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 Never forget what you are, for surely the world will not. | feat. As

♦ Humain ♦
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The World will Not

J’ai demandé à Wellan où précisément je pourrais te trouver. Tu es parti, avant les bombardements, et je ne t’ai jamais revu. Si, je t’ai aperçu, de loin, lors de la Coalition, mais je n’en ai pas fait partie alors nous n’avons même pas échangé. Je ne sais même pas si tu as su que j’étais dans les parages. Tu étais notre superviseur, pour ne pas dire notre chef, et tu es parti du jour au lendemain, à l’instar de la Fondation qui s’est désagrégée en moins de temps qu’il ne faut pour le prononcer. Voilà un an que la coalition a été signée par la majorité des peuples habitant sur cette île, et voilà un an que pratiquement aucun d’entre nous ne t’a revu. Tu te perds sur tes terres, avec ton nouveau peuple, tes nouvelles responsabilités… Mais est-ce si compliqué que cela de nous rendre visite, ne serait-ce qu’une journée, pour prouver que tu n’as pas mis une croix sur ton passé, que tu ne nous as pas oubliés. Si ce n’est pas pour moi, au moins pour Scott ? Tu ne t’en rends peut-être pas – encore – compte, mais tes actes ont été blessants, As’. Tu es parti sans même te retourner, comme si nous ne signifions rien pour toi. Toutes ces années que j’ai passé à la Fondation – et tu sais que c’est la majeure partie de ma vie –, ces années où j’ai nourri une grande admiration à ton égard, et même plus que cela, une confiance aveugle, une amitié solide… Tout ça, tu l’as gâché. Abandonner des charges, ce n’est pas le pire ; le pire, c’est que tu as abandonné des proches. Des alliés… même de la famille ! Mais qui sommes-nous donc à tes yeux ? Je me le demande. Et pourtant, je refuse de croire que tu nous as simplement tourné le dos, lâchement, égoïstement. J’espère pour toi que tu as de bonnes excuses.

Avec Jayden, on a émis l’hypothèse que le sang des lycanthropes pourrait avoir des propriétés curatives face au virus qui ronge les vampires de l’intérieur. Vu que les cellules des vampires ne se régénèrent plus à cause de K-089, et que vous, vous disposez d’une régénération cellulaire tout à fait phénoménale, il en va de soi qu’étudier votre sang pourrait aboutir à des découvertes exceptionnelles, même s’il ne s’agit pas du virus. À mon avis, votre sang ne sera pas capable de soigner un vampire. Non, car la dégénérescence cellulaire des vampires n’est qu’un symptôme du virus. Mais il pourrait très bien ralentir les effets dévastateurs de cette vermine d’être acellulaire, ce qui serait déjà une avancée considérable puisque pour l’instant, nos recherches n’ont rien donné de véritablement concret. Oui, vos dons de régénération accélérée pourraient vraiment nous aider… Enfin, aider les vampires, dans ce cas précis. Et aider les êtres humains par la suite, probablement. En ce qui concerne le virus… Il faudrait parvenir à identifier ce qui pourrait le détruire directement à la racine. Comme un désherbant.

D’ailleurs, en parlant d’herbes, la nature, ici, à Moycullen Bogs, est dense et sauvage. Le chemin que j’ai emprunté et sinueux et humide, au point que j’ai peur que ma Land Rover Defender Beast de type militaire s’enfonce si profondément dans le sol qu’elle y reste coincée. Mais ce n’est pas un véhicule tout terrain pour rien, non ? Au moins, vu la vitesse à laquelle je suis obligé de rouler, les petits oiseaux blancs qui s’abreuvent dans les nombreuses flaques sur le chemin boueux ont le temps de m’entendre arriver et de s’envoler rapidement en sifflotant, annonçant ma présence à tout être vivant dans le périmètre.

Je m’arrête à l’orée d’un petit bois. J’ignore l’emplacement exact de tes quartiers, alors au lieu de venir moi-même défoncer ta porte d’entrée, je vais te laisser venir jusqu’à moi. Ce sera bien plus simple, non ? Alors je sors de mon énorme véhicule et je grimpe sur son toit, déployant mon fusil de précision avec une lunette démesurée pour me permettre de, peut-être, te voir arriver. Oui, en effet, tu vas venir jusqu’à moi. Ma présence n’est assurément pas passées inaperçue, et je me suis même appliqué à faire le plus de bruit possible, d’abord en choisissant un véhicule de grande envergure avec des haut-parleurs surdimensionnés, qui ont diffusés tout le long de mon trajet une douce mélodie comme nous les aimons.

Je m’allonge, sur le ventre, au sommet de mon véhicule, après y avoir déposé un pack de bières tièdes, je retourne ma casquette et je glisse mon œil dans la lunette, fixant le vaste horizon. Il fait encore clair, même si d’épais nuages couvrent le ciel. Ce doit être la fin de matinée… L’air est encore humide mais commence à gentiment se réchauffer. Peut-être aurons-nous le droit à quelques rayons de soleil… Ou à quelques gouttes torrentielles de pluie.

Allez, viens, As’… Je sais que tu n’es pas très loin.

ΩLΞΛΝDRΞ



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Never Forget what you are
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J’étais partie. Non pas comme un lâche, non pas comme un faible. J’avais pris le choix de partir, de m’enfuir sans même dire au revoir. C’était fait. Un pansement arraché d’un coup sec, sans regret, sans se poser de questions, sans réagir aux conséquences d’une éventuelle infection. Toute ma vie je me suis senti incomplet. Toute ma vie je l’ai passé à chercher cette petite chose qui me manquait. Et maintenant, désormais, je sais pourquoi. Je suis devenu l’homme que je suis. Prenant le choix d’oublier mon passé, un passé remplis de torture, remplis d’horreur. Un passé qui fait mal. Ca avait eu un prix. Oui. Le prix de vous voir me haïr. Le prix de vous sentir trahis. Oui, j’ai laissé brûler River Crow. Par égoïsme. Pour avoir le plaisir d’observer cet enfer partir en fumée. Si j’avais su ce qui nous attendait, peut-être que je n’aurais pas été aussi con, peut-être que mes choix auraient été différents, peut-être que j’aurais pris les armes, pour la énième fois à vos côtés. Mais je n’ai rien fait. Non. J’ai simplement… Regardé cette ville de merde se faire absorber par les flammes. Par des êtres bien plus forts qu’elle. J’ai jouis de la chute de Léandre sans même me souciais de ce qui adviendrait de nous, de vous tous. River Crow m’avait formé. Mais River Crow m’avait tout pris. Et connaitre la vérité m’avait rendu haineux, rageur, en colère. Tout un mélange de sentiments négatifs qui s’étaient décuplés avec la transformation. Vous ne pouvez pas comprendre. Non. Toi, Scott, Amarok, peu importe qui vous êtes, vous ne pouvez pas comprendre. Et c’est plus facile. Plus facile de vous voir me haïr, tout simplement.

