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 adventures in wonderland // tamara

Vampire
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adventures in wonderland
tamara  



Le bleu de la nuit déboulait, refroidissant ainsi les dernières lueurs  de la journée. La contemplation de se mouvement était sans doute anodin, des jours, des nuits, mais Charles essayer de prêter attention ce détail même s’il ne comptait rien, ce mouvement avait la réminiscence de son enfance lorsqu’il était a la fenêtre de sa chambre. La solitude comme compagnie, le lui unique, lui le seul enfant il était dans son lit de bonheur, mais Morphée ne venait jamais a temps alors il contemplait les danses des nuages jusqu’a temps que ses paupières s’alourdissent. Avoir un frère, une soeur qu’importe il aurait adoré mais ça ne ce n’était jamais produit. Parfois il se demandait s’il était vraiment le produit des entrailles de ses parents mais c’était leur volonté de n’avoir qu’un être à chérir. Dans les nuages il voyait des formes comme tous les enfants et il s’amusait à les observer, à les dessiner du bout de ses doigts sur un bout de papier. Aujourd’hui encore par insouciance il observait le spectacle. Les cieux étaient son premier cinéma, certain qu’on l’observait de l’eau delà et que son grand-père pouvait le voir. Charles souvent lui parlait, dans sa tête. À l’adolescence, alors qu’il allait se coucher, il sentait la honte se déposer dans son cerveau. Il avait des idées émulsionnées de désir. Loin de la virginité qu’il avait encore, les pulsions de sa pensée avaient différentes formes, mais ce n’était pas les femmes qui apparaissaient forcément dans son esprit. La culpabilité, il la ressentait partout dans les membres des dessins de son squelette. Il ne voulait pas que son grand-père écoute cela et toujours il faisait taire tout ce qui le brûlait. L’entièreté de ses pensées impures. Charles aurait aimé être ce qu’ils voulaient voir de lui. Il aurait aimé être cet homme responsable intelligent hétérosexuel, mais sa mère avait raison, avec l’affection des plus grande il était Salaì. Elle l’aimait avec ses nombreux défauts. Et depuis, il s’était libéré de la pudeur, des regards des défunts. Il n’accordait plus d’importance aux jugements sur sa personne et sur sa sexualité et pour cela il a fallu qu’il devienne vampire. Un cadavre assoiffé par le sang. Dans toute cette tornade, il avait perdu de bien nombreuses batailles, mais il en avait gagné aussi. Trouvant même un frère dans les décombres.  Il ne se mentait plus dans les astres de la nuit. Il avait encore du mal à traduire le dégradé de ses émotions pensant naïvement que tout s’effondrait. C’est pour cette raison qu’il considérait le bien autour de lui. Charles lui donnait une importance, malgré les éraflures il allait bien. Lui était là en Irlande sur terre, mais son optimisme était tachée par des reflets viscéraux qui le fleurissait dans son ombre.  Des litanies silencieuses alors scintillaient dans les troubles de son crâne.


Naïvement, Charles attendait l’arrivée de la pluie, mais elle se faisait attendre. C’est ainsi qu’il avait pris le chemin pour rendre visite à Tamara. Il l’avait rencontré simplement à River Crow alors qu’elle tatoué. C’est ainsi qu’il avait échangé des phrases sur des bouts de leurs histoires. Charles l’appréciait et aimait bien son caractère. Elle ne se laissait pas faire. Elle lui avait demandé avec une innocence certaine qu’elle avait entendu parler d’un parc d’attractions et elle voulait le visité. Charles enfant dans l’âme avait été voir alors en question le parc pour essayer d’enregistrer les parcelles de terre qui c’était incrusté sur les photographies qu’il avait vues, mais il ne savait pas s’il était capable de reproduire les complicités de celle-ci, mais peut-être pour un instant il pouvait lui donner l’illusion d’être dans cet endroit. Être simplement ailleurs, sans doute que l’hallucination allait tomber à l’eau à cause de ses capacités défaillantes, mais il ferait de son mieux. «  Tam ? Je t’attends dehors » Charles avait décidé de taper sur sa fenêtre avec des cailloux en visant le bois et non pas la vitre. Charles avait essayé d’être doux dans ses mouvements pour n’avoir de la force dans son poignet  «  Eh tu m’entends hein ? »  Forcément qu’elle l’entendait étant donné leurs natures similaires, Charles attendait alors en faisant les mille pas devant le château.

Malgré sa proximité avec Wellan, Charles ne se permettait pas de résider entre ses murs.  Entre les excursions du Raid, son aide à Wellan, ses activités annexes, il se tenait occupé. Visiblement Tam était peut-être occupée elle aussi. Charles décida donc de rentrer dans le château, peut-être il s’était trompé de fenêtre ou elle était devenue sourde. Charles avait envie d’aller dans le jardin pourtant. Après avoir fait le tour de la bâtisse tel un aventurier, il toqua un peu plus franchement, rythmant ses claquements d’une voix grave . «  TAM. TAM. TAM. TAM.TAM TAM TAMM TAMMM TAMMMTAM TAM TAM  » Ça ressemblait à une musique militaire venue de l’espace. Son cerveau était un peu traitre il avait du surement écouter La chevauchée des Walkyries et son cerveau catapulté les deux en mêmes temps. Par des tapotements à la porte. Charles était quelque peu énervé, difficile à tenir en place et en ce moment il divaguait plus facilement que d’habitude. Et puis il s’est arrêté en regardant la porte.  
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Adventures in Woderland Charles & Tamara Les images continuaient de se bousculer, les unes après les autres. Parfois logiques, parfois incompréhensibles, dans un monde de rêves et d'illusions incontrôlables pour son esprit endormit. Cela aurait sans doute pu continuer pendant quelques minutes encore, si la brune n'avait pas été réveillée par la sensation d'un souffle chaud contre son oreille et le contact humide qui s'étalait sur sa joue. Fronçant d'abord les sourcils, émergeant difficilement de son lourd sommeil, son cerveau embrumé n'avait pas su faire la différence entre ses contacts à l'apparence si réels et son imagination qui lui jouait de potentiels mauvais tours. Mais cela avait été sans compter sur ce nouveau contact humide sur sa joue, se répétant deux ou trois fois avant qu'elle ne daigne lever complètement la tête pour en voir l'auteur. Placée sur le ventre, se forçant à ouvrir les deux billes bleues lui servant d'yeux tout en s'appuyant sur ses coudes pour se redresser un peu, elle était tombée nez à nez avec Romio, son brave molosse assis à côté de son lit et qui semblait attendre de voir sa maîtresse se mettre sur ses jambes.

« C'est dégueu. J'espère que t'en a conscience. Mais merci pour les bisous du réveil. »

Pour toute réponse, elle avait eu le droit à un aboiement affectif avant de voir l'animal sortir de la chambre pour rejoindre la pièce principale. Se levant de son lit, elle avait attrapé son téléphone pour voir l'heure et constater qu'elle avait prévu de retrouver Charles une heure plus tard. Bon, ba elle allait devoir se préparer vite fait si elle ne voulait pas prendre le risque de l'accueillir en petite tenue. Mais en premier, elle allait commencer par donner à manger et à boire à Romio, qui devait avoir un minimum faim pour l'avoir tiré de son sommeil.

Sortant de la pièce à son tour, elle avait traversé le couloir pour rejoindre la salle de bain afin de se débarbouiller de la bave que l'animal lui avait mise sur la joue. Puis elle s'était rendue dans la pièce de vie, remplissant ainsi d'eau et de nourriture les récipients qui servaient de gamelle à l'animal. Le canidé, qui avait sagement attendu dans la cuisine ouverte son Saint Graal, s'était presque jeté sur son repas à peine avait il été servit. Retournant dans sa chambre, la jeune vampire s'était habillée et coiffée un minimum histoire d'être présentable : un tee-shirt noir basique, un jean troué aux genoux et une paire de rangers un peu vieillit par le temps. Le combo fatal.

