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 adventures in wonderland // tamara // Terminé

Vampire
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adventures in wonderland  

So many doors, how did you choose so much to gain so much to lose so many things got in your way no time today, no time today be careful not to lose your head just think of what the doormouse said Alice  

 
tamara bergson  ϟ  charles salinger .

Le bleu de la nuit déboulait, refroidissant ainsi les dernières lueurs  de la journée. La contemplation de se mouvement était sans doute anodin, des jours, des nuits, mais Charles essayer de prêter attention ce détail même s’il ne comptait rien, ce mouvement avait la réminiscence de son enfance lorsqu’il était a la fenêtre de sa chambre. La solitude comme compagnie, le lui unique, lui le seul enfant il était dans son lit de bonheur, mais Morphée ne venait jamais a temps alors il contemplait les danses des nuages jusqu’a temps que ses paupières s’alourdissent. Avoir un frère, une soeur qu’importe il aurait adoré mais ça ne ce n’était jamais produit. Parfois il se demandait s’il était vraiment le produit des entrailles de ses parents mais c’était leur volonté de n’avoir qu’un être à chérir. Dans les nuages il voyait des formes comme tous les enfants et il s’amusait à les observer, à les dessiner du bout de ses doigts sur un bout de papier. Aujourd’hui encore par insouciance il observait le spectacle. Les cieux étaient son premier cinéma, certain qu’on l’observait de l’eau delà et que son grand-père pouvait le voir. Charles souvent lui parlait, dans sa tête. À l’adolescence, alors qu’il allait se coucher, il sentait la honte se déposer dans son cerveau. Il avait des idées émulsionnées de désir. Loin de la virginité qu’il avait encore, les pulsions de sa pensée avaient différentes formes, mais ce n’était pas les femmes qui apparaissaient forcément dans son esprit. La culpabilité, il la ressentait partout dans les membres des dessins de son squelette. Il ne voulait pas que son grand-père écoute cela et toujours il faisait taire tout ce qui le brûlait. L’entièreté de ses pensées impures. Charles aurait aimé être ce qu’ils voulaient voir de lui. Il aurait aimé être cet homme responsable intelligent hétérosexuel, mais sa mère avait raison, avec l’affection des plus grande il était Salaì. Elle l’aimait avec ses nombreux défauts. Et depuis, il s’était libéré de la pudeur, des regards des défunts. Il n’accordait plus d’importance aux jugements sur sa personne et sur sa sexualité et pour cela il a fallu qu’il devienne vampire. Un cadavre assoiffé par le sang. Dans toute cette tornade, il avait perdu de bien nombreuses batailles, mais il en avait gagné aussi. Trouvant même un frère dans les décombres.  Il ne se mentait plus dans les astres de la nuit. Il avait encore du mal à traduire le dégradé de ses émotions pensant naïvement que tout s’effondrait. C’est pour cette raison qu’il considérait le bien autour de lui. Charles lui donnait une importance, malgré les éraflures il allait bien. Lui était là en Irlande sur terre, mais son optimisme était tachée par des reflets viscéraux qui le fleurissait dans son ombre.  Des litanies silencieuses alors scintillaient dans les troubles de son crâne.


Naïvement, Charles attendait l’arrivée de la pluie, mais elle se faisait attendre. C’est ainsi qu’il avait pris le chemin pour rendre visite à Tamara. Il l’avait rencontré simplement à River Crow alors qu’elle tatoué. C’est ainsi qu’il avait échangé des phrases sur des bouts de leurs histoires. Charles l’appréciait et aimait bien son caractère. Elle ne se laissait pas faire. Elle lui avait demandé avec une innocence certaine qu’elle avait entendu parler d’un parc d’attractions et elle voulait le visité. Charles enfant dans l’âme avait été voir alors en question le parc pour essayer d’enregistrer les parcelles de terre qui c’était incrusté sur les photographies qu’il avait vues, mais il ne savait pas s’il était capable de reproduire les complicités de celle-ci, mais peut-être pour un instant il pouvait lui donner l’illusion d’être dans cet endroit. Être simplement ailleurs, sans doute que l’hallucination allait tomber à l’eau à cause de ses capacités défaillantes, mais il ferait de son mieux. «  Tam ? Je t’attends dehors » Charles avait décidé de taper sur sa fenêtre avec des cailloux en visant le bois et non pas la vitre. Charles avait essayé d’être doux dans ses mouvements pour n’avoir de la force dans son poignet  «  Eh tu m’entends hein ? »  Forcément qu’elle l’entendait étant donné leurs natures similaires, Charles attendait alors en faisant les mille pas devant le château.

Malgré sa proximité avec Wellan, Charles ne se permettait pas de résider entre ses murs.  Entre les excursions du Raid, son aide à Wellan, ses activités annexes, il se tenait occupé. Visiblement Tam était peut-être occupée elle aussi. Charles décida donc de rentrer dans le château, peut-être il s’était trompé de fenêtre ou elle était devenue sourde. Charles avait envie d’aller dans le jardin pourtant. Après avoir fait le tour de la bâtisse tel un aventurier, il toqua un peu plus franchement, rythmant ses claquements d’une voix grave . «  TAM. TAM. TAM. TAM.TAM TAM TAMM TAMMM TAMMMTAM TAM TAM  » Ça ressemblait à une musique militaire venue de l’espace. Son cerveau était un peu traitre il avait du surement écouter La chevauchée des Walkyries et son cerveau catapulté les deux en mêmes temps. Par des tapotements à la porte. Charles était quelque peu énervé, difficile à tenir en place et en ce moment il divaguait plus facilement que d’habitude. Et puis il s’est arrêté en regardant la porte.

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Adventures in Woderland Charles & Tamara Les images continuaient de se bousculer, les unes après les autres. Parfois logiques, parfois incompréhensibles, dans un monde de rêves et d'illusions incontrôlables pour son esprit endormit. Cela aurait sans doute pu continuer pendant quelques minutes encore, si la brune n'avait pas été réveillée par la sensation d'un souffle chaud contre son oreille et le contact humide qui s'étalait sur sa joue. Fronçant d'abord les sourcils, émergeant difficilement de son lourd sommeil, son cerveau embrumé n'avait pas su faire la différence entre ses contacts à l'apparence si réels et son imagination qui lui jouait de potentiels mauvais tours. Mais cela avait été sans compter sur ce nouveau contact humide sur sa joue, se répétant deux ou trois fois avant qu'elle ne daigne lever complètement la tête pour en voir l'auteur. Placée sur le ventre, se forçant à ouvrir les deux billes bleues lui servant d'yeux tout en s'appuyant sur ses coudes pour se redresser un peu, elle était tombée nez à nez avec Romio, son brave molosse assis à côté de son lit et qui semblait attendre de voir sa maîtresse se mettre sur ses jambes.

« C'est dégueu. J'espère que t'en a conscience. Mais merci pour les bisous du réveil. »

Pour toute réponse, elle avait eu le droit à un aboiement affectif avant de voir l'animal sortir de la chambre pour rejoindre la pièce principale. Se levant de son lit, elle avait attrapé son téléphone pour voir l'heure et constater qu'elle avait prévu de retrouver Charles une heure plus tard. Bon, ba elle allait devoir se préparer vite fait si elle ne voulait pas prendre le risque de l'accueillir en petite tenue. Mais en premier, elle allait commencer par donner à manger et à boire à Romio, qui devait avoir un minimum faim pour l'avoir tiré de son sommeil.

Sortant de la pièce à son tour, elle avait traversé le couloir pour rejoindre la salle de bain afin de se débarbouiller de la bave que l'animal lui avait mise sur la joue. Puis elle s'était rendue dans la pièce de vie, remplissant ainsi d'eau et de nourriture les récipients qui servaient de gamelle à l'animal. Le canidé, qui avait sagement attendu dans la cuisine ouverte son Saint Graal, s'était presque jeté sur son repas à peine avait il été servit. Retournant dans sa chambre, la jeune vampire s'était habillée et coiffée un minimum histoire d'être présentable : un tee-shirt noir basique, un jean troué aux genoux et une paire de rangers un peu vieillit par le temps. Le combo fatal.

Le reste de la maisonné c'était éveillée à peine quelques minutes plus tard, se préparant pour une nouvelle nuit. Aujourd'hui, Tamara ne travaillait pas en temps normal, à moins que le programme ai changé. C'était déjà arrivé. C'est pour ca qu'elle avait prévenu Charles qu'elle était libre et qu'il pouvait venir la voir. Cela faisait trois ans qu'elle le connaissait. Ils s'étaient rencontrés à River Crow, à l'époque où elle était encore tatoueuse et avait son propre salon. Elle lui avait fait un tatouage, et ils s'étaient rapidement entendus, se revoyant plusieurs fois par la suite. Ils s'étaient raconté leurs vies, leurs voyages, leurs expériences. Parfois même certaines choses dont l'un ou l'autre ne connaissait pas l'existence, notamment le célèbre parc d'attractions Disneyland à Paris. Tamara avait raconté à Charles ce qu'elle savait de l'histoire de ce parc connu en France, un lieu qu'elle aurait bien voulut visiter avec son frère lorsqu'ils étaient passés pas loin, à cette époque où ils étaient dans le pays. Mais malheureusement cela n'avait pas pu se faire, déjà pour faute de moyens financiers (rien qu'une journée coûtait déjà horriblement chère pour deux personnes, et ils ne roulaient pas sur l'or non plus), mais aussi parce qu'ils avaient d'autres préoccupations à ce moment-là. Mais la jeune femme avait toujours gardé dans l'espoir de pouvoir s'y rendre un jour, même si elle s'était fait une raison. 

Une fois prête, elle avait enfilé sa veste en cuir et s'était dirigé vers la porte d'entrée, où l'avait rejoins Romion, attendant que sa maîtresse lui autorise à sortir. 

