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 Crime et Châtiment ( Pv Cris)

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Cristoval
Valiente
Crime et Châtiment
-Allez ! Montres moi ! Il talonne chacun de ses pas, avant de les presser pour la rattraper. – Non. Ank ramène son sac en bandoulière contre elle. Elle connait sa curiosité et ne veut pas la tenter d’avantage. Surtout qu’elle ne cédera pas, même devant ses grands cils qu’il bat comme une biche, se plantant devant elle. Elle ne peut s’empêcher de sourire mais secoue la tête, aussi têtue qu’il est borné. – C’est toujours, non. Il lève les yeux au ciel. – Pourquoi t’écris alors, si personne peut lire ? Elle le contourne pour reprendre sa marche.- Ce n’est pas parce que toi, tu ne peux pas le lire, que personne ne le lira. Elle s’amuse à le taquiner, oubliant, comme souvent à ses côtés, l’asphyxie des mois passés. Des moments d’insouciance, volé à la violence de ce Monde. Ils redeviennent deux ados dans l’insouciance d’une Enfance arrachée. Il redresse le menton. – Ah oui… Le mortel que je suis pourrait souiller de ses doigts les pages consacrées. Pardonnez ma basse extradition. Il se plie dans une révérence grotesque que la fait rire. Elle mime les attitudes princière de Cris et la posture de Mama Legba toujours si droite. – Vous êtes tout excusez de ce malheureux hasard. Il ouvre aussitôt la bouche mais elle ne lui laisse guère le temps de répliquer – Mais cela ne vous donnes hélas pas le droit de porter un regard profane sur des lignes sacrés. Tout y est. Le ton navré, l’étincelle compatissante dans ses iris sombres,… ça n’en reste pas moins un nouveau Non. Ferme et définitif. Il esquisse un sourire et secoue la tête, s’avouant vaincu. Ank n’en démordra pas. Elle s’est fait la gardienne de son héritage qu’elle réécrit et elle le protégera farouchement. Kadvael a beau se forger une place, dans ses défenses pourtant acérées, il n’en reste pas moins un humain, non initié aux poids des traditions.

Elle saute sur le tronc d’un arbre mort, écroulé entre des ruines. La Nature souffre. Les lieux sont maudit. Le murmure de la Mort se faufile entre les murs lézardés encore debout. Elle se demande si il en entendant les chants. Il marche main dans les poches sur les décombres qu’il a connu grouillante de vie. Ils ne sont pas à Dublin, trop dangereux et sans doute trop douloureux pour le jeune homme, mais ils n’en sont pas loin non plus. Le juste milieu entre leurs deux univers, la croisée des chemins en point de ralliement. Ni dans un monde, ni dans l’autre. Elle tend les bras, en équilibre, pourtant dans une démarche assuré. Elle ne veut pas craindre la chute, alors elle ne l’envisage même pas. Il s’allume une cigarette qu’elle refuse. On lui a apprit à sanctifier son corps. A ne pas le malmener de drogues artificielles. Elle le respecte, voulant garder sa magie saine et un contrôle déjà difficile. Il sourit et tend son brique pour en allumer la flamme. – Refais-le et j’oublie pour aujourd’hui ton grimoire de sorcière. Elle pince ses lèvres en une moue pensive. -Hmm… Elle apprécie qu’il n’ai pas peur de son don. De cette affinité particulière qu’elle a avec le plus brûlant des éléments. – D’accord. Mais c’est bien parce que c’est toi. Elle s’arrête et se concentre agitant les doigts pour la forme. La vacillante lueur se fait boule de feu. Sa course vive se termine contre une clôture, après avoir zizaguer entre les maisons. Les gerbes qui en naissent, la jeune élémentaire les fait un instant danser autour de son ami avant qu’elles ne se meurent. Il observe ces étoiles éphémères avant de l’applaudir, toujours aussi impressionné par la beauté du Feu. Elle, n’est pas satisfaite. Elle est encore trop brouillonne. Elle se laisse perdre dans ce qu’elle créer sans en maitrisé l’intensité. Des directives flous, suivis pourtant aveuglément par sa magie.

- Hey ! fait pas cette tête ! Il se rapproche pour rejoindre le tronc où elle s’est assise. Il tend le bras pour le poser sur son épaule, tiquant sur le mouvement de recul instinctive qui la saisit. Ça en dit long. Beaucoup trop. Il ne demandera pas, ils n’en sont pas encore aux confidences sur les horreurs communes que la Vie a inscrite dans leur histoire en lettres vermeilles. Il poursuite cependant son geste, tenant à lui prouver qu’elle n’a à craindre aucunes violence de sa part. Elle lui sourit, comme si de rien. – Un jour, je te ferai un dragon de flamme. Il hoche la tête, convaincu et impatient. Le reste de l’après midi défile en même temps que leurs discussions. Ils en oublient les heures, qui n’ont au fond, pas leurs places dans cette parenthèse qu’ils s’offrent. Ils rient, ils jouent, jusqu’à courir dans une partit de Chat improvisé. A bout de souffle, ils se laissent retomber sur le sol poussiéreux pour le reprendre. Elle s’allonge et il suit le mouvement, pour observer le ciel qui se peint des couleurs du crépuscule. Elle se redresse après en avoir admirer les teintes, en percutant la signification. – Je dois y aller ! La nuit va bientôt y mêler ses nuances. Ank ne respectera pas une nouvelle fois son couvre-feu. Kadvael met quelques minutes de plus à percuter. – Et merde. Lui aussi risque de souffrir de son retard. Elle n’est pas la seule à qui on impose dès règles élémentaires de survie. Ils se quittent comme ils se retrouvent. Rapidement et faisant fit des convenances.

Elle reprend son souffle. Inspire longuement et contemple la porte de la maison imposante, à la prestance que Cris travaille à restituer. Elle a pressé le pas au fur et à mesure que disparaissait le Soleil. Elle a couru quand la lune s’est fait seule lumière. Ça n’a pas suffit pour rattraper un retard, trop tard pour ne pas en faire une absence. Le diner est manqué. L’heure d’un coucher raisonnable, largement passée. Le seul miracle a espéré est que Cris ne soit pas rentré. Sorti quand elle en a fait de même, il a peut être aussi subit la malice de Chrono. Quand bien même son manquement lui serait rapporté par sa famille, il serait moins dur que si il le constatait par lui-même. Elle rouvre les yeux, fermés pour rassembler son courage et rentre. A pas de loup et se faufilant dans les ombres. Adoptant la discrétion du silence dans les faveurs de l’obscurité. Il n’y a que son cœur pour bourdonner à ses tempes, la ramenant à des craintes enfantines de punition. L’excitation de franchir les limites et l’ivresse de s’en sortir sans châtiment.
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Crime et Châtiment ( Pv Cris)
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