Le reste de la maisonné c'était éveillée à peine quelques minutes plus tard, se préparant pour une nouvelle nuit. Aujourd'hui, Tamara ne travaillait pas en temps normal, à moins que le programme ai changé. C'était déjà arrivé. C'est pour ca qu'elle avait prévenu Charles qu'elle était libre et qu'il pouvait venir la voir. Cela faisait trois ans qu'elle le connaissait. Ils s'étaient rencontrés à River Crow, à l'époque où elle était encore tatoueuse et avait son propre salon. Elle lui avait fait un tatouage, et ils s'étaient rapidement entendus, se revoyant plusieurs fois par la suite. Ils s'étaient raconté leurs vies, leurs voyages, leurs expériences. Parfois même certaines choses dont l'un ou l'autre ne connaissait pas l'existence, notamment le célèbre parc d'attractions Disneyland à Paris. Tamara avait raconté à Charles ce qu'elle savait de l'histoire de ce parc connu en France, un lieu qu'elle aurait bien voulut visiter avec son frère lorsqu'ils étaient passés pas loin, à cette époque où ils étaient dans le pays. Mais malheureusement cela n'avait pas pu se faire, déjà pour faute de moyens financiers (rien qu'une journée coûtait déjà horriblement chère pour deux personnes, et ils ne roulaient pas sur l'or non plus), mais aussi parce qu'ils avaient d'autres préoccupations à ce moment-là. Mais la jeune femme avait toujours gardé dans l'espoir de pouvoir s'y rendre un jour, même si elle s'était fait une raison. 

Une fois prête, elle avait enfilé sa veste en cuir et s'était dirigé vers la porte d'entrée, où l'avait rejoins Romion, attendant que sa maîtresse lui autorise à sortir. 

« Les gars, pour rappel, je ne bosse pas cette nuit normalement, donc ne m'attendez pas. » Avait-elle signalé à son Sire, son beau-père et son frère qui prenaient leur café avant de partir travailler.

Puis elle avait ouvert la porte, laissant son chien sortir devant, et avait rejoins l'extérieur déjà noir depuis quelques minutes. Il restait un quart d'heure avant la visite de Charles, ce qui laissait un peu de temps à Romio pour gambader dehors comme il voulait sous la surveillance de Tamara. Elle ne comptait pas l'enfermer à l'intérieur le reste de la nuit, au contraire, mais la plupart du temps elle faisait en sorte qu'il reste un peu tranquille pour ne pas avoir à lui courir après toute les cinq minutes. C'est pour cela qu'elle lui laissait toujours du temps pour bien se dépenser et être plus sage plus tard.

Se posant sur un vieux banc défoncé non loin de la maison, elle avait penché la tête en arrière pour contempler le ciel quelques instants. Le spectacle des étoiles et de la lune que la nuit lui offrait lui avait arraché un sourire, alors que le molosse commençait déjà à courir comme un fou de-ci de-là pour se dépenser. La jeune femme avait toujours adoré ce spectacle, qui pour elle avait ce goût de rêve, de voyage, d'espoir... De tant de choses qui la faisait se sentir bien. Elle savait qu'elle ne reverrait plus jamais les rayons du soleil qu'elle espérait tant voir se lever tout les matins autrefois. Un soleil qui avait été pour elle le signe qu'elle n'était pas encore morte, qu'une journée encore elle vivrait. Mais qu'une journée encore elle souffrirait. 

Se recentrant de nouveau sur Romio, qui continuait à aller et venir d'un endroit à un autre, elle avait fini par sortir son téléphone de sa poche pour voir l'heure. Mais voyant le chiffre apparaître sur l'écran, elle avait froncé les sourcils d'incompréhension en voyant que Charles n'était toujours pas arrivé. Il aurait dû déjà être là, ou du moins, il l'aurait prévenu en cas de retard. Ce n'était pas normal. Et d'un coup, un flash lui avait traversé l'esprit, comme un doute. Elle ne se souvenait pas lui avoir dit où elle habitait. Comme elle travaillait au château, là où la plupart de son peuple habitait à présent si on en croyait la rumeur, elle venait de se faire la réflexion que ça pouvait porter à confusion vu qu'il était au courant qu'elle y était infirmière. Alors, dans le doute, peut-être valait-il mieux aller vérifier directement là-bas.

