouter le processus de transformation que je tombe toujours amoureuse de ce que je suis quand je suis une louve. Ce que je ressens, je sens et j'entends... Je vois les choses autrement plus librement. » Elle finit par le regarder. « On aura beau nous entasser quelques parts ou bien nous réduire à peu de chose qu'on saura toujours se relever. Un loup même blessé et repoussé dans ses retranchements restent dangereux. » Elle boit une nouvelle gorgée de bière. « Désolé... Je parle peut-être trop et pour rien dire. »

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Tu semblais pleine d’interrogations et c’était normal. Moi aussi j’en avais eu tout un tas de questions quand je suis arrivé dans la meute. Je ne comprenais rien, j’étais ignorant de tout. Je me revois, complétement mort de trouille, me demandant bien ce qui m’arrivait, pourquoi on ne m’avait rien dit, pourquoi moi aussi. Je me souviens avoir littéralement inondé Aodh de tout un tas de questions. Sur ce qu’on était, sur notre famille, notre peuple, le fonctionnement, notre histoire. J’avais appris une culture, et au final, j’avais dû remettre en question tout ce que j’avais appris depuis que j’étais gosse. L’histoire de River Crow, l’histoire des An’Sionnach, l’histoire de ma vie. Et puis au final, au bout du compte, tout avait fini par prendre son sens. Pourquoi on m’avait préservé, pourquoi on m’avait protégé comme le Graal depuis mon enfance, pourquoi j’étais devenu cet homme que j’avais été. Ce type violent, insensible, qui avait l’impression de toujours foiré dans absolument tout. Ce chef, ce leader, ce meneur, ce combattant. C’était maintenant clair. Et depuis que j’avais déclenché le gène, je n’ai plus jamais ressenti ce manque. Ce besoin de brutalité, je n’étais plus le même. Que oui je restais toujours ce mec un peu brute, ce type qui s’emporte rapidement, mais j’arrivais à me contrôler maintenant. J’avais grandis, mûris, et ça, je le devais à la meute, à cette famille qui m’avait attendu durant des années. Je leur devais absolument tout. Et tu comprendras bien rapidement qu’au final, c’est bien, avoir une famille. La solitude ça craint tu peux me croire. A river Crow j’avais beau être entouré, constamment, j’étais seul. Mais maintenant je savais, je comprenais. J’avais littéralement merdé en laissant bruler River Crow. J’avais merdé en laissant tomber mes anciens potes, mais j’assumais. J’assumais parce que j’avais sans doute trouver mieux ici. J’étais enfin celui que je devais être, tout simplement. Et crois-moi, ça peut prendre du temps.

Un sacré bout de temps même. Tirant sur ma clope je me suis installé plus confortablement dans le canapé. Repliant une jambe sur l’autre, t’écoutant sans ne rien dire. Tu semblais pleine d’entrain, pleine de dynamisme. C’était plutôt prometteur. Ici, il fallait toujours rester sur nos gardes. Les accords et la coalition nous gardaient en sécurité, mais en réalité, le risque zéro n’existait pas. Les Léviathans pouvaient débarquer et on ne faisait clairement pas le poids. Quant aux Vaudous… Je savais également qu’ils pouvaient faire les trucs de loin ces connards. En clair, ici, on n’était jamais vraiment tranquille. C’est pourquoi on se faisait des tours de garde. C’est pourquoi on ne sortait jamais sans nos flingues, sans nos armes malgré le reste. C’est pourquoi on semblait toujours… Nerveux. Constamment. Bienvenue en Irlande. C’était un véritable enfer. Encore pire que la vie que l’on avait à River Crow. Nous les anciens on arrivait à regretter l’époque de McGuinness. C’est peu dire qu’ici c’était l’enfer. Et maintenant nos anciens ennemis étaient devenus nos alliés, en quelque sorte. C’était tellement étrange. Tellement bizarre. Mais tu sais ce qui me rassure ? C’est de me dire qu’au fond, ce ne sont pas nous les véritables monstres. On nous a parqué ici par crainte, par peur, et ça, ça n’a pas de prix. Si l’homme à peur c’est qu’il a conscience de la chose et notre porte de sortie n’est pas loin. Ce n’était qu’une question de temps pour monter un soulèvement. On finira par la retrouver notre liberté. Il fallait simplement garder espoir. Mais pour ça, il va falloir se serrer les coudes et s’allier aux autres. Parce que seuls on n’ira pas bien loin c’était une certitude. Seuls, on serait même sacrément dans la merde. C’est aussi pour ça qu’on t’avait recueillis. On avait conscience que dans ce monde, toute seule, tu ne tiendrais pas longtemps. Quelques jours, semaines peut-être ? On t’a sauvé la vie. En quelques sorte. Mais ça, peut-être que tu n’en n’as pas conscience.

Non. Ce n’était pas évident d’arriver ici et de changer de vie. Mais pourtant, on n’avait pas le choix que de s’adapter et de vivre avec. C’était notre fardeau. Notre nouveau monde. C’était comme ça c’est tout. Je t’ai écouté parler. Sans t’interrompre. Des questions tu en avais encore. Et ton raisonnement n’était pas tout à fait faux. Tu aimais ce que tu étais, et au-delà de ça, tu semblais fière de tes origines. C’était une bonne chose. En même temps, on avait tous un peu de fierté ici. Notre nature était un don, certains le prenait comme une malédiction, mais au bout du compte, nous sommes chanceux. Tu voulais te rendre utile, tu voulais contribuais et ça aussi c’était une qualité. Ca prouvait que tu voulais t’intégrer. Tout simplement. Terminant ma bière je t’ai regardé, te voyant observer mon environnement. C’était précaire. Spartiate. Mais ici on n’avait pas trop de moyens. Nos maisons étaient toutes en bois, c’était rustique. Mais c’était chez nous. A notre image. A vrai dire certains pleuraient encore leur ordinateur et le reste. Personnellement je m’en foutais. Je n’avais jamais eu besoin de tout ça pour me sentir bien. Juste de calme et de solitude. Tant que j’avais des clopes et de la bière ou du whisky le reste n’avait pas d’importance. J’adorais vivre ici. C’était chez moi, et j’étais fier de ce que nous avons. Moycullen était notre petit coin de paradis comme on dit. L’électricité était parfois branlante, l’eau courante et l’eau chaude encore plus, mais quelle importance ? Toi qui aimais la nature tu finirais par te sentir chez toi, je n’en doutais pas une seconde. Je te sentais déjà de plus en l’aise et c’était une bonne chose. Alors je t’ai souri, tout simplement, me rallumant une clope, encore. Essayant d’écouter toutes tes questions pour ne rien oublier bien que je savais pertinemment que j’allais sans doute ne pas répondre à toutes.

« Ce que tu dois savoir ici c’est que t’es plus une prédatrice. A vrai dire c’est limité si on n’est pas devenu le gibier. Tullamore fait de nous ce qu’ils veulent. Ils ont jeté leur dévolu sur les vampires mais on est à l’abri de rien. Ils ont pondu le virus qui détruit les suceurs de sang alors combien de temps avant qu’il nous pondent un truc qui nous attaque nous ? J’en sais rien, mais j’suis convaincu que ça finira par venir. Et puis il est à les Léviathans et les barges de vaudous qui leur suce les boules pour avoir j’en sais rien… La paix ? Faut pas chercher. Dans deux mois va se dérouler également ce qu’ils appellent la Demon’s Race. Ils viendront chercher l’un d’entre nous pour un combat à mort qui sera diffusé dans le monde entier. Tout ça pour célébrer l’ouverture de la prison. Ils sont barges putain. »

J’essayais de t’expliquer ce que tu devais savoir. Tout du moins, ce qui me semblait important. Mais j’en sais rien, je me rendais compte des choses en t’expliquant tout ça et ça me donnait la gerbe putain. Tirant sur ma clope, j’ai machinalement regardé en direction de la chambre d’Eireen, tendant l’oreille pour écoutant les battements de cœur d’Abigaël. S’il lui arrivait quelque chose je ne le supporterais pas, je le savais. La vérité était qu’en fait, on était tous en danger ici, constamment. Perpétuellement. Ca me bouffait même si j’essayais de le cacher comme je pouvais. J’étais toujours inquiet pour les gens que j’aimais. Moi je pouvais crever, j’en n’avais rien à foutre, quoi que… Je savais que si j’y passais je ne pourrais plus les protéger et c’était encore pire. Si mon nom sortait durant la purge je crois que je serais capable de buter tout le monde. Juste pour continuer à la voir grandir. L’instinct de survie ou l’instinct de protection ? J’en savais rien, mais quelle importance ? J’étais ce que je t’étais, et je ferais ce que je devais faire. Tapotant ma clope dans le goulot de ma bouteille vide pour en faire tomber la cendre j’ai recraché un nuage de fumée avant de continuer de répondre à tes questions. Crois-moi, t’as pas fini d’en poser je pense. Ici on en avait tout le temps. Ne serait-ce que ce putain de pourquoi. Pourquoi nous ? Pourquoi ici ? Pourquoi on nous fait ça. Pourquoi tout le temps. Mais le pire, c’est que la réponse, on ne l’aura véritablement jamais je crois. C’était pire que tout. Vraiment.

