The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 Misleading Appearance FT Théo

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Théodore

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Ne pas oublier ses basiques. Renouer avec la simplicité. Sans fioritures, sans plan à long terme ou projets à préparer. Juste se détendre un peu. Il l’a bien mérité. Il n’a pas chômé depuis son retour à cette réalité. Il ne niera pas l’existence de celle où il a failli se perdre à jamais. Celle où les âmes se matérialisent pour qu’il puisse au mieux les dévorer. Souvenirs qu’il chérit autant que l’enseignement qu’il en a tiré. Il secoue la tête, fait glisser la lame du couteau sur sa joue sans pour autant entailler la chair. Le corps qui subira son appétit un peu plus tard dans la journée est celui d’un Ado. 16 ou 17 ans, Jonah n’a pas encore prit le temps d’en parcourir les pensées ou le passé. Il a juste sauté sur une occasion. Il a comme qui dirait été appelé. Par la Haine. La violence. La rancœur. La folie naissante. Il y a des essences qui sont pour lui des phares dans la nuit. Des Êtres que la vie a déjà tellement malmené que la brèche pour l’accueillir est béante. Rien pour lutter contre sa présence ou les vices qu’il impose. Ce jeune homme en était le parfait exemple. Brimé, battu par son géniteur après avoir perdue sa mère dans les bombardements. Une routine de merde, entre la peur et les coups, nourrissant son obscurité. Jonah n’a qu’a s’y installer. Attiser les fantasmes de meurtre, les rendre plus réels, plus concrets. Les imposer non plus comme un doux rêve, mais une nécessité. Une décharge d’adrénaline. Il ne rencontre aucune résistance, le futur adulte est malléable à souhait. Il écrase son innocence d’Enfant, puissant son pouvoir dans ce qu’il détruit, de la volonté qui ploie avant de se briser en mille éclats, se plantant dans un esprit agonisant. Frappes. Il n’a jamais hésité lui. Il n’a jamais fait preuves d’aucune pitié. Combien de fois tu l’as supplié ? Combien de fois, il y est resté sourd ? ça y’est. L’entité pille. Ravage les souvenirs. Les doigts tremblant se resserrent sur le manche de l’arme improvisé. Il finira par te tuer tu sais. Il balancera ton corps dans le premier coupe gorge venu… Qui pour s’en soucier de toute façon ? Tu es déjà perdu dans l’indifférence générale alors que tes cris réveillent chaque soir les voisins… Appuyer sur les peurs. Jouer des phobies. Toujours frapper là où ça fait mal. Jonah ne veut pas forcer pourtant. Le jeu est autre. Il veut … Inspirer. Il sent la rage de son hôte incendier ses veines. Son souffle la transpire. L’homme d’une quarantaine d’année qui gît à ses pieds, commence à se réveiller. Il grommelle en papillonnant des yeux. Poussé dans les escaliers, Jonah a apprécié le petit clin d’œil à sa mort, il a perdu quelques minutes conscience, après avoir échoué sur le parquet poussiéreux de leur maison.

L’humanité amuse grandement le mangeur d’âme. Alors qu’elle touche le fond et plutôt que de chercher à remonter en s’entre aidant, elle préfère continuer de creuser. Coincé entre des Monstres qui n’ont rien à envier à ceux des contes et des scientifiques qui tentent de percer leur secret, ces Hommes choisissent de… Se pourrir un peu plus. De se battre pour un morceau négligeable. Tous les coups semblent permit. Un petit paradis de non droit. Un substrat parfait pour Jonah. Qu’est-ce que tu vas morfler quand il va reprendre ses esprits… Commence peut être à courir… Vu que tu n’as pas l’air prêt à faire ce qu’il faut. Et pendant que l’Ado se bat avec sa Moralité, l’entité ravive les songes les plus douloureux. Les souvenirs qui se teintent le plus de larmes et de vermeille. Et enfin, dans un élan d’instinct et de Bestialité, l’ado abat le couteau, cédant à ce qu’il voit comme sa délivrance. En criant. En hurlant. En pleurant. Abreuvant Jonah de toute sa souffrance. L’entité s’y jette avec appétit, appréciant la saveur de l’insouciance qui se noie dans le parricide. Félicitation mon grand, tu es devenu un homme. Un éclat de rire et il se retire, quittant brutalement l’esprit pour le laisser avec les conséquences.

- Home Sweet Home
. D’humeur légère, un sourire dessine ses lèvres alors qu’il s’étire comme sortit d’un délicieux somme. Il fait quelque pas dans le taudis qu’il squatte pour quelques jours avant d’observer ses doigts flirter avec un rayon de soleil. Il superpose sans peine les mains de l’Ado par-dessus les siennes pour se délecter du sang qui les souillent. Il se saisit d’une clope et l’allume. Il est rassasié, reposé et accessoirement divertit. Il est temps de passer aux choses sérieuses maintenant. L’intrusion à Tullamore a été une belle réussite. Gray, le petit plus qui l’avait ravie. Ça sera utile en temps voulu, il n’en doutait pas. Maintenant, il voulait voir de l’autre côté du miroir. Pas être parmi les mortels, dieux suprêmes en ces murs, mais créatures kidnappés, servant leurs desseins contre leur gré. Et pour ça, il est temps de renouer avec sa première expérience non humaine. Une Lycanne. Jonah avait longtemps cherché une âme comme la sienne. Torturé et rongé. Quelque chose qui ne soit pas complexe à détruire. A posséder. Des échos qu’il connaissait sur le bout des doigts, des fils faciles à manipuler. Il avait fini par trouver, Jonah est acharné quoi qu’il entreprenne. Quand les Tullamore avait finit par lui mettre la main dessus alors qu’il arrivait tout juste à franchir la conscience de son esprit, l’entité avait un temps vu rouge… Puis il avait rit de sa stupidité. Certes, une chienne enchaînée avaient une utilité restreinte. Mais une utilité quand même. De un, il pouvait découvrir les différences à gangrener ce genre d’être. Profiter de sa faiblesse pour s’installer plus vite. Et en prime, il aurait le droit à une visite très privée des cellules de la Prison. Coup double.

Il écrase sa cigarette contre un meuble et regagne le canapé, s’y calant à son aise. Il ferme les yeux, soupirant longuement, appréciant cet instant où il fait le lien entre deux mondes. La mélodie agonisante des âmes se déchirent, si nombreuses en ses heures sombres. La noirceur des ténèbres qui menacent toutes celles qui brillent encore. Et dans cet équilibre fragile, son ombre qui s’y étale. Ne pas perde le fils et quitter le chemin. Jonah se fait encore avoir parfois, il va pour prendre un hôte en particulier et se retrouve dans un autre, inconnu plus en démence que les autres. L’essence de la louve est une lueur différente, plus diffuse, plus difficile à retrouver malgré ses particularités. Il ignore le temps qui défile, incapable d’en garder la notion dans cet espace. Une minute ? Deux heures ? L’après-midi entière ? Il s’en moque. L’essentiel est qu’il finit par la trouver. Et s’y engouffrer.

Des hurlements à la mort. Une terreur destructrice. Une souffrance omniprésente. Elle a mal. Elle est perdue. Encore plus que lorsqu’il l’a dénichée. Loin des siens, de sa meute, enfermée entre quatre mur, son esprit est déjà un champs en ruine, dans lequel les fleurs des souvenirs font éclore l’espoir. Il se terre entre deux cauchemars, prenant le temps de se faire à ses nouveaux ressentit, la puanteur des mélanges d’odeur qu’il perçoit. La cacophonie des suppliciés. Le goût métallique du sang dans la bouche lui sert d’encrage quand il se perd dans la violence des autres. Ça, il connait. Il peine encore à prendre des repères. Ce qu’il voit à travers ses yeux est flou et déformés. Il gronde en sentant les effets des médocs dont elle doit être bourrée. Il doit les refiler à la propriétaire. S’en dégager au risque d’en subir, comme elle, des méfaits. Ses pensées sont affûtées comme des lames. Sa volonté est sa seule arme ici, et il ne peut se permettre de la laisser flancher. Ni de perdre son but. Il ne veut pas se retrouver brutalement projeter hors d’ici. Un bourdonnement agaçant. Peut-être une conversation proche, ou les cris audibles de la jeune femme. Un mélange des deux. – Ta gueule. Jonah n’a pas encore conscience de s’être imposé dans cette chair. La louve a été trop heureuse de pouvoir trouver une échappatoire et s’est laissé glisser dans la torpeur induite de la présence de l’entité. Il lui faut quelques minutes pour se rassembler. Prend ton temps. Rien ne presse. Commence par le début. Situer l’instant. Le figer. Comprendre où il est exactement. S’approprier l’enveloppe et ses capacités. Prendre le contrôle.

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Tullamore. Jamais je n’avais voulu en faire partie. Enfin, tout du moins, au début. Les machinations de mon père, les craintes des hommes, toute cette folie construite autour d’une seule et même entité. L’ignorance. L’homme a toujours été de ces énergumènes qui déteste ne pas savoir, ne pas comprendre. Il s’en sent tellement démuni, tellement désorienté. Simple pauvre petit sentiment d’inconfort face à la toute-puissance de notre mère nature. Il est là, ne sachant trop quoi faire, ni comment agir ou même réagir. Et par la force des choses, il finit par en perdre littéralement les pédales. Le savoir est ce petit truc qui nous donne le sentiment ultime de ne jamais pouvoir flancher. On se croit supérieur, intelligent, sans danger, intouchable, voir même parfois, invulnérable. Il nous rassure, nous conforte dans l’idée même d’être au sommet de tout. D’être le genre le plus puissant qui soit. Mais on a eu tort. On s’est trompé sur toute la ligne, durant des siècles, des millénaires même. Pour au final réaliser que notre vie ne tient en réalité qu’à une toute petite chose. La chance. Mais on ne joue pas sur la chance. Non. Elle est pire que le jeu de la roulette russe. Elle est pire que tout le reste. Elle nous stress, nous angoisse, nous rend aigris et alors c’est là qu’entre en scène notre instinct le plus destructeur. L’instinct de survie. Celui qui nous fait monter cette adrénaline dans nos veines, qui nous pousse parfois à la folie. Qui nous aide à nous surpasser, d’avantage, toujours plus, quitte à se mettre en danger pour retrouver cette place qui était la nôtre. Nous étions au sommet de la chaine alimentaire. Nous ne sommes désormais qu’au stade de l’incompréhension, et tout ce que nous voulons, c’est retrouver notre place. Retrouver se savoir qu’il nous revient de droit. Nous voulons comprendre pour mieux contrôler…

Contrôler. Absolument tout. Voilà comment j’ai fini ici, dans cette forteresse sans fenêtre. Loin de tout ce que j’avais pu construire à Nassau. Loin de cette vie de débauche, loin de tellement de choses en soit. Cela m’a rendu aigris, cela m’a poussé à commettre des atrocités, à devenir cet homme que je refusais de devenir. Je crois que j’en ai simplement perdu les pédales. Victimes de mon savoir, victime de ma science, victime des volontés de mon père. Au début, je refusais, mais aujourd’hui, je suis comme ce drogué qui a besoin de sa dose. Je ne suis qu’un junky, incapable de décroché, incapable de revenir à la réalité. Je veux savoir, je veux comprendre. Obsédé, complétement obnubilé, absorbé par toutes ces choses qui m’intrigue et me poussent à me surpasser. Les vampires sont des êtres extraordinaires. Mort, répugnants, des monstres, mais pourtant tellement intéressants. D’abord il y a eu Léandre, et ensuite, ce fut au tour de Graydon, sa progéniture. De l’obsession je suis passé à un stade bien supérieur. Non pas de la dévotion, non pas de la soumission, mais plutôt, de l’admiration. Un fantasme créé de toute pièces afin de comprendre leur anabolisme. De savoir, enfin, dans quel ciment furent forgé ces créatures. Je veux ce qu’ils ont. Je veux non pas être comme eux, mais je veux la vie éternelle. Et je le découvrirais. Des vampires. Mais bien d’autres créatures encore. Des sorciers, des polymorphe, des Léviathans, mais aussi, des lycanthropes. Tout un tas de créature surnaturelles. Toutes plus puissantes les unes que les autres. Une création soit disant biblique, mais je n’y crois pas. Non. Il y a forcément une explication à tout ça, et je veux la découvrir, je veux en être l’unique instigateur, je veux, se savoir absolue afin de contrôler l’incontrôlable. Et je l’aurais.

