The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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  i'll be nicer if you'll be smarter // flashback // Kieran

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Keiran McIntyre
 

Le raid, partir à l’inconnu pour trouver des ressources utiles à chacun, à la société ou à ceux qui n’ont plus rien. Cartographier, observer les ruines et en comprendre les parcelles cacher d’une Irlande retournée par les flots de haine qui ce sont échoués. Une mission comme une autre sans doute, mais c’était nouveau dans la vie de Charles d’effectuer ses recherches. Lui qui avait l’insouciance terrible, il n’en était pas moins insensible. Wellan comptait sur eux et tout le monde en avait besoin dans la stérilité ambiante. Charles n’aimait pas les guerres, mais ils vivaient tous dans cette ambiance post-apocalyptique. L’odeur qui peignait des paysages aux brumes bucoliques et agonisantes. La terre semblait triste et Gaia était sa patrie, bien plus que la grande Bretagne, il n’était pas patriotique, mais attacher au bien-être de la mère des mères qu’importe les conflits qu’il s’y passait.  

Autrefois, Charles avait une vocation tout autre, il y a des années il était cet élève avocat qui apprenait les rouages des lois pour les faire jouer en sa faveur comme lorsqu’on apprend à jouer d’un instrument de musique. Il devait trouver la bonne mélodie à chanter à son auditoire afin de convaincre les juges et les jurées pour défendre les intérêts de ses clients. Coupable ou non, il avait le droit de se défendre. Bien sûr, partir en Raid n’avait rien avoir avec ses activités précédentes, mais au moins il se sentait utile de réaliser des actes parfois insipides. Sa formation lui avait plu et puis il pouvait être en compagnie de son arc, au fond ça réveillait le gamin qui était en lui en ce prenant pour un Ninja qu’il n’a jamais été. Charles se serait aventuré dans d’autres voies si son père ne lui avait pas soufflé une vocation certaine, mais il s’était enfoncé là-dedans avec passion, car il ne réfutait pas l’influence que son père Demian avait sur lui, au contraire, il la chérissait. Pas de révolte alors et bien que ça soit dangereux dans le raid, il restait prudent, aux aguets. Les médicaments trouvés iraient à des créatures qui en avaient besoin.  


C’est ainsi que l’exploration commença se rejoindre à un point et partir en éclaireur en véhicule. «  Salut » avaient tinté ses premières paroles accompagné d'un sourire bienveillant. Aujourd’hui, il serait avec Kieran McIntyre. Il gérait les déplacements. Charles n’avait pas à se soucier de ça c’était tant mieux parce qu’il ne connaissait rien aux programmes et à l’organisation en question. Le Britannique bien que sociable ne vivait pas dans l’enceinte du château, ni ne côtoyait trop régulièrement ses «frères vampire ». La notion de clan était une chose qu’il comprenait, mais il n’était pas adorateur. Sa pensée à ce sujet était que c’était un ensemble de membres qui cherchait à se rassembler, s’unir grâce à des coutumes. En soit des personnes qui se ressemblent pouvant permettre de protéger un intérêt commun, ce qu’il comprenait et ce qui était loyal, mais lui aimait découvrir tout et le rien. Capter les essences des différences. Sans doute le fait qu’il n’ait pas eu de Sire le rendait un peu défaillant à ce sujet. Son appartenance était à lui même avant d’appartenir à un mouvement, à une race. Charles n’était pas fermé à l’idée d’en apprendre plus sur les origines de sa nature bien au contraire, il adorait ça. Sans doute qu’il était trop jeune pour capter l’essence de certains mouvements et trop amoureuse de sa liberté. La liberté de juste exister sans aucune autre notion qui s’y rattache. Un brin sans doute idéaliste qui le sauvait souvent de prise de tête catastrophique pour d’autres. Immature, insouciant, mais pour quoi tout compliquer ? Il observait les particularités de chacun. Kieran était Néo-Zélandais, il avait un frère. C’est tout ce que savait Charles certain vampire semblait réticent à l’idée de partir en sa compagnie. Peut-être était-il casse-cou et il n’était pas canalisés ?  Charles n’en savait rien, et pour ainsi dire du moment que ça ne l’emmerdait pas, il s’en fichait. Kieran pouvait bien jouer à se rouler par terre s’il en avait envie du moment qu’il arrivait à trouver quelque chose dans leur épopée. Kieran semblait dans un état second et ça Charles l’avait remarqué, ça sentait pas bon.

