The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 Devil gonna come (Ft Elijah)

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Devil gonna comeThe broken and fallen, dangled souls been sent to burn
Nowadays they've been calling telling me soon gonna be my turn
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Jazeem
Jonan
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Belfast. Terre des Immortels. Elle accueille leurs vices, leurs pêchés et leurs hérésies. Elle s'en nourrit pour faire naître des fleurs d'une rare beauté. Ce qui survit dans la souffrance est beau. Jonah est prêt à toutes les cueillir, en humer le parfum délicat pour ensuite en arracher toutes les pétales et écraser ce qu'il restera de son talon. Il est pire qu'un incendie. Rien ne repousse jamais des cendres qu'il laisse. Il se fume une clope, assit sur le rebord du fenêtre. Ses pieds se balancent dans le vide au rythme de ses pensées. Contemple cette ville dans laquelle il se sent presque comme chez lui. Sa jumelle est proche, il le sent. Il sent aussi que quelque chose est différent. Dénaturé. Il refuse de s'y pencher encore. Il n'est pas  prêt. Il connait ce qu'il peut supporter. Ce qu'il peut endurer avant de totalement vriller. Ses limites sont autres que celles des Humains. En même temps, l'est il toujours ? Lahja laisse entendre qu'il est sorcier. Que sa magie est noire et corrompue. Balian le dit âme Âme sans corps. Eden, elle, a toujours été la plus proche de la Vérité. Elle est l'une des seule à s'en approcher toujours plus, sans doute parce qu'elle sait qui il est. Sans doute parce que quoi qu'elle en dise, elle abritera toujours une part de son Essence gangrenée. Un soupire alors qu'il se redresse. Il est tenté de faire un pas. De balancer le corps de Timothée dans le vide. De se régaler de ce sursaut de vie qu'il aura juste avant que son crâne ne se brise au sol. Que son cerveau éclate et éclabousse les quelques passants. Il ne doute pas de prendre son pied. Il restera jusqu'à la fin. Jusqu'à l'impact. Viendra alors pour lui le délice de l'autre Monde. Celui qui l'a toujours accueillit. Entre deux. Jusqu'à ce qu'une âme brille plus qu'une autre et attires ses instincts. Une autre vie à condamnée. Un autre cadeau pour la Mort si tendre avec lui. Il est là son seul Amour. Si il a une maîtresse, c'est elle. Il n'est régit que par ses Lois. Que par l'éphémère. Fils du présent qui meurt à chaque seconde pour ressuscité sur celle d'après. Phénix insaisissable en perpétuel recommencement.  

Cette humeur morose ne lui convient guère. Le pas est tentant à franchir. Il penche la tête d'un côté puis de l'autre. Qu'en dis tu Tim ? Je te libère ? Je t'offre enfin le repos dans les bras de mon amie ? Elle te serait si douce. Si maternelle. Retour au source mon mignon. Aucune réponse évidemment. Son hôte est muet depuis longtemps. Jonah était lasse de l'entendre se plaindre encore et encore. Se lamenter sur son triste sort. Il roule des yeux. Allez, on arrête là le mélodrame.  Si il saute, c'est sur le plancher de l'appartement qu'il squatte. Son propriétaire, il n'a même pas eut à le tuer. Il pourrissait dans sa baignoire. Dommage. Il était arrivé trop tard pour se nourrir de ses derniers instants. Il s'étire longuement et attrape sa veste traînant sur une chaise. L'appétit se rappel à lui. Sans fin. Sa magie appelle au sacrifice quotidienne, à cette souffrance omniprésente dont il n'a qu'à cueillir les fruits. Mains dans les poches, il descend les escaliers après avoir claqué la porte. Il se défait de ses songeries profondes se concentrant à peine le bâtiment quitté. Il observe. Il regarde. Avec attention. Ses yeux sont bien ouverts alors qu'il marche, mais ce n'est pas avec eux qu'il voit. Son don s'infiltre. Il ouvre le voile sur la dimension des âmes. Il observe le ciel constellé de leurs étoiles. Puis il écoute leur chant. Leur appel ou leur silence. Le chemin qu'il suit l'amène près d'un pub, non loin de ce château où scintille les Essences inaccessibles, celles des Vampires. Il en mangerait pourtant bien une ou deux. Il en visiterai bien plus. Il se ferait touriste de leurs Passions. Il visiterait ce qu'ils sont comme l’esthète qu'il est. Celle de Callan est si belle. Ouverte à ses curiosités, il a depuis longtemps laissé l'entité le posséder. Que de merveilles. De trésors. Cette liberté loin de la Moral et du Sens commun. Il en sourit, calmant ses ardeurs. Il ne faudrait pas gâcher son repas, il ne trouvera rien ce soir d'aussi délectable que l'âme de l'Immortel.