Par la force, la violence, qu’importe. Un jour ces créatures n’auront plus le moindre secret pour moi. Parce que c’est l’unique solution. Savoir ce qui peux leur faire du mal afin de mieux les contrôler. J’ai réussis en créant le virus. Oui, j’ai gagné une bataille. Mais je suis encore bien loin d’avoir remporté la guerre. Marchant dans les couloirs de cette prison, je sais ce que je suis venu chercher aujourd’hui. Graydon fut reconduit dans sa cellule, pour une fois, afin de me laisser flancher sur un autre sujet. Celui des lycans. Un sujet laissé, mis de côté à cause de cette obsession que j’alimente pour la race Caïnite. Mais je ne peux me permettre de laisser certains éléments de côté. Je sais que les vampires tentent de contrer le virus. Je sais qu’un scientifique est dessus. Qu’ils utilisent leurs cerveaux les plus puissants pour comprendre, et je sais qu’ils sont en voie de réussir. Je ne peux m’y résoudre. Si le sang des lycans est vraiment un remède je dois comprendre comment le contrer. Je dois créer une version plus puissante du virus K-089. Je dois oui, créer un génome tellement plus puissant qu’il en deviendrait indestructible. Je me pensais être l’unique antidote de cette maladie. Mais à l’évidence, je pense avoir eu tort sur toute la ligne. Faisant signe à mes gardes d’ouvrir cette cellule devant laquelle je me trouvais, je t’ai simplement observé. Tu semblais… Perturbée, bien moins à l’aise que ces derniers jours. Toi, la louve, qui depuis ton arrivée n’essayais même pas de nous combattre nous. Tu avais dû comprendre que ça ne servirait à rien, qu’une fois ici, tu n’avais plus la moindre chance. C’était une réalité. Si Léandre McGuinness en personne avait été soumis, qui pourrait ne pas l’être ? C’était une certitude, une évidence, c’était comme ça. Nous étions en train de gagner, point à la ligne.

« A ta place. »

Sortant une seringue de la poche interne de ma veste et un flacon de calmant, je t’ai parlé, comme ce chien que tu étais. Si les vampires me rendaient obsédé, ce n’était en aucun cas le cas des tiens. Les loups. Je trouvais ça… bestial. Et très sincèrement je ne vous portais pas dans mon cœur. Loin de là même. Si je vous étudiais c’est bien parce que je devais, mais s’il y avait bien une race que je trouvais abominable c’était la vôtre. Je vous aurais tous éradiqué si ça ne tenais qu’à moi. A mes yeux vous n’étiez rien d’autre que des animaux, vulgaire créatures créé pour on ne sait quelle raison. J’ai remplis la seringue, lentement, délicatement, pour que tu puisses bien la voir, venant m’approcher de toi. Te fixant. Te trouvant… Changée. Qu’est-ce qui n’allait pas chez-toi ? Qu’est-ce qui t’arrivait ? Avec vous je savais que tout était possible. A vrai dire, j’en perdais tous sens du rationnel depuis que je connaissais l’existence des créatures surnaturelles. Toute ma science venait de se casser la gueule. C’était ça la vérité. Plus rien n’avait de sens, et encore moins de logique. Et je pouvais voir dans ton regard un truc différent de d’habitude. Comme si tu étais… J’en sais rien… Possédée ? Etrange. Mais pas impossible quand on sait tout ce qui arpente ces terres depuis quelques temps. Je m’en sentirais presque désorienté, à tel point que mes gardes sont eux aussi entré dans la cellule après leur avoir donné l’ordre de te tenir fermement pour t’attacher contre le mur. Te passant un collier autour du cou, des menottes autour de tes poignets, t’empêchant de presque tout mouvement. T’empêchant de devenir un danger potentiel pour ma personne. Je me suis simplement rapproché de toi, te fixant dans les yeux, intrigué. Je connaissais mes patients sur le bout des doigts. Oui, je vous connaissais tous pour vous avoir étudier. Mais toi, je savais qu’un truc avait changer, là, aujourd’hui. Mais quoi ?

« Toi tu n’es plus tout à fait toi. »

C’est tout ce que j’ai trouvé à dire en venant planter la seringue dans ton bras. Qui étais-tu ? je n’allais pas tarder à le savoir. Parce que savoir, comprendre, c’était tout ce qui m’importait. Et peu importe le mode employé, je saurais absolument tout ce que je veux.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Chercher... Trouver... Détruire.
Qui a t'il de plus résistant comme parasite ? Une idée. Une simple idée sorti de l’esprit humain est capable d'ériger des villes. Une idée peut transformer le monde et changer entièrement la donne. Voilà pourquoi je dois la voler...  
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Une seconde. Jonah se concentre. Pour ne pas se perdre dans le tsunami de sensations et d'émotion qui  se fracasse sur les terres désolées de l'âme qu'il investit. Première étape: Le violon. Catalyseur de son psyché. S'y focaliser. Créer la mélopée des perceptions de son hôte. Se donner le Ton. La cadence à suivre. Il se coupe de ses sens. Ce n'est pas l'extérieur qui l'intéresse. Pas encore. Les drogues faussent quelques notes. Elles perturbent le corps. Elles paralysent les pensées de la louve. Elles les engluent dans une mélasses noirâtre aux effluves âcre de gangrène. Difficile d’accéder à ses souvenirs, il n'y a que trop peu de temps qu'il s’attelle à s'y construire un foyer. En détruisant les fondements du sien. Brèche par brèche. C'est d'ailleurs dans les failles nombreuses d'une conscience torturée qu'il s’immisce. Redoutable prédateur à l'affût de ses déchirures qui forgent le caractère. Plaies béantes ici, cicatrices à rouvrir par là bas. Petit à petit laisser filtrer le monde. L'odorat d'abord. Il s'en approprie le moindre relent. De la sueur, de la peur. Du sang, des tortures. Le parfum des Créatures dans les cellules, la crasse de la soumission. Celui des hommes, suave de leurs pleins pouvoirs en ces lieux. L'ouïe. Les danses affolées dans les poitrines. Les soupirs qui se répercutent contre les murs. L'oppression qui se devine. Une saveur de déjà vu. Le goût des madeleines de Proust. Les cachots du Manoir. L'Humanité imite les Monstres qu'ils terrorisent. Au nom de la Science, elle reproduit les vices de ceux qu'elle pensait chimères. Elle se défendra que c'est pour se protéger. Que c'est un Mal nécessaire. Qu'elle se leurre, les pêchés refoulés ont l'appétence de la facilité pour l'entité. Une voix. Jonah sent la louve s'agiter sous la peur. Elle se fait docile, adoptant la soumission pour survie. Intéressant. Une certaine curiosité anime l'entité quand elle ouvre les prunelle de cette enveloppe charnelle capitulant si facilement. Aucun combat. Aucune lutte. Elle est passive dans cette Réalité, comme dans celle que régit à présent une magie que la Mort à dénaturé.

Les iris voilés, d'un vert qui devait autrefois être vif, en rencontrent des affûtés. L'entité pourrait s'y perdre tant l'appétit le dévore alors. Deuxième étape: Maîtriser la propriété des lieux. Confiner la lycane dans son propre esprit, il l'y enchaîne sans pitié. A l'image de deux hommes qui l'empoignent pour la coller au mur. Elle n'a plus d'échappatoire, acculée sur tous les fronts. La force de se battre, elle ne l'a plus depuis longtemps. Elle était résigné avant même son arrivée ici., peut être destinée à la captivité. Jonah ne l'avait pas choisit par hasard. Il l'avait cherché, cette architecture propre à son Empire. La maintenir dans cette Inconscience où elle tente de s'échapper. Improviser avec ce qu'il a pour donner le change. Se limiter au silence, se dissimuler dans tout les sentiments qui inondent la louve. Peur. Incompréhension. Doutes. Panique. Désespoir. Il y noie sa présence pour n'en refléter que les ravages. Le regard se fait eaux trompeuses alors qu'il observe le mortel, visiblement maître de ses Pairs, se rapprocher.

La troisième étape. Celle où il peut se pencher sur l'analyse. La compréhension. Interpréter tout ce qu'il d'ingurgiter. Il doit donner du sens. Que les bonnes âmes s'en offusquent ! La Folie est redoutable de Raison. Il est avant tout un être pensant. La démarche de l'homme est assurée. Ses gestes tout autant. Il prend le temps d'en prendre. Les habits sont d'un chic qui n'a pas sa place dans ses lieux. Ce n'est pourtant pas ce bon goût qui trouve attrait aux yeux de l'entité. Ni même cette assurance affichée. Ce que Jonah trouve d'attrayant en lui, c'est cette âme belle de tous ses vices. L'innocence à ses charmes. Il est vrai que l’insouciance et la naïveté sont un régal sous la souffrance. Elle est rafraîchissante. Divertissante. Cependant, les mortels qui cèdent, sans réticence, à ce qu'une Morale commune désapprouve éveille toujours ses appétits. Il aime ce qu'ils assument. Il aime les voir danser avec les démons, s'initier parmi eux. Se faire passer pour l'un d'entre eux. Convoitises et obsessions, flammes qui animent, dansent et s'agitent. Magnifiques et dévorantes de vie. Jonah juge. Il la juge redoutable. Déterminée. Résolu. Fort de cet instinct qui le dépasse mais qu'il sent parfois, il s'accroche à ses perceptions. A ses intuitions. Fort de cette souffrance qui hante les lieux en spectre hurlant, il s'éveille d’intérêt.