« Tu sais, tu te rendras toujours utiles ici. Ne serait-ce que pour bouffer. On chasse, on récolte. Des fois on part en raids pour tenter de trouver des choses qui nous rappelle la vielle époque de la liberté. On a les tours de garde aussi. Constamment. Pour surveiller de potentielles attaques. On forme des équipes et on tourne. Si demain t’es en chasse, le jour d’après tu seras de garde. Ca marche comme ça. On a tous notre part de responsabilité ici. Quand je te parlais de solidarité, je parlais un peu de ça. On n’arrête jamais en fait. Dis-moi ce que tu veux faire et je te donnerais une affiliation. On n’a pas de place pour les branleurs. C’est en étant actif que tu la trouveras ta place. En faisant ta part, tout simplement. »

Ta part oui, et en t’intégrant. En réalité la réponse à toute tes questions était bien plus simple que ce que l’on pouvait s’imaginer. Tout n’était qu’une question de motivation, et tu finiras par la trouver ta place. Montrer ta valeur, ce que tu vaux. Tout simplement. Tout était une question de volonté et de détermination. Rien de plus, rien de moins…





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The Regulator swinging pendulumL'existence d'Avery a toujours était d'un équilibre précaire. Elle ne s'est jamais véritablement considérée comme chanceuse. Les emmerdes ont plu dans sa vie au moment même où elle a été attaqué par son demi-frère. L'adrénaline à cet instant, elle peut encore le sentir vibrer dans ses veines. La survie, c'était tout ce qui comptait pour elle et elle avait frappé le crâne avec une pierre ne s'arrêtant que lorsqu'elle sentait qu'elle n'était plus en danger. Mais, par la suite, la jeune femme s'en est retrouvé marqué comme une bête qui est brûlée au fer. Elle appartenait à un monde dont la jeune femme a toujours pris connaissance par la bouche de sa mère, mais c'était parfois difficile de concevoir une telle réalité. Maintenant, qu'elle y est plongé jusqu'au cou, Avery pouvait affirmer que c'était à la fois magique et horrible. Il restait des inconvénient, comme à chose et à chaque événement qui se trouve dans votre vie. L'abandon violent de son père fut une essence supplémentaire qui lui confirma qu'elle ne voulait pas d'enfants. À quoi bon de toute manière, même si elle ne manquait pas d'amour, elle ne savait pas comment l'exprimer comme il fallait le faire. Pour elle, ce n'était qu'un sentiment illusoire qui pouvait être donné pleinement ou à moitié puis, soudainement, retirer comme s'il n'avait jamais existé. Alors, ce qui lui convenait à moitié dans cette nouvelle vie entre ces murs, c'était de se fier à une meute qui se disait famille, alors que la sienne n'a été formé que de sa mère et elle. Toujours seules, jamais ouverte au reste du monde. Sa mère a été tellement stupide d'être tombé amoureuse d'un tel connard et de le rester malgré ce qui s'était passé. Avery l'aimait et la détestait à la fois. Ce n'était peut-être pas qu'une question de protection finalement de ne pas l'avoir tenu au courant de son retour. La jeune femme a trop prit conscience de la souffrance de ce cercle familial nuisible. Même si depuis son arrivée, Avery a fait tous les efforts du monde, il lui arrivait de faire marche arrière surtout quand on se sent prisonnière des regards qu'on pose sur elle. Toute sa vie, ce fut ainsi, alors, cela l'étouffait et la mettait en colère. Plus encore depuis qu'elle est lycan. Les émotions sont décuplées, et même si son mentor lui avait enseigné un certain contrôle, il n'en restait pas moins que la jeune femme restait jeune et inexpérimenté. Seul l'âge lui offrira un contrôle sur sa vie, sa bête et la moindre de ses émotions qu'elle ressentira au cours de sa vie.

Cependant, d'une certaine manière, le fait d'être aussi quelque peu instable à ce niveau n'était pas un mal au final. Ici, tout fonctionné à la violence et la demoiselle ne manquait pas de savoir-faire à ce niveau. Elle-même se sentait tellement pleine de ce sentiment qui pouvait devenir un venin tuant peu à peu. Sauf que pour une créature, c'est plutôt une essence accentuant les coups que l'on désire faire pleuvoir sur ceux qui ose marcher sur nos plates-bandes.

La voie salutaire restait la solitude et les moments à s'échapper chez la sorcière blanche pour avoir un peu d'apaisement. Celle-ci semblait savoir comment apaiser la louve, son incompréhension et surtout cette envie de balancer sa rage envers ceux qui l'étouffait par des regards pesants. Avery apparaissait et disparaissait à sa guise. C'était mieux que de rester à voir défiler le monde et de toute manière, qui l'attendait ? Personne, dans ce cas, la jeune femme en profitait simplement.

« Ce que tu dois savoir ici c’est que t’es plus une prédatrice. A vrai dire c’est limité si on n’est pas devenu le gibier. Tullamore fait de nous ce qu’ils veulent. Ils ont jeté leur dévolu sur les vampires mais on est à l’abri de rien. Ils ont pondu le virus qui détruit les suceurs de sang alors combien de temps avant qu’il nous pondent un truc qui nous attaque nous ? J’en sais rien, mais j’suis convaincu que ça finira par venir. Et puis il est à les Léviathans et les barges de vaudous qui leur suce les boules pour avoir j’en sais rien… La paix ? Faut pas chercher. Dans deux mois va se dérouler également ce qu’ils appellent la Demon’s Race. Ils viendront chercher l’un d’entre nous pour un combat à mort qui sera diffusé dans le monde entier. Tout ça pour célébrer l’ouverture de la prison. Ils sont barges putain. »

« C'est la différence entre moi et beaucoup. Je ne me suis jamais considérée comme une prédatrice, mais simplement comme un être différent qui cherche à vivre dans ce monde de manière à ne blesser personne. » Sauf que voilà, c'est une chose à laquelle personne ne peut échapper. Humain ou créature. Blesser semblait comme une règle à laquelle on ne pouvait pas déroger. Même si ce n'est pas souhaité, c'est une sentence qui guette comme une lionne prête à fondre sur sa proie. « Tu sais... C'est étonnant que ce soit des monstres qui en chassent d'autre...J'ai l'impression de retourner au Moyen-âge avec ces putain de chasseur de sorcière. Je ne serai pas étonnée s'ils viennent à mettre en pratique les tortures de l'ère médiéval. » Qui sait. Ans doute est-ce déjà mis en pratique. Après tout, personne n'était véritablement revenu des Tullamore sauf et saint d'esprit.

Finalement, la jeune femme prit un plus ses aises en mettant les pieds sur la table et les croisa tout en buvant une nouvelle gorgée de bière et enroulant autour de son index une mèche de feu. Le regard rivé droit devant elle, la jeune femme pouvait entendre les battements de cœur de son alpha, mais aussi du bébé qui dormait paisiblement dans une des pièces.

« Tu sais, tu te rendras toujours utile ici. Ne serait-ce que pour bouffer. On chasse, on récolte. Des fois on part en raids pour tenter de trouver des choses qui nous rappelle la vielle époque de la liberté. On a les tours de garde aussi. Constamment. Pour surveiller de potentielles attaques. On forme des équipes et on tourne. Si demain t’es en chasse, le jour d’après tu seras de garde. Ca marche comme ça. On a tous notre part de responsabilité ici. Quand je te parlais de solidarité, je parlais un peu de ça. On n’arrête jamais en fait. Dis-moi ce que tu veux faire et je te donnerais une affiliation. On n’a pas de place pour les branleurs. C’est en étant actif que tu la trouveras ta place. En faisant ta part, tout simplement. »  

« Tu sais... Avant tout ça, je voulais devenir garde forestier. Je me suis toujours sentie proche de la nature, alors j'avais pour habitude de passer mes week-ends perdus dans les montagnes à dormir à la belle étoile. Je me retirais toute seule pas loin d'une meute de loup qui ne s'approchait jamais. » Elle bu une nouvelle fois. « Ensuite... Quand ça a commencé, je suis partie, j'avais peur de mettre ma mère en danger et plus rien ne me retenait vraiment chez moi-même pas l'alpha où se trouvait mon père. Je ne pouvais pas le rejoindre. Je suis partie pensant que je pouvais m'en tirer seule. Mais, tu as raison, je ne peux pas. J'ai toujours eu de l'aide dans ma vie. Que cela soit d'une meute de loup qui me montrait ce que c'était d'être famille et soudé autant que mon mentor qui m'a montré que demander de l'aide n'était pas une honte, mais au contraire une force de reconnaître ses limites et ses faiblesses. Il m'a appris absolument tout. Du combat à la chasse ou encore à pister. » Rêveusement, comme bloqué dans cette partie de sa vie, la jeune femme passait sa main dans ses cheveux encore et encore, comme à la recherche d'apaisement puis replonge dans la réalité en croisant le regard de l'alpha. « En clair, met-moi où tu le désires, je saurais m'en sortir, sauf bien sûr à jour les nounous. Pas que je n'aime pas les gosses, c'est juste que je n'y connais rien. Je peux autant faire de la garde que de la chasse, la nature n'a pas de secret pour moi. Je veux simplement m'occuper autant que possible, je déteste rester inactive. » Avery esquisse un sourire. « Je faisais même les travaux manuels à la maison, mais mère était douée en cuisine, mais pas à réparer la cuisinière ou bien à réparer la voiture quand elle faisait des siennes. »
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Je me sentais satisfait. C’était con, mais je voyais que tu commençais à t’ouvrir et c’était tout ce que j’attendais. Tout ce que je voulais, c’était que tu te sentes bien et en sécurité ici. Rien de plus. Tu étais l’une des notre et il était important que te sente comme tel, et non comme une étrangère. En soit, malgré ce que tu me disais, je pense qu’on voulait tous être quelqu’un et que c’était important de le devenir. Un jour tu comprendras que ta place est ici, avec nous, et non là-bas, je ne sais où, toute seule et reclus de la société. Je t’ai regardé boire ta bière, lentement, t’écoutant sans en manquer un mot. Ta réplique sur le moyen-âge m’a fait légèrement sourire. Si seulement tu savais. Y parait qu’il n’en n’a pas mené large le McGuinness quand il s’est retrouvé enfermé entre les murs de la prison. Parce que oui, ils les ont remis en place ces dites méthodes. Ou tout du moins, ça en a tout l’air. Fallait déjà pas être très net pour imaginer de construire une prison de la taille d’un pays en condamnant tout le monde qui y résidaient pour ne pas perdre d’argent. En réalité, quand j’y repensais, je me disais que plus rien n’avait de sens. J’avais toujours eu l’impression de vivre dans un cauchemar sans fin. Que notre monde tournait pas aussi rond qu’on ne le pensait. Mais j’étais habitué à ça pour avoir vécu toute ma vie entre les murs de River Crow. J’avais passé ma vie à croire en une liberté qui finalement se retrouvait être impossible. Sauf peut-être si tout le monde se serraient les coudes. Mais ça aussi, c’était clairement peu probable. Des erreurs, il allait y en avoir. La question restait qui la ferait et surtout, quand ? Mais combien de temps encore le monde resterait raisonnable ? Franchement, je commençais à me poser des questions moi aussi sur l’avenir de chacun d’entre nous.

