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 Night of the wolf {PV : Aindreas

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Night of the wolf ft. Aindreas An'Sionnach


Depuis plusieurs jours, Riley avait la désagréable sensation d’être suivie. Par moment, elle se demandait si elle était bien éveillée. Elle avait l’impression que ses cauchemars la poursuivaient même en plein réveil. Elle semblait voir de grands yeux jaunes la fixaient avec insistance. Elle les fixait à son tour, réalisait que ce n’était qu’une lumière au loin, les yeux d’un chat guettant sa proie et elle finissait par secouer la tête et reprenait son chemin. Deux choses la dérangeaient dans cette situation. Etait-ce la réalité ou son esprit torturé qui lui jouait un tour ? Si elle était réellement suivie, quelle était la nature de cette personne ? Une autre progéniture d’Eve ne lui assurait pas la victoire s’il y avait face à face. Un être humain armé était largement favorisé. Elle tapa du pied sur le sol et soupira bruyamment. Il était hors de question de se laisser manipuler de la sorte. Ce n’était peut-être qu’un prétendant repoussé qui trop fier pour l’accepter voulait se venger. Elle balança ses cheveux en arrière et alla rapidement prendre son tour de garde à l’hôpital.

Une semaine plus tard, il sembla que son impression avait disparu. Elle pouvait reprendre le cours de ses activités en toute sérénité. Ce qui tombait à pic, la faim commençait à lui tordre les boyaux. Son terrain de chasse préféré était le territoire des humains. Ils avaient le chic pour souvent s’entretuer et elle ne peinait que rarement à trouver de quoi se sustenter. Aujourd’hui, elle avait envie de changement. Elle s’était rapprochée du territoire des loups. Elle n’en avait pas énormément croisé de toute sa vie. Elle ne cherchait pas non plus leur compagnie. Elle n’avait rien contre eux, bien au contraire, ils avaient la réputation d’être de bons vivants. Mais pour le moment, elle donnait toute son énergie à une autre cause qui lui tenait un peu plus à coeur. Soigner les vampires. Cette épidémie diminuait les rangs des « monstres » et empêchait ainsi une révolte qui était nécessaire. Nécessaire afin que cette prison parte en morceau que tous reprennent leurs droits et leur place.

Le soleil était couchant et la pleine lune encore loin dans le mois. Le moment propice pour la « chasse ». Le moment où il n’y avait pas encore trop de monde dans les rues. Elle ne savait pas encore où elle trouverait ce qu’elle cherchait, mais elle ne doutait pas qu’un cadavre trainerait dans le coin. Les restes d’un repas lycanthropique peut-être. C’était son instinct mais surtout son odorat qui la guidait. Rien de mieux qu’une Goule pour dénicher un cadavre en décomposition.

« Allez…. Même un tout petit bout de foie…. » murmurait-elle pour elle-même.

Elle finit par atterrir dans une ruelle alors qu’une odeur familière lui titillait les narines. Un sourire de soulagement et d’excitation fendait son visage. Elle avait retiré ses chaussures pour faire le moins de bruit possible. Elle n’était pas sûre que les lycans apprécient de voir une progéniture d’Eve si proche de leur territoire. Le nez à l’affût, elle finit par découvrir ce qu’elle cherchait derrière une poubelle. Ce n’était pas le festin tant espéré, mais il ferait l’affaire pour ce soir. Elle s’accroupit, faisant de son mieux pour ne pas trop se tacher non plus. Alors qu’elle s’apprêtait à croquer dans des restes d’entrailles purulentes, elle perçut un bruit derrière elle. Lentement, elle reposa son met au sol, fronça les sourcils et se leva. Puisqu’elle s’était assurée que personne n’approchait, le doute n’était plus permis.

« Je ne pense pas vous devoir quoi que ce soit…. Pourquoi me suivez-vous ainsi ? »

La mâchoire serrée, comme un animal de qui l’on s’approchait pour voler sa nourriture, elle était à deux doigts de montrer les crocs. Elle avait fermé les poings dont une forte odeur de putrescence émanait. Elle dardait l’inconnu de ses iris noirs de colère alors qu’elle ne distinguait pas encore les traits. La pénombre était bien trop présente dans la ruelle. Ca ne pouvait pas être une coïncidence. Pas dans un tel endroit. L’homme - car elle ne doutait pas de ça - avait grand intérêt à avoir une bonne excuse. Autrement, elle ne donnait pas cher de lui.
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Night of the wolf
- Aindreas An'Sionnach & Riley Keenan -





Chasser ou être chassé. C’était en quelque sorte devenu notre crédo. Depuis que les hommes avaient pris la décision de nous enfermer dans un même endroit, tout n’était plus qu’une question de chasse. La coalition était à mes yeux qu’une connerie sans nom. Une manière de se donner bonne conscience, de préserver des races qui de toute manière étaient destinée à s’entretuer. Fallait vraiment être con pour y croire. Suffisait de voir ne serait-ce que dans nos rangs, ici, chez loups. Même nous on n’était pas foutu de s’entendre entre nous. On m’avait nommé Alpha suprême. Un Alpha qui fait la loi chez tout le monde. Mais tu parles. Pourquoi ? Parce que l’Irlande nous appartenait de base ? Mon cul oui. L’Irlande n’appartenait à plus personne et franchement, si j’avais encore un espoir, c’était bien celui de voir ma fille grandir dans un monde meilleur. Mais sinon je savais qu’on allait tous crever ici. D’un moment à l’autre. Aujourd’hui les vampires étaient la cible numéro une, mais demain ? Ca pourrait très bien être nous. Ca pourrait très bien être un autre. On ne s’en sortirait jamais c’était une évidence. L’espoir, quand j’y repense, je l’avais perdu depuis bien des années. Et je crois qu’il n’était pas prêt de revenir ce couillon. Chasser, être chasser, c’était bien plus qu’un crédo, c’était devenu notre réalité. C’était comme ça et fallait s’y faire. Alors merde la coalition. Merde cette putain de chartre que j’avais signé pour éviter une pseudo guerre. Pactiser avec McGuinness. Tu parles. On l’avait combattu depuis près de cent ans à River Crow et maintenant c’était notre allier ? C’était tellement… Hypocrite.

