The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Partagez | 

 hard habit to break // hati. // Terminé

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018

hard habit to break  
hati



Les courbes peuplaient l’intégralité de ses pupilles, elles étaient imprimées sur des bouts de papier entassé sur lesquelles s’ébruiter des options. Il étudiait des possibilités avec des documents qu’il avait chapardés, des mots cadenassés, impossibles à déchirer en réalité.  Charles étudiait dans un silence inébranlable la physiologique des chemins qui s’offraient à lui. Le temps n’avait pas la moindre importance lorsque son état était à la réflexion de cette façon, le changement des lumières ne traçait en lui aucun mouvement. Avec minutie, il se laissait guider par son intuition qui faisait apparaître l’encre pour établir des conclusions qu’il savait hasardeuses. Jamais, elle ne pourrait frôler l’exactitude étant donné qu’il lui manquait des pièces. Parfois et même souvent, il partait dans de grands délires qui lui effleuré l’esprit. Les contradictions au bout des doigts l’emmener souvent sur les voies d’une inventivité de génie qu’il recherchait. Et puis d’un coup d’illusion, il cacha ses feuilles pour qu’elles n’apparaissent à aucun oeil, à aucun drapeau, juste aux abysses de ses phalanges blanchâtres.  Ses secrets à jamais préservés qu’il ne pouvait être le seul à animer.  C’était ainsi depuis des mois dans cet espace hors du temps, des ruines sacrées malgré les blessures intempestives des peuples. Il y encastrer des monts d’illusions pour que la superbe des lieux soit conservée dans ses yeux, mais à l’état de poubelle et de ruine aux yeux des autres. C’était mieux ainsi, mieux qu’il ne voit pas les magnifiques sinon ils finiraient par pourrir le sacrer. Le vampire devait filer comme le vent qui taillade la terre, il quitta son refuge pour rejoindre un homme qui délivrait des informations.    C’était la seule piste qu’il pouvait suivre ce soir de façon tangible et sans surprise.

Dans l’océan de la nuit, Charles voguait. Lui, l’amiral du rien. Trouvant utile de faire danser ses phalanges à travers le vent. Il ne voulait qu’une réponse, une réponse qu’il lui coûterait cher sans doute, mais qui importe il avait besoin de le savoir et d’en avoir la preuve. Son cerveau avait imaginé des cimetières, il s’était mis a incinéré les lamentables restes dans des doutes avec une conviction élégante que toutes ses pensées n’étaient qu’une divagation passagère causer par un caillou assassin d’affres épineuses. Une chimère qui chantait des éloges, c’était sans doute l’absence qui était l’origine de tout ça. Mais qu’importe, tout allait bien étant donné qu’il avait une ouverture. Un certain Hati Yaga devait être présent dans l’ambiance miteuse d’un bar. C’est avec assurance que Charles fit son entrée dans l’endroit en question. Un sourire quelque peu amusé par la situation ironique, toujours aussi misérable, mais après tout c’était ce qu’ils étaient tous ici. Le Britannique s’habituait. Il ne commanda rien du tout, il patienta en finissant par incruster un bâton de nicotine à travers ses lèvres, pour s’occuper parce que son esprit était trop occupé à détailler les lieux et qu’il fallait qu’il occupe le reste de son corps.

Son attente a pris fin quand un homme à la crinière blonde s’installa à ses côtés. Un Lycan.  Rapidement Charles prêta attention à cet arrivant, à sa taille, à la charpente, à la couleur de ses pupilles et aux détails qui pouvaient servir le vampire. «  Hati ? »  il n’en avait aucune idée du prix de ses informations, mais Charles possédait diffèrent moyen de payement, des illusions à sa disposition pour un temps ou de l’argent qu’importe. Il savait cependant qu’il devrait payer le double, car il avait besoin d’acheter son silence sur cette discussion, mais ça, c’était uniquement un luxe que le Britannique se payait par fierté. Il enfonce ses yeux dans celui du lycan. « Ce soir, je vais être ton génie. »  Il lui dit avec une audace particulière.  «  Si on s’entend bien sûr. »  Charles s’est redressé avec naturel en faisant tomber les cendres de sa cigarette dans un cendrier.   «  Je vais réaliser trois de tes voeux. Ils seront à toi durant ses heures. Tu pourras les toucher, les sentir, les vivres. Ils seront si intense qu'il te hanteront le seul inconvénient c'est qu'il mourront demain. »    Salai, salai, le petit diable avait envie de jouer. Et puis Charles prend une autre bouffée qu’il catapulte dans ses poumons déjà morts.  «  En échange, trois choses: m’informer, le prouver et oublier. »   Charles propose une façon amusante et se distraira certainement de faire virevolté autour du blond ses désires les plus fous. «  Ou alors plus classique, tu prends le fric et on en parle plus. »   Il haussa les sourcils  d’une façon joueuse et le sourire qui l’accompagne.  «  À toi de choisir. »  


made by black arrow



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
J’fais un croix sur l’mur. Elle vient tenir compagnie à celle d’hier soir et celle de la nuit d’avant. Et si vous savez comptez à peu près comme j’sais compter, ça nous en fait trois. Une pour chaque jour passé sur l’île. J’inaugure un nouveau pan d’mur pour l’occasion. L’autre est déjà recouvert de marqueur de mes fuites précédentes. Ça m’rappel à quel point l’autre connard est redoutable quand il s’agit d’ramener mon jolie p’tit cul sur Polaris. J’dépasse rarement la semaine. C’est frustrant. J’noie d’ailleurs l’sentiment dans une gorgée d’alcool à même le goulot. Une bouteille qui doit coûter un bras mais qu’j’ai eu en échange d’un p’tit service. J’pioche rarement dans la marchandise, préférant la garder pour l’trafic, mais j’connais aucun Russe capable d’résister à d’la Vodka du pays. Y’a la nôtre qui f’rait cracher ses poumons à un alcoolique d’chez vous. J’attrape un jean qu’j’enfile à même la peau, savourant d’nouveau mon breuvage avant d’le boutonner. J’ai pas d’temps à perdre, lui ne le laisse jamais filer. J’ai du dormir quelques heures vu qu’le soleil est couché. C’est d’jà trop. J’fais quelque pas dans l’appartement spartiate que j’squatte. Un matelas au sol, une lampe dans un coin, un coffre dans l’autre,. Il était plus à personne quand j’en ai fais une de mes planques. J’en ai tout un tas. J’bouge souvent pour pas lui faciliter la tache. Ça profite bien au commerce aussi, j’étends mon business à toute l’île. J’tape dans toutes les Races, fixant mes tarifs à la tête du client. Ouais, j’traite même avec les Strigoïs, putain d’sangsues. Non pas qu’mon point d’vue à changer sur ces Connards, mais ils sont dans la merde aussi. Et ils ont plus de ressources qu’les Autres. J’récupère leur héritage qu’ils dilapident pour survivre, allant jusqu’à leur prendre c’dont ils sont le plus friand. L’sang. Une vrai merde. Une vrai drogue qui défonce jusqu’au derniers neurones. J’évite d’en garder avec moi. M’a d’jà fallu une transformation pour en décrocher. Pourtant j’vous jure qu’la tentation d’recommencer à m’flinguer avec est d’plus en plus tenace… J’balance mon poings dans l’miroir que je fixai d’puis plusieurs secondes d’jà. Puis j’enfile un sweat et m’tire.

J’finis la bouteille sur le chemin d’un bar où les clients viennent m’trouver. C’est pas évident d’allier mes magouilles avec mes vadrouilles. J’devrai m’faire discret, disparaitre dans une Nature où j’aurai pas d’mal à me fondre pour que l’Connard me trouve jamais… Mais c’est pas comme ça qu’je ferai fortune. J’ai aucun projet. Aucun but. J’ai qu’ce marché noir qui fait chier les Tullamores. J’déniche ce dont ils privent leurs petits jouets. J’leur troque. J’m’enrichis d’babioles et d’infos… Mais j’ai plus quoi en foutre. Sans l’camp à rejoindre, sans G pour partir avec moi, j’ai plus grand-chose à espérer. Alors j’bute l’attente en faisant c’que j’fais mieux, m’bousiller. Cassez les couilles comme j’peux. Chercher à m’prouver qu’j’suis encore vivant en m’acharnant à m’détruire. C’est con, ça sert à rien, mais putain qu’ça fait du bien. D’façon, j’vous emmerdes.

J’pousse la porte de l’établissement plutôt merdique et m’installe au bar, commandant un verre. J’prend mes aises, sortant d’quoi m’rouler un joint. L’premier et sans doute pas l’dernier d’cette heure. Si j’pouvais, j’crois qu’c’est un rail que j’inspirerai par la narine. Sauf qu’être totalement défoncé ça fait tâche d’vant l’pigeon… L’client. J’ai les poches garnis de quelques portefeuilles piqués sur la route, faut pas qu’j’perde les bons réflexes, j’ai donc le loisir de m’enchaîner quelques shots avant qu’on vienne m’trouver. Ça c’était la théorie. En pratique, j’ai un strigoï qui vient délicatement m’écorcher les oreilles de sa douce voix, à peine le serveur revenu. J’prend l’verre et une gorgée. J’laisse le liquide m’brûler la langue et les joues avant de consentir à l’avaler et me tourner vers ce Sherlock Holmes mort. J’repère ceux d’son espèce à des kilomètres, j’ai un véritable flair pour ça. La bête s’en agite de haine. J’envoie se faire foutre ses ressentis en m’parant dans un sourire. Puisqu’elle le déteste d’jà, moi, j’vais m’pencher un peu plus sur son cas.

-T’es sacrément couillu mon gars. V’nir chez moi, tout fringuant pour m’proposer droit dans les yeux d’échanger du concret contre du rêve. J’viens lécher la feuille pour la coller, avant d’tasser le tabac en tapotant l’bout du toncar contre la table. – Tu veux  c’qui coûte l’plus. Et tu l’veux contre rien au final. J’siffle en hochant légèrement la tête. Trois vœux. C’que j’veux. Et à l’écouter ça s’rait l’pied. Y’en a des trucs qu’j’pourrai demander. Des souvenirs qu’j’voudrai qui n’en soient plus. J’voudrai tant. Remplacer l’sang et la mort, par des larmes de joie et des retrouvailles. J’voudrai voir G revenir plutôt que dans les bras de son Sire. J’voudrai qu’il soit jamais d’venu Strigoï et qu’une p’tain d’bête ne soit pas en train d’bouffer mes entrailles… Mais à quoi bon obtenir c’que j’veux si c’est pour l’perdre juste après. J’glisse ma cigarette magique entre mes lèvres, l’allumant. J’tire une longue latte dessus, gardant la fumée. – T’sais avant d’me vendre les merveilles de c’que tu as à m’offrir, dis moi plutôt c’que toi tu veux. Mes yeux vont dans les siens, tandis qu’j’expire lentement. – Après on discutera d’mes tarifs. Puis m’insultes pas. Renseignes toi avant d’venir ici la bouche en cœur. J’prouve toujours c’que j’dis. Et c’que j’dis reste toujours sous l’secret des affaires. Mais puisque t’insiste, j’te l’ferai payer en supplément. On crache pas sur l’honneur des miens sans en payer le prix.

Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018

hard habit to break  
hati



Capituler, s’avouer vaincu, ce n’était pas vraiment le genre de l’Anglais. Optimiste de nature, il se répétait que tout ça n’était une mauvaise blague. L’humour camouflait souvent beaucoup de nuages et parfois pas du tout. En ce moment c’était le cas, le brun essayait de s’échapper. Pas à l’aise de demander ce genre de service, il était du genre à chercher lui-même mais rien n’avait été trouvé par ses pupilles qui avaient pourtant tout retourné. La fatigue était présente dans la recherche, il n’avait rien trouvé. Sans doute que c’était voulu par l’Allemand aussi, les connexions étaient mortes. La dernière fois que les deux compères s’étaient vus, ils s’étaient craché du venin capiteux. Charles avait levé les voiles parce qu’il le devait. Ensuite, il y a eu un creux qui s’est creusé entre eux. Des histoires qui ne sont pas les leurs. Bien que Wellan était présent pour Charles, ce n’était pas un sujet que l’Anglais était capable d’aborder librement. Le brun dans le silence, ça faisait des années que les deux amis ne s’étaient pas vus. C’était trop personnel et il souhaitait quelque part étouffer le sujet demander a un inconnu est-ce plus correcte ? Il n’en savait rien. Payer ne le déranger pas plus que ça, lui offrir des illusions en échanges étant donné qu’il se faisait un joint lui semblait correcte. Une échappée belle, en quelque sorte même si elle se meurt. Factice à souhait, sans doute qu’importe, le service qu’il avait à lui demander était important dans ses rétines. Ce n’était pas une chose commune non plus pour lui de faire ce genre d’acte. C’était nouveau.

Le vampire observe l’attitude de son interlocuteur, le détail de ses mots et réagit en fonction de ceux-là. Il semble utiliser un langage familier dans sa locution, ça ne dérange pas l’Anglais. Lui, il a gardé des traces de son époque dans les courbures de ses mots lorsque sa langue claque à son palais. On peut s’en moquer. Il peut avoir un langage plus familier lorsqu’il est détendu ce qui n’était pas le cas. Peu habituel, pour Charles qui, d’habitude, gérer les avec aisances les conversations mais celle-ci n’avait pas la même valeur pour lui. «  Mes couilles vont bien. » Il essayait de se détendre tout de même. Continuant de jour avec la nicotine. Le vampire ne se rendait pas forcément compte des normalités dans lesquelles il était d’usage de se fondre. Les usages n’étaient pas forcément son habitude mais ça n’avait rien d’un manque de respect, juste une marque fracassante d’ignorance. Sans doute qu’il était audacieux ou complètement idiot,  il ne se rendait pas compte.  

Sa réponse face à la tienne l’a quelque peu déçu, il se sentait un peu privé. Tout dépend de l’interlocuteur, certains préfèrent les jeux et d’autres pas. Il comprend qu’il faut rester sérieux surtout si c’est son taff. On pouvait lier les petits plaisirs et les taffs mais bien sûr à condition de voir ça comme un plaisir. Charles n’est pas chiant, ça lui est égal mais il préfère se distraire et jouer. Sans doute comme un enfant mais ça n’a pas d’importance.   « Autant utiliser son savoir-faire. C’est comme tu veux, pour moi c’est pareil. »   Charles aurait pu se distraire un peu au passage. Ça ne lui aurait pas fait de mal plonger dans les désirs ou créer comme un messie les contrées de rêves d’un autre, qu’importe qui il est. L’air de rien c’était une façon de faire connaissance dans une posture indiscrète certes mais intéressante. Charles se mord la joue et fait crédit de sa cigarette. Qu’est-ce qu’il fout la bordel ! Au fond, est-ce qu’il veut savoir ?  Est-ce qu’il faut qu’il sache ? Il fronce les sourcils, il est à la merci d’une inquiétude nerveuse qui se nourrit dans ses silences. Viscérale, sans aucun doute, incompréhensible. Il n’avait pas voulu connaître les informations concernant la mort de ses parents, savoir s’ils l’étaient ou non. Là, il venait demander des informations sur le blond.  « Loin de là l’idée t’insulter » pourquoi viendrait-il insulter quelqu’un dont il demande un service ? Mais l’Anglais était méfiant. «  J’n’ai pas recours à ce genre de demande, donc c’est un baptême. On ne se connaît pas, je me suis pas renseigner non plus. Je fais au feeling. J’apprécie que tu te sois venu pour m’éclairer » Non il avait pas juger bon de faire des recherches, il s’était dit, va et voit ce qu’il en est. Il avoue volontairement sa virginité de se genre de pratique parce que la plus par du temps, il n’en a rien a foutre. Il n’aime pas cette posture qui le fait tanguer, lui qui se tient toujours droit.   «  Un vieil ami est porté disparu, je voudrais savoir si il est en vie. » Alors la l’ironie du sort c’est qu’il est sorti en vie. «  En vie enfin. Comme un vampire, quoi… » Charles eut un léger rire, souvent il se moquait un peu de sa propre nature, mais il avait des souvenirs de son ami plus vivant que mort même si River Crow avait été parsemé de cauchemar « Il s’agit de Callan De Rhénanie. » Il reprend sa cigarette en observant son interlocuteur. « J’aimerais savoir où on peut le trouver également. » Charles glisse une main dans ses cheveux. «  C’est possible, tout ça ? » il lance sans savoir vraiment ou il va. Sans doute que c’était bien con de demander l’adresse d’une personne portée disparue, si elle l’était ce n’était pas pour rien.    

made by black arrow



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
Un puceau. C’est un putain d’puceau. D’habitude, j’les repère du premier coup d’œil. L’pigeon nouveau née s’rait presque attendrissant avec son œil vitreux tout frétillant d’adrénaline et d’appréhension. Il agite son p’tit cul tout en plume, secoué d’impatience. Ça roucoule aussi beaucoup. Ça piale pour justifier ou pour expliquer ou pour cacher sa trouille. Là j’ai surtout sentit l’strigoï. C’pas un cas isolés, des comme lui qui en viennent à s’adresser au type plus très net que j’suis, y’en a plus d’un. Ils m’vendent leurs baratins, c’juste pour cette fois, qu’ils me répètent, puis ils r’viennent pour autre chose. Puis pour autre chose. Faut vraiment qu’on soit dans un sacré merdier pour qu’j’en d’vienne à devenir un Confort. J’suis un luxe que peut s’peuvent se permettre. J’écoute son trait d’humour, j’en souris même. J’me suis pas réveillé d’très bon poil, comme souvent, mais j’fais des efforts. J’ouvre mon esprit à la médecine traditionnelle gitane. J’inhale les vapeurs d’alcool pour dégager mon esprit d’la maladie d’l’âme. J’plus grand-chose pour enivrer mon être, alors j’le noie sous l’concret du rhum. Ça passe crème après la vodka. J’fais faire un putain d’voyage à mon foie. On quitte Moscou pour les Antilles sans escale. Sensations fortes assurés. C’qui nous ramène d’ailleurs à l’entrée en scène d’la sangsue. M’sieur l’génie d’la lampe et ses trois vœux. Y’a des choses que j’souhaite mais qu’j’veux garder. J’ai toujours cette espoir con et nias qu’ce soit possible. Y’a d’autres trucs que j’veux… Mais qui sont plus possibles et ça… ça, ça agite bien plus mes tripes que l’contenu d’mon verre.

- Prends toi un p’tit remontant et descend le. Puis donnes moi un nom aussi, Tu connais l’mien, j’ai pas l’tien. J’me branle qu’tu l’inventes mais donne-moi quelque chose. C’est une question… D’principe. Tu va pas voir une femme dans la rue en lui collant direct ta bite contre l’sillon d’son cul. Quand bien même t’es bien monté et qu’t’as d’sérieux arguments, tu lui étales pas l’matos sous l’nez. Avant tu fais des courbettes, tu l’as séduit. C’est du rêve que tu lui promet. J’étire mon cou en penchant la tête d’un côté puis d’l’autre. J’me tourne vers lui, un peu plus disposé à marchander. – C’est un peu la même chose là… C’que t’a a offrir, si c’est à la hauteur de c’que tu vantes, ça peut bien s’vendre dans le coin. J’y réfléchis d’jà. Combien s’rait près à payer pour vivre leurs fantasmes ? Pour voir leurs désirs les plus bouffant s’matérialiser sous leurs yeux ? J’connais tout un tas d’gens qui ont décidés d’vendre leurs cops pour survivre. Ça met à profit c’que la Nature leur a donné. Un pouvoir comme c’lui du génie, ça ouvrirait les portefeuilles comme les cuisses d’une pute.

J’perd l’fil de c’business lucratif quand il finit par m’dire c’qu’il veut qu’j’fasse pour lui. Callan. J’le détaille de haut en bas. J’suis étonné qu’il l’connaisse. Plus encore qu’il l’recherche. L’fils terrible du grand manitou. L’Infant des Enfers. C’est sans doute l’strigoï l’plus tordu qu’j’ai jamais vu. Pas pour rien qu’c’est avec lui qu’j’ai décidé creuser les abysses. J’me fou en l’air mais j’le fais bien. J’le fais avec les pires. – Rien qu’ça… Tu veux qu’j’te r’trouve la sangsue allemande… J’suis un peu dubitatif pour le coup. – Et y’a combien d’temps qu’tu l’a perdu ? Parce que y’a quelques années, suffisait d’suivre les cris une fois l’portail du Manoir franchi. J’hausse les épaules. J’pouvais pas l’voir en peinture là-bas. Pourtant, il avait toujours fermé sa gueule sur mes activités. Il m’avait vu m’entrainer pour ces numéros interdits qu’j’faisais pour les autres esclaves. J’renouai avec l’cirque l’temps d’quelques acrobaties. J’vibrai sous les applaudissements d’la foule. J’m’en foutais qu’elle soit composés d’esclaves. – Maintenant ça risque d’être un peu plus compliqué. L’strigoï s’trouve pas. Généralement c’est lui qui vous trouves. J’dois faire partis du peu d’tarés qui l’cherche. L’génie aussi. – Ouais, c’est possible. Tout est possible. J’souris et trinque à ça. J’perd pas une occasion d’boire. – C’est là qu’on en vient à parler paiement l’puceau. C’est là qu’tu joues tes charmes. J’ricane. – Allez, vend moi du Rêve, l’génie.


Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018

hard habit to break  
hati



Un intermédiaire, une demande extérieure à la sienne. Le brun n’était pas habitué à ça concernant ses relations et ne comptait pas s’habituer le moins du monde. L’indépendance trépignait trop dans ses muscles pourtant il avait élaguer les autres possibilités déjà de fond en comble et n’avait trouvé que le néant en réponse. Charles détestait se sentir à court de solutions et c’est bien pour cela qu’il était présent dans ce bar, ce soir à la rencontre d’un inconnu qui lui avait les capacités de trouver mieux, plus vite, plus facilement sans aucun doute. Il suffisait d’ouvrir la bouche et de demander. Le vrai génie de cette taverne était plutôt ce blond à ses côtés. Salinger n’était qu’un illusionniste, un imposteur et il était le premier au courant. Pourtant le vampire n’éprouvait pas de honte à n’avoir jamais eu recours à de l’aide extérieur, au contraire c’était pour lui une façon de ce dire qu’il avait eu assez de ressource pour résoudre ses problèmes par ses propres moyens. Le brun observait les mouvements du blond, il y avait quelque chose d’assez unique chez lui que le brun remarquait. Entre la franchise et une forme de politesse qu’il souhaite avoir. Une bienséance réclamée, avortée dans ses mots. Il voulait savoir à qui il avait à faire. Salinger eut un rictus amusé quand celui-ci lui conseillait de prendre un verre et de le descendre. Si Charles n’avait pas pris quoi que ce soit, c’était bien pour une raison. Le vampire manquait de sang et l’alcool mêlé aux possibles illusions allait les faire escamoter trop profondément pour qu’elles soient contrôlables à sa hauteur. Ses illusions défoncées étaient des oeuvres d’art sensoriel dont il avait un souvenir addictif qui lui élancé dans la moelle épinière des pulsions électriques étourdissantes. Le magicien perdait le contrôle de son tour, c’était vibrant dans son cadavre et ça mettait quelques jours pour qu’il s’en remette tellement la puissance de celle-ci tapait dans son encéphale. Ça raisonnait trop fort pour qu’il en soit sobre. C’était une démente plutôt qu’une illusion pour lui. Salaì, salai ce n’est pas un verre qui va le faire tomber dans cet état après tout. Il lui fallait être saoul, défoncé. «  Cognac, s’il vous plaît. » Il avait levé les yeux aux ciels, il n’avait pas eu besoin d’avoir à séduire verbalement pour baiser. Le Sire de Charles par exemple, c’était l’inconnu et il était le sien. Aucun nom n’avait été échangé. Le Britannique n’était pas séducteur avec les mots, sans doute avec les actes, mais non, pas de courbette et encore moins pour une femme. Rares étaient celles qui avaient capté son intérêt. « Ah donc je dois te faire des courbettes ? » il fronça les sourcils sentant chaque artère, de chaque personne dans la salle, battre dans une cacophonie. «  Charles Salinger, ça te frétiller le côté british ? On peut poursuivre ? »  pour beaucoup ce n’est pas un atout, pour d’autre si. Il n’en sait rien, ce qu’on peut penser de lui Chuck s’en moque. De plaire ou non c’est pas l’objectif dans sa vie, il est déjà assez occupé par le fait d’être qu’en plus s’il doit se soucier des ce que penses les autres il n’avait pas fini. Le vampire prenait les choses comme elle venait et vibrer dans leurs accords. Il descendit son Cognac en lui faisant l’effet d’une légère une morsure qui s’agitent dans oesophage. Vendre ses illusions contre du sang ça lui était déjà arrivé alors il eut un sourire en coin. «  C’est une monnaie d’échange pratique et sans valeur à la fois. » difficile de mettre un prix sur les désires les plus profond sous forme d'illusion pour le brun ça avait été à la fois un moyen se de perfectionné, de s’entraîner, de faire grimper en puissance aussi de s’épuiser moins rapidement.

La sangsue allemande… il hocha la tête accompagnée d’un rire en laissant mourir sa clope. «  C’est ça. » Prénom qui ne s’est pas effacé.  Balayant à la surface de ses mots l’intérêt de sa demande. le Britannique partisan de l’éphémère cherchait à la surface des réponses et se retrouverait dans des profondeurs. «  Un autre, merci »  un autre cognac. Sujet qu’il n’aimait pas abordé, sujet qu’il ne voulait pas vraiment abordé « Il était au manoir ouais.. Et puis il a été bombardé. Depuis.. C’est flou, personne ne sait où il est. Ça fait.. arf depuis deux milles dix que je l'ai pas vu » L’anglais fait jouer ses doigts sur le bord de son visage, pianotant subtilement une oeuvre jamais écrite. «  Tu le connais ? » si le vampire a bien compris il avait déjà croisé sa route. «  C’est pour ça que j’ai besoin de tes talents sinon je me serais démerdé tout seul. » Et il aurait préféré, il aurait été plus à l’aise, faire face sans tierce personne. Le vampire trinque avec lui. «  OK, on y va, mais crois moi appel moi le puceau encore une fois et c’est tes pires cauchemars que tu vas te prendre dans le cerveau. » Il rigole « c’est pas ma faute ça, c’est mon inconscient qui coopère pas. Faut lui faire des courbettes à lui aussi. » Il termine une nouvelle fois son verre. «  Bon, pense à ce que tu veux et tu l’imagines dans le moindre détail. Endroit, personne, qu'importe vie le. » Le vampire se concentre et attend que Hati exécute, car sans ça, il ne peut rien, sans peinture, il ne peut créer et ce n’est pas les couleurs qu’il veut, lui, qu’il doit peindre, mais celle de Hati.  

 

made by black arrow



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
Un type qui boit pas, est un type louche. Dans un bar, c’carrément une alerte aux tordus.  L’alcool, ça fait parler même l’plus timide. Ça ouvre les cuisses des bonnes sœurs. Ça fait ressortir c’qui s’terre. Combien d’info j’ai eut juste en payant mon coup ? Une p’tite tournée pour quelques pièces et j’ressors avec d’quoi remplir les poches d’plusieurs pantalons. Combien d’bagarre après quelques litres d’pinte ? Combien d’gosses braillards, neuf mois après une cuite ? Les enfants d’fin d’année sont issu d’la soirée qui en fêtait la nouvelle. C’presque beau. J’deviens poète après une bouteille. M’manque la guitare… mais j’perd le fil. La raison aussi, mais c’pas trop c’qui m’préoccupe pour l’moment. J’en r’viens au type qui boit pas. C’lui là cache forcément quelque chose. Un secret inavouable, un trait d’caractère honteux,… La perte d’contrôle fait peur. L’truc c’est d’savoir pourquoi. C’quoi ton p’tit truc dégueulasse, l’strigoï ? L’squelette dans ton placard, c’est c’lui quel monstre ? T’as une belle gueule, mais une sale tête. J’l’observe, sans doute plus lent à percuter qu’avant. J’perd des neurones à m’buter. J’en aurai p’t’être un p’tain cancer. J’finirai Alzheimer. L’cerveau en bouillie. Là, p’t’être qu’les souvenirs m’foutront la paix. J’suis d’ailleurs étonné qu’j’peux encaisser. De c’que l’corps endure sous les défonces quotidienne durant les quelques jours où j’parviens à m’faire la malle d’Polaris. J’crois qu’la bête m’prend ça aussi… J’peux plus m’flinguer la conscience peinard d’puis qu’elle est là. J’suis en manque d’existence et lui en manque d’sang. C’est quand même con d’être entouré d’litre d’hémoglobine sur place et chauffé maison, mais d’pas pouvoir ne serait-ce qu’s’en taper un. Ça m’fait marrer. Faut pas compter sur mon empathie, l’ont consumé en m’prenant G.

« - Des courbettes subtiles. » J’ricane et plie mes lèvres en un baiser imaginé. J’l’aime bien l’puceau. Puis il a vidé son verre comme un homme, ça inspire d’jà plus confiance. « – Pas très exotique l’côté british par ici. » J’hausse les épaules en tirant sur l’joint. Charles Salinger. J’vais continuer d’l’appeler l’génie, ça colle plus à l’ambiance. J’devis mon regard sur la salle. Y a pas une personne ici à qui j’arriv’rai pas à r’fourguer une illusion du strigoï. J’prendrai à chacun pour leur vendre un peu d’rêve. Faut qu’j’teste. J’veux voir c’que ça donne. S’rieux, j’flaire l’profit à des kilomètre à la ronde, comme une saloperie d’porc déniche une truffe sous terre. Les cachetons qui ont moitié moins d’effet qu’il vante sont très d’mandé par les temps qui court. J’suis pas l’seul qui veut s’détruire la mémoire mais j’peux être c’lui à qui ça rapporte. Va pas falloir qu’j’sois gourmand, faut bien qu’j’choisisse, au risque qu’ça part en ville. « – J’peux lui donner la valeur qu’tu veux. » Mais on en r’causera plus tard d’ça.

2010… J’tais même pas né en 2010. Et il m’dit ça comme si c’était normal. Comme si l’temps d’ma vie valait rien. Quelques années d’plus sur un tas ignoré. J’traine les dernières comme un poids mort. Des chaînes armés aux cadavres qu’j’ai laissé derrière moi. J’les vois qu’chaque fois qu’j’tourne la tête, Baba Yaga en tête. La tête penchant sur l’côté, sous l’morceau d’chair que j’lui ai arraché. J’secoue la tête et vide mon verre, rappelant l’serveur. « – J’l’ai connu. » J’vais pas lui balancer direct qu’j’le connais toujours. Et qu’en généralement quand j’pense à aller l’voir, lui, m’attend d’jà. Un p’tain traqueur. Aussi bon qu’le Connard .  « – Au manoir. » J’hausse les épaules. « – Il a… été plutôt cool avec moi… « Si j’passe les trucs qu’il f’sait, que j’trouvais tordu… Mais qu’j’viens chercher à présent dans son lit. Il n’a jamais rien dit sur l’cirque clandestin qu’j’avais monté pour les esclaves. Il l’savait. Il v’nait voir parfois en spectateur anonyme… Mais il a jamais rien dit. Borgia m’aurait fait payé cher qu’on vienne l’faire chier pour mes conneries. J’sais pas pourquoi, faudrait qu’j’lui demande. « – Combien d’temps tu m’donnes ? » C’est important. Faut qu’j’m’organise. C’pas évident d’gérer quand j’passe l’plus clair d’mon temps sur une p’tain d’île artificielle, coupé du Monde. J’en viens à d’voir monnayer avec une p’tite merdeuse d’la Haute pour la quitter. Une gamine qu’à l’cerveau vrillé, si vous voulez mon avis. J’le donne quand même, t’façon.

Allez, On passe aux choses sérieuses.