Faut qu'ça s'arrête. C'soir. J'en peux plus. J'vais craquez. Ils vont m'rendre dingues.
On a un gagnant
. Les mots résonnent plus distinctement que les autres dans le Néant. C'est la mélodie de cette Colère qu'il suit. Peur. Un humain poussé dans ses retranchement. Jonah respire la panique qui fait battre son cœur. Il lui inspire ses faveurs, l'entité va les lui offrir. Il pourrait suivre la trace les yeux clos. Elle est visqueuse de lâcheté, crasseuse de rage muselée. Parfait. Il pousse la porte du bar, ne cherchant même pas le mortel qui doit noyer ses souffrances dans l'alcool. Il ne veut pas savoir qui attire cette nuit sa faim. Il ne veut pas de nom. Il ne veut pas accorder à cet homme plus d’intérêt qu'il n'a. Un buffet. Voilà tout. Jonah picorera la douleur qu'il transpire, l'attisera peut être un peu. Mais la partit s'arrêtera là. Pas d'envie particulière. Personne n'apprend à connaître le steak qu'il a dans l'assiette. Parmi la décadence, les brumes alcoolisés et les pêchés en nombre dans l'endroit, il n'a aucun mal à rependre son don dans l'atmosphère. D'autant plus qu'il la concentre en un point précis. Malheureux qui a brillé plus que les autres. Mais qu'est ce qu'on a là ? Il ne s'attendait pas à une âme aussi ravagé. Une tempête la fait virevolté à une allure folle. La conviction que tuer est la seule solution faisant vaciller une Conscience bien établie. Peut être qu'il s'est trompé au final. Peut être qu'il va investir un peu plus l'esprit. Proie qui atteint ses limites. Violence. Coup. C'est brouillon. La tornade d'émotions balaie tout, Jonah l'observe avec un intérêt certain. Je crois que tu es déjà dingue. L'individu sursaute brutalement, renversant son verre et celui du type à côté de lui par la même occasion. Il cherche presque paniqué cette interlocuteur qu'il aurai juré entendre.... Dans ton crâne, petit gars. Je viens de te le dire. Je crois que tu es déjà dingue.
Lui aussi, le voilà qui cause à son steak.
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Devil gonna come
« To capture a predator you can’t remain the prey, you have to become an equal. In every way. Become the beast, we don’t have to hide. Do I terrify you or do you feel alive ? »


Un autre jour au paradis

Bizarre. Étrange au dernier degré. Juste surprenant. Pour ne pas dire limite absurde à bien y penser, et assez déstabilisant en fait. Voir même carrément illogique de constater à quelle vitesse les années pouvaient défiler, passer, se suivre pour au final ne jamais se ressembler. Enfin. Jamais vraiment. Pas comme j'aurais pu l'imaginer, ou le croire jusqu'ici.

Et maintenant il y avait : un bar, un verre, un endroit m'en rappelant un autre. Ailleurs. Mais toujours au centre du cercle. Semblable, quoique pas non plus identique. Avec des odeurs. Des bruits, des mélanges de genre. Puis des gens. Autant de visages anonymes et d'histoires familières, qui disparaissaient au milieu des couleurs. S'illuminant ou s'éteignant sous les jeux de lumières. Alors que je m'apprêtais à passer un nouveau jour au paradis. Comprenant avec deux ans de retard qu'il n'y avait rien d'autre que je puisse faire. Rien d'autre que d'arrêter d'attendre. D'attendre que le temps en ait fini et terminé de se tordre et de se distendre. Réalisant qu'il ne tenait plus qu'à moi de refermer la brèche. Pour mieux arriver à reprendre pieds dans le moment présent. En pleine phase de guérison.

Avec pour seule arme ma bonne volonté. Et mon envie. Le besoin de refaire surface. De sortir la tête de l'eau, de ne plus boire la tasse, et de reprendre tout ce que l'on m'avait pris. Tout ce que j'avais abandonné. En quête de pardon, en quête de rédemption, en quête de renouveau. Comme autrefois, deux ans plus tôt, comme quand j'avais simplement décidé de perdre pour mieux apprendre à gagner. Avec sagesse. Une sagesse qui m'avait conduit à m'isoler. Quitte à ne plus vivre que dans le dénuement le plus complet. Tel un reclus de la société. Volontairement. Me réfugiant dans la prière et aidant ceux qui en avaient le plus besoin. En bâtissant, en réparant, en reconstruisant.

Symbole qui subitement m'apparaissait puissant. Si bien qu'en hommage à River Crow, je vidais cul-sec mon verre. Verre de whisky. Le verre de trop, le verre de la discorde, le verre porteur de tous les vices. Après tout, qu'importait la nature de mes efforts ou la force de mes sentiments, Ezechiel me condamnerait toujours.

Donc, j'en finissais ce soir de m'acharner à devenir un autre que celui que j'étais. Ni bon ni mauvais. Une victime, mais un prédateur aussi. Allez – à ta santé mon cœur – on se retrouverait suffisamment tôt. Profite.

Penses-y à deux fois. C'est un autre jour pour toi et moi au paradis. À cela, il n'y a rien que tu puisses trouver à redire. Pas que je sache en tout cas. Chose se faisant trop rare. Pourtant, ce soir j'avais quitté le château dans l'unique but de rentrer chez moi et d'y récupérer mes affaires. Tenant mes promesses. Même si je n'étais plus sûr de rien. De rien et surtout pas de nous. Mon sac de voyage posé négligemment sur une chaise. Égal à son propriétaire. Bref. Le pire à mon sens tu vois, c'est que lorsqu'un homme renaissait de ses cendres, il fallait qu'un autre homme se consume. Ainsi la roue tournait. Et le pauvre type assis à côté de moi aurait sans doute pu en témoigner. Au plus mal, voilà ce dont il avait l'air. Pas loin de me faire pitié. Seulement, je savais qu'un homme ne pouvait compter que sur lui-même pour se sauver.