Tellement stupide. Wellan croyait en quoi en s’alliant à son frère ? En une révolte ? Comme si on allait tous trouver un terrain d’entente pour au final aller combattre Tullamore. C’était comme l’espoir, c’était des conneries tout ça. On se soulèverait sans doute un jour. Oui mais après ? On nous le fera payer c’était une évidence. Ils allaient tous finir par nous détruire, ce n’était plus qu’une question de temps. Je connaissais les hommes pour savoir de quoi ils étaient capables quand ils avaient peur. Je le savais, pour en avoir formé tout le long de ma vie. Pour avoir créé de véritable machine de guerre en alimentant cette même peur. J’avais formé les meilleurs rebelles de River Crow, alors oui, je savais comment ils fonctionnaient. Je savais qu’un homme effrayait était capable de faire les choses les plus inhumaines possible. Chasser ou être chasser. Ce soir, j’avais décidé de chasser. De me détendre, de passer mes nerfs sur quelque chose d’humain, de chaud. Le combat me manquait. L’adrénaline d’une bonne petite chasse comme à l’époque. Sauf que les rôles étaient inversés. Je ne chassais plus le monstre, non, j’étais devenu le monstre. Le dit méchant de l’histoire. J’avais laissé la petite entre les mains protectrices d’Eireen après avoir siphonné une bouteille de whisky. Ivre mort, elle m’avait foutu dehors. Ne supportant me savoir comme ça. Refusant d’imposer mon état lamentable à ma propre descendance. Mon arbalète sur l’épaule, j’avais juste envie de briser des crânes, de leur prouver qu’enfermés on était encore plus dangereux que dehors. C’était une évidence.

La réalité des choses. C’est à pied que j’avais pris la direction de Galway. La ville était proche de Moycullen Bogs, mais quelques kilomètres nous séparaient quand même de l’ancienne ville. Tullamore avait érigé une tour de garde là-bas, et c’était là que j’avais décidé de ne rendre. C’était inconscient, complétement, mais je n’en avais rien à foutre. Tout ça me dégoutait, ça me donnait la gerbe. Je sais pas si j’avais envie de me venger ou juste de me défouler, mais c’était donnant donnant. On nous traitait comme de la merde et il était hors de questions que ces enfoirés se sentent en sécurité ici. Je savais que je serais seul contre je ne sais combien, mais ça ne changeait rien. Ils étaient sur notre territoire, planqué là, au chaud, dans leur tour en espérant imposer leur suprématie. Mais j’avais interdit aux miens de plier le genou devant eux. La ville était calme, presque déserte à cette heure-là. Plus personne, ou presque, ne vivait ici de toute manière. Les loups avaient trouvé refuge hors des sentiers battus, les hommes eux, c’étaient tirés dans les limbes. Il ne restait plus grand-chose de Galway. C’était silencieux, un silence de mort. A tel point qu’on aurait pu entendre une sourie marcher. Les sens aiguisés, c’est comme ça que je t’ai entendu. Autant dire que malgré ta tentative de paraitre discrète tu semblais pour moi aussi bruyante qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Arbalète en joue je me suis avancé vers la source de ce bruit. Je suis resté là, dans l’ombre, alors que je t’ai vu relevé la tête. Tu as parlé. Si je t’ai reconnu ? Sans grande peine. J’ai abaissé mon armé, machinalement. Qu’est-ce que tu venais foutre ici Riley ? J’avoue, c’était franchement pas très prudent.

« Tu m’dois la vie d’ton père c’est déjà pas mal. »

J’ai haussé les épaules. L’air déconcerté, légèrement blasé avant de replacer mon arme sur mon épaule. M’avançant vers toi l’air légèrement écœuré. Le cadavre que tu t’apparais à bouffer était là depuis aux moins trois jours en vue de son odeur et tu peux me croire, si j’étais pas ce que j’étais j’aurais sans doute rendu mon repars de ce soir. Whisky et spaghettis. Super le mélange. M’approchant de toi j’ai regardé de façon alternative et le cadavre, et ta personne. Non vraiment, j’étais pas raciste, loin de là, mais bouffer des morts c’était quand même dégueulasse. Je crois même que j’ai fini par ravaler un haut le cœur tellement que l’odeur me répugnait, faisant presque un pas en arrière. Naturellement, je suis venu poser une main sur ma bouche pour me protéger de l’odeur. A une époque j’aurais sans doute rien senti, mais là, c’était franchement infecte et insupportable tu peux me croire.

« J’te suis pas, mais vu ta discrétion j’étais obligé de venir voir ce qui se passait, t’es sur mon territoire j’te rappelle. Franchement Riley tu vas pas… Bouffer ça ? C’est avarié ce truc là, ça te file pas la chiasse merde ? »

Je te parlais, dans toute ma finasse éternelle. Ma franchise finirait par me tuer sans doute un jour, c’était certain. Reculant encore pour inspirer de l’air légèrement plus fraiche je me suis allumé une clope pour masquer cette odeur comme je pouvais. C’était un mince réconfort mais je faisais avec ce que j’avais. Sérieux, je supportais pas le parfum mais si j’en avait eu je crois que j’aurais renversé la bouteille sur ce truc infecte. Cela dit je comprenais aussi qu’il fallait bien que tu graille. Chacun sa coutume après tout, je respectais toute les races, enfin, dans la mesure du raisonnable. Alors je t’ai tourné le dos, restant planté là avant de prendre un accent très français.

« Bon appétit. »

Non vraiment, crois-moi, j’étais pas une lopette mais là, je préférais ne pas regarder ce que t’allais faire. J’avais pas beaucoup de limite mais là, l’alcool commençait grave à tourner dans mon estomac. Mais j’pouvais pas non plus te laisser crever de faim, c’était une certitude.



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La Goule voulait bien reconnaitre qu’aller sur le territoire des loups pour le dîner n’avait pas été la chose la plus maligne à faire. Mais l’appel de l’estomac avait été plus fort qu’elle. Elle était prête à savourer son festin lorsqu’un canidé vint l’interrompre. Rien que l’odeur aurait pu l’écoeurer. Ils avaient une odeur forte. Pas forcément désagréable mais entêtante. Comme quelqu’un qui met beaucoup trop de parfum. Elle réprima un haut-le-coeur et se redressa pour faire face à celui qui osait l’interrompre. Elle était prête à lui bondir dessus, toutes griffes de goule dehors et de lui arracher la tripaille sans le moindre état d’âme. Elle se voyait déjà déjà lui sauter à la gorge et le rendre plus croyant qu’il ne l’avait jamais été. Il aurait fini par prier Marie, Joseph, Jesus et chacun des apôtres qui le suivaient. Toutefois, il n’eut qu’à prononcer une phrase pour que la rouquine se calme dans l’instant. Une seule phrase pour que son envie de meurtre s’évapore. Une phrase pour que la curiosité et la mélancolie ne l’assaillent de plein fouet. Elle ne montra pourtant rien. Elle se contenta de froncer d’avantage les sourcils, ne pouvant s’empêcher de craindre pour la vie de l’homme qui l’avait élevée. Elle imaginait déjà le loup être un complice des Tullamore et se servir du père pour atteindre la fille. A bien y réfléchir, ce n’était pas logique, mais les êtres vivants ne l’étaient que trop rarement.