Tous les deux arrivèrent dans un endroit isolé, en ruine histoire de chercher s’il y avait des objets. Les yeux de Charles voltigeaient sur les alentours afin de capter les particularités concentrées. C’était souvent dangereux étant donné la location des endroits. Charles n’avait pas envie de crever une nouvelle fois donc il était vigilant. Kieran semblait pas de cet avis, étant donné son imprudence, qui palpité dans ses mouvements, du bruit, trop de bruit. «  Fait gaffe mec tu veux ? » Il s’éloigne, Charles se mord la joue, car il commence à être irrité par son comportement, il est pas particulièrement d’humeur à ce qu’on l’emmerde.  Ils étaient deux dans cet espace, autrement dit, si l’un faisait de la merde, l’autre était aussi dedans. Les pupilles de l’anglais s’évertuaient à effleurer le ciel en soufflant quelque peu.  Après on se demandait pourquoi l’Anglais aimait être seul, ce n’était pas inscrit nounou sur son front. Kieran fait encore du bruit et visiblement il n’a pas su entendre l’Anglais. Charles vise le tissu baillant de son pantalon au niveau de sa jambe, là où il n’a pas de chair et il lui décoche une flèche. Histoire de capter son attention, de le mettre en garde qu’il déconne pas parce que Charles est irrité. Il s’approche vers le brun  «  Bon, je peux savoir ce que tu fous ? » enfonce ses yeux dans les siens.    







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Charles & Kieran




Partir. Le chercher. Retourner la moindre parcelle de terre. Soulever la plus petite pierre. Souffler sur le plus infime grain de poussière, et toujours repousser les limites du danger. Au risque d'entraîner les autres sur des chemins hasardeux. Pour ne pas dire de plus en plus accidentés. Traçant, modifiant, concevant de nouveaux itinéraires. Jusqu'à détourner nos convois et à leur faire emprunter des routes menant dans des zones à haut risque. Quitte à les conduire à leur perte. Sans me soucier de ce qui pourrait encore nous arriver, à tous. Centré et recentré sur ce frère que je me refusais à considérer comme perdu. Oublié. Et ce, même si j'avais vu ce bâtiment s'effondrer sur lui. Pour ensuite l'engloutir sous un amas de décombres qu'il m'avait tout simplement été impossible de déblayer à mains nues. Seul. Puisqu'en dépit de ma détresse, de ces appels à l'aide que j'avais pu hurler et de ces trop nombreuses larmes que j'avais alors versé, personne n'était venu. En dehors d'Ezechiel peut-être, qui plutôt que de me laisser mourir sur la tombe de Kyle avait choisi d'employer la force pour m'obliger à le suivre sur la voie de l'exil. L'unique voie accessible. La dernière.

Voilà pourquoi à ce moment précis de mon existence, je me retrouvais assis côté passager : « Salut ». Après avoir répondu au salut qu'on m'adressait par un autre salut. Basique. Limite indifférent, une carte sous les yeux. Dans une voiture roulant sans qu'on ait établi de véritable point de chute. Occupé à guider celui qui m'accompagnait. L'un des rares n'ayant pas vraiment d'à priori à mon sujet. Sûrement parce-qu'on ne se connaissait que très peu et là, pour le coup, ça m'arrangeait. Je devais l'avouer. L'objectif de la sortie se résumant officiellement à explorer les environs de Belfast. Un raid de plus quoi, identique et semblable aux raids précédents. L'excuse parfaite. Trouver des médicaments, effectuer des relevés topographiques, juste le strict nécessaire en somme. De l'utile. Du vital. L'essentiel.

Un essentiel dans lequel je ne tarderais pas à revenir piller. Me servant dans les réserves de médocs à l'arrache, pour tenir. De toute façon, entre le stress, les insomnies et le reste, soit s'était ça, soit ça signifiait m'enfoncer dans la dépression. Or, j'aimais mieux m'accrocher à l'idée que Kyle puisse être vivant. Quelque part. Ailleurs. Après tout, je ne l'avais pas vu mort. Je n'avais pas pu tenir son corps entre mes bras, ni lui dire adieu. Aussi, cet adieu – pour survivre, pour marcher, me lever, pour ne pas abandonner – cet adieu, j'avais pris le parti de le transformer en au revoir. Temporaire.

Sur ce, ne restait plus qu'à savoir si j'aurais dû m'en excuser. Demander pardon. Pour ne penser qu'à ma gueule. Pour ne plus être le garçon raisonnable, réfléchi et si parfait, auquel les gens s'en remettaient. Pour me montrer égoïste.

- Pourquoi ?