C'est là-dessus que j'ai entendu cette voix. Une voix résonnant dans ma tête, et me forçant à relever les yeux. Les sourcils arqués. Écoutant, tandis que la porte du bar s'ouvrait “Je crois que tu es déjà dingue.” La perversion. Le meurtre. L'appel du sang et l'ambition macabre d'accomplir son forfait sans autre forme de procès. Ouvert au monde, l'esprit en éveil, réceptif et le corps en manque de sensations. Le monstre s'agitait. La bête réclamait qu'on la nourrisse. Et pris du plus indéfinissable des vertiges, je ne bougeais pas. Ne bronchais pas. Laissant ce tout nouveau danger, approcher. Grisé. Dopé à l'adrénaline “Dans ton crâne, petit gars. Je viens de te le dire. Je crois que tu es déjà dingue.” Mais pas que. Dans son crâne et dans le mien au passage. Je l'avouais. Me mêlant d'une histoire ne me concernant en aucune manière. Un sourire allant même jusqu'à se dessiner sur mes lèvres. Marre d'être gentil. De n'être qu'un objet de rejet. Le catalyseur de toutes les colères. Le vampire. L'amant infidèle. Le tueur, le fidèle croyant, le menteur. Bourreau. Repenti, de sorte que tout se bousculait.

Ce qui fait que posant mes coudes sur la table et calant mon menton dans les paumes de mes mains, je le regardais. Le gosse qui venait d'entrer. Les battements de coeur du petit humain cognant en parallèle, pulsant, battant dans mon propre torse. Curieux et intrigué. Prêt à tout pour me sortir de l'ennui dans lequel je me complaisais depuis trop longtemps.

Après, il y a eu deux verres de renversés. Un souffle de panique. Et mes yeux toujours braqués sur le chasseur. Mon sourire disparaissant et mes sourcils se fronçant. Dans l'expectative.

- On est deux dans ce cas, à être dingues…

Deux à t'entendre mon gars. L'un trop occupé à te redouter et l'autre, cherchant à se rappeler ce que ça fait de se sentir vivant. Qui tu es, ce que tu es, d'où tu viens et tes intentions, tout ça viens me le faire partager. Aujourd'hui, qui peut encore dire qui sont les gentils et les méchants ? De simples hommes avaient failli me tuer, alors que pour l'humanité j'avais tout sacrifié. Dis-moi où est le juste retour dans tout ça. Peut-être que je devais l'admettre.

L'accepter. Changer mon fusil d'épaule et arrêter de penser comme un opposant...

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A ses débuts, sa grande entrée dans la Nécromancie, Jonah pensait que la colère suffisait à consumer des âmes qui se livreraient dans les cendres. Un sentiment de toute beauté, qui ne lui suffisait que d’attiser dans le cœur des Hommes, s’y nombrer à y bruler. Il a rapidement comprit, qu’elle n’était rien sans un bon foyer. Il faut l’attiser, l’alimenter avec d’autres émotions pour que ses flammes viennent lécher toutes pensées cohérentes. La peur avant tout. Ceux qui ont peur, on une rage si singulière. Légitimer les raisons. Ecraser la Morale sous la certitude d’être dans son bon droit. Il n’attaque pas, il se défend. Gonfler l’égo. La fierté. Tout le monde à ses faiblesses face à l’irritation. Tout le monde à ces petits trucs qui le font vriller. Cette dame qui prend une éternité à compter sa monnaie, ce train toujours en retard, ce pc qui ne fait que planter,… Il prend toujours la peine de la chercher. C’est la clé pour ouvrir les portes au courroux destructeur. Alors il cherche, il se balade dans ses pensées, comme dans son âme, s’amusant à détruire ce qu’il y voit. L’homme n’a pas le temps de se remettre de sa voix doucereuse qu’il est déjà en proie aux souvenirs cuisants de ses humiliations quotidiennes. Il a pourtant tant besoin de ce travail déniché en sous-main. Sa famille dépend de l’argent qu’il rapporte. Jonah n’a même pas besoin de les chercher. Ils s’imposent à lui. Ils sont une torture perpétuelle.

C’est en prenant ses aises dans une réminiscence d’un collègue qui lui pisse dessus, que l’entité tique. Il soupire et délaisse son visionnage pour se concentrer sur cette intrusion. Il n’est pas seul dans cet esprit. Sa proie n’est pas l'unique à subir sa présence. Qui oses ainsi troubler sa quiétude ? Rien de mortel en tout cas. Il connait bien trop l’empreinte que laisse les Vampires dans les esprits qu’ils pénètrent. Il suis les pas, sifflotant en se sachant écoutés. Colère… Mais elle ne vient pas de l’humain. Elle est bien plus intense que ses pitoyables lamentations. Elle résonne à ses oreilles et si il ne peut d’avantage s’y plonger c’est que… Bingo. Un regard, un verre renversé et homme qui se dresse. C’est devant les portes de sa Conscience qu’il se trouve. Closes, comme pour tous les Immortels, excepté Callan. Avant même de savoir ce qu’il était, il lui a offert son âme, invité à la visité pour en connaître la Splendeur. Il pourrait ronronner rien que d’y songer. Il sourit. – Bien plus nombreux en Réalité. Son regard se plonge dans le sien, finalement amusé par ce petit plus. Il a les faveurs du Hasard, une fois encore. Lui qui était d’humeur si morose, brille soudainement d’intérêt. Il change d’humeur en suivant le sens contraire des Vents ou en s’y laissant porter.