J’vide cul sec l’cockail sur mesure qu’j’ai demandé et m’tourne vers lui, aussi attentif qu’possible. J’ricane. « – Okay, j’oublie l’puceau. J’voudrai pas mettre à dos ton inconscient. » Surtout qu’mes cauchemars, j’les subis assez comme ça. J’tends les bras en étirant mon cou, après lui avoir tendu l’joint. J’me met dans l’ambiance. C’pas difficile. C’douloureux. J’me refuse à ça. J’veux  concentrer sur c’que j’me souviens du cirque. Pas d’visage en particulier, pas d’traits définissables. Des visiteurs dans les allées, bruyantes d’cris et d’rires. Ils prennent l’chemin du chapiteau dressé, sous les flammes d’celui qui les crachent. D’la musique, une danseuse qui bouge ses hanches comme personne. Rythmé et entraînante. Des enfants s’bousculent pour une barbe à papa. L’odeur du sucre s’mêle à celle de l’excitation qui précède un spectacle. L’dompteur de loup accueille dans son beau costume, un à un les curieux, les invitant à prendre place. En coulisse, les artistes s’agitent, sous l’regard d’la vielle sorcière qui s’assure qu’rien n’cloche. Les roulements d’tambours quand les spectateurs sont assis. Un silence prend place… Mais c’pas la voix d’yaga qui l’brise. C’est l’grondement d’sourd d’la Bête. Putain, Hati… c’pas l’moment déconner.


Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018

hard habit to break  
hati



L’atmosphère de bonne fortune, l’anglais en a connu des meilleurs comme des plus misérables. La lueur de la lumière, l’alcool qui coulait dans les verres nettoyer de façon douteuse. Tout ça, il connaissait, il n’y avait pas de surprise, c’était redondant. Totalement anesthésier des rituels que s’adonnait ses compères. Le vampire cherchait un éveille plus puissant que celui de la, marre, alcoolisé qui rendait moins réactif ses nerfs. Charles pouvait s’adonnait a des jeux, boire à outrance, mais l’alcool pouvait être mauvais pour son caractère bancal. Révèlant dans ses nuits des aspéritées qui n’avaient rien de magnifique. Pour un cadavre ça devait paraitre raisonnable. Il n’avait pas besoin de ça ce soir, c’était devenu futile assez yeux à cet instant et pourtant il avait bu sans éprouver de plaisir à le faire. Son oesphoage réagissait pourtant au stimulus qui l’effleurait, mais l’anglais était trop distrait pour en écouter les grincements. L’absence qui le poursuivait.  La fatigue morale était bien présente dans cette quête inutile, l’anglais semblait tourner rond et c’était un sentiment qu’il n’aimait pas. La redondance, les mêmes réponses et bien entendu les mêmes évidences. Hostilités superflues de son essence inane, car oui, si Callan avait voulu qu’il le retrouve, il aurait laissé une trace derrière lui que l’anglais aurait pu saisir. C’était le passé et pourtant dans le plus grand des secrets que mélancolie taciturne le bordé. L’anglais devait lâcher la prise sur ses pensées, les laisser exister et se détruire, mais ce n’était pas aisé. La fatigue au bord des paupières, l’homme habituellement très énergique était calme. Un de ses calmes qui fait appel à toute sa fibre masculine, un calme placide. Ne cherchant pas l’amusement, cherchant juste des réponses simples à des questions simples.

Sous l’emprise de cette atonie mentale en effet Charles avait oublié sa sociabilité qui s’était toujours avérée douteuse. Il n’avait jamais réellement compris les reflets de son image. Celle qu’il renvoyait et qui était bien souvent trompeuse. Hati lui rappelait sans doute de façon amusante, il avait raison. La politesse n’était pas la force principale du Britannique. Ne pensant pas réellement que son identité ait une quelconque importance pour les détails, qui lui demandait ? Charles trouvait que son interlocuteur avait des particularités plutôt intéressantes, un répondant qui était assez plaisant, sans prise de tête. Un échange en somme, même si le sujet principal de cette rencontre n’était pas un terrain où le brun se sentait à l’aise. Le blond n’en savait rien, le blond n’y pouvait rien. La simple faute revenait à la bêtise de Charles, cette bêtise interne qui avait tout de stupide. Le brun n’avait pas l’éloquence des grands discours. Les idées noires qui le tenaient n’étaient pas faciles a dissimulé, parce que ouais ça ne faisait pas rien que son meilleur ami soi porté disparu qu’il avait une possibilité minimale que son abysse soit étalé dans le cosmique.  Ce connard l’aura définitivement de toutes les façons abandonné.  La colère a ses idées montaient sans raisons apparentes. Fracas douloureux qui s'étiolent dans sa cavité interne.


«  En espérant que ça soit assez subtil pour toi. » Il est pas le roi de ça. Charles se mord l’intérieur de la joue pour se rappeler à la réalité. L’éphémère est une habitude. L’éphémère est sa terre mère depuis toujours. Les exceptions à cette habitude ne lui ont jamais réussi sans doute que de côté il devait particulièrement être maudit, mais au fond, c’était ainsi.  «  T’es d’où ? » il lui demande avec intérêt parce qu’en effet ce n’est pas très exotique être anglais chez les Irlandais en compagnie de toutes nationalités confondu, il aurait aimé dire un truc qui soit détonant genre : je suis amérindien, je suis cubain ou un truc rare, mais non ce n’était pas son identité.   «  Pour l'exotisme en effet je repasserais.. » Charles eu un rictus.  Hati, il y a un accent c’est sûr, déjà son prénom il roule sur ses lèvres de façon originale puis ça lui dit un truc Hati, mais quoi, il ne sait plus. Le Britannique n’identifie pas la racine de son interlocuteur, sans doute de l’Est à cause du Yaga, mais c’était des suppositions biscornues, sans fond. Hati ne perdait pas le nord des négociations et s’était assez amusant de le voir s’intéressait à la valeur de sa came mentale, mais tout avait un coût pour le vampire aussi et il n’était pas encore arrivé au stade au mentalement les idées suicidaires lui grimpaient au ciboulot. En ce moment, il est vrai qu’il abusait volontairement de sa capacité et ça de façon puérile, mais c’était pour se distraire, essayer d’oublier, se maintenir occupée également et bien d’autre raison toute aussi débile les unes que les autres. L’argent ne l’intéressait pas non plus.  Le souci avec les drogues, avec les illusions c’est qu’elles retombent. La réalité prend le dessus comme une flamme et on s’immole alors doucement de ses propres démons. C'est son jeu, ce qu'on lui a donné mais il sait bien les chemins ardus aussi. Connaissant son royaume pour s’être perdu dedans, ses arpentions n’étaient que des futilités qu’il ne prenait pas le temps d’étreindre correctement.  Salinger n’avait pas non plus envie de se retrouver avec des êtres qui dépendraient de lui. C’était ce que c’était, une drogue.  « te donne pas cette peine mais voit le bon côté des choses, ça rend mon offre plus unique et amusante.  » enfin sans doute qui avait que Salinger pour trouver sa drôle, il haussa les sourcils.


Attentif aux subtilités défaillantes du blond, l’information du Manoir te laisse perplexe sans doute parce que le Britannique. Au fond il ne sait pas s’il veut connaître la nature exacte de leurs relations. Au manoir, sa traîne, ça raisonne. L’instinct embrumé. «  Prend le temps qu’il te faut, mais plus vite ça sera mieux se sera. » La précipitation n’a jamais été une bonne chose, sous la précipitation, il y a des erreurs. Charles ne veut pas d’erreurs. Si Callan était caché, c’était bien parce qu’il devait rester caché. Il y a des rumeurs qui traînent et en soi Charles préférait le trouver avant que bien d’autres le trouvent. Pas de Dead Line, la liberté du moment qu’il ne le prend pas pour un con tout ce passera bien.

Son rire a forcement une redondance sur celui du vampire. «  On va éviter oui. » Surtout qu’il est capable d’en donner des cauchemars, dès qu’il sent la peur, il s’infiltre et tirailles le point sensible, mais en soit c’était toujours plus ou moins les mêmes schémas qui se répétaient. L’anglais l’observe du coin de l’oeil s’étirer, il prend le joint qu’il lui tend. On dirait qu’il se prépare à courir un sprint. C’est amusant. L’anglais apprécie le spectacle, il fume à son tour laissant la fumée s’échapper. Le Britannique allait lui faire honneur comme il se doit. Comme à un Prince.


Donner à l’autre ce qu’il veut, lui offrir l’ambroisie de ses rêves, c’est aussi l’entendre et l’écouter. Charles dépose le joint au bord du cendrier et entend ses pensées, les laisses pénétrées dans son crâne. Le temps pour lui devient plus lent ou sa rapidité vampirique s’allume. Dans un jeu, il laisse monter les images dans ses yeux. Il appelle les sens du lycan, il les appelle à s’allumer ce soir et à s’unifier dans l’instant. Qu’ils raisonnent, dans les fragments de ses souvenirs, qu’ils vivent ce qu’ils ont déjà vécu si c’est ce qu’il a choisi, que son corps se porte dans l’ailleurs dans les limbes de son illusion qui traînent. Quand il ouvrira les yeux, il verra ce qu’il imagine traîner devant ses paupières. Les détails des couleurs viendront chatouiller ses pupilles, la clarté des ombres sera si réelle qu’il sentira les odeurs comme son cerveau les a enregistrés. Inconscient, le paradis et l’enfer dans les encéphales, la boîte de pandore endormie. C’est là qu’il va chercher toutes les sensations. Charles utilise sa faculté et détend le corps de son interlocuteur sans même le toucher. Une douce enivrante danse.  Vas y ouvre tes iris et sent ton corps dans ce cirque mon petit Hati. Sent la réalité s’évaporer, dans sa tête Hati, il imagine sa bête. C’est vraiment ce qu’il veut ? Sentir sa bête ? Charles est confus. Le Britannique se dit qu’Hati panique alors dans la danse des abstractions il essaie de le calmer en occupant son esprit avec un numéro qu’il a déjà vu jouer et qu’il a adoré voir se dérouler devant lui. Qui sait ça va peut-être le détendre, ouais faut qu’il se détente. Dans la réalité l’Anglais et toujours la il l’observe et il lui chuchote lentement dans ses pensées  «  pense à une émotion positive, laisse-toi enivrer par elle.» Ça devrait endormir la bête qui veille, ça devrait dompter le loup. Faut qu'il y arrive, si Hati il se met a déconné, le lycan va sortir et ça sera sa faute, son désire, son illusion qui sommeil.  Le Britannique découvrait en même temps un endroit où il n’avait jamais été, un souvenir qu’il n’avait jamais vécu et ça sans qu'il ne puisse être vu. Un cirque. La curiosité s’échinait dans les recoins, ça lui coûte mais il gère son énergie et peint ce que Hati veut.



made by black arrow



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
-J’suis d’partout sauf d’ici. Et m’y r’trouver enfermé va m’rendre dingue. J’ai b’soin d’bouger. D’partir. D’jamais être au même endroit. D’vivre en fonction des saisons. Fuir les hivers pluvieux, pour r’trouver la neige des nôtres. Puis d’aller brunir au soleil d’printemps d’l’Espagne. J’suis comme ces oiseux migrateurs, j’ai rien d’un poulet d’basse court. – Mais j’suis née en Roumanie… J’souris légèrement, en Russie, en Serbie, en Pologne, ça d’pend qui m’raconte l’histoire d’mon arrivée au monde. Celle qui m’a valu mon prénom. J’renfouis toute pensée des miens en même temps qu’j’inspire une latte. Il d’vrait pas autant déprimer d’être un natif du coin. Il risque moins l’mal du pays. J’ai l’mal du mien. Sans frontière et libre, j’tais chez moi au camp. Qu’importe où il s’trouvait. Puisqu’il est à présent mort et sans vie, j’suppose qu’ma place est en Enfer. J’refuse ma place aux côtés d’l’autre Connard. Il m’veut à ses pieds en toutou bien dressé… Mais p’t’être que j’la mérite… Peut être qu’si j’l’avais attaqué lui, plutôt qu’ma famille, c’est avec elle qu’j’serai maintenant. J’aurai du… pouvoir contrôler la Bête. C’monstre. J’peux pas croire qu’j’sois lui. Même en ayant toujours porté sa marque. J’suis sur qu’Yaga savait. Cette vielle sorcière à toujours tout su. Aucun secret ne résistait à ces cartes. Putain ! J’me casse les couilles tiens. C’pas l’moment. C’est jamais l’moment. J’veux pas penser à eux. J’voudrai pouvoir m’enfoncer les mains dans l’crâne pour m’arracher leurs souvenirs. J’m’engueule intérieurement, fusant d’insultes dans différentes langues. C’est un vrai festival. J’me concentre ensuite sur la première chose qui m’détourne l’esprit. L’business. C’bien tout c’qu’il me reste. J’le foutrai pas en l’air ça. J’souris. – R’fuse jamais une offre qu’on t’as pas encore fait. Simple conseil. Les occasions s’laissent pas passer, elles s’saisissent. Où s’créer. – Laisses moi faire… une étude d’marché. J’ris. J’s’rai pas foutu d’en faire une, quand bien même j’serai c’que s’est. Mais j’trouve qu’ça sonne bien.

Allez, j’me détend. J’me met en condition, pas vraiment certain de c’qui m’attend. J’me méfie toujours des strigoï et d’leur magie. Ça pue l’pacte avec les démons ou l’diable en personne. Comme toute cette putain d’Île qui a une odeur d’souffre. Comme moi, qui pu l’chien enragé. J’me méfie mais ça m’empêche pas d’me laisser totalement aller. J’fonce tête baissée sans trop réfléchir, ou alors j’en perd l’fil. Dernière gorgée pour finir l’verre, j’commande l’suivant pour après. Quoiqu’il s’passe, s’en aurait foutrement b’soin. Y’a pas un moment où j’en ai pas b’soin. G a raison, j’suis un ‘tain d’alcoolique. M’faut au moins ça pour digérer qu’c’est d’venu une putain d’sangsue. Ça serre plus à rien d’faire des efforts maintenant. J’pourrai pas l’rejoindre sans lui faire courir l’risque qu’le Borgia nous tombe d’ssus. On s’détend putain. C’pas si compliqué qu’ça. L’souffle d’abord. Les muscles ensuite. L’paupières sont lourdes et tout l’merdier.

L’circque. Y’a qu’ça pour canaliser. Là, j’suis dans mon monde. Entre les rires et les impatiences, les applaudissements et les acclamations. J’ai l’spectacle dans l’sang. L’agitation d’avant l’show, c’est comme une drogue qui m’booste. J’me fais mon shoot en imaginant la foule et ses tumultes. Tout y est, j’m’en rappelle comme si la dernière représentation v’nait d’commencer. L’grondement coupe court à toute festivité. J’sens la rage d’la bête planter ses crocs dans mes tripes, son ombre évoluant entre les gradins vides. J’referme les yeux, mais j’échappe pas aux frottements d’ses griffes contre l’bois. J’sursaute quand les roulements d’tambour se font d’nouveau entendre. L’public est r’venu et r’garde admiratif les clowns qui jonglent avec adresse, torches que Pyro enflamme dans la chaleur de son souffle. La bête fuit le chapiteau dans l’anonymat tandis qu’j’souris. J’disparais dans les coulisses, rejoignant les artistes qui se préparent, chacun son rituel. L’magicien frotte son chapeau avec énergie, trois fois dans un sens, trois fois dans l’autre avant d’l’ajuster sur ses cheveux sombres, lissés et brillant comme son costume. Son assistante noue ses longs cheveux dans une natte, y ajoutant le ruban du costume de sa grand-mère. Les gosses observent en douce, hâte que ce soit leur tour. J’me faufile un peu plus loin, vers l’échafaud qui m’permet d’grimper jusqu’à toucher l’ciel de toile. J’me sens comme si j’y étais. En haut du monde. J’contemple l’vide avec la satisfaction d’savoir qu’j’m’y jette bientôt. Après les jongleurs, c’mon tour. C’d’ailleurs qu’annonce la musique rythmée qui s’stoppe quand l’projecteur m’éclaire. J’salut d’mon perchoir, avant d’plus d’me soucier qu’m’envoler. L’battement d’mon cœur suit les mouvements d’batterie alors qu’j’m’élance dans le vide. Sans filet et sans peur.

J’me rattrape sur l’trapèze, m’y issant d’mes bras pour m’y redresser. J’me donne de l’élan avant d’nouveau m’en propulser pour attraper l’suivant. J’enchaine les figures, parfois au bord d’la prise et prêt d’la chute. Mais toujours j’me réceptionne. J’suis vivant comme jamais. L’adrénaline intensifiant mes sens. Les s’condes s’ralentissent, mes réflexes aiguisés. Y’a plus rien qu’à d’l’importance sur la seconde, quand j’fend les airs, j’domine la terre. J’suis c’souffle qui m’parcours d’intensité. Tous sont suspendu à mes sauts. Craignant la faute et l’carnage qui en suivra. J’m’écrase pas, ça leur donne des ailes. Et quand j’touche l’sol. Ils s’lêvent tous pour applaudir.


Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018




hard habit to break   
Hati

L’élucubration  foisonnait de plein jet, devait-il faire confiance à celui à qui il parlait ? La réponse était bien sûr que non, surtout pas méfiant jusqu’au bout des os. Abîmé par les ratures ça le rendait même paranoïaque parfois, l’autre blond il voulait vraiment le retrouver et putain ce qu’il était arasé de le chercher dans tous les coins, d’avoir les pupilles qui le trifouille le moindre visage des corps frêles. Faut pas être un génie pour comprendre que l’anglais il n’est pas sans faille, faut pas non plus être un génie pour comprendre qu’il en a marre de cette bataille, de cette putain d’absence qui le ronge de toute part. Il a beau l’étouffer majestueusement à coup de j’en ai rien n’a foutre, ça le pique âcrement sans qu’il n'ait rien demander. Ça gueule en lui et puis ça l’use. Il a même des mauvais rêve dans cette réalité, il sent parfois encore le contact de phalange disparu. Il écoute les fragments de paroles que le lycan dépose dans ses tympans. – J’suis d’partout sauf d’ici.  Venu d’ailleurs. Bien, lui connaissait apparemment le monde. Il en avait de la chance, est-ce que Charles était envieux ? Oui assez.   – Mais j’suis née en Roumanie… .  Tout ce que tu connaissais de la Roumanie était les légendes ainsi que sa géographie. Pas terrible Charles.  «  Intéressant. » Parce que ça l’est sincèrement, ça l’est devenir d’un pays venu d’ailleurs, de l’Est, de connaitre autre chose qu'ici.


Il prend une cigarette à nouveau, qu’il fume et il essaie d’élaguer ses pensées qu’il avait encaisser. Pas fou, faut qu’il se vide pour agir, qu’il se vide pour créer. Étrangement, il dégage tout au scalpel.    – R’fuse jamais une offre qu’on t’as pas encore fait. Simple conseil . Charles n’était pas encore complètement désespéré, il n’allait pas brader ses illusions pour quoi ? Sincèrement. Pourquoi ? L’argent ne l’intéressait pas et n’était pas une chose qui avait de la valeur ici. S’esquinter le crâne encore ? il ne prenait pas conscience de l’éclat de ses maximes, ses prismes qu’il pouvait créer non, il était encore là a admiré et s’utiliser parfois bêtement, par manque, dans ses agonies pour se déconnecter de la réalité, se rendre aveugle un instant pour savoir a quoi il croit.   «  Si tu le dis.  » Pas convaincu. Visiblement, il pouvait pas comprendre que ça lui coûté, que c’était pas gratuit pour lui. – Laisses moi faire… une étude d’marché. Ça pue l'intérêt qu'il fasse le loup si ça l'amuse pour l'Anglais c'était tout vu.
 
Assez piailler, passons aux choses sérieuse enfin un peu plus distrayante. Le Britannique laissait de côté ses morsures pour s’abandonner dans d’autres sillages. L’appétit prit par d’autres voiles, soulager par une musique qui l’appelait et qui se jouait dans ses tympans. À la limite de celle-ci, elle sonnait en séduisant ses nerfs, la voix caressant et endormant ses pulsions. Ce plongeant, ce connectant à Hati et à ses souvenirs, à ce qu’il avait envie profondément de vivre. C’est dans un cirque qu’ils tombent. Charles tremble un peu et serre les poings. Ça risque d’être plus compliqué que prévu, il aurait dû s’alimenter de façon correcte avant de venir à sa rencontre. L’après allait être fastidieux mais ça pouvait le pousser dans les rivières de ses limites et ainsi s’améliorer. L’ambiance des cirques l’avait toujours fasciné alors c’était avec un certain enthousiasme qu’il créait l’illusion voulue. C'était pour cette raison qu'il avait appris à jonglé.  La sensation d’abandonner tous ses soucis se faisait instamment libérant dans son épine dorsale de douces électrisations.  

Les pupilles s’attachent aux détails, il observe, silencieux il s’installe dans la foule et observe Hati à l’oeuvre. Hati devient alors Hati le magnifique, éloigné de ce qu’il avait vu dans ce bar.  Le voyant voltigé de façon majestueuse, il semblait dans son élément. Le voyant voltigé de façon majestueuse. Le brun se demandait depuis combien de temps il jouait ainsi. Certainement depuis l’enfance étant donné que ça semblait inné.  