Nous les loups avions pris l’habitude de rester loin du reste, de ne presque jamais nous mélanger aux autres. Je savais que les sorciers montaient régulièrement à Balfast, que les créatures d’Eve vagabondaient aussi un peu de partout, mais nous, nous on restait là, concentré dans ce territoire qui nous appartenait désormais. Galway était devenu notre chez-nous. Et j’avais fait de cet endroit un endroit presque sûre, sans pour autant qu’il le soit réellement. Pour tout avouer je commençais à penser que j’étais complétement à côté de la plaque, et qu’il faudrait sans doute sortir de l’ombre pour aller chercher de l’aide ailleurs en cas de besoin. Mais j’avais tellement confiance en personne qu’il en était là le résultat. Mes anciens alliés me détestaient pour les avoir laisser tomber, quant aux autres. Si seulement c’était si simple. Mais simple, rien ne l’était. C’était une évidence. Tout le monde avait toujours eu confiance en moi et maintenant ? Maintenant c’était moi qui doutais de ce que je devais faire ou non. Rester là, ou prendre le risque de partir chercher des alliés ? Rester avec les miens pour les protéger où les laisser livrer à eux-mêmes durant quelques jours le temps pour moi d’aller réparer toutes ces conneries que j’avais accumulé depuis ces dernières années ? Je vous paternais trop je le savais, mais j’avais tellement perdu qu’au final, je pense que j’avais peur. Peur de recommencer à merdé comme j’avais pu merdé à River Crow après la disparition de ma femme. C’était con comme raisonnement, mais tu sais, l’assurance, je l’avais perdu depuis un certain temps déjà. J’avais beau jouer les durs à cuire, ce n’était qu’une image. Suffisait de voir ce que je pouvais picoler pour le constater.

Je t’ai regardé poser les pieds sur la table, te mettre complétement à l’aise alors que je finissais déjà ma bière et que j’allais m’en chercher une autre, déposant carrément le paques sur la table pour le garder à proximité. Tu m’as parlé de toi, de ce que tu aimais faire, de ce que tu étais avant tout ça. Toi aussi tu avais voulu protéger les tiens, et au final, ça t’avais conduit ici. Comme certains. Mais je savais qu’on finirait par s’en sortir. Il le fallait. On ne pouvait pas devenir ces gens qui se faisaient massacrer sans rien dire. On n’avait jamais été comme ça à River Crow. Non. A River Crow on se battait. Et ça ne tenait qu’à moi de vous faire prendre les armes pour vous préparer à une guerre presque inévitable. Je savais, j’avais conscience que les vampires ne se laisseraient pas faire, qu’un soulèvement était proche. Mais on était au courant de rien ici. Et j’en étais le seul responsable. Je vous préservais trop. Ca en devenait presque ridicule voir dangereux pour l’avenir. Je ne pouvais plus continuer à fermer les yeux pour espérer passer entre les mailles du filet. Tullamore nous plaçait tous dans le même sac de toute manière. C’est ta remarque sur la place de Nounou qui m’a fait sortir de mes pensées pour au final me faire presque exploser de rire. Tu n’avais pas à t’en faire pour ça, je n’étais pas convaincu qu’Eireen accepte de laisser sa place à quelqu’un d’autre. Elle se souciait trop de nous pour ça. J’ai vidé une gorgée de bière, m’allumant une autre clope en m’installant dans le fond de mon fauteuil, me passant une main dans les cheveux pour les repousser en arrière. Réfléchissant à la tâche que je pourrais te confier. Si tu savais tout faire, j’avoue que c’était tout en ton honneur, tout comme le fait que tu sois à l’évidence assez débrouillarde. Pour quelqu’un de ton âge fallait plutôt avouer que c’était une bonne chose. Tu étais jeune mais pourtant, tu semblais assez mature sur tout un tas de truc.

« Je te rassure j’ai une très bonne nourice y’a pas de soucis là-dessus et Eireen préférais largement crever plutôt que de confier Aby à quelqu’un d’autre. Elle est très… Protectrice tu sais. M’enfin, on verra demain pour le boulot. C’est plus l’heure de penser à ça. T’as faim ? »

Une question complétement banale je dois bien de l’avouer, mais personnellement j’avais les crocs et c’était une manière subliminale de te proposer de rester diner. Histoire de continuer à faire plus amples connaissances. Je ne te testais pas, tout comme je n’étais pas en train de faire ton interrogatoire, loin de là. J’essayais juste de te comprendre, de voir ce que tu avais en tête. Et peut-être même, indirectement, de voir si on pouvait avoir confiance en toi. Je n’allais pas me refaire en une soirée et protéger les miens restait clairement tout ce qui m’importait. Alors je le faisais, c’est tout. Me relevant je suis allé vers la cuisine, sortant une poêle, deux steack et une boite de haricot en conserve. Autant avouer que le frigo était presque vide. Evidemment, on ne faisait plus les courses ici. C’était une corvée qu’on ne connaissais plus. Tout ce qu’il nous restait c’était de la chasse ou des vielles conserves qu’on trouvait encore quand on partait en raid. Ca faisait spartiate, mais au moins, on graillait à notre faim et c’était ça le plus important. Puis franchement j’avais jamais été très doué pour faire la bouffe. A River Crow je me contentais des restes dans le frigo de la salle de pause ou de ce qui était au menu au self. Enfin bref, ça n’avait jamais été mon fort mon bon. Je savais au moins préparer un steack. C’était déjà ça. Lançant la barbaque dans la poêle chaude avec un peu de beurre alors que je relevais les haricots avec de l’ail et des petits lardons. La base. Continuant de te parler alors que le tout chauffait.

« Moi je suis clairement pas doué en cuisine, en général c’est Eireen qui se charge de ça. Je suis du genre capable à foirer un plat de pâtes c’est peu dire. Mais je vais essayer de faire au mieux. Par contre si c’est dégueulasse je compte sur ton honnêteté. »

Je me suis retourné pour te sourire alors que je m’allumais une énième clope. Croisant les bras sur la poitrine en attendant que le tout cuise bien.

« Alors comme ça tu répare des bagnoles ? Celle de Daryl à planté la semaine dernière et il n’a pas encore eu le temps de flancher dessus. Au pire je t’emmène le voir demain. Vous avez environ le même âge, ça te permettras de te faire des potes qu’est-ce que t’en penses ? »

C’était une simple proposition. Et puis, pour tout avouer, trainer avec Daryl, le frère d’Aodh, le beta de la meute, ne pouvait que sans doute t’aider à mieux t’intégrer. C’était une idée comme une autre après tout. Simplement proposer à l’arrache histoire de t’aider davantage. De toute manière, y’avait pas de mystère, c’était en t’intégrant avec les bonnes personnes que tu finirais par te faire ta place, tout simplement.





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The Regulator swinging pendulumL'atmosphère en devenait presque étrange à discuter de tout et de rien alors, que clairement l'avenir d'Avery se jouer au détour d'une simple conversation. Il ne tenait qu'à cette louve de faire un nombre incalculable d'effort. C'était compliqué pour une solitaire de se faire une place au milieu d'une meute tandis qu'elle a toujours repoussé cette simple idée. Il faut dire que son père était loin de lui avoir donné envie de faire partie d'un tout. La jeune femme a toujours pensé que la plupart des loups se résumaient à cet homme qui l'a toujours ignoré pour finalement ensuite lui en vouloir clairement d'être encore en vie et que son fils non. En clair, cet homme aurait privilégié la vie d'un fils que de sa fille au lieu de regretter d'avoir mis autant de distance et différence entre tous ces enfants. Alors oui, Avery se sent jalouse envers cette petite dormant à côté d'avoir un père aussi aimant et clairement inquiet pour elle. C'était dure de voir que finalement, la louve se soit trompée sur le caractère des loups en général. Cela aurait mieux que sa vision ne change pas, mais pour cela, il aurait mieux qu'elle reste au cœur de la forêt et qu'elle n'en ressorte jamais. Elle y était si bien en compagnie de son mentor et grand-père, sans doute le seul mâle de sa famille qui en valait la peine et qui, lui-même, ne comprenait pas le comportement de son propre fils. Bière en main, la louve ne peut s'empêcher à la première fois où elle en a goûté, c'était avec son meilleur ami. Ils avaient fait du camping ensemble et bien entendu, ils se sont laissé aller à la dégustation d'un pack entier puis à dormir jusqu'à midi. Plus qu'un ami, c'était un véritable frère, mais bien sûr, tout comme la plupart des membres de sa famille, les êtres chers leur étaient arrachés et Avery a dû y faire face à son tour, encore aujourd'hui, elle n'arrive pas à supporter l'absence de quelqu'un avec qui il était inutile de discuter étant donné que pour se comprendre, ces deux-là n'avaient qu'à se regarder.

Le mouvement de la boisson dans cette petite bouteille rappela que rien n'était calme dans une existence et que la jeune femme devait faire face à bien des tumultes et surtout à l'acceptation de ce qui se passait autour d'elle. Changer pour s'adapter, ne plus privilégier la vie solitaire pour celle en communauté. C'était dur, mais Avery connaissait sa capacité à s'adapter et le fait qu'elle se soit toujours montré indépendante et débrouillarde ne peut qu'être des points positifs pour cette dernière. Elle veut se mettre en avant pour qu'Aindreas constate les efforts qu'elle fait et qu'elle ne veut pas s'écarter de la meute. Trouver sa place pour survivre dans un univers qui est loin d'être tendre. Là où tout ne tient plus qu'à un fil. Tous autant qu'ils pouvaient être, toutes créatures confondues pouvaient devenir le jouet des Tullamore. Rien que ce sont donne des frissons à la jeune louve. Elle se savait forte et prête à tout affronter, mais refusait sa peur, ne pas en prendre conscience, c'est être bercer par une folie naissante. Il n'y a que l'être conscient qui peut véritablement espérer s'en sortir. Un sourire léger se dessine sur les lèvres de la louve, elle n'avait jamais parlé depuis très longtemps. Cela faisait du bien tout comme elle avait l'impression de trop se dévoiler à un inconnu. Inconnu qui n'était autre que l'alpha qui l'avait accueilli et vers lequel la sorcière blanche l'avait tout bonnement dirigé. Pour elle, Avery n'avait pas pu refuser, donner une chance et il fallait bien que la louve s'adapte quelque part et mieux valait que cela soit parmi les siens.