Partir ? Pour aller où ? Rattrapant le fil des pensées, Jonah s’entéte à vouloir le garder dans la fête. Histoire de ne pas tout perdre si la situation s’avérait au final décevante. Ses instincts sont surs, mais son pragmatisme n’est jamais loin. Il n’aime pas les déceptions. Il préfère se les épargner. Le mortel tremble, hésitant, accordant un regard perdu et désolé à l’Immortel qui subit sa démence nouvelle. Il se rassoit, mais se redresse. Prends encore un verre. Détends toi. Tu t’égares. Tu ne va pas rentrer comme ça… Tu va pas imposer ta lâcheté à tes enfants. Il prend sa tête entre ses mains tandis que l’entité se tourne vers l’immortel, comme si de rien. Comme si il n’était pas en train de piller une psyché juste sous son nez. Il semble ensuite  s’en désintéresser et s’assoie à son autre  côté hélant le barman sans plus le regarder. Il se commande un verre. C’est… vraiment pas polie de s’initier ainsi dans ce qui ne te regardes pas. Il aime à se faire entendre dans la caboche de ceux qui ont l’habitude d’une intimité de l’Esprit. Il joue sur leur propres terrains même si il n’en possède pas tout la maitrise. Il compense avec d’autres talents. Cependant, je suis de bonne humeur et enclin à pardonner. Alors… paie mon verre et dis-moi… A Quoi ressemble ta folie ?

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Après, il y avait eu ces deux verres de renversés. Suivi d'un souffle de panique. Occulte et palpable. Et puis – tandis que je gardais les yeux braqués sur le chasseur – voilà que l'homme assis à mes côtés finissait par complètement perdre pied. Le sourire que j'affichais encore une minute plutôt s'évaporant face au malaise grandissant que je sentais émaner de ce dernier. Sourcils froncés. Dans l'expectative. Attiré par l'appel du sang, mais refusant toujours d'y céder.

Fidèle à l'histoire du monde. Une main de velours étroitement prise dans ce gant de fer que j'avais moi-même forgé. En créant un alliage indestructible, trempé dans la bonté, la méchanceté, le plaisir et la douleur, vive, intense, partageant mes désirs profonds entre l'envie de laisser la nature reprendre ses droits et le joug que cette bonne morale voulant que les plus forts d'entre-nous viennent en aide aux plus faibles continuait d'exercer sur moi. Mais est-ce que j'avais encore réellement envie de tendre la main à mon prochain ? J'en doutais. Comme je doutais de tout depuis qu'il m'avait fallu quitter ma retraite. Alors quoi… choisir de me fondre parmi les ombres de la nuit. De me tapir dans les recoins obscurs des âmes en perdition et d'attendre que l'heure du jugement dernier ne revienne frapper à ma porte. Ou rester dans la lumière. Attendre que l'orage passe son chemin, et que de nouvelles éclaircies percent le ciel.


Devil, devil
Clever devil devil
How quickly they do sell their souls ?
For the feast and the promise of gold
But Devil that won't be me !

Mon ciel. Chargé de nuages lourds et pesants. Que la voix perçant et transperçant mon esprit ne contribuait pas tout à fait à dissiper. Même si cet imprévu avait au moins le mérite de me changer un peu les idées et de m'aider à me focaliser sur autre chose. Centré que j'étais sur mes propres problèmes. Alors qu'on vivait en autarcie complète. Sur une île en état de guerre. Parqués dans une prison sans barreaux. En liberté provisoire. Toute race confondue, tout individu mélangé. De quoi réveiller nos instincts les plus primaires et nous ramener à l'état sauvage. L'absurdité de ma quête ne venant que d'autant plus m'en sauter aux yeux. Que pouvait bien représenter l'amour face à ce déferlement de haine…

Une voix qui me répondait effrontément : bien plus nombreux en réalité. Pour sûr. Tout en prenant soin de maintenir sous contrôle l'humain. Le manipulant, le transformant en marionnette, en un corps dépourvu de volonté.

