The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Small deaths | Jonah

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
♣ Sorcière ♣ Élémentaire
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 666
Points RP : 1346
Date d'inscription : 22/09/2017

De la main de Lahja Vehviläinen signé le Jeu 14 Déc - 23:50

Small deaths
Jonah & Lahja

« Without the mask, where will you hide ? Can't find yourself lost in your lie. I know the truth now. I know who you are. It never was and never will be. Icons of self-indulgence, just what we all need, more lies about a world that never was and never will be.  »
Parmi tous les visages particuliers peuplant la mémoire éveillée de Lahja, la douceur frivole et candide de celui de son amie Eden s'imposait parfois plus que de raison. Comment aurait-elle pu l'oublier, cette fille si distinctive des autres ? Les reflets écarlates de sa chevelure enflammée vibraient inlassablement au sein de ses rêveries nostalgiques qui, aujourd'hui, n'appartenaient plus qu'aux vestiges d'un monde déchu. Leur rencontre datait du temps où aucun mur ne séparait l'Irlande des autres patries. Elle datait du temps où l'affreuse idée de parquer des milliers d'êtres sur une île n'était pas quelque chose d'envisageable. Ce temps était celui du secret, celui grâce auxquels ils étaient tous préservés. Encore à l'abri de la folie des hommes et de leur immense stupidité. Tout cela était à présent révolu. Les espoirs de beaucoup s'étaient oubliés dans les cendres laissées par les bombardements. La liberté quant à elle avait des parfums d'intouchable. Elle ne stagnait dans les pensées que sous l'allure d'un idéal épineux ou d'un Saint Graal nébuleux. Avant qu'elles ne se séparent, l'ingénue lui avait parlé de cette ville, fameuse cité qui ne cessait d'alimenter une multitude d'interrogations dans l'esprit de la fille du nord : River Crow. Deux simples mots revenant sans cesse se fondre au creux de son quotidien. Deux mots qui titillaient cette curiosité parfois malsaine qui vivait en elle. De ce dôme sanguinaire, elle n'en connaissait que son ancien dirigeant. Et si des rumeurs effleuraient son attention, ces dernières ne restaient qu'au rang de murmures indéchiffrables. D'abord, par instinct, l'élémentaire s'était demandée ce que cet Eden incarné était devenu. Avait-elle survécu ? Allait-elle bien ? Au plus profond d'elle, Lahja espérait. Avec naïveté, elle envisageait d'un jour retrouver sa jeune amie. Damnée par une sensibilité exacerbée, elle ne pouvait se résoudre à laisser la mort se calquer sur l'aura angélique que l'innocente dégageait. Elle refusait catégoriquement d'anéantir la remembrance de ses lèvres en demi-lune et surtout des possibilités immenses et lumineuses qu'elle avait perçu en elle. Lahja voulait croire en sa force. Elle aurait aimé présager son dessein ponctué d'une fin heureuse et sereine. Pourtant d'étranges ombres avaient toujours flotté autour de la belle Eden. La finlandaise ne se souvenait que trop bien des puissantes lueurs insanes qui dansaient parfois dans les prunelles de son amie. Et c'était comme si... Comme si un autre ravageait de flammes l'étendue céleste que représentait l'âme de la nymphe.  


Elle n'avait jamais pu ignorer les contradictions capiteuses dont faisait preuve sa jeune amie, ni même ces intonations de voix devenant plus cassantes sans raison apparente ou l'impériosité de certaines attitudes qui ne correspondait pas à la souplesse à laquelle elle l'avait si bien  habitué. Lahja s'était questionnée. Entre deux regards confus et alarmés, elle avait quelquefois cru apercevoir des appels à l'aide. N'était-ce là que le fruit de son imagination ? Dans le brouillard de ces jeux d'ombres et de lumières, s'était-elle trompée ? Encore aujourd'hui, le manque de réponses use son inconscience et souligne son inquiétude. Incapble. Lahja était incapable d'oublier un visage troublé. Il lui était impossible d'effacer une âme tourmentée. Et à nouveau, c'était son cœur qui l'avait incité à suivre les traces de la disparue car dans sa vie, au moins, elle était devenue pièce manquante. Et de cette présence douce et apaisante que lui offrait Eden sans le savoir, Lahja en manquait. Malgré son besoin d'aider ceux qui l'entourent, la sorcière scandinave n'avait que peu d'attaches mais cette fée aux cheveux de feu avait franchi les quelques frontières glacées qui la séparent habituellement du monde. Elle était devenue son amie et ce fut largement suffisant pour qu'elle s'égare dans les ruines de l'ancienne cité des horreurs. Elle y était enfin. Elle avait franchi les grandes portes de River Crow. Sur sa route, quelques êtres errants l'avaient presque déchiré du regard. D'autres, quant à eux, semblaient chercher une issue à l'enfer. Lahja avait cette sensation impropre de pénétrer dans un cimetière urbain, jardin mortuaire aux relents pestilentiels de sang. La peur sillonnant vicieusement le circuit de ses veines glacées, elle avait trébuché sur des âmes décharnées, dotées  de regards fous et blessés... Dans ces interactions sociales saccagées, la sorcière tentait d'entrevoir quelque part la lueur de celle qu'elle était venue chercher. À répétition, le prénom biblique avait quitté l'orée de ses lèvres curieuses. Eden. Eden. Eden. Eden. Où était-elle, où se cachait-elle ? De nombreuses heures avaient capitulé avant qu'un homme ne lui révèle un endroit dans lequel il disait avoir aperçu une fille répondant aux caractéristiques dont Lahja lui avait fait part.


Peut-être, disait-il.
Ils sont tous partis, disait-il.
Il ne reste plus rien, disait-il.
Ils sont tous morts pour de bon, disait-il.


De cet échange, elle n'avait retenu que le « peut-être » ; de la misère, elle ne retenait que la possibilité. Eden, pour le moment, n'avait fait que s'évaporer. Et la sorcière, quant à elle, n'admettra sa mort que lorsqu'elle aura reconnu son corps. Elle quitta cette rue délabrée, jonchée par les débris de bâtiments abandonnés pour en rejoindre une autre, toute aussi similaire à celle qu'elle venait de quitter. Pour trouver quoi ? Elle n'en savait rien mais elle voulait au moins essayer, persister alors que tout lui suggérait de baisser les bras. Dans ce qui paraissait être les restes d'une maison, la blonde était entrée. La poussière habillait chaque chose, imposant la fadeur éternelle de ce qu'exigeaient les temps anciens. Les objets pourtant inanimés avaient l'air mourants. Tout en ces lieux s'évanouissait dans l'indifférence de l'univers. Et c'est pourtant en ces pièces ivres d'agonie qu'elle aspirait à croiser son amie. Mais elle ne trouva rien d'autre que la pâleur livide du néant et le silence seul régnait en maître au sein de cette ambiance lugubre. Ce sombre inconnu avait certainement raison. Ici, la mort était impératrice et tous s'étaient éteints ou dissipés. Pourtant ce n'était pas le cas ici, dans cette bâtisse à l'odeur cadavérique. L'instant sourd avant l'ébranlement de l'aphasie. Le bruit étouffé d'un objet qui tombe au sol l'avait interpellé, elle l'incorrigible optimiste. L'inconsciente avait alors levé son regard givré vers le plafond menaçant presque de s'effondrer et doucement, elle commença à monter l'escalier qui menait à l'étage. « Eden ? » Fortement, sa voix avait cisaillé l'implacable mutisme qui enveloppait cette demeure. Comme un éclair fissurant l'immensité du ciel. Indésirable mais pourtant impassible. « Eden, est-ce que c'est toi ? » Dans l'espoir fragile, le doute restait dominant. Aucune réponse ne lui vint alors elle poursuivit son ascension et atteignit finalement l'étage. Pourtant dans son regard, le noirceur était la seule à se verser. Lahja entreprit d'ouvrir une porte, le bois abîmé par l'humidité était grinçant. Et face à elle, ce n'était ni la silhouette gracile de son amie ni la couleur opaline de sa peau. Ce corps n'avait pas sa crinière volcanique. Ces iris n'avaient pas la clarté des siens. Ce n'était pas Eden. C'était un homme. Sur le moment, la catalepsie s'était emparée de ses muscles et les questions s'arrêtèrent dans leur élan. Ses prunelles pourtant détaillaient avec précision les traits intriguants de ce nouveau visage.  
(c) DΛNDELION




| TO A FEARLESS SKY |
With God, in chaos, with sorrow to tame us, reach us for the symbol of your world. The shroud of pathos, each symptom inflames us, preaching the symbol of the scourge. Life's contempt, a life of trial to unrest, vilified. I resent, morbid times so oppressed, soul divine. Lies torment, as I try to confess to a fearless sky.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcier ♣ Nécromancien
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 79
Points RP : 169
Date d'inscription : 03/12/2017

De la main de Jonah Fowler signé le Sam 16 Déc - 13:33
Small deathsWe come from a world of oblivion bad dreams.
I got all I need strapped right to my hamstring.
I'm not really bad I'm just made up of bad things.
I'm really not a mad man the voices keep asking.
Born with a soul that don't wanna be saved.
Lahja
VEHVILÄINEN
Jonan
Fowler
Qui l’appelle ? Qui la cherche avec autant d’ardeur ? Qui pense à elle au point de l’encrer dans son âme ? Jonah passe de corps en corps, n’ayant aucun mal à se glisser dans les ombres des êtres délabrés. Ceux qui sont restés à River Crow, n’ont pour la plupart plus de raison, plus rien pour s’opposer à la volonté du Sorcier. Ils sont en ruine, comme la ville. Et lui est puissant dans la souffrance. Omniprésent dans leur démence. Il suit le fil, remonte la piste laissé par l’écho du nom de sa sœur. Eden. Eden. Eden. Il devine le trouble. L’inquiétude. La crainte de voir son corps pâle, vide de vie, ses cheveux flamboyants en couronne mortuaire. Il gronde. Il maudit. Sans pourtant en partager la peur. Il sait que sa jumelle est en vie. Il sait qu’elle va bien. Il sait même où elle est. A chaque instant. Leur magie se mêle et s’entremêle. Ils sont liés, hors du temps et l’espace. Ses ignorances sont autres. Il ne connait pas ses pensées, ses projets, ses rêves ou ses envies. Leur conscience se frôle mais ne se fonde plus l’une en l’autre. Trouvé. Caché dans une inconscience étrangère, Jonah est totalement désintéressé par son hôte temporaire. Il use juste de ses yeux, observant celle qui fouille les cendres. Lahja. Presque une dizaine d’année passée, toute un pan Historique depuis leur dernière rencontre. A l’époque il n’était rien. Une voix agaçante qui parfois faisait de sa jumelle une marionnette. C’était épuisant. Il était jeune, maladroit, manquant de pratique. Il ne parvenait pas à cloitrer entièrement sa sœur dans un recoin de l’esprit. Elle parasitait ses gestes et son regard. Illusion imparfaite, il avait pourtant réussi à éloigner cette présence qu’il jugeait néfaste. Et la revoilà. N’avait-elle pas mieux à faire en cette fin de monde ? Aujourd’hui comme hier, il ne la laisserait pas exercer une quelconque influence sur Eden.

Il observe ce que les autres ne voient pas, ne devinent pas. Il la sent particulière. Son Âme exulte quelque chose de plus. Une attraction nouvelle. Il la juge alors intéressante et change ses plans initiaux. Il ne l’égarera pas dans la ville, il ne lui fera pas perdre son temps dans les décombres, à observer les morts et les fous. Un souvenir trompeur dans une mémoire faible. Un ange de douceur, aux pommettes rondes et constellés d’étoiles rousses. Un endroit. Celui où est le corps de Timothée et les brides de l’essence du Sorcier. Une issue de secours, une trace de sa raison pour que ne plus jamais disparaître dans la Faim. C’est d’ailleurs ce qu’il le rappelle. Il a fait ce qu’il avait à faire. Plus serait trop. Un instant il disparait. Délivré de toute substance ou d’existence. Puis il réintègre ce corps qu’il proclame sien. Un instant pour s’initier dans toutes les fibres de son être. Et il ouvre les yeux, son regard sombre se fixant sur la porte. De la patience maintenant. Il s’étire longuement, penche sa tête d’un côté puis de l’autre pour faire craquer les articulations et sourit. Rien de tout ça n’était prévu mais la suite s’annonce… Distrayante. Lui qui a pour l’ennui en horreur, à de quoi occuper les prochaines heures. Le détournant de son activité sous-jacente, pister sa jumelle. Après son égarement dans la Faim, il s’est retrouvé ici. Timothée semblait vivre dans les ruines de la cité déchue. Ancienne esclave séparé de son Maître, il était déjà perdu et condamné quand Jonah l’a enchaîné. A coup sur le Manoir possédait le même don que lui. Ravagé l’âme des Mortels. D’instinct il avait su qu’Eden était proche. Tellement qu’il avait craint un instant de rejoindre son esprit, de nouveau piégé par sa force. Il s’en était éloigné physiquement, pour s’en soustraire psychiquement. Mais pas trop non plus, puisqu’il l’a suivi. Près de Tullamore. Que venait-elle y faire ? Lui y avait trouvé son compte et un à côté assez intéressant. Et elle était repartit. Non loin d’ici. Encore une fois pourquoi ? Il rentabilisait ses déplacements à ses fins mais ignorer les siennes le frustrait grandement.