Son énergie diminuée en créant ce monde, ce monde issu de l’imagination d’un autre. Il est allé à l’arrière des bancs, touchant les matières qui le séparé de l’extérieur. Tout semblait réel. Il a eu du mal à toucher pourtant cette matière, ce voile qui le séparé de l’extérieur. Habitué à l’ombre, au noir et à ses astres. Le vampire a simplement levé son bras pour passer ses doigts sur les trous enlacés d’une corde.  C’est doigt on défait un noeud doucement, le rayon de lumière est venu s’échouer sur son doigt. Il s’est mis à sentir la chaleur envahir la surface de sa peau pour enfin s’en prendre à toute sa main. Quelques seconds de lumière, une lumière existante uniquement dans le crâne d’Habit. C’était étrange de la voir, de la toucher et de la sentir à nouveau toucher sa peau de cette façon.

La réalité revint doucement, c’était assez pour l’instant. Hati avait eu son moment, il avait rempli sa part du contrat. Il n’allait pas lui donner plus pour ce soir. Étant donné qu’il n’était pas en forme et de plus il en aurait plus amplement lorsqu’il aura accompli sa part du marché.  Il patientait que celui-ci revienne à la réalité. Fini le cirque, fini la liberté. Charles était assez séduit par cette illusion.  Le brun l'a fixé en haussant les sourcils « Beau saut.  »  il était sincère. « Maintenant que tu as vu, à toi de faire le magicien pour notre marché  »  le britannique sentait le manque de sang aux aguets, son énergie s'effilochant trop rapidement et son corps pesait. « Je compte sur toi.  »  en effet il comptait sur lui pour retrouver la trace de Callan.





i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
J’avais oublié qu’j’pouvais être heureux. Qu’ça m’est arrivé d’l’être et qu’à une époque c’tait même quotidien. J’volais pas mon bonheur à l’enfer. J’devais pas m’battre pour l’gagner. Il était là et m’tombait d’ssus sans qu’j’ai à l’saisir. On sait vivre par chez moi. On fait d’chaque repas une fête, d’chaque instant un souvenir précieux et on était riche d’tout ça. J’avais conscience d’tout ça, j’savais qu’on était s’tait crée notre monde et qu’on descendait dans l’votre qu’pour s’moquer et s’rappeler à quel point on était bien. Avec G, c’tait pareil. Y avais nous et l’reste. Ça m’semble tellement lointain qu’on est pu être ensemble sans avoir à l’cacher ou en subir les conséquences, qu’des fois j’me dis qu’c’était dans une autre vie. Entre c’passé et cet instant dans l’bar, j’suis mort et m’faut visiblement une p’tain d’magie strigoï pour parvenir à m’faire ressentir quoique c’soit d’bon. Ça m’fou la rage au ventre, mais j’l’éteins en buvant c’verre qu’j’m’étais gardé pour. On s’rappel c’qu’on fou là, on s’le percute bien dans le crâne et on détruit tout c’qui reste de cette sensation jouissive. Mon cœur en bat encore à la chamade et j’frissonne d’l’adrénaline du saut imaginaire. J’inspire longuement, en passant ma main dans mes ch’veux pour les ébouriffer. P’tain qu’j’aime pas m’prendre la tête. Ça m’dépasse leur sorcellerie à la con. Ça m’fou mal aux crâne d’questions. Les strigoï, les sirènes ratées comme l’Connard là et même ceux d’mon espèce, qui cache un monstre dansa leur poitrine… Faudrait nous faire cramer dans l’même bus pour l’enfer. Y a qu’G qui y échapperai. G, il peut être c’qui veut, j’m’en branle, j’l’aimerai. J’l’aimerai quoiqu’il soit. Quoiqu’il m’fasse. Y a qu’à voir comme j’fou tout en l’air quand j’peux pas être avec lui pour savoir qu’fait pas bon d’nous séparer.

- Ravi qu’le show t’ai plu. J’suis sincère mais mitigé entre l’don qu’il a et la douleur qu’ça réveille chez moi. J’lui commande un autre verre en même temps qu’j’m’en prend un, parce qu’on va pas s’mentir, il a une sale gueule. J’suppose que ça lui a coûter, au vu d’sa mine, il a pas dû bouffer non plus. J’m’allume une clope. – J’ai c’qui t’faut si t’as la dalle. Pas sur moi, mais pas loin. C’pas les sangsues en r’cherche d’sang qui manque. C’est d’l’argent facile. J’ai quelques contacts, des gens qui filent leur sang contre d’autres trucs, qui leur semblent plus vitales, j’ai même un gars sous la main qui file son sang comme ça, parce qu’il pense qu’on doit s’serrer les coudes… Un taré d’hippie, persuadé qu’cueillir des fleurs sauvera la terre. P’tit con, va. – J’peux aller l’chercher avant qu’tu tombes dans l’coma. J’hausse les épaules, ça s’rait manque de peau pour lui étant donné qu’j’sais d’jà où trouver Callan. J’balancerai pas directement, j’laisserai aucun indice supposer qu’j’vois l’strigoï. C’pas bon pour l’business. Puis ça r’garde qu’moi la manière dont j’me bute ou j’me sauve. S’faire du mal, ça m’fait du bien et faire mal, Callan l’fait bien. J’en perd pied et j’oublie. J’me soigne à ça aussi. Non, c’que j’ferai, c’est qu’j’lui dirai comment l’trouver.

C’qui m’amène à un autre point, c’lui d’savoir c’que l’british lui veut. A première vue, il a l’air briqué comme un sou neuf, pas l'genre à faire de vague, c’peut être le genre de psychopathe bien sous tout rapport, qui s’revèle en faite un p’tain d’violeur de pucelles qu’il étrangle les soirs d’pleine lune. Celui qu’on soupçonne pas. J’m’en branle, hein, j’suis plus qu’curieux qu’effrayé… J’ai pas vraiment l’air de la dite pucelle séquestré. Quoique… j’gronde à l’idée qu’entre mes ch’veux blonds, mes yeux clairs et l’autre Connard qui m’retient sur Polaris, j’suis comme même vachement proche d’un conte d’fée. Tordu. Sacrément tordu. Allez vous faire foutre, j’ai une paire d’couille entre les cuisses qui prouve qu’j’suis pas une donzelle en détresse. J’m’en sortirai. Tout seul. Le « il était une fois » commencera quand j’irai retrouvé G. Après l’bouquin s’ra censuré pour les plus jeunes… Mes nuits sont hantées d’son absence. J’rêve d’ses bras quand j’parviens à dormir. – T’pas obligé d’me répondre, hein… Mais ton vieil ami, il est pas réputé pour en avoir, justement des amis. C’est un peu l’enfant terrible, l’prince des ténèbres et tout l’tatouin… A c’qu’on dit il a disparu avant les bombardements. Y a des rumeurs pour l’dire revenu, y a des yeux pour l’prouver, mais j’vais attendre l’prochain verre pour lui dire. – Alors t’es sûr d’vouloir l’retrouver ? J’sais pas à quel foutu époque t’as bien pu l’connaître, mais c’tait pas un ange à River Crow. Pour c’que j’en sais, ça a jamais été l’cas d’ailleurs.


Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018



hard habit to break

 
hati yaga ϟ   charles salinger .


Retour à la réalité, les sensations douloureuses sont des réactions qui s’agglutinent dans son cadavre. Son esprit vagabond est coloré par la fatigue qui creuse en lui un long puits. Revenir sur terre, pas dans sa tête. L’Anglais se concentre sur la matière qui est face à lui, il choisit de s’attacher aux détails et aux rides du bois qu’il touche en silence. « - Ravi que le show t’ait plu. » C’était assez spectaculaire, tout ça, Charles ne sait pas faire, faire le show comme ça, quoiqu’il est du genre à faire rire. Il a déjà eu une fascination pour les clowns. Hati lui donne de la boisson pour faire passer le contre coup. L’Anglais le remercie d’un sourire halluciné. Charles était assez captivé par ce qu’il lui avait montré, il ne s’attendait pas à ça. À une intensité et à la pureté d’une émotion véritable. «  – J’ai c’qui t’faut si t’as la dalle. » Il capte à peine ses mots. La dalle ? Non faut contrôler ce désir douloureux qui passe dans ses veines. Il ne mangera pas par impulsion, par le manque qui lui grimpe nerveusement. Il peut faire. L’obsession, exaspérante et déprimante sont a éjecté. Il ne veut pas être soumis à ce désir, s’il prend sur lui, il sera plus puissant la prochaine fois qu’il se perdra dans le crâne d’un autre. C’était comme faire du sport,  de l’endurance, petit à petit et ne jamais lâcher. Son effort d’aujourd’hui portera son fruit demain. C’est ce qu’il se dit, il s’alimentera correctement ce soir. De plus il n’aimait pas qu’on l’observe de cette façon.  «  – J’peux aller l’chercher avant qu’tu tombes dans l’coma. » Dans le coma en étant déjà mort, il lâcherait rien, jamais. Le Britannique rigole comme un con, une réaction a cette résistance. «  Non ça ira merci »

Il repense à cette histoire des deux flèches que sa mère lui a apprise lorsqu’il était enfant. Deux floches, bien distincte pouvaient nous atteindre. La première flèche est celle de la douleur, celle-ci est inévitable. Elle arrive, elle est réelle, elle est physique, elle pénètre le corps et se diffuse sans qu’on ne lui ait rien demandé. Elle existe. Elle fait mal. C’est le point d’impact. Et la seconde flèche est celle de la souffrance. Celle-ci est une option, elle est erradicable. Cette seconde flèche aide la première en s’enfoncer plus en profondeur. L’angoisse, la tension. Plus tard, Charles avait compris que sa mère lui avait appris cet enseignement parce qu’elle-même expérimentait la douleur physique. Elle avait cherché dans les Sutta de quoi s’apaiser et c’est Bouddha qui lui avait appris cette histoire des deux flèches. À cette pensée, il se sentait plus fort. Salaì sourit en silence apaisé. L’archet blond venait aussi dans son crâne s’y loger. «  – T’pas obligé d’me répondre, hein… Mais ton vieil ami, il est pas réputé pour en avoir, justement des amis. C’est un peu l’enfant terrible, l’prince des ténèbres et tout l’tatouin… »  l’Anglais savait ses choses. « – Alors t’es sûr d’vouloir l’retrouver ? J’sais pas à quel foutu époque t’as bien pu l’connaître, mais c’tait pas un ange à River Crow. » Mais lui ne savait pas.  «  Tu   n’étais même pas un fétus qu’il avait déjà cette réputation là. Je suis au courant de ses choses.  »  

On lui avait dit des tas de choses, il avait vu des tas de choses. Il en avait été retourné pendant des années, il avait ruminé dans son coin également, regrettant ses actes, mais tout ça était du passée, il l’avait compris. Acceptant les lumières et les ombres. L’Anglais allait bien se garder d’en dévoiler plus sur la nature de leur relation, c’était intime à ses yeux même si actuellement ils étaient en froid. «  Tu crois que je perdrais mon temps si je n’étais pas sûr ? »   C’était si étrange que ça qu’une personne ait envie d’en savoir plus  sans avoir envie de le détruire ou d’envie tordue ? L’inquiétude de Charles était sincère et c’était bien normal. « Je ne suis pas un taré qui veut savoir pour je ne sais quoi. » Il avala son verre et en demanda un autre pour Hati. La douleur s’était endormie, les idées alcoolisaient venait un peu remplacé le reste. « Tu connais peut-être ça, Hati non ? Perdre de vu un proche, qu’importe les raisons de cette distance, d’avoir le besoin de le savoir vivant ? D’avoir le désir de savoir où il se trouve ? » Les temps étaient aux séparations. L’Irlande était divisé, peut-être que lui aussi était touché par le phénomène, il semblait s'adapter avec ses combines.  L'Anglais a prit une nouvelle cigarette pour l'accrocher a ses lèvres.

Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
-C’toi qui vois. J’hausse les épaules, j’suis pas convaincu qu’il en ai pas b’soin, mais j’vais pas l’forcer à bouffer si il veut pas, final, puis si ça l’perd, il ira s’assoir sur l’info qu’il veut. J’suis pas sur d’avoir l’loisir d’revenir ici. On sait d’jà qu’c’est là qu’il faut m’chercher, j’vais pas faciliter l’travail au Connard. J’m’inquiéterai p’t’être pour lui si il v’nait à refuser son verre. C’pas qu’ça m’dérange de boire seul, j’en ai rien à foutre de c’que les gens penseront, mais parce qu’par chez moi, l’alcool ça s’partage. J’l’accompagne d’ailleurs en vidant une fois encore l’mien, pour l’faire remplir de nouveau. J’vais pas mettre à les compter, ça s’rait pas bon pour ma conscience d’jà à l’agonie… Ouais, aussi parce qu’j’sais pas vraiment compter, G avait commencé à jouer les profs particulier avant mais j’le trouvais trop sexy pour m’concentrer. J’pensais qu’j’avais l’temps aussi. P’tain, combien d’client tenterai d’me baiser si ils l’savaient ? Trop. Ils f’raient les cons en pensant qu’j’en suis un et moi, j’devrai leur apprendre la différence entre savoir compter et savoir l’prix des choses. J’vous laisses imaginer d’quelle manière j’m’assurerai qu’ils retiennent la leçon.

Bon plutôt qu’me concentrer sur mes conneries, j’vais plutôt m’concentrer sur celle du British. Vouloir trouver Callan, c’quand même une des plus belles à faire. J’juge pas, hein, j’serai mal placé pour l’faire, mais j’suis quand même foutrement bien placé pour l’savoir. J’me fais gentiment remballé sur ma pauvre condition d’mortel qui dépassera pas, en étant plutôt optimiste et très bourré, la cinquantaine d’année. Ça m’gonfle ça, chez les strigoï, la manière dont ils prennent de haut ceux qui passent pas les siècles. Puis, merde, pourquoi ils vieillissent pas quand même hein ? C’pas honnête d’garder une bouille d’gamin prépubère quand on a plus d’année au compteur, qu’de bières sifflés. Impossible d’savoir leur âge, à la limite les nouveaux nées… et les plus vieux cons. Il est ni l’un ni l’autre lui, alors j’en sais rien. J’sais juste que j’les envie pas. J’veux crever moi. Pas avant d’avoir passé autant d’temps avec G qu’on en a passé séparé. Mais j’veux crever. Y’a un âge qu’les Hommes d’vraient pas dépassés. Baba Yaga l’savait et elle attendait la mort sereinement, elle m’disait souvent qu’elle avait déjà bien vécu. Gonglé son âme d’suffisamment d’émotions pour plusieurs vies. P’tain. Faut pas qu’j’pense à Yaga, aussi prête qu’elle était, elle d’vait pas la vouloir d’moi.

- L’temps c’bien la seule chose qu’t’ai à perdre.
C’est qu’faut l’occuper son Eternité. –‘fin c’que j’en dis. J’souris légèrement, après une gorgée d’rhum, l’remerciant du verre. – Et j’pense pas qu’tu sois taré. J’devrai peut être pas m’fier à mon instinct pour l’savoir, mais j’le fais quand même en vous emmerdant cordialement. -J’suppose qu’t’as tes raisons. Comme j’ai les miennes. P’t’être pas les meilleurs d’ailleurs. L’soupire qui m’échappe à sa question est long. – Tu connais quelqu’un pour qui c’est pas l’cas ? J’hausse les épaules, l’air d’rien, alors qu’moi, j’en connais aucun. C’merdier nous a tous séparés d’quelqu’un. Les chanceux pleurent qu’un ou deux proches, les autres les ont tous perdus. J’ai plus qu’G à retrouver, moi. M’reste qu’lui. Sauf qu’c’est pas la guerre qui a pris les miens. Cul sec. Ça m’apprendra à r’penser à ça. J’passe ma main dans mes ch’veux, souriant légèrement. – J’y échappe pas. J’refait signe à notre ami l’barman, avant d’me tourner vers lui. – Il est vivant. Callan,et il nous fait don d’sa royale présence sur l’île. L’air de rien j’en ai profiter pour prendre son paquet d’clope. J’le repose d’vant lui après en avoir tiré une. Y’a des habitudes qui s’perdent pas. Et vu qu’c’est pas la même chose que d’faire les poches aux mortels, faut qu’j’continu d’m’exercer quand l’occasion s’présente.

J’peux au moins lui dire ça, voir comment il réagit, réfléchir à lui balancer l’reste. J’serai peut être pas aussi patient si j’tais à sa place. J’pense qu’la tête du gars aurait d’jà atterri sur l’comptoir. J’suis pas un modèle d’sérénité. Surtout ces derniers temps. La bête m’mord les trippes bien trop souvent pour ça. J’l’ignore pour la faire taire. J’tire une latte. – T’sais déjà c’que tu dirai, si tu l’trouvais ? Moi non. J’me foire bien trop souvent quand j’revois G. J’ressens bien plus d’émotion qu’j’peux en gérer. J’crois qu’le mieux, c’est encore qu’j’ferme ma gueule.



Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018



hard habit to break

 
hati yaga ϟ   charles salinger .

Aller, trifouiller dans les songes d’un autre n’était pas les mêmes que les emmener dans son espace, projeter les souvenirs d’un loup l’était encore moins mais il avait réussi et apparemment ça avait satisfait Hati. C’était bien là l’essentiel, l’anglais devait simplement se reprendre et s’attacher à la réalité. Il n’acceptait pas non plus n’importe quoi sous prétexte qu’il en avait besoin. La provenance avait son importance pour lui alors il avait refusé en sachant qu’il avait la possibilité de surmonter ça mais il appréciait que le lycan y ait pensé. « C’toi qui vois. » Les sons de la pièce sont propulsés dans ses tympans de façon cacophonique. Sans doute comme sa voix lorsque mais a poussé la chansonnette.   « - L’temps c’bien la seule chose qu’t’ai à perdre. »  Sans doute ça fierté aussi de tomber dans les pommes mais rien n’a faire ça allait passer.  «  –‘Fin c’que j’en dis. »  Le Britannique sourit et prend le verre qui arrive. Il a une rude descente. « T’inquiètes je maîtrise. »  Faut bien, c’est son corps et les fantômes qui ne lui appartiennent peuvent bien grimper dans son encéphale, il devait les laisser courir dans les champs de son esprit dans chercher à les accrocher à son être. Juste les laisser flotter et se laisser flotter avec eux dans la lumière puis il a de quoi, au cas ou, il est pas fou.

Salvateur d’un rien et de tout, la conversation se poursuit comme elle s’est entamée, en bon terme.  «  – Et j’pense pas qu’tu sois taré. » De le retrouver ?  Pas taré mais son instinct le guider vers ce fait. Il avait essayer de le retrouver dans les ruines et tout ce qui était rester de lui c’était ses livres dans lesquelles ils s’étaient réfugiés bien des nuits.  «  -J’suppose qu’t’as tes raisons. » Des raisons ? C’est flou c’est plutôt le contraire des raisons qui le pousse vers ce chemin.  Juste ça le traverse et ça le prend. Bon ou pas, il ne peut pas fermer les yeux contre l’évidence. Comment pouvait-il se recouvrir d’indifférence envers un être qui a partagé avec lui la moitié de sa vie ? Même si pour l’Allemand ce n’était qu’un poignet. Il n’allait pas faire de caprice envers la matrice de ses pensées par peur. Les divergences d’options étaient là, elles s’étaient encrées, mais son existence comptée bien plus que les raisons, que les choix. Pour lui, ça avait un sens.   « – Tu connais quelqu’un pour qui c’n’est pas l’cas ? » En effet, c’était un beau bordel  «  – J’y échappe pas. » Il avait les capacités de comprendre alors. Charles s’intéressait à Hati, parce qu’il pouvait saisir ce que c’était.  «  Alors tu sais pourquoi je suis là, tu en ferais tout autant pour les personnes dont tu es séparé. » Evidemment, ils ne pouvaient pas rester là a rien faire pendant que le monde tomber.  Dans le mutisme, il y avait des détails et Hati en avait peut-être saisi des bruissements ou des cataclysmes alors il l’écoutait. Pas comme un loup, pas comme un ennemi mais plutôt comme un semblable.  


« Il est vivant. Callan,et il nous fait don d’sa royale présence sur l’île »Il a lâché ça comme ça et un noeud s’est défait dans l’estomac de l’anglais, un poids qu’il portait disparaissait peu à peu. Même s’il ne voulait pas croire en sa mort, ça lui avait traversé son esprit, même s’il n’y voulait pas y croire, sa foi, c’était parfois ébranlé parce qu’il était si facile de s’écorchai l’âme quand aucun signe ne vient à l’horizon. Un paquet de clopes a atterri devant ses yeux. Il a souri, le suit venait s’essuyer un peu. Hati en savait encore bien plus qu’il n’y paraissait, il laissait s’échouer des mots et des informations au fil de la conversation. Sans doute parce que Callan ne voulait pas être retrouvé, mais il n’allait pas courber l’échine devant les encombres.  J’ai pris une cigarette encore.  «  . – T’sais déjà c’que tu dirai, si tu l’trouvais ?» Question que le vampire ne se posait pas. Qu’est-ce qu’il allait pouvoir bien lui dire ?  «  Je pense que je n’aurai même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il va péter un câble ou m'ignorer. » Fragment de réalité qu’il ne pouvait pas renier. «  Mais je ne sais pas trop, j’improviserais selon ce qui se passe. » Il est maladroit avec ses sentiments les plus forts alors il préfère de pas y penser réellement, ni a essayer de ce conditionné au futur, il évitait ainsi toutes les déceptions idéalistes. «  Et toi, tu lui dirais quoi à cette personne dont tu es séparé ? » Ce qu’il aurait aimé dire à Callan, tellement de choses qui ne se traduisent plus. Le vampire lui manquait et ça avait été douloureux.  

Avancer dans la fumer, tous les deux avaient continué leurs vies mais Callan restait tatoué dans son esprit. Comme bien d’autres avant lui.  «  Nous ne nous sommes pas quittés en bons termes, mais faut que je le retrouve, j’essayerais de l’aider comme je peux. » Il ferait en sorte de l’aider, il ne savait juste pas comment, encore. Il fume donc en laissant s’échapper la nuit.  «  Merci de m’avoir dit qu’il était toujours vivant. » C’était déjà apaisant de le savoir et il ne pouvait être que reconnaissant envers le lycan de le lui avoir confirmé qu’au fond de toutes ses batailles. L’Allemand vivait toujours. «  Vient on sort, prendre l’air. » Même s’il ne pouvait pas prendre l’air, changer d’endroit, s’éloigner du brouhaha ne pourrait qu’être bénéfique. L’Anglais avait besoin de bouger, car il était éveillé.




i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
♦ Lycanthrope ♦
Abel's Child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Points RP : 143
Date d'inscription : 17/02/2018

  • Charles Salinger
  • Hati Yaga
Hard Habit to break
Plus l'temps passe et plus j'doute qu'il maitrise quoiqu'ce soit. D'puis son p'tit tour de magie, j'trouve au contraire qu'il d'vient d'plus en plus pâle. Dans quelques minutes j'pourrai voir à travers lui, p't'être que là il changera d'avis sur la poche d'sang qu'j'lui propose... Ouais, non au rythme où il descend les verres, il va falloir qu'il gerbe pour pouvoir boire autre chose. J'constate qu'j'suis pas l'seul à m'buter lentement. On bois pas autant quand tout va bien dans l'meilleur des mondes. J'souris, les temps changent. J'en viens à prendre une cuite avec un client... Un strigoï qui plus est et l'pire c'est qu'ça m'dérange pas plus que ça. Sans doute qu'c'est plus pareil d'puis qu'G en est d'venu un, d'puis qu'j'sais que l'Borgia n'en est pas un, prouvant qu'ils n'ont pas l'monopole des Connards. J'peux pas tous les détester alors qu'j'aime G plus qu'tout. J'vois plus les choses comme avant. C'plus tout noir et tout blanc... Mais un p'tain d'gris plus ou moins sombre. C'tait plus simple quand y avait les méchants et les gentils, les strigoï et les humains... J'secoue la tête en vidant mon verre, vl'à que j'mûris. -On en r'parles quand tu s'ra par terre. J'prend les paris avec moi même, et  j'mise sur le faite qu'il aura b'soin d'sang avant qu'j'me tire.

Les personnes... J'le détrompe pas, parce que j'aimerai bien, avoir tout un tas d'gens qui m'attendent, une famille à r'joindre et à r'trouver, tout un clan. Mais m'reste plus qu'G... j'crois qu'le pire c'est qu'ça m'suffirait, si j'avais pas d'cupabilité à porter. -J'serai bien moins patient qu'toi. J'ricanne légèrement, secouant la tête. Pour être honnête, j'sais pas c'que j'ferai pour r'voir G. Tout j'crois, même c'dont j'suis pas capable. Croyez moi... j'apprendrai à voler si jamais ça pouvait nous réunir. Il m'manque. Plus qu'tout. Et quand j'arrive au point où j'me dis qu'ça peut pas être pire, mon cœur crève un peu plus d'son absence. Alors ouais, j'sais pourquoi l'British est là et j'le comprend. J'sais pas c'qu'il partageais avec Callan, j'ferme ma gueule pour l'laisser parler, sans m'montre trop curieux, mais j'le comprend, c'qui d'vrait pas m'rassurer.

J'tire sur ma clope alors qu'il s'en rallume une. J'l'écoute répondre à une question qui m'a longtemps obsédé quand j'pensais à G. Maintenant j'm'en fou parce que j'sais qu'j'lui dirai rien. J'l'embrasserai c'est tout. J'le serrerai contre moi, au moins j'serai sur de pas dire d'conneries ou d'le faire vriller, puis après... j'y ai pas trop pensé à vrai dire, c'qui compte c'est d'le retrouver, le après on verra ensemble. L'British m'fait marrer, il a conscience qu'il risque d's'en prendre plein la gueule, mais il s'en branle. L'important c'est d'le retrouver, hein ? L'reste, il pense pouvoir gérer. Par expérience, j'sais qu'c'est pas aussi simple, j'ai failli tout merder quand on s'est retrouver avec G, peu après les bombardements... J'veux pas r'vivre ça, ni lui faire r'vivre - Moi ? J'souris. - Si c'est pas pour lui dire que j'l'aime, j'fermerai ma gueule. J'suis un peu trop bavard pour être sobre. J'parle pas d'ma vie avec les clients, j'évite parce que c'pas bon pour l'business. Ceux qui viennent m'voir, viennent pas voir un type comme eux, ils viennent voir quelqu'un capable d'accomplir des choses qu'ils n'peuvent pas faire. J'dois pas leur paraître normal, même à ceux qui n'sont pas humains, j'dois leur sembler presque magique.

- D'l'aider ? A quoi ?
J'suis pas sur qu'il ait b'soin d'aide, il a l'air plutôt d'bien maitriser c'qu'il fait en général, mais j'le connais pas comme doit l'connaitre l'strigoï, j'vais donc éviter d'donner mon avis, juste tenter d'en apprendre un peu plus, encore un peu, avant d'lui donner l'info qu'il veut. - M'remercie pas d'faire mon taff. Il va m'payer pour ça. J'revide un verre tout juste commander et hoche la tête en m'redressant. -Ouais, ça t'ferai pas d'mal. J'me fous d'sa gueule mais j'suis pas en reste. Moi aussi j'ai b'soin d'prendre un peu l'air. Avec c'que j'ai bu ici et c'que j'm'étais envoyé avant d'venir, j'ai les idées qui s'cognent un peu. Faut qu'j'aille pisser aussi
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 325
Points RP : 297
Date d'inscription : 13/03/2018



hard habit to break

 
hati yaga ϟ   charles salinger .

. -On en r'parles quand tu s'ra par terre. Être à terre semblait pas être une si mauvaise idée au moins l’histoire de la gravité se faisait la belle pour un petit moment. On fini toujours par ce relever. C’est comme ça qu’on pouvait reconnaitre les hauts ou des conneries comme ça mais ça allait avec tout ce que Hati c’était enfilé, il pouvait parlé. Enfin, l’Anglais connait pas l’organisme des loups, ni leur capacités a encaisser les verres. Apparement, Hati en tenait donc une bonne. -J'serai bien moins patient qu'toi. Et c’était lui qui avait parlé de courbette.. Si la conversation tournée, il finissait par apprendre des choses au passage, que ça soit sur Hati en question ou sur des détails. «  Estime toi chanceux que je le sois j’imagine mais si tu pouvais aller plus vite sur ce que tu sais je t’avoue que ça m’arrangerait pas mal. » Pas que c’était désagréable, mais que l’aube n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez, dans le cerveau de Charles ça comptait, comme quoi il n’était pas totalement déboussolé.


Charles évitait de prévoir, surtout lorsqu’il s’agissait de Callan. Ça pouvait paraître déroutant, mais il préférait ne pas être esclave des prévisions et des possibilités, mais s’en prendre plein la gueule c’était logique étant donné qu’il n’avait pas voulu qu’on le retrouve. Fallait pas être Einstein pour comprendre qu’il ne voulait pas l’être. Surtout par une traite envers ses convictions. Pourtant le vampire était là, présent, et il devait aller le trouver. Quoiqu’il en coûte, quoiqu’il se passe. Rampant dans le creux de son être, il ne pouvait pas lutter contre cette idée qui s’était infusée dans son esprit depuis qu’il avait marché dans les ruines. Avant, il savait qu’il était là. Dans ses murs, accompagnés des siens. Maintenant tout n’était qu’une suite d’interrogation virulente qui pulvérisait des maux irrationnels aussi bien dans ses nuits que dans les trames de ses jours. - Moi ? Oui, lui. Qu’est-ce qu’il dirait ? - Si c'est pas pour lui dire que j'l'aime, j'fermerai ma gueule. Il sourit. Charles espérait alors qu’il allait retrouver la personne qu’il avait perdu et qu’il aimait. Le temps avait coulés pour eux, il aurait aimé avoir eu la facilité de pouvoir de dévoiler ses sentiments quand ils étaient ensemble. Sa fierté était bien trop grande, sa fierté qui cachait bien une lâcheté. Des choses qu’il aurait été bien seul à saisir étant donné qu’elles étaient étrangères. Parfois il avait regretté de ne pas avoir su le lui dire. Puis tout était devenu une abstraction dans le temps qui le poursuivait houlesement. Callan avait été la personne la plus proche de son être, avec leurs différences si marquées qui avaient fini par faire ses ponts. La fuite. Par les temps vont et qui vient, il y avait des séparations, ça le tenaillait, mais il était en vie quelque part, sur île. Seul ou accompagné il avait rattisé pas mal de quoi, les raids l’aidant et l’handicapant aussi. «  J’espère que tu retrouveras vite cette personne. »

Il avait besoin d’aide, il avait besoin d’Hati pour le guider. Le reste, ça ne le regardait pas et il n’avait pas besoin de savoir. - D'l'aider ? A quoi ? C’est qu’il est curieux. « Je verrais bien, je suis pas médium. » Charles comprend à peine tout le bordel qu’il se passe, mais la volonté et là. Dans son être. L’Allemand n’en a sûrement plus rien à foutre, mais fallait qu’il le retrouve. - M'remercie pas d'faire mon taff. Trop tard il venait de le faire. Sans doute qu’il ne comprenait pas qu’on puisse enlever une épée de Damoclès qui trônait comme un léger doute, un bruit de fond qui venait en grisonnait ses songes et ses torpeurs encelevelies.

Sortir -Ouais, ça t'ferai pas d'mal. le bâton de nicotine au creux des lèvres. Il lève sa carcasse, ouvre la porte du taudis et voit la mère nuit. Abstraite vision qui s’offre à lui. Lumière des astres qui s’offre à lui, à eux. Il se demandait si les lycans redoutaient la lune. Sentant reprendre sa conscience au sol. Il observa le blond pour ne pas le voir disparaître. C’était son ticket, sa carte, son GPS, il n’allait pas le laisser filer. « Du coup, il est ou l’Allemand ? » Tu lui redemandes.




i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
hard habit to break // hati. // Terminé
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [ Terminé ]Sometimes it’s good to break the rules ! ⊱ KEEGAN
» Nocturnal Habit (NS)
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Connaissez-vous Prison Break ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Island Of the Damned ::  :: Belfast :: Redwood's Pub-
Sauter vers: