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 Zoé Voltaire

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Date d'inscription : 03/05/2018


Zoé Voltaire
feat. Claire Holt

Nom : Voltaire
Prénom(s) complet(s): Zoé
Race : Vampire
Âge : 255 mordue à 26 ans.
Groupe : Vampire
Origines : France
Métier/Rang : Ancienne secrétaire de la fondation, Zoé a pris les armes depuis les bombardements. Elle est aujourd'hui membre de la garde de Belfast.
Désirez-vous être parrainé ? [] Oui [+] Non
Apparence

Décrire ici l'apparence du personnage, ses mimiques, son expression, ce qu'il dégage d'un point de vue extérieur
Pouvoir
décrire ici les pouvoirs de vos personnages. Attentions, ils sont limités en nombre de un, complémentaire au pouvoir naturel de mentalisme des vampires ainsi que leur capacité d'hypnose. Toutefois, tentez de ne pas en faire des pouvoirs surpuissants. Le staff se réserve le droit de le refuser en cas d'abus.
Psychologie
Révolutionnaire, anticonformiste, j’ai passé ma vie à me battre. Pour des convictions qui ne sont autre que celles de l’égalité et de la liberté. Humaniste et utopiste, je ne vis que pour cette lutte qui ne connaitra jamais de fin. Un petit bout de femme, pour des idées grandes et sans failles. Je fais ce qui me semble juste, ce qui me permet de me lever le soir et de me donner bonne conscience. Calme, sensible, je ne lève jamais la main, sauf en cas de besoin, mais je ne suis pas comme eux. Tout du moins, c’est ce que je pensais avant les bombardements. Que je n’étais pas comme ces hommes de la fondation. Comme Scott. Comme Aindréas. Torturer, je ne savais pas faire. Je l’ai subi, oui, et je me demandais comment je pouvais affliger à autrui ce genre de chose ? C’était complétement inconcevable pour moi. A l’époque en tout cas. Eux pensaient que c’était naturel, que c’était pour former des hommes sans plus aucune fêlure. Des soldats, des rebelles qui risquaient leur vie pour retrouver un semblant de liberté. Plus je me tenais loin de tout ça et mieux je me portais. Mais maintenant je comprends. Je m’en étoufferais presque en l’avouant. Mais Scott avait raison pour une fois.

J’étais sans doute très naïve, je faisais partie de ce genre de personne qui pense que chaque homme possède au fond de lui une petite part d’humanité. Même lui, celui qui nous condamnait à l’esclavagisme. A mes yeux personne ne pouvait être réellement mauvais, nous avons tous une petite faiblesse enfouis quelque part. Moi, la mienne ? Elle portait le nom d’empathie. Je voulais porter la peine du monde sur mes épaules. Je ne supportais pas de voir quelqu’un pleurer, avoir mal, souffrir. Ca me rendais malade. A la fondation il n’était pas rare de me voir quitter les bureaux pour aller à la rencontre des hommes blessés. De ceux qui subissaient cette sois disant formation. Ca me faisait de la peine. Et panser leurs maux m’apaisais un peu. J’étais complétement contre. Mais dans le fond, oui, je le savais. C’était juste, parfaitement utopique d’espérer voir la paix dans le monde. C’était pathétique même. J’ai mis du temps à m’en rendre compte, mais je pense qu’au final j’en ai toujours eu un peu conscience. Mais j’étais ce que j’étais. Et ça faisait du bien dans l’endroit où je me trouvais. Alors pourquoi changer ? C’est ce que je me disais.

On disait de moi que j’étais la douceur incarnée. De ma façon de parler, à ma façon de faire. Toujours gracieuse, toujours tout en délicatesse, sans énervement, sans violence. Jamais. Travailleuse et maniaque dans mon travail, j’aimais que personne ne touche ou ne vienne mettre son petit bazar dans mes affaires. Les dossiers, toujours rangés par ordre alphabétique. Je gérais la partie « administratif » de la fondation. Chaque dossier de chaque membre, vampire ou bien rebelle, passait entre mes mains. Gardienne du centre, j’étais la seule qui pouvais toucher, tout retourner, faire ce que je voulais dans mon bureau. Combien de fois je l’ai retourné après mes engueulades avec Scott d’ailleurs. J’ai arrêté de compter. Ce travail, bien que sans doute moins exténuant que celui des autres, c’était tout ce que j’avais en ce bas monde. Et je ne pensais pas moins valoir que tous ces hommes qui chaque soir partaient en chasse.

