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 No more words Feat. Callan de Rhénanie

♦ Humain ♦
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No more words
Lyes Outis ft. Callan


Tu voyageais. Par-delà les hauteurs des falaises longeant la frontière sud des limbes. Ton regard happé par la ligne indéfinissable que formaient le ciel et l'océan. Exactement de la manière dont le bleu-vert de tes yeux était venu disparaître dans les ombres agitant les prunelles de Dawn.

Autrefois. Dans un autre monde. Pas meilleur, mais juste ailleurs. Lorsque tu ne sentais pas encore tes pointes de pieds vaciller dans le vide. Marchant à l'aveugle. Tes racines ne puisant désormais plus leur force au cœur de tes origines. Coupé de cette autre hémisphère de la terre qui t'avait vu grandir. Tandis que l'appel du danger dépassait toujours plus dangereusement les limites de ta raison. Et peut-être que si tu te jetais en bas tête première et à corps perdu, alors peut-être bien que c'est entre ses bras à elle que tu tomberais. Après tout, n'était-ce pas pour ça que tu venais te suspendre en bordure de précipice ? Le bruissement du vent s'engouffrant dans la roche te faisant légèrement tanguer. Ton équilibre précaire te causant quelques désagréments depuis qu'une bombe avait fait imploser tes tympans. Te rendant presque sourd de l'oreille droite. Il paraît. Pour ce que les médecins t'en avaient dit.

Des toubibs américains, avec un accent à couper au couteau. Décidément. Tout te ramenait sans cesse à Dawn. Son prénom se dessinant sur tes lèvres. Au point que ta bouche s'arrondissait en entendant au loin le tonnerre gronder. Ce décor lui aurait tellement plus. Majestueux. Grandiose et hors du temps. Le ressac se fracassant juste en dessous, et faisant pleurer des larmes de sel sur tes joues. Te remuant trop fort pour que tu restes impassible devant ce spectacle ahurissant. Des éclairs zébrant le ciel, des échos de la tempête faisant rage se manifestant au large. Mais tu n'étais pas assez lâche pour sauter.

Toi, tu avais combattu. Durant la moitié de ton existence. Menant le Djihad en terre Sainte, de sorte que tes croyances t'interdisaient de te donner la mort. De fait, tu attendais. Que le Tout Puissant Te rappelle à Lui et qu'Il pèse ton âme dans la balance au moment du jugement dernier. Même si tu te savais déjà promis aux tourments éternels de l'enfer. Puis, en bruit de fond, par-dessus les cris d'agonie que l'océan poussait à chaque fois que les falaises transformaient sa surface lisse et mousseuse en véritables lames de fond, tu croyais percevoir des appels à l'aide. Gêné par cette surdité partielle qui t'handicapait, mais les sens en alerte. Attentif. Trop habitué à te retrouver face à ce genre de situation pour ne pas comprendre très rapidement ce qui se passait. Donc, tu as profondément inspiré. Remplissant tes poumons d'air, et fermant les yeux. Pour mieux juguler et ralentir ton rythme cardiaque. Tes doigts attrapant la sangle de ton arme afin de la décrocher. Froid. Calme. En parfait contrôle.

Rouvrant tes paupières closes pour finalement reculer, et te dissimuler derrière des écueils. Observant la scène. Tranquille. Limite paisible. Le bleu-vert de tes yeux prenant une teinte glaciale. Excité à l'idée que le vampire qui pourchassait la femme courant pour sauver sa vie puisse à son tour devenir la proie. Ne te souciant guère que la chaleur circulant dans tes veines attire son attention.

Et d'un coup, tu te mettais à découvert. Attendant que la fille s'éloigne et que lui réapparaisse dans ton champ de vision. Sans te presser, ni prendre la peine de te sécuriser.

Puis, tu ouvrais le feu. Lui criblant le dos de balles, en rafales. Avant de courir dans sa direction et de lui asséner un violent coup de pied à l'intérieur de l'un de ses genoux. La crosse de ton semi-automatique s'écrasant sur sa nuque pour le coucher au sol. La femme qu'il poursuivait te dévisageant, incrédule. Pendant que toi, de ton côté, tu lui faisais signe de dégager et que tu balançais ton arme pour te saisir de la dague que tu gardais toujours à porté de main. Sa gaine attachée à ta cheville, sous ton jean. La capuche de ta veste dissimulant en partie ton visage à la faveur de la nuit.

