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 Le destin est une chose, mais le hasard est une autre voie...

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Le destin est une chose, mais le hasard est une autre voie...

181177 s’avançait d’un pas incertain, traînant et chaloupant au plein milieu de la rue. Tout autour de la Bête de combat génétiquement modifié n’était que le triste spectacle de la déchéance d’une société de consommation laissé subitement à l’abandon. Le regard de l’homme, déformé par les expérimentations d’une corporation sans cœur, exténuée et complètement déphasée ne voyait que déchéance et enfer sur terre.  Ici et là des carcasses de voitures abandonnées par leurs anciens propriétaires, tels des bancs de poisson aux écailles multicolores échoués çà et là par un subit assèchement des eaux. Des scènes d’une violence inouïe et des actes de barbarie inimaginables peignaient un portait sordide d’une petite artère commerciale d’une banlieue autrefois paisible. Des portes enfoncées, pendant lamentablement sur des gongs à moitié arrachés comme des fanions en berne des vaincus d’une guerre sans merci. Des os humains fracassés et des cadavres gisaient sur le bitume fissuré, laissé à la merci de la fureur des intempéries et des charognards. Des détritus, des objets brisés en mille morceaux et des masses indéchiffrables ralentissaient presque chaque mouvement du colosse couvert de scarification et saignât par de multiples plaies. Quelques fois le pas erratique de l’ancien soldat s’empêtrait dans un obstacle jonché çà et là, menaçait de faire étaler de tout son long la pathétique créature. Les lèvres gercées de la parodie humaine laissaient échapper des gémissements d’essoufflements. Chaque regard qui rencontrait celui du mastodonte aux épaules abaissées était sans expression, sans aucune vie. Aucune hostilité, aucune peur, aucun dégoût ne se propageaient des traits atypiques de la Bête. Un peu comme si l’être gigantesque de l’homme en combinaison de combat saturé d’impact de projectiles n’était que glace et pouvant être associé à la Faucheuse elle-même.  L’esprit lent et fatigué du matricule 181177 se disait que c’était peut-être à cause de son regard intimidant, de sa masse de muscles disproportionné ou bien de sa laideur qui empêchait les rares personnes qu’il croisait de venir l’aider. Dans une autre main, l’immense révolver qui pendait dans sa main rugueuse et dégoulinant de sang pouvait justifier que les prédateurs de la nuit témoignent au mastodonte un peu de respect. Il avait soif qu’il pourrait boire une rivière. Mais sa soif ne sera pas étanchée. Le monstre avait si faim qu’il pourrait dévorer un bœuf en entier. Mais toute la nourriture qu’il avalait était fade et sans saveur. Tel était le châtiment d’être banni par Dieu et le Diable, d’être devenu un jouet sans âme qui ne vivait que sur du temps emprunter.

Pour échapper à l’horreur et la fatigue, le corps formidable étant l’équivalent d’une plaie sanguinolente dont on avait versé de la lave en fusion à l’intérieur des lèvres, le colosse durement éprouvé se réfugiait dans un état presque lunatique. Laissant ses dernières forces, ultime réserve que ce corps phénoménale endurant pouvait produire, faire avancer ce corps ingrat et honni de tous, l’esprit du soldat s’évada vers ses rares souvenirs retrouver depuis peu. D’avoir une motivation pour trouver la force de se lever le matin et de combattre pour sa survie jour après jour dans ce cercle infernal qu’était devenue la vie. Ne plus être qu’un outil de destruction et une machine de guerre sans âme en quelque sorte…

Le seul à ce jour était celle d’une fillette qui riait dans des bras qui n’étaient pas ceux de la Bête. Ces appendices étaient certes musclés, mais loin de ceux du soldat dont la charpente était difforme et disproportionnée. Des éclats de rires cristallins, une lueur coquine et joyeuse dans le regard océanique, même couleur de ceux du matricule 181177.