L'aiguille perce la peau. Il lui en laisse la substance. Qu'elle se perde un peu dans l'opacité de ses tourments intérieurs. Qu'elle se taise et cesse de gémir ses peines. Lui se plonge dans la brève douleur. Il l'attise, la rejoue. Encore et encore. C'est un point d'ancrage sûr avec la Réalité. Il est facile pour lui de céder aux agitations que font vaciller l'esprit se nourrir des tourments qui bouillonnent d'une torpeur artificielle, s'infiltrant de la veine piquée. Il referme les yeux. Fait naître un sourire sur les lèvres de la louve. Un sourire douloureux, perdu et sans joie. A présent que le processus de son invasion funeste est finit, Jonah est déjà attelé sur la prochaine. Il va en trouver les failles. Connaître pour s'armer en fonction et se préparer à une nouvelle conquête. A la hauteur de sa Faim. - Ou alors je suis réellement moi pour la première fois. Il rend la voix tremblante. Le regard fuyant même si les yeux reste ancrés dans ceux de l'alchimiste. Il sait jouer la captivité. Il l'a connu tout du long de sa Renaissance, il l'a expérimenté dans le cœur de sa sœur et en a apprit les mélopées qu'elle jouait. Il les vole à présent et les reproduit au son du Violon qui ne s'est jamais tut. Un sursaut soudain, comme si le corps réalisait seulement le poids de ses chaines. Le mouvement semble naturel, mais il est calculé. L'entité teste la force physique, se délecte de ses muscles puissants qui se tendent entre les os et la chair... On a peut être bien fait de l'enchaîner, il aurait été tenté d'en tester les capacités sous une impulsion soudaine, explosant de sa soif de savoir. Passion commune. La tête se penche sur le côté, le talent de la supercherie. Les interrogations défilent dans les iris clairs, Jonah n'oublie pas la gamme de la soumission. De la peur que le mortel inspire à la Lycane. - Je vous effraie ? L'âme ne se définit que par les corps qu'elle occupe. Elle n'a aucun mal à se faire féminine, à s'en délecter des subtilités. A se les accaparer. De même que toutes ses choses anodines qui font pourtant la véracité de son jeu d'acteur. Les teintes de sa question sont brumeuses de ces médicaments qui doivent engourdir. L'entité a pourtant tous ses sens aiguisés, prédateur en chasse.

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Tullamore ♛ Psychopathe en chef
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Si la science est sans limite, la culture de l’homme, elle, peut arriver au summum de ses capacités en un rien de temps. Le cerveau d’un homme lambda comprendra les choses à une vitesse normale, proche de la croisière pour un acéphale tel que le mien. Là où l’homme a besoin de quelques minutes pour prendre possession d’une information, le mien n’a besoin que de quelques secondes. Un faible temps, parfois incalculable, parfois, aussi rapide qu’un battement de cil. Je sais des choses, je les apprends, et je les oublis très rarement. Là où ma sœur excellait dans le domaine de la débauche et de la corruption via son charme et sa capacité surhumaine de manipulation, moi, j’excellais dans celui du savoir. Apprendre pour mieux comprendre. La science n’a pas de limite, et moi, je n’en n’ai guère plus. Le projet Tullamore était un projet osé, un pari clairement abusif. Mais pourtant, je fini par jouir de toutes ces choses, au fil du temps. Comprendre ces créatures, les étudier, les analyser, et réaliser combien l’homme a pu être ignorant de bien des choses avant la révélation. Je refusais tout travail ici, mais pourtant, j’ai fini par trouver en ce lieu mon Eldorado. Graydon dans un premier temps, et le reste ensuite. Alors si tu espères me cacher des choses pauvre petite créature que tu es, sache qu’il est peu probable que tu y parviennes. Il m’a suffi d’un regard, un seul pour comprendre que tu n’étais tout simplement plus toi. Syndrome de personnalité multiple ? Schizophrénie ? Folie ? Ou bien, quelque chose de plus mystique ? J’allais vite le savoir, ce n’était qu’une question de temps après tout. Et le temps ? Je l’avais.

Ce temps, il ne me manquait jamais. J’étais là, en face de toi, t’administrant une forte dose de calmants pour que tu ne puisses rien tenter de déraisonnable. J’ignorais qui tu étais. La louve que j’avais étudié était si docile, si fragile, si apeurée dès que je franchissais la porte de sa cage. Alors que toi, tu semblais n’avoir peur d’absolument de rien. En encore moins, de moi. Voilà pourquoi j’avais la certitude que quelque chose avait changé. Ne serait-ce que dans ton regard. Je connaissais mes patients, presque par cœur, je les étudiais pour mieux les connaitre, pour mieux comprendre leur métabolisme. Les vampires, mais également, les Lycans, en toute autre chose. Je les étudiais pour comprendre leurs facultés, leurs pouvoirs, mais aussi, pour mieux les détruire une fois leurs secrets révélés. On pouvait croire, penser, que c’était moi le monstre, mais je savais que c’était loin d’être le cas. Ce n’était pas moi l’abomination. Ce n’était pas moi qui détruisait des vies pour pouvoir vivre. Moi ? Je détruisis les monstres. Penser comme ça me donnait bonne conscience, sans parler du fait que j’avais la net certitude que c’était moi qui faisais le bien en protégeant la race humaine de créatures bien plus sordides les unes que les autres. C’était moi le héros de l’histoire, et non l’inverse. Alors si tu penses que je puisse trembler devant toi, tu te trompais tellement. Ton arrogance me fit sourire alors que j’ai levé la main pour attraper ton visage. Plongeant mes pupilles bleues dans les tiennes. Oui, c’était évident. Ce regard n’était pas celui que je connaissais. Qu’est-ce que tu étais ?

Un fantôme ? Un démon ? Un esprit ? Tout ce que je voulais c’était le découvrir. Plus rien ne m’étonnait maintenant, c’était une évidence ? Et tu avais beau jouer les effrontées, tu te trompais sur toute la ligne. C’est toi, qui allais finir par me craindre, tu peux me croire. Souriant j’ai glissé une main jusqu’à tes chaines, tirant dessus brutalement, t’entravant d’avantage, tes bras tirés vers le haut. Ne te joue pas de moi espèce d’imbécile. Si tu espères gagner, autant croire au père noël. Tes espérances en seraient sans doute plus réalistes. Sans te parler, je t'ai tourné le dos, attrapant un dossier que me tendait mon assistant, le regardant, sans lever les yeux, lui ordonnant de t’emmener en salle d’analyse. La salle que les gens de ta race appelaient la salle de torture. Là où je faisais tous mes testes, toutes mes expériences. C’était dans cette salle que j’avais rencontré Graydon avant d’en faire mon sujet favoris. Ou plutôt, avant qu’il ne devienne indirectement mon sujet d’obsession numéro une. Qu’importe. C’était comme ça. Deux gardes sont venus te chercher, t’attrapant fermement, t’obligeant à les suivre avant que l’on ne t’attache sur la table. Pieds et poings liés. Maintenant, tu étais à ma merci. Pensais-tu toujours que je te craignais ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir comme on dit, mais ta vie, ici, elle ne tenait qu’à un fil qui menaçait de céder à tout moment. C’était comme ça. Tu m’avais intrigué. Et maintenant, tu étais simplement à ma merci. Enfilant des gants, je suis venu m’assoir près de toi, sans broncher, m’allumant simplement une clope, dans un geste on ne peut plus machinal.

« Tu penses sérieusement que j’ai peur de toi ? De ce que tu es ? Pauvre petite créature, si tu savais. Je sais que ce n’est pas… La Louve là-dedans, dans ta caboche. Alors qui, ou plutôt, qu’est-ce que tu es ? Crois-moi, peut-importe la manière je compte bien le savoir. Et a la différence de ce que tu penses, se serait plutôt à toi, de me craindre. »

Me craindre, oui, comme toutes ces autres créatures enfermées ici, entre les murs de la prison de Tullamore. Tous savaient qu’entrer ici était synonyme de mort. Aucune sortie, aucune échappatoire. Seul Léandre avait pu en rescaper, Landre, Wellan, et quelques bien rares exceptions. Mais sinon ? Sinon le sort des prisonniers était simplement tracé dès lors qu’ils passaient le seuil de la porte. Ca pouvait paraitre cruel, certes, mais c’était comme ça. C’était simplement la vie. Cette nouvelle vie, ce nouveau monde dans lequel nous vivons. Tu vois le souci avec les gens comme toi, c’est que durant longtemps vous avez étaient au sommet de la chaine alimentaire. Et maintenant ? Maintenant vous n’êtes plus rien d’autre que de pauvres agneaux égarés dans une meute de loups. C’était une réalité qu’il vous fallait affronter maintenant, mais une réalité qui ne plaisait pas à tous les coups. Et toi, il serait temps que tu descendes de ton piédestal et que tu t’en rendes compte. Peu importe ce que tu es. Peu importe l’importance du pouvoir que tu as un jour pu avoir. Si tant est que tu en ai un jour eu. Aujourd’hui vous n’êtes plus rien d’autre des que des animaux. Des objets d’expérience au même titre que ces pauvres rats de laboratoire. Ca vous foutez clairement les boules je me trompe ? Mais il faudrait clairement vous y faire. Parce que le temps était à la réussite humaine, et à rien d’autre que ça. Vous, votre temps, il était fini. Terminé. Complétement achevé. On était entré dans une nouvel ère, et ça, il va bien falloir vous l’enfoncer dans le crâne, un moment ou à un autre.

« Alors ? Qui es-tu ? Personnellement j’ai tout mon temps tu sais. Et en plus si tu me donne l’occasion de pouvoir m’amuser… Que demander de plus ? Et je sais que ce corps peut encaisser beaucoup… Vraiment… Beaucoup. »

En te parlant j’ai préparé mes instruments, gardant la table près de moi. Seringues remplis de substances étranges, scalpel, électrochoc, et d’autres petits objets en tout genre. Des petits instruments qui me plaisaient beaucoup ces derniers temps. Attrapant une seringue je te l’ai montré, enfonçant l’aiguille dans la chair de ton bras sans pour autant appuyer pour en faire sortir le liquide qui se trouvait à l’intérieur. Je voulais savoir, je n’aimais pas que l’on me prenne pour un con, et là, en l’occurrence, c’est ce que tu espérais faire je me trompe ? J’espérais juste que mon petit moyen de pression te ferait parler. Tout simplement.




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Il ravale un sourire lorsqu’il croise la certitude profonde. Le Scientifique sait. Jonah pourrait jouer de tous ses dons pour la dissimulation qu’il serait vain d’essayer de le leurrer. Pour en arriver à connaitre à ce point, l’homme doit être des plus méticuleux. L’œil sûr et l’esprit vif. De mieux en mieux. Il ne détourne pas le regard, étudiant les choix qui s’offrent alors. Continuer son petit manège, tester la résistance de sa patience en le prenant ouvertement pour un con. Jouer. Sans autre but précis que celui d’apprendre le goût de sa colère. Un divertissement. L’entité ne sous estimait pas l’homme qui lui faisait face. Il effleurait ce qu’il était et cette aura qu’il dégageait ne pouvait pas être trompeuse. Elle était un appel bien trop chantant pour ça. Sauf qu’à l’heure actuelle, il ignorait totalement à qui il avait à faire. Ou à quoi. Difficile de définir l’Âme sans corps. Ça jouait en sa faveur ça. Et il faudra qu’il se rappel de se montrer bien plus prudent la prochaine fois qu’il aura affaire à lui. Oh oui, il reviendra. Sous une forme ou une autre. Il y pense déjà alors qu’il ne l’a même pas encore quitté. Il a attirer son attention, bien plus qu’imaginer. Théodore O’Brian. Il l’avait supposé méprisable. Haïssable. Sans trop d’envergure. La chance de son côté pour avoir fait plier un Roi… Ce sont les suppositions qui sont méprisables. Il se le prouve encore. Voilà pourquoi il préfère les faits.

Il l’observe tirer sur ses chaînes. Il sent ses bras se tendres d’avantage, il feint cette douleur vive qu’il laisse à la propriétaire. Elle couine, recroquevillé sur elle-même. Il la devine, devant les flammes presque morte de ses espoirs pour s’y réchauffer. Rien qui ne puisse l’aider à se défende contre lui. L’alchimiste sourit. Quelle est belle sa détermination. Sa résolution qui s’amorce. Il veut Savoir. Il veut connaître. Comprendre. Puis détruire. Il avait bien conscience que la seule arme massive de ce monde soit la Connaissance, elle-même. C’est bien pour ça qu’il est dangereux. Mais pas hors d’atteinte. Jonah se refuse toutes limites. Il veut tout essayer. Il danse avec les mêmes démons que le Scientifique. Jonah est un tout en perpétuel changement. Il se nourrit de qu’il donne à la mort, lorsqu’il gangrène les âmes. Il s’en inspire. Tirant le profils des expériences de ceux qu’ils consument. Un parasite de la psyché. Il élude son choix premier. Le Tullamore mérite peut être mieux que sa Haine. Jonah le lui a donné dès lors qu’il a comprit qu’il était enfermé. Confiné. Encore une fois. Qu’importe que sa prison soit de la taille d’un crâne ou d’une île. Le monde est déjà bien trop petit pour ses inclinaisons, alors un morceau de cailloux qui flotte sur l’eau. Le responsable, il était tout trouvé dans le Tyran qui le malmenait d’une main de fer. C’était à lui qu’il devait s’en prendre si il voulait en sortir. Ce n’était pas par conviction qu’il s’était décidé à lutter contre lui. Ni même par une quelconque ferveur à se ranger du côté des opprimés, s’était le faîte qu’il soit un obstacle entre sa liberté et lui. Sa liberté et celle de sa jumelle. Ou qu’il ira, elle le suivra. La vie les as unit, la Mort à rendu ce lien Eternel.

Tout était remit en question maintenant qu’il se tenait face à lui. On vient saisir la louve. La trainer dans une salle. On l’attache sur une table. On sangle son corps déjà emplit de drogue en tout genre. C’est elle qu’on attache. Jonah a bien trop l’habitude des limites d’une enveloppe charnelle qu’il est habitué à s’en affranchir. Il se définit sur un autre plan. Pas de peur. Pas de panique. La seule qui fait danser le corps de la jeune femme est celle qu’elle a ressentit dès lors qu’ils sont entrés ici. Elle n’aime pas l’endroit. Elle n’aime pas voir l’homme ainsi apprêtés ses mains puis calmement s’avancer. Ça éveille en elle l’effroi. Une terreur si grande qu’elle fait hurler l’animal en elle. Bête soumise. L’entité se régale de ce cri muet. Il en goûte toute la subtilité, appréciant chaque saveur qui s’y glisse. Le Tullamore est visiblement un virtuose de la souffrance. – Hey bien… Je ne pensais pas te piquer autant avec une simple question. Il fend les lèvres craquelées de la Lycanne, d’un sourire, l’écoutant sans s’en dévêtir. L’assurance d’un Dieu. Suprématie qu’il exulte. Qu’il doit jouir de la situation. Il domine l’Irlande et les démons qui y sont enchaînés. Il les voit tous les jours entre des barreaux, à sa merci, à ses pieds. Ils ont chutés des Sommets pour y atterrir. Il se fou de qui il était, à présent ils sont tout ce qu’il veut. L’entité entrevoit tous les délices qui l’attendent derrière ce regard aux eaux tumultueuses.

Il garde une oreille attentive aux moindres de ses mots. De ses intonations. Il repousse l’appel qu’est le corps de Timothé. Il nie la sensation des coussins contre son dos, de l’odeur qui flotte dans l’appartement. Il se concentre sur cette douleur qu’il se garde, d’une nouvelle aiguille enfoncée sans douceur. Il s’y focalise de toutes ses forces, effaçant tout ressentit qui ne soit pas propre à la louve. – J’aurai aimé voir la créativité qu’aurait éveillé mon entêtement. Manier avec brio tous tes petits instruments si soigneusement alignés. Tu aurai, et ça je n’en doute pas, déployé des trésors d’inventivités jusqu’à me faire tomber le masque. Des heures intenses. Il en frémit rien que de l’imaginer. Ça aurait été tout aussi instructif que les séances de torture que pouvaient subir Eden entre les mains des Immortels. Il en aurait tant apprit. – Mais si tu as tout le temps de jouir de ce moment, ce n’est pas mon cas. Elle reviendra. Je partirai. Que je sois Démence nouvelle et nourrit de tes expériences, tu as du en créer tellement ici, ou que je sois… autre chose. On lui pose toujours la même question. Encore et encore. Il va finit frustrant de ne pas savoir y répondre convenablement.

- Et tu va sans doute être tenté de persévérer dans cette voix. C’est généralement très efficace. A voir dans ce cas précis… Il hausse les épaules, se limitant à ce qu’il peut bouger, le regard. Il quitte les scalpels et autres réjouissances, pour une autre encore plus grande. – Sinon… On fait dans le donnant-donnant. Je suis tout aussi curieux de toi que tu l’es de moi, je ne vais pas le nier. Théodore O’Brian, le mortel qui a mit à genou un Souverain. Je pensais que tu avais profité des bienfaits du Hasard… Un nouveau sourire alors que ses yeux ne noient dans les siennes, observant les vagues s’entrechoquer. Il en étudie le mouvement. Détrompes moi, Théodore. Prouves moi que tu es à la hauteur de ce que tu inspires.

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Un monstre. C’est ce que tu étais dans le corps de cette jeune louve. Un psychopathe comme on n’en fait presque plus. Sociopathe, sans sentiment, ne ressentant ni peur, ni douleur, juste un esprit creux, vide, dans ce corps qui a l’évidence se débattait contre cette entité qui se promenait en elle. Tu étais je ne sais quoi, mais tout ce dont j’étais certain, c’était que tes intentions étaient mauvaises. Complétement. Qu’est-ce que tu attendais de moi ? De cette entrevu ? De ton intrusion ? Trop de questions. Je voulais tenter, tester ta tolérance à la douleur. Voir tout ce dont tu étais capable d’encaisser, mais ta façon de me pousser dans mes retranchements me faisait douter. Tout ce que tu attendais c’était que j’appuis sur cette seringue. Que je laisse l’acide venir s’immiscer dans tes veines, tu brulant de l’intérieur, la laisser te consumer avant de voir les pouvoir de guérison de la louve agir afin de la soigner de ses blessures. Je suis resté là, sans rien dire, t’écoutant, t’observant. J’aurais pu, non, plutôt j’aurais dû appuyer, te faire fermer ta grande gueule et observer toutes tes réactions. Il le fallait. Au-delà d’en avoir envie je me devais d’agir afin de prouver que je n’étais pas faible. Que moi non plus, je n’avais peur de rien. Mais pourtant, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui me bloquait. Mais j’étais là, hésitant, et ne faisant rien. Pourquoi ? Question sans doute rhétorique à laquelle je n’attendais aucune réponse. La question n’était pas pourquoi je ne faisais rien. Mais plutôt pourquoi tu étais là ? Dans quel but ? Dans quel objectif ? Etait-ce celui de me voir flancher ? De découvrir mes faiblesses ? Je savais les sorciers fourbes. Je savais tout ce dont ils étaient capables, mais jamais je n’avais assisté à ça. Jamais. J’aurais dû te dire de la fermer. Te l’ordonner, te bâillonner. C’était tout ce dont tu méritais au final.

L’aiguille toujours plantée dans ton bras, j’écoutais tout ce que tu me disais. Te montrer quoi ? Te prouver quoi ? C’était toi l’aberration de la nature et non pas moi. De surcroit je n’avais rien à te prouver. Je ne te devais rien, tout comme il était hors de question que je te donne quoi que ce soit, si tant est que c’était ce que tu attendais. Pourtant, j’ai fini par la retirer de ton bras cette aiguille. Tu ne gagnais pas, ne vas pas t’imaginer je ne sais quoi. Ce ne serait que des fabulations. Venant simplement te détacher. Tu voulais qu’on parle. Soit, allons parler. Te laissant libre de tes mouvements, aussi libre que te permettaient les drogues que l’on t’avait donné j’ai ordonné aux gardes de sortir. Je n’avais pas peur de toi, tu étais sur mon territoire et ici, on ne pouvait rien me faire. Strictement rien. J'ai verrouillé la porte de l’intérieur, interdisant ainsi l’accès à quiconque aurait voulu entrer, éteignant également les micros et les caméras de surveillances. Nous enfermant dans un cocon. Rien que toi et moi. Sans personne pour venir nous déranger. Tu voulais faire dans le donant-donant. Mais de quoi ? Qu’est-ce que tu voulais en échange ? Retournant m’assoir sur une chaise je me suis allumé une clope, t’observant, te regardant. Tu n’étais pas venu là par hasard je me trompe ? Moi tout ce que je demandais c’était que tu me dises qui tu étais, mais également, ce que tu étais, mais aussi, comment tu avais fait pour arriver jusqu’ici. Pour t’introduire dans un « pyjama de chair » qui n’était pas le tien. C’était presque envoutant, époustouflant, pour ne pas dire, que ça m’excitait presque. Vous les être surnaturelles êtes tellement… Fascinants. Je crois que je vous idolâtre autant que je vous hais. Jalousie excessif, crainte, curiosité, que sais-je. Mais tout ce que je sais, c’est que ces papillons dans le bas de mon ventre étaient bien réel quand je vous observais.