S'il t'y obligeait – c'est en lui tranchant la gorge et en détachant sa tête de ses épaules lentement – en lui sectionnant chaque artère l'une après l'autre, que tu le décapiterais. Te tenant là, droit, debout sur tes deux jambes. Le toisant de toute ta hauteur. Muet et immobile. Le regard fier, prêt à le finir...
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Vampire
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| no more words |


is it sick of me to feed the animal in you ?
is it sick of me to watch the wicked way you thrill ?

Elle courait. À s'en érafler le cœur. Brisant ses souffles à chaque foulée supplémentaire. En quête de vitesse et d'échappée belle. Les vrombissements de son muscle moteur martelant les tympans de l'antique vampire qui la pourchassait sans relâche depuis quelques heures maintenant. Il l'aurait à l'usure. Lorsque ses poumons, échauffés par l'effort acharné, choisiront de faillir à leur fonctionnement. Lorsque sa silhouette ornée de courbes graciles s'effondra au sol et finira par ramper lamentablement. C'est en observant ses proies que les lambeaux de son ancienne vie s'agitaient parfois. Quelque part entre l'oppression de l'ennui et la lassitude de l'agacement, le murmure de leurs respirations éreintées lui rappelait à quel point les hommes pouvaient être fragiles et éphémères. Combien lui-même avait pu l'être durant l'espace de quelques années seulement. Ils étaient pourtant forts de leur prolifération massive et de cet instinct naturel qu'ils avaient de s'entre-tuer, parfois pour une mince bouchée de pain. Pantins d'une autodestruction ancestrale, cadencée par les dorures de ces vices qu'ils érigeaient au statut de blasphème face à l'entité moralisatrice à laquelle ils se soumettaient par souci de conscience. Rien n'était louable au creux de ces pluies d'artifices en lesquelles leurs pauvres esprits tournoyaient. Pourtant, l'opacité de leurs crimes était pour l'allemand claire comme de l'eau de roche. Son regard ne déchiquetait pas leurs faiblesses mais bien l'horreur de ce qu'ils ont toujours été. Aucun sourire docile n'aurait pu le convaincre d'une possible innocence. Les effluves charmeuses dont suintaient faussement ces révolutionnaires rédemptions ne faisaient que dessiner sur ses lèvres l'ombre déformée d'un rictus hautain. Les hommes sont, par définition, une erreur de la nature et si des créatures telles que Callan existaient en ce monde, ce n'était bel bien que pour les réduire à néant.

Elle courait donc. Comme une biche terrifiée. Depuis les sous-bois jusqu'aux abords des falaises vers lesquelles l'Immortel la poussait. Amusement classique. Presque cliché tant la scène se répétait dans les pans de son quotidien tâché d'hémoglobine. Il l'observait sans émotion particulière. Puisque les seules failles qui marquaient son âme n'étaient que craquelures dans le désert asséché de sa compassion. Elle n'était qu'une perte de place, qu'un encombrement gueulard qui froissait la tranquillité environnante à coup d'égocentrisme individualiste. À tant vouloir se faire entendre, il allait sans doute commencer par lui arracher les cordes vocales. Il lui faisait donc subir les sensations chthoniennes d'une implacable mise en danger. Elle lui vrillait l'encéphale d'une adrénaline salie par l'irrévocable nécessité de fuir la menace. Incapable de simplement lui faire face. La femme était faible, déjà à bout de force. L'odeur de sa sueur filait sous les narines du vampire qui ne se préoccupait que de tuer le temps, focalisé sur ce roulement de hanches qu'il contemplait du corps de la mortelle, perdue au cœur de cette course effrénée à laquelle il s'apprêtait à mettre un terme.

Une fin, ponctuée de rien. L'oubli d'un début qui, au final, n'a jamais réellement compté. Grain de poussière bousculé par des bourrasques qui le dépassait outrageusement. Simple victime à éliminer. Callan restait fidèle à la désaffection, animé par des envies de jeu presque enfantines et un appétit mis en éveil par les arômes charnels qui s'entremêlaient dans l'air que ses poumons emmagasinaient inutilement. Délesté des poids de la conscience, l'impatience chatouillait l'orée de ses lèvres alors que ses crocs apparaissaient, prêts à transcender cette existence fade par une mort des plus ignobles, une mort qu'elle méritait selon lui, selon la méprise qu'il vouait à l'Humanité. Du moins, ce fut ses dernières intentions envers elle, la proie tétanisée par l'effroi. Avant que la fatalité ne reprenne le contrôle de ses démences meurtrières. Avant que le destin n'offre une seconde chance à l'incrédule humaine au visage rongée par les larmes et au corps secoué de spasmes. Cette désinvolte fatalité a résonné dans les houles de la nuit en trois coups tirés par une arme, les balles transperçant la chair de celui qui tourmentait indécemment la mortelle. Callan sentit la fibre de ses muscles s'érailler aux décharges d'acier qui assaillirent son épiderme anachronique. Des sillons électrisés par la douleur s'épanchaient en arabesques anarchiques sur l'entièreté de son dos, effleurant de violences acerbes les vertèbres qui maintenaient encore son cadavre.