Depuis sa transformation en lie d’humanité par une corporation égocentrique, le chemin de la chose n’avait rencontré que deux individus qui avaient permis une certaine rédemption pour son cœur sanguinolent. Voir la fillette fut la cause de cet éveil et de la volonté d’airain du colosse couvert de stigmates. Du reversement soudain de la bataille et de permettre à la Bête de se jeter avec hargne sur ses anciens maîtres. Les soins de la sorcière avait permis d’entrevoir la timide naissance de sentiments nouveau pour le géant qui ne connaissait que la rage et la violence. Ces actions de candeur et de bonté envers la chose avait permis de placer l’Homme de manière provisoire à la place du Monstre au dominion de la puissante enveloppe charnelle.

Et sans le savoir, un visage aux traits sculpté par une main divine apparu dans le subconscient de du golem de chair sanctifié. Un être de lumière à la chevelure changeante. Des yeux bleutés si pur que le ciel d'une chaude journée d'été nullement gâché par les nuages sera fade en comparaison. Une vision de douceur qui était de plus en plus présente dans les rêves de l’homme déformé par la science. Une silhouette floues mais laissant deviner un charisme exceptionnelle. Des émotions interdites pour le soldat semblaient prendre vie dans ce regard ensorcelant. Un refuge valant le paradis pour l’ancien tueur de la société Tullamore. Le pas du matricule se fit de plus en plus trébuchant et gauche, la perte de sang accomplissant tout doucement ce que la douleur n’était en mesure de faire subir au géant.  La Bête devait se reposer, s’assoir quelques instants pour reprendre son souffle qui devenait de plus en plus laborieux.

Bientôt il arriva à une ruelle sordide sentant la déchéance putride de ce nouveau monde. Démontrant un effort de volonté absolue, 181177 se laissa enfin chuter sur le dos sur un mur de briques grisâtres. Laissant la gravité jouer son rôle, comme si elle venait de gagner un pouvoir considérable sur la créature exténuer, le séant de l’être difforme en armure de la corporation s’écrasa sans grâce au sol couvert d’immondice. Fermant ses yeux océaniques fatigués, l’ancien soldat prit quelques instants pour essayer de se ressaisir.  Habituellement 181177 était le chasseur, le fer de lance pour capturer les ennemis de Tullamore. Mais des yeux haineux, prédateurs, épiaient dans l’ombre la masse de muscle qui venait de s’échouer. La montagne humaine soupira et s’évanouit un instant, le regard bleuté si merveilleux l’accompagnant dans son inconscience pour essayer de lui faire rappeler le pourquoi qu’il vivait encore…
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Le destin est une chose mais le hasard est une autre voieLe matricule & TamaraUne nouvelle nuit sous l’œil de l'astre lunaire, en compagnie de son manteau d'étoile.

Tamara s'était réveillée un peu plus tôt que d'habitude cette nuit-là, sans vraiment savoir pourquoi. Il faisait encore jour à travers les rideaux de sa chambre quand elle avait ouvert les yeux. Si bien que, ne parvenant pas à se rendormir malgré ses tentatives, elle avait pris le parti d'en profiter pour se préparer en avance. Ça faisait du temps en moins de perdus, et du temps en plus pour elle pour s'occuper à autre chose le temps que la nuit ne tombe. C'était comme ça depuis bientôt 100 ans, presque un siècle qu'elle ne pouvait plus sortir à la lumière du jour depuis sa transformation. Au début ça lui avait fait bizarre, mais elle s'y était habitué. Et maintenant qu'elle était habitué à vivre à l'envers, elle ne pensait pas vouloir changer ça même pour tout l'or du monde. 