Qu’est-ce que je devrais te dire ? Que je suis désolé alors que je ne le suis pas ? Que je m’en veux alors que ce n’est pas le cas ? Réfléchis bien Killy. Réfléchis à ce que tu as pu ressentir quand tu as découvert l’existence de ton frère. Une existence qui t’avais été caché, volé par McGuinness. Souviens-toi de cette haine, de cette rage, de cette colère. Celle qui t’as fait faire n’importe quoi, même risquer ta vie, pour aller le sauver. Toi aussi tu nous avais tous mis en péril en nous cachant ce que tu allais faire pour le sortir de là ! Toi aussi t’as pris des risques. Mais jamais, non jamais qui que ce soit ne te l’avais reproché. Parce que c’était ta famille. Ton sang. Alors si, peut-être bien que sur l’ensemble tu peux être le seul à hypothétiquement me comprendre. Mais à quoi ça servirait ? Absolument à rien et tu le sais. Scott m’en veut, c’est légitime. Vous m’en voulez, comment vous le reprocher ? Mais maintenant faut avancer. On ne vit plus sur les mêmes terres, on ne vit plus au sein d’un même peuple, on n’appartient même plus à la même race. Je suis enfin celui que je suis sensé être. Alors tu crois vraiment que j’ai envie de me souvenir ? Que j’ai envie de revenir celui que j’étais ? Tu te trompes Killian. Si je pense à vous ? Tous les jours à vrai dire. J’ai gardé cette photo de groupe que nous avions pris avant l’assaut chez McGuinness. Cette fameuse nuit ou j’ai perdu la femme que j’aimais, cette fameuse nuit où j’ai littéralement perdu le contrôle. Oui je l’ai encore.

Je l’ai encore parce que non, je n’ai pas envie d’oublier. Non, je ne veux pas tirer un trait sur tout ce que nous avons vécu. Ca fait partie de ma vie, de mon ADN, de ce que je suis. Mais ça fait mal putain ! Ca fait mal de comprendre que j’ai passé ma vie entière à vivre en me pensant seul alors que ma famille était juste là, dehors, à l’extérieur des murailles de la ville, à m’attendre. A attendre que quelqu’un m’explique enfin. Mais c’est pas à vous que j’en veux. Non. C’est pas à vous. J’en veux à celui qui a été notre meneur. A celui qui nous a tous sauvé étant gosse. Wellan. J’ignore pourquoi, mais je sais, je sens, qu’il était au courant. Et il ne m’a rien dit. McGuinness savait. Et si McGuinness savait, son frère aussi. C’est une suite logique. Alors j’ai peut-être tort, j’en sais rien, mais tu sais combien je suis con et borné quand je veux. Et le seul qui pourrait m’expliquer, qui pourrait me dire les choses c’est lui. Mais non, je n’ai pas envie de l’affronter. Tu étais là le jour de la coalition. Je n’ai pas eu le cran de venir te voir. Encore moins après avoir reçue le poing de Scott dans la gueule. Encore moins après avoir lu la déception sur son visage. Une déception qui devait être la tienne. Mais tu as vu. Tu as vu que pas une seule fois je ne l’ai regardé. Que pas une seule fois je ne l’ai affronté. J’ai prononcé mon choix, mon verdict en ne regardant que ces gens que je ne connaissais pas. Les sorciers. Tu peux me penser lâche. Mais non, ce n’est pas la lâcheté. Ca faisait mal putain. Mal de vous voir là, avec toute cette colère dans vos yeux. Et j’ai compris. J’ai compris que je vous avais perdu. Que j’avais grave merdé sur ce coup. Mais je n’assumais pas. Non. Je n’assumais pas. Que dalle.

Je sais que je te dois des explications. Je sais que je te dois des excuses. Mais tu sais comment je suis. Tu sais comment je fonctionne. Alors je suis resté là comme un con, te regardant, toi, allongé sur le ventre sur le toit de ta caisse, me cherchant sans doute. Silencieusement j’avais donné l’ordre à tous de nos pas bouger. Si ca n’avait pas été toi tu serais déjà mort. C’était pas très malin de dégainer en plein territoire lycans tu sais. Encore plus la veille de pleine lune. Mais je te connaissais Killian. Je te connaissais et je savais que tu n’étais pas là pour nous faire du mal. Sans bruit, dans une souplesse presque féline, j’ai grimpé sur ce toit, restant là, au-dessus de toi, dégainant mon propre flingue pour te le planter en direction de ta tête. Si je te menaçais ? Non, loin de là, ne te méprends pas. L’eau avait coulé sous les ponts depuis ce soir de la coalition. Je n’étais pas venu vous voir. Pas une seule fois. Pourtant c’est pas faute d’avoir essayé. Eireen m’a souvent dit que j’étais trop con de ne rien faire. Vous étiez mes potes, ma famille, mes alliés, et oui, je vous ai laissé tomber. C’était une erreur. Mais franchement, même avec l’aide des loups River Crow ne s’en serait pas sortie. Les pertes auraient été plus conséquentes. J’ai dû faire un choix, et aussi dure soit-il, je l’ai fait. C’est tout. Tu es intelligent Killian, je sais que tu peux comprendre ça.

« Tu comptes faire quoi avec ça McGrath ? T’as jamais été un très bon tireur si mes souvenirs sont bons. Y’a des enfants ici, à ta place je ne prendrais pas ce risque. »

En te parlant j’ai désamorcé la sécurité de mon flingue, plus pour m’amuser que pour te faire peur. Attrapant une bière dans le pack qui se trouvait à côté de toi, la décapsulant avec mes dents pour en boire une bonne gorgée. C’était tiède. Mais ça ne m’étonnait pas de toi. Malgré ton cerveau t’avais toujours été un homme a l’arrache, et j’en sais rien, t’avais une salle gueule Killian. Encore pire qu’à cette époque om tu t’enfermais des jours entiers dans ton antre. T’avais la gueule d’un junky qui ne dormais jamais et qui picolait trop. Qu’est-ce que t’étais arrivé sérieux ? Je pourrais très bien te poser la question, mais je savais que c’était pas bien venu. Pas après ce que j’avais fait. Non. Je crois que je n’avais pas le droit de m’intéresser à toi en fait. Alors j’ai rengainé mon arme, tout simplement, venant m’assoir sur le toit de ta caisse, faisant comprendre à mes gars que je gérais la situation et qu’il n’y avait aucun risque.

« Qu’est-ce que tu viens foutre ici Killian ? Armé en plus. T’aurais simplement pus frapper t’sais. Ma maison c’est celle qui est juste en face, là-bas. T’as vu le grand luxe, je passe d’un 9m² à un 36. Qu’est-ce que t’amène ? Je suppose que t’es pas là pour une visite de courtoisie ? »

Je suppose, après tout j’en sais rien. Mais après toutes ces années sans se parler oui, j’imagine que tu ne t’ai pas levé ce matin en te disant « tiens et si j’allais partager une bière avec mon vieux pote As l’enculé qui nous a planté. » Scott m’en voulait à mort et je n’avais même pas le cran de venir l’affronter. Alors je sais, je sentais que toi aussi tu m’en voulais. Et après tout, comment te le reprocher ? J’avais merdé avec vous, c’était comme ça. Mais je ne pouvais plus revenir en arrière. Non, ça ne je pouvais plus. Et crois-moi mon pote, ça me faisait chier. Cette situation me faisait chier. Mais tu vois, j’avais toujours été mauvais pour les rapports humains. Et je crois pas que les choses se soit arrangé avec le temps.  Point barre.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Irish's Alpha
I WAS BROKEN FROM A YOUNG AGE, TAKING MY SOUL INTO THE MASSES. WRITE DOWN MY POEMS FOR THE FEW, THAT LOOKED AT ME, TOOK ME, SHOOK ME, FEELING ME. SINGING FROM HEART ACHE FROM THE PAIN. TAKE UP MY MESSAGE FROM THE VEINS. SPEAKING MY LESSON FROM THE BRAIN. SEEING THE BEAUTY THROUGH THE PAIN.



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The World will Not

Je crois que je suis prêt à franchir ce petit pas, non pas le moindre, qui me permettrait de me libérer de cette rancœur, de cette colère, que je nourris à ton égard. Le temps a fait son travail, lentement certes, mais maintenant que je t’ai sous les yeux, je me rends compte que ces petits conflits puérils ne nous mèneraient nulle part. Peu importe les choix que tu as fait, qu’ils soient bons ou mauvais, ils appartiennent au passé et ce ne serait qu’une immense perte de temps que d’y chercher la petite bête alors que d’autres problèmes de loin plus importants et plus inquiétants nous ont envahis. Tullamore. L’anarchie. Le virus. Les nouveaux piliers de nos vies, qu’on s’acharne à vouloir briser. Et je n’en ai que faire, de ton désire de vouloir te terrer au milieu de la flore irlandaise avec tes nouveaux potes les canidés, on a besoin de toi pour nous battre contre ce nouveau fléau qui nous submerge… et l’As que je connais s’est toujours battu pour ses convictions, pour protéger son peuple… et quel que soit ce peuple que tu prends pour le tien, aujourd’hui, je veux que tu te battes pour lui.

Je me retourne pour te faire face, le dos à présent collé contre le toit de mon véhicule. L’ombre malicieuse d’un sourire plane sur mes lèvres. Je ne le nie pas, revoir ta tête de con me fait plaisir. J’attrape mon fusil de précision et le fait tourner entre mes mains pour le pointer en plein sur ton front.

« Ravi de revoir ta sale gueule aussi, vieux fou. » Tu pointes un flingue contre moi, toi aussi, mais bam, je suis le premier à appuyer sur la détente. Le seul bruit, cependant, qui fait vibrer l’air est celui du petit cliquetis creux indiquant l’absence de munition dans mon chargeur. T’as eu peur, hein ? Avoue, As’, t’as eu les chocottes. « C’est pas mon genre de prendre le risque de blesser des gens, As. Tu me connais. Même si je dois t’avouer que depuis le temps, j’ai fait des progrès en tir… sans atteindre ton niveau, t’inquiète. » J’enlève le chargeur de mon arme, attrape une bière et en fais sauter la capsule avec ledit chargeur tout en me redressant. « J’avais juste besoin de la lunette. », je fais, en te balançant le chargeur vide. « Ma vue est bonne, mais probablement pas aussi fine que l’est la tienne. »

Bon tireur, non, tu as raison, je ne l’ai jamais réellement été, quoiqu’avec un flingue de précision je ne me débrouille pas trop mal. Tu devrais voir également les progrès que j’ai fait au combat corps à corps grâce à Scott… Mais bref, nous ne sommes pas vraiment là pour nous battre ou nous tirer dessus jusqu’à ce que le corps de l’un de nous deux s’écrase sur le sol. Non ? Même si l’envie de t’en coller une bien placée me démange, j’essaie de me concentrer sur l’effet que ma bière tiède me fait en serpentant sur les parois de mon œsophage. Pourquoi je viens ici armé ? As, cette question m’étonne de toi. Même à Riverdall, même ici avec tes toutous de garde, même chez les vampires, personne n’est jamais en sécurité. Et moi encore moins puisque je m’attaque directement à Tullamore en essayant d’infiltrer leur système informatique. Même si j’en ai ras le bol d’essayer de démanteler cette guerre silencieuse qui nous entoure, j’y arriverais, un jour. J’ai abattu l’un de leur drone et je l’étudie en espérant pouvoir enfin leur rendre la tâche plus difficile en faisant griller leur système. J’en suis encore loin, vraiment loin… Mais ce genre d’activités, j’en suis conscient, me met en danger, où que j’aille. Je prends le risque de devenir l’arroseur arrosé. Peut-être que Tullamore sait qui je suis, peut-être qu’ils ont déjà lancé l’ordre de me tuer, ou de me capturer. Qui sait ? Vu mon état psychologique, je ne suis pas à l’abri de faire une erreur qui me coûterait la vie.

« Je doute que ta garde personnelle m’aurait laissé approcher ta porte d’entrée, As. » Je balaie l’horizon herbacé du regard. Je ne les vois pas, mais je sais qu’ils sont là, dissimulés quelque part derrière les graminées flavescentes. « Ce serait si étonnant de ma part que je vienne simplement pour voir ta belle bouille et siroter cette pisse de bière comme au bon vieux temps ? » Allez, As’, même venant de ma part ? Tu sais que je ne suis pas aussi rancunier que Scott et tu sais que je n’ai pas son sang-chaud. Mais même, ça te serait très étonnant tout de même, n’est-ce pas ? Et tu as complètement raison de le penser.