Le manque d'attention et la brutalité soudaine d'une ombre indésirable le firent flancher, genoux à terre alors que la réalité lui échappait autant que sa vision, bloquée par les nuances noirâtres du vide et de la torpeur. L'intérêt qu'il avait pour sa proie disparaissant aussi rapidement que le second coup qu'on lui fit subir finissait de l'allonger contre l'herbe humide constellée de pluie. Fraîcheur bien maigre aux apoplexies qui le malmenaient mais si douce contre cette peau de marbre qui sous le poids de son agresseur lui donnait la sensation d'être volcanique. À la chaleur dévastatrice de munitions perdues, sous le regard d'acier que l'inconnu lui portait et qu'il devinait sans mal malgré l'obscurité du soir, lui l'amant des nuits sans visages. Détracteur du beau que l'on venait de prendre à son propre piège. Erreur de débutant qui poussait sa gorge à faire naître un rire inapproprié, altéré par le soufre de son endolorissement. Il tentait de mêler les sueurs glacées de ses déplaisirs à l'épicentre de son adoration, masochiste éclairé par la furie maladive avec laquelle les ignorants s'évertuaient de le détruire. Possédé par des amas d'obscurités trop virulents pour souiller son esprit à verser quelques larmes vermeilles. Cette douleur qu'on lui offrait n'était qu'un crissement violent contre le tableau immense de son endurance, une étincelle imprévue dans les couloirs interminables de son éternité déstructurée. Ses traits étaient déformés par le délice des supplices qui grouillaient au sein de son omoplate gauche, cible de ce tireur fou qui le dévisageait sans une once de sentiment dans le regard. Le froid de sa dague venant caresser sa trachée alors qu'il tentait de s'allier aux maux qui le dévoraient pour mieux les maîtriser. L'absence de peur pourtant s'imposait comme unique conviction. La désinvolture de Callan lui crachant au visage contre son corps qui, sous l'humain, souffrait. S'il avait la rage, ce n'était que contre les frivolités de son inattention temporaire.

Mégarde qui injectait en ses veines l'amertume, fruit d'un orgueil aux vestiges calcinés. Durant quelques minutes, il ne dit rien, fixant son adversaire à la manière dont il jugeait tous les hommes. Comme s'il lui était inférieur. Il aurait pu inverser les rôles, le plaquer au sol, user des quelques forces suffisantes qu'il lui restait pour imposer sa domination sur l'étranger mais il n'en fit rien. Attendant simplement qu'il décide, qu'il choisisse. De croire en l'existence d'un damné ou de simplement succomber à l'hérésie qu'était sa nature d'homme à valoriser une vie par rapport à une autre. Callan n'avait que son regard comme unique réponse à l'effleurement de sa lame sur son cou. Un regard clair et limpide, dépourvu d'artifices, un regard qui le sondait pour ce qu'il était réellement à l'heure actuelle, au-delà de cette domination débraillée qu'il laissait à l'ancien en guide de premières impressions. Callan acceptait, pour le moment. Il lui laissait le bénéfice du doute, une marge avant la déchéance. Quelques minutes éphémères au creux desquelles son regard lui faisait miroiter la force de son pouvoir sans pour autant qu'il ne l'utilise. Pouvoir de suggestion, épitaphe invisible aux certitudes erronées brouillant le regard du mortel.

« Et maintenant ? La mort, la vie ? »

Pas plus. Pas d'excuses ni de justifications. Juste une simple décision.