Agile. Habile. Le désorientant complètement et le contraignant à lui obéir. Mais trop arrogant. Imprudent. Sans doute aussi très lâche. Car quel honneur retirait-il à s'attaquer à une proie aussi facile, malléable et fragile ? Quitte à dénoter à mes yeux d'un manque certain d'ambition. Se contenter du minimum. Se prendre pour un grand et pourtant, ne jouer que dans la cour des petits. Lui retirant ainsi bien du mérite. Au point que désormais, tout l'aspect tragique et on ne peut plus pathétique de sa démonstration de force, retombait à plat. Même si celui dont il avait décidé de faire sa victime, se mettait à trembler. De tous ses membres. Incapable de se contrôler. Les battements de son cœur se répercutant contre les parois internes de mon crâne. Sa peur m'envahissant tout entier. Tandis que de son regard perdu et désolé, ce dernier paraissait m'implorer. Me plaçant au centre du cercle de vie. Symbole cosmique. L'ordre du monde, les points cardinaux, et le rythme des saisons. Le laisser vivre ou le tuer. Amarok n'aimerait tellement pas que je détourne ses croyances dans mon seul intérêt. De sorte que pour l'instant, je laissais couler. Permettant au gamin qui se prenait pour un prédateur de se penser encore un peu au-dessus de la masse. De s'imaginer redoutable. Maître de la situation.

Devil, Devil
Bones of Metal, Metal
You torture saints with a single glance
Make them think they ever stood a chance


Une situation qui bientôt ne tarderait pourtant plus à lui échapper. Sur quoi, voilà que l'homme prenait sa tête entre ses mains. Quand mon chasseur lui, paradait. Se congratulant vraisemblablement de marcher en terre conquise. S'en même se rendre compte qu'il avançait dans la mauvaise direction. Courant vers sa propre perte tant mes humeurs vacillaient et glissaient sur la pente dangereuse. Foi d'irakien. L'humain s'en sortirait indemne. Et me relevant, je lui brisais la nuque. D'un coup sec. Dans un geste ferme et précis. Mes mains se posant sur ses joues et l'entraînant à ma suite dans mon ascension. Pour mieux laisser retomber son corps sans vie à mes pieds. Mollement. Dans un froissement sourd.

Alors que mes yeux revenaient se poser sur toi. Le magicien d'Oz. Si j'ignorais qui était ce cadavre, un homme bien, un membre de Tullamore ou tout autre chose, toi, je devinais aisément à quelle ethnie tu appartenais. Parce-que vois tu, là-bas, entre les murs du château, l'occasion m'avait été donnée de rencontrer une sorcière.

- Ce qui est mal poli, c'est de demander sans dire ni s'il te plaît ni merci. Maintenant, dehors !

Sors de ma tête. Et si tu t'y refusais, je t'en dégagerais avec perte et fracas. Au risque de faire imploser ta boite crânienne. Ton verre, c'est dans la gueule que tu allais le prendre. D'ailleurs, en me voyant t'empoigner à ton tour pour t'obliger à lever ton cul de la chaise sur laquelle tu venais de t'asseoir, le barman effectuait un repli franc et massif. Tu n'aurais pas dû faire comme chez toi. C'est imprudent d'entrer chez quelqu'un sans d'abord y avoir été invité. Sauf que par manque de chance pour toi, c'est sur mon territoire que tu empiétais mon gars et que ça me déplaisait. Fatigué d'essayer de comprendre. D'excuser. De justifier des abus de faiblesse qui n'étaient pas miens. Ce qui fait que t'imitant, je te parlais par les voix de l'esprit. Amplifiant le son jusqu'à t'en faire mal. Si je le voulais, je pourrais te tuer rien qu'en m'amusant à retourner tes souvenirs contre toi. En fouillant si profondément dans ton passé que ta constitution de mortel ne le supporterait pas. En premier lieu, tu te sentirais entièrement comprimé. Comme pris dans un étau. Ensuite, c'est ton nez qui se mettrait à saigner et tes yeux qui sortiraient de leurs orbites. Cruelles intentions.

D'accord. À présent, écoute attentivement ce que je te dis : donne-moi une seule bonne raison de ne pas te faire subir le même sort qu'à cet homme. Et sinon, c'est à toi qu'il reviendra de payer un verre à tous ceux dont tu as pris la vie. Je suis certain qu'ils ont tous hâte de te retrouver. Tu verras. Mourir par la morsure de la glace pour renaître dans les flammes de la vengeance, c'est jouissif. Vraiment unique. Après ça, tu n'aurais plus envie de revenir hanter les vivants. Ni même de pervertir leurs âmes, tant tu aurais à te soucier de sauver ce qu'il resterait de la tienne.

Rebel Rebel, call me a Rebel Rebel. I walk the plank, not a tear in my eye. I won't go down, your blushing bride. Under the water I'll be sharpening my knife. Do not try me Devil, Devil…

Admire le travail. Tu provoquais, je te répondais. Joignant les actes à la parole. Une parole muette, seulement audible par celui auquel je m'adressais. En l'occurrence toi. Des actes brusques, brutaux, qui voulaient que je te soulève afin de te plaquer sur la table. T'y couchant de tout ton long et agrippant l'une de mes mains à ton pantalon pour te tirer vers moi et m'installer entre tes cuisses. Les doigts de mon autre main eux, se refermant autour de ta gorge...