« Je te rassure j’ai une très bonne nourice y’a pas de soucis là-dessus et Eireen préférais largement crever plutôt que de confier Aby à quelqu’un d’autre. Elle est très… Protectrice tu sais. M’enfin, on verra demain pour le boulot. C’est plus l’heure de penser à ça. T’as faim ? »

En se redressant un peu, la jeune femme ne pouvait qu'affirmer les dires de l'alpha, cela se voyait et se sentait que cette petite ne manquait de rien. Dans ce coin d'enfer, elle semblait au paradis. Mais, il faut avouer qu'un enfant de cet âge ne comprenait pas encore grand chose et on pouvait facilement le préserver de ce qu'il se passait autour de lui. Aby grandira dans un monde qui lui sera plus facile d'accepter parce qu'elle y aura grandi avec les armes nécessaires tandis que les autres doivent les aiguiser au fur et à mesure et s'y adapter avec une certaine difficulté.

« J'saurais pas m'y prendre avec les gosses de toute manière. J'ai jamais voulu en avoir pour ma part... » Oui, pour une louve, c'est étrange, mais pas pour Avery qui n'a connu que sa mère et dont l'aspect familial n'était pas des meilleurs. Elle préférait les moments avec sa mère que lorsque son père venait pour soulager ses besoins de chairs. Changeant de femme comme si elles n'étaient que de simples objets sans importance. D'un certain point, Avery a détesté sa mère pour se laisser mener par le bout du nez. C'est sans doute cela qui a poussé Avery a ne pas connaître l'amour voir même se laisser avoir par un homme quel qu'il soit. Elle n'a aucune expérience dans ce domaine et alors, que d'autres se sont plongé dans les relations sexuelles à 16 ou 17 ans, Avery n'a jamais laissé quelqu'un la toucher et se bat farouchement si on veut prendre ce qu'elle ne veut offrir.

« J'avoue que j'ai un peu faim maintenant que tu l'dis. » Avery chassait pour se nourrir tentant de trouver ce qui lui était utile dans la forêt, chose à laquelle elle y était habituée. Son mentor ne voulant pas lâcher une louve sans qu'elle ne sache se battre et chasser. La suite ne dépendait que du bon vouloir d'Avery de peaufiner la moindre de ses techniques. C'est ainsi que l'on devient grand selon son mentor.

La louve suivit son alpha jusqu'à la cuisine, bière à la main pour voir ce qu'il préparait et comment. Au premier mouvement, elle sut que ce n'était pas son fort, qu'il prenait ce qui lui tombait sous la main et que tant qu'il y avait de la viande, c'était plus que suffisant. De toute façon, un repas sans viande pour un loup, cela se révèle plus que dramatique. Amusée discrètement, la jeune femme observe et quand elle voit les haricots et l'ail défiler, elle lui piqua le couteau, épluchant et coupant l'ail en deux afin de couper en deux et retira le germe. « C'est ça qui donne mal à l'estomac. C'est mieux de cuisiner sans ou bien pour donner du goût, tu laisses la peau et le fait cuir avec le reste. On appelle ça de l'ail en robe de chambre. » Elle se racla la gorge pour lui laisser le rester. « C'est ma mère qui me l'a appris... » Fit-elle simplement. Quand elle la mentionnait, on pouvait aisément voir l'amour qu'elle avait pour elle.

« Moi je suis clairement pas doué en cuisine, en général, c’est Eireen qui se charge de ça. Je suis du genre capable à foirer un plat de pâtes c’est peu dire. Mais je vais essayer de faire au mieux. Par contre si c’est dégueulasse je compte sur ton honnêteté. »

« Je ne suis pas du genre à mentir pour plaire. J'suis comme ça et généralement, soit on aime soit c'est pas le cas. » Son côté brute de pomme et trop franc, a toujours rarement plu, en fait, Avery s'est toujours retrouvé confronté à des gens qui n'aiment pas ça et ça s'est, la plupart du temps, finit en bagarre. Son côté louve qui parlait sûrement, sans aucun doute d'ailleurs. De plus, lécher cul des autres, ça n'a jamais été pour elle. Les gens jouant sur ce terrain-là, lui ont toujours donné envie de vomir.

« Alors comme ça tu répare des bagnoles ? Celle de Daryl à planté la semaine dernière et il n’a pas encore eu le temps de flancher dessus. Au pire je t’emmène le voir demain. Vous avez environ le même âge, ça te permettras de te faire des potes qu’est-ce que t’en penses ? »  

« Bin disons que je me débrouille. Il le fallait bien, y avait pas d'homme chez moi, donc c'est moi qui ai pris indirectement le rôle. » Elle esquisse un léger sourire avant de prendre une nouvelle gorgée de la bière. « Si j'peux l'aider ça me va. J'aurai au moins de quoi faire au lieu de tourner en rond. » Elle se penche sur le petit comptoir et l'observe amusé. « Ou bien, tu m'emmènes me faire des potes et quoi de mieux que le petit frère du bêta. » Elle lui fait un clin d’œil. « Oui, je me suis renseignée pour savoir qui est qui. Mon mentor m'a appris que si t'es quelque part, renseigne-toi sur les gens et le terrain, t'auras déjà gagné quelque chose. » Elle lui désigne la poile. « Tu devrais remuer avant que ça brûle. » Elle fait un moment de silence. « Dis-moi... Cette maladie qu'on les vampires... Les loups ont une idée de comment la guérir ou bien ils laissent ça aux sorciers et sorcières. » Elle attend un instant avant de reprendre. « J'ai proposé à Lahja de l'aider à la recherche d'herbe, je m'y connais un peu mieux qu'elle. C'est grâce à elle si je suis en vie et puis... Je l'aime bien. » Avery avait l'impression de se justifier envers Aindreas. « Ça ne te dérange pas au moins... »
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Tu me faisais un cours de cuisine, à moi. Je trouvais plutôt ça marrant. Je t’ai laissé me montrer deux trois trucs sans rien dire, te laissant prendre tes aises, t’observant, toi, tes gestes, ta façon de parler, de t’exprimer. Toutes ces choses qui me faisait savoir que tu te sentais de mieux en mieux. A ton âge, ça me semblait normal que tu te fasses des potes. Que tu sortes t’amuser, profiter de la vie. Tu sais, c’est pas parce qu’on est enfermé ici qu’on est obligé d’arrêter de vivre. Bien au contraire. Eireen, Daryl, et d’autres jeunes s’amusent comme avant. Ils sortent, embarquent des bières, les siphonnent autour d’un feu de camp en se raconter des histoires à la con. Parfois ça part en histoire d’amour qui ne dure pas, de cœur brisée vite réparé. C’est de ton âge tout ça. J’ai cru comprendre que tu avais passé une grande partie de ta vie seule, ou presque. Et fallait que ça change. Les loups ici étaient sociables tu sais. Un peu chauvins je ne te le cache pas, mais ce n’était pas pour autant qu’ils te laisseraient là dans ton coin, bien au contraire. Ils avaient juste besoin de temps pour apprendre à te connaitre, pour se rendre compte que tu n’allais pas les bouffer ou nous trahir. La situation du pays nous a rendu légèrement paranoïaque. Mais je pense que peu importe notre race, peu importe qui on est. C’est normal en vue de tout ce qui se passe ici. Et puis nous, on veille au grain. On a vécu des trucs moches, on n’a malheureusement pas que des alliés non plus. Les Huns n’ont pas confiance, ça se sent. Quant au Bartoli. Ce fils de pute, je ne sais pas ce qu’il mijote mais ça ne sent pas bon du tout c’est une évidence. Je sais qu’il voudrait nous voir tomber, qu’il voudrait reprendre ma place, retrouver une vrai place de leader. Mais je sais aussi tout ce dont il est capable. Je sais qu’il complote avec les Tullamore, et je n’attends qu’une chose, rassembler les preuves pour le faire tomber.

Je t’ai souris quand tu m’a conseiller de remuer la casserole. T’avais pas tort, ça commençait à cuir un peu trop fort alors j’ai simplement baissé le gaz avant de tout faire péter. La maladie, le virus, j’en sais trop rien pour tout te dire. J’avoue que je n’ai pas envie de m’en mêler. J’étais amer envers les fils de Caïn, sans doute de trop, mais River Crow avait laissé des marques indélébiles sur mon âme. Des souvenirs qui ne s’effacent pas. McGuinness nous avait fait trop mal, et sincèrement, si ça ne tenait qu’à moi je le laisserais simplement crever comme le chien qu’il est. C’est tout ce qu’il mérite si tu veux mon avis. Je n’avais clairement pas envie de l’aider, je n’avais pas envie de le sauver, même si au fond de moi je savais que s’il venait à mourir on serait drôlement dans la merde. Parce que si on voulait se révolter, si on espérait gagner, on aurait besoin de l’aide de tout le monde. Et les vampires ne suivraient qu’un seul et unique homme. McGuinness. S’il venait à mourir les siens en deviendrait surement perdu, et seraient conduit à faire n’importe quoi. Alors tu vois, j’étais ce qu’on appelait le cul entre deux chaises. Mitigé entre mes envies de vengeance et simplement conscient du reste. Mais faire et savoir ce qui était le mieux pour les miens c’était aussi ça mon rôle. J’avoue qu’Aodh m’aidait énormément vis-à-vis de ça d’ailleurs. Sans Aodh j’en aurais sans doute fait beaucoup des conneries et des écarts. J’étais limite perdu sans mon frère. Lui avait grandi au sein de la meute, il avait connu River Crow, mais d’un point de vu externe, il savait me canaliser quand je partais en couille. C’était aussi ça, faire partie d’une meute. C’était compter les uns sur les autres, tout simplement. S’entre aider, et se soutenir, peu importe le prix, peu importe les conséquences. C’était être là pour l’autre, constamment, en permanence, et ne laisser tomber personne.