« Je ne fais pas dans le donant-donant. En général je pose les questions et on me répond. Qu’est-ce que tu es ? Je sais que la Louve est là sans être là. Alors dis-moi Qu’est-ce que tu cherches ? Qu’est-ce que tu veux ? Qui es-tu ? »

Des questions, j’en avais tellement. Des dizaines, pour ne pas dire des centaines. Tu avais titillé ma curiosité et j’étais avide de connaissances, de savoir, de comprendre. Ouvrant un tiroir de mon bureau j’en ai sorti un gros grimoire. Un gros volume relatant les pouvoirs de toutes les créatures que l’on avait répertorier jusque-là. Leurs capacités, leur force, leur point faible. Ce qui les tuait et ce qui ne les tuais pas. Ouvrant le manuscrit au chapitre des sorciers. Presque naturellement. Ne pense pas me duper. Tu ne pouvais être un Léviathan, non, j’aurais vu la possession se passait. Une goule ? Impossible, il aurait fallu que tu entre par l’unique porte, on t’aurait forcément repéré. Ne me restait qu’une seule option. Celle du voyage astral. D’un esprit voyageur d’un corps à un autre. Et ça, seuls les sorciers en étaient capables, je le savais. Et en partie, ceux adapte ne magie nécromantiques. Les vaudou. Ceux qui prenaient sans se soucier de si c’était bien ou mal. Ceux qui essayaient tant bien que mal de nous avoir dans leur poche pour avoir les bénéfices. Au même titre que les Léviathans. Borgia en avait détruit plus d’un sous la demande de mon père. Borgia, ce Léviathan qui trainait dans les pattes du grand Victor O’Brian, l’homme qui se trouvait à la tête de toute cette organisation. Mon propre père traitant avec l’ennemis, mais pas des moindre. Les créatures les plus dangereuses qui puisse se trouver sur cette Ile, sans aucun doute. Alors que moi je m’étais pris d’affection pour ce vampire, le fils de Léandre. Léandre que j’avais tout autant adulé. Fixant les pages, j’ai coincé ma cigarette entre mes lèvres. Si tu étais là, c’était sans doute pour faire ce que les autres faisaient. Pactiser avec l’ennemi publique. Pactiser avec nous. Sans doute pour en tirer tes propres intérêts je me trompe ? L’heure n’était plus à la torture, non, l’heure était simplement aux révélations. Mais pourquoi moi ? J’avais du pouvoir, mais je restais la marionnette de mon père, ne te méprends pas.

« Tu es un sorcier n’est-ce pas ? Avec la capacité de passer d’un corps à un autre. C’est la seule explication que j’ai. A moins que tu ne souffres de dédoublement de personnalité, mais ça j’en doute. Depuis le temps que tu es là, je m’en serais déjà rendu compte. Le tresse, la peur, aurait déclenché ce besoin de se cacher pour laisser place à la personnalité la plus forte. Donc je maintiens, tu n’es pas cette Louve. Mais ce que j’ai du mal à comprendre c’est pourquoi moi ? »

Pourquoi ne pas directement aller trouver mon père ? Peut-être bien parce que la distance était trop grande. Peut-être bien que ton esprit ne pouvait aller par-delà les murs de cette prison. C’était sans doute moi que tu étais venu chercher. Mais la vraie question restait de savoir dans quel but ? Les sorciers étaient loin d’être notre cible principale. Bien que condamnés au même titre que tous les autres pour leur pouvoir, ils restaient des êtres humains. Avec des pouvoirs, mais humain tout de même. Bien plus que les loups, les vampires, ou les goules. On en avait capturé quelques-uns pour les observer, mais au final, mon intention c’était plutôt tournée vers des créatures aux vertus bien plus intéressantes. Le pouvoir de guérison, l’immortalité, la force, la rapidité. Ces choses qui pourrait changer la donne. J’avais découvert que le sang des vampires avait des vertus thérapeutiques. Du sang qui pourrait éradiquer sans doute toutes ces maladies qui nous dépassent son on trouvait la petite chose qui ferait que. Mes vous ? Vous en quoi vous nous étiez utiles ? Je n’avais pas encore trouvé. Alors je n’avais pas fait de vous ma priorité. Tirant sur ma clope, j’ai croisé les jambes, te regardant, t’observant dans les moins détails. Attendant tout simplement des réponses à mes questions. Je voulais savoir, je voulais comprendre. Peut-être bien parce que je me sentais démunis. Vas savoir.




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Théodore

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J’aime l’orgueil. Lui, si souvent mésestimer et insultés. J’aime la lueur qu’il allume dans les regards, faibles fuite de la lumière qui chasse l’obscurité des doutes dans l’âme. Ouvrez-les yeux. L’orgueil est le défaut des puissants. Ce n’est pas une coïncidence si elle sied si bien aux Hommes de pouvoirs. Elle est le drapée des Grandes de ce monde. Le Mental est puissant, il suffit juste de le persuades. De le convaincre qu’on est le Fort. Parfait. Lui suriner qu’on est le Meilleur. Au-dessus des autres et de leurs Vérités. L’orgueilleux avance sans craindre l’échec, il s’en préserve pour peu qu’il soit en prime Intelligent. L’Orgueilleux se forge dans ses propres convictions. Il n’a besoin de personne pour avancer, ce qu’il ne possède pas, il le prend. Sans se soucier d’autre chose que son propre bien. L’orgueil attire mes sens qui se pressent de répondre à son appel pour s’immiscer dans son ombre. J’en épouse parfaitement les formes pour m’y fondre, me mêlant à ses charmes pour m’y confondre. J’en prend la voix et le contrôle, je me fais péché et initie le pêcheur à un autre niveau de conscience. Je l’élève pour mieux le voir tomber. La chute est toujours un délice mais ma satisfaction vient au moment où le crâne des certitudes s’explosent contre le trottoir de la réalité. C’est différent avec Théo, son orgueil ne danse pas seule et tous ses cavaliers en ont la beauté.

Pas de sortilège ou d’incantation. La magie de Jonah réside autant dans ce qu’il est que dans sa manière de plier les mots. Fin tireur, il vise juste pour atteindre sa cible en plein cœur. Il a la Vérité de son côté. Il l’habille de tromperie, d’enchantement ou de cauchemars, mais elle est nue sous les parures qu’il lui donne. Il suffit juste d’en deviner les courbes. Il observe le Scientifique hésiter. Réfléchir. Préparant soigneusement ses armes, pesant le pour et le contre. L’entité sait que la curiosité fera pencher la balance à sa faveur. Il n’a pas besoin de jouer de son don pour la voir se répandre dans sa Conscience. Torturer, persévérer jusqu’à espérer arracher des réponses ou changer. S’adapter. Dans tous les cas il est gagnant. Dans le premier, il en apprend plus sur les pouvoir de guérison des loups. C’est bien pour ça qu’il a choisi la lycanne, non ? Découvrir de nouveaux territoires pour étendre les frontières de son Règne. De l’autre, il entame un jeu dangereux. Il a sa préférence évidemment, mais il fera avec la décision que prendra le Tullamore. Elle ne tarde pas d’ailleurs et un sourire accompagne l’aiguille qui se retire. Théo est un amateur de risque, sûr de sa force, de ses lois et d’avoir le contrôle. Il le détache. Jonah bouge ses mains libérés, puis les jambes, étirant un corps engourdit par les drogues. Il ne faudra pas compter sur lui pour quoique ce soit. Il va devoir le restreindre à une utilisation basique afin de ne pas gaspiller son énergie à annihiler les poisons qui le parcourt. Il s’assoit, lentement, frottant ses poignets que les sangles ont marqués au fur et à mesures des sévices. Le mortel les enferme dans l’anonymat. Il scelle l’entrevu et leur offre une intimité que l’entité apprécie. Sa confiance est grande pour ainsi s’enfermer avec le Démon des âmes.- En général tu ne détaches pas des patients. Il lui sourit, penchant la tête sur le côté. Il efface les traces de la louve dans son regard. Il étouffe cette peur qui ne le fait pas suffoquer. Noie une soumission qui ne l’entraîne pas dans les abysses. Et éradique la souffrance qui ne le domine plus depuis longtemps. Il remplace la comédie par ce pétillement malicieux qui lui sied si bien. Diablotin libéré des Enfers.

– ça se bouscule sous les os de ton crâne. Les question s’entrechoquent, elles prennent tellement de place. Il tapote ses tempes. –  Choisis les biens Théodore, ne laisse pas celles inutiles te distraire. Le manuscrit attire son intérêt. Il ne sait pas cependant pas si cela sera bien utile. Sa nature laisse perplexe les Immortels, il brouille les donnés habituels. Pas de corps. Pas d’enveloppe. Mort et revenu. Il n’est qu’une pièce du puzzle, persuadé que sa sœur en est l’autre partit. Ils sont un tout. La magie s’y mêle sans aucun doute. Cella de la mort elle-même. Mais de quelles manières ? Comment ça fonctionne et pourquoi, il l’ignore. Lui non plus n’a pas toutes les cartes en main. Il les veut. Et il les aura. – Je cherche tellement de chose. Je désire tout autant. Quand à ce que je suis… Il hausse les épaules, rit et quitte cette table où il était maintenant. Il fronce les sourcils quand les genou manquent de plier sous son poids. Sa langue claque contre son palais. – Accorde moi une minute. Il referme les yeux, se concentre, s’immisce d’avantage dans l’âme. Il en dévore une réminiscence, pour s’infiltrer plus loin. Si il ne demande pas aux membres d’être réactif, il se doit d’assurer sa démarche et ses gestes. Il contemple les chaînes qui l’immobilise, il les brise pour s’en défaire, faisant plier lla louve sous le poids des fers. L’atmosphère vibre sous les battements de son Essence. Il se rassemble, s’ancre un peu et rouvre les paupières dans un sourire satisfait. – Voilà qui est mieux. Il prend une clope comme si elles étaient siennes pour se l’allumer et s’assoit sur le coin du bureau. – Quand à qui je suis, dis le moi… toi qui connait tant. Il ne flatte pas son égo. Il ne vante pas ses mérites pour attisé sa vanité. Il énonce un fait. L’homme sait plus que lui. Mais il compte bien y remédier.

- Sorcier ou magie elle-même. Folie ou démence-nouvelle… Tu semble enclin à la première option, alors je vais en adapter mes… Hypothèse. Il fait mine d’y méditer un instant, parant les lèvres féminines d’une moue pensives.- J’ai choisis de venir ici, donc et j’ai choisis de venir dirons-nous… Posséder ? Cette louve qui pourrit dans tes cachots depuis une bonne année déjà. Il sourit. – Tu aurais pu fêter cette anniversaire soit dit en passant. Il se redresse pour venir à ses côtés, tendant le bras pour tourner quelques pages de l’épais livre. Il en parcourt quelques lignes en tout autant de secondes, avant de se tourner vers le Tullamore. – Penses y Théodore. Si c’était toi que je voulais approcher aujourd’hui, ce choix de corps serait-il judicieux ? Il ne va pas lui mentir. Le brosser dans le sens du poil en le trompant. Il n’était pas venu pour lui. Il était venu pour elle. Qu’il est été présent à ce moment précis dans la cellule n’était qu’une coïncidence. Rentabilisé, mais fortuite. Le spectre n’arrête pas la conversation à ses paroles. Il vient finalement se frotter à l’aura du Scientifique, tenant à la voir. A la matérialisé dans une dimension où il pourra la parcourir pour la découvrir. Est-ce que le mortel y sera réceptif ? Il n’a connu qu’une âme qui se soit volontairement donné à lui. Et elle est toujours brillante d’intensité. Jonah y a veillé de longs mois. Il s’en était fait l’attiseur. Callan. Son souvenir puissant peut s’imposer dans tout ceux qu’il occupe. Il teste, il caresse, il observe. Mais si cela peut te rassurer, tu attires bien plus mon attention que ton cobaye. Je m’attendais à un simple pantin. Il est ravi de cette surprise. Il choisit bien ses paroles, car il devine les troubles que provoque la Seconde place. Pourquoi lui ? Cette interrogation posée est tellement révélatrice. Tu n’es pas de ceux qu'on devrait maîtriser. Tu es libre de couper les fils qui t’animent. Tu en as la force, quelque part. Je pourrai t’aider à l’éveiller. Sera t-il sensible à sa voix ? La laissera t'il résonner dans son esprit, pour l'écouter... Au risque de lui ouvrir les portes ?