Égoïste. Une fois dans ma vie. Faire ce que moi je voulais. Faire uniquement ce que j'avais décidé, sans qu'on vienne me faire chier. Donc pourquoi ? Pourquoi faire gaffe, comme il disait. Charles. Celui qui m'accompagnait. Le gars qui aurait dû mieux se renseigner sur le merdier dans lequel il foutait les pieds avant d'accepter de partir en raid avec le mauvais frère. Le frère qui restait. Le frère amputé de sa moitié. Le frère amoureux, le frère incestueux, le frère qui aujourd'hui menaçait de se foutre en l'air à chaque instant. Ne se retenant plus que par un fil à la vie. Suicidaire. En perte totale de repères. Prêt à tomber. Drogué. Habitué à planer. Prenant goût à ces sensations que me procurait le fait de lâcher prise. Bien sûr, dans d'autres circonstances, j'aurais certainement compris plus tôt que mon comportement n'avait rien de sain. Que mon état relevait de l'addiction, du manque, de la peur et de l'attraction que le vide exerçait sur moi.

Sans doute même que dans un monde meilleur, je me serais inquiété. Pour sûr. En attendant, quand on a coupé le moteur je me suis directement dirigé à l'arrière pour ouvrir le coffre. Claquant la portière tandis que l'autre vampire s'éloignait un peu. Histoire de repérer les environs. J'ai supposé. Sans y prêter plus d'attention. Pas du tout discret, au contraire.

Faire du bruit. Attirer l'attention. Devenir une cible potentielle. Je n'en demandais pas plus. Parce-qu'en admettant que Kyle ait survécu, en supposant encore qu'il ait pu s'en sortir et qu'il n'ait pas pu rejoindre Belfast pour X raisons, et toujours en imaginant qu'il ait trouvé refuge sur l'île ou qu'il soit tombé entre les mains d'un quelconque ennemi, le dernier moyen qu'il me restait pour le ramener à la maison, c'était bien de provoquer la chance. De sorte que déterminé, sourd aux mises en garde et totalement hermétique à ce qui nous entourait, je sortais mon matos. Quoique. Je m'en tapais de ces foutus relevés. Mais sauver les apparences, donner le change, gagner du temps et mener ceux qui me suivaient exactement là où je devais me rendre, ça se préparait. Méthodiquement. Avec patience, intelligence et raison.

Tout aurait pu être parfait. Tout. Seulement, il avait fallu qu'un flèche menace de tout faire foirer. De foutre mes plans en l'air. Une flèche venant se ficher dans le tissu de mon pantalon. Me tirant de mes sombres méditations et me ramenant à la réalité dans un sursaut. Incrédule. C'est vrai. J'avais l'habitude d'entendre les gars râler, à ceci près que d'habitude ils ne me prenaient pas frontalement à partie : “Bon, je peux savoir ce que tu fous ?

Je m'amusais, est-ce que ça ne se voyait pas ? Et baissant la tête, je regardais la flèche. Mes cheveux revenant me manger la moitié du visage. Pas bien. Super mal pour être sincère.

- Non… toi, qu'est-ce que tu fous ? C'est quoi ton problème !

Subitement, j'augmentais le volume. Me mettant à lui crier après. En vrac. Le cerveau anesthésié. Les effets des médocs se dissipant progressivement. Sur la pente descendante. Obsédé par mon frère. Puis, je me penchais pour récupérer la flèche avant de relever la tête et de le regarder. Un souffle de provocation agitant mes pupilles dilatées.

- Je crois que ça t'appartient.

La flèche. C'est de ça que je parlais. De cette flèche qui lui appartenait et que je venais de saisir entre mes doigts. Longs et fins. Des doigts d'intellectuel, avec mes mains parfaites. Des mains qui n'avaient jamais eu besoin d'accomplir le moindre travail manuel. Pas comme Kyle. Kyle qui créait, Kyle qui sculptait le bois, Kyle qui concevait et qui donnait vie à la matière. Et sa flèche, bien gentiment, très poliment, en gentil garçon, je la lui rendais. La cassant en deux et en lui balançant à la figure. Sourcils froncés. Les traits déformés et la bouche grimaçant. Des larmes menaçant de dégringoler en prime sur mes joues. Sous tension. Prêt à rompre, enfermé dans un rôle qui ne m'allait pas.

Un rôle de petit merdeux que je m'inventais. Luttant contre moi-même et contre tout le reste de la terre aussi. Demandant de l'aide au fond. Une aide que m'apportait Ezechiel, une aide que me procurait les médicaments, mais aussi une aide qui me paraissait de plus en plus difficile à accepter, tant je tombais bas...




