The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

Partagez | 

 Die Stürme rufen dich | Léandre & Wellan

Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 55
Points RP : 70
Date d'inscription : 10/02/2018


Die Stürme rufen dich

Léandre & Wellan




Au loin, derrière les lueurs scarlatines d’une lune maussade, des vents se lèvent, une tempête se profile, menaçante, pernicieuse et surtout incoercible. Face à elle, il n’est rien dans les compétences de l’Allemand qui puisse ne serait-ce que la freiner. D’innombrables bourrasques, encore, qui s’écrasent dans son crâne et balaient ses pensées. Il se sent faible, si faible, face aux rafales pleine de tourments. Il est voué à n’en être que l’impuissant spectateur, enchaîné face à la conscience des menaces et des dangers qui tournoient au-dessus de lui tels des rapaces. L’inquiétude le ronge comme les métastases d’un cancer, la panique le guette mais il ne peut se laisser plier sous le poids de ses affres. Montrer le moindre signe de faiblesse devant cette tornade omineuse d’afflictions serait un échec cuisant, l’abandon avant la bataille. Une fois déjà Wellan avait baissé les bras, et aujourd’hui il se flagelle encore en se disant qu’il n’aurait jamais dû se permettre autant de lâcheté. Se battre, se battre, se battre. Faire fi de cette fièvre obsidionale qui ne cesse de le guetter, et avancer, un pas après l’autre, vers les ténèbres de l’inconnu, et ses souffrances, et ses joies… Peut-être qu’une tempête est bel et bien ce qu’il faut pour se débarrasser de toutes ces sombreurs.

Un geste lent, sous l’effet d’une tension palpable dans l’atmosphère tempétueux, sa main se pose sur la poignée et la porte s’ouvre dans un grincement railleur et familier. L’odeur caustique de l’absence embaume la pièce. Une ambiance pourrie jusqu’au cœur de l’aubier, qui s’amplifie quand tu n’es pas là. L’Allemand prend place sur un vieil appui-pied et passe ses mains froides sur son faciès marmoréen et dans ses cheveux indomptés. Il tente de réprimer le soupir de son inquiétude et de son exaspération, mais le silence ne le retient pas. Où es-tu passé encore, Léandre ? Ton frère se fait un sang d’encre. Mais, tu le sais, il ne peut t’en vouloir. Comment rester enfermé sans cesse, se demande-t-il, dans cette chambre glaciale qui se déguise progressivement en tombeau ? Tu le devrais ; mais après un an passé – plus ou moins – en quarantaine, peut-il te le reprocher ? Quoi qu’il en soit, tu n’es pas du genre à obéir à ce genre de conseils. Ton frère t’en veut certes de ne pas rester alité, sous contrôle médical, il t’en veut de mettre la vie des autres en danger et ton énergie à rude épreuve. Il voudrait que tu te ménages et que tu sauves le peu de vigueur qui t’habite encore pour tenir le coup ; toutefois il est également conscient que l’isolement peut altérer le bon raisonnement, et il ne peut que comprendre tes envies de sortie. Même si celles-ci se font incessantes depuis quelque temps.

Un appel à l’aimable Lahja, qui a accepté d’endosser la tâche épineuse qu’est celle de s’occuper de t’administrer les meilleurs soins possibles. Hélas, elle déclare ignorer elle aussi où se trouve ton évanescente personne. Wellan peut sentir au fond de lui que tu n’es pas loin, il sait que tu n’as probablement pas quitté les terres pour te rendre à Tullamore et rejoindre ton infant, cette fois-ci. Mais il a besoin de ta présence, sa langue est lourde d’une nouvelle foudroyante ; et ce poids volcanique est ce qui rend ton absence aussi pénible pour lui. Quelques appels, encore, et la vérité se tisse, véritable toile d’araignée dans laquelle ton frère se prend et s’enchevêtre comme une proie facile et naïve. Un nouveau soupir, mêlé de soulagement et de nervosité. Des sources fiables t’ont vu en compagnie de ton vieil ami, le roi déchu de Moismasem, proche de ce bunker enfermant une poignée des humains de Tullamore. Un frisson, effet de la tension et de l’inquiétude, parcourt l’échine de l’Allemand et son sang se glace. Ses membres ressentent le besoin de bouger, la nécessité d’évacuer cette anxiété, aussi commence-t-il à faire les cent pas, faisant grincer le parquet usé de cette pièce. Tu prends des risques inutiles en sortant, Léandre, et tu mets les tiens en danger. Dans ce cas précisément, c’est ta propre personne que tu places, sans protection, en plein milieu d’une autoroute aux heures de pointes. Du suicide, tout bonnement. N’as-tu pas trouvé mieux à faire que de calmer tes nerfs sur les gardes de Tullamore ? Te connaissant, Wellan conviendra que cette idée a, à tout le moins, le mérite de pouvoir être efficace. Tout ce qu’il te demande, c’est de ne pas mourir. Penses-tu en être capable, Léandre ?