Oh oui, c’est un jeu dangereux. Principalement parce que Jonah n’a pas encore décidé si ce Théo méritait sa colère ou son aide.


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Que tu sois venu pour moi, ou pas, ce n’était pas vraiment ça la vraie question. La vraie question était de savoir ce que tu étais venu chercher ici, en ce lieux, dans cette prison qui n’offrait aucune échappatoire. Dans cette prison qui enfermait des êtres tels que toi pour les torturer pour apprendre à les connaitre, afin de mieux les contrôler. J’aurai pu, ou très certainement, j’aurai dû te garder attacher, t’observer, t’analyser. Mais si tu n’étais qu’un esprit dans ce corps, à quoi bon ? Cette enveloppe charnelle n’était sans doute à tes yeux qu’un vulgaire pyjama de chair qui te permettait d’observer de l’intérieur ce que tu ne pouvais voir de l’extérieur. Tu n’étais très certainement pas là pour moi, ni pour me demander quelque chose. Non. Tu étais là dans le but d’une observation discrète. Découvrir apprendre, savoir de par les yeux de la louve ce que les tiens ne te permettaient de voir. Je me trompe ? Non. Je ne pense pas. Parce que si c’était moi que tu cherchais, tu te serais sans doute accaparé du corps de Graydon, ou plus tentant encore, celui de ma tendre et très chère sœur. Mais non pas celui d’une louve que je passe voir que trop rarement. Une louve que je laissais pourrir dans sa cage et qui ne m’intéressait que trop peu. Touché. Coulé. Tu m’as bien eu. Si ce n’est donc pas moi que tu venais voir, que cherches-tu ? Quel avantage tu peux bien avoir à découvrir des choses que seuls les rares survivants et rescapés de cet enfer connaissent ? Très bonne question, le fond du problème était donc là. Dans la découverte d’un environnement prospère. Pourquoi ?

Tu te jouais de moi, cela ne faisait aucun doute. Tu te riais sans doute même de tout ça, de toutes ces choses, jusqu’à ces questions que je me posais sans doute dans un but, celui d’acquérir un savoir que je ne possédais pas encore. Tout ça c’était nouveau pour moi. Ca me semblait même abstrait, complétement. Mais j’aimais découvrir et je dois avouer que ce monde m’impressionnait de plus en plus de par ses mystères grandissant en son sein. Des créatures tel que toi. J’ai tiré sur ma clope, restant là, impassible, te laissant te servir comme si ce qui était à moi était aussi à toi. Erreur fatal que de penser ça d’ailleurs. Te tolérer ne signifiait pas t’accorder la moindre liberté. Ici tu ne m’apparais que comme un objet d’une nouvelle expérience. D’une nouvelle découverte. Aussi excitante soit elle. Graydon m’avait fait découvrir des plaisirs qui me paraissait impensables. Or, ta façon de parler, de bouger, tes expressions, faisaient naitre en moi bien plus qu’une certaine envie de découverte. C’était bien plus que ça. Une sorte de jouissance nouvelle. Une envie, une excitation palpable qui me faisait naitre des papillons dans le bas de mon ventre. Je voulais te découvrir toi, ta véritable entité, et non pas toi dans cette louve que je trouvais pour l’heure des moins excitante. Inspirant la fumée de mon bâton a cancer, je t’ai écouté parler, jusqu’au bout, tu commençais à prendre tes aises, sans doute un peu de trop et je pense que tu n’avais pas conscience qu’il me suffisait de claquer des doigts pour te revoir allongé sur cette table. Mais l’heure n’était plus à la torture. Que non. Pas dans mon esprit aussi sordide soit-il.

« Que de mystère. C’est moi ou t’essaye de mener la danse ? Ici ce n’est pas toi qui commande, peu importe qui et ce que tu es. Mais j’ai un deal à te proposer. Tu marches… Ou tu te casses. C’est aussi simple que ça. »

Et crois-moi que des arguments convainquant pour te voir te casser si tu ne marches pas je n’en manquerais pas. Peu importe de savoir si tu étais aussi fou que moi. Peu m’importait de savoir ce que tu cherchais, ce que tu pensais. Tu venais de titiller ma curiosité. Sans doute de trop. Et tout ce que je voulais désormais c’était découvrir ta personne. Dans son intégralité. Toi qui avais eu les couilles de venir jusqu’ici même par la force de ton esprit les aurais tu pour revenir frapper à la porte de la prison sous ta véritable entité ? Me laisserais-tu voir qui tu es vraiment ? Me laisserais tu te toucher ? Apprendre à te connaitre, apprendre qui tu es ? Mais laisserais-tu jouir de toute ces choses que tu as subitement fait naitre en moi ? Terminant ma cigarette, j’en ai écrasé le mégots dans le cendrier avant de me relever après avoir fermé mon grimoire. Continuant de t’observer, sans te brusquer. Attrapant un stylo et un bout de papier pour y griffonner des choses que seul toi pouvais voir. Une adresse, suivit d’une date et d’une heure. Revenant vers toi, me calant dans ton dos afin que tu puisses sentir mon souffle dans ton cou. Ou plutôt devrais-je dire, le cou de la louve. Des questions, j’en avais oui. Mais désormais je ne voulais plus de réponse. Ca m’était bien égale. Tout ce que je voulais c’était toi, et j’espérais que tu me l’offrirais. Sans trop hésiter. Venant poser mes lèvres contre le lobe de l’oreille de la louve, j'ai susurré, murmuré, de façon à ce que seul toi pouvais entendre ce que j’avais à te dire. J’en demandais peut-être beaucoup, mais je m’en foutais royalement.

« L’unique question est désormais, oserais-tu délaissé ce pyjama de chair puant pour venir à ma rencontre sous ta véritable identité ? Me laisserais-tu découvrir de visu qui tu es, et non pas seulement ce que tu es ? Sens ce que tu fais naitre en moi. Toi et moi, on a peut-être tant à découvrir. Un jeu sans doute dangereux mais qui pourtant reste des plus bandant à souhait. »

J’ai sourie contre l’oreille, venant la mordiller malgré cette aspect qui me répugnait, espérant que ce soit toi, et non la louve qui recevrait le message que je venais de lancer. Venant caller mon bassin encore plus près de ce corps afin que tu puisses bien sentir toute l’ampleur de la situation. Graydon prendrait à ta place, ce n’était qu’un détail à mes yeux. Un détail qui dans le fond ne me dérangeait pas mais il était hors de question que je vienne forniquer avec cette chose immonde que représentait la louve à mes yeux. Alors j’ai fini par me reculer, tout simplement, te provoquant du regard. Oserais-tu oui, prendre le risque de venir à ma rencontre ? Oserais-tu venir jouer ce jeu pervers dans lequel je m’apprêtais à entrer ? Je sais que je n’avais jamais été vraiment saint d’esprit. Mais tout ce que je sais également, c’est que j’ai pu découvrir des plaisirs bien plus orgasmique que celui que peux nous procurer une personne bien vivante. Vous les créatures vous ne manquiez jamais d’inventivité. Ca c’était une évidence.




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Théodore

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L’inattendu capte depuis toujours l’attention de Jonah. Trop sont si prévisibles. Il anticipe, il prévoit, il ajuste en fonction mais les surprises sont si rares. L’humanité semble en proie à une Banalité affligeante. Dans cette course effrénée à l’originalité, aucun ne franchit la ligne d’arrivée. Ils finissent par chuter à un moment donné dans un stéréotype et s’enliser dans l’attendu. Ils cherchent à sortir de leurs petites cases en s’engouffrant dans d’autres avec tant d’empressement qu’ils viennent s’en écraser contre les murs. Ça facilite grandement le travail de l’entité lorsqu’il pénètre dans une âme nouvelle. Ça l’ennui aussi, il n’a jamais demandé à ce que sa tâche soit simplifiée. Bien au contraire. Si il y a une chose qu’il a comprit sur lui au manoir, c’est qu’il aime la difficulté. Ça enclenche les rouages de son esprit, active la mécanique de l’intellect, défoule ses idées et ses instincts. Il veut des défis à sa hauteur, pour gouter à une satisfaction équivalente à ses machinations. On ne s’élève pas en stagnant. Il n’est pas revenu du Royaume des morts pour se repaitre de l’ordinaire du Vivant. L’inédit, c’est ce que lui offre Théodore, à l’image de tout ceux qui ont su gagner ses faveurs. De grands noms qui le font frémir. Ils vouent un culte aux Inventeurs incompris que l’imaginaire abreuve de ses plus sombres nuances. Balian, le bourreau de River Crow, jamais à court de ressources quand il s’agit de faire couler le vermeil sur une symphonie de cri en ré majeure. Callan, seul âme vampirique qui se soit offert à lui, l’entité est l’écho de toutes ses belles flammes qui le consument. Le scientifique se joindra-t-il à ce Panthéon glorieux de l’immoral ? Seule question qui se fait entendre dans le brouhaha des autres.

- Tu parles de contrôle, tu penses Puissance, tu mesures les nôtres, tu les compares, les évalues,… Sort de ce jugement, Théo. Il est vain. Ce n'est pas toi qui dicte nos pas, qu'importe qu'on danse sur ta musique. Il rit, parce que oui, ça l'amuse. Les Humains sont tellement égocentriques. La Terre se doit de tourner pour Eux en toute circonstance. - Ce n'est pas moi non plus. Je ne domine pas. Le seul avantage que j'ai actuellement sur toi, c'est la connaissance de cette Vérité. Laisses toi aller, il y a des instants qui échappent à tout contrôle. Comme cette proposition qu’il amorce avec talent. Jonah à le sens des mises en scène et le Tullamore maitrise la sienne. Tout est parfait, si ce n’est ce refus de lâcher prise propre aux esprits les plus vifs. Il ne le quitte pas de son attention alors qu’il écrase sa clope, lui tirant toujours sur la sienne. La louve n’est pas une fumeuse. Elle ne l’a jamais été. Ses poumons accumulent la fumée en suffocant. Il prend un plaisir presque enfantin à rajouter la Nicotine sur la liste des poisons qui engluent ses veines. Les quelques mots griffonnées sont rapidement lu, un sourire en suit. D’avantage quand il se plonge dans ses ressentis qu’émanent Théodore. L’envie. La convoitise et elle n’est pas qu’intellectuelle pour le coup. Il est impressionné que l’homme arrive autant à le dissocier de la louve. La compréhension de ce qu’il fait est d’habitude beaucoup plus lente pour le commun des mortels et elle provoque rarement la concupiscence. La voie qu’ils choisissent quitte les sentiers battus.