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Keiran McIntyre
 

Les sursauts invisibles venaient brouiller l’esprit, une humeur changeante, lunatique des jours et des nuits embaumés par différent appel impalpable qui sonnait. Narquoise sonnerie qui teinte et claironne sans cesse dans les abysses de son être. La vivacité qui s’étiole et le manque de courage qui gargouille.  La facilité a ce laisser-aller, à s’habiller de tout ce qui est fané. Le Britannique avait des difficultés en ce moment de s’émanciper de son égocentrisme qui grisait dans son intérieur. Ouais, son moyen de s’échapper, c’était de s’en aller à la conquête de maigre ressource. Changer d’air, de paysage et son arc sous la main.  Les ratures, les défaites et la lutte. Certaines batailles étaient perdues d’avance. Parfois, elles nous tombent dessus sans qu’on puisse contrôler le flot incendancant des cries qu’elles font apparaître dans notre corps. Embaumé par les idées noires, on se retrouve dépendant des ombres, dépendant des marches funèbres. Douleur inavouée, la perte des repères. Qu’est-ce que la normalité quand on se retrouve sous terre ? Tout devient alors incroyablement insupportable. La vision de soi-même n’est qu’un constant dégoût, on s’en fout de tout, de cette vie qui nous encule et qui n’en finit pas de nous en faire baver. Pourtant, dans ses ratures, il subsiste une force qu’on sous-estime tant. La capacité qu’ont le cerveau et les muscles de se libérer pour faire mourir l’instinct de survie dans des mouvements volatiles. Salinger était dans cette position. Son berceau de bien-être, il l’avait quitté et les déchirures internes, ils les faisaient taire. Peu importe la façon dont il était consumé, le silence le tenait entre ses lèvres. Bien sûr, il avait cédé à la facilité des vertiges. Des illusions qui l’envoyer en exode, faiblement, il avait cédé cherchant un apaisement lent, futile. L’idiome silencieux, il essayait de le transformer. En un dialecte plus sain, jour après jour. Son instinct avait pris la décision de ne pas rester dans ce trou et de se battre même fantomatiquement contre la misère de ses propres meurtrissures. S’élever sans doute pour mieux tomber, mais ça n’avait pas d’importance. Lui, il était entier et dans l’absence dans les squelettes dansants de sa vie, il continuait de marcher. Déambulant dans une cadence qui n’était pas la meilleure du monde, mais en continuant d’essayer.  


- Pourquoi ? c’était la question de son interlocuteur et sèchement Charles lui avait répondu. «  A ton avis, on est pas la pour faire un pique nique champêtre » Mais est-ce que celui-ci en avait-il vraiment quelque chose a foutre ? Le Britannique restait attentif à l’autre dont il ne connaissait rien si ce n’est son imprudence qui venait de naître à ses oreilles.

Les trames de son être s’étaient décousues sous la distance, il n’avait pas su gérer les mouvements. Maintenant, il en était à contempler les ravages. Grotesque maléfice qui vrombissait dans l’essence de son ventre. Chaque période était découpée par des phases sans qu’on soit conscience de celle-ci. Trop aspirer par les complaintes et les tumultes qu’elles tissent. Dans sa phase d’épave, Charles prenait conscience de ce qu’il était en apprenant à connaître son pire et les racines de ses forces qui subissaient qui s’accrochaient. Si la lassitude écumait son être, son moral restait là, malgré tout cherchant des ressources. Dans son être, mais aussi bien que dans ses raides. Au-delà de la quête physique, il s’évertuait à aller plus loin. Comptabiliser les poussières brisées qui raisonnaient dans son être pour faire briller autre chose que sa misère. La transformation, être un alchimiste ou du moins essayer de l’être.