Elle prit tout de même une grande bouffée d’air, inspirant à s’en faire exploser les poumons. Il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives. Le Dr Keenan était quelqu’un de plus réfléchi, de plus patient. Foncer dans le tas était loin d’être son genre. Elle se contenta de fixer la pénombre qui dissimulait encore le visage de l’étranger. Ses poings se serraient doucement, enfonçant presque ses ongles manucurés dans sa chair. Elle écoutait les mots sans réellement entendre les paroles. C’était comme capter uniquement la mélodie lorsque son esprit était ailleurs. Une brise se souleva dans la ruelle, ramenant avec elle la savoureuse et putride odeur de son repas. Son estomac se tordit et prit le loup au mot. Elle comptait bien savourer ce qu’elle était venue chercher. Ensuite son esprit serait plus à même de suivre une conversation normale.

Toujours aussi provocante qu’à son habitude, elle ne se tourna pour entamer son repas. Non, si le loup ne tournait pas la tête, elle ne se priverait pas de se lécher les doigts jusqu’à la dernière goutte devant lui. Elle croqua à pleine dent dans l’organe en décomposition et fut presque déçue de voir l’homme tournait les talons. Un sourire narquois pouvait se lire sur ses lèvres pendant qu’elle mâchait bruyamment pour le plaisir. En réalité, elle détestait le bruit de la mastication. Manger la bouche ouverte était un réel manque de respect. L’odeur que dégageait le gésier aurait pu en révulser plus d’un. Elle au contraire, en éprouvait presque une certaine jouissance. Cela n’équivalait pas à un coeur palpitant et fraichement sortie d’une poitrine béante, mais ça restait toutefois plus que satisfaisant.

Elle prit le temps de se saisir d’un mouchoir dans son sac, essuyant ses doigts gluants et le coin de ses lèvres. Elle y passa d’ailleurs une langue gourmande, s’assurant ainsi de rien avoir laissé de côté. Elle se sentit immédiatement rassasiée, comme si elle n’avait rien mangé depuis des mois. Cette sensation horrible lui rappela sans hésiter le calvaire que lui avait fait vivre ses tortionnaires. Elle réprima un grognement de mépris et finit par se reconcentrer sur le loup.
Ainsi donc il connaissait son père. Mr Malaison n’avait pas donné signe de vie à sa fille depuis des décennies. C’était par le biais d’un homme qu’elle ne connaissait pas qu’elle apprenait qu’il avait traversé les âges lui aussi. Il connaissait même son nom actuel puisque le loup l’avait utilisé. Elle finit par arrêter de froncer les sourcils aussi fort. Elle finirait par avoir des rides et sur un si beau visage, ce serait dommage.

« Rien ni personne ne vous permet de me juger… »

Les paroles étaient plus que sèches. Si elle avait pu tuer d’un simple regard, elle n’aurait pas donné cher de la peau du lycan. Ce n’était parce que l’homme semblait connaître son père qu’elle allait soudainement se montrer sympathique avec lui. Ce n’était pas ainsi qu’elle fonctionnait. Ce serait beaucoup trop facile.

« S’il est vrai que vous connaissez mon père, vous devez certainement connaitre mon vrai prénom et mon vrai patronyme n’est-ce pas ? Je le vois mal m’appeler Riley… »

Il fallait trouver un moyen comme un autre de savoir la vérité. Et son nom était la seule chose qui la liait encore à son père. Rien ni personne ne pouvait se vanter de connaitre son passé. Elle espérait même que son propre père ignorait certaines parties de sa vie.
Soudain une lueur d’espoir s’insinua en elle. Cela voulait dire qu’il ne l’avait pas quittée des yeux durant tout ce temps. Il avait suivi son parcours. Autrement, il n’aurait pas su que cette goule, précisément, parmi toutes celles qui foulaient l’Irlande, était sa fille. Une fois l’apparence changée, rien ne garantissait de reconnaitre la goule originelle. Ou alors il avait fait joué ses relations pour la retrouver. Dans tous les cas, cela ne dispersait pas la principale inquiétude. Où était-il à présent ? Peut-être que cet homme avait la réponse. Prudemment, elle fit deux pas en direction de l’inconnu. Il était temps qu’elle vit son visage. L’homme était plus petit qu’elle ne l’aurait pensé. La tête légèrement penchée sur le côté, elle le fixait de la tête au pied, cherchant à comprendre comment son père et lui s’étaient connus.

« Où est-il ? »

Même s’il était enfermé et sous haute protection, Riley n’en serait que trop soulagée. Elle espérait simplement qu’il soit vivant. C’était tout e qu’elle voulait. Elle espérait au moins avoir le temps de s’excuser pour la façon dont ils s’étaient séparés. Ca aurait pu se passer autrement. Elle avait bien conscience qu’elle s’était emportée bien trop rapidement. Et même si ça remontait à des siècles maintenant, elle tenait à ce qu’ils s’expliquent. Lui comme elle le méritait.
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Night of the wolf
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C’était dégueulasse. Complétement, littéralement, dégueulasse. Je t’ai regardé manger ton repas comme s’il s’agissait d’un truc méga gastronomique. Tu semblais te régaler. J’avoue que je me suis furtivement demandé comment c’était possible que des trucs comme ça puisse exister. Comment on pouvait bouffer de la chair humaine déjà ? Bon ok, là c’était de la mauvaise foi, parce que sous forme animal, nous non plus, on n’était pas à l’abri d’un petit dérapage, mais on se contrôlait. Enfin, on essayait tout du moins. J’ai simplement détourné le regard, m’allumant une clope pour faire genre de rien. Pour passer le temps aussi sans doute. Très certainement même. J’avais que ça à faire, restant là, droit comme un piquet, regardant de façon alternative le bout de ma chaussure et la queue d’un chat errant dans les poubelles. J’avoue que j’ai même songeais à me tirer, mais je savais qui tu étais. Je savais qui était ton père. Et je lui avais promis de te surveiller, de prendre soin de toi si tant est que je croise ton chemin un jour. Tu pouvais bien te méfier, ne pas avoir confiance en moi, je m’en foutais. J’avais tendance à tenir mes promesses, un peu trop fort même. Ton père. Cette histoire de fou. On se faisait la guerre jusqu’au jour où il m’a bien sauvé les miches. Depuis, on c’était lié d’une sorte d’amitié bien étrange. Un loup et une goule. Ca faisait bien longtemps que je ne l’avais pas vu d’ailleurs. J’ignore où il était, j’ignore même s’il est encore en vie, mais je l’espérais en tout cas. On était pote, certes, mais ça ne voulait pas dire qu’on était devenu cul et chemise. Faut pas pousser non plus.