Il s’égare mais n’en oublie pas son nouveau jeu. Il prend un vieux livre qu’il lâche machinalement au sol. En haut, petite souris. Il s’adosse au mur, croisant les bras. Il écoute les marches se plaindre des pas pourtant feutrés. Le parquet usé grincer et finalement la porte hurler d’être encore debout. – Mauvaise pioche. Il sourit alors, se tapant le vice de voler à Eden ses mimiques et ses traits. Il pare ce visage qui n’est pourtant pas le sien, de son innocence, allant jusqu’à usurper une malice révolu dans le regard de Timothée. Mensonge à présent parfait qu’il plonge dans les prunelles de la demoiselle, qu'il prend soin de détailler. –Elle n’est pas ici, Lahja. Il tient à attiser ses troubles. A la déstabiliser. Créer une brèche dans son esprit affûté pour ensuite s’y faufiler. Comprendre ce que son Âme a de plus que les autres, d’où vient cette lumière qu’il rêve déjà d’obscurcir. – Peut-être même qu’elle n’est plus là du tout.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcière ♣ Élémentaire
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 666
Points RP : 1346
Date d'inscription : 22/09/2017

De la main de Lahja Vehviläinen signé le Sam 30 Déc - 18:41

Small deaths
Jonah & Lahja

« Without the mask, where will you hide ? Can't find yourself lost in your lie. I know the truth now. I know who you are. It never was and never will be. Icons of self-indulgence, just what we all need, more lies about a world that never was and never will be.  »
Elle ne connaît pas ce visage ni même cette voix étrangère qui s'élève dans l'espace délabré qu'ils occupent tous les deux à cet instant. Sur ses traits inconnus, Lahja devine l'Asie, continent lointain ; bout du monde à présent inaccessible qui est bien à des années-lumières de l'ethnie occidentale de la disparue. Le garçon l'appelle par son prénom. Comme s'il la connaissait. Comme s'ils s'étaient déjà rencontrés auparavant. Pourtant la scandinave a beau fouillé dans les vestiges les plus minimes de sa mémoire assidue, elle ne parvient pas à retrouver de zygomatiques similaires à celui qui lui fait face actuellement. L'aurait-elle oublié ? Elle qui pourtant peine à effacer les images que son regard translucide attrape à la volée. Qui était-il et d'où la connaissait-il ? Avait-il croisé Eden ? Savait-il seulement qui elle était ? Tant de questions qui s'essoufflaient déjà de trop tourner en rond au sein de son esprit soudainement en alerte. Régie par une curiosité brûlante, les prunelles acérées de la finlandaise cherche des détails, des indices, qui pourraient lui rappeler cet homme paraissant si jeune dont il ne lui reste nul grain de poussière. Aucun souvenir de cette peau laiteuse, aux reflets de porcelaine. Aucune trace de cette nuit sans fin qui enveloppait son regard pénétrant. La frustration était telle qu'elle commençait doucereusement à en pointer le bout de son nez. Lahja n'aimait pas être dans l'ignorance et n'était que trop peu habituée aux surprises. Cartésienne, elle aimait être préparée, bercée par le confort des informations qu'elle avait enregistré au préalable mais là... Là, elle ne possédait qu'un énorme point d'interrogation. Autour de cet être énigmatique flottaient d'étranges énergies, spectres noirs ponctués de paradoxes qu'elle avait du mal à déchiffrer. Mauvaise pioche. avait-il dit, comme pour annoncer la couleur. La sorcière était encore loin de savoir à quel point il avait raison. Son intérêt ne volait pour l'instant que vers son amie, Belle Eden, qu'elle se sentait presque dans le devoir de retrouver et de protéger. Ce rictus qu'il avait affiché transpirait d'une complexité glaciale qui aurait dû lui indiquer les dangers vers lesquels elle courait inconsciemment. Quelque peu aveuglée par ce besoin authentique de concrétiser ces retrouvailles, elle en oubliait de grimper les échelons de sa méfiance légendaire. « Pardonnez-moi mais je ne me rappelle pas vous avoir déjà croiser un jour. » commença-t-elle, bien droite et attentive aux moindres faits et gestes de son mystérieux interlocuteur.

« Comment connaissez-vous mon prénom ? Et surtout quel est le vôtre ? » Première réelle question. La plus évidente, d'ailleurs. Perplexe, Lahja se demandait ce qu'il avait voulu lui faire comprendre en lui suggérant la disparition complète de celle qu'elle s'acharnait d'atteindre. Si elle était partie pour ne pas relever ce noir dessein, elle ne put pourtant s'empêcher de froncer les sourcils avec mécontentement. De quel droit se permettait-il de faire allusion à de pareilles choses ? « Est-ce que vous savez de qui je parle ? » Peut-être qu'il avait des informations au sujet de son amie, peut-être même qu'il savait où elle était actuellement. La sorcière blanche niait cette idée funéraire de tomber nez à nez avec la dépouille de la jeune femme. En son cœur, quelque chose lui disait qu'elle était encore là, quelque part et que bientôt, cette distance entre elles disparaîtrait. L'espérance en elle était comme un océan sauvage dont les vagues n'écoutaient rien si ce n'est que le vent des essences originelles. Impassible, sa bienveillance persistait au-delà de son angoisse à affronter de nouvelles pertes. Frasques fiévreuses et diaphanes de la chaleur métaphysique de ce sentiment oublié qu'est l'amour. Comme des forces contraires qui s'attisent, la silhouette ténébreuse qui se tenait devant elle grouillait de nouveautés et de clandestinités à élucider. Le feu opalescent de sa magie naturelle grésillait au son des intonations pour le moment discrètes de cet autre qu'elle cherchait à démasquer. Il l'intriguait. Il la perturbait. De par cette aura noirâtre qui léchait son corps et ses impulsions musculaires. Quelque chose clochait, quelque chose sonnait terriblement faux mais pour le moment, elle était incapable de lever le voile sur ce malaise lancinant.