Des secondes, des minutes, des heures. Peut-être sont-ce même des jours entiers qui ont passé. Des foulées empressées, dans le vide. Wellan t’attend de pied ferme, et l’écoulement du temps ne semble plus avoir le moindre effet sur sa patience, si bien qu’il expérimenterait presque l’isolement que tu subis quotidiennement. Il s’approche du lit sur lequel tu t’allonges habituellement et hume les effluves discrets de ton odeur qui s’en dégagent timidement. Il trouve cela si pénible – pour ne pas dire insoutenable –, de t’avoir toujours à proximité de lui sans jamais pouvoir te toucher ne serait-ce que la surface de ton derme. Il souhaiterait tant pouvoir ressentir à nouveau, une fois pour le moins, le contact de ta peau contre la sienne, même pour une simple caresse, aussi vaporeuse soit-elle.

« Léandre. » La porte s’est ouverte, tu entres enfin, et sans même t’adresser la politesse d’un regard, il articule, entre ses lèvres affamées, ces sons onctueux qui forment ton nom. L’espace d’un instant, ses paupières se ferment, savourant les mélodies harmonieuses de ta présence qui, lentement, calment le tumulte à l’intérieur de sa tête. « Assieds-toi. » Un ordre. Empli de douceur, certes, mais un ordre. L’Allemand ouvre les yeux et ses iris noisette plongent dans ton regard et, pourtant, n’expriment aucune colère, aucune remontrance, plutôt du soulagement et l’image d’une tension qui se lénifie. « Où étais-tu ? » Une question dont il connaît déjà la réponse, mais la vraie question se situe plutôt dans le fait de savoir ce que tu faisais à cet endroit. Et Wellan veut l’entendre de tes propres lèvres. Il désire te comprendre, plutôt que de te faire une morale redondante et futile. À pas méticuleux, les yeux humides, il s’approche de toi, et s’il ne suivait que ce que lui dictait son myocarde meurtri, il te serrerait contre lui, dans le creux de ses bras avides, mais cette barrière invisible se dresse de manière inéluctable entre vous, et la frustration qui va avec elle. « Bruder, à chacune de tes absences, je crains que… » Les mots s’étiolent et ne franchissent pas ses lèvres. Mais les pensées et les images brillent dans ses yeux. Il ne veut pas hausser le ton, il ne veut pas te réprimander tes actions. « La prochaine fois, laisse un mot. » Une voix trop flegmatique pour transmettre les émotions qui le meuvent, mais une maladresse verbale volubile. Tu sais très bien que tu es probablement le seule être capable de causer une brèche en son flegme légendaire, alors pourquoi lui causer des inquiétudes volontaires, Léandre ? Heureusement pour lui, son cœur a cessé de battre il y a bien des années, sinon les infarctus auraient été dévastateurs.  

NΞRIOИ



Dies wird die letzte Trän’ nicht sein, die glühend Herz-auf quillet, das mit unsäglich-neuer Pein sich schmerzvermhrend stillet. O laß doch immer hier und dort mich ewig Liebe fühlen, und möcht’ der Schmerz auch also fort durch Nerv und Adern wühlen. Könnt’ ich doch ausgefüllt einmal von dir, o Ew’ger, werden ! Ach, diese lange tiefe Qual, wie dauert sie auf Erden !
Revenir en haut Aller en bas
♠ Vampire ♠
Roi des Cendres
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 88
Points RP : 156
Date d'inscription : 26/06/2017

Die Stürme refun dich
- Léandre McGuinness & Wellan Von Bürgstag -




J’avais pris la fuite. Sans un mot. Sans ne rien dire à personne. Juste sous les conseils de Balian. Avec lui j’avais cette certitude que rien ne pourrait m’arriver. J’avais pris le risque de sortir enfin de cette chambre qui était la mienne pour aller respirer l’air pure de l’extérieur. Changer de celle putride qui s’encastrait dans les moindres recoins de ces appartements qui étaient les miens. J’avais besoin de faire le vide, de me sentir vivre pour réaliser que je n’étais pas encore mort, et Balian venait de m’offrir tout ce dont j’avais besoin en une seule nuit. Du réconfort, des actes, des gestes, il m’a donné tout ce que je voulais, tout ce dont j’attendais. N’en pouvant plus du regards remplis de pitié qu’on me lançait constamment. L’inquiétude qui émanait de tous ces regards me tuait sans doute bien plus que ce putain de virus, et de ça, mon ami l’avait compris. Lui qui n’avait jamais eu grande compassion pour qui que ce soit, m’avait pourtant fait comprendre son inquiétude. J’ai compris que oui, mon cas les poussait tous à se faire du souci pour moi. Mais moi, tout ce que je voulais, c’était qu’on arrête avec ça et qu’on se demande plus ce que je voulais moi. J’avais besoin de me sentir vivant et non mourant. De sortir de cette chambre, de respirer l’air de dehors, et de me dire que putain, tout n’était pas foutu. Que je pouvais me battre. Et survivre. Parce que me voir remporter cette batail n’était-ce pas ce que l’on attendait le plus de moi ? Me voir continuer d’avancer et combattre cette saloperie qui coulait dans mes veines. Balian avait tout simplement réussi là où tous avaient échoué. Il m’avait redonné goût. Tout simplement. Ce goût en l’espoir de vivre.

Alors oui j’étais parti. Sans laisser de mot, sans rien. J’avais pris une douche, je m’étais paré de mes plus beaux apparats, et j’avais pris la tangente pour la nuit. Sans te dire quoi que ce soit. Je savais que tu viendrais me voir, très certainement, comme tu le faisais de façon quasi quotidienne depuis que l’on venait de se retrouvait. Je te savais inquiet, et très franchement, ça aussi, ça ne m’aidait pas. J’avais conscience que le sacrifice que j’avais fait pour toi était mal passé, que tu m’en voulais, mais vaut mieux une mort lente et douloureuse qu’une éternité sans toi Bruder. Comprends-le. C’était égoïste, je le savais. J’en avais pleinement conscience. Mais je t’aimais à un point qui restait sans doute inimaginable. Je t’avais retrouvé, et te sauver avait été naturelle. Te sauver de la torture, de la blessure, de la mort aussi. Je préférais te savoir en vie et m’en vouloir que de te savoir mort. Alors tant pis, que ton amertume aille se faire foutre. Moi je ne regrettais pas mes choix. Jamais. Je les assumais et pour te le prouvais j’allais tout simplement recommencer à vivre. Recommencer à prendre soin de moi plutôt que de me laisser périr. J’allais me battre, et j’allais survivre aussi. Je ne pouvais mourir comme ça. Ce n’était pas moi. Cette mort n’était pas la mienne. Et j’allais pour la énième fois de mon existence tendre mon majeur magistral à cette putain de faucheuse de mes deux. Tout ça pour toi mon frère. Parce que j’avais conscience que toi aussi, tu peinerais sans doute à continuer sans moi malgré cette amertume qui te ronge. Crois-moi mon frère. Toi et moi, on s’aimait, de façon irrationnelle. De faon démesuré. Et j’étais prêt à tout pour te le prouver.

Je n’ai pas eu besoin de rentrer pour savoir que tu étais là, en train de m’attendre. Pouvant sentir ton inquiétude émaner a des kilomètres à la ronde. Respires Bruder. Je sais bien que c’était impossible et compliqué. Mais crois-moi, il fallait que tu te détendes. Je n’allais pas m’évaporer dans la nature, pas maintenant. Et j’avais pris mes précautions pour ne contaminer personne. Gants, grands manteau de cuir arrivant jusqu’à mes chevilles, seul mon visage était exposé au jour. Je n’étais pas fou. Pas encore tout du moins et pas encore tout à fait sénile. J’avais conscience des risques, mais j’avais besoin de ça tu comprends ? M’attendant à une tornade de reproche j’ai fini par actionner la poigner après avoir fait glisser ma carte d’accès dans le lecteur. Léandre. Oui c’était moi. Il n’avait suffi que de t’entendre prononcer mon nom pour savoir combien tu étais sans doute soulagé de me voir revenir en un seul morceau. S’en est suivi d’un ordre. Doux, délicat, mais ordre quand même. Levant les mains vers le ciel en signe que je me rendais. Tout simplement. Je t’ai simplement souri, délicatement. Je n’avais rien fait de mal Wellan. Je te le promets. Tout ce que j’avais fait c’était aller prendre un peu l’air avec un ami. Ami que tu ne portais certes pas dans ton cœur, mais je n’étais plus un enfant. Baissant les mains j’ai simplement retiré ma veste, la déposant sur l’accoudoir du canapé, m’avançant vers le bar. J’avais besoin d’un verre. Et vu ta tête, toi aussi, très certainement. Ne me fais pas croire le contraire, parce que crois-moi, je ne te croirais pas.