Indispensable, je ne sais pas si je l’étais, mais en tout cas, j’étais l’oreille attentive, l’épaule réconfortante, la bonne copine de tout le monde. Celle que l’on vient voir pour parler de ses problèmes. Ou encore, pour raconter sa journée, ses aventures. Je ne jugeais pas, je ne critiquais jamais. J’aimais chaque être pour ce qu’il était. J’attirais la confiance, il semblerait. La vérité est que l’on a voulu faire de moi l’objet d’une vengeance ancienne. Un échec complet. Parce que non, je pensais que jamais je ne pourrais faire de mal. Parce que je savais ce que ça faisait, que de se savoir condamnée à mort injustement… Mais aujourd’hui cette fille est morte et enterrée. D’abord Boyle, ensuite les bombardements. Aujourd’hui j’ai fini par les prendre ces putains d’armes. Physiquement, je reste la même. La blonde toujours bien maquillée qui vient prendre son tour de garde avec son arme. Celle qui se déplace avec son fusil à lunette et qui protège la ville. Mais le sourire sur mon visage a disparue. L’empathie aussi je crois. Je me bats, je bois. Si Scott me verrait peut-être que ça le ferait frémir d’envie ce connard. Lui qui disait que j’étais trop faible, lui qui disait que je le répugnais. Mais maintenant. Regarde Boyle, je fais exactement ce que toi tu fais. Je chasse, je tue. Et franchement ? Je m’en fous.


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Histoire

1789, les amants de la bastille.
Les gens hurlent dans les rues. Ils ne parlent plus, ils n’écoutent plus. On dit que la monarchie va tomber. Est-ce le régime, ou bien les têtes ? Je ne sais pas. Les mains jointes, à genoux devant l’hôtel, je pris tant que je le peux encore. Je ne veux pas mourir pour une cause que je n’ai pas commise. Je ne veux pas monter sur l’échafaud. Je n’ai rien fait. Je t’en prie ne les laisse pas m’emmener. Ne fait pas ça ! Nicolas, toi qui prétendais m’aimer. Toi qui prétendais ne jamais m’abandonner. Pourquoi es-tu avec eux dehors ? Armes en main, poings levés, révolté contre notre monarque. Penses-tu vraiment que je suis la cause de l’erreur de nos souverains ? De la bêtise humaine ? Penses-tu que cette guerre est là, par ma faute ? Comment toi qui encore hier me vouais milles et une jouvence peux-tu les laisser me prendre ? Mon Dieu aidez-moi… Mon Dieu… Si tu m’entends. Toi, puissance divine, roi de tout homme. Ne les laisse pas me condamner… Ne les laisse pas… Pas moi, qui hier encore leur donnais mon pain, mon vin et mon logis… je ne veux pas mourir… Je ne veux pas… Périr injustement…

La rue leur appartient… Notre vie aussi.

Elle n’avait pas choisi son monde, sa vie, sa famille. Rien de tout ce qui a fait d’elle ce qu’elle est devenue. Une jeune femme, forte, l’incarnation même de tout ce que l’on voudrait être. Née d’une grande famille, proche du roi, elle n’a été que la victime du vice de son père. Zoé Elizabeth Catherine Arouet, fille légitime de celui que l’on nôme voltaire. Fille légitime de celui qui fut décrit comme le précurseur de cette tuerie royale…

Le peuple est souverain, l’avenir leur appartient…

- Zoé ! C’est moi mon amour. Ouvres je t’en supplie, on ne te fera pas de mal. Pas à toi, Zoé ouvres la porte !

Les larmes coulent sur son visage. Elle a peur, elle qui ne connait rien d’autre que l’injustice, le confort d’une chambré. Un lit, bien gras, bien douillé. Mais pourtant. La voix de son amant raisonne dans la pièce, elle se lèvre, les jambes tremblantes. Si elle a confiance ? En lui oui. Mais les autres ? Elle aussi est de bonne famille. Elle aussi côtois la cours. Alors pourquoi se traitement de faveur ? Pourquoi ?

- Cessez le feu je t’en conjure Nicolas…
- Ton père Zoé. « L’homme est né pour l’action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas. » On est fait pour se battre Zoé, et mourir s’il le faut au combat. Ce n’est pas une fatalité.
- Mon père n’était qu’un débauché qui parlait philosophie après avoir ingurgité opium et absinthe ! Ne me sort pas ses citations de comptoir ! Pas à moi.
- Serais-tu des leurs ?
- Comment tu oses ! ses poings viennent s’abattent contre le torse de son amant. La peur la rend hystérique. Se battre pour ses convictions, oui, mais dans le fond, était-ce bien utile de faire couler autant de sang ? A moi qui ai passé bien plus de nuit à dormir dans une grange pour être avec toi ! A moi qui vous ai donné pain, vin, tout ce dont vous voulez au risque de ma vie ! A moi qui t’ai tout donné !
- Alors rejoins notre cause Zoé…
- Votre cause ? la haine ne vous mènera nulle part mon ange et tu le sais. Je t’en prie… ne les laisses pas me prendre…

Les lèvres de son amant viennent se poser délicatement sur les siennes. Une promesse silencieuse, celle de la protéger. Il savait qu’elle n’était pas comme eux. Il savait, qu’elle, elle était prête à tout pour mettre le peuple au même niveau que la monarchie. Dans le fond, malgré ce qu’elle pouvait dire, oui, elle avait bien elle aussi les convictions de son père. La porte s’ouvre à la volé, la peur qui s’empare d’elle. On l’arrache, on l’attrape, lui déchirant sans la moindre honte sa robe. Elle n’a le temps ni de supplier, ni d’implorer, rien. Elle pense même avoir fermé les yeux à l’entente d’un coup de feu. Et le sang. Et le regard vide de Nicolas. Elle hurle, elle cri, elle pleure.

- Pas de pitié pour ceux qui vous protégeront. Dommage de devoir détacher une si belle tête de ce si jolie corps. Jetez-là moi aux fers ! Demain, à l’aube, son sang coulera comme les autres de son putain de rang ! Ou plutôt… Attendez… Non… Je voudrais, m’amuser un peu. Descendez-la.

Elle aurait voulu crier non. Hurler par pitié dès lors qu’elle comprit qu’on allait la trainer dans la salle de torture. En bas, oui, dans les cachots, là où se trouvait la chaise. Et toutes ces choses qui font peur, toutes ces choses, qui font mal. Oui, bien trop mal. Elle ne voulait pas. Mais à quoi bon supplier si ça ne servait qu’à alimenter le plaisir obscène de l’autre. A rien. Alors elle devait se taire, se soumettre. Et pleurer silencieusement la perte injuste de cet homme qu’elle aimait bien plus que de raison.

Ca ira mon amour… Ca ira… pour toujours…

Ca ira mon amour, dans quelques temps je viendrais te rejoindre. Tout n’est plus qu’une question de temps. Le temps, oui, il m’est compté. Et assise là, sur la paille humide et froide, j’attends l’heure de ma mort. Cette mort injuste. Injustifiée. Les larmes coulant sur mes joues encore rougie de la honte et de la souffrance que je ressens. Violée, torturée, bafouée. Il s’est bien amusé. Oui, il n’en a pas raté une miette et ma cheville brisée me lance, me fait mal. Mon corps fut entaillé à de nombreuses reprise, s’en ai suivi du vinaigre que l’on est venu me verser sur les plaies. Et la sensation de le sentir là, venir se fendre avec force en moi alors qu’il venait de me coucher, ventre contre cette table de torture. Il ne m’a laissé qu’une heure de répit avant de me conduire à l’échafaud. Une heure pour me souvenir. Une heure, pour ne jamais oublier. Une heure, pour maudire ce rang et ce nom qui me fut donné à la naissance…

Moi, fille de bonne famille. Fille qui n’aura jamais le choix si ce n’est que de se soumettre. Je n’avais que dix ans quand je l’ai vu pour la première fois. Mendiant, vêtu de frusques, affamé, mais pourtant, le regard emplis d’espoir. A me voir moi, là, les yeux baissés par la honte de mon accoutrement de luxe en marchant dans les rues de la misère, on aurait pu croire que c’était moi qui étais la malheureuse. Et lui, le plus enjoué. Nicolas n’avait le moindre sou, mais pourtant. Il a fait un pas en avant malgré la réticence de ma mère, est venu poser une main sur ma joue et m’a relevé la tête. M’a promis que la honte n’était que pour les hommes qui ne réagissaient pas comme moi. Les hommes qui refusent de comprendre, enfermés dans leur grande bâtisse, se goinfrant sans se soucier du bien-être du peuple. Je le savais, j’aurais dû en pleurer. Nicolas m’a rassuré. Nicolas m’a plus malgré la crasse qui luisait sur son visage. Je l’ai revue, oui, et durant plus de seize ans il fut mon ami, le meilleur. Avant de me voir changer, devenir femme, et de succomber. Nous avions alors seize ans quand je fus promise au Vicomte de Fontainebleau. Et loin de lui, Paris me paraissait à des années lumières. Pourtant Nicolas ne fut jamais loin. Ni de mes bras, ni de mes pensées.

J’eu un fils, Louis, mais dans ses yeux se reflétait ceux de mon amant, et non ceux de mon époux. J’eu toute ma vie jouée sur des faux semblant. Mais hurler la vérité au monde aurait été pour moi un affront à mon nom. Et un allé simple pour la guillotine. Une guillotine qui finalement va venir me donner le coup de grâce. Mais à quoi bon continuer sans lui ? Lui, qui a su faire de moi tout ce que je suis devenue. Sans lui je le sais, je ne suis rien. Et assise, là dans la paille humide de ma prison, je le pleure. Ne souhaitant qu’une chose… Le retrouver… Louis est mort d’une mauvaise chute de cheval l’an passé, et maintenant, Dieu me reprend la seule chose qui me reste. Toute ma vie je me suis battue pour la justice. Donnant sans compter l’argent aux pauvres, le pain, le vin, tout ce dont le peuple manquait. Je ne comptais pas, au risque de nous mettre nous sur la paille. Mais cela n’avait vraiment pas d’importance pour moi. Les opinions de mon père furent aussi les miennes, je dois bien l’avouer. La révolution bâtait son comble, et moi, je me suis faite surprendre dans les bras de mon amant. Il n’y a pas sept jours. Condamné, on fit pendre Charles de fontainebleau. Me libérant ainsi moi de mes chaines. Mais aujourd’hui, nous ne contrôlons plus rien. Et pour preuve…

Je monte les marches qui m’ouvrent les portes de l’enfer. La nuit tombe, je tremble. De peur ou bien d’effrois. L’effroi, de te revoir enfin dans peu de temps…
Oui, ça ira mon amour…

Je ne sais plus si j’ai hurlé. Crié. Je ne sais plus ce qui s’est passé, et j’ai bien peur de ne jamais me souvenir. Je n’ai jamais monté les marches. Et la seule vision que j’ai, c’est celle de ces corps inertes sur le sol. Mes agresseurs. Et la sensation d’une morsure dans mon cou. J’ai cru entendre la voix de Nicolas. Je crois que je divaguais. Je le croyais. Tout semblait perdre tout sens de la réalité. Mes jambes ont flanché, je suis tombée, complétement inerte à mon tour avant de pousser un hurlement à en effrayer les morts eux-mêmes. Cette sensation que je n’oublierais jamais. Mon corps pris de spasmes violents. Cette sensation que l’on me tordait mes entrailles. Et cette envie de mourir. Et ce goût métallique dans ma bouche. Je me suis évanouis je crois, et quand je me suis réveillée, ma vision était tout autre. Je n’avais plus froid. Je n’avais plus peur. Non, je n’avais vraiment plus aucune crainte face à la mort. Et je l’ai vu. Là. Debout devant moi, me tendant la main. Mon aimé. Mort, il l’était tout comme je l’étais. Mais pourtant, nous foulions encore cette terre qui fut jadis la nôtre. Deux rangs, deux personnes qui n’auraient jamais dû se croiser, mais qui pourtant s’aimaient à en perdre la raison. Ainsi naquirent les amants de la bastille.

Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irais plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir.

Deux-cent ans, c’est le temps que nous avions vécus ensemble avant que la vie nous sépare finalement. Devenue bien plus opposé que complémentaire. Catherine et Victor nous avaient trouvé à leur goût, et avaient pris la décision de ne jamais nous séparer. On nous créa dans un but que l’on ignorait. Echappant à la mort sans pour autant lui échapper réellement. On apprenait d’eux, sans pour autant le faire. Dompté à devenir des vampires ne vivant que pour la soif de tuer, cette envie de faire le mal, de torturer, et de nous venger de quelque chose qui n’avait pas de sens réel pour nous. Je prenais peur de tant de chose. De toute cette violence, de tout ce que le genre humain pouvait faire dans le fond. Et de Nicolas, qui a ma différence prenait bien du plaisir à faire ce qu’on lui disait de faire. Et j’avoue, il me faisait de plus en plus peur. Je ne savais plus comment le gérer lui, ni comment gérer cette situation. Je n’ai jamais su tuer, et je ne compte plus les coups pour refuser de le faire, pour refuser de m’abreuver à même la source. Humaniste, je l’avais toujours été, et je refusais de changer. Pourquoi faire ? Je n’en voyais pas l’utilité. Je ne pouvais tout simplement pas le faire.

La première guerre, puis la seconde. J’ai vu l’atrocité du genre humain. J’ai vu ce qu’ils faisaient. Toutes ces choses morbides qui se passaient dans leur tête. Nicolas entra dans un camp nazi pour le plaisir de torturer du juif, et moi, je prenais un tout autre chemin, celui de la résistance. J’y ai fait la rencontre de grands hommes. Jean Moulins entre autre que j’ai pu voir une fois. Et d’autres encore. J’ai fait exploser des lignes de chemin de fer, je me suis battue contre l’avancée d’Hitler. Contre son oppression. La seconde guerre fut pour moi la première mais non pas la dernière. J’ai pris la décision de faire de l’humanitaire. J’ai quitté mon Sire, j’ai quitté Nicolas. Et je suis rentrée pour faire du bénévolat pour la Croix Rouge. Vietnam, Algérie, Syrie, Ukraine, j’ai connue et participé à de nombreuses guerres. Jusqu’à celle qui m’a conduit ici, en Irlande. Il y a vingt-sept ans j’ai entendu parler de River Crow, et de l’oppression de Léandre McGuinness. Une guerre dans laquelle ma propre race était concernée. Contre le genre humain. L’humain, que je protégeais depuis ma création. Depuis toujours. J’y ai fait la rencontre de Wellan, et des autres membres de la fondation. Et je ne suis jamais partie. Je faisais ce pourquoi je suis faite. N’allant presque jamais au combat, je me chargeais de tout ce que les combattants et les rebelles n’ont pas le temps de s’occuper. Mais pourtant, Wellan le savait. S’il devait m’envoyer je l’aurais très certainement fait.

Je me battrais toujours pour la liberté…

C’est ce que je lui avais promis ce soir-là. Me battre pour ne jamais décevoir qui que ce soit. Me battre, et faire ce qui me semblais être juste. Toujours. Vingt-sept ans à travailler pour lui. Vingt-sept ans à le servir sans broncher. Je faisais ce qu’il me disait de faire. Je faisais, parce que c’était comme ça et que pour moi, c’était juste parfaitement normal. Il y a vingt-sept ans, je me suis plantée devant lui. Connaissant son nom, ses convictions. Nous avons parlé. Nous avons échangé et il a appris à me faire confiance.

- À qui ai-je l'honneur de parler ?
- Zoé Arouet. Mais Voltaire serait plus juste. Parfois ça m’aide a me souvenir de qui était mon père. Ca… Ca me fait me rappeler le pourquoi je fais ça.
Elle est timide. Elle parle sans vraiment savoir où elle est, et ce qu’elle fait là. Mais en tout cas, malgré son petit côté de fille de bonne famille, jeune jouvencelle timide, nul ne peut ignorer la détermination dans son regard.
- Dites-moi mademoiselle Arouet, pourquoi êtes-vous venue à moi en cet endroit ? Pourquoi croyez-vous être un bon élément pour nos rangs. Quelles sont vos motivations ?
- J’en sais rien. Je…
Elle voudrait soupirer, mais dans ce geste mimé aucun son ne sort. Fermant les yeux comme pour trouver du courage. Les guerres, oui, elle en a connue. Mais pas des comme celles-là. Pas des guerres où sa propre race est en plein cœur du conflit.
- Ecoutez. Je ne sais pas si ça peut vous convaincre, mais ce n’est pas la première fois que je m’engage dans un conflit. J’ignore bien ce qui a pu créer une telle haine, j’ignore pourquoi votre frère en veut autant au genre humain et en toute franchise cela ne me regarde pas. Mais la seule certitude que j’ai, c’est que ces pauvres gens n’ont rien demandé. Tout comme les juifs n’avaient rien demandé aux allemands. Tout comme… Je n’avais rien demandé avant de me faire torturée et condamnée à mort pour un crime que je n’avais pas commis. Dites-moi ce que je dois faire pour vous convaincre et je le ferais.
Déterminée, oui, elle l’a toujours été et le restera. Elle ne changera pour rien au monde.
- Je suis déjà convaincu de votre motivation. J'ai cependant quelques questions supplémentaires à vous poser afin de voir ce qui conviendrait le mieux à vos compétences. Vous avez voyagé beaucoup ? Réalisé des actions de grande envergure ?
- Corée, Algérie, Syrie, Ukraine. Je dois vous donner la liste complète ? Vous expliquez comment j’ai pu aider des familles juives à échapper aux griffes des bushs ? Comment j’ai pu soigner des poilue durant la guerre 14 – 18 ? La liste est longue et la nuit bien entamée déjà.
Elle prend le risque de lui répondre. Se justifier, elle sait que c’est nécessaire, mais dans le fond. Ca l’ennuie.
- Vous seriez apte à vous battre ?
- Tenir les armes ? S’il le faut. Mais je préfère agir en arrière-plan pour ma part.
- Bien. Nous opterons pour un travail de bureau dans ce cas. Comptabilité ou secrétariat peut-être si cela est plus dans vos cordes.
- Si j’ai des notions en comptabilités ? Vous rigolez ?
- Je ne rigole jamais malheureusement. Vous serez responsable des fiches des nouveaux venus dans ce cas. Nous devons garder des archives de toute personne souhaitant collaborer avec nous. Elijiah vous supervisera.
- Et sous surveillance en plus ?
- Supervision. Ne voyez pas la chose comme une surveillance, mais plutôt une présence pour vous guider dans votre cheminement à la Fondation et vous expliquer notre fonctionnement en plus de garder un œil sur vous quelques temps. Vous aurez des informations confidentielles entre les mainss alors c'est une nécessité pour moi de m'assurer que vous êtes à votre place ici.
- C’est-à-dire provisoire ? Le temps que vous compreniez que je ne suis pas une traitre ? Alors s’il faut passer par là, soit.
- Bienvenue parmi nous dans ce cas.

Soit oui… J’ai fait mes preuves. Et j’ai eu ma place. Et en toute franchise, je m’étais dit que tant qu’on ne gagnera pas cette guerre, je ne partirais pas d’ici…

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Re-bienvenu mademoiselle Voltaire ^^
au plaisir de te rencontrer Wink




The moon, the woman and the wolf.
Justayne
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♣ Elementaire ♣ Administratrice
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Eh ! Mais c'est quoi cette fiche de fifou ! Elle est géniale, j'ai hâte de lire la suite I love you
Rebienvenue belle demoiselle.



You'll be given love, you'll be taken care of, you'll be given love, you have to trust it. Maybe not from the sources you have poured yours, maybe not from the directions you are staring at. Twist your head around, it's all around you. All is full of love, all around you, all is full of love. All is full of love.

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