Rappelant rapidement Romio, elle s'était donc levée du banc et avait prit la direction du château. Reconnaissant le chemin, l'animal s'était mis à courir sur le trajet, devançant sa propriétaire qui n'avait pas tardé à le rejoindre à l'entrée de l'hôpital de Belfast. Ici, le spectacle qui se présentait à elle d'un jeune homme brun tambourinant à la porte lui confirmait son impression.

« Du calme Charly, c'est que tu nous défoncerais presque la porte ! J'espère que tu n'as pas réveillé le vieux avec ton boucan. » L'avait-elle interpellé avec ironie, avant de redevenir plus sérieuse. « Désolé pour l'attente. J'avais omis de te prévenir que je n'habitais pas au château, je n'y ai repensé qu'en voyant que tu n'étais pas arrivé malgré l'heure. Il faudra que je pense à te montrer mon palace un de ses quatre. »
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adventures in wonderland  
Tamara Bergson

L’excitation brille, elle l’illumine, elle est furieuse. Elle se débat comme une enfant dans ses veines et elle tape. Le vampire vibre d’une énergie anormalement compresser dans ses veines, il ne contrôle pas vraiment ses pensées, encore moins le son de sa voix, elle est tempête et il devient carnage. En quelques seconds tout devient ennui, il va trop vite. Lui même a cesser de suivre la cadence et de réconforter les déluges qu’il crie les rives infernales. Aucune substance ne le traversait et pourtant il ressemblait à un drogué au café ou à la vitamine D. C’était la fête dans sa tête et pourtant son corps était à l’arrêt devant cette putain de porte qui ne voulait pas s’ouvrir. Les pupilles éclatées de Charles s’activaient quand celle-ci s’est mise à bouger. «  Putain c’est qui le con, je vais le buter » pas bon signe, pas bonne porte ?  Il a couru, la porte s’est ouvert. « C’est toi qui fou tout ce bordel ? »  Charles courrait, vite, et il a fait une illusion devant lui  «  Je vais le rattraper ! » et puis il a joué a cache-cache dans les couloirs avec un mec furieux qui poursuivait une illusion. Pendant une dizaine de minutes, il l’a entourloupée, ça lui passé le temps. Pour finir, le vampire en a eu marre et puis il est retourné dans sa chambre. Visiblement il venait de se lever et au moins Charles ne s’était pas fait massacrer. Tous, ils étaient très sérieux. C’est la guerre, il y a des morts, des drames et des chagrins. Charles fou le bordel, il s’emmerde et sous ses actes s’élèves ses douleurs silencieuses. On ne se défait pas de ses peines, on s’en distrait. Ça avait été toujours sa façon de fonction de fonctionner, humainement et pendant ses débuts de siècles. Toujours se perdre dans les abysses du plaisir pour s’extirper du mal.  

Peut-être qu’il devait se calmer mais comment on faisait pour bercer sa furie. Il avait besoin de s’amuser, de rire, ça faisait combien de temps qu’il n’eût pas pris de plaisir et rie aux éclats au fond du ventre ? Trop longtemps. Son besoin de toucher les couleurs pouvait paraître futile mais lui il avait besoin de ça pour ne pas ressembler à ses vieux croûtons qui grognes sinon il allait ressembler éternellement à un râleur. Il savait très bien râler, jouer des sarcasmes mais il avait besoin de se ressourcer et perle toucher les éclats. Profiter de l’instant plutôt que de se concentrer sur les conflits, les morts et les absents. Les fuites étaient vitales, un coup d’air et puis il pouvait repartir en raid parce que putain ce que c’était sérieux. Lui devait préserver l’enfant sinon il préférait crever. Le Britannique installa une cigarette à son oreille, en allant dans les couloirs. Demandant si Tamara n’était pas présente, si Tamara n’était pas là. C’était pris dans l’élan des recommandations qu’il se perdait encore dans des chemins contraires qu’on lui indiqué, on lui avait dit qu’elle n’habitait pas là. Il testa une autre porte.

Son regard noir brillait d’insouciance quant aux vibrations de ses torrents. Tamara, il avait envie de la rejoindre. Cette vampire, elle respirait la sympathie à son égard. Ses paroles au sujet de ce parc d’attractions l’avait touché quand elle en avait parlé alors oui il envie de l’emmener au moins dans sa tête et faire fleurir l’enfance pour recommencer, se ressourcer dans le coffin de l’amour innocent. Ce noyer s’y fondre. Est-ce qu’ils avaient tué leurs enfants intérieurs avec leur putain de guerre ? Avec cette prison, avec cette distance avec le monde. Pour un soir, il allait être des monstres capricieux. « Du calme Charly, c'est que tu nous défoncerais presque la porte ! J'espère que tu n'as pas réveillé le vieux avec ton boucan. » Une voix, sa voix, il a ri. Pas habitué à Charly mais ça lui allait vu les circonstances mentales dans laquelle il se trouvait. Il était content qu’elle soit là, il a souri. Elle n’avait pas idée de ce qu’il avait foutu avant qu’elle arrive. « Désolé pour l'attente. J'avais omis de te prévenir que je n'habitais pas au château, je n'y ai repensé qu'en voyant que tu n'étais pas arrivé malgré l'heure. Il faudra que je pense à te montrer mon palace un de ses quatre. » Il s’est replacé les cheveux. « À vrai dire j’en ai réveillé des vieux.. Mais c’était marrant à faire..  » et puis il commença a se déplacé après l’avoir brièvement salué en la serrant contre lui un peu en attaquant un pas devant l’autre. «  C’est pas grave, t’n’inquiètes pas, tu as su me trouver. Oui faudra me montrer où tu habites. Tu es venu avec de la compagnie en plus de ça !  »  Il y avait son chien qui attendait au croisement du couloir. Les phalanges de Charles se sont immédiatement perdues contre le crâne de la bête, lui faisant sentir avant tout ses doigts. «  Bonsoir toi »  et puis il entama la route vers le jardin. L’animal et le maître étaient une relation très importante et admirable. Les animaux avaient une façon d’être connectés à nous de façon étonnante. L’anglais ne pouvait qu’être tendre envers l’ami de Tamara.

Le vampire regardait au alentour et tout était assez calme, il n’y avait qu’eux dans cette cour interne. Il avait besoin du froid, de la température pour que les brises de son illusion soient bien domptées à la réalité. Il avait réfléchi à plusieurs façons de faire et la plus simple qui lui était apparue était de s’en aller avec elle par une hypnose profonde. «  On va s’allonger » Charles était entraînant avec Tam, il avait envie qu’elle se sente bien et qu’elle pétille loin des noirceurs qu’elle voyait jour après jour défiler devant ses yeux.. Les malades.. Sans cesse les malades.. Lui ne pourrait pas faire ce job alors il était à la fois reconnaissant et admiratif car il était vraiment un mauvais patient pour sa part. Il caressa encore le chien. Le Britannique s’est étendu dans l’herbe en compagnie de Tamara. «  Pour aller à Disney.. En illusion on est d’accord  ça ne sera pas le vrai… J’n’y suis jamais allé, mais d’après les photos et vidéos ça y ressemblera.. Enfin pour te dire qu’il faut que tu te détentes, on va être dans un état second sous hypnose et on va rêver tous les deux de Disney.. Y, être. T’es okay ? » Il lui avait expliquer brièvement pour qu’elle sache de quoi il en ressortait et ce qu’elle devait faire pour que sa marche aussi. Il s’était allongé à l’inverse d’elle pour être plus proche de son cerveau et son chien s’était posé près d’elle, certainement pour veiller sur sa maîtresse. Quand le monde te persécute, tu te dois te persécuter le monde dixit Timon. «  C’est parti, Hakuna Matata Tami » et puis il s’était concentrer pour que son énergie si débordante et si fleurissante puisse enfin exploser dans les toiles de leurs crânes. La détente était souveraine. Il se souvenait des vidéos, des sons et des couleurs, de chacun des pigments qui s’était évadés de ses yeux et c’est ainsi que celui-ci utilisa sa faculté au plus profond de son être pour peindre de ses couleurs illusoires et irréelles, un monde, leur monde de jeu.