« Tu me laisse prendre un verre avant ? Je t’en prie Bruder, regardes, je tiens debout, je suis pas rentré en rampant. »


En rampant. Non, mais j’avais conscience que ça aurait pu être le cas si j’étais aller au bout de mes idées. Faire cramer ce bunker. Me venger, leur faire du mal pour me sentir mieux. J’en crevais d’envie putain, si seulement tu savais. Mais j’avais aussi conscience que ce n’était pas le moment. Que si j’avais été au bout je ne serais sans doute jamais rentrée. Et ça, ça ce n’était pas pensable. J’ai laissé le liquide ambré remplir deux verres, t’en tendant un de ma main gantée alors que je suis venue la poser sur ton épaules une fois libre, te la frictionnant un peu, légèrement, en signe de réconfort et d’affection. Je savais que tu étais inquiet, mais regardes, j’essayais d'aller mieux crois-moi s'il te plait. Tu n'avais pas conscience de combien ça me faisait mal de te voir comme ça. Tu semblais fatigué, exténué même. Depuis combien de temps tu n’avais pas dormis ? Des journées entières ? Des semaines ? Tu crois que tu étais le seul à pouvoir t’en faire pour l’autre ? Je t’en prie Bruder, tu n’avais pas ce monopole. Clairement pas. J’ai tout de même relâché ton épaule, allant m’assoir sur le canapé, t’écoutant pour ne pas te mettre encore plus en rogne. J’ai failli recracher ma gorgée dans mon verre quand t’as prononcé ta dernière phrase. Te laisser un mot ? te souriant avec la plus grande des malices, je me suis allumé une clope, croisant les jambes, me mettant à l’aise. Je voulais tant pouvoir te rassurer. Je voulais tant que tu puisses te dire que j’allais bien. Enfin en tout cas, que je finirais oui, par aller mieux.

« Un mot ? Tu crois que les ados rebelles laissent un mot à leur père quand elles font le mur peut-être ? ‘Lan écoute. Je sais que tu t’inquiètes mais si tu m’enferme et m’empêche de vivre comment tu veux que j’essaye d’aller… Mieux ? Je sais que d’aller rendre visite à Graydon c’était une putain de connerie, mais là je suis juste aller prendre l’air, rien de plus. Tu ne peux pas continuer à me garder en quarantaine comme ça. Bruder.. Je veux revenir… Je veux vous aider à préparer l’offensive. Tu sais très bien que je peux vous êtes utiles. Laisses-moi revenir s’il te plait. Au moins un petit peu. Dans la mesure du possible. »

Je te regardais, frustré de ne pas venir te toucher. De ne pas venir poser une main aimante sur ta joue afin de te rassurer, afin de te promettre que tout irait bien dans le meilleur des mondes. J’avais conscience que c’était bien plus compliqué que ça, que la blessure elle était autant physique que psychologique. Que j’étais encore sans doute traumatisé de tout ce que j’avais pu vivre à Tullamore en vu de cette rage qui m’animait. Oui, je voulais me venger, oui, je voulais les faire payer. Ca aussi ça m’aider à avancer. Ca aussi, c’était ce qui me donnait la force de me sortir de ce lit. Me rapprochant de toi, je suis venu poser une main sur ton genou. Ces putains de gants m’empêchant tout contact physique commençait sérieusement à me gonfler. J’avais envie de contacte, de peau contre peau, et non pas de tissus contre tissu.

« Jayden et McGrath vont trouver le remède mon frère. On touche au but. On va y arriver. Mais si on espère un jour sortir d’ici et retrouver notre liberté tu sais tout aussi bien que moi que ça ne peut que se faire dans le sang, et non pas de façon pacifique. J’ai conscience d’avoir été trop loin en m’emparant de River Crow. Mais ce n’est pas une raison pour vivre comme des esclaves. On doit attaquer ‘Lan. Et tu sais tout aussi bien que moi qu’une fois rétablis tout s’enchainera sans doute très vite. J’aurais pu buter McFaden aujourd’hui. Il était là, à portée de main. Et crois-moi que Balian n’a rien fait pour m’en dissuader. Mais je n’ai rien fait… Ce n’était pas le moment. Mais quand ça le sera, le bon moment, il faudra reparler de ça mon frère. Et là on ne parle pas que de nous mais également des milliers d’humains qui se sont vu enfermés ici injustement parce que Tullamore a décrété que c’était un sacrifice utile. »

Préparer l’offensive, oui, il le fallait. Mais avant ça il fallait que j’aille mieux. Que je me remette de toute cette histoire. Que Jayden et Killian trouvent un remède, trouve le moyen de nous sortir de cette galère, et ça pouvait prendre un certain temps. Seulement je le sentais, le temps, je n’en n’avais plus beaucoup… C’était une certitude. Il m’était compté.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



March of Mephisto
I am the thorn in your side that seeks accomplishment reminding the mortal of death. I am the spore of your pride, an angel heaven sent. The master of all. You know just who I am. Don't be so distant, cause when you're lost, I am solely there to share your grief. Wailing for your sorrow is only my way to comfort you. Reminders of innocent youth, waiting for morrow. You're lonely. I name your solitude, I speak the truth.
Revenir en haut Aller en bas
Vampire
Caïn's child
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 55
Points RP : 70
Date d'inscription : 10/02/2018


Die Stürme rufen dich

Léandre & Wellan




Un verre. C’est la première chose qui sort d’entre tes lèvres affaiblies lorsque tu entres dans la pièce. Tu veux boire un verre avant d’entamer une discussion avec lui, comme si c’était une véritable peine que tu ressentais avant de devoir parler à ton frère. Encore ton frère. Encore lui à s’inquiéter. Encore lui à te coller au séant, à te sucer ton énergie comme une sempiternelle tique. Wellan avait bien conscience de la lourdeur de sa présence presque ininterrompue à tes côtés, mais il préférait cela plutôt que de se désintéresser totalement de ton état et te laisser dépérir jour après jour. Il n’en était tout bonnement pas capable, à vrai dire. Il se devait, pour lui, pour toi, de faire le maximum possible, quitte à ce que ce soit trop, et trop lourd, même s’il avait conscience que dans un sens, son comportement de frère-poule te faisait parfois royalement chier.

« Bien heureusement que tu n’es pas rentré en rampant, Léandre. », te glisse-t-il avec une certaine bienveillance, certes, mais avec également une lueur plus menaçante s’éveillant dans son regard. « Sers-moi un verre aussi. », fait-il finalement sur un ton plus doux.

L’Allemand repose son corps sur le coussiège dans l’embrasure de la fenêtre, laissant son regard se glisser entre les rideaux opaques et se perdre dans la nuit, et laissant l’inquiétude lentement s’extirper de son corps constamment tendu. Tu es là, en chair et en os, en un seul morceau, et un semblant de vie anime encore ton regard. Un état qui n’est pas réellement prometteur mais qui suffit à lénifier un peu les angoisses de ton frère. Ses yeux restent accrochés à l’obscurité de la nuit même lorsque tu glisses le verre dans sa main, et que tu empoignes chaleureusement son épaule. Sais-tu à quel point ce contact est douloureux pour lui ? Chaque tentative de proximité semble lui insuffler réellement un sentiment d’éloignement encore plus intense, qui le poignarde en plein sternum, lui écarte la cage thoracique et lui arrache le cœur.

« Léandre… Tu es en mesure de faire preuve de plus de maturité qu’un adolescent rebelle, tu ne crois pas ? » Wellan sourit légèrement, mais avec peine. Une tension siège en son cœur, mêlée d’un certain soulagement mais ce dernier peine à prendre le dessus sur son agitation. Que faire, comment lui dire ? L’Allemand éprouve énormément de difficulté pour se réjouir de ce dénouement qui approche, assurément, car il se demande : que va-t-il en coûter cette fois-ci ? « Je suis conscient d'être étouffant pour toi. », poursuit-il, les yeux brillants. « Et je te demande pardon, j’ai de la peine à agir différemment. Mais crois-tu que je t’aurais empêcher d’aller voir Balian ? Ou ton infant ? Ce n’était pas une connerie d’aller le voir. La connerie a été d’y aller seul et de ne prévenir personne. » Quand cesseras-tu de sous-estimer l’aide que ton entourage peut t’apporter et de t’isoler sans raison ? « Je ne veux pas que ma présence et que mes exigences soient pour toi synonyme de prison, ou de quarantaine. Nous sommes déjà bien assez enfermés. J’essaie simplement de limiter les risques et… que tu gardes ton énergie pour combattre la maladie plutôt que pour perdre un temps qui est plus que précieux. »

Wellan décèle cette même frustration dans tes yeux que dans ses propres pensées. Cette frustration car le moindre contact est interdit, alors que toutes les cellules de son corps crient pour se lier avec les tiennes. Aujourd’hui plus que jamais. Maintenant qu’il t’a retrouvé, maintenant que vous parvenez à vous parler, il est condamné à ne plus pouvoir te toucher, et ce titillement que la frustration d’en être incapable lui insuffle commence à être insupportable. Il trempe ses lèvres dans le liquide ambré et laisse les différents arômes volatiles capter ses pensées et ses tourments, tenter de les dissoudre, tandis qu’il tend une oreille attentive à tes paroles. Tu mentionnes Fellanderson et McGrath, et l’angoisse ruissèle à nouveau en lui. Un remède. Va-t-on pouvoir trouver ce satané remède ? Va-t-on parvenir à l’extirper d’entre les griffes acérées de Tullamore ? Il n’est vraiment pas coutume de voir Wellan habité par si peu d’espoirs, lui qui fut autrefois le pilier de bien des vies, de bien des ciels emplis d’espérances. Il porte encore en lui l’emprisonnement de ses idéaux, des valeurs qui furent les siennes. L’homme de renom, aux allures inébranlables, que tout le monde pense connaître est aujourd’hui engourdi, son zèle et son optimisme avec, comme s’ils mouraient à petit feu comme toi.