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Sa langue vient claquer contre son palais. Faut pas gâcher la nourriture comme ça. Cet homme était un buffet à volonté de souffrance. Le vampire venait de retourner la table que Jonah n’avait fait que regarder les mets. Il reste sur sa faim et c’est une sensation qu’il n’aime pas. Pour qui est ce agréable ? Chacun agit pour la combler, au quotidien. Ce n’est pas pour rien qu’elle est dans notre instinct de survie, qu’elle s’agrippe en plantant ses griffes, se balançant ensuite pour tordre trippes et pensées du vide de sa présence. Le priver du plaisir de la satisfaire est cruel. Bien plus amoral que la manière dont il savoure ses repas. Il secoue la tête en regardant le corps se vider de ce qu’il aurait pu engloutir. Quelques miettes qu’il refuse. Est-ce que l’immortel le fait par moral ? Si c’est le cas, l’entité le détrompera. Il lui ouvrira les yeux sur l’acte qu’il vient d’accomplir. La proie est morte pour rien, elle a connu l’angoisse d’être traquée, les tourments de la chasse et meurt dans la peur que Jonah s’en délecte ou non. Elle a souffert, sans que cela n’est de but. A l’inverse, si il l’a fait pour le punir de l’affront de son impolitesse, alors Jonah le félicite. – Hmmm… Il tapote sa lèvre. – Maintenant, c’est pour me remettre du choc qu’il va me falloir un verre… Mon dieu mais n’y a-t-il pas un traité pour empêcher ce genre d’horreur ? C’est sur cette pointe d’ironie qu’il quitte l’esprit, refoulé à la porte d’entrée. Et que la bonne morale ne vienne pas dire que la victime arrondissait le peu qu’il gagnait en vendant des infos aux Tullamores pour se dédouaner. Elle l’ignore.

Ses pieds quitte le sol, en même temps que ses fesses l’assise. Il aurai pu se faire à la faiblesse des corps qu’il se devait d’emprunter, mais il ne veut imaginer aucune limite à sa volonté. Alors il tente, jour après jour, d’en conquérir d’autres. Plus forts. Plus solides. A la hauteur des âmes qu’il devra nécroser pour s’en emparer. N’as t-il pas réussi avec cette louve ? N’a-t-il pas ainsi pu plongés dans les jeux de Théodore ? Il progresse. Il s’impose juste la patience en attendant, refusant de ce flageller d’un problème qu’il s’occupe à régler. Il relève ses yeux amandes vers l’étranger, affichant sur le visage de son enveloppe l’effroi. Ils se moquent de ceux qui regardent. Les lasse d’un scène qu’ils ont vu et revu jusqu’à en retirer tout intérêt. Qu’importe puisqu’ils ne peuvent entendre ce qui est pourtant hurlé dans son crâne. Pour échapper au fracas de sa voix, Jonah se dissimule avec l’aisance de l’habitude dans les recoins d’une conscience qui n’est pas sienne. Celle-ci est en lambeaux, certes, mais il la laisse subsister pour s’en servir. Il a eut le loisir de s’entraîner à ce jeu de cache-cache des années durant, au manoir. Il a apprit et des plus expérimentés. Il est jeune pourtant et il a soif de tout ce qui lui reste à découvrir. Il laisse les reliques de Timothée subir, tandis qu’il observe. Qu’il écoute. Ce n’est pas parce qu’il ne souffre pas, que le vampire n’a pas toute son attention. Pas besoin de le plaquer contre une table et le trainer à lui pour ça. Bien sur qu’il s’en amuse, qu’il apprécie un tel déférlement de colère pour des choses aussi futiles dans un climat bien plus dramatique. Il aime la rage sous toutes ses formes. Elles l’appellent de ses attraits qu’il connait pourtant sur le bout de la langue. Pour quoi ou pour qui est il en train de trinquer ?

La demande formulée avec tant d’ardeur mérite qu’il s’y penche. Elle est sans doute légitime alors il prend le temps d’y réfléchir. Quelques secondes et il sourit. Puisque l’Immortel s’est invité dans l’esprit autant bien l’y accueillir. C’est un spectacle qu’il lui prépare, une mise en scène sur mesure qu’il puise dans des souvenirs plus tangibles que d’autres. Il les projette sur la toile de la conscience qui les hébergent tout deux. Il la constelle des morceaux d’âme, mais pas de celle de son hôte, elle ne serait à la hauteur. Il prend la seule, qui à ses yeux les éclipsent toutes, la corne d’abondance qu’est Eden. Il dévoile enfant, courant dans les landes, les herbes sauvages aussi hautes qu’elle était petite. Son rire est porté par ce même vent qui agite ses jolies boucles rousses et colore de sa fraicheur ses joues rondes. Elle se laisse retomber dans l’herbe pour observer le ciel nuageux, son cirée jaune bien trop grand pour sa frêle silhouette, retombant sur ses jambes. Jonah anime chaque détail du réel en y peignant la réalité. Passé ou non, ce moment a existé. Il le dépoussière pour l’Irakien. Un autre suit, cette fois ci, sa sœur y est adolescente. Assise sur la branche d’un vielle arbre, ses jambes balancent dans le vide. Elle observe le soleil se coucher, le regard pétillant de cette vie qui la transportait au quotidien. Un dernier. Changement de décor. Changement d’ambiance. Plus de paysage boisé ou de rivières scintillantes pour un œil qui l’est tout autant, mais des murs, froids et suintants d’horreur. Des murs qu’il est sur que le vampire connaisse. C’est peut être dans un détour de ses couloirs que provient cette sensation qu’il a de déjà-vu. Un aperçu d’un corps balafré de vermeille brisé. Mais une âme en ébullition, l’iris déterminé à croire malgré tout. Un foi sans faille dans ses espoirs.

