The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Misleading Appearance FT Théo

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♣ Sorcier ♣ Nécromancien
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De la main de Jonah Fowler signé le Dim 4 Fév - 13:52
Misleading AppearanceHow can you see into my eyes like open doors ?
Leading you down into my core
Where I've become so numb
Théodore

O'Brian
Jonan
Fowler
Ne pas oublier ses basiques. Renouer avec la simplicité. Sans fioritures, sans plan à long terme ou projets à préparer. Juste se détendre un peu. Il l’a bien mérité. Il n’a pas chômé depuis son retour à cette réalité. Il ne niera pas l’existence de celle où il a failli se perdre à jamais. Celle où les âmes se matérialisent pour qu’il puisse au mieux les dévorer. Souvenirs qu’il chérit autant que l’enseignement qu’il en a tiré. Il secoue la tête, fait glisser la lame du couteau sur sa joue sans pour autant entailler la chair. Le corps qui subira son appétit un peu plus tard dans la journée est celui d’un Ado. 16 ou 17 ans, Jonah n’a pas encore prit le temps d’en parcourir les pensées ou le passé. Il a juste sauté sur une occasion. Il a comme qui dirait été appelé. Par la Haine. La violence. La rancœur. La folie naissante. Il y a des essences qui sont pour lui des phares dans la nuit. Des Êtres que la vie a déjà tellement malmené que la brèche pour l’accueillir est béante. Rien pour lutter contre sa présence ou les vices qu’il impose. Ce jeune homme en était le parfait exemple. Brimé, battu par son géniteur après avoir perdue sa mère dans les bombardements. Une routine de merde, entre la peur et les coups, nourrissant son obscurité. Jonah n’a qu’a s’y installer. Attiser les fantasmes de meurtre, les rendre plus réels, plus concrets. Les imposer non plus comme un doux rêve, mais une nécessité. Une décharge d’adrénaline. Il ne rencontre aucune résistance, le futur adulte est malléable à souhait. Il écrase son innocence d’Enfant, puissant son pouvoir dans ce qu’il détruit, de la volonté qui ploie avant de se briser en mille éclats, se plantant dans un esprit agonisant. Frappes. Il n’a jamais hésité lui. Il n’a jamais fait preuves d’aucune pitié. Combien de fois tu l’as supplié ? Combien de fois, il y est resté sourd ? ça y’est. L’entité pille. Ravage les souvenirs. Les doigts tremblant se resserrent sur le manche de l’arme improvisé. Il finira par te tuer tu sais. Il balancera ton corps dans le premier coupe gorge venu… Qui pour s’en soucier de toute façon ? Tu es déjà perdu dans l’indifférence générale alors que tes cris réveillent chaque soir les voisins… Appuyer sur les peurs. Jouer des phobies. Toujours frapper là où ça fait mal. Jonah ne veut pas forcer pourtant. Le jeu est autre. Il veut … Inspirer. Il sent la rage de son hôte incendier ses veines. Son souffle la transpire. L’homme d’une quarantaine d’année qui gît à ses pieds, commence à se réveiller. Il grommelle en papillonnant des yeux. Poussé dans les escaliers, Jonah a apprécié le petit clin d’œil à sa mort, il a perdu quelques minutes conscience, après avoir échoué sur le parquet poussiéreux de leur maison.

L’humanité amuse grandement le mangeur d’âme. Alors qu’elle touche le fond et plutôt que de chercher à remonter en s’entre aidant, elle préfère continuer de creuser. Coincé entre des Monstres qui n’ont rien à envier à ceux des contes et des scientifiques qui tentent de percer leur secret, ces Hommes choisissent de… Se pourrir un peu plus. De se battre pour un morceau négligeable. Tous les coups semblent permit. Un petit paradis de non droit. Un substrat parfait pour Jonah. Qu’est-ce que tu vas morfler quand il va reprendre ses esprits… Commence peut être à courir… Vu que tu n’as pas l’air prêt à faire ce qu’il faut. Et pendant que l’Ado se bat avec sa Moralité, l’entité ravive les songes les plus douloureux. Les souvenirs qui se teintent le plus de larmes et de vermeille. Et enfin, dans un élan d’instinct et de Bestialité, l’ado abat le couteau, cédant à ce qu’il voit comme sa délivrance. En criant. En hurlant. En pleurant. Abreuvant Jonah de toute sa souffrance. L’entité s’y jette avec appétit, appréciant la saveur de l’insouciance qui se noie dans le parricide. Félicitation mon grand, tu es devenu un homme. Un éclat de rire et il se retire, quittant brutalement l’esprit pour le laisser avec les conséquences.