Lui ne semblait pas le moins du monde déranger par leur rencontre. En ce terrible lieu, il paraissait même à l'aise. Comme un poisson dans l'eau. Et cela n'arrangeait pas les impressions nébuleuses que la blonde commençait lentement à se faire à son sujet. Dans un accord tacite, l'homme avait tracé une nette frontière entre leurs deux âmes. Pressentiment fugace et circonspect, de cet esprit qu'elle avait trouvé par mégarde, suintait des douleurs sans nom, des peines anciennes. Toutes différentes. Toutes particulières. Et elle, la douce élémentaire, se demandait bien à qui elle avait affaire. Que risquait-elle réellement ? En franchissant les portes de River Crow, elle avait prit en compte certains risques auxquels elle allait s'exposer mais les forces qu'elle décelait en examinant la source de tous ces doutes étaient loin d'être déchiffrées comme bienfaitrices. Naïvement, elle espérait qu'elle se trompait, que tout cela n'était dû qu'à l'ambiance chaotique dans laquelle ils débutaient à peine leur conversation. C'était sa compassion qui parlait, sa bonté d'âme increvable qui la forçait à entrevoir quelque chose de bon alors qu'ici, seul le Mal élevait ses progénitures. Eden, pourtant, chantait encore dans sa boîte crânienne, transperçant l'épais manteau de suie qui recouvrait cette demeure perfide et l'être qu'elle venait de découvrir inopinément. Elle ne se fiait qu'à ces murmures rassurants, maintenus par une amitié qu'elle refusait d'abandonner de si tôt.
(c) DΛNDELION




| TO A FEARLESS SKY |
With God, in chaos, with sorrow to tame us, reach us for the symbol of your world. The shroud of pathos, each symptom inflames us, preaching the symbol of the scourge. Life's contempt, a life of trial to unrest, vilified. I resent, morbid times so oppressed, soul divine. Lies torment, as I try to confess to a fearless sky.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcier ♣ Nécromancien
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 79
Points RP : 169
Date d'inscription : 03/12/2017

De la main de Jonah Fowler signé le Sam 30 Déc - 21:18
Small deathsWe come from a world of oblivion bad dreams.
I got all I need strapped right to my hamstring.
I'm not really bad I'm just made up of bad things.
I'm really not a mad man the voices keep asking.
Born with a soul that don't wanna be saved.
Lahja
VEHVILÄINEN
Jonan
Fowler
Dans ses prunelles azurs, il pose les siennes, aussi noir que l’obscurité, pour entrapercevoir les questionnements de son Âme. Amusé, Jonah observe les rouages tourner dans l’esprit de son invitée. Il est celui qui souffle, qui attise la tempête. Habile dépression onirique. Il flirte avec ses pensées, sans pour autant s’y infiltrer. Pas encore. Trop tôt. Trop risqué. Elle respire l’espoir. Et il n’a pas besoin de ronger sa conscience pour savoir que c’est celui d’Eden en vie qui est le plus étincelant à cet instant. Lumière qui l’aveugle. Astre qu’il doit écraser et rendre au Néant. Ironie du sort, sa jumelle protège les proies qu’il se choisit, sans même le vouloir. De son simple souvenir. Il manque de s’agacer. Fût un temps où sa colère serait déjà grande. Qu’il aurait détruire sans y réfléchir. Mais il a appris de ses excès, évoluant pour toujours mieux s’adapter. Survivre. Alors il se contente d’un sourire à ses premiers mots, lui accordant un regard malicieux. – C’est parce que tu m’as vu sans me voir. Que tu m’as connu sans me connaître. Mais soit en sûr, nos routes se sont déjà croisées. Il rit. – Je te laisse y réfléchir. Il souffle sur les braises de ses doutes, nourrit son incompréhension d’informations vraies, mais insaisissables. C’est un brasier de confusions qu’il veut allumer. Que ses réflexions se tournent vers des questions épineuses. Que son esprit s’y blesse et s’y affaiblisse. Il l’aura sa brèche béante et il s’y engouffrera sans bruit. Il vient s’asseoir sur le rebord de la fenêtre, observant un instant la rue déserte. Pas un brave pour affronter les dangers de la nuit. Il agit en maître des liens, suffisamment à l’aise pour la délaisser un instant. Avec pour compagnie, les suppositions et leur incertitude. Lui a aussi les siennes, mais il calme leurs appétits en les nourrissant de bientôt. Il veut connaitre la nature de la jeune femme. Comprendre ce qu’il sent de différent chez elle et qui trouve un écho déformé chez lui. Savoir ce que qu’elle est, pour mieux saisir ce qu’il est lui-même.

- C’est toi qui me l’as donné.
Elle a de nouveau son attention. Il est temps de semer maintenant. – Mais il est vrai que tu n’as jamais connu le mien. Il pourrait presque se faire nostalgique. Quelques années en arrière et pourtant l’allure d’une ère révolue depuis bien des millénaires. – J’étais plus… Discret à l’époque. Une voix dans une tête. Une volonté qui peinait à avoir une emprise sur la réalité. Une folie qui avait la rage d’exister. Mais un nom que peu de lèvres prononçait. Il passe sa main dans ses cheveux sombres pour les dégager de son front. – Jonah. Je suppose que le savoir ne t’aide pas beaucoup. Un nouveau rire enfantin. Vois comme il retentit dans ton crâne. Comment il ébranle tes souvenirs. Il t’est familier n’est-ce pas ? C’est sans remord qu’il vole la candeur de sa sœur. Il l’a tant de fois imité qu’il résonne d’authenticité. – Evidemment. C’est pour Eden que tu es venu ici. La douce et belle Eden. C’est elle que tu cherches en vain. Et son omniprésence dans ses pensées lui causent quelques désagréments. Une empreinte de sa jumelle qui l’empêche de bien faire son travail. Il se heurte à ses convictions. – Pourquoi ? Finit-il par demander après quelques secondes de silence. – Tu l’as laissé il y a bien des années… Des occasions de la revoir… de la protéger, il y en avait plein. Oh oui, il devine cet instinct qu’éveille la rousse. Protéger ou détruire. Elle ne laisse jamais indifférent. Il continue sa perfidie, excellant quand il s’agit de déstabiliser une conscience. – Mais tu attends la fin du Monde pour t’inquiéter de ce qu’elle devient. Il pose ses pieds sur le sol et fait quelques pas dans la chambre, s’étirant. Comme si la conversation était anodine, comme si l’instant n’avait rien de… particulier. Deux connaissances qui se retrouvent et qui discutent du temps passés et des souvenirs heureux. – Et puis que fais-tu là d’ailleurs… Ta patrie n’est pas ici… Et venir de ton plein grès en de pareils circonstances, juste pour les beaux yeux d’Eden…Il fait une légère moue - J’en doute… Il secoue la tête, pensant à voix haute, au fur et à mesure qu’il remonte le fil. Il triche, lui a toutes les cartes en main pour comprendre. Si elle est là… C’est sans doute qu’elle n’a pas eu le choix… Et si elle n’a pas eu le choix… Il sourit. Un sourire qui pour la première fois n’a plus rien de chaleureux. Que tout cela le met de bonne humeur.