L’intérêt de Jonah lui était déjà acquis à l’évocation de son offre, à présent qu’il lui soumet, c’est toutes ses inclinaisons qui s’enflamment. C’est malsain. Contre Nature. C’est un affront à la Raison. Il faudrait être fou pour accepter. C’est se livrer au Diable en personne. S’offrir à la merci du Tullamore sans garantis de survit. C’est du suicide. Pas une seule de ces pensées ne l’effleurent. Il est au-dessus de ses craintes instinctives de survit. Il est déjà mort. Il n’a plus de corps à perde. Il s’en est délesté. En un sens, la seule manière qu’il aurait de répondre à la requête de Théodore serait de venir avec l’apparence de sa jumelle. C’est sans doute ce qui se rapproche le plus de ce qu’il est. Il ne le fera pas, elle s’attirerait encore une fois des emmerdes. Il ne doute pas qu’elle illuminerait le scientifique de quelques éclairs de possession. Il la destine à un autre, une fois qu’il l’aura arraché des bras de Josias. Tim alors. C’est après tout l’enveloppe charnelle qu’il s’est choisis, qu’il présente aux autres comme étant lui. Il rit. Si tu savais à quel point elle s’horrifie de notre échange. De tes actes. Il ne lâche pas la lycanne, il se régale de cette peur qu’ils éveillent en elle, ignorante ce qui se joue. Il ne relâche pas non plus ses efforts à se frayer un chemin dans l’âme du Tullamore en chef. Il la sent grandiose. En proie à des combats épiques qu’il lui tarde d’observer.

- Ce pyjama de chair... Il laisse les mots glisser sur sa langue avec amusement. C’est tout autre chose que Théodore attise en collant la raideur de ses réflexions contre le bassin féminin. Les perversions humaines sont toutes délectables à ses yeux. Celles physiques autant que psychiques. – Il te répugne. Ce n’est pas une question, juste une constatation. – Et pourtant tu t’y souilles. Il se tourne vers lui, s’appliquant à faire de ce visage le reflet de tout ce qu’il est. Il broie, implacable, la moindre mimique de la captive, pour faire de ses traits, le reflet des siens. Son regard vide et morne entre en incandescence de la magie nécrosée de l’entité. Il en plonge l’acier dans celui du scientifique. – Je ne refuse jamais une partie intéressante. Quel que soit l’enjeu. Bien sûr qu’il viendra. Qu’a-t-il à perdre, si ce n’est Timothé ? Il pèse si peu face à tout ce qu’il gagner. Et toi ? Serais tu prêt à me montrer ce que tu es ? Je pourrai me glisser en toi. Naviguer dans les eaux de ton désir avant de m'y plonger pour en déchainer le torrent. Il sent que trop ce dégout que lui inspire la louve. Alors il ne joue pas de ce corps. Il reste impassible dans sa possession, revenant frôler avec la conscience du Scientifique. C'est là qu'il vient apposer son souffle et ses caresses. Je pourrai, je le sais, tant faire en ton être.

Il se retourne, s’éloigne un peu à son tour, pour faire quelques pas dans la cellule en s’étirant. – Ne crains tu pas la déception ? Mon apparence pourrait te déplaire encore plus que celle ci... D'ailleurs, que n'aimes tu pas chez elle ? La soumission, la réédition, son physique, son sexe... Jonah est curieux, sans doute un peu trop.



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Le savoir, cette petite chose qui nous pousse à faire des choses souvent impensables. On veut connaitre, comprendre, prendre possession de toutes les informations nécessaires qui nous pousse à notre maximum. J’en suis avide. Je m’en délecte. J’aime savoir absolument tout… Sur tout. Tu n’es que mystère, me poussant à l’intrigue, à cette volonté de tout décerner en toi. Qui tu es, ce que tu es, d’où tu viens, ce que tu fais. Et si pour ce faire je dois prendre des risques alors je les prendrais. Sans me poser de questions. Essayer de t’amadouer pour sans doute mieux de contrôler. Et crois-moi, ne me sous-estimes pas. Si j’ai réussis à rabaisser le Roi qu’était Léandre McGuinness ce n’est pas toi qui m’effraies. Non. Tu ne le peux, et ne le pourras jamais. Au final, qui mène la danse ? Toi ? Moi ? Réfléchis bien. Je suis peut-être humain, je suis peut-être mortel, sans pouvoir surnaturelle, sans forces physiques, sans rien de tout ce que vous possédez vous, mais j’ai un avantage conséquent sur la majorité de vous autres. Mon cerveau. Cet encéphale qui pense, qui réfléchis, qui ne s’arrête jamais. Si j’ai pu décimer la race vampirique grâce à mon virus, penses-tu vraiment pouvoir m’échapper ? L’égocentrisme est une chose merveilleuse qui parfois nous pousse à l’erreur. La feras-tu ? Ta curiosité te poussera à faire ce pas de trop, je le sais, je peux le sentir, là, dans ta façon d’agir. Tentation impulsive que celle qui te fais arrêter de penser pour agir. Réagir. Faire ce pas de trop, celui qui te conduiras directement dans les mailles de ce filet bien tendu qui n’attends qu’une chose. Attraper sa proie.

Tu me parles de possession. Tu vois loin, bien trop loin. Mon corps, mon esprit, mon être n’appartient qu’à moi et ne vas pas t’imaginer une seule seconde que je te donne l’autorisation de le souiller. Je suis un scientifique. Un être bien trop curieux pour s’arrêter à tes paroles, des mots, des vérités verbales qui peuvent être menti, ou bien démenties ? Je veux voir de mes propres yeux. Je veux toucher, pouvoir constater, pouvoir me faire ma propre opinion. Mais ne vas pas t’imaginer l’inimaginable petite chose. Non. Mon corps ne sera jamais tien. Ce n’est pas de ça dont je te parle. Ce n’est pas de cette façon que je veux savoir, comprendre et voir ce que toi tu peux voir. Tu n’es que l’inconnu dans mes récits. Cette créature, ce patient X qui me laisse encore littéralement noyé dans l’ignorance. Tu es là, devant moi, venu jusqu’ici dans quel but ? Tu prends plaisir à maltraiter cette pauvre louve, je peux le voir, là, dans les profondeurs des abysses que représente ton regard. Je peux le sentir, je peux l’imaginer, je peux l’éprouver. Si moi je suis malsain, si moi je suis glauck, qu’es-tu ? Tu ne vaux pas mieux que moi, tu ne vaux sans doute pas mieux que tous ces monstres qui sont enfermés là, ici, entre nos murs. Ton égo est un chose surdimensionné. Tu penses sans doute pouvoir te jouer de moi, mais tu as tort. Tellement tort. Tu poses des questions, trop de questions. La curiosité est un vilain défaut, tu le sais ça ? Si tu penses que je vais te répondre ? Jouer ton jeu serait perdre. C’est plutôt toi, qui doit jouer le mien et non l’inverse.

« Ne te surestimes pas. Mon corps m’appartient et il n’est pas question de te le laisser, peu importe ce que tu es. Ma proposition est bien plus distrayante que de te donner les commandes de mon propre véhicule. C’est toi que je veux, non pas une entité mystérieuse dans le corps d’une vulgaire louve rongée par les médicaments qu’on lui donne. »

Réponses. Sans doute faites à demi-mots pour ne pas te donner le sentiment d’être en train de tout contrôler. Parce que crois-moi, tu ne contrôle rien ici. Je suis le seul maitre des lieux, le seul à pouvoir actionner les commandes. Te donner l’impression d’être libre ne signifie pas que tu l’es. Maintenant que je connais ton existence, je trouverais le moyen de te coincer dans ton corps, je trouverais les réponses à toutes mes questions. Oh que oui, je ne te lâcherais plus. Bien au contraire. Tu vas devenir cet objet obsessionnel qui comblera ma panoplie encore trop restreinte de connaissance. Apprendre à te contrôler c’est apprendre qui tu es. Tu te sens libre, tu te sens fort, tu te penses intouchable mais détrompes-toi, tu t’es montré, tu as pris le risque de jouer, et maintenant, c’est dans ma ligne de mire que tu es. Et si tu ne te montre pas à cette adresse, je te traquerais, et crois-moi, je te retrouverais. Vous pensez pouvoir vous jouer de moi, par le simple fait que je suis humain. Mais détrompes-toi. C’est par les couilles que l’on tien les Léviathan, c’est par la peau des burnes que j’ai obligé Léandre à se mettre à genoux. Je possède Graydon, je possède qui je veux. Présomptueux ? Sans doute, je le reconnais. Mais je n’ai pas peur de vous. Non. Je n’aurais jamais peur, peu importe le prix à payer. Alors arrêtes, arrêtes ce petit jeu, arrête de te croire au-dessus de moi, parce que bientôt, tu ne seras sans doute plus rien. Bientôt, tu ne vaudras pas plus que cette salope de louve. Parce que tu sais pourquoi ? Ce n’est pas moi qui suis en prison actuellement. Non. Ce n’est pas moi le méchant de l’histoire.

« Ton apparence ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est savoir qui tu es. Comprendre pourquoi tu te caches. Si tu as pu pénétrer ici c’est qu’il y a une faille dans le système. Tu comprendras qu’en vue des circonstances c’est une erreur que je ne peux ignorer. Si toi tu peux le faire, qui d’autres ? Ou bien… Quoi d’autres ? En vérité ce n’est pas cette louve qui m’excite, là, maintenant, dans l’immédiat. C’est toi qui me fait monter cette adrénaline, cette envie de toucher, te voir, de percevoir, si tu découvres mes secrets, alors laisses-moi découvrir les tiens. Echanges de bon procédés tout simplement. »

En te parlant, je me suis simplement assis sur le coin du bureau, me servant un verre de whisky pour calmer mes ardeurs. Tu m’agace, toi et tes mystères, toi et cette façon de te penser intouchable, impénétrable. Tu es un mystère que je compte bien résoudre. Une énigme que je compte bien découvrir. Une nouvelle quête de savoir. Ce n’est pas moi qui ai voulu jouer, c’est toi. Alors. Arrêtes dont de tourner autour du pot. Arrête de jouer à ce petit jeu. Ici ce n’est pas toi qui pose les questions, mais moi. N’inverses pas les rôles. Ne change pas la dynamique de cette rencontre improbable. Tu sais vraisemblablement beaucoup de moi, et moi, je ne sais rien de toi. Alors ? Où se trouve le risque ? Le risque zéro n’existe pas, je te l’accorde. Mais dans pareille circonstance on peut penser que si ? Je me trompe ? Ai-je tort ? Je ne pense pas. Je ne crois pas.