« Les gars, pour rappel, je ne bosse pas cette nuit normalement, donc ne m'attendez pas. » Avait-elle signalé à son Sire, son beau-père et son frère qui prenaient leur café avant de partir travailler.

Puis elle avait ouvert la porte, laissant son chien sortir devant, et avait rejoins l'extérieur déjà noir depuis quelques minutes. Il restait un quart d'heure avant la visite de Charles, ce qui laissait un peu de temps à Romio pour gambader dehors comme il voulait sous la surveillance de Tamara. Elle ne comptait pas l'enfermer à l'intérieur le reste de la nuit, au contraire, mais la plupart du temps elle faisait en sorte qu'il reste un peu tranquille pour ne pas avoir à lui courir après toute les cinq minutes. C'est pour cela qu'elle lui laissait toujours du temps pour bien se dépenser et être plus sage plus tard.

Se posant sur un vieux banc défoncé non loin de la maison, elle avait penché la tête en arrière pour contempler le ciel quelques instants. Le spectacle des étoiles et de la lune que la nuit lui offrait lui avait arraché un sourire, alors que le molosse commençait déjà à courir comme un fou de-ci de-là pour se dépenser. La jeune femme avait toujours adoré ce spectacle, qui pour elle avait ce goût de rêve, de voyage, d'espoir... De tant de choses qui la faisait se sentir bien. Elle savait qu'elle ne reverrait plus jamais les rayons du soleil qu'elle espérait tant voir se lever tout les matins autrefois. Un soleil qui avait été pour elle le signe qu'elle n'était pas encore morte, qu'une journée encore elle vivrait. Mais qu'une journée encore elle souffrirait. 

Se recentrant de nouveau sur Romio, qui continuait à aller et venir d'un endroit à un autre, elle avait fini par sortir son téléphone de sa poche pour voir l'heure. Mais voyant le chiffre apparaître sur l'écran, elle avait froncé les sourcils d'incompréhension en voyant que Charles n'était toujours pas arrivé. Il aurait dû déjà être là, ou du moins, il l'aurait prévenu en cas de retard. Ce n'était pas normal. Et d'un coup, un flash lui avait traversé l'esprit, comme un doute. Elle ne se souvenait pas lui avoir dit où elle habitait. Comme elle travaillait au château, là où la plupart de son peuple habitait à présent si on en croyait la rumeur, elle venait de se faire la réflexion que ça pouvait porter à confusion vu qu'il était au courant qu'elle y était infirmière. Alors, dans le doute, peut-être valait-il mieux aller vérifier directement là-bas.

Rappelant rapidement Romio, elle s'était donc levée du banc et avait prit la direction du château. Reconnaissant le chemin, l'animal s'était mis à courir sur le trajet, devançant sa propriétaire qui n'avait pas tardé à le rejoindre à l'entrée de l'hôpital de Belfast. Ici, le spectacle qui se présentait à elle d'un jeune homme brun tambourinant à la porte lui confirmait son impression.

« Du calme Charly, c'est que tu nous défoncerais presque la porte ! J'espère que tu n'as pas réveillé le vieux avec ton boucan. » L'avait-elle interpellé avec ironie, avant de redevenir plus sérieuse. « Désolé pour l'attente. J'avais omis de te prévenir que je n'habitais pas au château, je n'y ai repensé qu'en voyant que tu n'étais pas arrivé malgré l'heure. Il faudra que je pense à te montrer mon palace un de ses quatre. »
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L’excitation brille, elle l’illumine, elle est furieuse. Elle se débat comme une enfant dans ses veines et elle tape. Le vampire vibre d’une énergie anormalement compresser dans ses veines, il ne contrôle pas vraiment ses pensées, encore moins le son de sa voix, elle est tempête et il devient carnage. En quelques seconds tout devient ennui, il va trop vite. Lui même a cesser de suivre la cadence et de réconforter les déluges qu’il crie les rives infernales. Aucune substance ne le traversait et pourtant il ressemblait à un drogué au café ou à la vitamine D. C’était la fête dans sa tête et pourtant son corps était à l’arrêt devant cette putain de porte qui ne voulait pas s’ouvrir. Les pupilles éclatées de Charles s’activaient quand celle-ci s’est mise à bouger. «  Putain c’est qui le con, je vais le buter » pas bon signe, pas bonne porte ?  Il a couru, la porte s’est ouvert. « C’est toi qui fou tout ce bordel ? »  Charles courrait, vite, et il a fait une illusion devant lui  «  Je vais le rattraper ! » et puis il a joué a cache-cache dans les couloirs avec un mec furieux qui poursuivait une illusion. Pendant une dizaine de minutes, il l’a entourloupée, ça lui passé le temps. Pour finir, le vampire en a eu marre et puis il est retourné dans sa chambre. Visiblement il venait de se lever et au moins Charles ne s’était pas fait massacrer. Tous, ils étaient très sérieux. C’est la guerre, il y a des morts, des drames et des chagrins. Charles fou le bordel, il s’emmerde et sous ses actes s’élèves ses douleurs silencieuses. On ne se défait pas de ses peines, on s’en distrait. Ça avait été toujours sa façon de fonction de fonctionner, humainement et pendant ses débuts de siècles. Toujours se perdre dans les abysses du plaisir pour s’extirper du mal.  

Peut-être qu’il devait se calmer mais comment on faisait pour bercer sa furie. Il avait besoin de s’amuser, de rire, ça faisait combien de temps qu’il n’eût pas pris de plaisir et rie aux éclats au fond du ventre ? Trop longtemps. Son besoin de toucher les couleurs pouvait paraître futile mais lui il avait besoin de ça pour ne pas ressembler à ses vieux croûtons qui grognes sinon il allait ressembler éternellement à un râleur. Il savait très bien râler, jouer des sarcasmes mais il avait besoin de se ressourcer et perle toucher les éclats. Profiter de l’instant plutôt que de se concentrer sur les conflits, les morts et les absents. Les fuites étaient vitales, un coup d’air et puis il pouvait repartir en raid parce que putain ce que c’était sérieux. Lui devait préserver l’enfant sinon il préférait crever. Le Britannique installa une cigarette à son oreille, en allant dans les couloirs. Demandant si Tamara n’était pas présente, si Tamara n’était pas là. C’était pris dans l’élan des recommandations qu’il se perdait encore dans des chemins contraires qu’on lui indiqué, on lui avait dit qu’elle n’habitait pas là. Il testa une autre porte.

Son regard noir brillait d’insouciance quant aux vibrations de ses torrents. Tamara, il avait envie de la rejoindre. Cette vampire, elle respirait la sympathie à son égard. Ses paroles au sujet de ce parc d’attractions l’avait touché quand elle en avait parlé alors oui il envie de l’emmener au moins dans sa tête et faire fleurir l’enfance pour recommencer, se ressourcer dans le coffin de l’amour innocent. Ce noyer s’y fondre. Est-ce qu’ils avaient tué leurs enfants intérieurs avec leur putain de guerre ? Avec cette prison, avec cette distance avec le monde. Pour un soir, il allait être des monstres capricieux. « Du calme Charly, c'est que tu nous défoncerais presque la porte ! J'espère que tu n'as pas réveillé le vieux avec ton boucan. » Une voix, sa voix, il a ri. Pas habitué à Charly mais ça lui allait vu les circonstances mentales dans laquelle il se trouvait. Il était content qu’elle soit là, il a souri. Elle n’avait pas idée de ce qu’il avait foutu avant qu’elle arrive. « Désolé pour l'attente. J'avais omis de te prévenir que je n'habitais pas au château, je n'y ai repensé qu'en voyant que tu n'étais pas arrivé malgré l'heure. Il faudra que je pense à te montrer mon palace un de ses quatre. » Il s’est replacé les cheveux. « À vrai dire j’en ai réveillé des vieux.. Mais c’était marrant à faire..  » et puis il commença a se déplacé après l’avoir brièvement salué en la serrant contre lui un peu en attaquant un pas devant l’autre. «  C’est pas grave, t’n’inquiètes pas, tu as su me trouver. Oui faudra me montrer où tu habites. Tu es venu avec de la compagnie en plus de ça !  »  Il y avait son chien qui attendait au croisement du couloir. Les phalanges de Charles se sont immédiatement perdues contre le crâne de la bête, lui faisant sentir avant tout ses doigts. «  Bonsoir toi »  et puis il entama la route vers le jardin. L’animal et le maître étaient une relation très importante et admirable. Les animaux avaient une façon d’être connectés à nous de façon étonnante. L’anglais ne pouvait qu’être tendre envers l’ami de Tamara.

Le vampire regardait au alentour et tout était assez calme, il n’y avait qu’eux dans cette cour interne. Il avait besoin du froid, de la température pour que les brises de son illusion soient bien domptées à la réalité. Il avait réfléchi à plusieurs façons de faire et la plus simple qui lui était apparue était de s’en aller avec elle par une hypnose profonde. «  On va s’allonger » Charles était entraînant avec Tam, il avait envie qu’elle se sente bien et qu’elle pétille loin des noirceurs qu’elle voyait jour après jour défiler devant ses yeux.. Les malades.. Sans cesse les malades.. Lui ne pourrait pas faire ce job alors il était à la fois reconnaissant et admiratif car il était vraiment un mauvais patient pour sa part. Il caressa encore le chien. Le Britannique s’est étendu dans l’herbe en compagnie de Tamara. «  Pour aller à Disney.. En illusion on est d’accord  ça ne sera pas le vrai… J’n’y suis jamais allé, mais d’après les photos et vidéos ça y ressemblera.. Enfin pour te dire qu’il faut que tu te détentes, on va être dans un état second sous hypnose et on va rêver tous les deux de Disney.. Y, être. T’es okay ? » Il lui avait expliquer brièvement pour qu’elle sache de quoi il en ressortait et ce qu’elle devait faire pour que sa marche aussi. Il s’était allongé à l’inverse d’elle pour être plus proche de son cerveau et son chien s’était posé près d’elle, certainement pour veiller sur sa maîtresse. Quand le monde te persécute, tu te dois te persécuter le monde dixit Timon. «  C’est parti, Hakuna Matata Tami » et puis il s’était concentrer pour que son énergie si débordante et si fleurissante puisse enfin exploser dans les toiles de leurs crânes. La détente était souveraine. Il se souvenait des vidéos, des sons et des couleurs, de chacun des pigments qui s’était évadés de ses yeux et c’est ainsi que celui-ci utilisa sa faculté au plus profond de son être pour peindre de ses couleurs illusoires et irréelles, un monde, leur monde de jeu.
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Adventures in Woderland Charles & Tamara Nuit de douceur, nuit de candeur, instigatrice de rêves enfantins. Cette nuit serait celle de l'insouciance, du voyage au pays des mystères et de la magie.

Tamara n'avait effectivement aucune conscience de ce que Charles avait pu dire ou faire comme pitrerie avant son arrivée, et redoutait parfois de lui poser la question dans ce genre de moment. Mais c'était généralement très drôle à entendre. C'est pour cela que lorsqu'elle l'avait finalement trouvé et qu'il lui avait expliqué avoir réveillé des gens, elle n'avait pu retenir un sourire amusé. Pour Tamara, Charles avait gardé une espèce d’innocence enfantine qui rendait à ses actes cette simplicité d'amusement à la fois touchante et attrayante. Elle ne saurait comment l'expliquer, mais en sa compagnie, elle avait parfois l'impression d'être plus vieille que ce qu'elle n'était réellement, comme une inversion de rôle. Parce qu'il avait pourtant 105 ans de plus qu'elle. Ayant un petit frère cette sensation ne lui était pas trop étrangère, mais ça faisait toujours un peu bizarre quand elle y pensait. Mais comme on dit, l'habit ne fait pas le moine, et l'âge n'avait pas forcément à voir avec le caractère. 

« Je n'en doute pas une seconde. Puis j'imagine qu'ils ont grogné et que tu leur un joué un vilain tour pour les voir courir comme des poulets à qui on a coupé la tête. » Avait-elle répondu ironiquement.

Tamara n'avait pas lu dans l'esprit de Charles, mais du peu qu'elle pouvait connaître de lui, elle se doutait que ça devait tourner dans ce genre de sens. Elle lui avait rendu son étreinte de salutation quand il l'avait serré contre lui, avant d'entendre sa seconde réponse.

« C'était pas bien compliqué. Comme tu savais que je travaillais ici, j'en ai déduit que tu étais venu me chercher au château. Puis pour le reste, je me suis fié à ton odeur et au bruit. Tu verras, j'habite pas très loin, un petit coin sympa de la ville. » avait elle d'abord répondu avant d'entendre sa remarque sur son chien. « Et oui, j'ai amené Romio avec moi. Je ne me rappelais plus si tu l'avais déjà vu ou pas. Au moins maintenant, je m'en souviendrais. »

L'animal avait reniflé curieusement les doigts du jeune homme, voyant bien qu'il ne semblait pas lui vouloir de mal ni à lui ni à sa maîtresse. Il s'était donc laissé caresser, répondant d'un aboiement grave à la phrase que lui adressait le brun, comme pour le saluer en retour. Puis il avait suivi le mouvement en direction du jardin, se collant presque aux jambes de sa maîtresse. Tamara était fière de la relation qu'elle avait réussi à établir avec l'animal. Lorsqu'elle l'avait trouvé, il était méfiant, craintif, en piteux état. Mais avec de la patience et de la bienveillance, une relation de confiance et un lien fort s'était construit entre eux. Une fois à l'extérieur, Tamara avait laissé le doux chuchotement du vent s'écraser contre sa peau et s'infiltrer entre ses mèches brunes. C'était une des choses qu'elle appréciait en tant que vampire, cette continuelle fraîcheur de nuit dont son peuple pouvait profiter. Fini les journées à mourir de chaleur, à étouffer en attendant de trouver un air potable à respirer, à suer comme un bœuf au bout de 300 mètres de marche... Du moins, c'était bien pratique en été surtout. Il faisait parfois un peu frisquet en automne et au printemps, il pouvait même geler en hiver, et pour peu qu'on travaillait en extérieur, ça pouvait devenir désagréable. Mais en presque 100 ans de transformation, l'Anglaise ne se souvenait pas en avoir spécialement souffert. Sa condition de créature nocturne lui convenait totalement, et avait été la plus belle chose qui lui soit arrivée. 

Les mains dans les poches, la jeune femme n'avait pas jugé utile de répondre à la première remarque de son aîné, continuant de le suivre jusque dans le jardin du château. S'il estimait que s'allonger était la meilleure façon de profiter pleinement de l'expérience, alors elle lui faisait confiance. C'était lui l'expert. Elle aimait bien la capacité du jeune homme, elle la trouvait amusante. Cette idée, de pouvoir faire croire n'importe quoi à n'importe qui en lui envoyant des images complètement fausses dans la tête, c'était assez drôle à voir et à imaginer. La sienne à elle n'avait rien de bien spécial à côté, mais elle avait son utilité, et elle s'en contentait. Son odorat plus développé qu'un vampire normal lui permettait de détecter des odeurs que certains de ses congénères pouvaient ne pas sentir tout de suite, voir ne pas sentir du tout, soit à cause de la distance soit parce qu'elle était trop faible pour eux. Ça lui était notamment utile pour traquer une pauvre proie qui n'avait rien demandé, pour chasser l'ennemie et/ou le sentir arrivé avant les autres. Enfin, dans une certaine mesure du moins. Il lui permettait encore d'autre choses dans ce genre, mais rien de plus. Son pouvoir à elle n'était rien de plus qu'utilitaire. Alors que le pouvoir de Charles pouvait être plus que ça... Elle le lui enviait presque. Cette nuit, grâce à ses illusions, il allait les faire retomber en enfance, au pays des jouets et des rêves. C'était un des points qu'elle appréciait chez le brun, ce côté enfantin qu'il avait su garder, cette dédramatisation qu'il savait faire de chaque chose. Oui, la situation actuelle était grave, mais Tamara considérait que Charles devait en être suffisamment conscient pour avoir envie de ne pas y penser constamment, et elle le rejoignait volontiers sur ce point. Surtout avec le métier qu'elle occupait actuellement, un métier qu'elle avait dans l'idée de quitter dés que l'occasion et la possibilité se présenteraient à elle. Mais pour le moment, elle faisait avec. 

Continuant de s'avancer dans le jardin entre sa maîtresse et le jeune homme, le dogue des Canaries s'était stoppé en même temps qu'eux et s'était laissé tendrement caresser en sentant une nouvelle fois la main de Charles. Puis l'Anglaise avait suivi les gestes de son acolyte, s'allongeant dans l'herbe en le laissant prendre place à son inverse, leurs cerveaux proches l'un de l'autre pour une meilleure connexion. Elle avait écouté ses explications sans l'interrompre, histoire de savoir à quoi s'attendre et s'il y avait des précautions à respecter. À priori rien de bien compliqué, c'était dans ses cordes.

« N'y étant jamais allée non plus, je ne peux pas te blâmer de ne pas le reconstituer à la perfection. Et je suis déjà très heureuse d'y aller en bonne compagnie, même si ce n'est qu'en illusion. Alors merci. Je suis okay Chuck. Tu peux y aller. »

Elle lui faisait confiance et lui laissait le contrôle de son esprit pour y installer son illusion. Romio s'était allongé près d'elle, veillant à ce qui n'arrive rien à sa maîtresse, mais également au jeune homme qu'il venait de rencontrer. Fermant les yeux, l'Anglaise avait fait le vide dans son esprit, oubliant pour l'espace d'un moment le contexte présent, afin de se plonger dans un monde de rêves pleins de paillettes et aux sensations sucrés. Par quoi allaient – ils donc commencer leur folle aventure au monde des contes pour enfants ?
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Encrer dans le présent et en sa compagnie retrouver il écoutait ses paroles, « Je n'en doute pas une seconde. Puis j'imagine qu'ils ont grogné et que tu leur un joué un vilain tour pour les voir courir comme des poulets à qui on a coupé la tête. » Il eut un rire naturel les imaginants revêtus de plume ayant la tête coupé, car effectivement il avait joué. Il s’était amusé dans cet ennui naissant qui était apparu dans les cavités de son encéphale. Il avait besoin de bouger pour ne pas que l’apathie le mange. L’anglais était loin d’être un extraverti, mais il avait ses phases plus dynamiques que d’autre, il avait sans doute gardé assez d’énergie pour être présent ce soir. C’est dans la solitude qu’il prenait ses racines. Toujours, et ça depuis l’enfance. Lui, il avait été enfant unique alors il avait pu se construire un monde impénétrable dans son imaginaire. Tous les moments de solitude, ils les avaient remplis de sa propre existence et de l’annihilation d’un tout. L’âge pour lui était un mouvement bien abstrait, bien sûr qu’il prenait en compte les responsabilités qui lui était alloué, bien sûr, mais il ne laisserait pas crevé son enfant interne. Jamais, lui qui était pureté, lui qui permettait ne jamais trop s’accrocher à la mort, aux tourments, lui qui avait toujours soif et qui avait l’envie. Sans lui, Charles ne serait pas le même. Il serait sans doute plus triste d’exister. L’enfant vivait tout avec intensité et c’était ainsi que Charles prenait les choses avec une entièreté profonde du moins il le voulait, a chaque instant, s’il ne le sentait pas, il déviait son chemin. « C'était pas bien compliqué. Comme tu savais que je travaillais ici, j'en ai déduit que tu étais venu me chercher au château. Puis pour le reste, je me suis fié à ton odeur et au bruit. Tu verras, j'habite pas très loin, un petit coin sympa de la ville.  » Heureusement que la demoiselle s’était rappelé des détails sinon ils seraient toujours en train de chercher. Les facultés telles que l’odorat, son acuité visuelle était des choses auxquelles il était habitué maintenant et puis l’odorat de la belle l’avait trouvé. «  C’est gentil de m’inviter chez toi. » Il a répondu sincèrement en toute simplicité. L’important était de s’être trouvé.  «« Et oui, j'ai amené Romio avec moi. Je ne me rappelais plus si tu l'avais déjà vu ou pas. Au moins maintenant, je m'en souviendrais. »
 »
Charles était séduit par l’animal et il espérait aussi que celui-ci aller l’appréciait. Il l’avait certes un peu séduit avec des caresses doucement placées.

La route fut prise, il était enthousiaste dans chacun de ses pas l’Anglais. Son amie britannique semblait de bonne humeur et elle était réceptive. Il appréciait beaucoup Tamara pour ce fait, d’être ouverte en tout cas a son égard. Il n’était pas étonné qu’elle ait Romio à ses côtés et qu’elle soit si bienveillante à son égard, car Tamara soignait les créatures qui souffraient, elle était infirmière et en soi dans ses temps hostiles, on en avait bien besoin. L’Anglaise n’avait pas posé de question et elle s’était laissé embarquer avec confiance, comme une amie, comme une enfant qui voulait bien jouait. Au-delà de l’apparence enfantine que votre rendez-vous avez, il s’agissait d’une bouffée d’air frais dans tout ce stress ambiant, mais aussi un moyen pour le Britannique de s’améliorer, de s’entraîner avec son pouvoir, car oui, il souhaitait être plus endurant avec ses capacités. Sa nature était celle d’une créature de la nuit et il avait eu un héritage en plus comme tous ceux de sa nature. Si Tamara savait si bien utiliser son odorat, c’était qu’elle s’était entraînée. L’idée de prolongé la durée des l’illusion, de les rendre plus fortes était quelques choses qui étaient motivantes. Évoluer, se connecter à soi et à sa nature. Installé paisiblement, il était souriant  «  N'y étant jamais allée non plus, je ne peux pas te blâmer de ne pas le reconstituer à la perfection. Et je suis déjà très heureuse d'y aller en bonne compagnie, même si ce n'est qu'en illusion. Alors merci. Je suis okay Chuck. Tu peux y aller. » Elle était gentille, il était reconnaissant d’avoir su trouver une amie dans ce chaos et puis elle l’avait appelé Chuck, ça lui faisait dotant plus plaisir. Elle s’abandonner en toute confiance en lui et il allait se concentrer pour lui donner un beau voyage. «  Merci Tam-tam, j’espère que tu vas avoir de nombreuse sensations, je suis content d’y aller avec toi aussi. C’est parti, let’s go » avait ajouté le Britannique avant de clore ses paupières pour s’enfouir dans son encéphale , il cherchait à visualiser le Nouveau Monde.

Dans ses recherches, il avait trouvé qu’il y avait plusieurs parcs d’attractions, il avait choisi celui de situer en France principalement. Tous simplement à cause du temps, donné l’illusion d’un soleil californien était bien trop complexe pour lui, la chaleur et les rayons lumineux étaient trahirait sans doute son illusion alors il visualisait, des nuages, il avait choisi un champ de stratocumulus pour envahir les cieux et courir leurs têtes et enfin ils se visualiser tous les deux dans la fameuse main street, à deux sans personne autour d’eux. L’anglais emportait sa partenaire de jeu, son amie, sa complice. Les bâtiments pixélisés, ils les revoyaient encore, les visualisant un par un, chacun une couleur différente. La pression dans l’intérieur de son cadavre commençait à monter. Les images qu’ils avaient vues, retenu venait se peindre dans son imagination et c’est ainsi qu’il se retrouvait dans ce Disney d’imitation, dans cet endroit qui n’existait que dans sa tête. C’est ainsi que l’odeur des friandises venait s’accaparer de ses narines et le monde qu’il avait vu dans ses photographies venait s’incruster avec eux, il sentait des présences. C’est ainsi qu’il a ouvert les yeux. Il avait réussi, les pupilles de l’anglais voyageaient un peu partout ça ressemblait aux photographies  « Bienvenue à Disney Tam Tam ! »

Un sentiment magique venait épouser le sourire qu’il avait aux lèvres, il avait réussi. Pour combien de temps, c’était une énigme, il devait rester à la fois concentrer et profiter de l’illusion avec son amie ? Les boutiques avaient toute une farandole de produit. Les musiques et les bruits étaient comme ceux qu’il avait mémorisés sur les vidéos. «  Alors qu’est-ce que tu en penses ? » ça semblait énorme, il était dans une rue et face à eux il y avait un château gigantesque qui au lieu d’être rose pale avait été remplacé par du blanc pur. Petite modification de l’imagination de Charles certes, mais bien présent.  La mise en abîme avait été fête, il était téléporté dans les nébuleuses sensation d’une illusion.  L’anglais avait apprécié cet univers de conte, de fables et d’histoires bien qu’il avait eu l’occasion de se faire ses propres idées sur certaines des histoires qui avait été adaptée. Dans un sens, les images proposées et venait simplifié l’imagination. Imagé à souhait. «  Tamara, suit moi, on va prendre la direction des tasses d’Alice » Lewis Caroll était sans contesté celui qu’il connaissait le mieux étant donné que l’auteur était un contemporain de Charles. Lui aussi d’ailleurs en réalité il s’appelait Charles. Ils avait vu l’attraction des tasses dans ses recherches, plus grande que leurs tailles normales, elles tournaient, tournaient à en perdre la tête. N’est-ce pas la formidable ? Le vampire a commencé à avancer et à remonter main street pour se diriger vers le monde d’Alice mais pour y aller, il fallait passé par le labyrinthe, il y ait entré et  il ne voyait plus Tamara a ses côtés. «  Tamara ????   » il aurait dû lui prendre la main.


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Adventures in Woderland Charles & Tamara Allongée dans l'herbe du jardin, derrière le château de Belfast où elle travaillait comme infirmière, Tamara était sereine, paisible, alors qu'elle se laissait emporter dans une illusion créée de toute pièce par la force de l'imagination de son acolyte. Elle laissait à Charles et son pouvoir d'illusion l'entier contrôle de son esprit, l'entier contrôle sur ce qu'elle voyait et sentait, l'entier contrôle sur ses rêves et enchantements. Tout en sachant qu'elle n'était pas seule, perdue dans un monde qu'elle ne contrôlait pas, à s'amuser seule dans un endroit qui n'existerait que dans sa tête. Il était là aussi, pour profiter de ce moment de bonheur, de cette vague d'amusement, de ce monde enchanté qui serait le leur l'espace de quelques instants. Ils s'amuseraient à deux dans ce monde de fantaisie. 

Elle avait vu d'abord le noir, le néant, la toile vierge que son esprit habituellement si occuper s'était efforcé de créer pour que Charles puisse y implanter un nouveau décor. Puis l'atmosphère du lieu était apparue. D'abord le temps, celui d'un pays qu'elle avait connue quelques années auparavant, et qu'elle connaissait plutôt bien pour l'avoir vue souvent recouvrir sa tête et celle de son frère lorsqu'ils y avaient été pendant près de 6 ans. Il y avait une chose rassurante là-dedans, c'est qu'elle ne se sentait pas trop dépaysée de ce point-là, même si l'aventure n'était pas pour la déranger. Puis le reste du décor avait suivit de lui-même sa construction dans leurs esprits, toujours diriger par les illusions de Charles. Jusqu'à même les odeurs, celles de la barbapapa et des bonbons en tout genre, des friandises dont elle n'avait pas respiré le parfum depuis un bon moment, mais qui lui chatouillait les narines et l’enveloppait d'une atmosphère agréable. Le décor était maintenant posé, le pays des merveilles n'attendaient plus qu'eux.

Tamara avait ouvert les yeux. Happé par l'environnement, pourtant illusoire, du lieu dans lequel le plus âgé venait de les emporter tout les deux. Son regard bleu s'était ensuite posé sur Charles, qui lui souhaitait la bienvenue dans le monde qu'il avait retranscrit, lui demandant ce qu'elle en pensait.

« Tu as réussi ! C'est super classe, j'adore ! »

Elle n'avait pu cacher sa joie alors qu'elle souriait tout comme lui. Elle était heureuse, autant d'être ici avec lui que de la réussite de son ami dans la création de l'illusion de ce monde merveilleux. Puis surtout le château de la Belle au bois dormant, pilier de la zone magique des princesses dans laquelle ils se trouvaient. Il était sans doute la première chose à laquelle on pensait et que les photos montraient quand on parlait du parc d'attractions. C'était également lui qu'on voyait dans les introductions de dessins animés Disney. Tamara n'était pas déçue qu'il ne ressemble pas exactement au vrai, il était présent et c'était déjà bien suffisant pour la satisfaire.

Il y avait tant de choses à voir, tant de choses possibles à faire, c'était à en perdre la boule. Elle en aurait presque eu la tête qui tourne, ne sachant pas par quoi commencer, avant que Charles suggère de s'aventurer dans l'attraction des tasses tournantes du monde d'Alice au pays des merveilles. Puisqu'il fallait bien commencer quelque part, elle se laissait volontiers guidée dans ce premier choix. Une attraction simple, mais qui ne manquait pas d'efficacité.

« Très bon choix ! C'est fous toutes ses attractions, ça donne envie de tout faire. Je suis joie ! Franchement, je te tire mon chapeau, c'est super bien fait ! »

Tamara était enthousiaste, elle aimait vraiment le monde dans lequel il venait de l'emporter. Les deux compères étaient alors entrés dans le labyrinthe menant jusqu'à l'attraction, chose qui plaisait beaucoup à Tamara. Un chemin tortueux pour un esprit tordu, c'était le paradis. Elle aimait bien se perdre dans ce genre de truc, ça stimulait la mémoire et forçait à réfléchir. Mais surtout, on était toujours bien content de trouver la sortie à la fin. Par curiosité, la jeune femme s'était laissée attirée par un couloir sur sa gauche, juste pour voir. Comme une bécasse elle n'avait pas prévenu Charles qu'elle s'était éloigné, et le pauvre avait dû avancer sans se rendre compte de sa bifurcation. La jeune femme s'était rendu compte de sa boulette lorsqu'elle avait entendu la voix du plus vieux s'élever dans l'air pour l'appeler. Sentant toujours son odeur et ne s'étant pas non plus égaré trop loin dans le chemin qui avait piqué sa curiosité, elle en était venu à la conclusion qu'ils ne devaient pas être à plus de 100 mètre l'un de l'autre. Au-delà de ce périmètre, elle n'aurait pas été en mesure de le distinguer, ce qui aurait été fâcheux pour se retrouver. Elle devait avouer que si sa capacité était plus utilitaire qu'autre chose, elle était quand même bien pratique dans ce genre de circonstance.

Revenant sur ses pas, elle l'avait aperçu un peu plus loin sur le chemin qu'ils avaient commencé à prendre. Le rejoignant discrètement, elle avait profité qu'il soit dos à elle et qu'il ne la voit pas pour glisser sa main dans la sienne, chose qui le surprendrait peut-être avant de découvrir que ce n'était qu'elle.

« Je suis là ! T'as quand même pas cru que j'allais abandonner mon super copain de jeu ? C'est pas drôle sans toi. »
©️ Justayne


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
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tamara bergson  ϟ  charles salinger .

Éreinter, harassé de devoir se contenter de la réalité, l’anglais préférait parfois voguer dans les vagues des illusions qui tapissaient son crâne. Usé, de mettre toute la volonté du monde pour construire des projets, il avait la lacheter de s’évader et de les voir se réaliser. Pour un faible instant, pour une nuit, pour l’éphémère. Puisque les adages le suivaient tel qu’il faut le croire pour le voir ou encore que tes rêves deviennent réalités. Lui qui avait tant donné, lui, qu’on avait oublié. L’anglais se détestait à présent chaque pore le composant étant constitué d’une pourriture de vice, toute son existence, il avait appris à l’assumer sans rien oublier de balayer. Les meurtres, les morsures, l’outrance désobligeante. Son corps s’était longtemps perdu telle une flèche sans sens, s’amusant dans tous les sens jusqu’a temps qu’elle se fixe, s’accroche trouvant le nord. Maintenant qu’il avait quitté la gravité, il n’avait que les illusions fantasques pour éponger ses plaies. Horripilant, Montreux vampire qu’il était, il jouait encore, comme un enfant de ses pouvoirs les poussant encore et encore. Comme un muscle qu’on entraîne, pour être plus soi-disant plus fort, mais surtout pour avoir le droit de perdre la tête, échappée a ce foutu monde, à cette putain de réalité si déchirante.  


Charles avait les désires au bout des doigts, de créer, d’être, de vivre, trop vite pour la vie, trop fort pour la plupart des gens qui l’entour. Personne n’arrivait réellement a captiver son attention guère plus de quelques jours. L’éphémère. Il en était roi, comme ses illusions. Roi du néant, roi du rien qui parait le tout, roi des mensonges. Il lui arrivait de s’en plaindre. Le venin dans les lèvres, car, au fond, lui avait envie d’autres chemins. Ainsi dans l’éphémère, il ne s’attachait jamais au pourquoi, il ne convenait pas. Pourquoi, il n’était pas celui qu’on choisi. Pourquoi il est celui qu’on oublie ? C’était le prix à payer, il le savait, mais Charles se laissait parfois apprivoiser et le prix lui coûter dans l’essence de ses pensées les plus profondes, aussi profonde que son être béant qui rutile de diamant avarié. Un vampire amoureux, qu’elle idée. Il laissait mourir le temps, mourir les souvenirs, puisqu’il était ainsi. Comme un papillon qui ne vit qu’un poignet de jour, il donnait cette impression lors d’une collision, que tout était provisoire  et qu’il fallait vite en profiter. Peut-être qu’il cachait fragilement le fait qu’il ne sait pas comment on fait avec les années, peut-être simplement que le seul être qui lui avait donné envie de rester des années au compteur était trop loin désormais et qu’il faisait de son mieux pour vivre aussi fortement possible avant que la fin n’arrive. La fin de quoi ? La fin de l’Irlande ? Certainement pas mais la fin.  

Pourtant dans cette cacophonie il y avait les pulsions adolescentes et les rires enfantins qui le prenaient, dans lesquels il s’égosillait, oubliant les réalités de la guerre. Tamara, elle voulait bien l’accompagner avec une gentillesse qui la caractérisait. C’était si doux, qu’il en profitait dans chaque nuance. Elle l’avait laissé faire, elle s’était laissé pénétrer, et pas par le corps, mais par l’esprit. L’anglais y avait fait son nid en jouant avec les nuances éclatantes de ses désirs et d’une réalité arrangés, rêvé. Copier, mais jamais égalé, bien entendu que le vivre réellement aurait été un trésor, mais les trésors n’arriveraient jamais avec les Tullamores dans le coin. Monstres qu’ils étaient, ils avaient besoin de s’échapper et ça même si ce n’était que dans leurs têtes.

De l’autre côté du miroir, Tamara et Charles s’étaient aventurés. Ils s’étaient perdus de vue et la vision de Charles devenait de plus en plus floue. Dans la réalité son corps étendu était pris de spasme qui le faisait décoller du sol, presque voler ! Dans le monde au reflet, Charles avait perdu Tamara dans ce labyrinthe. Il avait perdu la clé de l’illusion. Il avait attaché son essence à sa psyché et sans elle, il ne pouvait rentrer. Il entendait marmonner des paroles.  

« Je suis là ! T'as quand même pas cru que j'allais abandonner mon super copain de jeu ? C'est pas drôle sans toi. »  

Tamara, belle Tamara, pourquoi te donnes-tu la main ? Quelle étrange sensation de voir une femme en double. Charles essaie de parler, essayer d’aligner les mots les uns aux autres, mais il n’y arrive pas. Impossible, paralyser. Il tourne autour de la vampire qu’il trouve d’un physique attirant. Elle ne le voit pas. Le voici invisible et muet. Il n’a pas demandé cela, mais sans doute que son inconscient capricieux fait des siennes. Puisqu’il s’est déjà senti ainsi, puisqu’il s’est abîmé sans être vu et sans parler.

Il est rentré en elle, son double d'elle.
Il prit le temps de l’observer, pour qu’elle s’observe. Pour qu’elle se regarde. Pour qu’elle admire ses particularités de façon plus profonde que dans un simple miroir. Elle était face à elle. Magnifique réplique de son esprit.   

«Tu ne m’entendais pas, tu ne me voyais pas.  Je suis entrée dans un double à toi. Mais si je suis dans un double à toi ou est mon moi ?  »

Avais-il perdu la matérialisation illusoire de son corps dans ce mirage ? « je ne peux pas bouger dans ton double toi, continue d'avancer avec toi, je reste a tes côtés même si tu ne me vois pas.  » ils se faisaient bousculés, par quoi ? Il n’arrivait pas a comprendre les formes qu’ils le dépassaient. «  Drôle d’attraction.. » Puis les formes se transformaient en flamants roses. Il est sorti de son double pour qu'elle puisse marcher et poursuivre le chemin. Il ne la quittait pas.  

Et puis une boule de poils blanche est apparu au loin. Charles ne comprenait pas pourquoi, mais ils s’agissaient des désirs de Tamara qui l’appelait. Seule elle pouvait comprendre son langage, pour lui ce n’était qu’un bruit incompréhensible. Elle devait surement le suivre. Le lapin agissait comme un aimant sur le corps double de Tamara qu’il avait pris en possession, il n’arrivait pas à la suivre, bien trop rapide.

Lui entendait des voix qui gisaient de son esprit, des paroles qu’il avait vécu comme des requiems. Celle qu’il essayait d’oublier dans la banalité des jours. Des rayons de vies, des coups de couteau pour la normalité. Le monstre, le captivant, le gigantesque, le majestueux. Ça l’appelait.  Les plantes du labyrinthe s’étaient transformées en liane et elles semblaient lui indiquer le chemin.  Il avança et une table l’attendait, il eut un bref sourire en mettant le chapeau qui l’attirait sur la tête.

Tamara et son double apparaissaient.
«  Du thé ? » , «  Vous prendriez bien un peu de thé ? » Charles eut un rire cristallin.  « Quelle est ta plus grande peur Tamara ? »

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Adventures in Woderland Charles & Tamara Qu'importe de savoir qui pourrait bien passer à ce moment dans les jardins du château, la seule chose que la personne verrait se sont deux personnes et un chien allongés là, dans l'herbe, dans les jardins du château. Ils ne faisaient rien de mal, n'est ce pas ? Ils ne perturbaient personnes, étaient dans leur zone, ils avaient leurs droits ici. L'animal continuait de veiller sur sa maîtresse et son ami, calme, juste de quoi s'assurer qu'il ne leur arrive rien. Car les corps de Tamara et de Charles étaient là, mais leurs esprits étaient connectés à un tout autre univers, hors du temps et de la réalité, loin de tout les tracas du quotidien et de cette guerre perpétuelle que subissait le pays depuis deux ans. Une envie de liberté, d'un ailleurs à leur image, à s'amuser comme des enfants l'histoire d'un instant de tranquillité... Était ce trop demandé ?

L'esprit trop plein de négativité ces derniers temps, Tamara n'avait pas résisté à l'appel de la liberté mentale que lui avait proposé Charles. Elle lui faisait confiance, lui laissait le contrôle plein et entier de son esprit, connectant leurs cerveaux l'un à l'autre pour n'en faire plus qu'un seul. Deux corps, deux âmes, mais qui partageaient le même subconscient le temps d'un moment. C'était la première fois que Tamara se laissait aller à ce genre d'expérience, mais elle ne se sentait pas en panique. Pour elle ça avait presque le goût d'un trip sous acide. Mais sans l'acide, juste l'imagination et le grain de folie de son ami. C'était amplement suffisant. Ils n'avaient besoin de rien d'autre si ce n'était de leur imagination pour avancer dans cet univers compréhensible seulement pour eux.

Dans ce monde irréel et enfantin connu seulement par eux, Tamara avait rejoins Charles là où elle l'avait repéré au loin, et lui avait donné la main pour ne plus qu'ils se perdent, s'adressant à lui pour lui signaler sa présence. Et quelle ne fut pas sa surprise de remarquer l'étrange changement qui s'était effectué sous ses yeux. Enfin, sous ses yeux... Elle n'en était pas si sûre que ça. Face à elle, ce n'était pas Charles qui se présentait à son regard, mais un double d'elle-même. Le changement qui s'était effectué était assez troublant, et la jeune femme ne saurait dire quand il avait bien pu se mettre en œuvre. C'était comme s'il avait eu lieu sans qu'elle ne puisse réellement le voir, la laissant voir le physique de Charles pendant quelques instants avant de passer à son double identique un battement de cils plus tard. Était-ce volontaire ou le pouvoir de leurs deux imaginations fertiles pouvaient leur jouer un mauvais tour ?

Fronçant d'abord les sourcils face à cet étrange phénomène qu'elle ne comprenait pas, ses traits s'étaient finalement détendus et elle avait ri. Comme une enfant devant un tour de magie aussi stupéfiant qu'incompréhensible. Elle ne savait pas si ça faisait partit du projet de base, mais elle trouvait ça fun. Et naturellement, son cerveau semblait commencer à faire la liaison avec l'attraction citée plus tôt par Charles. Les tasses d'Alice au pays des Merveilles... Évidemment, ce monde farfelu où rien de compréhensible pouvait se produire à n'importe quel moment. Cependant, bien qu'elle pût supposer que le brun avait disparut dans ce double d'elle-même, elle avait eu un moment de doute et avait tourné la tête dans tous les sens pour essayer de voir s'il n'avait pas réapparu autre part. On ne pouvait être sûr de rien dans ce genre d'univers complètement tordus. Ce n'est qu'en entendant la voix de son ami qu'elle avait de nouveau reporté son attention sur son double physique, comprenant donc ce qu'il s'était réellement passé.

« C'est rassurant de savoir que tu es toujours là, j'ai eu un doute l'histoire de quelques instants. C'est particulier, mais je trouve ça classe ! »

Suivant son conseil, elle avait continué son chemin dans la direction que ses jambes lui indiquait, en tenant la main de son double d'elle-même. Double dans lequel son acolyte pouvait la suivre apparemment, grâce auquel ils ne se perdraient pas. C'était particulier de se dire ça, mais de toute façon, ils n'étaient plus dans le monde réel. Ils étaient dans le leur, dans ce monde aussi tordu et farfelus que pouvait l'être leur imagination. Et c'était peut-être ce qui les aiderait le mieux à oublier pendant quelques instants les tracas du quotidien qui sévissait depuis deux ans. Ce monde réel insupportable et étouffant. Quand on avait l'habitude d'être dans le bas, le contexte actuel n'avait rien de bien compliqué à première vue. Ou du moins, c'est ce qu'on aimait se dire pour se rassurer. Mais la vérité, c’était simplement qu'on était peut-être plus apte qu'un autre à s'en sortir parce qu'on avait l'habitude de se débrouiller avec ce qu'on avait. Tamara s'était quelques fois demandée comment ça se serait passer si elle avait eu une vie différente, essayant d'imaginer comment tous ces gens qui avaient connus la richesse et l'opulence pouvait vivre cette soudaine descente de leur pied d’escale, cette destitution brusque qui leur prenait tout le confort qu'ils avaient toujours connu. Les laissant maintenant découvrir ce que vivaient les gens qui avaient moins de chance qu'eux, moins de fortune qu'eux, tout moins qu'eux. Dans tous les cas, peu importe de quoi chacun était parti, maintenant, ils étaient tous ici, au même endroit, dans la même galère, dans un contexte où l'argent n'existait plus et où les titres tels que comte ou baron de machin chose ne voulaient plus rien dire.

Au loin sur son chemin, était apparue une boule blanche, une petite boule de poil, comme une lumière dans l'ombre. Un lapin. Un rictus s'était étiré sur les lèvres rose de la brune. D'un côté, même si elle ne cherchait pas à comprendre de logique à tout cela, elle n'avait pu s'empêcher de s'apparenter au personnage principal de cette histoire pour enfant. Pour quelques instants, elle était devenue Alice. Une Alice bien différente de celle à laquelle on avait l'habitude de se référer certes, mais qu'importe ? Tout dépendait de l'interprétation que l'on en avait après tout. Pour en revenir au lapin, celui-ci n'avait rien de banal. C'était comme si son double était attiré de façon irrépréhensible vers lui, elle le sentait l'appeler, se sentait attirer par lui, et, pousser par le vice de l'envie et du désir, s'était contenter de le suivre sans autre forme de procès. Le décor avait changé, laissant place à un endroit nouveau. Pourtant, le tout semblait en même temps être là depuis le début. Un décor qui change sans que l'on en ait l'impression. Des flamants roses et des lianes s'étaient ajouté à l'environnement, traçant le chemin emprunté par la boule de poil qui guidait la marche de la vampire et de son double.

Finalement, les voilà qui arrivaient à une table bien spéciale et reconnaissable parmi tant d'autre. Qui n'avait jamais entendu parler du chapelier fou avec son grand chapeau ? Probablement peu de monde, du moins on l'espérait pour la culture générale même des plus jeunes ! La vampire avait souri, amusé de la situation, voyant Charles avec le couvre-chef si distinctif, alors qu'il lui proposait la fameuse tasse de thé.

« J'en prendrais bien volontiers ! Joyeux non-anniversaire mon cher ! »

Elle avait ri avec lui, avant d'entendre sa question. Sa plus grande peur donc ? Elle était restée songeuse quelques instants. Il existait bien des choses qui faisait peur à l'infirmière, même si elle ne le montrait pas forcement, et même si beaucoup étaient sans doute bénignes ou sans grande conséquence. Mais là, on ne parlait pas de ça. Là c'était la plus grande, de celles qui vous glace le sang et vous fait perdre vos moyens, qui pouvait vous faire pleuré à chaque fois que vous y pensiez, qui pourrait briser votre âme à vous en rendre fou, voir même vous tuer. Quelle était donc la sienne ?

« Je dirais perdre une personne qui compte énormément pour moi, et ne rien pouvoir faire pour empêcher ça. »

Ça pouvait sembler d'une banalité affligeante, car beaucoup de gens avaient peur de perdre des proches. Mais ça restait une peur. Sa peur.

« Et toi donc, chapelier fou, quelle est ta plus grande peur ?»
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Dans les marasmes de la prison irlandaise, ils avaient besoin d’air pour ne pas se fondre dans le béton ou sous la terre. C’était un besoin qui tapait dans ses tempes. Épouser un peu les illusions pour se donner de quoi rêver, faire pousser un peu d’espoir pour mieux se battre. Les raids parfois remplis d’ennui, mais parfois dangereux. C’était lorsque l’attention était relâchée qu’on était les plus faibles alors si Charles étirait ses nerfs en dehors, on ne pouvait pas lui en vouloir. Étrangement, il y avait un désir très profond chez lui d’être meilleur, d’être plus fort, plus endurant, d’encaisser les douleurs avec plus de facilité qu’aux débuts de sa transformation. Jeune vampire hélas certainement comparé a bien des ruines qui étaient là, mais il supposait naïvement que ses choses se travailler avec discipline et ardeur. Compétiteur dans l’âme, il souhaitait donner le meilleur de lui-même en temps voulu. Sa monstruosité lui apportait des nouveaux états et ce n’était pas anodin de partager cet instinct avec Tamara. Elle aussi était spéciale et il désirait également apprendre de ses manies. S’imprégnant de ses qualités et sans doute qu’il imitera celle-ci en temps voulu. Charles était ainsi, une éponge qui ne cherchait que l’humidité du savoir. Toujours prêt à boire, le moindre recoin de notions inconnu. Aussi, les évènements étaient perturbants en ce moment pour lui et l’angoisse était parfois naissante dans le creux de ses reins. Faiblesse des grisailles meurtrières contre la clarté de l’esprit. Son esprit file, les lueurs d’espoir caressent son air lorsqu’il apprend à voler loin du monde, loin des soucis de la guerre, loin de la réalité écrasante, loin des fêlures qui se sont tissées à sa terre. On lui a bien compté la misère dans différentes langues, il n’arrive qu’il y a bien des chemins à suivre et qu’il faut continuer la route. 

« C'est rassurant de savoir que tu es toujours là, j'ai eu un doute l'histoire de quelques instants. C'est particulier, mais je trouve ça classe ! » il espérait qu'elle n'était pas effrayée. « C'est ton idée, j'espère que tu t'amuses autant que moi. » 

S’acclimater rapidement aux températures avec ce froid qui couvre ses os, c’est dans les méandres de cette profondeur qu’ils évoluent tous deux. Le vampire se laisse guider par les nuances colorées qu’il aperçoit. Insouciance rythmée d’une puissance fertile. C’est tout l’intérêt de la perception qui joue dans leurs encéphales. Deux personnes peuvent comprendre des mots d’une œuvre d’une façon différente, imaginer ce qu’ils voulaient bien, prendre ce qu’il voulait prendre. La liberté d’abandonner les détails et d’en saisir. Il aimait que tout soit différent, combiner, ainsi, c’est Tamara qui produit autant que lui sans le savoir, elle l’équilibrer dans ce chemin. Sans elle, il n’aurait pas pu continuer à créer. L’endurance, alors, était une question de recherche d’une synergie harmonieuse. Tamara avait confiance en lui pour laisser ainsi, lui à sa place aurait été trop méfiant. Il doutait aussi beaucoup de lui-même sous des images d’homme sûr de lui. Oui, le doute, la remise en question perpétuelle permettait d’avancer dans son esprit, remettre en question les principes, parfois, était une bonne chose à son humble avis. Il n’existait pas une vérité immuable. Joli kaléidoscope de possibilités, l’anglais se laisser aller. Rien n’était fermé ici, tout était possible, rien n’était formaté. Dans les pièces de son esprit, il y avait une passion, une passion dévorante qu’il s’efforçait de tenir en laisse bien souvent. L’Anglais était ainsi totalement épris ou dans une distance stérile. Là, il s’emballait, exalté pour un rien, pour le néant de l’imaginaire. 

Dans le cataclysme de ses nuances édulcorées, ils continuaient le chemin. L'inconnu semblait amusant, car tout pouvait arriver, rien ne les toucherait réellement. Lui qui avait pour habitude de divaguer seul, il s'était incrusté dans la psyché de son amie. Son amie, oui il pouvait le dire, car elle avait confiance en lui. C'était plaisant. C'est avec habilité qu'ils s'étaient séparés et lui s'était posé. La folie, n'était-elle pas incrustée dans chaque être ? La furie avait quelque chose de libérateur pour Charles. Il avait été fou dans ses premières années de vampire, c'est là qu'il a compris sa dépendance.  Assis, là il se posait des questions sur ses pires mouvements de manie qui l'avait emmené avec lui. Il y avait eu des flots d'incompréhension, de fureur éclatante qui s'était mise à déborder de son être.  Bien qu'avec les années, il y avait le contrôle, il ne souhaitait pas obtenir la maîtrise de toutes ses émotions. Non, si elles lui échappaient ce n'était pas grave, mais au moins ils les ressentaient réellement. La belle était revenue l'extirpé de ses pensées, le thé était servi bien présent alors il lui en avait proposé. L'Anglais aimait beaucoup le thé alors il le lui servit dans les tasses qui étaient là, inventer par leurs soins. Sans doute que ses tasses étaient le fragment d'un souvenir qu'ils avaient oublié. 

« J'en prendrais bien volontiers ! Joyeux non-anniversaire mon cher ! »

Après un sourire, il se demandait si elle comptait encore son anniversaire. Elle qui était dans une tranche d'âge pas très éloigné de la sienne. «Tu comptes encore maintenant ton anniversaire ? » C'était une question anodine, mais des interrogations comme celle-ci, ils avaient bien le droit d'en avoir. « Joyeux non anniversaire très cher !» 

La peur, pas la chair de poule, la peur celle qui appelle la torpeur, longtemps il avait détesté avoir peur, longtemps celle-ci il avait souhaité éradiquer de son être, ne plus sur faire posséder par elle. Par fierté, pour gagner en maîtrise alors que la peur, elle avait fait de ses ancêtres ce qu'ils étaient. Grâce à la peur, ses ancêtres avaient, eux, l'intelligence soit de fuir soit d'attaquer, de survivre. Dans le plus grand désarrois encore maintenant la peur pouvait sauver.

« Je dirais perdre une personne qui compte énormément pour moi, et ne rien pouvoir faire pour empêcher ça. » Il avait l'impression d'apprendre à la connaitre mais aussi d'explorer les émotions à travers cet aventure. « Et toi donc, chapelier fou, quelle est ta plus grande peur ?»

La peur émotion du commun des mortels, de quoi avait-il peur maintenant ? Ses proches n'étaient plus qu'un souvenir vivant uniquement dans ses souvenirs, son allemand lui manquait terriblement et bien sûr qu'il avait peur que celui-ci soit éteint dans les décombres des ruines du manoir. « Ce qui fleurit souvent mes cauchemars, c'est la paralysie. Être bloqué ne plus rien ressentir, ne rien pouvoir faire. » Ça l'a rejoignais un peu. Ne pas vivre assez fort, manquer des occasions, les rater tout bonnement. Et puis un bruissement s'étant dans un peu partout, une douleur dans son thorax le mange. « Je pense qu'il faut qu'on rentre, je pense que je n'ai pu assez de force pour qu'on puisse se perdre ici » il n'arrivait plus à tenir, il s'était sûrement amélioré, mais ses forces disparaissaient, il le sentait, tout commençait a s'effacer.


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Adventures in Woderland Charles & Tamara Tamara souriait parfois seule à se dire que le contexte actuel était une sorte de suite aux catastrophes qu'elle avait déjà vécue. Des challenges de vie qu'on lui mettait sur la route, et qu'elle s’efforçait chaque jour de surmonter. Elle n'avait pas eu la chance d'avoir la belle vie que certains pouvaient mener, mais au fond elle se disait qu'elle n'avait pas forcement de raisons de s'en plaindre. Que ce soit par envie de ne pas déranger ou simplement par fierté. Toutes ces épreuves l'avaient déjà préparés, en quelques sortes, à ce genre de situation, ce qui lui semblait peut-être moins pénible à supporter que pour d'autres ayant vécus dans plus de confort. Vivre dans le luxe et l’abondance, elle n'avait jamais connue ça. Ce qu'elle connaissait c'était une vie mouvementé, à bouger beaucoup, ne jamais savoir où elle allait dormir ni même si elle aurait de quoi se payer telle ou telle chose. Mais une vie qui, après l'assassinat de son père puis de sa mère, avait été basée sur les choix qu'elle avait fait, parfois les nécessités, mais une vie qu'elle avait majoritairement choisis. Une vie de liberté, sans prise de tête, où elle avait appris à se débrouiller pour s'en sortir, sautant sur les occasions qu'on acceptait de lui offrir. Et finalement, elle trouvait qu'elle ne s'en sortait pas trop mal. Évidemment que cette vie qu'ils avaient depuis deux ans était épuisante, leur confort n'avait jamais été aussi bas, et ils risquaient leur vie à chaque instant. Mais c'est sans doute ce qui les forçait à vivre plus intensément, profiter encore plus de chaque seconde qui leur était offert et trouver des subterfuges qui rendait le tout plus vivable. La seule chose que Tamara savait, c'est que de voir tout en noir n'aidait en rien à trouver les meilleures solutions à leurs problèmes. C'est sans doute pour cela que l'évasion était peut-être la meilleure façon d'oublier un peu ce foutoir et de repartir dans une meilleure optique.

Dans cet univers farfelue qu'elle partageait le temps d'un instant avec Charles, tout lui semblait si simple. Rien n'était logique, réfléchir trop ne servait à rien, car il n'y avait rien à comprendre, il suffisait simplement de se laisser porter par ses envies et son imagination. Et dieu ce que ça pouvait faire du bien au moral ! Changer d'univers, ne penser à rien de négatif, simplement vivre sans se soucier des problèmes. C'est comme ça que Tamara aimait vivre, et qu'elle avait d'ailleurs longtemps vécu, avant que l'Irlande ne lui impose depuis deux ans de vivre dans un contexte où beaucoup de choses vont mal comparé aux petits tracas qu'elle pouvait vivre avant. Car même si elle n'avait jamais vécu riche par l'argent, elle ne se souvenait pas avoir eu autant de soucis à se faire qu'aujourd'hui. Enfin bon, il en était ainsi. Pour le moment, elle profitait simplement de ce remake d'Alice au pays des merveilles version Charles et elle. Oh que oui, elle s'amusait. Il lui en fallait peu pour être heureuse. Lorsqu'il s'agissait d'essayer de nouvelles choses, elle était souvent partante, même pour les idées les plus folles et les plus dangereuses. Évidemment, elle n'était pas suicidaire non plus au point de réaliser certains défis complètement idiots. Quoique, on pouvait se poser des questions et elle faisait parfois planer volontairement le doute. Quitte à ce qu'on la traite de folle dingue, elle s'en fichait bien, au contraire elle avait tendance à prendre ça pour un compliment. C'est en faisant ses propres expériences de vie qu'elle apprenait. On la disait souvent trop sûr d'elle, pas assez méfiantes, qu'elle ne doutait jamais assez d'elle ou des choses qui pouvait l'entourer. Et souvent elle se plaisait à répondre qu'avec trop de doutes on ne faisait plus rien. Elle n'avait rien contre le fait de se remettre en question, au contraire, mais elle ne le faisait pas forcement de la même façon que tout le monde. Elle essayait, elle tentait, elle découvrait, faisait confiance, et parfois se cassait la figure pour avoir surestimé ses capacités ou les personnes avec qui elle les avaient tenté. Quitte à se tromper de chemin. C'est en faisant qu'on apprenait, et c'est de ces erreurs qu'on retenait. C'est un peu comme ça qu'elle voyait les choses. Bien sûr qu'il lui arrivait d'avoir peur de ce qui pourrait se passer, d'avoir des appréhensions, mais c'est en les combattant qu'elle s'immunisait doucement.

Assis à cette grande table créée par leur imagination, était venue une question de Charles concernant son anniversaire.

« Cela m'arrive encore oui, pour une chose toute particulière. Dans deux ans, le 04 Avril 2047, je fêterais les 100 ans de ma renaissance. Ce jour-là, j'aurais 121 ans tout juste. Un jour symbolique, puisque j'ai été transformé le soir de mon 21eme anniversaire. Et peut-être qu'après je m'arrêterais de compter, à voir. Tu as arrêté toi ? »

Ce jour là elle l'attendait avec impatience. Ce jour là avait marqué le début de sa vraie vie. Pas que tout ce qui s'était passé avant n'avait pas compté, au contraire il y avait des choses importantes dans cette partie de sa vie, mais c'était une période qu'elle souhaitait en très grandes partie occulter de sa mémoire, n'en gardant que les meilleurs moments. Très peu de gens étaient au courant de ce qu'elle avait vécu lors de ses vingt-et-une premières années, de sa vie d'humaine tout simplement. Elle n'était même pas sûr d'en avoir parlé à Charles, du moins elle n'en avait pas le souvenir. Sans doute le fera t-elle si ce n'était pas déjà le cas, même si elle n'aimait pas en parler. Elle n'aimait pas cette période de sa vie. Elle la haïssait même. Pour l'avoir détruite si jeune, pour lui avoir donner envie de mourir tant de fois, pour sa faiblesse à l'époque. Elle avait honte de ces souvenirs, alors même qu'elle n'y était pour rien. C'est sans doute pour cela qu'elle tentait de les occulter, et qu'elle était si fière de sa vie en tant que vampire. Mais aujourd'hui elle était libre.

Après avoir répondu à la question de Charles, elle la lui avait retourné et en avait écouté la réponse. Une peur à la fois différente et similaire à la sienne. Un peu plus elle serait prête à croire qu'ils n'étaient pas si différents l'un de l'autre. Même après 3 ans ils apprenaient encore à se connaître et découvraient des choses l'un sur l'autre. Rien de bien anormal en soit, il en fallait parfois beaucoup du temps pour connaître une personne. Et même au bout de quelques années, quand on pensait parfois bien connaître quelqu'un, il pouvait nous surprendre. Tamara en avait déjà fait l'expérience plusieurs fois, rien qu'avec les membres de sa famille.

Son ami lui avait ensuite annoncé qu'il était temps pour eux de retourner à la réalité, que ses pouvoirs s'épuisaient.

«Je te laisse donc nous ramener dans ce cas. Nous aurons le temps de recommencer une autre fois si l'envie nous prends. »

Toutes les bonnes choses avaient malheureusement une fin, mais c'est peut-être pour ça qu'on appréciait tant les retrouver. Alors Tamara avait laisser Charles les faire revenir complètement dans leurs corps, retrouver leurs consciences tandis que tout s’effaçait dans leur tête pour laisser place au retour vers la réalité.
©️ Justayne


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
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adventures in wonderland  

So many doors, how did you choose so much to gain so much to lose so many things got in your way no time today, no time today be careful not to lose your head just think of what the doormouse said Alice  

 
tamara bergson  ϟ  charles salinger .

Imagination, peuple de l’abstrait, cette espace intouchable, ennemie des réalités et de toute raison. Charles était l’étendard du mensonge et des fictions irréalisable. Des monts et merveilles. Pourtant il ne s’agissait que de l’intuition qui pouvait fabriquer un objet en son absence, pourtant il ne fallait pas trop se perdre dans ses galaxies de l’improbable, suite à lesquelles l’instant pouvait filer. Équilibre, à trouver dans un juste milieu. Il était capital qu’il apprenne à ce maîtriser, a comprendre les rouages des entrailles de ce «  don » de cette particularité dont il avait eu en héritage suite à sa transformation. C’est pour cette raison qu’il se perdait avec son amie, avec une complicité certaine, mais aussi puisqu’elle avait les capacités de le soigner en cas de pépin. Elle savait les rouages du corps des vampires, elle avait passé des années à soigner les siens. Propager et panser les plaies. En somme, la mieux préparée aux urgences.

Déborder, il essayait de ne pas laisser les sortilèges ce propager son esprit, ce concentrant bêtement sur la beauté de ses iris imaginaires. Pourtant il se sentait faiblir à force qu’il s’étendait. En effet, plus le temps montait, plus son cadavre perdait en force et son pays de pensée devenait un continent. Mangées par la famine d’une idée qui pousse, les ronces se multiplient avec lui. L’équilibre complètement chaotique d’un vide impalpable et indocile. Il n’a pas encore les règles ni les mouvements pour qu’il soit obéi. Bien qu’il puise dans la joie, les mouvements de son inconscient peuvent à tout moment faire son apparition. Mélodie décharnée sous cette évanescence qui rythme l’instant, il devient plus sensible et oublie peu à peu qu’il y a le dehors. Il ne sent plus l’air qui se plaque sur son visage, ni l’odeur du chien de Tamara, ni les vibrations de son corps qui tremble. Les secousses disparaissent.

La question du temps c’était posé, des anniversaires c’était réveillé, sa jeunesse, pour lui il lui était éternel. Damné, mais heureux d’être encore présent sur cette malgré sa monstruosité qu’il le rongeait dans les insomnies crépusculaires. Curieux de savoir comment son hôte vivait tout ça, curieux.

« Cela m'arrive encore oui, pour une chose toute particulière. Dans deux ans, le 04 avril 2047, je fêterais les 100 ans de ma renaissance. Ce jour-là, j'aurais 121 ans tout juste. Un jour symbolique, puisque j'ai été transformé le soir de mon 21e anniversaire. Et peut-être qu'après je m'arrêterais de compter, à voir. Tu as arrêté, toi ? »

Il l’écoute, lui porte attention dans chacun de ses mots ainsi que les tournures. Cent vingt et un ans, pour certains vampires ça pouvait paraître une caresse de poussière et pourtant ça faisait mille quatre cent cinquante-deux mois.

Amusement d’un soir, c’était délicieux d’aller quelque part en étant présent. S’échapper, s’enfuir et goûté à l’insouciance enfantine qui était en eux, l’innocence qui trônait dans les pupilles de Charles était d’une étendue vaste. C’était un vrai gamin cherchant à s’abreuver des rires plutôt que des pleures qui ce traçait dans la vie d’aujourd’hui et d’hier. Tamara aussi, Tamara était pleine de mystère, mais elle avait une simplicité en or qui faisait d’elle une amie riche en multiple ressource. Il la trouvait adorable, elle était avec lui et c’était précieux.

«  Je ne sais pas trop, j'y pense parfois. Le temps est une notion assez mystérieuse, bien que très simple, le passé, le futur. Quand j’y réfléchis, j’ai tendance à m’y perdre et à oublier ce qui est là. Tout comme le fait que si nous restions ici trop longtemps, nous allons oublier dehors. Ici, il n’y a pas de temps, tu peux être ce que tu as été, ce que tu seras, mais ça ne sera jamais ce que tu es. »

Il a continué les mirages, tournant autour des couleurs dans son thé, imposant un reflet de ses crocs qui roulaient. Sa faim venait le chercher, il était temps de rentrer « chez eux ». L’Irlande ne plaisait plus à Charles depuis bien des années, il avait été là juste parce qu’il se foutait bien de l’endroit ou être.  «Je te laisse donc nous ramener dans ce cas. Nous aurons le temps de recommencer une autre fois si l'envie nous prend. » C’est un moment de concentration, qu’il laissait tomber tout, qu’il effaçait tout ce qu’ils avaient écrit ensemble, comme effaçant peu à peu à la gomme un espace. À son retour, il n’était pas encore réveillé, présent dans la paralysie de son propre corps. Charles avait du mal à reprendre les marques.  Il s’est réveillé tant bien que mal instinctivement appelé par le sang, il a pris de sa poche de quoi essuyer sa soif, donnant à Tamara elle aussi de quoi boire.

Précieuse terre, il était dans un paradoxe le plus complet, dans entre l’euphorie qui se propager dans ses neurones et l’envie de dormir ici. « J'ai besoin de toi Tamara » qu'il souffle.  A croire qu’il produisait un peu trop de dopamine dans cette  rotation. Il toucha l’herbe pour être sûr qu’elle était vraiment là, comme un repaire. C’est sous la jouissance de cette folie encore présente dans l’entre de ses veines qu’il eut une idée qui fleurissait dans son cerveau, bonne ou mauvaise qui sait. «  Tu vas m’entraîner ainsi le plus souvent possible. » Il ne lui demande pas vraiment mais il a confiance en elle pour ne pas l’abandonner dans ses songes aussi il était donc en sécurité, le fait qu’elle soit comme elle est pouvait éteindre les cauchemars qui pouvaient pullulé. De plus il connaissait sa peur et ses craintes étant donné qu’il ne connaissait pas son entourage, impossible de faire apparaître ses pires démons sous ses yeux inconsciemment.  «  J’ai peut-être une idée, mais faut que j’y sois préparé.» La soif le tordait encore, il a bu asséché en restant allongé en contemplant le ciel infini. «  Je pense pouvoir aider les jeunes vampires pour le combat si j’arrive à maîtriser ça, afin de simuler les attaques. Leurs esprits seront préparés et leurs forces physiques conservées. Comme un simulateur. » Il ne sait pas si c’était faisable, mais il sait que ça pouvait être utile et utile même dans ses conneries il essaie de l’être, c’était précieux pour lui d’apporter des choses à ce monde qui manquait cruellement de ressource. « Allez, allons reprendre des forces avant que j'évanouisse comme une mouche. »


FIN





i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
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