La nuit représentait beaucoup de choses... C'était un moment magique, poétique, qui pouvait facilement prêter à la méditation ou à la philosophie. C'était aussi un moment de renouveau, où tout semblait possible, un moment où on aimait faire la fête et se laisser aller à ses envies. Mais surtout, c'était aussi le moment que l'on associait au danger, à la peur, car on ne pouvait jamais savoir ce qui se cachait dans l'ombre. C'est que, selon beaucoup de croyances, toutes les créatures maléfiques se manifestaient et pouvait faire du mal à n'importe qui rencontrant leurs chemins. Il y avait une part de vérité là-dedans. En soit Tamara trouvais cet aspect amusant et très utile. Elle avait beau savoir qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture, combien de fois avait-elle utilisé l'obscurité pour foutre la trouille à ses victimes lors d'une chasse avant de les manger ? Elle ne s'en souvenait même plus. Les jours où elle avait le temps, elle trouvait ça très drôle, de voir la peur dans les yeux de sa proie, de la voir fuir pour tenter de s'en sortir, jouer au chat et à la souris avec sa victime du moment, pour finalement arriver à ce même résultat : la vider de son sang pour s'en nourrir. Il en était ainsi d'une partie de sa vie depuis sa transformation.

La nuit était finalement tombée, permettant à la jeune vampire de pouvoir enfin sortir à l'extérieur. Cette nuit, elle avait décidé de laisser Romio en compagnie de son frère. Le canidé avait besoin d'exercice, et cette nuit Warren allait faire un tour de la zone avec ses collègues brancardiers pour voir s'il n'y avait pas de blessés à amener au château. Déjà prête depuis un moment, elle était donc sortit de la maison dé que le soleil avait été suffisamment couché pour le lui permettre. Elle avait du temps avant de prendre son service à l’hôpital, alors elle en avait profité pour faire un petit tour dans le faubourg. Et qui sait, avec un peu de chance, un Tullamore bien juteux aurait le malheur de croiser sa route, lui offrant une nouvelle nuit de chasse comme auparavant. Elles s'étaient faites plus rares depuis deux ans, ce qui rendait la chose encore meilleure.

Rangers abîmés aux pieds, vestes en cuir sur les épaules, elle avait erré quelques instants dans les rues délabrés du faubourg. Jusqu'à ce qu'une odeur, dont elle n'avait jamais connu l'existence avant maintenant, surgissant de nul part ne lui saute au nez, la faisant se stopper d'un coup. La brune avait fermé les yeux quelques instants, juste le temps d'essayer de localiser d'où venait ce parfum nouveau. Mais se perdant dans ces nouvelles saveurs, un visage flou au regard océanique avait fait son apparition dans l'inconscient de la brune. Une forme, très grande si ce n'était pas immense, assez indistincte accompagnait l'ensemble, mais elle semblait se perdre face aux deux billes bleus éclatantes. Un regard doux, calme, semblable à la mer un jour d'été, sans aucun nuage pour la faire tanguer.

Se rendant compte qu'elle s'était laissé happé à des rêveries, visions dont elle ne comprenait ni le sens ni la signification, Tamara avait vivement rouvert les yeux, un froncement de sourcil prenant place quelques seconde sur son visage. Venait-elle de rêver ce qu'elle venait de voir ? Ou devait-elle y voir un signe quelconque ? Se donnant une claque mentale pour se forcer à redescendre, elle s'était de nouveau concentré sur la nouvelle odeur qu'elle avait sentit, préférant cette fois-ci garder les yeux ouverts. Elle s'était rapprochée, elle le sentait, l'odeur l'attirait comme jamais cela ne lui était arrivé avant. Pourquoi ? Comment ? Des questions qu'elle réglerait plus tard, mais pour le moment elle devait savoir qui répandait ce parfum nouveau sans être vu de cette personne. 

Se fiant à son odorat et à son instinct, elle en avait déduit que l'odeur venait de la droite. Le plus silencieusement possible, elle était montée sur le toit de la première baraque qui lui passait sous la main pour se déplacer de toit en toit, se cachant avec les cheminés encore miraculeusement en place ou les pentes de la toiture, se faufilant parfois dans un trou d'une charpente abîmé. Il n'avait pas fallu beaucoup de temps à l'infirmière pour trouver sa cible : un grand baraqué aux muscles disproportionnés, un colosse portant l'uniforme des Tullamore qui avançait d'un pas lent au milieu d'une rue du faubourg, et qui semblait en piteux état. Quelle belle surprise, c'était Noël avant l'heure ! Dissimulé, derrière la pente du toit de la maison sur laquelle elle était, elle l'avait observé quelques instants d'un œil attentif, épiant chaque mouvement, comme un prédateur qui guette sa proie pour saisir le meilleur moment de lui sauter à la gorge. Elle le suivait du regard, sans un bruit, avant de le voir s’effondrer comme une masse contre le mur de la maison en face de celle où elle se trouvait. 