« Je t’avoue que j’en sais rien. J’ai signé la coalition, alors, d’une façon ou d’une autre, je suis obligé de les aider. Mais tant qu’on ne vient pas me chercher je n’ai rien à foutre à Belfast. Elle est ici ma place. Avec les miens, et se sont eux que je dois protéger avant tout. »

Je te répondais, de la façon la plus sincère du monde. T’avais demandé alors je te disais simplement le fond de ma pensée. Désolé si c’était un peu abrupte, mais j’avais toujours été brut de décoffrage et le sujet vampire restait un sujet assez sensible pour moi. Ces enfoirés m’avaient tout pris. Ma vie, ma liberté, mon histoire, ma famille, ma femme. Absolument tout. Depuis que je suis gosse j’ai grandi avec une haine assez intense pour leur genre, et franchement, ça n’allait pas disparaitre comme ça. Même voir Wellan aux côtés de son frère durant la coalition m’avait mis en rogne. Lui, cet homme en qui j’avais donné mon entière confiance, pactiser avec ce fils de pute. Même si ce dit fils de pute était son frère. La révélation avait été rude pour tout avouer. C’était comme ça. Mais je devais faire avec c’était tout. C’était comme ça. Aodh m’avait obligé à signer, Scott m’avait foutu son poing dans la gueule pour les avoir laisser tomber. Bref, franchement, à l’extérieur de Galway j’ignore si j’ai encore ma place quelque part tu vois. J’ai merdé sur pas mal de plan à l’époque. Et ça laisse des traces. Des grosses même. Cela dit quand tu as évoqué Lahja, j’ai eu un drôle de rictus. Une sorte de sourire en coin en repensant à la belle blonde. Je ne la connaissais pas. On c’était à peine parlé ce jour-là, et j’avais compris, j’avais bien senti qu’elle avait eu du mal avec ma personne. Cela dit j’en sais rien, j’avais eu du mal à la quitter du regard. Elle ne m’avait pas laissé indifférente. Cette femme respirait la bonté. Que de bonne choses. Et son orat n’en n’était que plus agréable. J’avais signé en partie pour ça aussi. Parce que si une femme telle que Lahja, bien qu’un peu naïve sans doute, croyait en une cohabitation possible, c’est que ça devait l’être et au final regarde. Depuis un an on est en paix entre nous. Et je serais hypocrite de dire que c’était grâce à moi. Non, c’était grâce aux vampires, et au sorciers. Tout simplement. Nous on avait fait que donner notre approbation, point barre.

« Absolument pas, t’inquiète pas. Elle, elle ne me dérange pas le moins du monde. Cela dit tu dois savoir que y’a certaines personnes à éviter. L’Irlande n’est rien d’autre qu’une véritable bombe à retardement. On n’a pas tous les mêmes… Intentions je dirais. Certains veulent profiter de la faiblesse des autres pour gagner le pouvoir. Et ça, c’est absolument… Partout. Même ici, sur notre territoire. »

Il était évident que je faisais allusion à la meute des Bartoli. Si les Français nous avait promis leur allégeance, les Corses et Italien pensaient les choses bien différemment. Les Huns également ne m’inspiraient rien qui vaille. Des vielles meutes qui avaient passé leur vie à diriger et posséder. J’avais même entendu dire que les Bartoli manigançaient avec les Tullamore pour gagner des sortes de peau de vin. C’est peu dire. Ici tu ne pouvais vraiment faire confiance en personne, sauf au tien. C’était une règle à laquelle je tenais beaucoup. Ne pas ramener n’importe qui au sein de la meute, ne pas nous mettre en danger sans certitude. Mais j’avais confiance en Lahja Vehviläinen. Du coup non, la sorcière ne me dérangeait pas. J’ai fini par éteindre le gaz, nous servant deux assiette d’un steak bien bleu et d’haricot verts. T’invitant à venir prendre place sur la petite table ronde de la cuisine. J’ai ouvert une bouteille de rouge, nous en servant deux verres, sans même prendre le temps de te demander si tu en voulais. J’étais une véritable poche, j’en avais conscience, et j’en oubliais souvent vite que ce n’était pas le cas de tout le monde. J’avais eu de salle addiction à River Crow. La cock pour ne pas dormir, l’alcool pour me calmer les nerfs, sincèrement, je n’avais pas toujours été ce gars pratiquement rangeait que tu voyais ce soir. Et si j’ai arrêté les drogues ce n’était clairement pas le cas de l’alcool et de la clope. Des salles manies dont je ne me séparerais sans doute jamais même si ça faisait crier Eireen de me voir m’allumer des clopes ou décapsuler des bières plus que de raison devant ma môme. Dans le fond elle n’avait pas tort, la petite n’était pas obligeait d’être témoin de ces vacheries-là. Je me suis assis là, en face de toi, commençant à manger après avoir balancé un furtif « bon appétit. »

« Lahja est la bienvenue ici en tout cas. Donc si tu veux lui proposer de passer à l’occasion je suis d’accord. Cela dit, si jamais tu croises quelqu’un en dehors de la meute, je demande à ce que tu viennes m’en parler avant de le faire entrer ici. Ce n’est pas pour jouer les patriarches ou les dictateurs mais c’est une simple question de protection. Légèrement au Nord t’as la meute d’Antony Bartoli. Un véritable fils de pute qui trempe dans la corruption depuis qu’il est gosse. Ils sont encore là parce que je le veux bien. Mais j’ai qu’à donner l’ordre et ils dégagent directe. Si moi je tolère un peu tout le monde ce n’est pas le cas de tous. Méfies-toi des uns et des autres ors de la meute. On est tous à cran et surtout, on est tous légèrement plus ou moins en guerre. C’est un peu la loi de la jungle ici. »

Je ne faisais que t’avertir sur des bases à savoir, rien de plus. T’avertir sur le monde, te mettre au parfum. Je refusais de prendre des risques inutiles et même si ça pouvait m’arriver de merder, jamais je ne prendrais le risque de mettre la meute en danger. Jamais. Ca, il en était hors de question.





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The Regulator swinging pendulumJe le savais. J'ai encore tellement de choses à apprendre et je dois avouer que toutes ces nouveautés avaient le don de me foutre la trouille. Je suis un être que trop solitaire et habituée à une marche de vie pour m'en faire à une autre si différente de celle que j'ai connu jusqu'à présent. Mon mentor me l'a toujours dit, l'appel de la meute se fera sentir de plus en plus et je m'y plierais que je le veuille ou non et cela me frustrera parce que je penserais que je ne me sens pas capable de survivre par moi-même. Il n'a pas eu tort, Lahja m'a bien dit que si je voulais vivre tranquillement, il me fallait me lier à une meute et les An'Sionnach est devenu une évidence pour la sorcière blanche qui m'a rapidement prise sous mon aile et sûrement pour se soulager de me savoir bien entouré et tranquille. Mais, je n'arrête pas de penser que la question de tranquillité reste à revoir par moment. Dans ma vie, j'ai dû me débrouiller par moi-même, m'occuper de ma part et de son sale penchant pour mon géniteur parce qu'elle a toujours été effrayée par le fait d'être seule. Elle ne s'est pas rendue compte de la manipulation dont elle a fait preuve jusqu'à ce que je sois en danger. La menace d'un de mes demi-frère trop jaloux et élevé dans une certaine psychopathie a grondé tant et si bien que c'est moi qui l'ai tué pour finir en un être qui finalement ressemble à mon père, l'homme que j'ai cherché par satisfaire par tous les moyens possible. Des résultats plus que bien que cela soit en sport ou en cours, de mes actions, du fait que j'apprenne par moi-même la pratique après avoir m'être fié à la théorie. Pour lui, il devait se dire que son sang ne faisait que les meilleurs. Je l'ai trop valorisé et je me suis trop mise la pression à vouloir le satisfaire qu'au bout du compte, je ne suis plus rien au jour d'aujourd'hui. Juste une fille reniée et haït par ce dernier, persuadé que les femelles ne sont rien de plus que des porteuses d'enfants. J'avoue que je me suis si souvent sentie comme une moins que rien que par moment, entre ma mère et moi, des disputes s'élevaient parce qu'elle souhaitait que je respecte un homme qui passe son temps à m'ignorer et à me regarder de haut.

Alors, même si cette meute pose sur moi ce même regard dans le but de protéger les siens, cela ne faisait que remonter une profonde amertume et rancune sans nom. Chacun a eu son lot de problèmes, je le conçois, mais je pense qu'on agit tous de la même façon. La mienne paraît tellement contradictoire par moment. Je cherche à m'intégrer comme j'en ai rien à foutre de cette meute qui ne me donne que plus envie encore de rester dans mon cocon. Solitaire, on sait bien mieux comment se comporter, le fait de ne rendre de compte à personne est tellement plus tranquillisant que de se savoir épié par tout le monde. Les pressions moult fois ressenties avant d'atterrir ici ne font que remonter à la surface et ça me fout en rogne. Parce que j'ai espéré fuir tout ça, ce fut le cas à temps. J'ai ignoré la sagesse de mon mentor en m'évertuant à dire que je préférais ma solitude à la compagnie d'individu qui ne m'apportera rien de plus. Il savait que j'avais tort et le simple fait de s'en rendre compte me laisse un goût amer dans la bouche. Un goût que cette bière ne peut même pas me retirer.

Pourquoi la vie doit être continuellement faite de leçon. Ça me saoule tellement d'être une éternelle élève. J'ai vraiment plus besoin de me sentir en arrière, cela ne fait que dire que j'aurais toujours besoin de quelqu'un pour me guider, et même si l'alpha est sympa, j'ai dû mal avec un homme. Je compte plus sur eux depuis longtemps, les femmes ont largement plus d'importance à mon regard. Je me sens plus à ma place avec l'une d'elles qu'avec un homme qui se donne tous les droits. Même si Lahja m'a dit qu'Aindreas est quelqu'un de bien, chose que je constate, je ne peux pas m'empêcher de trouver quelque chose de paternel dans son attitude. Cela me perturbe et pas de la meilleure manière qui soit. Je ne veux pas l'agresser en étant aussi brute que je peux l'être par moment, à trop se renfermer sur soi-même, on finit par s'en trouver aigris par la vie. Mon père a engendré tellement de choses, que j'en fini par croire que la gente masculine ne vaut pas grand chose. Inconsciemment, je sers les poings, j'espère que s'il le remarque, il ne le prendra pas pour lui. Je combats contre moi-même et mes mauvaises pensées, le temps n'est pas réellement à la rancune surtout quand on vous tend la main, qu'on vous invite chez soi et qu'on vous propose de casser la croûte histoire de faire plus ample connaissance. Je peux bien lui laisser le bénéfice du doute sur ces attentions sans penser forcément qu'il y a anguille sous roche.

Accoudée contre le mur, bras croisés sur ma poitrine, je l'observe cuisiner après lui avoir donné des conseils culinaires, bien malgré moi sur le coup. Il semble un peu ailleurs sur le moment, alors, je décide de le faire revenir sur terre pour lui poser des questions sur ce qui me dépassent encore, sur ce que je ne connais pas. Les vampires, les sorcières et toutes ces créatures dont j'ai entendu parler en venant ici. Le virus dot sont atteint les vampires m'intéresse pas mal, je dois bien l'avouer que ce dernier m'inquiète vraiment.

« Je t’avoue que j’en sais rien. J’ai signé la coalition, alors, d’une façon ou d’une autre, je suis obligé de les aider. Mais tant qu’on ne vient pas me chercher, je n’ai rien à foutre à Belfast. Elle est ici ma place. Avec les miens, et se sont eux que je dois protéger avant tout. »

« Quitte à t'énerver, tu devrais t'y intéresser. Si les Tullamore sont parvenus à rendre mortellement malade des vampires, des créatures censées n'être atteint d'aucune maladie, alors qu'en sera-t-il de nous ? Les lycans. Je m'inquiète de ce qu'ils viendront à faire contre nous. Tu dois te tenir informer de son évolution par le biais de Lahja ou si tu veux de moi. »

J'avoue que je n'ai pas l'attention de crever entre ces murs, je suis une survivante de nature et j'ai trop de responsabilités qui m'attendent à l'extérieur. Ma mère est capable de se détruire à petit feu si elle vient à savoir que je n'ai pas réussi à survivre dans cet enfer. Si je me bats, c'est certes en partie pour moi, mais c'est aussi pour la rejoindre un jour et respecter ma promesse de toujours la protéger et veiller sur elle. C'est pour elle que je suis partie, pour ne pas que ma nature agressive toute récente ne vienne à s'abattre injustement contre elle.

Il faut se rendre à l'évidence, si je dois supporter la vie ici, je dois me donner des objectifs pour mieux m'adapter à mon quotidien et ne pas constamment être sur les dents, à me ronger les sangs et surtout à m'en prendre à tout le monde. Chose que je commence à faire rien qu'avec les regards qu'on me lance sous le simple fait d'être la nouvelle venue. Je comprends qu'on joue de méfiance à mon égard, mais la solitaire que je suis à parfois bien du mal à être constamment pointé du doigt.

En faisant mention de Lahja, je vois bien que celui-ci a eu une bonne impression de la sorcière. C'est vrai qu'elle fait facilement naître la confiance et que son caractère est à l'image de son physique, douce et angélique. Personnellement, je me suis immédiatement sentie à mon aise quand j'ai repris conscience et qu'elle m'a apporté les premiers soins. Certes, j'ai eu un mouvement de recul, mais la méfiance s'est rapidement effacée pour être définitivement inexistante.

« Absolument pas, t’inquiète pas. Elle, elle ne me dérange pas le moins du monde. Cela dit tu dois savoir que y’a certaines personnes à éviter. L’Irlande n’est rien d’autre qu’une véritable bombe à retardement. On n’a pas tous les mêmes… Intentions je dirais. Certains veulent profiter de la faiblesse des autres pour gagner le pouvoir. Et ça, c’est absolument… Partout. Même ici, sur notre territoire. »  

« J'te rassure y a pas qu'ici que c'est le cas. » Répondis-je simplement en me souvenant de ma propre expérience. Je sais déjà que le monde n'est pas rose, que tu appartiens à la même meute, et même au sein d'une famille, les choses peuvent être compliquée. La preuve en est la façon dont je suis parvenue à devenir une louve. Qui aurait pensé que le gène aurait été déclenché par le meurtre de mon demi-frère. Dormais-je mal ? Oui et non. C'est mon instinct de survie qui a pris le dessus, mais c'est dur d'accepter le fait que quelqu'un qui partage le même sang que vous, ait voulu votre mort pour devenir un loup à part entière. Foutu sang du géniteur, il nous a pourris jusqu'à la moelle, même moi je crains ce dont je suis capable sous le coup de la colère. Vais-je finir aussi détestable que lui ou bien ai-je une chance d'échapper à tout ça ?

Prenant place à table alors que l'alpha me sert, je le regarde en silence me demandant toujours ce que je fais ici. Il agit envers moi comme s'il me connaissait depuis longtemps. Comme si ma place ici était légitime. Cela me fait vraiment bizarre et j'hésite un instant à entamer mon assiette alors que lui mange tranquillement après m'avoir servi du vin rouge. On peut dire que le mélange ne lui fait rien, je ne me sens pas de refuser et de toute façon, je pense que j'en ai besoin.

« Lahja est la bienvenue ici en tout cas. Donc si tu veux lui proposer de passer à l’occasion je suis d’accord. Cela dit, si jamais tu croises quelqu’un en dehors de la meute, je demande à ce que tu viennes m’en parler avant de le faire entrer ici. Ce n’est pas pour jouer les patriarches ou les dictateurs mais c’est une simple question de protection. Légèrement au Nord t’as la meute d’Antony Bartoli. Un véritable fils de pute qui trempe dans la corruption depuis qu’il est gosse. Ils sont encore là parce que je le veux bien. Mais j’ai qu’à donner l’ordre et ils dégagent directe. Si moi je tolère un peu tout le monde ce n’est pas le cas de tous. Méfies-toi des uns et des autres ors de la meute. On est tous à cran et surtout, on est tous légèrement plus ou moins en guerre. C’est un peu la loi de la jungle ici. »

« Ouais j'en ai entendu parlé des Bartoli. » Fis-je en mettant finalement un morceau de viande dans ma bouche et je dois avouer que ça me fait un bien fou d'avoir de la vraie nourriture en bouche. Je tire un peu ceinture ces derniers temps et je chasse souvent pour pouvoir faire la viande moi-même et ne pas crever de faim. « Y a les Huns, je crois aussi, d'ailleurs, c'est à cause de l'un d'eux que j'ai atterri ici. » Je ne parle pas du pourquoi et du comment on a attiré l'attention sur nous quand on nous a pris finalement en chasse. « Et les Morangias je crois... »

Je prends le temps d'avaler quelques bouchées en me demandant si quelqu'un d'autre allait pointer le bout de son nez. Comme Aodh par exemple qui était encore plus méfiant envers moi que le reste de la meute. À tort sans doute, parce que si je n'étais pas sûre de me fier à la vie en meute, je serais rester une éternelle solitaire me foutant de tout et de tout le monde. Être l'ennemie des uns et des autres, être pointé du doigt pour mon choix de vie, sans doute meilleure raison que celle d'appartenir à une meute et d'être mise de côté, le temps de se faire une idée sur moi.

« Pour en revenir aux vampires... » Oui, je mets le sujet épineux sur le tapis. « Pense à ce que j'ai dis. Si les vampires sont atteints, c'est que les Tullamore ont des plans pour chacun d'entre nous, ils ont sans doute voulu s'en prendre au plus fort pour exprimer le fait que nous ne sommes pas aussi invincibles qu'on pourrait le croire par moment. » C'est vrai, étant différent du reste des humains, on pense que notre nature peut nous sauver aussi longtemps qu'il ait nécessaire, mais c'est en oubliant le fait que l'être humain est capable de tout mettre en œuvre pour exterminer ce qui est différent et qu'ils ne comprennent pas. « Je me dis que vaut mieux mettre les rancœurs de côté pour le bien des loups. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec les vampires, je ne suis pas familiarisé avec tout ça, mais, je ne compte pas crever et laisser ma mère seule. Elle risque de faire une connerie. » Je finis par me taire un moment, le temps que l'alpha cogite un peu tout ça. « Personne ne veut crever entre ces murs, je le sais... Et désolé de mettre un sujet compliqué au milieu du repas. » Je prends le verre de vin rouge et en bois une gorgée. Je préfère me taire avant de vraiment finir par faire une connerie.

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Je te trouvais de plus en plus téméraire. J’ignorais si tu t’en rendais compte, mais pour une fille peu bavarde tu parlais beaucoup et sans filtre. Non pas que ça me dérangeait, ne te méprends pas. Juste que j’ignorais si tu savais vraiment de quoi tu parler. La guerre je l’avais connu tu sais. Je le sais. J’en ai été plus que témoins, j’en ai été acteurs. Protégeant les miens en fuyant River Crow vers le Sud, ensuite, en fuyant, encore et encore et encore. Trouvant refuge là où on pouvait. Galway a été pour nous un véritable havre de paix. Les bombes ont tous détruit. Absolument tout. Laissant les hommes fuir là où ils pouvaient, souvent vers le centre du pays, dans les campagnes peu habitées, là où ils se sentaient en sécurité. On a tous reconstruit, de notre vie à nos habitations. Tout ça dans l’espoir d’y trouver un peu se sentiment de confort. J’ai perdu ma femme, la première, à River Crow. Sans est suivis de la seconde qui est morte en mettant ma fille au monde. Des pertes, on en a essayé beaucoup. J’ai attrapé mon verre de vin, en vidant une bonne gorgée, t’écoutant malgré tout. Je me demandais si tu essayais de me faire la morale ou si tu pensais vraiment que tu connaissais la vie mieux que moi du haut de tes 21 ans. Non pas que je ne dise pas que tu n’as pas connu de galère. Si, tu en as forcément connu. On en connait tous quand on déclenche notre gêne. Mais les vampires restaient un sujet sensible pour moi, et je sentais que tu en avais conscience. J’étais loin d’être con Avery, et surtout, je savais ce que je faisais. J’ai signé cette putain de coalition dans le but de protéger mon peuple. M’engageant à m’allier à mes anciens ennemis malgré les horreurs qu’ils ont pu nous faire vivre à River Crow. J’ai signé oui, mais je n’ai pas pardonné. Rancunier et susceptible, oui je l’étais, c’était une évidence, mais je n’appréciais pas quand on remettait mon rôle d’Alpha en question. Et ça, j’avais le sentiment que c’était ce que tu étais en train de faire.