J’ignore combien de temps t’es resté là à mastiquer ton… Ton truc gluant qui devait être un cœur bien palpitant par le passé, mais ça m’a semblait être une éternité. Un temps sans fin, ce genre de temps interminable, quand tu comptes les secondes qui ne se transforme jamais en minutes. Un peu plus et je me serai mis à siffler une petite mélodie pour passer ce dit temps justement. Même ma clope a été trop courte, alors je m’en suis allumé une autre. Jusqu’à ce que tu relèves enfin la tête. C’est bon t’avais fini ? Oui, j’avais bien vu que t’avais fait exprès de me faire poireauté, une chance que j’avais du temps. Cela dit, je ne sais même pas pourquoi j’étais resté. Sauvé ton petit cul ne faisait pas parti de mes priorités. Ce soir je voulais me défouler, me farcir du Tullamore et à la place de ça, je restais là, comme un couillon, en train d’attendre que tu finisses ton affaire. Pourquoi ? A cause de cette putain de promesse sans doute oui. On aurait pu aller se boire une bière, faire connaissance, je t’aurais parlé de ton père, ce genre de truc un peu normal en somme. Mais à la place t’as monté d’un ton. Te jugeais ? Non franchement là y’a méprise. Je ne te jugeais pas, je ne faisais que dire une vérité sur ce que t’allais faire. Parce que crois-moi, c’était clairement dégueulasse. Mais jamais je ne me serais permis de te juger. Nous non plus on n’était pas si bien vu que ça alors je savais que trop bien ce que ça faisait que de se faire juger sans savoir qui nous étions vraiment. J’ai recraché la fumée de ma clope, te souriant.

« Je crois que tu te sens un peu trop persécutée parce que c’était pas une critique. Ou un jugement. Mais avoue que… »

J’ai laissé ma phrase en suspens. OK, je te cherchais un peu, c’était plus amical qu’autre chose tu pouvais me croire. Ca s’appelait de la taquinerie. J’essayais de détendre l’atmosphère, de te rassurer aussi un peu sans doute. Cela dit tu savais qui j’étais. Je ne sais pas comment, mais tu savais que je connaissais ton vieux. Ton vrai nom ? Alors là Joker chérie parce qu’il m’a simplement dit que tu te faisais appeler Riley ici. Je ne suis pas convaincu que si je recherchais une Gertrude ou une autre on m’aurait redirigé vers toi. J’ai haussé les épaules, simplement. Libre à toi de me croire ou pas, après tout, on ne se devait rien toi et moi. On était tombé l’un sur l’autre, comme ça, c’était le fruit du plus parfait des hasards et ça s’arrêtait là. On pouvait très bien repartir chacun de son côté après tout. C’était pas ce qui allait m’empêcher de dormir tu peux me croire. Bien que ton père me lapiderait sans doute sur place s’il savait que j’avais laissé sa fille chérie là, toute seule, dans un coin sombre de Galway. Il ne restait plus rien de la ville Irlandaise. Juste des ruines, des bâtiments insalubres, complétement déglingués. Ici on n’avait pas l’électricité et encore moins l’eau courante. On vivait carrément comme des hippies, de la chasse et de la récolte. Tout fonctionnait au gaz chez nous, comme à l’époque et le soir on s’illuminait grâce au feu qui crépitait dans la cheminée et à l’aide de quelques chandelles ou de lampes à pétrole. Galway avait été détruite. Et nous, on avait fait le choix de rendre à la terre toute sa splendeur. Des hippies que je te dis. Sauf qu’on n’était pas vegan.

« J’ignore où il est ton père. Pour tout te dire ça doit faire trois ou quatre mois que je ne l’ai pas vu. La dernière fois il partait en direction du sud, il voulait chercher des réponses chez les sorciers. Je sais qu’il avait des soucis avec des Léviathans, mais franchement, j’en sais pas plus. A l’occasion tu devrais aller te renseigner chez Billie, il tient un Pub dans un village un peu plus bas. C’est le repère des Bartoli, des vrais fils de putes ceux-là. Mais dis-leur que tu viens de ma part et tu ne risqueras rien. C’est vraiment tout ce que je peux te dire. »

Oui c’était tout ce que je savais. Ton père avait complétement disparu des radars un soir, comme ça. Et je dois avouer que franchement, je ne me suis pas amusé à savoir où il était passé. J’avais d’autres priorité, d’autres trucs à faire, j’étais trop obnubilé par le bien des miens que parfois j’en oubliais un peu trop le reste. C’était comme ça que veux-tu, on ne se referait pas. Cela dit si tu demandais je t’y emmènerai moi, chez Billie. Il était plutôt cool même s’il n’avait pas choisi la bonne meute. Il arrivait tout droit des Etats-Unis, il était seul, et un jour, il est tombé sur eux avant même de tomber sur moi. Les Bartoli étaient des rivaux, des loups qui voulaient me voir crever pour reprendre les pleins pouvoirs. Des Loups venant tout droit de Corse et d’Italie, appartenant à la mafia, des types qui possédaient les grands quartiers malfamés de Marseille à Palerme. Je m’en méfiais comme la peste pour tout te dire. Des fois je me demande même s’ils ne pactisent pas avec Tullamore, c’est peu dire. Je les surveille de très près ceux-là. Tout en veillant sur la santé du barman qui n’avait pas demandé à se foutre dans la merde avec des types pareils. Tout ce qui leur importait c’était le pouvoir et l’argent et même avec les conditions dans lesquels on vivait ça ne changerait jamais. Antony Bartoli, l’Alpha, était vraiment tout ce que je pouvais détester chez un homme. Snob à souhait. Je savais qu’il butait sans la moindre gêne si on ne marchait pas dans son sens. Des Loups, il en avait récupéré grâce à ça. Sa façon de tyranniser les autres en imposant une certaine peur chez certains. En clair, ça me rappelait trop River Crow, et je supportais mal l’idée qu’on puisse agir comme ça sur mon propre territoire.

« Si tu veux je t’y emmène. Ca serait peut-être plus prudent en fait. J’ai clairement pas confiance en ces types, c’est des connards. »

C’est tout ce que je trouvais à ajouter. Ecrasant mon mégot sous la semelle de ma chaussure je l’ai balancé un peu plus loin, dans les décombre de ce qui restait d’un ancien bar. Si tu voulais retrouver ton père ça allait sans doute être long et périlleux, je te l’accorde, mais en tout cas, je veux bien t’aider. J’avais promis de te protéger, alors autant faire les choses à fond non ?




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Riley était peut-être un peu trop sur la défensive avec l'étranger. Elle sentait bien une pointe de taquinerie dans ses propos mais elle ne pouvait pas lui faire confiance d’un claquement de doigt. Qu’il affirme connaitre son père n’était pas suffisant pour qu’elle le suive les yeux fermés. Alors ses traits demeuraient fermés. Elle semblait aussi froide et impassible qu'un vampire.