Une mine contrite à présent. Un soupir lourd de sous-entendus. – L’intention est bonne Lahja, profiter d’être enfermer ici pour lui porter secours… Mais n’est-il pas trop tard ?Eden n’a pas attendu la Guerre pour souffrir. La vérité est une arme redoutable. Jonah en a fait son instrument de torture favorite. Il maîtrise la finesse de son tranchant pour entailler les Consciences. Et elle en a une. Elle s’embarrasse de la bonté, de la bienveillance. Elle s’attache, distribuant ainsi ses faiblesses à chaque personne qui gagne son affection. Détruire l’espoir. Piétiner la foi. Entaché la pureté du souvenir de sa jumelle. Ne pas perdre de vue l’objectif. Il s’adosse au mur et croise les bras contre son torse. Es-tu prête à entendre ce que j’ai à dire ? Veux-tu réellement savoir ce qui est arrivée ? Penses bien à tes prochaines paroles, pèses bien tes mots. Pose tes questions. Mais ne te plaint pas des réponses. Jonah n’est pour une fois pas responsable de l’agonie qu’a pu connaître Eden. S’il est vrai qu’elle se retrouvait dans des situations peu enviables au manoir, souvent par sa faute, ce n’est pas lui qui l’y avait fait venir. Et il a toujours œuvré pour les en sortir. Il a bien des moyens de faire mal à la Sorcière. Il n’a qu’à piocher dans les horreurs que les Immortels lui ont infligées. Percutant de véracité. Le bon ton. Choisir le moment. Il avance ses pions. Il n’est plus dans la préparation. Il est dans l’Action. Les secrets de Lahja ne le seront plus longtemps. Il les dépouillera un à un… reste à savoir ce qu’il fera ensuite. Hors de question de la laisser retrouver sa sœur. Hors de question qu’elle est une emprise sur elle. Il la sent… Puissante. Et ce n’est pas Humain. C’est beaucoup plus appétissant.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcière ♣ Élémentaire
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 666
Points RP : 1346
Date d'inscription : 22/09/2017

De la main de Lahja Vehviläinen signé le Mar 16 Jan - 17:30

Small deaths
Jonah & Lahja

« Without the mask, where will you hide ? Can't find yourself lost in your lie. I know the truth now. I know who you are. It never was and never will be. Icons of self-indulgence, just what we all need, more lies about a world that never was and never will be.  »
Le tutoiement suggérait les retrouvailles imprévues de vieilles connaissances mais la finlandaise était comme prise d'amnésie fugace, d'oubli intempestif à l'égard de cet homme qui semblait s'amuser du questionnement virulent qui s'était saisi de son esprit, se traduisant alors par la confusion de son regard perdu dans le sien et ses expressions faciales bancales. Elle ne savait pas. Ne comprenait pas où l'individu espérait la mener avec le brouillard opaque des réponses qu'il lui offrait. Les allusions s'enchaînaient, inlassablement suivies par de nouvelles interrogations intérieures. Lahja tentait de mettre le doigt sur le point de départ, la brise légère qui fut à l'origine de la tempête dissimulée qui vivait en l'Âme calcinée de celui avec qui elle partageait l'oxygène de cette pièce fracassée. Il affirmait avec confiance qu'ils s'étaient déjà croisés, lui laissant l'option clémente de la laisser réfléchir. Mais réfléchir à quoi ? À travers l'obscurité brute qui enveloppait son être tout entier, elle cherchait la franchise claire et translucide de ce qu'il osait prétendre. Cependant la vérité en lui ne semblait être qu'un fardeau, un poids avec lequel il semblait refuser de s'encombrer, préférant les subtilités sinueuses et probablement mensongères à la vérité pure et authentique des mots sans détours. Il n'était pas coutume pour le femme du nord de tergiverser de la sorte. Sa voix cristalline était sans ombres ni masques. Des flots sincères s'en libéraient, elle n'envisageaient que rarement le goudron des artifices, sachant pertinemment qu'ils n'étaient ni fiables ni assez forts pour résister aux parfums capiteux de la réalité. Si son esprit était libre de s'envoler au-delà de ce que la douleur et la souffrance lui imposait, sa raison elle restait bien enfoncée sur le sol que ses pas foulaient. Lahja ne pouvait pas s'autoriser de se perdre dans les illusions mordorées d'un univers plus chaleureux et sûr que celui dans lequel elle vivait. Sur ses épaules, pesait le poids de l'avenir de son peuple et sa méfiance était devenue quasiment automatique car nécessaire pour survivre, continuer à se battre pour enfin s'élever. Elle ne flancherait pas de trop se perdre dans des questionnements brûlants. Elle n'allait pas s'arrêter de chercher son amie et s'était même promis de la retrouver. La finlandaise avait la volonté des gens de son royaume. Pour surmonter les températures polaires, il fallait savoir endurer ses morsures et les douleurs que le noir apportait avec lui. Malgré cette lumière qui inondait ses poumons et les ventricules de son cœur abîmé, elle était familière avec les monstres et les peurs. La noirceur et les aléas de la morosité.

En silence, elle avait laissé l'homme s'échapper quelques instants, passant en revue les images floues de son amie, Eden. De ce qu'elle se rappelait d'elle et de son être. De cette Âme étincelante qui brûlait en elle. Pourtant perturbée par les échos étranges du rire de ce trouble-fête qui empiétait sur les sentiers de sa mémoire. Les fêlures de son amie lui étaient restées étrangères, bien que pourtant évidentes. Lahja s'était montrée concernée, comme toujours. Elle avait ressenti le désir de comprendre les affres nébuleuses qui la rendaient parfois si fermée. Paradoxe étonnant qui n'était pas en harmonie avec les facettes réelles qu'Eden lui avait démontré. En suivant le fil de ses idées nombreuses, Lahja se demandait si lui n'était pas la source de toute cette perdition, de ce malaise évident qu'elle ressentait parfois lorsqu'elle était aux côtés de la belle rousse. Elle ne lui laissa pas vraiment le temps de couper cet instant, récupérant son attention en s'informant sur son identité, espérant simultanément qu'il cesserait de jouer aux devinettes afin de s'exprimer avec sincérité. Lorsqu'il parlait, l'élémentaire l'écoutait, absorbant ses mots comme s'il s'agissait d'un élixir précieux. Il ne fallait pas en perdre une miette car cela aurait sûrement été comme prendre le risque de perdre définitivement la seule trace tangible qu'elle avait trouvé à propos d'Eden. Mais même lorsqu'il dévoile les deux syllabes de son prénom, elle ne parvient pas à le situer. Nulle part. Jonah. Prénom qui semble commun mais qui pourtant, sur l'instant, résonne comme l'une des plus grosses énigmes qu'elle se doit d'élucider. Et puis ce rire qui s'élève, qui bafoue le compréhensible, parfaite réplique de celui qu'elle assimilait comme appartenant à son amie. Eden qu'il connaissait de par sa manière d'en parler, de la décrire aussi. Qui était-il pour elle donc ? Comment arrivait-il à s'approprier aussi parfaitement la malice et la douceur innocente de son rire ? S'il parvenait à effleurer un tel exploit, c'était qu'il devait être un de ses proches, qu'il avait dû vivre avec elle un très long moment. Les déductions valsaient dans son encéphale comme un refrain impossible à faire disparaître. Elle suintait littéralement d'incompréhension, osant même aborder les frontières du réalisme pour vagabonder dans les frénésies particulières des êtres différents qu'ils étaient tous deux.

