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 White Blank Page - (ft. Elijiah)

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Elijiah & Heikki : When every star falls from the sky, and every last heart in the world breaks. It's gonna be okay.
Belfast. Il était loin du territoire des sorciers. A l'opposé, même, pourrait-on dire, mais il avait toute sa place en ces lieux où ne résidaient pas ses semblables, mais bel et bien des créatures qu'il avait longtemps cru chimériques, ou extirpées tout droit du cerveau des mortels. Lui, le sorcier qui avait longuement et âprement rejeté ce qu'il était jusqu'à finalement l'accepter pour parvenir à contrôler ce qui faisait parti de lui, pour ne pas crever, saisissant la main tendue et se réfugiant dans les bras cajoleurs de son ainée. Pour apaiser cette mer moribonde à ses yeux, cette magie ruisselant comme une rivière torrentielle dans ses veines au lignage ancestral et qui menaçait sa lucidité à force de lutter contre elle. Elle était une extension de lui-même, capacité troublante de son cerveau de ressentir avec âpreté le contact de l'élément qu'il foulait jour après jour de ses pieds. Il n'y avait bien que ces mauvaises habitudes qui le poussaient à ne pas se déchausser, cette façon de vivre un peu trop humaine. Ou la possibilité de reprendre la route sans plus attendre. Pourtant, il était lié à la nature d'une façon presque enivrante, même au sein de la capitale il n'aurait pu nier cette attirance pour les lieux plus verts que d'autres. Même s'il s'enfermait un peu trop souvent dans ce laboratoire. A croire que le monde ne changerait jamais totalement, puisqu'il s'y enfermait à nouveau, dans l'espoir de trouver un remède aux maux qui touchaient les vampires. Ainsi, tout comme Lahja, il alternait entre Cork et Belfast. L'hôpital par instant. Le laboratoire à d'autres. La chambre qu'il avait en ces lieux parfois, lorsqu'il avait besoin de dormir. Parce qu'il restait avant tout humain derrière cette sorcellerie élémentaire, aussi fragile qu'eux, et pourtant, ils avaient trouvé le moyen d'enfermer la blonde, l'un d'eux avait même eu l'audace de la toucher, de la briser, de l'abîmer. La haine tenace qu'il ressentait pour Viggo n'avait de comparable que la volonté du blond de ne pas percevoir le mal en les êtres qui peuplaient le monde. Habitude, qui, il le savait, inquiétait parfois sa sœur.

Mais il ne se referait pas. Du moins, pas si facilement. Il était cette douceur personnifiée, et il avait craint que sa sœur ait perdu sa lumière après ce qui lui était arrivé. A l'inverse, elle semblait peut-être plus méfiante qu'il ne le serait jamais. Il se fiait à son avis, aux paroles qu'elle pouvait lui glisser, même s'il persistait dans sa croyance qu'en chaque être, existait toujours quelque chose de bon, même s'il fallait creuser pour l'apercevoir. Le mal, lui, comme des œillères à ses yeux, ne passait ses remparts que lorsqu'il n'avait plus le choix... comme lorsqu'il avait découvert Lahja. Comme lorsqu'il avait souhaité que Viggo crève, à tel point qu'il lui arrivait d'avoir envie d'embrasser une autre voie pour que cette possibilité devienne réalité. Pas encore. Pas ainsi. Pas s'il pouvait s'y prendre autrement. Mais il finirait par l'anéantir. Et cette idée l'étouffait par instant, lorsque son regard se posait sur la blonde qu'il cherchait à cet instant dans les couloirs du château. Il revenait du laboratoire, et tenait à s'assurer que Lahja allait bien, qu'elle n'avait pas besoin de lui. La distance, parfois, le rendait presque fou, tant il craignait qu'on s'en prenne à elle.

Elle ne se trouvait pas dans sa chambre, et le blond, une cigarette éteinte à ses lèvres, déambulait entre les murs de la bâtisse, laissant son regard et sa magie glisser dans chaque recoin pour tenter de l'apercevoir, de la percevoir. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux en empruntant un énième couloir, juste avant que son regard tombe sur un homme qu'il n'avait jamais vu. Un irakien plus âgé que lui. Ou tout du moins en avait-il l'air, Heikki était le mieux placé pour savoir que l'apparence pouvait être trompeuse. Mais s'il n'était pas assez suspicieux, sans doute que non, il transpirait pourtant de tout son être une froideur sous l'immobilité passagère de son être, et le regard qui s'attarda, fixement, sur l'inconnu. Bonsoir. Parce que la nuit s'étirait dans le ciel transpercée par les étoiles telles des lames trop brillantes. Vous êtes un nouveau patient, ou vous venez aider ? s'enquit-il après avoir écarté la clope éteinte de ses lèvres. Vestige du monde extérieur. Vestige qu'il était parvenu à obtenir à travers un garde de Tullamore. Cela en faisait-il un conspirateur ? Loin de là, mais il fallait croire que le fait qu'il soit un homme bien permettait d'accéder à quelques denrées éphémères. Je cherche ma sœur, Lahja, vous ne l'auriez pas croisée ? demanda-t-il à tout hasard. Peut-être que l'inconnu pourrait l'orienter, ou non, mais ça ne coûtait rien d'essayer. Puis il réalisa qu'il posait des questions sans même se présenter. Manque de savoir vivre que l'on retrouvait difficilement en Finlande. Ses terres. Sa vie avant tout ceci. Ce qu'il avait sacrifié pour partir à la recherche de celle dont il était en quête à cet instant. Cette liberté qu'il avait étouffée pour la rejoindre dans cette prison. Mais il ne regrettait rien, il n'aurait voulu être ailleurs sans elle. Et il était bien plus utile ici qu'au dehors, à chercher un remède, à apporter son aide. Ah et, je m'appelle Heikki. précisa-t-il tout en plaçant la clope à son oreille, avant de se passer une main dans les cheveux sans y penser.