Le loup n’avait pas répondu à la simple question qu'elle lui avait posé. Quel était son véritable nom ? Les raisons de cette non-réponses étaient peu nombreuses. Soit il l’ignorait car le vieux Malaison ne le lui avait jamais révélé. Soit il l’avait oublié. Soit il mentait à la goule et ne connaissait pas le père de celle-ci. Elle fronça les sourcils. Cette dernière raison ne lui plaisait guère. Elle souhaitait y croire. Elle en avait besoin. Depuis qu’elle avait perdu son repère, son soutien, son amant, il lui était nécessaire de se raccrocher à son père. Elle en avait gardé un souvenir doux et apaisant. Il serait son soutien dans cette épreuve, entre les murs de cette immense prison. Une part d’elle espérait qu’il avait changé, qu’il n’était plus aussi doux qu’avant. Un homme bon n’avait pas sa place ici. Il fallait faire preuve d’un minimum de cruauté et de vices pour survivre ici. Ce n’était pas ainsi qu’elle se souvenait de lui. S’il était demeuré le même, alors il y avait de grandes chances qu’il ne survive pas longtemps ici.

En entendant qu’il ignorait où était Aristide, le coeur de la goule se serra. L’espoir s’évanouit en un instant. Elle serra les mâchoires. Tout n’était pas encore perdu pourtant. Riley nota mentalement tout ce que le loup lui disait. Il lui donnait quelques pistes à explorer et ce n’était pas négligeable. La goule croisa les bras sous sa poitrine, prenant le temps de la réflexion. Elle ne disait plus un mot, même lorsque le silence s’installait entre eux. Elle jetait par moment un regard sur l’arbalète de l’homme. Elle était baissée et n’était donc plus une menace pour la créature. Celle-ci soupira et finit par décroiser les bras. A son tour, elle sortit une cigarette de son sac et l’alluma. La première taffe lui fit un bien fou. Cette mauvaise habitude était autant imprégnée en elle que dans ce corps. Elle l’avait finalement bien choisi. Elle fit quelques pas en direction du loup. Elle voulait mieux voir son visage. Elle ne côtoyait pas ou peu cette race. Vivant au milieu des humains, elle n’avait que peu l’occasion de croiser les lycanthropes. Pourtant, elle n’avait absolument rien contre eux, bien au contraire.

Elle le détailla longuement, sans s'en cacher. Brun, barbu, le style négligé entretenu. Il avait un certain charisme, Riley pouvait lui concéder cela. Elle n’avait pas l’impression de l’avoir déjà vu. Elle ne connaissait même pas son nom en fait. Quelle importance de toutes manières ! Ils ne se recroiseraient probablement jamais.

« Si les connards ne se trouvaient que là-bas, ça se saurait. Je n’ai pas besoin de votre aide, » cracha-t-elle amèrement.

Sa fierté mal placée n’aidait pas à avoir de bons rapports avec les autres. Elle en était parfaitement consciente et ne s’en souciait pas le moins du monde. Elle s’en était toujours sortie par elle-même. Pourquoi cela changerait-il maintenant ? Elle passa près de lui pour quitter la ruelle. Elle ne manqua pas l’odeur animal qui se dégageait de l’homme. L’odeur de la bête. L’odeur du mâle à l’état pur. Une odeur à la fois répugnante et attirante. Les phéromones certainement. Elle le dépassa, le regardant du coin de l’oeil. Le bruit de ses talons résonnaient contre les parois qui les encerclaient. Elle s’apprêta à quitter la rue mais finit par s’arrêter net. Elle soupira bruyamment.

« Il est où ce pub ? » demanda-t-elle, acceptant ainsi sa proposition de l’accompagner.

Il fallait qu’elle se fasse une raison. La solidarité était la clé de la survie dans cette prison. La solidarité et la discrétion. Tout ce qu’elle détestait en somme. Elle serra les mâchoires. Son père serait particulièrement ravi d’apprendre qu’elle l’écoutait enfin. Ca lui aura pris des siècles, mais elle prenait enfin ses conseils au sérieux. Elle continuait de tirer sur sa cigarette machinalement.

« Vous connaissez mon nom mais je ne connais pas le vôtre… » s’enquit-elle, les mâchoires toujours un peu serrée de devoir se restreindre à une certaine conduite.
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Tu n’as pas besoin de mon aide. C’est ce que tu annonces alors que je te propose simplement de t’accompagner pour t’aider à retrouver ton père. Mais soit. Tu sembles sur tes gardes, et comment te le reprocher ? Machinalement je me suis allumé une clope, balançant mon arbalète sur mon épaule, prenant un peu plus mes aises alors que toi tu semblais encore dubitative face à mon identité. Tu ne me dois rien, je te l’accorde, moi non plus tu me diras, mais j'ai une dette envers to père et je compte bien la lui rende. Te protéger, c’était le deal. A l’évidence le paternel s’attendait à ce que tu fasses des conneries. Et sans doute pas des petites. Après j’en sais rien tu me diras, on ne se connait pas et tout ce que je sais de toi c’est ce qu’a bien voulu me die ce bon vieux Artistide et point barre. Moi je t’ai donné un tuyau, libre à toi d’en faire ce que tu voulais. Simplement je savais que Bartoli et ses chiens de bayou n’appréciaient sans doute pas la venue d’une goule dans leur repère, alors qu’en ma présence, on te foutrait claire la paix. Ils n’avaient pas aimé l’idée de se faire contrôler, mais j’en avais rien à foutre. Ils avaient beau dire, je restais l’Alpha, et ça, ils ne pouvaient aller contre notre hiérarchie.

Cela dit t’as fini par te rétracter. Il est où ce bar ? Pas là, mais pas trop loin. J’espère que t’as de bonne chaussures parce qu’on en a quand même pour une bonne heure de marche. De quoi papoter, tout ça, tout ça, faire connaissance. J’ai tiré sur ma clope, un mince sourire de satisfaction sur mon visage. Tu t’avouais vaincue hein dis-moi. Sans doute ça. Mais je te jure, ton vieux, s’il est encore dans le coin Lycans ça se saurait je pense. Rares sont les membres des autres races à venir s’aventurer ici. Tu sais ce qu’on dit, il parait que nous sommes des êtres sauvages et sans cœur. Les légendes et les ont dits, moi je m’en balance, mais ce n’est pas le cas de tout le monde tu peux me croire. Lançant mon mégot un peu plus loin, j’ai sorti mon portable de ma poche pour envoyer un texto à Eireen, la prévenir que je ne rentrairais sans doute pas de la nuit. Je la vois venir de loin avec ses remontrances et tout le reste mais on s’en fout. Elle s’en remettra. J’oublies bien évidement de lui dire où je vais, elle va criser, mais bien moins que si elle savait que j’allais trainasser chez les Bartoli à l’improviste. Je la vois venir de loin ce connard et sa grande gueule.