Tu me montres cette cabane que tu appelles maison. Le grand luxe ? Ironique. Tous les deux, nous n’avons jamais vraiment vécu dans des grands espaces, à la Fondation. Entre ta micro-chambre et l’antre qu’était le bureau dans lequel je passais mes journées entières. « Et toutes cette verdure, autour, c’est pas ta maison, aussi ? Monsieur l’Alpha en chef. » J’arque un sourcil en te taquinant. Tu vois, As, je suis prêt à ne plus t’en vouloir et même à faire ressortir mon humour douteux.

« Une visite de courtoisie… T’as raison, As’, ma visite n’est probablement pas très courtoise… quoique, tu en serais peut-être étonné. » Elle l’est à moitié, à vrai dire. J’aurais pu laisser Wellan venir lui-même ou envoyer quelqu’un pour venir te parler à ma place… Mais quand j’ai entendu qu’il voulait te demander de venir à Belfast, j’ai trouvé là la bonne occasion qui me ferait venir à toi, étant donné que je ressentais tout de même l’envie de te revoir. « Je dois l’avouer, j’avais envie de te revoir, c’est aussi pour ça que je suis venu, puisque mes espoirs que ce soit toi qui viennes vers nous semblent être complètement absurdes. » C’est vrai. Tu ne serais jamais venu nous voir, Scott, Amarok, moi, et les autres, je me trompe ? « Ce qui m’a donné la bonne raison de venir aujourd’hui, c’est le virus, dont tu connais sûrement l’existence. Wellan voulait te contacter pour que tu viennes à Belfast. »

Quand Wellan veut quelque chose, d’une part il l’obtient en général, mais de l’autre, surtout, c’est qu’une véritable bonne raison se cache derrière. C’est pourquoi le fait que j’implique Wellan devrait te faire comprendre que je ne suis pas venu pour rien et que si tu acceptes de revenir avec moi jusqu’à Belfast, ce n’est pas sans raison. Je m’assieds correctement en face de toi et plante mon regard en mydriase mais perçant dans tes globes lupins.

« Je travaille à Belfast avec les vampires pour trouver un remède à ce putain de virus. » Il ne m’arrive pas souvent de jurer, mais ce virus plante des millions d’aiguilles dans mon crâne, si bien que j’en viens parfois à le mépriser comme un ennemi. J’essaie d’être sérieux, en parlant, mais je sens déjà ta dubitation quant au fait que je travaille avec les vampires pour sauver les vampires. Et parmi eux, le vampire qu’on adore, tous les deux. Et ça me fait rire jaune. « As’… tu dois comprendre que je ne le fais pas pour sauver McGuinness ; au contraire, le jour où il cessera de vivre marquera le début d’une nouvelle vie pour nous. Mais Wellan me l’a demandé – T’imagines si lui crève ? On sera dans une de ces merdes… » Je ne sais pas ce qu’il fout, je ne sais pas où il est passé depuis qu’il m’a demandé de venir ici, mais je sais qu’on est foutu sans lui, qu’on le veuille ou non. « Et d’autres vampires souffrent… ils ne sont pas tous comme lui. Et je n’ai juste pas envie de laisser Tullamore nous atteindre aussi facilement et aussi gratuitement. » Nous, les prisonniers de l’Irlande. C’est vraiment injuste. Et l’injustice, je ne la supporte pas. Mais je m’égare.

« On a de très bonnes raisons de penser que vous, les lycanthropes, pourriez jouer un rôle important pour contrer le virus. Votre mécanisme de régénération cellulaire est bien plus développé que celui des humains et pourrait constituer une aide précieuse pour les vampires… » Une lueur s’illumine dans mon regard chaque fois que mon cerveau replonge dans des pensées scientifiques et se concentre sur les recherches. C’est peut-être ce à quoi il aspire, tout simplement, ou alors un moyen de faire taire tout le reste. « J’aurais besoin de toi, As’… Pour m’aider, nous aider à confirmer nos hypothèses… nous aider à trouver un remède et avoir une chance de riposter contre Tullamore… ». Mon visage s’éveille et s’extirpe du brouillard qui l’habite constamment, et je te regarde. « Viens à Belfast avec moi, As’. »

Ta réponse me fait craindre le pire. Mais il fallait bien que je commence quelque part.


NERION



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Avant d’être leur chef à eux j’avais été le vôtre. Cet homme sur qui vous aviez déposé toute votre confiance. Cet homme qui prenait souvent les bonnes décisions, ou qui parfois, pouvait merder. Je n’avais jamais été invincible. C’était comme ça que me voyaient souvent les nouvelles recrues. Insensible, indestructible, invulnérable, sans faiblesse. Moi et ma capacité inhumaine à ne pas ressentir la douleur. Si à cette époque on m’avait dit que c’était grâce à mes gênes de Loup je n’y aurais sans doute pas cru. Ca m’aurait sans doute fait rire même. Mais maintenant les choses avaient complétement changé. Moi aussi j’étais devenu l’un de ces « monstres » que l’on traquait à l’époque. Soit franc Killy, si on avait su que des Lycanthropes existaient tu crois vraiment qu’on les aurait laissés en paix ? On était des chasseurs, des traqueurs, on les aurait décimés tout comme on décimait les vampires. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai pris la décision de partir. Peut-être aussi pour ça, que je n’ai pas osé revenir. Si j’avais honte ? Bien sûre que non. J’étais même fier de ce que j’étais devenu, mais comment vous auriez réagis vous ? J’étais moi-même le premier surpris quand mon gêne c’est déclenché. Et après j’ai su. J’ai su notre histoire, ce qui c’était passé, ce que McGuinness avait fait aussi. Garder l’un des notre pour conserver notre race tout en détruisant le reste histoire de découvrir ce que l’on était. Il nous a gardé comme des chiens, en cage, enfermé dans les sous-sol de son manoir durant des années. Durant presque une décennie. Jusqu’à… Jusqu’à ce qu’on arrive à me faire sortir moi. Je t’ai entendu Killian. J’ai même vu que tu tentais de faire de l’humour. Je vois bien que tu sembles heureux de me revoir. Mais ce que tu me demande là… C’est trop pour moi.