« Dis-moi au moins comment tu t’appelles ? Qu’as-tu à y perdre ? Pas grand-chose tu me diras. »

Non, tu n’avais rien à perdre à mes donner ce genre d’informations je me trompe ? Je ne te demande pas grand-chose. Juste un nom. Une identité. Ce petit truc qui pourrait au moins me donner un point de départ. Rien de plus. Ni de moins… Tu as voulu jouer. Alors assumes… Et joues donc.





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Théodore

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Il glisse entre les mots pour saisir les non-dits. Il écoute ce qu’il tait à défaut de pouvoir entendre ses pensées. Il décortique minutieusement les silences, ils accueillent la musique et l’envolé de ses réflexions. Il est esprit dans les ombres des noirs instincts. Il est cet héritage bestial, cette vérité que la plupart des Hommes préfèrent ignorer ou blasphémer, l’emprisonnant dans le carcan de la morale. Il secoue la tête, amusé, comment Théodore peut il penser que son corps l’intéresse ? Il use celui de la louve simplement parce que son âme n’a rien de reluisant. Elle n’a d’intérêt que la gangrène qu’il y a imposé, ses ténèbres qui s’y disperse au rythme de battement de cœur frénétique. Le scientifique a autre chose à offrir que son enveloppe, quand bien même Jonah pourrait user ou abuser de son statut ou de ses privilèges. Il y a bien plus intéressant à détourner, il le devine à cette volonté acérée, redoutable défense contre ses tentatives d’intrusion. De quoi l’allécher encore un peu plus, le faire hésiter à quitter totalement la louve pour tenter d’en percer la rudesse de toute sa force. Il se restreint, se rappelle à l’ordre, se sermonne comme le gamin qu’il est encore. L’impatience lui ferai tout perdre, de ses limites qu’il repoussera avant d’être rappeler à l’ordre, dans le corps de Timothée. Son repos, il le trouvera dans les limbes où il dérive quand il lâche prise, quand il cherche pas à s’ancrer à ce Réel , mais pour l’heure, il danse au son des manipulations que les cordes du violon éveille à sa raison. Le petit Théo excelle dans le contrôle qu’il maintient jusqu’à ses phrases. - Distrayante… Je n’en doute pas. Mais pour qui ? La question se pose face à tout ce que le scientifique impose. Des règles qui semble à l’entité bien trop rigides. Soit, si il ne peut les plier, il les brisera.

Dos à lui, il ferme les yeux, repoussant les jérémiades de la louve qui supplie la paix. Son être est ravagé et il n’arrange rien à détruire les vestiges qu’il reste. Il tyrannise ses derniers espoirs, soufflant sur une chandelle vacillante. Il l’emprisonne entre ses paumes ne lui laissant que la noirceur de sa possession. Il prend quelques souvenirs qu’elle a passée dans cette salle et s’en sert pour la poignarder jusqu’à ce qu’elle cesse de couiner. Elle le détourne de cet entretien. C’est une insulte que de le déconcentrer aussi vulgairement. – Je comprends et je mesure… tous les risques que peuvent impliquer une faille pareil. Ses craintes sont justifiées, Jonah s’est fait un malin plaisir de gangréner l’esprit d’un de ses scientifiques. Brave petit Emilien qui lui avait permis de trouver Graydon. Ce qui le fait tiquer est autre… La connaissance, c’est le pouvoir et si Théodore apprend comment corriger l’erreur dans sa sécurité, alors il apprendra comment le contrer lui. Laisser ce pouvoir à un homme de son envergure est une possibilité qui n’a pas beaucoup d’attrait. Le jeune vampire témoigne du soin qu’il porte à ce qu’il contrôle. Il sourit, secouant la tête en se tournant de nouveau vers lui. – Quels secrets Théo, hmm ? Quels secrets t’ai-je pris qui justifie que je t’offre les miens ? La balance n’est pas équilibré et penche en faveur de celui qui dicte ses lois. Quel amusant y a-t-il à partir vaincu ?

Et tandis qu’il se serre un verre, il revient s’assoir sur la table d’expérimentation. – Tu me penses vraiment si stupide ? Pompeux de vanité et aveugle de fierté ? Il penche la tête sur le côté à sa question, sans quitter son sourire. – Je suis toujours partant pour jouer, mais seulement quand j’ai quelque chose à y gagner. Je suis prêt à miser gros, je n’en attends pas moins de ta part. Il hausse les épaules. Son prénom ce n’est pas rien. C’est une pièce d’un Puzzle que Théodore rêve déjà de voir complet. Il veut saisir, comprendre et le superficiel ne lui suffira pas. Il va creuser. Loin, peut être jusqu’à son corps qui pourri six pieds sous terre. Il cherchera ses faiblesses, les points sur lesquels appuyer pour qu’il est mal alors même qu’il ne ressent plus vraiment la douleur. Eden encore une fois, sa jumelle. Toujours elle. Son petit boulet personnelle qu’il continue de trainer même loin de ses chaînes. Et puisqu’il n’arrive à se ressoudre à la tuer pour s’en libérer, il se devra de la rendre inatteignable. – Si nous résumons… Je n’ai aucun intérêt à jouer, j’ai tout à perdre et rien en échange si ce n’est de belles paroles… Cependant, si tu n’es pas prêt à te mouiller un peu plus… Il se rallonge, fixant à présent le plafond. – On peut toujours revenir à ton idée première et voir si tu arrives à satisfaite ta faim de savoir ainsi. Il referme les yeux. De toute manière, tu ne pourra saisir ce que je suis, sans en faire l’expérience. Il est inexplicable, lui-même ne sait vraiment se définir.

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Tullamore ♛ Psychopathe en chef
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Tu ne répondras pas à mes questions, je le sens bien. Tu ne diras rien, ne prendras aucun risque avant que tu n’ai pas ce que tu veux. Tu penses mener la danse, si seulement tu savais combien du avais tort. Soit, ne me dit rien. Mais je te traquerai. Je te traquerai jusqu’à trouver qui tu es. Des possessions ce n’est pas ce qu’il y a de plus courant dans le coin et ça ne passe pas inaperçus. Alors non, qui que tu sois, ne penses pas te jouer de moi. Je te trouve arrogant, bien de trop. Ca m’agace, ça m’irrite. Ca m’insupporte même. Je te laisse parler, je te laisse me répondre, te rallongeant là, sur cette table de torture. Je comprends que tout ce que tu veux c’est te délecter de la souffrance de cette louve. On me dit malsain, mais je pense que tu es pire que moi. Je pense que tu n’as aucune conscience, que c’est même pire que ça. Tu sembles faire le mal, et tu adore ça. Moi je fais du mal par obligation. Parce qu’on m’a entrainé de force ici, et que si je veux comprendre je n’ai pas le choix. Je suis les ordres, je dois rendre des comptes, même si parfois je franchis les limites, ça reste là l’unique but de la manœuvre. Mais un psychopathe dans ton cas, non, crois-moi, ça ne passe pas inaperçue. Je te pense sociopathe, narcissique, avec ce besoin de contrôle. Voilà ce que je sais de toi, et crois-moi, c’est déjà bien suffisant. Je te retrouverais sans peine j’en suis certain.

Alors j’ai souris, oui, j’ai souris quand j’ai attrapé le scalpel, venant me placer au-dessus de toi pour que tu puisses me voir. Te rattachant les mains et les pieds pour que tu ne puisses bouger. C’est ça que tu penses je me trompe ? Que je souris parce que l’idée de torturer cette louve m’excite ? Tu as tellement tort. Non. Torturer ne me procurer aucun plaisir, loin de là. Mais quand on n’a pas le choix, on finit par le faire. Bienvenue chez Tullamore, tu as encore tellement à apprendre. Nous ne sommes que des pantins contrôler par nos supérieurs. Par le gouvernement. Et tu sais quoi ? Même en cas de crise le gouvernement reste au sommet de tout. On ne peut aller contre sa volonté. Crois-moi, j’ai essayé. J’étais bien moi, à Nassau. Je ne demandais rien à personne. Dirigeant ma rhumerie, m’envoyant en l’air avec toutes les filles que je voulais dans mon lit. J’avais de l’argent, j’étais riche. Mon père n’avait pas envisagé cet avenir pour moi, je te l’accorde. Mais au moins j’étais quelqu’un de bien. Enfin je crois. Je ne tuais personne. Je ne volais personne. J’étais certes un débauché au nez plein de cocaïne, mais j’avais la vie que je voulais avoir. Maintenant, est-ce que je peux vraiment en dire autant. J’ai de gros doute tu peux me croire. Je n’avais jamais été un assassin avant d’arriver ici, et regarde ce que l’on m’a fait créer. Un virus qui tue les vampires. Des immortels. Alors tu penses vraiment pour m’échapper ? que d’orgueil. Tu tomberas, comme les autres, ce n’est qu’une question de temps.

« Tu as déjà perdu. Parce que maintenant je sais quel genre de personnalité je recherche et tu peux me croire. Il y a très peu de chance que tu m’échappe. Peu importe qui tu es. Tu as fait une grosse erreur en venant à moi. Ton orgueil sera très certainement ta perte. A bientôt. »

Je t’ai adressé un dernier sourire, remplis de bon sens avant de faire glisser la lame du scalpel sur la gorge de la louve. Faisant gicler le sang de partout. Elle allait mourir de toute manière, alors autant abréger ses souffrances. Je n’avais pas besoin de me mouiller. Tu l’avais suffisamment fait pour moi. Attrapant une serviette j’ai simplement essuyé le sang sur mon visage, avant de me poser derrière mon ordinateur. Inscrivant un nouveau dossier. Un dossier au nom de X. Le lien. Y inscrivant toutes les caractéristiques que je savais de toi. Demain, nous rechercherons ta trace. Je ne serais pas seul, nous serons des centaines à travers le monde à te traquer. A visionner toutes les caméras de sécurité de l’île, à étudier chaque dossier, chaque meurtre, chaque mort, jusqu’à trouve ta trace. Crois-moi, ça prendra le temps que ça prendra, mais je sais que j’y arriverai. Tu semblais seul mon ami. Tellement seul. A tel point que tu t’ennuis et que tu prends des risques pour te donner une raison de vivre, je me trompe ? Tu n’as donc personne. Aucun allié. Personne à qui te raccrocher. Ta vie doit être bien pathétique. Voilà ce que je pense de toi. Car au-delà de te penser puissant, tu ne prends pourtant pas de risque. Tu es donc faible, ou bien conscient de tes faiblesses. Et si tu as des faiblesses, si tu saigne, c’est que je peux donc t’atteindre. Sans grande difficulté.

Alors oui, peu importe ton nom, peu importe ce que tu es, où tu te caches. Je te le dis, en toute sérénité, en toute sincérité… A bientôt. Je te retrouverais je le sais.



©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Chercher... Trouver... Détruire.
Qui a t'il de plus résistant comme parasite ? Une idée. Une simple idée sorti de l’esprit humain est capable d'ériger des villes. Une idée peut transformer le monde et changer entièrement la donne. Voilà pourquoi je dois la voler...  
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