La curiosité ? Le murmure de ses mots vient déchiqueter le voile des réminiscences. Il revient à ce réel, perdu dans le fil de ses songes, qu’il agite en marionnettiste accompli. Il repousse la faim qui se rappelle à lui, la rassasiant de patience. Jonah est une entité d’instincts. Et ils lui jouent en cœur la même mélodie, une symphonie de violon qui ne s’entend que sur les occasions à saisir. Ce n’est pas pour rien qu’il mise sa jumelle. Il pressent qu’il peut y gagner beaucoup. Et puis tu serais déçu, je te l’assure. Ma mort ne t’apporterait pas plus de paix que ma rédemption. Il a déjà côtoyé son étreinte. Il admet l’hypothèse de mourir sous l’étau de ses doigts, seulement pour la frôler. Il sait qu’il ne retournera pas dans ses bras. Il redeviendra âme sans corps, le temps d’en voler un autre.

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Devil gonna come
« To capture a predator you can’t remain the prey, you have to become an equal. In every way. Become the beast, we don’t have to hide. Do I terrify you or do you feel alive ? »


Quelque chose n'allait pas. Il y avait sa conscience à lui, et quelque chose d'autre. D'anormal. Quelque chose qui planait au-dessus de ce mauvais esprit, malin, qui cherchait à aspirer les âmes. Tel un mangeur de mondes. Comme… les restes d'une essence qui flotterait à la lisière de ses yeux. Son regard me laissant entrevoir quelqu'un d'autre. Et si on me l'avait demandé, je n'aurais pas su l'expliquer. Des sueurs froides commençant à naître à la surface de ma peau. La prise de mes doigts autour de sa gorge se défaisant peu à peu. Sans même que je ne m'en rende compte.

Avant d'émettre l'hypothèse qu'ils puissent être deux. L'un devenu l'hôte du second. Sauf que c'était impossible, on avait jamais vu un homme en posséder un autre de la sorte. En le dépouillant de sa volonté, en le vidant et en se nourrissant de son énergie vitale, en le privant de son libre arbitre. Pourtant, cette chose…

Cette chose… souriait. Ses lèvres venant se fendre d'un bout à l'autre de son visage. Alors que je me redressais, le lâchant enfin pour mieux reculer. Ma main restant en suspension dans les airs un instant, incrédule. Jusqu'à ce que mes doigts se referment compulsivement. Tout mon aplomb ayant disparu. Dès lors que je commençais à m'imaginer avoir affaire à un nécromancien. Pas à un sorcier standard. Non. Le cran au-dessus. Mais à trop supposer, je m'effrayais seul. Puisque vivre reclus et en marge du reste de l'île, ne m'avait pas vraiment donner de points de repères auxquels me référer. Au final, je n'en savais rien. J'ignorais à quoi ou à qui j'avais affaire. Ce qui fait que dans le doute, je dégageais mon bassin d'entre ses cuisses. Réfléchis Jazeem. Arrête de croire que tu pourras tout régler par la violence. Putain d'impulsif, qui ne pensait que par effets réactionnels. Plutôt que de chercher à m'imposer par la force brute, j'aurais dû prendre mon sac et me tirer. Quant aux autres, à ceux qui nous entouraient, buvant, parlant, tout ça semblait les laisser indifférent.

Et furtivement, je me revoyais courir dans les rues de Bagdad. Tandis que je battais le pavé en me débattant au milieu de ce même brouillard diffus qui entourait ce corps possédé et encore couché sur la table. Les clients du Pub se substituants aux ombres des marchants continuant à hanter mes souvenirs. Aveugles, sourds et cruels. Des images floues et ternies par les affres du temps se succédant sans que je ne sache trop pourquoi, puis là-bas, tout au bout, de l'autre côté de ces siècles qu'il m'avait fallu traverser, je la voyais elle. Cette enfant qui après avoir grandi dans le jardin d’Éden avait connu les brûlures de l'enfer de River Crow. Ville morte. Détruite sous les bombardements, comme tant d'autres choses auxquelles on tenait. Me suggérant des idées qui finissaient par s'embrouiller. Mes pupilles s'écarquillant, les jambes un peu chancelantes et le sang se mettant à cogner plus fort mes tempes. Incapable de stopper ni de contenir le flux et le reflux d'images que son esprit projetait et laissait glisser sur les parois du mien.

Puis, tout s'arrêtait. Les contours de la réalité se substituant à ses réminiscences. Absurdes et déplacées. M'obligeant à violer une intimité dans laquelle je ne voulais pas m'immiscer. Ni amateur de voyeurisme, ni très porté sur tous ce que les pratiques occultes comportaient de surnaturel. Mes croyances s'y opposant farouchement.