Sans doute malgré toi, sans doute sans t’en rendre compte, vas savoir. Mais je savais ce que je faisais, ne t’en fais pas pour ça. J’ai vidé mon verre d’une traite, sortant mon téléphone de ma poche, recherchant une photo dedans avant de faire glisser l’appareil jusqu’à toi. Me resservant un verre de vin pour ne pas m’énerver. Ne te méprends pas Avery, je ne voulais pas te rembarrer, ou je ne sais quoi. Mais tu parlais vraiment de choses dont tu ignorais absolument tout. Les vampires, je les connaissais sans doute bien plus que toi pour les avoir côtoyé toute ma vie. Passant ma vie à les combattre. Formé depuis l’âge de mes seize ans pour protéger les hommes du sadisme dont ils faisaient preuve à l’époque. Crois-moi, ce qui leur arrive, ce n’est pas un hasard. Les vampires sont perfides, ils se croient tout permis. Le fait d’avoir traversé les âges les propulse indirectement dans des mœurs qui ne sont pas les nôtres. Rien ne les choque. Ni l’esclavagisme, ni la torture, ni les mise à mort aussi sadique sont-elles. 200 personnes. Femmes, enfants compris, c’est le nombre de gens crucifiées après la prise de River Crow. Dont une famille, la mienne. Des milliers de victimes, de disparitions, ça, c’est les chiffres en 2043 après cent ans de règne par McGuinness. Alors ne vient pas me parler de rancœur Avery. Ne vient pas non plus me parler de pardon. Ces choses, tu les ignores. Tu les ignores parce que tu ne les as pas connus. Ca engendre des hommes tels que moi. Tel que Scott, Amarok, Killian ou encore Aodh. On devient méfiants. On apprend à observer avant d’agir connement. On analyse une situation pour mieux la contrer. Ce sentiment d’injustice que l’on ressent. Ce n’est pas de la rancœur, c’est pire que ça. C’est là, encré en nous, notre âme est comme marquée au fer rouge. Toi, la seule chose que tu connaissais c’était ça, ce qu’étais devenu l’Irlande. Mais le reste ? Le reste non, tu ne savais pas.

« Dis-moi, c’est moi où tu me fais la morale là ? Cette môme, sur la photo, elle s’appelle Ophélie et elle a 8 ans. Elle a été enlevée par les hommes de Tullamore il y a quelques mois. Elle est la fille de Gabrielle. Ca fait des mois qu’on la cherche. Des mois qu’on essaye de la retrouver. Alors ne viens surtout pas me dire ce que je dois faire et encore moins ce que je dois penser. Les vampires peuvent bien crever, ils ne sont pas ma priorité. Tu crois tout savoir, mais la vérité c’est que tu ne sais rien. Bien sûre que non que les vampires ne sont pas les seuls sur leur tableau de chasse. Tu crois que je ne le sais pas ? »

Tu crois vraiment que j’ignore tout ça ? Je me montrais peut-être froid. Sans doute un peu sec aussi, mais bien sûre que je savais et que je comprendrais ce que tu me disais. Seulement non. Je ne voyais pas en quoi me soucier du virus K-089 pouvait avoir comme rapports avec nous. Si demain on nous sortait un truc pareil, ça n’aurait sans doute rien à voir. Vidant encore mon verre je me suis relevé, allant chercher un dossier dans un tiroir. Tu voulais savoir ? Alors oui, tu allais vite savoir. Etre le chef de meute avait des avantages. Celui d’avoir des informations complémentaires sur tout un tas de truc. Ca faisaient des semaines que les hypothèses sur notre sang et leur vertu tournaient. Des semaines que l’on venait nous prélever du sang pour faire des analyses. Le remède, il était forcément quelque part. Théodore O’Brian était un sale con que j’avais la chance de ne pas connaitre. Et clairement, j’espérais ne jamais me retrouver devant lui. Mais c’était un con intelligent. Un con qui ne prendrait pas le risque de crever si demain il se faisait transformer. Le remède, il l’avait forcément créé. Et des informations j’en détenais grâce à Léandre et Wellan. Trois jours. C’est le temps qu’a duré la coalition. Alors t’imagines bien qu’on a eu le temps de discuter de toutes ces choses. Tu espérais un jour sortir d’ici. Retrouver ta mère, et je le comprenais. Sortir d’ici, c’était le but de tout le monde. Faire tomber ce système, retrouver notre liberté. Enfin. Cette liberté que je n’avais jamais vraiment connue. Depuis toujours je vivais enfermé. D’abord à River Crow, ensuite ici. Je crois que c’était une chose, un sentiment, que je ne connaitrais sans doute jamais. Quitter l’Irlande c’était impensable pour moi. Tellement. Je crois même que je n’y avais jamais pensé. Revenant vers toi, j’ai laissé retomber le dossier. Non pas que je te faisais confiance, mais tu parlais beaucoup, surtout sans savoir, et ça c’était un truc qui me gonflais fortement. Etre proche de la sorcière ne te rendais pas plus informée que moi sur les évènements. Et ça ma grande, tu peux me croire, t’avais encore énormément de choses à avoir. Je me suis simplement rassis à ma place, continuant de siroter mon verre. C’était une évidence, la bouteille serait vide quand j’irais me coucher.

« Premièrement, les vampires ont toujours été leur cible principale. L’Irlande a été choisie à cause d’eux. Plus précisément, à cause de McGuinness. C’était lui leur véritable cible dès le départ. Secondo, ils se sont attaqué à eux parce que oui, les vampires font peur. Il leur fallait un moyen de pression sur tous les autres. Alors ok, si maladie les concerne eux, on est tous visé. Non pas vis-à-vis d’un potentiel virus nouveau, mais vis-à-vis du fait que si on veut espérer un soulèvement, il nous faudra leur aide. Attaquer les vampires c’était attaqué le centre du problème. Tercio, les détester ne me donne pas la chance d’ignorer ledit centre du problème. Le remède, il n’est pas seulement devant toi, il est en toi. Je les aide bien plus que tu ne penses le savoir. Alors encore une fois, ne viens pas me sermonner alors que je suis bien plus impliqué que tu ne sembles le penser. Je ne soucis que d’une chose. Les bien des loups. Alors apprends déjà les base de la vie en communauté et après, seulement après, tu pourras tenter de me dire ce que je dois faire ou non pour votre bien. D’accord ? »

J’étais froid, sans doute de trop, mais c’était dans ma nature. Tu venais d’arriver ici, chez nous, je t’avais invité sous mon toit, et te voir réagir comme ça je trouvais ça gonflait. Ce n’était pas de la méchanceté. Je pense que tes intentions étaient bonnes, mais tu ignorais tout de moi. De moi et de la meute dans laquelle tu venais de trouver refuge. Ici toute seule tu n’iras jamais loin, c’était une certitude. La solitude ne te conduirait nulle part, si ce n’est sans doute qu’à une mort certaine. Tu crois que c’est pourquoi qu’on trainait tous en bande ? C’est parce que nous n’avions pas le choix. Les hommes de Tullamore étaient partout, et te montrer seule serait leur offrir une grosse opportunité de te chopper. Alors certes, je me foutais de l’avenir des vampires, enfin, de l’extérieur, parce que j’avais conscience que sans eux, on n’irait pas bien loin si on voulait un jour espérer se soulever contre cette nouvelle dictature. Leur âge, leur histoire, leur connaissance nous seront primordiale. Surtout quand on sait que les Léviathans ne sont pas du bon côté de la barrière. On prépare une guerre, et pas des moindre. Alors on devra se serrer les coudes. Mais ça ne voulait pas dire que je leur pardonnais leur faute. Les vampires étaient à mes yeux des sales fils de pute et voir Wellan pardonner toutes les erreurs de son frère parce que Monsieur était en train de crever ça me donnait la gerbe. Mais c’était comme ça, et franchement oui, l’avenir du dit Roi des vampires j’en n’ai rien à branler. Depuis le temps que je voulais le voir crever ce connard. J’ai terminé mon assiette, m’allumant une clope. Te regardant, t’observant. J’avoue, je n’avais pas été très cool, mais les sujets sensibles, moi, ça me faisait vite partir dans les tours. Aodh en savait pour quelque chose crois-moi.

« Désolé, je voulais pas paraitre désagréable tu sais. Juste que je sais tout ça. J’voudrais pas que tu penses que j’en n’ai rien à foutre et que j’enferme le monde loin de toutes ces emmerdes. C’est loin d’être le cas. Même si je fais au mieux pour rester loin de ces histoires. C’est comme ça. »

Rester loin des histoires, loin de toutes ces emmerdes, pour essayer d’avancer sans doute. Mais j’étais loin, vraiment très loin d’être dans le dénis, et ça, je voulais que tu le comprennes. C’était comme ça.