« Tu peux m’appeler As. Puis arrêtes avec ce vouvoiement c’est dépassé. On est tous en tôle non ? Tous dans l’même bateau, fin bref tu vois. Quand tu r’trouveras ton vieux t’y passeras le bonjour. J’lui dois une bière à ton daron. »

Une bière oui, et pas qu’une. Ce vieux con m’avait bien sauvé les miches après ma rencontre surprise avec cette bande de Léviathans complétement dégénérés. J’ai bien cru que j’allais y passer mais je crois que j’ai une bonne étoile au-dessus de la tête. Ou alors la faucheuse qui ne veut pas de moi, vas savoir. Quoi qu’il en soit j’étais à deux doigts de me faire bouffer ce jour-là et lui il est sorti de nulle part, comme ça, m’aidant sans trop que je sache pourquoi. Un bon gars ce Vieux Aristide. Pour un mangeur de viande avariée. Rien que d’y penser ça me fait sourire. J’ai ouvert la marche, me rallumant une clope pour t’accompagner un peu. Ou plus par envie, au point où j’en étais je n’allais pas commencer à me trouver des excuses de merdes. Depuis que j’ai découverts ma vraie nature je n’étais pas prêt de crever d’un cancer du poumon tu me diras. Les joies de la lycanthropie, des vertus que je suis bien heureux d’avoir découvert comme ça, du jour au lendemain. Un héritage, le meilleur sans doute, enfin c’était le seul que j’avais des miens. Mais un héritage qui valait tout l’or du monde.

La main enfouis dans la poche de mon fûte, je marchais là, à côté de toi, les sens en alerte mais pas du tout effrayé par le monde qui nous entourais. J’étais chez-moi et crois-moi que je savais très bien le faire savoir. On m’avait proclamé à la tête de cet empire, sans même que je ne puisse avoir mon mot à dire. Tous, avaient décrété que j’étais la seule légitime à pouvoir désormais diriger tous les loups d’Irlande. Tous n’étaient pas de cet avis, c’était certains, mais au moins, ils s’étaient plus ou moins fait à cette idée bien que je savais pertinemment que les Bartolis finiraient par attaquer. C’était des enfoirés, les meilleurs dans le domaine de la corruption et j’en passe. Ces fils de pute avaient grandi dans le milieu du banditisme et ils le vivaient plus que bien. Ils en étaient tous fier. J’ai appris par les Morangias qu’ils avaient possédé une grande partie du Sud de la France, l’Italie, la Corse, et sans doute que s’ils en avaient eu l’occasion ils auraient possédé bien plus. Des lycans vivant parmi les humains. Et c’est dans leur repère que j’allais t’emmener. Ils t’auraient bouffer rien qu’en sentant l’odeur que tu dégageais. Non pas que je dise que tu pue, mais tu ne sens pas comme nous. Et Antony Bartoli était ce genre d’enfoiré à emmerder la coalition. Il était prêt à tout pour me foutre dedans. Ca je ne le savais que trop bien. Alors je pense que même sans ton consentement je t’aurais quand même suivis. Ma promesse faite à ton père tu vois. Je lui dois bien ça.

« Ton père m’a sauvé les miches il y a quelques mois. On se traquait mutuellement puis vas savoir pourquoi, il est venu à ma rescousse. Alors quand je lui ai demandé si je pouvais faire un truc pour le remercier c’est là qu’il m’a parlé de toi. Alors non, je ne connais pas ton vrai prénom. A quoi ça me servirait de demander une Brigitte si elle se présente sous le nom de Bernadette ? Tu vois l'idée. Cela dit, je connais l'essentiel. Enfin, ce qu'il faut savoir. Détends-toi ma grande, j'suis pas ton ennemi en tout cas. »

Ton ennemi, non, je ne l’étais pas, j’étais même tout l’inverse. Tu pouvais te sentir en sécurité ici sur les terres Lycannes, mais crois-moi, ce n’était pas le cas. Depuis la révélation, on était en sécurité nulle part ici. Suffisait de voir les disparitions quotidiennes et j’en passe. Franchement ça foutait les miquettes de savoir ça. On était chez-moi, dans mon pays, sur mes terres, mais je n’avais pas ma place dans ce monde parce que j’étais né Loup-Garous. C’était du délire. Comme si c’était une maladie contagieuse et qu’il fallait absolument nous foutre en quarantaine. Laisse-moi rire sérieux. Tu m’avais demandé qui j’étais et je venais de te répondre, simplement. Histoire de te mettre en peu en confiance bien que je te sentais plus que sur tes gardes. Mais je finirais bien par te débrider. Dans le fond, avec ton père, on n’avait pas toujours été pote. Au départ on était même bien tout l’inverse quand on y repense. On avait le temps de parler, et de s’apprivoiser. J’avais promis que je te protégerais et même si tu me sortais le speach sur le non besoin de protection rapprochée j’en n’avais rien à foutre. J’avais fait une promesse et je comptais bien la respecter. Point barre. Que tu le veuille… Ou non. Je ne te demandais pas ton avis.




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Par pur esprit de contradiction, elle aurait pu continuer de le vouvoyer. Toutefois, elle devait reconnaitre qu’il avait raison sur un point : ils était tous dans le même bateau. Malgré cela, Riley avait du mal avec ceux qui usaient de la familiarité avec autant de facilité. Elle en venait presque à regretter l’époque où tout le monde vouvoyait tout le monde, que l’on se connaisse intimement ou non. Elle se contenta d’hausser les épaules avant de le regarder en levant un sourcil perplexe. Qu’est-ce qui avait bien pu rapprocher le loup et la goule ? Son père avait certainement fait preuve de gentillesse à son égard. S’il était toujours tel qu’elle s’en souvenait, il devait certainement sauver ou aider tous ceux qu’il pouvait.

Avant même qu’elle n’ait pu lui demander le pourquoi du comment, As se lança dans une explication. Elle l’écouta attentivement, continuant de tirer sur sa sucette à cancer. Marchant à ses côtés, elle lui jetait des regards du coin de l’oeil. Il semblait sincère mais elle ne pouvait s’empêcher de demeurer sur ses gardes. Elle ne s’était pas trompée, son père avait sauvé la vie de cet homme.

« Je vois l’idée… » se contenta-t-elle de répondre pour le moment.

Elle termina sa clope avant de la jeter plus loin, l’observant s’échouer dans la pénombre. L’Irlande était plus sèche qu’elle ne l’aurait cru. Elle avait imaginé plus de pluie, de fraicheur, de vent. Malgré cela, ça demeurait raisonnable. Ca lui rappelait un peu Seattle finalement. Dans un certain sens, elle ne se sentait pas si mal ici. Alors forcément, avoir un lycan qui la suivait sans qu’elle n’eut son mot à dire ne lui plaisait qu’à moitié.

« Mais ce n’est pas parce que tu m’affirmes que tu n’es pas mon ennemi que je vais me détendre pour ton bon plaisir, » continua-t-elle, glaçante.

Elle avait du mal à desserrer les dents. Elle était pourtant ravie d’avoir trouvé une piste pour son père. Toutefois, elle se demandait si ça valait le coup de laisser embarquer dans un coupe gorge remplie de loup garous qui selon As n’étaient pas des personnes fréquentables. Elle soupira discrètement continuant malgré tout de marcher. A vrai dire, elle se fichait bien de crever là-bas. On mourrait tous de quelque chose, ce n’était qu’une question de temps. De toutes façons, à l’heure actuelle, peu savait comment se débarrasser une bonne fois pour toute d’une goule. C’était largement bénéfique à cette dernière qui jouissait d’un avantage certain. Sa peau était dure comme le marbre, ses dents et ses ongles des griffes acérées qui pouvaient fendre presque tout comme si c’était du beurre. Se remémorant tout cela, son visage se fendit d’un sourire presque trop confiant.