Lui brisa le silence qui s'était glissé entre eux, lascif et oppressant, Lahja refusant de perdre pour autant le fil de ses convictions. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi courait-elle après les souvenirs vagues d'une âme qu'elle ne connaissait pas vraiment ? La vérité était qu'elle n'avait pas besoin de raison car elle avait appris que chaque vie était précieuse et qu'aucune ne méritait l'abandon. Il poursuivait, réfléchissant à voix haute, faisant trembler sa culpabilité, alourdie d'une conscience éveillée et humaniste. Si elle regrettait de ne pas avoir agi avant ? Bien sûr. Si elle condamnait pour autant la possibilité qu'elle ait survécu ? Pas du tout. « Je l'ai laissée car elle prétendait pouvoir s'en sortir. À vrai dire, elle en était convaincue. » Chose qu'elle avait d'ailleurs trouvé étrange puisque la veille, ses troubles semblaient diluer en elle une terreur habituée, un sentiment d'étouffement familier. Jonah revint vers elle alors que son esprit analytique décortiquait peu à peu les ressemblances, fouillant dans les poussières de cette identité dédoublée. Le voilà qu'il doutait de ses intentions, accusations qui tiraillaient les traits habituellement tranquilles de la sorcière blanche. Il la poussait à s'interroger constamment, à remettre en questions les raisons qui l'ont poussé à traîner dans cette ville cadavérique. Les propos du jeune homme l'inquiétaient davantage lorsqu'il parlait de la souffrance de son amie. Qu'était-il arrivé ici ? Lahja était si loin de l'Irlande lorsque l'empire de Léandre crissait d'horreurs. Elle était si loin des morbidités qu'il avait pu infliger aux âmes perdues, prisonnières de ces lieux. « Le fait est que je ne suis pas du genre à abandonner. Qui que vous puissiez être, vous ne me ferez pas changer d'avis sur ce que je suis venue faire à River Crow. Si vous la connaissez et si vous l'avez vu souffrir, pourquoi n'êtes vous pas intervenu pour empêcher cela ? » Cela lui semblait impossible qu'on assiste à la douleur et qu'on regarde la souffrance d'autrui droit dans les yeux comme si cela n'avait aucune importance.

Cela la menait à se demander à quel genre d'être cet homme appartenait. Qu'était-il exactement ? La solution sommeillait peut-être dans l'identification de sa race et de ce dont elle était capable. « Vous n'êtes pas humain, n'est-ce pas ? » dit-elle, le regard empreint d'un peu plus de jugement que ce qu'elle n'aurait voulu. « Vous dégagez ce quelque chose d'inhumain que je croise, malheureusement, trop régulièrement ces derniers temps. Alors dites-moi, épargnez-moi les faux semblants. » Elle en fut presque agacée de chercher sans trouver, d'imaginer sans être sûre. « De quoi êtes vous capable, Jonah ? » Elle ne craignait pas d'affronter les terreurs nocturnes qui peuplaient l'océan de son regard noir. La question essentielle, à présent, résidait en ce qu'il avait pu faire à la Belle Eden.
(c) DΛNDELION




| TO A FEARLESS SKY |
With God, in chaos, with sorrow to tame us, reach us for the symbol of your world. The shroud of pathos, each symptom inflames us, preaching the symbol of the scourge. Life's contempt, a life of trial to unrest, vilified. I resent, morbid times so oppressed, soul divine. Lies torment, as I try to confess to a fearless sky.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcier ♣ Nécromancien
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 79
Points RP : 169
Date d'inscription : 03/12/2017

De la main de Jonah Fowler signé le Ven 26 Jan - 13:43
Small deathsWe come from a world of oblivion bad dreams.
I got all I need strapped right to my hamstring.
I'm not really bad I'm just made up of bad things.
I'm really not a mad man the voices keep asking.
Born with a soul that don't wanna be saved.
Lahja
VEHVILÄINEN
Jonan
Fowler
Ne lutte pas, petite fille. Ne résiste pas. Tu ne peux saisir l’insaisissable. Je suis déjà l’ombre de tes doutes. J’en ferai des peurs qui te réveilleront au milieu de la nuit, en sueur et en pleur. Je diluerai ta raison dans ma folie. Je la ferai tienne. Tu te regarderas dans le miroir sans parvenir à te reconnaitre. Les autres se détourneront de toi. Un à un. Personne n’aime à regarder le reflet de sa démence. Tu seras seule, perdue et tu te tourneras vers le seul guide qui te reste. Cette voix dans ta tête. Cette voix que tu t’étais juré de ne jamais écouter. Tu la jugeais, tu la condamnais mais elle sera ton seul refuge. Tu ne seras pas toujours d’accord avec ses choix. Tu lutteras contre certains. Tu t’en voudras pour beaucoup. Tu réaliseras alors que tu es impuissante. Pathétique. Puis viendra le tour de ton corps. Lui aussi te fuira, t’enfermant dans une prison d’où nul ne peut sortir. C’est toi qui seras alors la voix. Tu verras à travers tes paupières, tu entendras à travers tes oreilles, tu penseras, fort, dans ton esprit. Mais tes lèvres ne bougeront plus sous ta volonté, elles resteront muette pour exprimer tes désirs. Fermés sous tes appels à l’aide. Je détruirai alors tout ce que tu as pu chérir. Tout ce que tu as pu aimer. Et je me régalerai de tes cris, audibles seulement pour moi. Peut-être qu’à cet instant alors, je délivrai ton âme de ses tourments. Que j’abrégerai son agonie pour enfin la confier à la mort. Peut-être.  Dans l’iris de son regard sombre, Jonah laisse un instant l’horreur de cet avenir se lire. Une brèche sur une possibilité. Une probabilité. Il use de son don avec parcimonie, se contentant de suggérer plutôt que de briser. Il ne peut se permettre d’abuser une fois encore. Il a déjà payé les conséquences d’un excès, il y a peu. Juste parce qu’il voulait impressionner Balian. Objectif qu’il a sans doute atteint, conséquences douloureuses qui ont pesées aussi bien sur le corps de Timothée que sur l’entité. Ça le pousse à jouer avec d’autres cartes que la brutalité de ses intrusions, ou la violence de son appétit. Aujourd’hui, il joue dans la finesse. Dans le ressenti. C’est comme jouer du violon, il faut manipuler des cordes fines, les faire vibrer à tes endroits bien précis pour en tirer les notes choisis, qui formeront une mélopée voulue. Jonah écrit sa partition et fera danser le Diable en personne.