Spoiler:
 


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Adventures in Woderland Charles & Tamara Nuit de douceur, nuit de candeur, instigatrice de rêves enfantins. Cette nuit serait celle de l'insouciance, du voyage au pays des mystères et de la magie.

Tamara n'avait effectivement aucune conscience de ce que Charles avait pu dire ou faire comme pitrerie avant son arrivée, et redoutait parfois de lui poser la question dans ce genre de moment. Mais c'était généralement très drôle à entendre. C'est pour cela que lorsqu'elle l'avait finalement trouvé et qu'il lui avait expliqué avoir réveillé des gens, elle n'avait pu retenir un sourire amusé. Pour Tamara, Charles avait gardé une espèce d’innocence enfantine qui rendait à ses actes cette simplicité d'amusement à la fois touchante et attrayante. Elle ne saurait comment l'expliquer, mais en sa compagnie, elle avait parfois l'impression d'être plus vieille que ce qu'elle n'était réellement, comme une inversion de rôle. Parce qu'il avait pourtant 105 ans de plus qu'elle. Ayant un petit frère cette sensation ne lui était pas trop étrangère, mais ça faisait toujours un peu bizarre quand elle y pensait. Mais comme on dit, l'habit ne fait pas le moine, et l'âge n'avait pas forcément à voir avec le caractère. 

« Je n'en doute pas une seconde. Puis j'imagine qu'ils ont grogné et que tu leur un joué un vilain tour pour les voir courir comme des poulets à qui on a coupé la tête. » Avait-elle répondu ironiquement.

Tamara n'avait pas lu dans l'esprit de Charles, mais du peu qu'elle pouvait connaître de lui, elle se doutait que ça devait tourner dans ce genre de sens. Elle lui avait rendu son étreinte de salutation quand il l'avait serré contre lui, avant d'entendre sa seconde réponse.

« C'était pas bien compliqué. Comme tu savais que je travaillais ici, j'en ai déduit que tu étais venu me chercher au château. Puis pour le reste, je me suis fié à ton odeur et au bruit. Tu verras, j'habite pas très loin, un petit coin sympa de la ville. » avait elle d'abord répondu avant d'entendre sa remarque sur son chien. « Et oui, j'ai amené Romio avec moi. Je ne me rappelais plus si tu l'avais déjà vu ou pas. Au moins maintenant, je m'en souviendrais. »

L'animal avait reniflé curieusement les doigts du jeune homme, voyant bien qu'il ne semblait pas lui vouloir de mal ni à lui ni à sa maîtresse. Il s'était donc laissé caresser, répondant d'un aboiement grave à la phrase que lui adressait le brun, comme pour le saluer en retour. Puis il avait suivi le mouvement en direction du jardin, se collant presque aux jambes de sa maîtresse. Tamara était fière de la relation qu'elle avait réussi à établir avec l'animal. Lorsqu'elle l'avait trouvé, il était méfiant, craintif, en piteux état. Mais avec de la patience et de la bienveillance, une relation de confiance et un lien fort s'était construit entre eux. Une fois à l'extérieur, Tamara avait laissé le doux chuchotement du vent s'écraser contre sa peau et s'infiltrer entre ses mèches brunes. C'était une des choses qu'elle appréciait en tant que vampire, cette continuelle fraîcheur de nuit dont son peuple pouvait profiter. Fini les journées à mourir de chaleur, à étouffer en attendant de trouver un air potable à respirer, à suer comme un bœuf au bout de 300 mètres de marche... Du moins, c'était bien pratique en été surtout. Il faisait parfois un peu frisquet en automne et au printemps, il pouvait même geler en hiver, et pour peu qu'on travaillait en extérieur, ça pouvait devenir désagréable. Mais en presque 100 ans de transformation, l'Anglaise ne se souvenait pas en avoir spécialement souffert. Sa condition de créature nocturne lui convenait totalement, et avait été la plus belle chose qui lui soit arrivée. 

Les mains dans les poches, la jeune femme n'avait pas jugé utile de répondre à la première remarque de son aîné, continuant de le suivre jusque dans le jardin du château. S'il estimait que s'allonger était la meilleure façon de profiter pleinement de l'expérience, alors elle lui faisait confiance. C'était lui l'expert. Elle aimait bien la capacité du jeune homme, elle la trouvait amusante. Cette idée, de pouvoir faire croire n'importe quoi à n'importe qui en lui envoyant des images complètement fausses dans la tête, c'était assez drôle à voir et à imaginer. La sienne à elle n'avait rien de bien spécial à côté, mais elle avait son utilité, et elle s'en contentait. Son odorat plus développé qu'un vampire normal lui permettait de détecter des odeurs que certains de ses congénères pouvaient ne pas sentir tout de suite, voir ne pas sentir du tout, soit à cause de la distance soit parce qu'elle était trop faible pour eux. Ça lui était notamment utile pour traquer une pauvre proie qui n'avait rien demandé, pour chasser l'ennemie et/ou le sentir arrivé avant les autres. Enfin, dans une certaine mesure du moins. Il lui permettait encore d'autre choses dans ce genre, mais rien de plus. Son pouvoir à elle n'était rien de plus qu'utilitaire. Alors que le pouvoir de Charles pouvait être plus que ça... Elle le lui enviait presque. Cette nuit, grâce à ses illusions, il allait les faire retomber en enfance, au pays des jouets et des rêves. C'était un des points qu'elle appréciait chez le brun, ce côté enfantin qu'il avait su garder, cette dédramatisation qu'il savait faire de chaque chose. Oui, la situation actuelle était grave, mais Tamara considérait que Charles devait en être suffisamment conscient pour avoir envie de ne pas y penser constamment, et elle le rejoignait volontiers sur ce point. Surtout avec le métier qu'elle occupait actuellement, un métier qu'elle avait dans l'idée de quitter dés que l'occasion et la possibilité se présenteraient à elle. Mais pour le moment, elle faisait avec. 

Continuant de s'avancer dans le jardin entre sa maîtresse et le jeune homme, le dogue des Canaries s'était stoppé en même temps qu'eux et s'était laissé tendrement caresser en sentant une nouvelle fois la main de Charles. Puis l'Anglaise avait suivi les gestes de son acolyte, s'allongeant dans l'herbe en le laissant prendre place à son inverse, leurs cerveaux proches l'un de l'autre pour une meilleure connexion. Elle avait écouté ses explications sans l'interrompre, histoire de savoir à quoi s'attendre et s'il y avait des précautions à respecter. À priori rien de bien compliqué, c'était dans ses cordes.

« N'y étant jamais allée non plus, je ne peux pas te blâmer de ne pas le reconstituer à la perfection. Et je suis déjà très heureuse d'y aller en bonne compagnie, même si ce n'est qu'en illusion. Alors merci. Je suis okay Chuck. Tu peux y aller. »

Elle lui faisait confiance et lui laissait le contrôle de son esprit pour y installer son illusion. Romio s'était allongé près d'elle, veillant à ce qui n'arrive rien à sa maîtresse, mais également au jeune homme qu'il venait de rencontrer. Fermant les yeux, l'Anglaise avait fait le vide dans son esprit, oubliant pour l'espace d'un moment le contexte présent, afin de se plonger dans un monde de rêves pleins de paillettes et aux sensations sucrés. Par quoi allaient – ils donc commencer leur folle aventure au monde des contes pour enfants ?
©️ Justayne


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