- Eden… qui es-tu au juste ? Qu'est-ce que tu lui as fait…

Plus en panique qu'autre chose, je choppais une chaise. La tête à l'envers. Si j'étais curieux ? Assurément. Pour autant, je coupais définitivement le contact. Faisant apparaître dans mon esprit des murs de pierres. Symboliques. Ta voix devenant aussitôt muette. Histoire sans paroles. Une chaise dont j'agitais les pieds dans ta direction pour t'interdire toute tentative d'approche. Maintenant, si tu voulais discuter, ça se ferait par voie orale  : « Ne te méprends pas sur mes intentions, tenir un ennemi à distance ne sous-entend pas qu'on a pas les moyens de l'affronter. Et je ne crois pas que le corps que tu occupes soit assez résistant pour assurer ta survie. Alors en quoi Eden serait une bonne raison pour que je te laisse la vie sauve ? » Là, j'étais largué. Tu allais devoir m'éclairer. Pourquoi Eden, enfant, adolescente, puis au manoir.

Quel rapport avec toi...

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Jazeem
Jonan
Fowler
Jonah tilte, à présent agacé après avoir été amusé. Sa réaction la surprise, il doit bien le reconnaitre. Il ne pensait pas que le vampire agirait de façon si… Instinctive. Un homme découvrant le feu. Il avait manqué de rire en se redressant, réajustant ses vêtements dérangés par la poigne ferme de l’Irakien. Le voilà doté du pouvoir de repousser comme un aimant ses adversaires. Il s’était questionné, sur le pourquoi de cette aversion, mais toutes les hypothèses qu’il avait commencé à formuler, s’effondrent sous le prénom qu’il prononce. Il connait sa jumelle. Ils ne se sont donc pas que croisés dans le couloir… et si Jonah l’ignorait jusqu’alors c’est donc que sa sœur le lui avait caché à l’époque. L’idée ne lui plait guère. Qu’a-t-elle donc dissimuler d’autre ? Combien de secret devra-t-il encore percer ? Et surtout, que cherchait elle donc à lui cacher ? Il lève les yeux au ciel face à l’ironie de la situation. L’arroseur arrosé. Ce n’est pas sa curiosité qu’il voulait alimenter. Il rajoute le confinement à la liste des erreurs d’Eden. Il les lui fera regretter, jusqu’à pouvoir toutes rayer. Ensuite, elle prendra la place qu’il lui donnera. Cela n’est pas dans les compétences de sa jumelle que de le décider par elle-même. Preuve étant, le choix douteux qu’elle a fait de rester aux côtés de Josias.

- Oh, j’en ai oublié les politesses. Il retrouve son sourire, se pliant sous une révérence légère. – Timothée. Il ment évidement puisqu’il ignore ce que pourrait savoir Elijah sur lui. Peut-être que sa sœur a eut l’imprudence de lui parler de lui. Jonah, ce frère qui la parasitait, châtiment pour son meurtre. Il n’aime pas ne pas savoir, pas plus qu’il aime buter contre ses limites. Ça ne sert à rien de s’acharner, si l’immortel ferme son esprit, toute sa magie ne servira à rien. Il doit changer son jeu, s’adapter pour trouver d’autres failles. Attaquer sur un autre terrain. Il hausse les épaules, ravalant son humeur maussade. Qu’il se réjouisse plutôt, il a l’occasion de s’amuser et d’en apprendre un peu plus sur le jardin secret d’Eden. – Et je ne lui ai rien fais. Je l’ai connu cependant. Il choisit bien ses mots, tout en gardant l’aisance du naturel. Le corps de son hôte se plie si bien à ses facéties. Il serait dommage qu’on le prive de celui-ci aussi. C’est que ça en lui demande de l’énergie et du temps pour s’obtenir un esprit propre à une occupation routinière. Il écoute donc avec attention, sachant que ses avertissements sont des certitudes. -Allons, calmes toi. Tu le souligne si bien toi-même, tu as les moyens de m’affronter et de vaillamment triompher. Il sourit, reprenant place sur un des tabouret du bar. – Poses cette chaise et rassis toi. Prenons un verre et… Discutons. Il désigne le bar de la main, les gardant à porter de sa vue qu’il ne le pare d’aucune mauvaise intention.

- Et pour répondre à ta question, je dois t"en poser une autre, son sort t'importe t-il ?. Il se demande cependant si sa mort la peinerait. Elle avait la faiblesse de l’aimer. Il était son grand frère et elle s'entêtait à trouver des raisons de le faire. Elle s’inquiète autant de son sort que de ce qu’il trame dans l’ombre... – ça mérite un peu de réflexions avant de m’achever, non ? Il contient les nombreuses interrogations qu’il a en pensées. Quelles genres de relation entretenait-il avec sa jumelle ? Que représentait elle pour lui ? Qui était-il pour elle ? Quoique, il pourrait tout aussi bien ne lui avoir parler qu’en de rares fois. Il s’allume une cigarette, se forçant à la patience. Rien ne le presse, il a le temps. Il la retrouvera Il fait taire sa faim qu’il n’a pu assouvir, sachant qu’il ne pourra la combler sur l’instant. Il lui faudra repartir en chasse, trouver une autre proie à l’agonie de souffrances quotidiennes. En un autre lieu, il lui serait beaucoup plus difficile de se nourrir, de survivre. Mais sur l’Ile, entre les Créatures et les mortels qui s’affrontent, le règne des uns et la misère des autres, les victimes ne manquent pas. Il se complait dans la misères des Hommes, dans le déchirement des âmes. Il est un fléau qui sied à la guerre.


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