- Tu l’as laissée… Parce qu’elle était persuadée qu’elle pourrait s’en sortir
. Il rit, applaudissant un instant. – Lahja… Si Eden avait prétendue qu’elle pouvait voler… Il sourit, se rapprochant d’elle, faisant le tour de sa personne, sans  cacher le regard qui la parcourt. Qui l’étudie. Il veut apprendre ce langage muet qu’elle exprime. Il veut pouvoir deviner quand elle cache, quand elle ment. Quand elle est mal à l’aise. Observateur. Méticuleux. Il passe dans son dos, sa bouche se rapprochant d’une oreille pour y souffler son poison. -  … Tu l’aurais regardé sauter d’une falaise ? Son excuse était stupide. Il la balaie comme le reste afin qu’il ne lui reste rien pour dissimuler sa culpabilité ou ses remords. Il fouille dans ses propres souvenirs. Ce n’est pas toujours évident. Avant il y avait ceux de sa sœur qu’il pouvait dépouiller mais maintenant il n’a plus d’esprit bien à lui. Il doit chercher à l’intérieur d’autre chose. Il revoit Eden dans les Landes. Il l’y avait égaré pour qu’elle admette enfin avoir besoin de lui. Retiré dans un recoin, lui observait. Qu’elle était têtue sa jumelle. Il aurait aimé voir à quel point. Hélas Lahja avait tout gâchée en lui venant en aide. Il se recule de quelques pas, s’adossant au mur, derrière elle. Elle se débat dans l’océan de ce qu’elle ignore, tant de se raccrocher à ses certitude. Elle est forte. Elle est puissante. Jonah le ressent sans peine. Sa gourmandise le titille un instant mais il la contient. Pas maintenant. – Tu savais qu'un truc sonnait faux chez Eden. Tu savais que… Quelque chose la rongeait. La faisait souffrir et marquait son regard. Jonah ne doutait pas qu’elle avait pu l’entrapercevoir, lui, flamme pourpre au milieu de l’océan turquoise des yeux de sa jumelle. - Pourtant tu ne t’es pas écouté. Ça il s’en souvient. Il n’oublie jamais les brèches qu’il voit fissurés une âme. – Pourquoi ? Tu avais mieux à faire ? Sa compagnie te déplaisait ? Ou toutes tes belles paroles sur une amitié forte, à l’épreuve du temps et de la distance n’étaient qu’un ramassis de connerie ?

Oh… Pauvre chérie. Incapable de regarder la douleur animée les autres… Bouhou, l’entité pourrait presque lui tapoter affectueusement le crâne, il se contente cependant d’un sourire navré, alors que ses prunelles pétillent d’une malice presque enfantine. Pervertie. – Parce qu’elle était convaincue qu’elle pouvait encaisser. Il penche la tête sur le côté, amusé. – Quand j’y songe, il est vrai que parfois, son corps tremblait alors que les tortures avaient pourtant cessées. Comme si la souffrance était encore infligée, comme si il savait qu’elle reviendrait. Elle serrait les poings et les dents… Tentant de noyer ses larmes. Il pousse un soupir profond. L’expiration sonne comme lourde. Presque dure à évacuer. Comme si cela le touchait. Tout vole en éclat quand il rit de nouveau. Il est difficile de dire ce qu’il ressent ou ce qu’il ment, tant les deux s’entremêlent. – Quelques événements me font effectivement penser que je n’ai rien de très humain. Quelle perspicacité ! Bon, par contre pour l’instinct de survie on repassera. Il se détache du mur et revient vers elle. Il fouille dans ses poches et en sort une clope qu’il s’allume, prenant le temps des silences. Tout aussi efficaces que ses joutes orales. Elle admet qu’il soit inhumain avant tant d’aisance. Sans même que son esprit se heurte à la pensée de l’improbable. Elle est une humaine qui sait depuis longtemps que les Monstres existent. Qu’ils ne se cachent pas sous nos lits pour nous en tirer, mais nous y plaquent pour nous y abuser. Connaissait-elle déjà ces faits quand elle a croisé le chemin d’Eden ? Une nouvelle brèche à lézarder. Jonah trouvera n’importe quel doute pour s’engouffrer dans ses pensées. Qu’importe le temps que ça lui prendra.

Elle s’y connait visiblement mieux que lui sur les créatures qui peuplent le monde, surtout l’Irlande en ce moment, peut être… Peut-être qu’elle saurait ce qu’il est. Qu’elle pourrait l’éclairer sans le vouloir sur sa nature. Lui apprendre d’avantage. Elle ignorait ce qu'il était, mais aussi ce qu'il savait. Lui, ne peut que dire ce qu’il n’est pas. Mortel. Vampire. Lycan. – Quelle petite maline… Tu cherches à comprendre n’est-ce pas ? Le lien que j’ai avec Eden… Quand nous nous sommes rencontrés. Peut-être même que tu mêles les deux… Mais pour t’en assurer, il faudrait que tu sache ce que j’ai dans le ventre. Quelle horreur mon délicieux regard peu bien cacher. Il souffle un nuage de fumée, autant hors de ses poumons que dans le mental de la jeune femme. Tout ébranler. – Oh évidemment je pourrai te le dire mais… où serait le jeu ? Quel mérite aurais tu ? On a rien sans rien, Lahja. Restait à déterminer ce qu’il voulait exactement. Lui-même, l’ignorait encore.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
♣ Sorcière ♣ Élémentaire
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 666
Points RP : 1346
Date d'inscription : 22/09/2017