Mais tes paroles semblent détenir les possibilités de refaire naître les tripes de l’Allemand. Tu as raison, Léandre, l’offensive est incontournable. Une offensive, douloureuse, contre le genre humain, pour le genre humain. Il s’agit simplement de se battre pour ses convictions. Se battre pour la justice. Défaire l’injustice. Wellan se sent incapable de préparer une offensive contre les êtres pour lesquels il s’est toujours battu. Tant que tu n’iras pas mieux, les problèmes extérieurs resteront derrière cette priorité. Celle de te soigner. Mais maintenant, les deux sont étroitement liés. Wellan a besoin de ton aide, Léandre. L’offensive est incontournable… l’offensive est incontournable.  

« Léandre… Fell’s et McGrath ont trouvé le remède. » Une flamme illumine ses iris mordorées, comme si le fait de prononcer ces paroles, le fait de te les balancer sans la moindre subtilité, rendait finalement leur signification réelle. Une lueur d’espoir qui s’embrase dans ses pupilles, mais qui peine à se répandre. « Les échantillons que Graydon t’a donné ne mèneront nulle part, et ce fait là est notre indice. Théodore est un homme méticuleux, il ne laisserait d’accès à aucune preuve, à moins qu’elle soit délibérée. Jayden et Killian pensent donc que Théodore garde l’antidote toujours près de lui. » Une main passe sur son visage. Il te lance un regard t’annonçant la logique de ses paroles : « Et qu’a-t-il toujours près de lui, Léandre ? »

Wellan n’a pas besoin de te le dire. Il n’est rien, si ce n’est son propre sang et son jouet favori : Graydon. Ton infant. Ton frère passe ses deux mains sur son visage, la fatigue s’abreuvant de son énergie vitale, le rendant faible aussi bien physiquement que mentalement, l’empêchant également de réfléchir correctement. Il sirote l’alcool de son verre comme s’il buvait un café, l’esprit éreinté et tendu.

« Je te le concède, Bruder, il nous faut passer à l’offensive. Nous n’avons… malheureusement plus le choix. »

L’Allemand aurait voulu négocier, et il a déjà essayer par maintes fois d’entrer en contact avec les O’Brian par le biais d’Amanda et de cette relation qu’il entretient avec elle, mais à chaque reprise, on ne lui avait montré que des portes fermées, et quand bien même les oreilles importantes auraient daigné l’écouter, le prix de la justice est bien trop élevé pour entrer en négociation. Ils ne sont qu’eux, les habitants de l’île, victimes de la plus grandes des injustices, contre tout le reste. Wellan est encore sidéré de la situation qu’est la leur. Il essaye de comprendre les chemins qui les ont menés jusqu’ici, eux et l’Humanité, mais il doute de comprendre véritablement. Il est donc venu le temps de montrer la main de fer plutôt que le gant de velours.

« J’ai besoin de ton aide, Léandre… » Et Diable qu’il n’aime pas prononcer ces mots alors que tu atrocement malade. Il se lève, se massant les tempes, bâillonnant son harassement. « Il faut qu’on récupère l’antidote. Il faut qu’on récupère Graydon. Il le faut absolument, mein Bruder. Et le temps presse. » Or, le vampire est conscient qu’il est dangereux d’agir dans la hâte. Il s’approche de toi, lentement, sa carrure retrouvant progressivement de sa détermination et de sa fermeté, la flamme de ses yeux retrouvant de sa passion et de sa volonté. Il s’agenouille à tes pieds, aux pieds du canapé sur lequel tu es installé, cherchant cette proximité interdite. « Parlons-en maintenant, si tu le veux bien. Parlons de cette offensive. »

Il te le demande, malgré le fait qu’il vienne probablement de larguer une bombe dans tes pensées. La nouvelle n’est pas sans arme ravageuse, Wellan s’en rend bien compte. Mais le temps presse, et il sait pertinemment que tu en est pleinement conscient. Parlons-en, Léandre. Aussitôt que tu es prêt, préparons-la, cette offensive.