« Tu n’es pas très pote avec les Bartoli d’après ce que je comprends…. C’est une histoire de territoire ? »

Beaucoup pouvait être sous-entendu dans le ton employé. Un manque d’intérêt certain. Un brin de politesse à peine perceptible. Une note de moquerie qu’un simple sourire ne pouvait traduire. Un soupçon de curiosité probablement déplacée dont elle se moquait. Mais par dessus tout, il y avait une bonne dose de défi. Elle impliquait à demi mot que les Bartoli et As faisait des querelles d’un rien, sur un problème qui n’en était pas réellement un et qui pouvait être résolu d’un claquement de doigt. Keenan était provocante, comme toujours, comme elle savait si bien le faire. Elle ne cherchait pas particulièrement à pousser le lycan à bout, ni même à s’amuser. Elle était ainsi, tout simplement. Malgré tous les non-dits de son intention, pas un n’était ne serait-ce que proche de ce qu’elle pensait véritablement.

Elle avait aussi compris que la route allait être longue et ils n’allaient pas rester côte à côte sans se dire un seul mot. Riley n’était pourtant pas la plus bavarde des femmes, contrairement aux préjugés, mais elle n’appréciait que peu le silence. Il la renvoyait à ce qu’elle tentait de dissimuler aux autres et à elle-même. Ses blessures secrètes, ses névroses, ses doutes. Des sentiments qui n’étaient pas dignes de la Goule qu’elle était. Indigne de la monstruosité qu’elle laissait parfois apparaitre. Alors elle meublait, tentant de faire plus amples connaissances avec le loup qui se disait un ami de son père. Ca lui permettait également d’en apprendre d’avantage sur les loups en général. Ce n’était pas une race qu’elle avait pris pour habitude de fréquenter. C’était des créatures des plus discrètes et il était hors de question que la goule aille les chercher volontairement. Ils étaient tout de même réputé pour avoir un tempérament volcanique. Le médecin ne craignait certes pas la Mort, mais ça ne justifiait pas qu’elle se jette dans la gueule du loup… Elle sourit in petto à cette amusante réflexion.

« Je sais très bien pourquoi il l’a fait, » souffla-t-elle.

Elle se remémorait parfaitement son père. Elle se souvenait de ses grands yeux bleus qui la fixaient sans relâche lorsqu’elle déjeunait, craignant qu’elle ne découvre son secret. Elle revoyait parfaitement ses longs cheveux blonds qui lâchés, tombaient sur ses épaules en de magnifiques boucles juste sur ses pointes. Elle n’avait pas oublié ses immenses mains quelques peu calleuses à cause de son travail dans la terre. Toutefois, ce dont elle se souvenait le plus, c’était son infini bonté. Son sens irraisonné du respect des autres. Sa nécessité à se croire humain et surtout à croire en l’humanité. Elle contint un grognement à cette pensée. Il était la raison de son départ soudain et brutal, entre autre pour ce qu’elle venait d’énumérer. Alors oui, elle savait mieux que quiconque pourquoi il avait sauvé la vie de cet homme. Pourtant, elle espérait toujours qu’il ait changé. Qu’elle retrouverait un homme qui avait pris un peu de plomb dans la tête et de bon sens, comme si elle était l’adulte dans l’histoire.

« Tu dois vraiment l’apprécier pour lui avoir promis de veiller sur moi, sans même savoir dans quoi tu t’embarquais… J’espère que tu te rends compte que ce sera pas mince affaire. Tant que je ne l’aurais pas trouvé, tu devras t’acquitter de cette tâche…. » elle sortit une nouvelle cigarette avant de continuer. « Je ne compte pas te rendre la chose facile. »

La progéniture d’Eve afficha enfin un sourire. Taquin, il illuminait ses traits. Elle jeta un coup d’oeil en coin à celui qui l’accompagnait. En réalité, elle oublierait presque son existence demain. Il ne serait qu’un souvenir fugace. L’ami de son père. Comme quand on était enfant, on saluait les amis et connaissances de nos parents d’un signe de tête, d’un salut de la main, un sourire timide sur les lèvres. As ne serait que cela dès que leurs chemins se sépareraient. Même si elle venait à sentir son regard sur elle alors qu’il tenait sa promesse, elle hausserait les épaules et continuerait son chemin comme si de rien était. La lueur du briquet fit briller intensément son regard alors qu’elle allumait sa nouvelle cigarette. Elle expira la fumée, lentement, passant une main dans ses cheveux que le vent faisait virevolter devant son regard.

Sentant qu’ils commençaient à ralentir le pas, Riley comprit qu’ils n’étaient pas loin d’arriver. L’odeur d’alcool était forte, sans parler de la sueur des mâles qui parvenait presque à franchir les murs. Elle fronça les narines et les sourcils. Un bref instant, elle craignit qu’il ne l’entraine dans un guet-apens. Elle s’arrêta net et attrapa la manche d’As, le forçant à l’imiter avant qu’ils n’entrent dans ce lieu qui ne lui inspirait pas confiance. La rouquine se rapprocha presque un peu trop.

« Si c’est un piège, ce sera un véritable massacre et je te dévorerais. En dernier…. » la voix était presque chantante, un sourire enjôleur ancré sur ses lèvres alors qu’elle frôlait la joue du loup de ses lèvres, « Ce serait dommage d’en arriver là… »
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La confiance. Je voyais bien que tu ne la donnais pas à n’importe qui. Tu ne me faisais pas confiance, il me suffisait d’entre l’intonation que tu avais dans la voix pour le comprendre. Mais comment t’en vouloir, j’étais pareil. Je ne faisais confiance en personne, ou tout du moins, en très peu de personne. Cela dit j’ai furtivement ris face à ta remarque sur la tâche que m’avait confié ton père. Je ne te demandais pas de me suivre comme un petit chien. Ou encore de rester cloitré dans mes jupes. Il m’avait simplement demandé de veiller sur toi si tant est que je te croisais, et c’est ce que je ferais. Mais ne va pas croire que j’allais te courir après. J’avais assez d’une enfant voir deux avec Eireen, tu peux me croire. Alors crois-moi, tu feras ce que tu veux, quand tu voudras. Je t’avais proposé de t’accompagner pour justement te savoir en sécurité, mais si après tu ne voulais pas de mon aide c’était à toi de voir. Je n’étais forcé en rien et j’avais bien d’autres responsabilités. Je t’ai observé, fumer, t'occuper, sans doute pour te détendre alors que tu tentais de me provoquer. En vain, je restais impassible, fumant aussi, plus pour m’occuper que pour me détendre. Je t’ai simplement conduit comme prévu dans l’antre des Bartoli. Le bar était un des rares endroits de Balfast à tenir encore debout. Suffisamment loin de Moycullen pour que je leur foute la paix mais suffisamment prés pour que je les surveille. Crois-moi, c’était bien plus qu’une simple querelle de territoire entre nous. Les Bartoli étaient de sérieux psychopathes. C’était un fait complétement avéré. 