De la main de Lahja Vehviläinen signé le Aujourd'hui à 13:29

Small deaths
Jonah & Lahja

« Without the mask, where will you hide ? Can't find yourself lost in your lie. I know the truth now. I know who you are. It never was and never will be. Icons of self-indulgence, just what we all need, more lies about a world that never was and never will be.  »
L'acrimonie d'une fatigue pesante s'incrustait en elle, tétanisant pour un instant la vitalité de ses songes et les candeurs de ses forces vaporeuses. Assommée par la dissonance de ces mots qui déambulaient dans son esprit sans comprendre leurs origines, elle était lasse. De plus en plus agacée face à l'écoulement nauséabond du temps qu'elle passait en compagnie de Jonah. N'était-ce donc que cela ? N'avait-il pas autre chose à démontrer que ce qui était devenu commun et banal dans ce monde décharné ? Il semblait s'être détourné de tout espoir, rongé par les mites d'un pessimisme qui se prenait pour des réalités. Le sentiment moribond qui se diluait dans les artères de Lahja la rendait presque amère, comme l'acidité d'un poison doucereux et pourtant si intoxiqué qu'il pourrait en faire éclater son cœur fatigué. Dans ce regard d'horreurs appartenant à son interlocuteur, la finlandaise se noie, doucement mais sûrement, au sein d'un océan de torpeurs qu'elle refuse pourtant d'entendre et d'agréer. Dans la lourdeur étouffante de ces mots qui gangrènent son esprit, elle reste pourtant impassible au chaos qui envenime leur dialogue lacéré. Elle sentait son myocarde s'écraser sous la force d'un étau invisible, celui d'une culpabilité que cet homme tentait de lui injecter dans les veines, celui de sa conscience qui encaissait, petit à petit, les échardes machiavéliques que l'étranger se plaisait à enfoncer dans la volupté fragile de son Âme. Ces épines d'acier faisaient écho à la fille auréolée de bonté, à celle en qui elle avait vu une âme similaire à la sienne, à celle qui répondait au tendre prénom d'Eden. Sur elle, Jonah dessinait des écorchures imperceptibles, créant inévitablement l'odeur de futures nuits blanches. Il démontrait les failles, son manque de présence. L'abandon de celle qu'elle avait pourtant toujours désiré protéger. Son rire balaie ses émotions tendres pour les absoudre dans les flammes violentes du regret. Il en vient à tourner autour de son être tel un fauve prêt à la dévorer, récitant en murmures l'une de ses phrases parfaitement agencées qui glisserait dans la chair de ses ventricules pour lui rappeler ces plaies qu'elle a laissé se former en l'innocence incontestée de l'Eden sacrée. « J'ai cru en sa force et c'est toujours le cas. » Au-delà des douleurs, au-delà des immondices qu'elle avait pu vivre, l'élémentaire était convaincue que son amie possédait cette flamme en elle, celle qui l'empêcherait de sombrer, celle qui de par sa lumière virulente serait apte à la garder sous sa protection universelle. « Mais ce qui est certain, c'est que je ne l'aurais pas regarder sauter de cette falaise. Est-ce que toi, tu l'aurais fait ? » Le vouvoiement s'effaçait sous les émotions qui labouraient son esprit pourtant toujours insaisissable et increvable. La mélancolie l'avait certes envahi mais elle ne pliait toujours pas sous son poids. Elle espérait, toujours. Elle aimait, toujours.

Il parlait d'un savoir dissimulé, obstrué. Lahja fut persuadée qu'elle s'en sortirait, qu'elle dépasserait cette ombre, tapie dans les profondeurs les plus sinueuses de ses prunelles. Le regard de son amie est resté intact en sa mémoire. Vestige doré de cet aria qu'elle pouvait presque entendre s'échouer dans l'air en compagnie de cette petite ingénue qu'était Eden lorsqu'elle l'a rencontré. Dans les plaines, en perdition certaine. Tout en elle semblait confus et tourmenté par des forces que la blonde pouvait sentir mais qu'elle ne pouvait pourtant voir. Très vite, toutes les deux s'étaient liées. Comme une évidence dont Vehviläinen ne pouvait nier l'authenticité. De cette authenticité, les blessures qui l'envahissaient lentement aux paroles défigurées de celui avec qui elle conversait. Oui, elle l'avait vu ce spectre nébuleux. Elle avait reconnu son obscurité et son cœur s'était inquiété de déchiffrer les tourments qui faisaient tourner la psyché de la femme aux cheveux enflammés mais cette conviction dont elle avait fait preuve aux remarques angoissées de Lahja l'avait désarçonné car elle était vraie. En imposant cette force, elle n'avait vu aucun mensonge, elle n'avait perçu aucun trouble dans sa voix cristalline. « S'il s'agissait réellement d'un ramassis de conneries, rappelle-moi ce que je fais ici à discuter avec quelqu'un d'aussi accusateur et arrogant que toi. » C'était l'espoir, ce désir incommensurable de la voir qui avait nourri son obstination à la retrouver. « J'aurais dû l'emmener avec moi... » soufflait-elle, mordue en pleine poitrine par un état de faits bien trop retardé. Là était son erreur. Là était son crime. Elle le savait et s'en jugeait ardemment pour cela. Elle en mesurait toute l'ampleur à la réponse que l'entité noire lui offrit, lui retournant ses propres mots, lui indiquant qu'il la pensait, comme Lahja, capable d'encaisser. Ce fut comme une gifle verbale, un torrent de givre contre la chaleur des souvenirs rieurs qu'elle partageait avec Eden.

La suite de ses propos n'en fut que plus meurtrière. Il semblait avoir été le témoin de tortures, d'enfers que l'on infligeait à la silhouette frêle qu'était l'Eden qu'elle a connu. La souffrance de ses chairs lui paraissait presque perceptible lorsqu'elle imaginait la petite s'effondrer de ne plus savoir compter sur ses deux jambes. En l'écoutant proférer ces effluves d'atrocités, elle a croisé les bras sous sa poitrine, cherchant à réchauffer ses mains, gelées par la froideur indifférente qu'il dégageait. Il se mouve avec arrogance, s'allumant une cigarette comme s'ils échangeaient des banalités tout à fait communes et sans intérêts. Cela sautait presque aux yeux que ce corps ne pouvait transporter un simple esprit humain. Dans toutes les vilenies qui suaient de sa voix, Lahja subissait l'écœurement brûlant de ce qu'elle désignait, personnellement, comme étant de la magie noire. Cette dernière soulevait en elle des vagues monstrueuses, encombrées de puissance et de cupidité face auxquelles elle résistait malgré les bourrasques de volonté qu'elle pressentait en cet individu. Il lui avouait sans peine qu'il n'était pas humain, laissant flotter des suppositions morbides dans les phrases qu'il décidait de lui jeter à la figure, laissant échapper un épais nuage de fumée au questionnement persistant de la jeune femme. Jonah s'amusait de cette confusion, de ses points d'interrogation qui traînaient en longueur. Il contemplait son mental s'entortiller, se délectant pratiquement de la frustration progressive qui envahissait Lahja depuis le commencement de cette conversation. « De nous deux, tu es bien le seul à t'amuser, crois-moi. » Lahja savait pourtant faire des compromis. Depuis le déchirement apocalyptique de l'Irlande, négocier faisait partie de son quotidien. « Je t'écoute. Dis-moi ce qu'il faut pour que ta langue fasse preuve d'un peu plus de franchise. » Ses poings s'étaient serrés inconsciemment, contractant quelques uns de ses muscles qui, sous le froid humide, se solidifiaient minutieusement.    
(c) DΛNDELION




| TO A FEARLESS SKY |
With God, in chaos, with sorrow to tame us, reach us for the symbol of your world. The shroud of pathos, each symptom inflames us, preaching the symbol of the scourge. Life's contempt, a life of trial to unrest, vilified. I resent, morbid times so oppressed, soul divine. Lies torment, as I try to confess to a fearless sky.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


De la main de Contenu sponsorisé signé le
Revenir en haut Aller en bas

Small deaths | Jonah

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» And what's small turn to a friendship. [pv Aaron]
» Hermione ▬ It's a small crime and I've got no excuse
» Blaze - Keep a little fire burning; however small, however hidden. || 14/07
» 6 Worst Fast-Food Burgers (and What You Should Eat Instead!)
» Obama-Hillary et le débat démocrate en Pennsylvanie

The Island Of the Damned ::  :: Belfast-