- Home Sweet Home
. D’humeur légère, un sourire dessine ses lèvres alors qu’il s’étire comme sortit d’un délicieux somme. Il fait quelque pas dans le taudis qu’il squatte pour quelques jours avant d’observer ses doigts flirter avec un rayon de soleil. Il superpose sans peine les mains de l’Ado par-dessus les siennes pour se délecter du sang qui les souillent. Il se saisit d’une clope et l’allume. Il est rassasié, reposé et accessoirement divertit. Il est temps de passer aux choses sérieuses maintenant. L’intrusion à Tullamore a été une belle réussite. Gray, le petit plus qui l’avait ravie. Ça sera utile en temps voulu, il n’en doutait pas. Maintenant, il voulait voir de l’autre côté du miroir. Pas être parmi les mortels, dieux suprêmes en ces murs, mais créatures kidnappés, servant leurs desseins contre leur gré. Et pour ça, il est temps de renouer avec sa première expérience non humaine. Une Lycanne. Jonah avait longtemps cherché une âme comme la sienne. Torturé et rongé. Quelque chose qui ne soit pas complexe à détruire. A posséder. Des échos qu’il connaissait sur le bout des doigts, des fils faciles à manipuler. Il avait fini par trouver, Jonah est acharné quoi qu’il entreprenne. Quand les Tullamore avait finit par lui mettre la main dessus alors qu’il arrivait tout juste à franchir la conscience de son esprit, l’entité avait un temps vu rouge… Puis il avait rit de sa stupidité. Certes, une chienne enchaînée avaient une utilité restreinte. Mais une utilité quand même. De un, il pouvait découvrir les différences à gangrener ce genre d’être. Profiter de sa faiblesse pour s’installer plus vite. Et en prime, il aurait le droit à une visite très privée des cellules de la Prison. Coup double.

Il écrase sa cigarette contre un meuble et regagne le canapé, s’y calant à son aise. Il ferme les yeux, soupirant longuement, appréciant cet instant où il fait le lien entre deux mondes. La mélodie agonisante des âmes se déchirent, si nombreuses en ses heures sombres. La noirceur des ténèbres qui menacent toutes celles qui brillent encore. Et dans cet équilibre fragile, son ombre qui s’y étale. Ne pas perde le fils et quitter le chemin. Jonah se fait encore avoir parfois, il va pour prendre un hôte en particulier et se retrouve dans un autre, inconnu plus en démence que les autres. L’essence de la louve est une lueur différente, plus diffuse, plus difficile à retrouver malgré ses particularités. Il ignore le temps qui défile, incapable d’en garder la notion dans cet espace. Une minute ? Deux heures ? L’après-midi entière ? Il s’en moque. L’essentiel est qu’il finit par la trouver. Et s’y engouffrer.

Des hurlements à la mort. Une terreur destructrice. Une souffrance omniprésente. Elle a mal. Elle est perdue. Encore plus que lorsqu’il l’a dénichée. Loin des siens, de sa meute, enfermée entre quatre mur, son esprit est déjà un champs en ruine, dans lequel les fleurs des souvenirs font éclore l’espoir. Il se terre entre deux cauchemars, prenant le temps de se faire à ses nouveaux ressentit, la puanteur des mélanges d’odeur qu’il perçoit. La cacophonie des suppliciés. Le goût métallique du sang dans la bouche lui sert d’encrage quand il se perd dans la violence des autres. Ça, il connait. Il peine encore à prendre des repères. Ce qu’il voit à travers ses yeux est flou et déformés. Il gronde en sentant les effets des médocs dont elle doit être bourrée. Il doit les refiler à la propriétaire. S’en dégager au risque d’en subir, comme elle, des méfaits. Ses pensées sont affûtées comme des lames. Sa volonté est sa seule arme ici, et il ne peut se permettre de la laisser flancher. Ni de perdre son but. Il ne veut pas se retrouver brutalement projeter hors d’ici. Un bourdonnement agaçant. Peut-être une conversation proche, ou les cris audibles de la jeune femme. Un mélange des deux. – Ta gueule. Jonah n’a pas encore conscience de s’être imposé dans cette chair. La louve a été trop heureuse de pouvoir trouver une échappatoire et s’est laissé glisser dans la torpeur induite de la présence de l’entité. Il lui faut quelques minutes pour se rassembler. Prend ton temps. Rien ne presse. Commence par le début. Situer l’instant. Le figer. Comprendre où il est exactement. S’approprier l’enveloppe et ses capacités. Prendre le contrôle.