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« Some say the world will end in fire, some say in ice... »


Des portes closes. Des passe-droits et des zones placées sous haute surveillance. Oui. Pour sûr. Le château faisait de toute évidence l'objet d'une précaution accrue. Et j'avouais que le soldat en moi approuvait. Comme quoi. Peut-être bien qu'au bout du compte je n'étais pas le seul à avoir retenu quelques leçons du passé.

En revanche, je me donnais l'impression de toujours avancer plus profondément dans le flou. Rien n'ayant véritablement de sens. Tout autour de moi me paraissant étrange. Différent. Quoique familier. Puis ce que m'avait raconté cette femme, Lahja, me tournait dans la tête de manière presque frénétique. La guerre. Le traité de paix. La coalition et l'alliance entre nos deux peuples, sorciers et vampires. Dans l'espoir de vaincre l'organisation, puis d’éradiquer le virus K-089. Tout ça, le patient zéro, me retrouver ici, savoir que Léandre McGuinness se trouvait entre ces murs, tout ça me ramenait beaucoup trop brusquement dans une réalité que j'avais choisi pendant longtemps de fuir. De nier. D'occulter.

Voilà pourquoi je m'étais assis. Après m'être appuyé contre un mur et m'être laissé glisser jusqu'au sol. Lentement. Tandis que les vêtements que je portais se froissaient. Les vêtements de l'hôpital. Puisque depuis peu, mon nom était venu se rajouter à la liste des patients que l'on y soignait déjà. Résultat d'une cause à effet que je devais à Tullamore. D'ailleurs, maintenant que j'y repensais un peu plus posément, l'impensable me sautait aux yeux. Encore une fois, je ne m'étais pas vraiment défendu. Résigné. En sachant que les hommes qui m'avaient roué de coups et laissé pour mort, n'étaient que des hommes justement. Des humains. Qui respiraient, dont le cœur battait et se gorgeait de sang. De telle sorte que j'aurais aussi bien pu les vider. Complètement. Me nourrir. Reprendre des forces. Pour survivre un instant de plus et honorer une promesse faite. Sauf que comme d'habitude, j'étais incapable de me tenir à quoi que ce soit.

C'est vrai. Je parlais. Je jurais. Je pleurais et je riais. M'excusant après. Alors qu'il m'était tout simplement impossible de respecter ma parole. Pathétique. Avec mon ego surdimensionné, rien de plus qu'un moyen de défense comme un autre. Celui qui ne comprenait pas ça, ne comprendrait jamais rien à ce que je pouvais incarner. Parce-qu'en vérité, j'étais si peu sûr de moi qu'il me fallait bien donner le change. Quitte à me donner des allures de salaud sans foi ni loi. Loin du compte. Bref. Les bras passés autour de mes jambes repliées contre mon torse, recroquevillé, le front posé sur mes genoux et mes boucles retombant de chaque côté de mon visage, je m'étais coupé du monde. Au point que je ne relevais la tête qu'avec un temps de retard lorsque d'une voix aux intonations semblables à celle de sa sœur, Heikki me saluait. L'observant un petit instant sans bouger, intrigué et soutenant son regard sans sourciller.

Est-ce qu'on ne lui avait donc pas appris qu'il pouvait s'avérer dangereux de dévisager un inconnu avec autant d'insistance ? Par chance, je n'étais plus qu'un pauvre hère parmi tant d'autres. Par conséquent, je lui souriais. Venant du même coup appuyer l'arrière de mon crâne au mur. Les yeux dérivant sur sa clope. Décidément, drôle de soirée.

- Bonsoir… et à votre avis ? À quoi est-ce que je ressemble le plus ? Allez-y, vous avez une chance sur deux.

Amusé, j'écartais les bras en croix. Les paumes des mains se tournant en direction du plafond. À lui de juger. Patient ou aidant. Puis là-dessus, je me relevais. Me remettant sitôt en équilibre sur mes pieds. Les traits détendus. Même si la brume recouvrant mes terres peinait encore à se dissiper. Une brume identique à la fumée d'une cigarette qui se serait consumée. Putain. J'avais envie de m'en griller une. Après deux ans d'abstinence. Pas de sexe, de nicotine, ni d'alcool. Et à présent que le réveil était effectif, toutes ces envies que j'avais volontairement annihilé remontaient à la surface.

- Lahja ? Si… je viens de la quitter. Enfin, il y a déjà quelques minutes pour être exact. Vous la trouverez sûrement encore dans la salle commune. Le monde est vraiment petit, et les couloirs de ce château semblent tous me mener à vous…

À eux. Le frère et la sœur. Une seule et même lignée. Sur laquelle mes pas m'entraînaient irrémédiablement. Ce qui me poussait à avoir des gestes que d'aucuns jugeraient sans doute déplacés. Quand je m'avançais.

- Est-ce que vous permettez ?

Quand je m'avançais et que levant la main je le provoquais ouvertement. Attiré par je ne savais trop quoi. Une main dont les doigts se saisissaient délicatement de la cigarette coincée derrière son oreille. Avant de revenir frôler sa joue, pour ensuite lui adresser un sourire plus franc. Ressentant toute la douceur qui se dégageait de sa personne.

- Oh, j'oubliais. Moi c'est Elijiah. Ravi de faire votre connaissance Heikki.

Et je pouvais t'assurer Heikki que toi et moi, on n'en resterait pas là. Même si entre jouer et passer à l'acte, il y avait toujours cette différence de taille que je me refusais encore à surmonter...

@Lyr


Fire & Ice
ELIJIAH HASSAN JAZEEM
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