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The Regulator swinging pendulum« Dis-moi, c’est moi où tu me fais la morale là ? Cette môme, sur la photo, elle s’appelle Ophélie et elle a 8 ans. Elle a été enlevée par les hommes de Tullamore il y a quelques mois. Elle est la fille de Gabrielle. Ca fait des mois qu’on la cherche. Des mois qu’on essaye de la retrouver. Alors ne viens surtout pas me dire ce que je dois faire et encore moins ce que je dois penser. Les vampires peuvent bien crever, ils ne sont pas ma priorité. Tu crois tout savoir, mais la vérité c’est que tu ne sais rien. Bien sûre que non que les vampires ne sont pas les seuls sur leur tableau de chasse. Tu crois que je ne le sais pas ? »  

Entre faire la morale et partager son avis, la frontière est grande et apparemment, ce que je viens de dire ne semble pas vraiment lui plaire. Oui, je parlais peut-être sans savoir, mais le fait que je sois ignorante des problèmes qu'ont causé les vampires, me permet d'avoir un terrain plus grand et un point de vue différent. Je ne vois pas totalement ce qu'ils sont capables de faire, mais ce que je vois, c'est qu'un ennemi nous a tous réuni pour son plus grand désarroi. Parce qu'un amoncellement de haine et de colère sont des déclencheurs importants et qui peuvent mener à la perte d'un groupe ou d'un autre. Bien sûr que ça me fait mal pour cette gamine sur la photo d'être au prise des Tullamore, si je pouvais, je viendrais à son secours, parce que je sais ce que c'est que d'être persécuté mentalement par quelqu'un. Et je préfère oublier les sévices physiques qu'elle doit subir sous l'approbation d'hommes qui nous ont désigné comme des monstres alors, qu'ils suivent la même voie. Nous ne voulions que suivre une vie simple et dans le pur secret et voilà qu'on est pourchassé parce que nous sommes différents. Je n'ai plus de pardon pour qui que ce soit, humains ou créatures. L'alliance entre les différentes créatures me maintenaient peut-être, mais je ne pense pas pouvoir garder longtemps mon calme si on me persécute. D'une, parce que je suis une louve jeune qui n'a pas un contrôle parfait sur sa louve et de deux, parce que je suis la fille d'un connard de loup purement macho qui n'a fait que renforcer mon côté téméraire, impulsive et violent. Autant pouvais-je être sympa, qu'il y avait des limites à mon contrôle et il ne valait mieux pas abuser sur mes capacités.

« Je ne sais rien parce personne ne m'a donné la possibilité de comprendre que cela soit ici ou chez moi. » Fis-je calmement et sans froideur. Je préfère opter pour le chemin de la diplomatie, même si cela pouvait gronder en moi. Je voulais prouver que la petite arriviste lupine qu'on voit en moi, a plus de tenue qu'on pourrait le croire. Même si je suis une solitaire en dehors de ces murs, il n'en reste pas moins que je me sois abaissée à la connerie des meute par simple survie et non par véritable envie.

C'est étrange, mais sa froideur et sa façon de parler me rappelle mon géniteur et ça m'a coupé la fin. Au final, cette viande me paraît plus aussi bonne qu'au moment où elle chauffait dans sa poêle. Je l'observe les mains sur les cuisses et doucement, je me rends compte que je serre les poings au point d'ancrer mes ongles dans mes paumes. Je ne cesse de l'observer, de me parler, mais je n'entends qu'une manière glaciale de me faire fermer la gueule sans m'apprendre véritablement et combler mon ignorance. Je suis d'accord pour reconnaître mes fautes, mais pas de cette manière.

« Premièrement, les vampires ont toujours été leur cible principale. L’Irlande a été choisie à cause d’eux. Plus précisément, à cause de McGuinness. C’était lui leur véritable cible dès le départ. Secondo, ils se sont attaqué à eux parce que oui, les vampires font peur. Il leur fallait un moyen de pression sur tous les autres. Alors ok, si maladie les concerne eux, on est tous visé. Non pas vis-à-vis d’un potentiel virus nouveau, mais vis-à-vis du fait que si on veut espérer un soulèvement, il nous faudra leur aide. Attaquer les vampires c’était attaqué le centre du problème. Tercio, les détester ne me donne pas la chance d’ignorer ledit centre du problème. Le remède, il n’est pas seulement devant toi, il est en toi. Je les aide bien plus que tu ne penses le savoir. Alors encore une fois, ne viens pas me sermonner alors que je suis bien plus impliqué que tu ne sembles le penser. Je ne soucis que d’une chose. Les bien des loups. Alors apprends déjà les base de la vie en communauté et après, seulement après, tu pourras tenter de me dire ce que je dois faire ou non pour votre bien. D’accord ? »

Nous y voilà enfin. Tu viens d'énumérer tout ce qui fait que je ne veux pas appartenir à une meute. J'aime être seule, à ne compter sur moi-même parce que c'est ainsi que j'ai toujours fonctionné au cours de ma vie. Le fait de ne m'avoir jamais laissé ma chance a suffi à me remplir d'amertume et de rancune trouvant au fur et à mesure que la notion de meute est une connerie monumentale à mes yeux. Je baisse les yeux, non parce que je me sens fautive d'avoir partagé mon avis, mais plutôt que l'alpha me dégoûte à force de me faire penser à mon père. Je suis blessée bien plus qu'on ne l'imagine et je commençais à en avoir marre de devoir me la fermer et qu'on me dise sans cesse que je devais apprendre les bases d'une meute alors, que vous êtes incapable d'arrondir les angles et de me regarder à chaque fois en attendant que je fasse une faute pour me faire comprendre qu'au final, je n'ai peut-être pas mal place ici. Je le sais depuis que je suis entrée ici et si Aindreas m'a pris dans sa meute, c'est uniquement parce que Lahja était derrière moi, que tu ne dises pas le contraire.

« Sauf que je suis ici parce qu'on n'a pas cessé de me dire que seule, je pouvais mourir dans la seconde et c'est une chose que je ne peux pas me permettre. » Fis-je simplement. Comment pouvais-je garder mon calme comme ça, même moi, je n'arrivais pas à comprendre alors, qu'en moi, ma louve devenait folle à devoir se maintenir. La pauvre, je la sentais emprisonnée dans une cage qu'elle se refusait d'avoir et malgré tout, elle l'acceptait parce que nous étions soumises l'une et l'autre à un système de vie qui nous rebutait pourtant. « Depuis que je suis ici, on me dit que je ferais mieux de me taire et d'apprendre la vie en meute, mais personne ne s'est donné la peine une seule fois de penser que peut-être ne sachant pas comment me conduire, il valait mieux que l'on m'apprenne. Chaque personne que j'ai rencontré ici, m'ont tourné le dos et pointé du doigt. Tu vas me dire que vous êtes méfiants et qu'il leur faut du temps. Mais, moi, on s'est mis une seule seconde à ma place. J'ai peur de tout ce qui arrive, j'ai peur que ma mère se fasse abuser encore par cet enfoiré ou qu'il ne vienne à la tuer pour m'avoir mis au monde. J'ai peur de ne pas pouvoir m'intégrer et d'aider comme j'aimerais et dès que je partage mon avis et mon impression, on me rabat le caquet en disant que je dois apprendre les bases d'une meute. Je veux bien apprendre, mais je ne vais pas supplier des êtres qui me regardent avec un air hautain en montrant clairement que je ne vaux pas la peine et c'est l'impression que beaucoup me donne ici, à commencer par Aodh. »

J'ancre mon regard dans les yeux d'Aindreas. J'ai mal au plus profond de moi, mal d'avoir pensé que j'aurais pu entrer dans cette meute sans être jugé, mais au final, j'ai l'impression que je n'ai pas ma place ici ou ailleurs. « J'ai seulement voulu partager mon avis, aider... Parce que j'ai peur que les loups ne deviennent des victimes à nouveau. J'ignore ce que les vampires ont fait, c'est vrai et je m'excuse d'avoir parlé de ce que je ne connais pas, mais tu n'as pas le droit de me dire d'apprendre des choses que personne ne veut m'enseigner. Et franchement, ça ne me donne pas envie, parce que je ne crois pas quand on me dit qu'une meute, c'est pareille qu'une famille. La notion de famille unie, je connais pas. Je sais seulement ce que c'est de soutenir une personne qui est faible et qui est capable de se tourner vers un homme qui lui fait plus de mal qu'autre chose. » Aussi, loin, que je me souvienne, je n'ai pas eu le temps de vivre une vie d'enfant pleine d’insouciance. C'est comme si beaucoup de chose m'ont été interdit depuis toujours. Parfois, ma mère prenait son rôle à cœur et d'autre fois, elle se fragilisait à nouveau parce qu'elle voulait avoir de l'intérêt pour un homme qui ne lui en donnera jamais.

« Désolé, je voulais pas paraitre désagréable tu sais. Juste que je sais tout ça. J’voudrais pas que tu penses que j’en n’ai rien à foutre et que j’enferme le monde loin de toutes ces emmerdes. C’est loin d’être le cas. Même si je fais au mieux pour rester loin de ces histoires. C’est comme ça. »

D'un simple geste, je repousse mon assiette. Ma faim est définitivement coupée et ma rage ne fait que redoubler quand je pense à ce qu'a été ma vie jusqu'à présent. J'ai l'impression qu'on me rejette constamment et que je ne saurais accepté nul part. Alors, je préfère être prêtre à affronter les choses seule et savoir me débrouiller sans l'appui de qui que ce soit. Malgré ces excuses, ma rancune est là, que pouvais-je faire d'autre. Dans tous les cas, je ne pouvais plus rester ici à tenir compagnie à l'alpha. Passant une main dans mes cheveux en prenant une grande inspiration, je le regarde à nouveau. « Pas la peine de t'excuser, j'ai l'habitude. » Pas accepté chez moi, ici ou encore pas mon père. Au final, pas la peine d'être déçu quand on sait qu'on ne fera pas l'affaire. « Je pense que je vais me retirer. Merci pour le repas. » Je finis par lever remettant ma veste en simili cuir, ces vêtements, c'est tout ce qu'il me reste. Les Tullamore m'ont séparé de tout ce que je possédais pour me jeter ici. Aindreas fait face à beaucoup de problèmes, mais il n'en reste pas moins, qu'il n'est pas seul comparé à bien des personnes qui étaient jeté ici. « Désolé du dérangement. »

Mieux vaut qu'on en reste là pour ce soir, je suis capable d'en rajouter et de renforcer l'avis des autres à mon égard, même si c'est déjà le cas depuis ma venue. Maintenant, je le sais, même si je suis dans une meute, je n'y ai pas ma place, plus la peine qu'on me dise du bien d'eux. J'ai toujours pensé que c'était une sacrée connerie. Dans la vie, mieux vaut ne compter que sur soit, au moins, on ne sera pas déçu.

« Bonne soirée et j'espère que vous retrouverez la gamine. » J'offre un dernier regard à la photo et je m'en vais. Peut-être que gambader ans la forêt me fera le plus grand bien et je pourrais me faire les griffes sur un arbre pour laisser libre court à ma colère sans qu'on ne vienne encore me faire une critique.

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The moon, the woman and the wolf.
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The Regulator swinging pendulum - Avery
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