NΞRIOИ



Dies wird die letzte Trän’ nicht sein, die glühend Herz-auf quillet, das mit unsäglich-neuer Pein sich schmerzvermhrend stillet. O laß doch immer hier und dort mich ewig Liebe fühlen, und möcht’ der Schmerz auch also fort durch Nerv und Adern wühlen. Könnt’ ich doch ausgefüllt einmal von dir, o Ew’ger, werden ! Ach, diese lange tiefe Qual, wie dauert sie auf Erden !
Revenir en haut Aller en bas
♠ Vampire ♠
Roi des Cendres
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 88
Points RP : 156
Date d'inscription : 26/06/2017

Die Stürme refun dich
- Léandre McGuinness & Wellan Von Bürgstag -




La seule chose que j’ai trouvé à faire en t’écoutant fut celle de sourire. C’était sans doute égoïste, mais tu t’inquiétais, et moi, ça me suffisait à m’aider à me sentir mieux malgré cette douleur persistante qui ne me lâchait plus. Parce que oui mon frère, j’avais beau faire comme si tout allait bien, j’avais mal. Ca me consumait de l’intérieur, me tordait les entrailles, et cette voix dans ma tête, celle qui me hurlait d’en finir pour arrêter d’agoniser. Je souriant, mais putain, intérieurement je grimaçais tant je douiller. Tout était dans le paraitre, pour ne pas t’inquiétais d’avantage, parce que crois-moi, je voyais bien que t’étais au bord du précipice Bruder. J’avais juste envie de venir te prendre dans mes bras, de te dire que tout irait bien, mais c’était sans doute mentir, parce que je n’en savais rien. Je parlais de Jayden et de Killian comme si c’était une évidence. Mais ni Jayden ni Killian n’étaient des Dieux et je n’étais pas débile. Il y avait des limites à l’intelligence, et même Fell’s en avait. Des minces, mais il en avait quand même, c’était évident. J’avais peur de mourir, j’avais peur de disparaitre, de t’abandonner, de finir par bouffer les pissenlits par les racines et de laisser les asticots dévorer ma carcasse nauséabonde. J’avais peur oui. Mais si je te le montrais, en quoi ça t’aiderait ? Je ne pense pas non. Bien au contraire. Ca pousserait au désespoir, et crois-moi, on avait besoin de tout sauf de ça. D’agir en désespoir de cause parce que tout ce qu’il nous restait c’était cette toute petite lueur d’espoir...  

Lueur d'espoir dont tu as fini par parler. Le remède. Des hypothèses. Des spéculations. Mais pas impossible. Je t’ai regard, interdit, n’arrivant plus à lever le verre jusqu’à ma bouche. Les yeux grands ouverts. Ils l’avaient trouvé. Il avait été là, tout près de moi, et je n’ai rien fait. J’ai hurlé de peur de l’avoir contaminé, j’ai hurlé de toute mes forces à l’idée de lui avoir fait du mal pour en fin de compte réalisé que ça n’avait servi à rien. Thédore était le Roi des enculés. Il était perfide, mesquin, sadique, ça ne faisait plus aucun doute. Sa convocation n’avait pas été là par hasard. Et il avait suffi que de cette soirée pour comprendre que la réponse était là, devant nos yeux, depuis toujours. Mon verre a fini par glisser de mes mains alors que tu venais vers moi, là, à mes pieds, m’implorant mon aide. Ne me regarde pas comme ça, non. Là tu agis en désespoir de cause et ce n’est pas ce qui était prévu. Ce n’est pas comme ça qu’il faut agir Bruder, ressaisis-toi ! Mais tu voulais savoir, et moi, j’étais là, sans rien dire, étourdis par cette nouvelle que tu venais de m’annoncer. N’y croyant sans trop y croire. Je n’avais pas envie de mourir, oh que non, je n’avais pas envie de ça. Mais je m’étais résigniez à cette idée. Petit à petit, je m’y faisais, parce que je n’avais pas le choix et maintenant ? Maintenant j’avais peut-être un espoir de continuer d’avancer... De monter l’offensive et de frapper afin de nous venger. Afin de montrer qui nous sommes. Qui je suis...  

La vengeance. On avait toujours sur ce qu’elle faisait de moi. On avait toujours vu le résultat. Et si je te perdais encore à cause de ma cruauté ? Et si tu n’assumais pas ce que j’étais en train de préparer ? Et si tu disais ce que tu disais, là, maintenant, simplement à cause de la colère ? Tu savais de quoi j’étais capable quand j’agissais sous la colère. Tu savais comment j’étais quand je me laissé guidé par cet unique instinct. Je ne supporterais pas de te perdre Wellan. Non. Je n’avais pas fait tout ça pour te perdre par la suite. Pourtant j’ai posé une main gantée sur ta joue, te fixant avant de me relever, faiblement. Hésitant. Etais-tu vraiment à tout pour nous libérer Bruder ? A tout sans limite ? Parce que ce que je m’apprêtais à te dévoiler dépasser de très loin tout moralité. Pourtant j’ai sorti les plans de cet abattoir. Les dépliant sur la table central du salon, t’invitant à venir observer ce qui était indiqué dessus. Non, nous n'avions pas le choix, tu venais de le dire, mais nous sommes trop faibles pour agir et tu le sais. Le manque de sang, la peur, Tullamore nous tenait par les couilles et ça ne tenait qu’à nous d’inverser la balance sans se faire remarquer. Alors je t’ai laissé jeter un œil aux plans, m’allumant une cigarette avant de prendre appuis sur la table pour ne pas tomber. Il falait que je prenne l’antidote, et vite. Je n’en n’avais plus pour longtemps, je pouvais le sentir. Alors oui, on devait agir, et très vite.  