C’est trop parce que même-moi si je ne me souviens pas de tout, même si moi les seuls souvenirs que j’ai de River Crow restent ceux que j’ai connu à la fondation, eux se souviennent. Tu vois le grand type là-bas qui te regarde chelou ? Lui c’est Aodh. L’ancien Alpha. Il a passé sa vie à m’attendre. Et lui, lui il se souvient de tout. Pourtant c’est grâce à lui si j’ai signé cette putain de coalition. Mais c’est lui qui m’a raconté notre histoire. C’est lui qui m’a tout appris. Soupirant, j’ai vidé ma bière. Presque nerveux. Essayant de rentrer dans la tête de mon frère pour savoir ce qu’il pensait. Je savais qu’en vue de son regard il nous écoutait. Je savais qu’il n’en ratait pas une miette. Toi, tu ne pouvais pas le voir, tu lui tournais le dos, mais si t’avais pu le savoir t’aurais sans doute flipper. L’ouïe fine était une de nos capacités, tout comme notre vu. On avait des instincts animaux. Ce genre d’instinct que l’homme ne pouvait connaitre. Je ne l’ai pas quitté du regard. Guettant toutes ses réactions avant de le voir, là, me faire un simple geste de la tête et de rentrer chez lui. Un signe, qui disait OK. La coalition, moi je n’y croyais pas, mais lui il avait envie de ça. Il avait envie de se dire que ça nous aiderait. Et il n’avait pas tort. Je n’étais pas stupide Killian. Je savais bien que si on voulait se révolter contre ces connards de Tullamore on aurait besoin de s’allier. Tous ensemble. Nous, vous, les sorciers, les autres créatures aussi, mais aussi eux… Eux qui nous avaient à l’époque tout pris. Et si on voulait que ça fonctionne, l’autre fils de pute de McGuinness avait plutôt intérêt de rester en vie. Parce que je savais que les vampires n’écouteraient qu’un seul homme. Et cet homme, c’était lui.

Le descendant même de Caïn. C’était fou ce qu’on avait appris des uns et des autres depuis l’arrivée de ces connards de Tullamore. Comme si toute notre vie n’avait été rien d’autre qu’une succession de mensonges, de découverte et j’en passe. On ne savait tellement rien en vérité. On pensait tous savoir, mais on avait tellement tort. Sur toute la ligne. Parce qu’on avait encore tellement de choses à découvrir, tellement de choses à connaitre des uns et des autres. Je me suis resservi une bière, fixant furtivement ma maison. Aby. Si tu savais ce que tu me demandais là mon pote. C’était bien plus qu’un service. La petite ne pourrait très certainement pas être du voyage, et l’idée de la laissé là, ça ne me dit rien qui vaille. Mais je savais qu’Aodh pouvait tout aussi bien veiller au grain sur la meute et sur le reste. Les Bartoli nous emmerdent. Je n’ai pas confiance en eux, et tu vois, même au sein de notre race, on n’a pas que des alliés tu sais. Tu me demande de te suivre comme si tu me demandais un service minimal, mais pour moi, c’est plus que ça. C’est un gros, très gros service, tout ça pour sauver les miches du plus gros bâtard que cette foutue planète n’ai jamais connu. Franchement, si ça n’avait pas été toi je crois que je me serais fendu la gueule avant de t’encastrer mon poing sur la tempe. J’ai soupiré, encore, venant me passer une main nerveuse dans les cheveux. Admettons que je te suive. Que je t’écoute, j’y gagne quoi moi, tu peux me le dire ? La reconnaissance éternelle de la race Caïnite ? Des gallons ? Ca me soul, mais je vois bien que j’ai pas trop, trop le choix. Aodh m’avait donné son consentement, il veillerait sur les miens, et puis, j’avais signé ce putain de pacte à la con qui me donnait des obligations dont je n’avais clairement pas envie. Putain de situation de merde.

« T’as conscience que là, ta demande, équivaut à limite me demander de sauter sous un train ? Vous faites chier vous et vos hypothèses à la con. Mais je suis au courant. Lahja est passée y’a trois jours pour me prendre du sang. A croire que vous vous êtes tous passer le message. Fin bref, viens donc boire une bière fraiche, ça te changera de ta pisse. »

Je t’ai souri avant de descendre de ta voiture en sautant, dans une souplesse que tu ne me connaissais sans doute pas encore. Tu vois, j’assumais ma nouvelle condition, j’en étais même plutôt trop fier je dois dire. Je n’avais plus envie de me cacher, et encore moins de vous mentir. Je faisais le malin mais tu sais, je m’en voulais de vous avoir planté. Plus j’y réfléchis et plus je me dis que j’ai été con. Je n’étais pas obligé de faire un choix, je n’aurais jamais dû d’ailleurs, et je sais que j’aurais surtout dû venir vous aider plutôt que de regarder River Crow bruler de loin. On avait eu beaucoup de perte, et maintenant, maintenant je m’en rends compte. Je sais que c’est trop tard, je sais que je ne peux pas revenir en arrière, mais je peux au moins tenter de me faire pardonner. Je t’ai conduit là, chez moi, dans ma maison. Dans ce salon tout petit mais pourtant agréable. Un bon feu crépitait sur la cheminée et une bouilloire bouillait sur le poêle. On s’est d’abord fait accueillir par Aby qui a carapaté jusqu’à nous, bras tendue en titubant légèrement avant de voir Gaby sortir d’un coin, en train de s’essuyer les mains. Gaby était une amie très chère. Une louve qui n’avait jamais déclenché son gêne mais qui pourtant faisait partie intégrante de la meute. C’était une femme d’une quarantaine d’année, aux cheveux déjà gris et d’une gentillesse sans pareille. Elle me gardait souvent la petite quand Eireen était en vadrouille avec Daryl et d’autres potes. Elle était en quelque sorte la sagesse de la meute. Toujours là pour aider ou soutenir. Je suis arrivé à sa hauteur pour l’embrasser sur la joue, t’invitant à entrer et à prendre tes aises.

« Tu rentres pile à temps j’étais en train de faire du thé, t’en veux ? »
« Tu sais très bien que je préfère les boissons fraiches et pétillantes si tu vois ce que je veux dire. Je te présente Killian, un vieux pote de River Crow. Mec je te présente Gaby, et la petite c’est… Aby. Ma fille. On doit parler de trucs important, ça t’ennuie de prendre Aby un instant chez toi ? »
« Non du tout, Jenny et Amelia voulait passer de toute manière. Je te la ramène ce soir. »
« Qu’est-ce que je ferais sans toi tu peux me le dire ? »
« Pas grand-chose je crois. »

J’ai adressé un large sourire à mon amie avant de lui tendre un sac remplis de couches et d’autres trucs en tout genre. Elle t’as salué avant de partir et je nous ai sorti deux bières bien fraiche du frigo. Ici on n’avait pas trop d’électricité, Galway avait été complétement détruite, il ne restait plus rien. Mais on avait trouvé des générateurs qui nous permettait d’avoir le strict minimum. Frigo, congélateur, parfois un peu de lumière, entre autre. On avait même encore des téléphones portables pour certains c’est peu dire. Mais pour le reste, on restait quand même avec le strict minimum. Mon four marchait au gaz, quand à ma plaque de cuisson, c’était un vieux poêle d’époque trouvé dans une vielle baraque qui fonctionnait au bois et qui chauffait aussi la maison. On était loin des temps modernes que l’on avait connu à River Crow. Je t’ai invité à t’assoir sur le canapé, venant prendre place sur le fauteuil en face de toi, trinquant avant de voire une bonne gorgée de bière.