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Tullamore ♛ Psychopathe en chef
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De la main de Théodore O'Brian signé le Ven 16 Fév - 10:35
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- THÉODORE O'BRIAN & JONAH FOWLER -




Tullamore. Jamais je n’avais voulu en faire partie. Enfin, tout du moins, au début. Les machinations de mon père, les craintes des hommes, toute cette folie construite autour d’une seule et même entité. L’ignorance. L’homme a toujours été de ces énergumènes qui déteste ne pas savoir, ne pas comprendre. Il s’en sent tellement démuni, tellement désorienté. Simple pauvre petit sentiment d’inconfort face à la toute-puissance de notre mère nature. Il est là, ne sachant trop quoi faire, ni comment agir ou même réagir. Et par la force des choses, il finit par en perdre littéralement les pédales. Le savoir est ce petit truc qui nous donne le sentiment ultime de ne jamais pouvoir flancher. On se croit supérieur, intelligent, sans danger, intouchable, voir même parfois, invulnérable. Il nous rassure, nous conforte dans l’idée même d’être au sommet de tout. D’être le genre le plus puissant qui soit. Mais on a eu tort. On s’est trompé sur toute la ligne, durant des siècles, des millénaires même. Pour au final réaliser que notre vie ne tient en réalité qu’à une toute petite chose. La chance. Mais on ne joue pas sur la chance. Non. Elle est pire que le jeu de la roulette russe. Elle est pire que tout le reste. Elle nous stress, nous angoisse, nous rend aigris et alors c’est là qu’entre en scène notre instinct le plus destructeur. L’instinct de survie. Celui qui nous fait monter cette adrénaline dans nos veines, qui nous pousse parfois à la folie. Qui nous aide à nous surpasser, d’avantage, toujours plus, quitte à se mettre en danger pour retrouver cette place qui était la nôtre. Nous étions au sommet de la chaine alimentaire. Nous ne sommes désormais qu’au stade de l’incompréhension, et tout ce que nous voulons, c’est retrouver notre place. Retrouver se savoir qu’il nous revient de droit. Nous voulons comprendre pour mieux contrôler…

Contrôler. Absolument tout. Voilà comment j’ai fini ici, dans cette forteresse sans fenêtre. Loin de tout ce que j’avais pu construire à Nassau. Loin de cette vie de débauche, loin de tellement de choses en soit. Cela m’a rendu aigris, cela m’a poussé à commettre des atrocités, à devenir cet homme que je refusais de devenir. Je crois que j’en ai simplement perdu les pédales. Victimes de mon savoir, victime de ma science, victime des volontés de mon père. Au début, je refusais, mais aujourd’hui, je suis comme ce drogué qui a besoin de sa dose. Je ne suis qu’un junky, incapable de décroché, incapable de revenir à la réalité. Je veux savoir, je veux comprendre. Obsédé, complétement obnubilé, absorbé par toutes ces choses qui m’intrigue et me poussent à me surpasser. Les vampires sont des êtres extraordinaires. Mort, répugnants, des monstres, mais pourtant tellement intéressants. D’abord il y a eu Léandre, et ensuite, ce fut au tour de Graydon, sa progéniture. De l’obsession je suis passé à un stade bien supérieur. Non pas de la dévotion, non pas de la soumission, mais plutôt, de l’admiration. Un fantasme créé de toute pièces afin de comprendre leur anabolisme. De savoir, enfin, dans quel ciment furent forgé ces créatures. Je veux ce qu’ils ont. Je veux non pas être comme eux, mais je veux la vie éternelle. Et je le découvrirais. Des vampires. Mais bien d’autres créatures encore. Des sorciers, des polymorphe, des Léviathans, mais aussi, des lycanthropes. Tout un tas de créature surnaturelles. Toutes plus puissantes les unes que les autres. Une création soit disant biblique, mais je n’y crois pas. Non. Il y a forcément une explication à tout ça, et je veux la découvrir, je veux en être l’unique instigateur, je veux, se savoir absolue afin de contrôler l’incontrôlable. Et je l’aurais.

Par la force, la violence, qu’importe. Un jour ces créatures n’auront plus le moindre secret pour moi. Parce que c’est l’unique solution. Savoir ce qui peux leur faire du mal afin de mieux les contrôler. J’ai réussis en créant le virus. Oui, j’ai gagné une bataille. Mais je suis encore bien loin d’avoir remporté la guerre. Marchant dans les couloirs de cette prison, je sais ce que je suis venu chercher aujourd’hui. Graydon fut reconduit dans sa cellule, pour une fois, afin de me laisser flancher sur un autre sujet. Celui des lycans. Un sujet laissé, mis de côté à cause de cette obsession que j’alimente pour la race Caïnite. Mais je ne peux me permettre de laisser certains éléments de côté. Je sais que les vampires tentent de contrer le virus. Je sais qu’un scientifique est dessus. Qu’ils utilisent leurs cerveaux les plus puissants pour comprendre, et je sais qu’ils sont en voie de réussir. Je ne peux m’y résoudre. Si le sang des lycans est vraiment un remède je dois comprendre comment le contrer. Je dois créer une version plus puissante du virus K-089. Je dois oui, créer un génome tellement plus puissant qu’il en deviendrait indestructible. Je me pensais être l’unique antidote de cette maladie. Mais à l’évidence, je pense avoir eu tort sur toute la ligne. Faisant signe à mes gardes d’ouvrir cette cellule devant laquelle je me trouvais, je t’ai simplement observé. Tu semblais… Perturbée, bien moins à l’aise que ces derniers jours. Toi, la louve, qui depuis ton arrivée n’essayais même pas de nous combattre nous. Tu avais dû comprendre que ça ne servirait à rien, qu’une fois ici, tu n’avais plus la moindre chance. C’était une réalité. Si Léandre McGuinness en personne avait été soumis, qui pourrait ne pas l’être ? C’était une certitude, une évidence, c’était comme ça. Nous étions en train de gagner, point à la ligne.

« A ta place. »

Sortant une seringue de la poche interne de ma veste et un flacon de calmant, je t’ai parlé, comme ce chien que tu étais. Si les vampires me rendaient obsédé, ce n’était en aucun cas le cas des tiens. Les loups. Je trouvais ça… bestial. Et très sincèrement je ne vous portais pas dans mon cœur. Loin de là même. Si je vous étudiais c’est bien parce que je devais, mais s’il y avait bien une race que je trouvais abominable c’était la vôtre. Je vous aurais tous éradiqué si ça ne tenais qu’à moi. A mes yeux vous n’étiez rien d’autre que des animaux, vulgaire créatures créé pour on ne sait quelle raison. J’ai remplis la seringue, lentement, délicatement, pour que tu puisses bien la voir, venant m’approcher de toi. Te fixant. Te trouvant… Changée. Qu’est-ce qui n’allait pas chez-toi ? Qu’est-ce qui t’arrivait ? Avec vous je savais que tout était possible. A vrai dire, j’en perdais tous sens du rationnel depuis que je connaissais l’existence des créatures surnaturelles. Toute ma science venait de se casser la gueule. C’était ça la vérité. Plus rien n’avait de sens, et encore moins de logique. Et je pouvais voir dans ton regard un truc différent de d’habitude. Comme si tu étais… J’en sais rien… Possédée ? Etrange. Mais pas impossible quand on sait tout ce qui arpente ces terres depuis quelques temps. Je m’en sentirais presque désorienté, à tel point que mes gardes sont eux aussi entré dans la cellule après leur avoir donné l’ordre de te tenir fermement pour t’attacher contre le mur. Te passant un collier autour du cou, des menottes autour de tes poignets, t’empêchant de presque tout mouvement. T’empêchant de devenir un danger potentiel pour ma personne. Je me suis simplement rapproché de toi, te fixant dans les yeux, intrigué. Je connaissais mes patients sur le bout des doigts. Oui, je vous connaissais tous pour vous avoir étudier. Mais toi, je savais qu’un truc avait changer, là, aujourd’hui. Mais quoi ?

« Toi tu n’es plus tout à fait toi. »

C’est tout ce que j’ai trouvé à dire en venant planter la seringue dans ton bras. Qui étais-tu ? je n’allais pas tarder à le savoir. Parce que savoir, comprendre, c’était tout ce qui m’importait. Et peu importe le mode employé, je saurais absolument tout ce que je veux.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Chercher... Trouver... Détruire.
Qui a t'il de plus résistant comme parasite ? Une idée. Une simple idée sorti de l’esprit humain est capable d'ériger des villes. Une idée peut transformer le monde et changer entièrement la donne. Voilà pourquoi je dois la voler...  
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