« Pour faire le bien et protéger le nôtre, on doit faire le mal. Quelque part. On ne peut pas continuer de demander aux hommes de Riverdale de nous donner de leur sang. On n’a besoin d’eux et de leur total capacité. Malheureusement nous sommes trop faibles pour agir. Alors c’est l’unique solution que j’ai trouvée pour regagner des forces dans le secret le plus absolu. Ils nous massacrent mon frère. A nous de les massacrer en retour. Mais je t’en supplie Wellan, ne me le fait pas regretter sinon on arrête tout de suite. Je ne supporterais pas de te perdre encore Bruder. Je préfère mourir que de revivre ça. »
 

En prononçant ces mots c’est moi qui suis revenu à ta hauteur. Posant une main sur ton avant-bras, plongeant mon regard dans le tien. Je t’en prie, dis quelque chose. Si tu me prends pour un monstre alors je brulerais ces plans, trouverais une autre solution mais tu sais aussi bien que moi que je manque cruellement de temps en ce moment. Je suis à l’écart de tout, enfermé dans cette chambre pour le bien de tous. J’aide comme je peux, et malheureusement, en faisant ce que j’ai toujours su faire de mieux. Le mal. En pensant sans la moindre moralité, en me fixant sur un seul objectif, notre survie à nous, et non pas le leur. C’est ça être en guerre Wellan, et que tu le veuilles ou non mon frère nous sommes en guerre ! Alors je t’implore de ne pas me haïr pour ça, pour essayer tant bien que mal de nous libérer de l’emprise de Tullamore. Mais si c’est u détriment de nous alors je préfère ne rien tenter et laisser la maladie continuer son chemin dans mes veines. Je n’en pouvais plus de ne plus te toucher, de ne pas pouvoir te prendre dans mes bras sans te faire du mal. Mais je refusais de te voir déçus pour ça. Relâchant ton avant-bras, j’ai fait un pas un arrière, sans te quitter des yeux.  

«Je t’en prie dis quelque chose. Je sais que c’est mal, je sais que... C’est cruel et radicale mais tu crois qu’eux se soucient de savoir ce que l’on ressent ? Se sont ls tiens qu’ils ont condamné en prétextant que c’était des dommages collatéraux. Ces hommes ne sont pas humains Wellan et tu le sais. Mais si c’est au-dessus de tes forces on trouvera autre chose d’accord ? Tout se a quoi j’aspire, là, maintenant, c’est de retrouver Graydon, prendre le remède pour enfin pouvoir te prendre dans mes bras sans crainte. Je veux pouvoir te toucher mon frère, et seulement là je pourrais m’excuser de tous le mal que je t’ai fait. »

M’excuser, me faire pardonner, c’est tout ce que je demandais. Me rendre malade nous avez rapprocher comme jamais. Toi tu t’inquiétais, tu m’en voulais d’avoir fait ça pour te sauver et moi ? Moi tout ce que je cherchais c’était réparer mes erreurs. Alors je refusais d’en ajouter davantage à ma liste si c’était pour te voir m’incendier du regard et me condamner en pensant que c’était l’unique solution pour me sauver. Comme en 1700. Mais pour aller chercher le remède on devra être au sommet de notre forme. Et pour cela, il faudra se nourrir, et je refuse de sacrifier un seul homme de Riverdal, un seul de nos allier pour me sauver moi. J’avais écrit cette putain charte, je l’avais pensé avec toi, nous unifiant pour la première fois. Alors il était hors de question de la violer. Se serait eux... ou nous, et tu le savais tout aussi bien que moi Bruder...  





©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



March of Mephisto
I am the thorn in your side that seeks accomplishment reminding the mortal of death. I am the spore of your pride, an angel heaven sent. The master of all. You know just who I am. Don't be so distant, cause when you're lost, I am solely there to share your grief. Wailing for your sorrow is only my way to comfort you. Reminders of innocent youth, waiting for morrow. You're lonely. I name your solitude, I speak the truth.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Die Stürme rufen dich | Léandre & Wellan
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» APRES LE PASSAGE D'ANDRE APAID
» souper andre fraikin
» souper sphaghetti andre fraikin
» Léandre d'Erac [Validé]
» Un geste d'humanité {Léandre de Vallombreuse & Benoît de Courtenvaux}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Island Of the Damned ::  :: Belfast :: Le Château-
Sauter vers: