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I wanna know what's inside you (Feat Gragra)

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De la main de Jonah Fowler signé le Mer 6 Déc - 15:12
I wanna know what's inside youHold your head up, movin' on
Jonah
Fowler
Graydon
Batthyány
Emilien Barbier est un scientifique. Talentueux et sans scrupule quand il s’agit de faire avancer ses projets. Employé de Tullamore, il s’épanouit dans son environnement professionnel. Là-bas, les Créatures y sont à leur place. Des cobayes, des expériences, leurs existences n’a pour but que de servir celle de l’Humanité. Combien de maladies pourraient-ils guérir en dépouillant les secrets de leur Adn ? Combien de guerres seraient remportées ? Combien de soldats d’élite verraient le jour ? La Science n’attend pas, et la promesse d’un bond de quelques siècles en l’espace de quelques années est trop alléchante pour s’alourdir de scrupules. Ambition, vanité et culpabilité étouffée. L’esprit d’Emilien est le terreau parfait pour faire germer les graines de la folie. Ce matin-là, il se préparait comme à son habitude. Musique classique en fond sonore, il se rasait les prémices d’une barbe naissante avec application. Éradiquant ses premiers poils blancs qui trahissaient son âge, plus proche de la moitié de siècle que du quart. Qu’il aimerait en inverser le court. Repousser la vieillesse et l’ombre de la mort, vivre, éternellement ou presque. Jeune et beau. La lame dérape alors qu’il se perd dans ses projets de la journée… Quelques gouttes rubis perle sur la peau  lâche. Il gronde, maudissant sa maladresse. Et si c’était ça, le secret ? Le sang. S’il suffisait de s’en nourrir ? L’image d’un corps, la carotide tranchée s’impose alors dans son esprit. Un frisson alors qu’il secoue la tête pour chasser ses pensées. Des réminiscences de ses cauchemars qui le réveil en milieu de nuit. Il fréquente trop les Monstres et visiblement leur Vice est contagieux. Il soupire et attrape un coton pour taponner la petite plaie après s’être rincé le visage. Voilà qui est mieux. Il dénoue la serviette autour de sa taille en rejoignant sa chambre et attrape son sous vêtement. Il enfile son pantalon, puis sa chemise parfaitement ajusté sur ses épaules carré. Il n’a pas à se plaindre des années qui défilent. Il est comme un bon Vin. Il se bonifie avec le temps. Mais combien de mois avant que les rides ne se creusent ? Que mes cheveux grisonnant tombent ? Que je me défigure ? Il roule des yeux, préférant aller choisir une cravate. Tissu bleu azur, qu’il passe autour du col avant de le nouer. Il se tourne vers le miroir et sourit. Ses doigts se posent sur le nœud pour le réajuster. Il le rapproche de son cou. Avant de brutalement serrer. L’air se coupe aussitôt, il ouvre la bouche pour tenter d’en aspirer d’avantage. Tire sur le bout de l’étoffe pour s’en dégager mais son autre main continue de serrer avec force. Il hoquète alors que son cœur s’affole. Il peut l’entendre tambouriner avec force dans son crâne. Un bourdonnement sourd. Il titube, des étoiles sombres dansant devant ses yeux. Et puis il rit. Sans raison. Sans logique. Allez mon grand, coucouche panier, on a assez joué. Emilien cri, mais personne ne l’entend, dans son esprit il est seul. Ou pas. Une douleur vive, mais qui n’a rien de physique. Un coup de marteau à l’intérieur de son crâne. Un souvenir qui se brise définitivement. Il cherche inconsciemment ce qu’il vient de perdre, mais tout se brouille. Il se focalise sur des pensées qui disparaissent dès qui les saisit. Il ne comprend plus. Il se perd dans un déferlement d’oubli. Un labyrinthe d’horreur et de démence.

La cravate se desserre avant de se dénouer. Il la laisse tomber au sol. – T’as vraiment des goûts de merde. Il retourne vers l’armoire et ouvre le tiroir… - Hmm…. Un sourire satisfait alors qu’il s’en saisit d’une plus sombre qui s’accorde à merveille avec son regard d’un vert émeraude. – Voilà qui est mieux. Il passe sa main dans ses cheveux, revenant vers la glace. Il s’observe un instant. Pas mal. L’homme mûr lui va plutôt bien. – Bon, c’est bien tout ça, mais on va finir par se mettre en retard et tu es plutôt connu pour ta ponctualité. Emilien s’observe agir, paralysé. Il devient spectateur sans savoir qui joue. Il aimerait se gifler, ouvrir les yeux et se retrouver dans son lit. En sueur, réalisant avec soulagement que ce n’était encore qu’un sombre rêve. Et non. Pas cette fois mon vieux. Je te l’ai dit, on a assez joués. Laisses-moi faire. Et pour éviter de futures indiscrétions de la part de son hôte, Jonah le repousse dans l’obscurité de l’inconscience, grignotant au passage quelques bouts de son âme. Faudrait pas que tu viennes tout gâcher.De bonne humeur, l’entité sourit. Attrape blouson et le précieux laisser passer pour la prison. Il lui en faut souvent, de la patience. De la maîtrise. Emilien est son deuxième essai. Il est allé trop vite et trop loin avec le premier. Gourmand, il a franchi les limites de la décence. Jonah a besoin d’un esprit autonome, d’un esprit qui vit sa vie quand il n’est pas là mais qu’il peut posséder à loisir, sans y gaspiller trop d’énergie. L’équilibre est dur à trouver. Il doit rester les prémices d’une folie, quelque chose que l’homme cachera de peur d’être rejeté par les siens. Quelque chose qui semble naturel, alors qu’il est l’incarnation de l’anormal. Mais il a fini par y arriver. Et c’est non sans fierté qu’il franchit le seuil de sa porte. Emilien doit prouver qu’il peut lui être utile. S’il veut rester en vie. Jonah veut un pied à terre à Tullamore, cela ne peut que servir sa cause. Il ignore ce qu’il en fera, mais il connait quelques personnes qui sauront utilisé ce pion à bonne escient. Aujourd’hui est un test. Un repérage. Une première escapade dans les lignes ennemies. Qu’il a hâte. Il veut voir de ses yeux ce qui s’y passe. L’humanité va-t-il le surprendre avec sa décadence ? Va-t-il y voir de bonnes idées ? Des jeux amusants ? Il s’imagine un instant tout ravagé. Se refaire gangrène des âmes et pourrir une à une toute celle qu’il croisera… Un buffet de choix où il n’y aura pas de discrimination. Hommes et Femmes… Il soupire dans un sourire. Non, il a déjà testé et il vaut bien plus que ça. – Emilien ! Comment tu vas ? Un collègue le rejoint. Jonah endosse le masque. Il connait chaque mimique, chaque attitude, chaque tique de son convive involontaire. Ça demande un sacré travail de devenir ce qu’il ronge, mais c’est tellement amusant. Il en a pillé des souvenirs, il en a observé des conversations, tout ça pour être crédible dans son rôle. – Comme un vendredi matin, Simon… on se fait toujours un poker ce soir ? Discussions futiles, Jonah s’y plie mais il n’en oublie pas d’observer. Ces lieux il les a déjà vus. Dans l’esprit du premier, dans celui-ci. Il s'en fait une carte mentale. Il se doit d’être à l’aise. D’assurer chacun de ses pas comme si il était familier de l’endroit. Comme si il y déambulait depuis des années alors que c’est bien la première fois qu’il y fou concrètement les pieds. Le défi lui plait. Il est à sa hauteur. – On se voit ce midi ! Il conclut d’un geste de la main et rejoint son bureau. Jonah le suit un instant du regard, réprimant son envie d’aller faire un petit saut chez ce collègue. On se contrôle, on se maîtrise et surtout on reste focalisé. Sur le petit plus de sa visite. Ce n’est pas pour rien qu’il a saccagé l’esprit de son premier choix. Un nom. Récurrent. Des souvenirs à la pelle. Un fantôme du passé. Graydon. Dès qu’il l’a pisté dans la conscience de sa proie, s’en était finit elle. Il l’a dépouillé de tout ce qu’il pouvait, pour en apprendre toujours plus.

Tu t’es foutu dans un sacré merde. Le manoir, quelques années auparavant. Et dire qu’il avait failli tuer sa jumelle. Lucidité de celle-ci qui le réprimande comme un enfant. Trop surprise sans doute, pour avoir peur ou trop habitué pour en être encore affolé. Une ombre du passé, la première qu’il va revoir. Par intérêt, parce qu’il le sait Chien d’un homme important, d’un homme de pouvoir… D’un humain qu’il pourrait aller ronger. Jonah est persuadé que son essence serait un régale, que sa démence serait belle quand elle le consumerait. Jolie brasier dont il attiserait chaque foyer. Mais pas que… Graydon est l’un des rares qui trouve un semblant de grâce à ses yeux. Il est une ébauche. Le croquis de quelque chose qui pourrait être grandiose et savoir que ce potentiel malléable est à la merci des mains pathétiques d’un Mortel, ça l’agace. Pourquoi ? C’est un gigantesque gâchis. Ne pourrait-il pas briser ses chaînes ? La souffrance a-t-elle autant d’emprise que ça ? Que subit-il pour ne pouvoir s’échapper ? Jonah est heureux de pouvoir se prévenir de tout ça. Ne pas avoir son propre corps à des avantages certains. Allez, au travail. Des semaines de préparation pour cet instant. L’entité sait que cela va lui coûter beaucoup et qu’il devra se retirer dans un autre corps, pour s’y repaitre avant d’aller se reposer dans un autre. Le sien, enfin celui qui s’en rapproche le plus. Graydon. Il connait le vampire, le chemin de sa conscience. Il faut juste que parmi tous ceux à suivre, il repère le bon. Graydon. Qu’il peut aimer cette sensation qui le saisit alors qu’il suit la piste. Graydon. Et il y est. Face à un mur devant lequel il peut juste crier pour se faire entendre. Il n’ira pas plus loin, il ne peut pas. C’est ennuyant de ne pouvoir squatter la tête des Vampires. Il pourrait tant faire. Graydon. Te souviens-tu ? En es-tu capable ? Un rire. Evidemment seul le silence fait écho à ses dires mentaux. Sais-tu qui je suis ? Non ? Oui ? Trouves-moi. Si t’es encore capable de faire quelque chose par toi-même. Il prend un risque. Mais minime. Si les choses dérapent, il aura tôt fait de libérer le corps d’Emilien pour retenter sa chance plus tard. Il a déjà réussi à entrer ici, à y évoluer sans attirer l’attention. C’était son but. Graydon c’est… Un plus. Une provocation. Une chance. Quelque chose à tenter. Il lui laisse des petits cailloux à suivre. Quand bien même il se souviendrait de lui, il saurait qui il est, ce n’est ni par l’odeur, ni par la vue, ni en suivant ses sens qu’il pourrait le rejoindre. Il n’est plus dans l’esprit de sa jumelle. Il n’a plus son apparence. Son parfum. Souviens-toi du manoir. Souviens-toi du violon. Il monte les décibels psychiques dans la caboche d’Emilien. La mélodie qu’il jouait le jour de leur rencontre. Duo avec sa sœur. Un corps, deux esprits, une musique unique. Un show qui devait se jouer à guichet fermé.
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