Et l’aura négative qui se dégageait de ce lieu ne semblait pas avoir effet que sur moi. Plongeant machinalement la main dans mon dos pour en effleurer mon flingue, à deux doigts de dégainer mon arbalète. Ce que je pouvais détester ce lieu c’était abusé. Ca puait la merde et la corruption. Toi aussi tu semblais inquiète, m’interpelant, me menaçant même. Ca m’en aurait fait presque rire. Si tu pensais faire le poids seule face à une horde loups c’est que tu étais bien plus naïve que tu ne le pensais. Ne te m’éprends pas Riley. Les Bartoli étaient des fils de putes organisés. Toujours en bande, jamais seuls, toujours armés jusqu’aux dents. Toujours prêt à se battre pour un oui, mais surtout pour un non. C’était des connards, je ne voyais pas ce que je pouvais rajouter de plus sur ce compte. Des connards dangereux, qui pétaient plus haut que leur cul. Les Bartoli avaient possédé énormément avant de se faire enfermer ici. De la Corse à l’Italie, en passant par le sud de la France. Ils avaient été les rois de la corruption. Les rois du pétrole même, jusqu’à se casser monstrueusement la gueule de leur piédestal à l’apparition de Tullamore. On avait tout briser. Leur territoire, leur popularité, leur fortune, les destituant de bien plus que nous autres. Anciens propriétaire de plusieurs bordels, la famille Bartoli avaient pesé très chers dans le monde des affaires. Des millions, peut-être même des milliards ? Mais aujourd’hui ? Ils n’étaient plus rien, juste de simples loups qui devaient me respecter, et respecter une coalition dont ils ne croyaient même pas. Alors tu vois, c’était bien plus qu’une question de territoire. C’était surtout une question d’égos. Rien de plus, ni de moins.

« Pourquoi j’essayerai de te doubler ? Faut dégonfler ma grande, le monde entier n’en n’a rien à foutre de ta gueule. Moi tout ce qui m’importe c’est de tenir ma promesse. Basta. Et si tu veux retrouver ton père, c’était là, la dernière fois que je l’ai vu. Alors il faut commencer par... Le commencement. Aller en selle. Ca va clairement pas être une partie de plaisir tu peux me croire. »

Oui tu pouvais me croire. Me voir ici devait n’enjouer personne. Et encore moins Antony Bartoli. J’avais entendu dire qu’il passait ses soirées ici et en vue de l’odeur de chiens mouillé qui se dégageait déjà de dehors, j’en aurais parié ma main à couper qu’il était là. Réajustant ma veste pour planquer mon flingue, j’ai laissé mon arbalète dehors, là, devant l’entrée. Inutile de chercher la merde, tout ce qu’on était venu faire ici c’était vérifier la potentielle présence de ton père. Venant furtivement poser une main dans le bas de ton dos je t’ai invité à entrer après avoir ouvert la porte. L’endroit était blindé. Que des loups du côté de ce chers Bartoli qui se trouvait comme je m’y attendais avachis dans son canapé en train de siphonner un whisky sans doute haut de gamme qu’il a dû gagner en échange de quelques pots de vins avec O’Brian. S’il pensait me prendre pour un con celui-là. J’avais des yeux partout ici et même parmi ces chiens, j’avais pu convaincre certains de me suivre. On avait tous besoin d'un tonton n'est-ce pas ? Lui qui avait trafiquer dans la MAFIA devait fortement le savoir. Enfin bref, on est entré, et bizarrement, plus personne n’osait parler en me voyant débarquer. Je me suis simplement allumé une clope avant de me diriger vers l’alpha Corse. Bartoli portait son indémontable perfecto, ses doigts encerclés de grosses bague de bickers. Une bonne grosse tête de con comme je les aimais. C’était physique. Rien que de voir sa salle gueule j’avais envie de le tarter ce connard. Pourtant je suis resté zen, impassible, tirant sur ma clope sans courber l’échine. Un jour je le buterais ce bâtard. C’était une promesse que je m’étais silencieusement faite. Juste pour le bien de l’humanité. Ca serait lui rendre un putain de service.

« Aindreas. Qu’est- que notre Alpha suprême vient chercher dans ce lieu malfamé ? »
« Bartoli… Je t’en prie, arrête tes manières on sait tous que c’est que des conneries tout ça. J’reste pas, inutile de nous faire de la place. Voici Riley. Elle cherche son père. Aristide. Ca te parle non ? Le dernier à l’voir vu dans le coin il me semble que c’était toi je me trompe ? »
« Riley ? Charmante pour une goule. Plutôt même sacrément bandante. J’lai pas vu ton vieux ma jolie. Mais si tu veux, on peut passer du temps toi et moi ? »

Antoni Bartoli, dans toute sa splendeur. Je t’ai lancé furtivement un regard, me demandant quand est-ce que t’allais lui sauter à la gorge et lui dévisser sa salle gueule de mafioso. Franchement, j’attendais que ça. Me rapprochant de lui, j’ai simplement posé mes mains à plat sur la table, approchant mon visage du sien. Son haleine puait le whisky de bourge et le cigare, je pouvais le sentir d’ici. Décidément, même sans tune ce connard ne changerait jamais ses habitudes de fils de bourges à la con. Au final, quand je le voyais, j’étais bien content d’avoir grandi dans la médiocrité. Au moins ça avait eu le privilège de m’apprendre la modestie. J’étais heureux d’un rien, c’était plutôt un avantage qu’on se le dise. J’ai simplement ouvert la bouche, restant complétement impassible, calme comme jamais. Je sais que le risque était de me retrouver tout seul contre je ne sais combien si une baston éclatait, mais j’en n’avais rien à foutre. Parce que ce ne serait qu’une question de temps avant que la cavalerie ne débarque et vienne foutre le feu dans cet endroit de merde.

« Je te rappelle Bartoli, qu’ici, c’est plus toi qui fait la loi. Alors tu devrais t’excuser et vite. »
« Vas te faire foutre An’Sionnach. T’es peut-être l’Alpha de l’Irlande, mais t’as pas le mien. »

Le sien, ou bien celui de l’Irlande, peu importait. Serrant les poings j’ai grognais avant de l’attraper par le col de sa chemise impeccable. A deux doigts de lui balancer mon poing dans la gueule. Retiens-moi ou joins-toi à moi. Je t’ai regardé, simplement, te questionnant du regard pour savoir la suite des évènements.





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