« Maintenant tu sais que partir à Belfast est compliqué pour moi. Laisser ma môme même 48h, ça fait chier. Mais je suis d’accord. Elle est entre de bonnes mains. Cela dit je ne reste pas plus que trois jours ok ? On a nos propres emmerdes ici et je refuse de laisser la meute livrée à elle-même. Comment ça se passe chez-vous ? J’ai pensé à venir à venir vous voir tu sais. Mais je sais pas, je me suis toujours dit que ni Scott, ni Amarok ne me laisserait franchir le seuil de la ville. »

Intuitions sans doute à la con, mais j’avoue, même si j’y avait souvent pensé je n’ai jamais eu les couilles de le faire. Crois-moi mon pote, j’étais en train de te faire savoir d’une manière subtile que j’étais désolé. Je savais que j’avais merdé. Vous étiez mes potes, ma famille, et je vous ai complétement laissé tomber. J’en avais conscience. Mais j’étais largué putain. C’était nouveaux pour moi, et j’avais honte de le dire, de l’avouer, mais j’étais mort de trouille après ma transformation. Je ne comprenais rien, j’étais instable, complétement désorienté. C’était ça la vérité. Et franchement, je n’avais pas envie de me montrer vulnérable devant vous. C’était trop me demander. Tu connaissais mon égo. C’était comme ça. Mais maintenant que tu étais là, devant moi, dis-moi comment vous allez. Si je peux vous aider, je le ferais. Je vous le dois bien, quitte à venir poster des loups devant vos portes. J’avais signé la coalition, en grande partie pour vous. En grande partie plus pour vous protéger vous que les autres. Je ne suis plus le même homme Killian. Tellement plus. Si tu savais combien je me sens con maintenant. C’était complétement abusé.





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« Oui, j’en ai conscience, As. »

Je te regarde avec une petite moue pleine d’appréhensions. Je sais que ma demande te fait chier, mais nous avons tous besoin des autres. Et là, j’ai besoin de toi. Nous avons besoin d’avancer avec ce virus, de trouver une piste. Et cette piste pourrait bien résider en vous, les loups. Lahja m’a en effet parlé, pas plus tard que le jour avant hier, d’une première injection de sang lupin au roi des vampires, et celui-ci réagit, selon elle, plutôt bien au traitement. Le virus reste malgré tout présent, mais elle a pu noter une légère amélioration de sa vitalité. Prometteur, oui, ça l’est. Encore plus si tu me laisses effectuer quelques examens supplémentaires sur les avantages que t’a apportés ta nature récemment découverte.

Je t’observe sauter du toit de mon véhicule après avoir sifflé ta bière d’une traite et m’avoir invité dans cet espace que tu appelles désormais chez-toi. Alors je te suis. Avec moins de grâce et moins d’agilité, assurément, car tu es un loup, maintenant. Tu as déclenché ton gène et désormais, tu vis avec ta famille. Ta vraie famille. Ta meute. C’est d’eux que je sens le regard alourdir mes épaules, au fur et à mesure que j’avance derrière toi, nous approchant de cette cabane qui te sert de gîte. Tous leurs yeux posés sur moi, posés sur cet étranger malvenu m’insuffle un air soudain de malaise. Je baisse le regard, fixant mes bottes qui écrase l’herbe de leurs épaisses semelles. Nous sommes finalement entrés chez toi, dans ce petit salon à la chaleur étouffante. J’avais déjà émis l’hypothèse que la température corporelle des loups serait supérieure à celle des humains, et la chaleur dans laquelle vous vivez vient renforcer cette hypothèse.

Puis ce petit être court vers toi. Comme une petite fille, qui court vers son papa qui rentre à la maison. Est-ce bien cela que je vois ? L’idée de te savoir père au foyer, toi le rustre, toi l’insensible apparent, manque de me faire pouffer, mais je souris et fais un petit signe de la main à cette petite louve, ému devant le tableau qui se peint devant moi. Tant de choses se sont passées, ces deux dernières années. J’enlève mon manteau, me sentant soudainement envahi par la chaleur ambiante. Une femme fait son entrée. Elle doit être un peu plus âgée que toi… Je sais que tu parais plus vieux que ton âge réel, avec ton visage marqué par les coups durs d’une vie passées à River Crow. Tu fais les présentations, et dans cet environnement qui me paraît d’un coup très petit, ma timidité refait surface et un sourire coincé, néanmoins honnête, s’esquisse sur mes lèvres.

« Bonjour Gaby. Enchanté. » Je hoche la tête, poliment, l’intention de me faire le plus discret possible. « Et bonjour, toi. », je fais, plus doucement, à l’intention de la bambine. Vous échangez quelques paroles amicales et tu la congédies pour que nous puissions continuer notre discussion qui, tu as raison, est importante, autour d’une bière fraîche. Je me rapproche de toi pour attraper la bouteille bien froide que tu viens de sortir et je ne peux m’empêcher de poser un regard interrogateur sur toi. « Gaby. Est-elle… ta femme ? La mère d’Aby ? » Je m’assieds sur le canapé, et trinque avec toi. Je te regarde avec un petit sourire en coin. Je n’en reviens toujours pas de voir l’ancien bras droit de Wellan, Aindreas l’Insensible, dans un contexte familial, un enfant dans les bras, à prononcer des paroles pleines de tact. Je dois cependant bien avouer que, quelque surprenant que cela puisse être, cette image te va bien.

Et tu acceptes. Tu acceptes de venir avec moi, même si cela signifie d’être séparé de ta meute et de ta fille. Même si cela signifie que les loups vont aider les vampires. Même si cela signifie qu’As va aider Léandre. Je reconnais malgré tout, dans cet acte, l’As que je connaissais avant la Prison. Trois jours. Tu nous donnes trois jours pour tenter d’en apprendre plus sur les points intéressants du métabolisme lupin. Je te souris, soulagé par ton accord. Je bois une gorgée de bière et tente de contenir ma joie. Oui, ma joie. Pas celle d’aider les vampires, encore moins celle d’aider leur roi… mais celle de pouvoir assouvir cette curiosité et de pouvoir l’arroser de savoir, celle d’en apprendre plus sur l’un des sujets qui me fascine le plus, en ce moment.

« Promis, As. Je ne t’embête pas plus que trois jours. », j’acquiesce, soutenant ton regard pour appuyer le sérieux et l’honnêteté de ma parole. « Je suis heureux que tu acceptes de nous aider. J'ai hâte d'en apprendre plus sur… vous. »  C'est fou ce que les créatures surnaturelles comme vous, les loups, aviez le don d'alimenter mon imagination scientifique… J'ai l'impression que les nouvelles possibilités sont quasiment infinies… « D’autres meutes vous embêtent ? » m’enquiers-je, me demandant si au-delà des conflits inter-races, d’autres éclataient au sein même de votre population, comme ils existaient par exemple déjà chez les vampires au temps de River Crow.

Tu demandes des nouvelles, et je pensais bien pendant tout ce temps, que tu n’avais pas complètement déserté, que tu ne nous avais pas lâchement trahi. Tu t’es juste retrouvé avec de nouvelles responsabilités entre les mains et tu as géré cela avec toute la maladresse dont on te sait étonnamment capable. Je te trouve peut-être des excuses, As. Mais je te connais un peu, et je sais que tu n’as pas fait cela dans l’optique de nous nuire.

« À Riverdall, ça se passe relativement bien. On n’a pas à se plaindre. On a de quoi nous maintenir en bonne santé, et on est en sécurité. Tu connais Scott, il ne laisserait rien nous arriver. C’est un bon chef, les gens le respectent et ont confiance en lui. Et les autres le craignent. À ton image, As. Tu étais un bon chef avec nous, et je suis sûr que tu l’es maintenant avec ton peuple. »

Scott et toi partagez plusieurs points communs, en tant que leaders. Ne serait-ce qu’en commençant par le fait que vous crèveriez sans la moindre hésitation pour votre peuple, et que votre plus grand souhait est que les vôtres soient en sécurité. Tu m'expliques pourquoi tu n'es jamais venu à Riverdall, et il est vrai que je te comprends, surtout après que Scott t'a sauté à la gorge le jour de la signature de la Coalition. Il a mal vécu le fait que tu sois parti sans prévenir. À vrai dire, personne ne l'a bien vécu, c'est une certitude. On t'en a voulu, on t'en a tellement voulu. Mais il est maintenant temps d'avancer et il nous faut nous laver de ces rancœurs inutiles.

« Scott risque de te coller une belle droite, c'est certain. Elle serait peut-être méritée, après tout. Mais il finira par accepter ce qu'il nous est arrivé. Ce qu'il t'est arrivé. On est alliés, et ça ne sert à rien de rester bloquer sur de vieilles histoires. Mais il ne viendra pas vers toi, c'est à toi d'aller vers lui et Amarok… »

Oui, c'est à toi de faire le premier pas. Te voir à Riverdall ne fera probablement pas le même effet qu'au moment de signer la Coalition. Le climat sera moins hostile. Si tu viens pour honorer notre passé commun, juste en mémoire de ce temps où nous vivions tous ensemble sous le toit de la Fondation, tu pourras lisser le relief aigu des tensions entre nous. J'ai décelé, derrière tes dernières paroles, que tu t'en étais voulu de nous avoir planté. Mais j'ai compris que tu n'avais pas vraiment eu le choix. Je ne sais pas exactement ce que tu avais vécu, mais je suis bien conscient que ce n'aurait pas été dans ta nature de nous planter, surtout à ce moment-là, sur tu n'avais pas eu d'excellentes raisons. Tu es peut-être simplement trop fier pour le formuler. Et pourtant, devant Amarok et Scott, il te faudra placer ton égo et ta fierté de côté pour leur expliquer ce que je viens de comprendre. Tu leur dois des explications. Mais ne t'en fais pas, ils finiront pas comprendre.


NERION



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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Never Forget what you are
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Je te fais entrer dans ma vie comme à l’époque. Sans me poser de questions. J’ai confiance en toi et les miens le comprennent grâce à ce lien qui nous unis. Je suis leur Alpha, nous sommes tous connectés les uns les autres. Une connections presque inexplicable. Je viens de la lignée la plus importante d’Irlande, qui l’aurait cru. J’avais toujours que mes ancêtres étaient des bourgeois à la tête de River Crow, mais alors à ce point-là ? Très franchement j’ai encore du mal à m’y faire. A le réaliser même. Mais ce que j’ai découvert dans mon malheur reste quand même une sacrée part de bonheur. Je sais que vous m’en avez voulu pour m’être tiré sans rien dire. Mais faut être réaliste. On chassait les « monstres ». Comment vous l’aurez pris de savoir que je me transformais en loup à chaque pleine lune ? Certainement pas si bien que ça. J’ai flippé. Et oui, le grand An’sionnach a flippé, tout simplement. C’était bizarre à dire, mais pourtant, c’était la vérité. Et quand j’ai vu la colère de Scott ce soir-là, lors de la coalition, j’ai réalisé que je vous avais tous trahis. J’ai regardé bruler River Crow sans rien faire. Sacrifiant mes anciens potes pour préserver cette nouvelle famille qui était mienne. Sans me poser de question. C’était dégueulasse et je regrette tellement. Mais je n’avais pas conscience que cette guerre deviendrait celle de tout le monde. Non. Je n’avais pas conscience de ça. Il m’a fallu quelques jours pour le réaliser. De toute manière on aurait rien pu faire. Il a suffi de constater les dégâts sur l’Irlande entière pour le réaliser. Tu me poses une question vis-à-vis de Gaby, et je me mets à sourire, comme avant, à cette époque où on était comme des frères tous les trois. Scott, toi et moi.

« Gab et moi ? Oula non. Gabrielle est ma meilleure amie en quelque sorte. Je l’ai sauvé des griffes d’un mari violent. Elle est l’une des rares à ne pas avoir déclenché son gêne. Elle le refuse. Tullamore a cela dit enlever sa fille et je lui ai promis de la lui ramener. T’imagines qu’ils s’en prennent aux gosses putain ? Ils ne valent pas mieux que Léandre je te jure. »

J’ai vidé une gorgée de bière. Non. Tullamore n’était pas mieux et c’est en partie pour cette raison que j’avais accepté de signer la coalition. Parce que je savais que l’on avait un ennemi commun et que pour l’affronter il allait falloir réunir nos forces. Nous n’avions pas vraiment le choix. C’est également pour ça que j’accepte de t’accompagner. Pour ça et… J’ai retenu un sourire un peu trop enjoué sans le vouloir. Ca et revoir Lahja. La nuit de sa venue tout avait tellement tourner dans une position que je n’aurais jamais pensée. On avait bu un peu trop de vin sans doute, mais elle a réussi à me faire parler. Je me suis surpris à m’ouvrir à elle comme je ne l’avais pas fait depuis longtemps et ça faisait tellement du bien. Et puis il y a eu la suite. Je pense que ma réaction ne t’échappe pas, pourtant c’est sur la meute que tu me questionnes. Si on nous emmerde ? Tu peux me croire c’est plus que ça. Les loups sont des dominateurs. Depuis toujours les meutes se gèrent elles-mêmes. Elles ont un Alpha, un Beta, et le reste se fait tout seul. Cela dit on m’a surélevé au rang d’alpha suprême sans me demander mon approbation. Tout ça parce que les autres se sont retrouvé sur mon territoire. Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. Alors il y a des tensions. Comme partout tu me diras. Entre autre avec les Bartoli qui se sont alliés avec les Tullamore dans l’espoir de conserver un peu de pouvoir sans doute. C’était stupide de leur part de le croire si tu veux mon avis. Mais Antoni Bartoli semblait tellement désespéré et prêt à tout pour retrouver de sa suprême.

« Des histoires de meute. Rien d’anodin tu sais. C’est dans nos gènes de vouloir garder le control. La hiérarchie des loups est un peu différente de celle des hommes tu sais. Cela dit on sait tous les deux que Tullamore ne se prive pas de venir rafler ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. C’est surtout ça qui m’inquiète. Mais Aodh et Daryl les protégeront j’ai confiance. Et puis, y’a des avantages à être le big boss je dois bien le reconnaitre. »

Le big boss, si on veut, pourtant c’était bien ce que j’étais devenu. Comme avant à River Crow quand j’étais à la tête des hommes de la rébellion. Un leader. Un chef. C’était dans ma nature et je crois que ça ne changerait jamais. Mais ça, je ne l’avais pas demandé, on me l’avait donné, comme ça. Je me suis allumé une clope quand t’as parlé de Scott et d’Amarok. C’était à moi d’aller vers eux, tu n’avais pas tort, mais c’était tellement plus compliqué que ça. Ces hommes je les avais formés. J’étais votre chef, vous comptiez sur moi. Et du jour au lendemain, j’ai complétement merdé. La mort d’Aby m’a enfoncé dans un truc et je n’ai jamais su me relevé. C’est la meute qui l’a fait. Et crois-moi, venir vous voir vous aurez mis en danger plus qu’autre chose. J’étais violent, instable, j’avais tout le temps cette colère en moi. Sans Aodh je crois que je ne serais pas là aujourd’hui. Il a su me retenir, il m’en a foutu des poings dans la gueule, tu peux me croire. Mais j’avais ce pouvoir en moi, cette nouvelle condition qui me rendais plus fort, plus rapide, plus souple aussi. Je vous aurai fait du mal, je le sais. Enfin ça c’est que je me suis dit, sans doute pour me donner bonne conscience. Parce que j’en avais la certitude. Je me faisais tellement peur à ce moment de ma vie. La souffrance des mutations, toutes ces sensations que je découvrais. Un jeune loup n’est tellement pas moins dangereux qu’un jeune vampire si tu savais. J’avais peur de tellement de trucs. Alors peut-être que Scott comprendra mais j’en doute. L’honneur, le sacrifice, ce sont des notions que je lui ai apprises et que j’ai bafoué en me tirant.

« Allié ouia. Quand je vois qu’on tente de sauver le type que l’on a tenté de tuer durant des années. C’était pas vraiment ce qu’on avait prévu à l’époque. Tu sais, je n’ai jamais voulu vous laisser tomber. C’était pas ce que j’avais voulu. Mais je n’avais pas le choix. Vous pouvez pas comprendre ce que ça fait que de réaliser que l’on est en quelque sorte comme tous ces monstres qu’on traquait. Les loups ont énormément de valeurs humaines, mais ça, je ne le savais pas à l’époque. Tout ce que je sais, c’est que j’ai tué un homme, et j’ai muté. Et j’ai entendu cette voix dans ma tête, cet instinct. J’ai couru droit dans la gueule du loup comme on dit. J’ai dû tout réapprendre, c’était pas simple. Vraiment pas. Et je suis pas sûre que Scott puisse comprendre. A l’époque c’était vous ma meute, vous étiez mes potes et je vous ai laissé tomber. J’ai vu River Crow partir en cendre, j’ai été témoins de ça. Nous aussi on a l’ouïe très fine tu sais. Mais je n’ai rien fait. Alors le seul lot de consolation que j’ai c’est de me dire que vous êtes tous encore en vie. J’ai vu Zick l’an dernier. Il a tellement changé ce con. Vous allez bien. On va tous bien. Mais ça ne retire pas ce que j’ai fait. »

Et ça ne suffit pas. Non. Ca ne suffis pas. Il est évident que si Scott réagis comme ça c’est qu’il devait souffrir de cette trahison, et comment le lui reprocher ? Tu le connaissais autant que moi, tu savais combien il était borné. Toi aussi t’avais assisté à la scène quand il a plaqué Zoé sous prétexte que sa condition de vampire le dégoutait alors qu’il était fou d’elle. Quand Scott a une idée en tête, il n’en démord pas. J’ai soupiré en déposant ma bière sur la table pour aller nous chercher quelque chose de plus fort. On allait en avoir grand besoin je pense. Le fait que tu pardonnes si facilement me touchait vraiment. Crois-moi. Mais je savais que le chemin serait long jusqu’à Riverdall. Je nous ai servi deux godets avant de me rassoir.

« J’ai changé McGrath. Si tu savais combien j’ai changé en si peu de temps, même moi j’ai du mal à y croire. Avant je fonçais dans le tas. Maintenant j’analyse et je réfléchis. Je crois-même que je suis retombé amoureux c’est peu dire. Lahja et moi on... Fin... je sais pas trop. Elle est... J’pas les mots du vois. Ca me manque tu sais. Ces soirées qu’on avait entre mecs à discuter de bonne femme en picolant du whisky dégueulasse. Comment va ton frère dis-moi ? Qu’est-ce que tu deviens toi ? A part tenter de sauver les miches du type que l’on voulait buter il y a encore deux ans en arrière ? »

Qu’est-ce que tu deviens mon frère ? Dis-moi tout. Tu étais là, devant moi, comme au bon vieux temps. Alors tentons de passer une soirée comme à l’ancienne. On avait le temps. McGuinness n’allait pas crever dans la nuit crois-moi. C’était une plaie. Pire qu’un cafard, ça crève pas comme ça ces choses-là, tu peux me croire.






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