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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Lyes Outis ft. Callan

Tu te revoyais debout. Les pieds enracinés dans le sol. Livré au fracas du ressac venant s'écraser contre les roches en contrebas. Ta dague à la main, serrant tes doigts si fort autour de sa poignée que tu en sentais presque la corne verte s'incruster dans ta peau. Dague Ottomane. Un trésor de famille. De ceux que l'on se transmettait de père en fils. Avec son pommeau conique et ses ornements en laiton. Une arme précieuse, sans prix. Inestimable. Dont les autres décorations en corail rouge appelaient au meurtre. La vision du sang s'écoulant le long de sa lame te poussant à transpercer l'ennemi. Une lame rattachée à une virole et une garde elle aussi en laiton ciselé. Une magnifique lame à tes yeux. Percée d'un rectangle et gravée. Sur laquelle on avait incrusté de chaque côté la lune musulmane traditionnelle. Des caractères arabes datés de 1882 la recouvrant en partie. Le talon de cette dernière étant recouvert d'un laiton finement travaillé. Son fourreau en bois, que toi, tu appelais gaine, se composant de deux parties de laiton gravé séparées par un tissu abîmé par l'usure du temps.

Les hauteurs vertigineuses des falaises s'illuminant à présent face aux éclairs qui déchiraient rageusement les noirceurs impénétrables du ciel au large. Un large te donnant l'étrange impression de jouxter les rives côtières. Tandis que tu te laissais tomber de tout ton poids sur le corps encore inerte reposant à tes pieds. Le souffle des vents tournant et se faisant plus violent. Dans un grondement sourd. Quand d'un seul coup, l'orage éclatait.

Puis toi. Pressant la lame de ta dague contre sa trachée à lui de tes deux mains. Penché. Ton visage surplombant le sien. Les battements de ton cœur s'emballant furieusement au son de sa voix : vie, mort...

- Alhaya ? Almawt… im 'afahum, 'ana la 'atakalam laghtak.

La vie. La mort. Non. Tu ne comprenais pas où il voulait en venir. Tout simplement parce-que tu ne parlais pas sa langue. Et que toutes les subtilités t'en échappaient. Pourtant, il te troublait. Avec ses mots et plus encore, devant sa façon de rire alors que tu t'apprêtais à lui trancher la gorge. Ni plus ni moins. Entaillant sa peau, et le coupant suffisamment profondément pour le faire saigner. Cet homme là ne connaissait pas la peur. Alors, plutôt que de l'achever et de te relever, tu enserrais un peu plus étroitement sa taille entre tes cuisses. Fasciné. De très grands combattants, tu en avais connu. Rencontré et côtoyé. Certains d'entre-eux t'ayant même inspiré du respect. Au point de te convaincre de les suivre. Aveuglément. En total liberté, et consentant.

Il n'y avait pas à dire. Tu aimais le sentir te résister, tu appréciais de voir son regard te défier, et tu le remerciais. De ne pas se comporter comme un lâche. De ne pas te supplier, ni d'user de sa force d'immortel en retournant ta propre arme contre toi. L'attrait de le garder sous contrôle et donc à ta merci, ne t'en excitant que davantage. Car maintenant, même sans comprendre le sens réel de ses paroles, tu devinais qu'en te laissant le choix de vie ou de mort, il te traitait en égal. Enfin. C'est comme ça que tu le prenais. En te fiant à ton expérience et à tout ce que tu connaissais du combat au corps-à-corps. Aussi, tu en ferais tout autant. Il méritait toute ton estime pour ça. Il en allait de votre code d'honneur. Celui des soldats de Dieu. Par conséquent, tu comptais bien en profiter. Pour lui montrer et lui démontrer que jamais tu ne baisserais les yeux. Que malgré sa condition et sa clémence passagère il en faudrait beaucoup plus pour t'impressionner. Sur quoi tu relâchais la pression sur ta dague pour glisser tes doigts dans ses cheveux trempés à cause de la pluie devenue battante et méchamment tirer dessus.

Tirer dessus, puis le scalper de ta main libre. Ta lame incisant et découpant son cuir chevelu. Rapidement. Dans une pratique guerrière datant du début des âges. Maculant tes mains et son visage de sang. Un sang pourpre, un sang pur, un sang que les trombes d'eau s'abattant sur vous faisaient abondamment ruisseler.

- Allah 'akbar !!

Dieu est plus grand ! C'est ce que tu as hurlé en lui arrachant un morceau de crâne. Le brandissant devant ses yeux. Puis, levant ta dague, tu revenais la planter à côté de sa tête. Restant assis sur lui. Prêt à toute éventualité. Paré à toute tentative de représailles. La respiration bruyante, ton torse se gonflant et ton ventre se creusant, ton corps frissonnant et réagissant puissance dix mille au froid humide te transperçant. Plus habitué à la chaleur du soleil et à la morsure brûlante du sable des dunes sous la plante de tes pieds...
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