 Les phalanges dansaient sur son arc, ce n’était pas en particulier cet arc-là qui lui tenait à coeur, car c’était un arc plutôt banal peut-être un peu amoché, mais il tenait le coup. C’était simplement le fait que ça soit un arc, car il était tombé en amour. Lui, objet qui n’avait pas de tourment était gracié de toute émotivité, de toute trahison, de toute notion déplaisante qu’il pouvait l’avoir blessé alors oui, il l’adorait, il chérissait ce mouvement d’épaule et l’attachement à la cible. C’était un apprentissage qu’il avait eu de son amant, du seul véritable amant qu’il n’ait jamais eu, mais dont le nom s’est tu. Charles avait compris la beauté de ce geste, mais aussi la force de concentration qu’il en découlait. C’était d’une obstination folle, une prise de risque élégante, sans doute vu de façon lâche avec cette distance, mais tellement plus plaisante. Ça correspondait mieux à son caractère, ça venait épouser les traits de son observation, de son analyse sous pression. Tout le corps était en action, tout le corps était éveillé dans l’étouffement du présent. Le vent était un allié ou une ennemie. Il fallait jauger, réfléchir avec l’inconscience et l’instinct. Pas un bruit, le Britannique ami du silence apprécie aussi qu’il faille se faire un avec le mutisme pour tirer, pour abattre et pour atteindre. Les jambes prenaient tout le sens du pilier, la colonne vertébrale était tendue, alerte. Quand il ruminait, la joie apparaissait dans le souvenir de cette notion de partage qui s’était forgé entre son ami et lui. Le regard de Charles s’était fondu et s’était concentré sur les paroles de meilleur ami, pour en tirer tous les conseils et apprentissages importants. Pendant ses cours, l’anglais restait très sérieux, car l’allemand se transformait, devant de marbre pour faire ressortir la profondeur du savoir. Étrangement, le Britannique appréciait le changement drastique qu’il se couchait sur son ami. Son application, son sérieux, la dureté parfois dans sa façon d’expliquer avait un certain charme qui éveillait souvent la minutie du Britannique qui voulait recueillir dans ses pupilles de l’intérêt. Si dans les mirettes des autres membres de la planète, tout lui était égal, dans celle de l’allemand ce n’était pas le cas. Si l’archet s’était réveillé, c’était bien parce que son compagnon avait l’air de n’en avoir rien à foutre de sa mise en garde et sans doute que Salai était facilement irritable aujourd’hui. Les insomnies dégorgeaient sur ses humeurs qui tanguaient. « - Non… toi, qu'est-ce que tu fous ? C'est quoi ton problème ! » L’anglais restait stoïque même si la vision de celui-ci avait quelque chose d’amusant.


Le vampire n’était pas pour nettoyer les conneries des autres, surtout que les erreurs pouvaient coûter cher et peut-être qu’au fond son sérieux était bien trop profond pour qu’il puisse en rire. Éliminer les risques, les éradiqués en tout instant ce vampire était un danger qu’il fallait remettre a sa place pour ne pas qu’il déborde dans une usure irritable. «  Je vais pas me répéter » Il n’en avait pas envie, chacun avait ses soucis et il fallait les mettre de côté pour se concentrer. Faire abstraction pour mieux être dans le présent, se fondre dans lui, ne faire qu’un. Et puis l’idiot s’est approché de l’archet, avec un dédain bien placé, peut-être un peu trop sûr de lui, bien planté dans le sol, le Britannique n’a fait que patienter. « Je crois que ça t'appartient. » Il lui tendait sa flèche, précieuse extension qui avait brisé l’air jusqu’à son tissu de pantalon, celle qui s’était incrustée pour le réveiller. Elle était désormais brisée, en deux, quel drame. «  T’es sérieux ? » L’anglais avait-il lancé. «  T’es conscient que lorsqu’un archet lance sa flèche il sait qu’il ne la reverra pas forcément? » Encore il avait le plaisir de la décocher de sa cible, ce n’était pas non plus comme si Charles en avait des dizaines d’autres sur lui. C’était stupide comme provocation, car c’était vraiment de quoi il s’agissait, une tentative futile. À l’approche de celui-ci, Charles eut une meilleure vision de ses pupilles éclatées et il comprit alors qu’il était en face d’un vampire drogué. Il souffla desépésérément. Ce n’était pas son jour pour jouer les assistantes sociales.  « Pour la provocation, tu repasseras, t’es plutôt minable avec le concept. » Bien qu’irritable le vampire n’allait pas s’attaquer à un drogué.



L’état de celui-ci ne lui était pas inconnu, lui aussi était tombé dedans juste par simple plaisir. Cet endroit imaginaire était un pays ou les rayons n’étaient pas douloureux, étendus dans ses rêveries, on était transporté dans la pâleur de bien des inconsciences, mais au fond n’est-ce pas un petit sommeil ? Un sommeil qui ne cessait de nous prendre et nous emmener dans des rêveries qui jamais n’existeraient vraiment. Jardin menteur. Qu’est-ce que l’anglais pouvait bien dire à ça ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien murmurer face à ses pupilles exposées ? Il n’avait pas envie de demander pourquoi, s’user à savoir des raisons qu’il ne concernait pas. La clémence ne se baladait pas dans son crâne. « t’es visiblement défoncé, tu devrais te poser quelque part, tu peux aller dans la voiture si tu veux, je fais le tour et j’arrive. » Si les illusions étaient consommées sous les douleurs, c’était que ça n’allait pas si bien que ça, mais il ne jugeait pas les terrassements de ses états, étant lui, même prit parfois d’évanescence mélancolie d’ivresse. Adorable petite envie de déchirer son propre crâne et de le planter dans la noirceur, mais que pouvait-il lui dire ? L’inconnu les liaient. Sans doute qu’il était plus sage d’écourter cette quête et de le conduire dans un endroit plus calme pour qu’il puisse revenir à la réalité et ainsi pas se faire tuer. Ce n’était pas le jour de Charles, il se traînait un boulet.  







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Si moi je m'inventais une vie pour intéresser les gens – jouant le rôle d'un petit merdeux – alors qu'en temps normal j'en étais tout le contraire, lui, il faisait preuve d'une perspicacité impressionnante. Je sais pas. Mais d'ici à me rappeler qu'on était pas là pour un pique-nique champêtre, ça en revenait quand même un peu à me prendre pour un con. Après, peut-être aussi que je l'avais cherché. Pour ce que j'en avais à foutre. Sincèrement.

Donc. J'ai claqué la portière de la caisse. Sans me soucier du bruit que ça pourrait faire, au contraire. Me mettant ensuite à littéralement lui crier dessus. Avant de casser sa flèche en deux, exactement comme lui me cassait les couilles. Rien à part mon frère ne comptait. Rien d'autre que lui n'avait la moindre importance. Et assez sèchement, je lui rendais les morceaux de son projectile en lui balançant à la gueule. Fallait pas me chercher ni me faire chier. C'était pas le bon jour. D'ailleurs, ça ne l'était plus jamais. Est-ce qu'on devait considérer ça comme un problème ? Possible. En attendant, je restais insensible à ses protestations. Qu'il se répète. Encore et encore, de toute façon je restais sourd. Mal entendant. Portant des œillères sur les yeux. Insensible à tout ce qui m'entourait et uniquement réceptif à ce qui se passait à l'intérieur de mon corps. La terre sous mes pieds me donnant subitement l'impression de trembler. Comme si le sol se fissurait. Ébranlé qu'on puisse porter sur moi un regard aussi pathétique. En fait, je lui faisais pitié. Minable que j'étais avec mon concept.

Connard ! D'accord, j'étais peut-être pas en état de prendre les bonnes décisions. Peut-être même qu'il avait raison. J'en avais conscience. Somme toute, ma petite provocation ne nous mènerait pas bien loin. Mais ça me soulageait. Quant à sa flèche et l'idée même qu'il ait pu la tirer, la lancer, la décocher, ou je ne sais trop quoi encore, sans forcément avoir l'ambition de la récupérer, c'était le dernier de mes soucis. Tout ce que je me contentais de faire là, c'était de réagir. N'ayant que très moyennement apprécié d'être pris pour cible. Point. Le reste ça ne m'intéressait pas. Aussi, lorsqu'il me mettait devant le fait accompli : “t'es visiblement défoncé.” je ne trouvais plus rien à rétorquer. Sa remarque me coupant le sifflet. Me sentant stupide. Encore plus mal dans mes pompes, instable. Chose que je me retrouvais dans l’impossibilité de gérer. Parce-que jusqu'ici, j'avais toujours été un garçon posé, rangé. Qui se tenait loin des emmerdes et sans ennuis. Rien de très original en soi. Le frère aîné veillant sur son cadet et assumant le rôle de parent. Ça s'arrêtait là.

Sauf que désormais, plus rien de tout ça n'existait. J'étais seul. Continuant à me tenir debout et faisant semblant de ne pas être mort moi aussi sous les décombres. Retenu dans une sorte d'état imaginaire. Pris au piège dans ce monde éveillé, mais pas totalement réveillé. Aucun baiser, aucun mot doux ne pouvant me sortir de ce sommeil. En tout cas, pas avant que je trouve le courage d'affronter la vérité et d'enfin réaliser que c'est Kyle qui m'y maintenait. Alors quand le vampire archer m'a suggéré d'aller me poser quelque part, où je voudrais, et oui, pourquoi pas dans la caisse, je lui obéissais.

- Comme tu voudras. Mais fais plus jamais ça ! Sinon…

Sinon quoi ? Je ne savais pas me battre. Je détestais la violence et par-dessus tout, il lui suffirait de me souffler dessus pour que je tombe tant la descente se faisait vertigineuse. Par conséquent, c'est avec des points lumineux plein les yeux que j'ai rejoins la voiture. Me frottant les paupières. Et récupérant mon sac à dos sur la banquette arrière une fois assis sur le siège côté conducteur, je fouillais dedans. Le déballant presque. En panique de ne pas arriver à immédiatement mettre la main sur mes boites d’anxiolytiques. Addict. J'en avais besoin. Tellement besoin. Pour ne pas me laisser crever. Il avait fier allure le frère responsable, à arracher le carton de la première boite qui me passait sous la main pour en extraire une plaquette. Craquant de manière complètement compulsive sa fine pellicule d'aluminium pour avaler plusieurs comprimés à la fois. Puis je rejetais le tout à l'arrière, m'apercevant que les clefs se trouvaient toujours sur le contact en me retournant. Alors sans réfléchir, je démarrais. Débloquant le frein à main et appuyant comme un taré sur l'accélérateur.

Après, je me souviens plus de rien. Quand j'ai rouvert les yeux, il y avait de la fumée de partout. Le klaxon hurlait à la mort et je pissais le sang. Alors forcément, j'ai pas compris tout de suite. Compris que je venais de me prendre un arbre et que j'avais même pas roulé sur cent mètres. Ma tête heurtant lourdement le volant sous le choc, et mon arcade sourcilière éclatant sous la force de l'impact. Et c'est les mains tremblantes que j'ai lâché le volant pour essayer de me redresser...




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Kieran

Un nuage qui s’incruste au-dessus de sa tête, ce n’est qu’un nuage qui stagne qui prend son aisance au-dessus de lui depuis des semaines, des mois. Il ne sait plus depuis quand il a commencé à être là, il sait qu’il le revoit parfois. Celui-ci travaille, grandit et un jour, il finit par exploser. Sa présence ronge le Britannique. Aucune louange n’exonère de sa présence, il reste de charbon, diluant sa petite pluie et ses coups de tonnerre dans les insomnies qui grondent. L’Impuissance et l’Absence se donnent la main, Charles est là sans l’être. Son habitacle est présent, comme toujours, mais à l’intérieur, il n’y a personne. Chaque parole résonne, mais ne trouve pas le fond, septante inutile, aveux, outrageant même l’irritabilité de la connerie, il n’arrive pas a faire face. Ça l’épuise d’être debout, ça l’épuise de faire semblant de se battre alors qu’il n’en a pas envie, ça l’épuise de faire de son mieux. La souffrance rampe dans ses poumons et tisse sa toile, même elle, elle ne lui dit rien à regarder. Aucun spectacle n’a son attention, aucun, tout est une mécanique user, rouillé. Putain de dépression, putain de connerie d’état d’être qui se pose sur sa gueule et qui ne se barre pas. Ça le paralyse, pourtant, il est là. Dans cette putain de sol, l’esprit qui vole, ailleurs. La cacophonie s’est éteinte, les mains, le long de son corps, il doit avoir la couleur des fantômes. Charles n’avait pas envie d’analyser ce qui ne se passait pas dans son être ni ce qui passait autour de lui. C’était là et puis c’est tout. Qu’est-ce qu’il a été lâche et qu’est-ce qu’il l’est encore ! Ses yeux plaqués contre le sol, il aimerait se laisser aller, affronter, mais il n’y arrive pas. Cette envie de permanente de vomir l’accompagne, vomir quoi ? La nausée de ses sentiments qui n’arrivent qu’à vivre dans son silence. Ce n’était que des caprices, il se détestait aujourd’hui, en ce moment, il avait tout raté.  


Le capitaine prend l’eau, il tangue de trop pourtant, il fallait qu’il gère les cycles de son être mort. En face de lui, une putain de miroir déformé, un vampire défoncé, qui cherche à se détruire dans une médication de substitutions. Charles n’a pas son appétit, il n’a même pas envie de pousser de l’alcool a sa bouche et s’y noyer,  même pas l’envie de porter a sa bouche toute sorte de médications, il a envie qu’on lui foute la paix. Souvent, il a pensé être un optimiste et on pense de lui qu’il l’est, mais c’est dans ses instants qu’il se dit que ses faux encore, il pourrait être qualifié de mélioriste, mais au fond ça n’a pas d’importance. Charles n’avait pas la force de s’énerver, de briller de son audace éternelle, il avait juste envie de se foutre dans son lit et dire merde au monde. Comme un caprice, couvrir le monde d’un drap et le laisser tourner. Descendre de la terre et y revenir, un jour quand il sera prêt. Qu’est-ce qu’il pouvait lui dire d’autre à part d’aller dans la voiture ? Ce n’était pas vraiment le mieux placé pour lui dire d’arrêter de se dégrader comme un con, de toute façon, il n’était personne pour qu’il l’écoute, c’était entre lui et lui. Charles n’allait pas à se mettre à analyser Kieran, il n’était pas psy et n’avait pas envie de le de venir. L’éloigner avait été naturel, éliminé le risque de se faire buter parce que même s’il s’en foutait sur l’instant au fond, il ne voulait pas crever de cette façon. « - Comme tu voudras. Mais ne fais plus jamais ça ! Sinon… » Sinon quoi ? Il allait lui casser une autre de ses flèches ? Qu’importe. Ses sourcils étaient froncés, il hocha la tête très sérieusement et puis ses yeux s’envola au ciel accompagné d’un soupir.  Charles serait au calme, même si l’épuisement le guidait, ses pupilles ne cessaient de ronger les ruines pendant que Kieran allait vers la voiture.

Les meurtrissures guidaient ses actes, il se retrouvait le pantin de celle-ci. De toutes ses ecchymoses tapissaient sur son être par les non-dits, par le silence, par la lâcheté de ne pas affronter ses propres émotions et d’être ce qu’il est, de s’être donné au possible et qu’on n’est jamais saisi le moindre mouvement qu’il a traîné dans une dévotion pure. Il n’avait jamais existé, n’avait jamais eu l’importance. Pathétique spectacle, il essaie de faire avec. Le flux dans ses veines continuait bien qu’il avait perdu l’envie de les alimenter. Si seulement ce n’était que la tristesse qui était peinte partout, il aurait pu la recouvrir, mais ce n’était pas que ça. C’était une suite dansante qui apparaissait et qui pénètre ses poumons pour venir le baiser. Les plaisirs avaient disparu, même se faire baiser ou baiser n’était pas attrayant. L’attitude bancale, il cherche dans les décombres des médicaments, des ressources, pour d’autres. D’autres qui le mérite, qui en ont besoin. Il fouille, cherche une bonne nouvelle, de quoi illuminé son regard, mais rien de bien, il n’y a que de la poussière et des cendres.


La voix maternelle traîne dans sa cage. Cesse de plaindre, cesse tes jérémiades, ce n’est qu’une perte de temps, cesse de te chercher des excuses à ta propre médiocrité, à tes échecs. Ça traîne, ça traîne dans le fond de son thorax. Les méandres de la solitude, le néant, l’instinct en vrac. L’anglais continue d’avancer en effaçant les brimades indistinctes, mais qui reste dans son poitrail ? Un poids avec lequel il doit vivre. Il trouve dans la poussière une boîte en fer, il l’ouvre et il y trouve des bouts de papier, des mots qu’on avait gardés. Se mord l’intérieur de ses joues, il est épuisé. L’allemand lui manque et il craque, compressant ses poings. Le sol lui paraît si prêt à épouser et tout lui paraissait si loin de ses pupilles. Eux, lui. Ranger comme cette boîte ayant pris la poussière, putain ce que ça lui faisait du mal. La peine était si facile, elle lui tendait les bras. Ce n’était pas un héros, son ventre était tout bousillé. Son cadavre lui jouait des tours. Il s’exclame un vieux «  Putain »  que lui seul entendra. Trop de mot qui s’agglutinent en lui, il a tout foiré.

Et puis un bruit assourdissant, une collision et ses yeux balayaient l’horizon. La voiture, un arbre. Ses yeux ont grimpé au ciel avec rapidité, entre le fait d’être complètement désespéré et agir rapidement. Son corps s’est mis à courir vers la voiture en question, Charles a essayé d’ouvrir la porte une fois. La force lui manquait alors il s’y soit repris une seconde fois. Kieran avait du sang qui dégouliner de partout, Charles se prenait tout ce spectacle en pleine gueule. Le Britannique extrait le vampire blessé de là, puis il l’a tiré plus loin de la voiture en fumé. La main de Charles à épousée la joue à Kieran «  Tu m’entends ? » Pour le réveiller, savoir s’il prenait conscience. «  Bordel qu’est-ce que tu as foutu » maintenant c’était sûr qu’ils s’étaient fait repérer a des kilomètres à la ronde. Le Britannique est retourné dans le coffre de la voiture pour prendre de l’eau qu’il y avait.   Il lui a balancé de l’eau au visage pour qu’il soit plus conscient et a foutu sa main avec un tissu sur sa plaie en appuyant dessus en espérant qu’il n’y ait qu’une plaie au front car le Britannique ne savait pas soigner.  






All smothered by my conscience and fear  i’m aching in the strangest places, can’t feel myself with distance. i forget that there’s a world outside, where i can be weightless in the sunlight  so many vices with me everywhere i go. i feel like i’m alone again & i’m fading, i know that this is how it ends.
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