« Ça à l'air trop facile... » Avait-elle soufflée pour elle-même.

Gardant un œil sur le géant, elle s'était mise à regarder rapidement aux alentours pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres gardes ennemies. Mais de toute évidence, il semblait seul. Elle avait alors reporté son attention sur l'homme blessé, cherchant quelle façon serait la meilleure pour le vider de son sang. Dés qu'il s'agissait d'un Tullamore, elle ne faisait généralement pas de quartier. Ces hommes, cette organisation... Elle les haïssait, eux qui avaient fait de l'Irlande un pays reclus, une foire au monstre où on envoyait tout ceux de son espèce et autres à l’abattoir dés qu'ils les trouvaient. Elle espérait simplement que de s'attaquer à l'homme qu'elle avait sous les yeux n'ameuterait pas tout les autres, se serait facheux. Mais bon, elle en venait à se dire que de traîner sur le territoire vampire à cette heure-ci ne serait pas une bonne idée de leur part non plus, c'était prendre de gros risque. Les vampires étaient certes affaiblis, mais encore bien vivant. 

Finalement, voyant que rien ne semblait se passer, elle était sortie de sa cachette, passant sur l'autre versant de la toiture, de sorte à être visible de l'homme sans être à sa portée. Une fois proche du bord, elle s'était accroupie et avait prit la parole pour l’interpeller, assez fort pour qu'il l'entende.

« Mais que vois-je ? Une pochette de sang sur patte. Bel endroit pour se perdre cela dit. »

Elle lui avait laissé le temps de chercher d'où venait ce qu'il venait d'entendre, avant de continuer sur sa lancée. 

« Elle est où la suite de la cavalerie ? Parce que t'as l'air appétissant et que j'aimerais pouvoir bouffer en paix, si tu vois ce que je veux dire. »

Un sourire carnassier s'était dessiné sur ses lèvres alors qu'elle continuait de rester hors d'atteinte sur son perchoir. Elle avait bien repéré l'arme que tenait le gaillard, mais se disait que la distance jouerait peut-être en sa faveur s'il venait à l'utiliser. En espérant qu'elle ne soit pas tombée sur un Lucky Luke en puissance.
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Le destin est une chose, mais le hasard est une autre voie...

Le géant en armure de la compagnie trois fois maudite respirait avec difficulté. Malgré la gravité de ses blessures, de la perte de son fluide vital, celui qu’on avait afflué du matricule 181177 ne ressentait aucune souffrance ni douleur. Il n’avait que la rage envers cette corporation, ce nom honni de toutes les créatures emprisonner en Irlande, qui grondait dans son esprit émietté. Ce seul sentiment qui semblait être dominant aussi loin que ses souvenirs peuvent se rappeler. Les yeux fermés, le visage éclaboussé par son propre sang, la Bête essayait de se ressaisir pour avancer encore quelques pas avant de s’effondrer. Il eut une pensée pour la femme et l’enfant, ces deux âmes d’une pureté cristalline, qui avaient permis au monstre de Tullamore de retrouver une parcelle d’humanité enfouie sous toutes les expérimentations de ces savants fous. Un sourire satisfait et crâneur se déposa sur les lippes exsangues du sosie du monstre de Frankenstein. Les fugitifs auront une confortable avance sur leurs poursuivants sadiques grâce à la diversion de l’ancien soldat du projet Alpha. En plus d’avoir envoyé plusieurs ressources « humaines » ad patres ou bien aux soins intensifs, l’être génétiquement modifier avait causé bien des dégâts en remettant sa démission de manière expéditive. Un panache de fumée s’élevait encore du poste de contrôle qu’il avait emprunté pour entrer dans la zone contrôlé. Repliant les troncs d’arbres qui lui servaient de jambes pour essayer de trouver un peu de confort, le golem de chair couvert d’immondes cicatrices expira doucement. De nouveau des yeux d’une magnificence absolue, iris d’azur d’une béatitude exquise, s’offrit au subconscient de celui qui était devenu le fantasme pervers de scientifiques qui se croyaient être des dieux. Un voile de mystère engloba ce regard qui avait empêché l’esprit durement mené de 181177 vers la déchéance des lavages de cerveaux. Ce regard qui lui promettait une sorte de rédemption, une paix que la créature n’avait jamais connue. Cette vision avait littéralement sauvé le tueur de la corporation de devenir la marionnette éternelle de ses démoniaques créateurs. Soupirant doucement entre ses dents mal alignées, l’homme à la musculation puissante et disproportionné connu, pour la première le regret, de ne pas connaître le fin mot de cette vision qui pourrait se jumeler à ce qui se rapproche le plus du paradis.

Alors une voix moqueuse, satirique et totalement ironique claqua comme un fouet dans le silence de la nuit. Mais malgré la rudesse du ton, 181177 songea à cet instant qu’il n’avait jamais entendu une voix si belle. Elle ressemblait au murmure du vent qui soufflait dans la cime des arbres et au son cristallin d’une cascade qui bondissait joyeusement sur les pierres polies d’un ruisseau. Le géant avait été subjugué par la beauté de la nature lors d’une traque aux lycans dans le nord de l’Angleterre. L’ancien cobaye de Tullamore ouvrit avec douceur ses paupières. Lentement le regard océanique calme et surtout inquisiteur du briscard hors normes analysa son environnement pour s’arrêter sur une silhouette gracile accroupi sur une corniche à proximité. Un bref instant il songea que la place de la jeune femme ne devrait pas se situer à un endroit ou une gargouille de granite à peine sculpter, autrement dit le géant lui-même, devra être là. Non ce sera dans les pages d’un magazine ou bien un chef-d’œuvre d’un artiste ayant eu la visite de la muse. Le visage aux traits atypiques se referma, devint même intransigeant. Habituellement le colosse couvert de stigmates ne se préoccupait aucunement de l’apparence des gens. Alors pourquoi à cet instant il remarqua la beauté de la femme, de la vampire en entendant ses commentaires évidents pour son régime composé d’hémoglobines. Le mastodonte en armure de combat couvert de fluides vitaux sécher fit un semblant de sourire blasé et parla de son ton rocailleux et rauque à souhait.

181177- Pas de cavalerie… Avec ce que je viens… de leur faire… Tullamore va vouloir… me faire la peau…

Il cracha alors un peu de sang et passa sa main immense et rugueuse sur son menton viril pour enlever un peu de fluide vitale. Avec difficulté il pointa le panache de fumée au loin. Voyant que la prédatrice regardait son imposante arme de poing, le monstre de foire hocha la tête de manière négative.

181177- Inquiète-toi pas… Je vais utiliser… ma main… pour autre chose… que te flinguer…

Le géant laissa son arme au sol pour farfouiller une poche de son treillis de combat. Une attitude nonchalante envers l’envoyée de la Faucheuse qu’était la vampire séduisante. Avec difficulté il sortit un bâton de nicotine d’un paquet volé à soldat un mourant et coinça le filtre jaunâtre entre ses lèvres exsangues. L’autre main compressait la plaie de son flanc, essayant de retarder la perte de conscience et ensuite la mort de venir le cueillir et envoyer l’âme de la Bête vers les flammes ardentes de l’Enfer. Ensuite le briscard monstrueux réussit à produire une flamme à son briquet pour allumer la cigarette. Expulsant la fumée par ses narines, le cobaye du programme Alpha Soldier parla faiblement.

181177- Cigarette du… condamné… Une belle… nuit… pour partir… Allez… viens… prendre… mon sang… Petit corbeau…

Ce surnom fit l’effet d’un courant électrique dans l’échine du mastodonte. Une vision flou, un regard d’azur si pur inoubliable, un visage aux traits sublime et parfait. Une chevelure longue brune tirant sur le noir. Des vêtements qui semblaient être sorti de l’ère médiévale. Une douce caresse et ce surnom qu’une voix masculine murmurait. La Bête leva son regard océanique vers les yeux de la vampire que la lune faisait ressortir de mille feux. Des iris reconnaissable entre tous. Bleuté comme le ciel sans nuage d’une belle journée d’été. Le calme de l’océan du regard de l’homme difforme semblait se fusionner à merveille a la pureté céleste des yeux de la Belle. La mâchoire de l’ancien tueur de la corporation subit pleinement l’effet de l’attraction terrestre devant cette soudaine révélation, la cigarette à peine entamé tomba au sol. Celle qui possédait les yeux de ses visions, ce doux moment au milieu de la torture mentale et les expérimentations, allait accorder la miséricorde au déchet de la société adossé dans une ruelle sordide. Soudainement une lueur d’humanité rarissime illumina l’océan de douceur du géant. Comme si l’homme caché au tréfonds du monstre essayait de reprendre le contrôle de ce corps immonde pour la première fois depuis fort longtemps.

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Le destin est une chose mais le hasard est une autre voieLe matricule & TamaraMaître corbeau, sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage.

Toujours sur ses gardes, la demoiselle n'avait cessé de guetter les alentours pour vérifier qu'aucun autre ennemi ne se trouvait dans les parages. Même si le géant semblait lui dire la vérité, la brune pouvant constater que personne d'autre du clan adverse ne semblait bouger ses fesses pour lui venir en aide, elle aimait à se laisser le bénéfice du doute. Elle n'avait aucune raison de faire confiance au premier venu sur cette île qui portait une combinaison ennemie. Le dominant toujours de son regard supérieur, elle avait écouté ses paroles hachées sans vraiment parvenir à se mettre en tête qu'elle pouvait y croire. Il lui pardonnerait sans doute cette méfiance à son égard si, effectivement, il avait retourné sa veste contre son équipe, son costume d'appartenance ne l'aidant pas vraiment à être d'une crédibilité infaillible. 

Se redressant de toute sa hauteur, elle s'était tournée et était remontée sur le sommet du toit de la battisse pour mieux voir ce qu'il lui montrait. Au loin, une forme rougeoyante en fin de se consumer entièrement, dont l'existence fuyait en une épaisse fumée grisâtre rendu bien plus sombre par la noirceur du ciel. Elle n'en distinguait pas grand chose, surtout des couleurs qui contrastaient avec le reste du paysage, mais elle le devinait plus ou moins sans peine. Une preuve dans le témoignage du colosse. Du moins, ce qui semblait en être une.

« Et qu'est-ce qui me prouve que c'est bien toi qui est à l'origine de ceci, et non quelqu'un ou quelque chose d'autre ? »

Attendait – elle vraiment une réponse à cette question ? En soit, qu'importe, puisque l'homme était dans tous les cas libre de lui répondre un peu tout et n'importe quoi, et que cela ne lui apporterait pas plus de preuves concrètes pour autant. Concentrant de nouveau son attention sur l'homme, elle était revenue tranquillement à sa place, reprenant la même position, fixant quelques instants l'arme qu'il avait entre les mains. Il n'allait donc pas l'utiliser ? Cela lui avait fait arquer un sourcil d'incompréhension en le voyant décrocher l'arme de sa main, pour finalement sortir une cigarette de sa poche. 

« Quel étrange humain tu es. N'as-tu donc aucun instinct de survie ? Tu es armé, tu as donc la possibilité de te défendre, je t'annonce que tu vas mourir dans d'atroces souffrances et en te vidant de ton sang, et toi que fais tu ? Rien du tout. Tu jettes l'éponge, et tu accours même dans la cage aux lions. J'en déduis que tu ne dois plus avoir toute ta tête pour réagir de la sorte. »

Elle avait continué son observation minutieuse du colosse, alors qu'il allumait le bâton de nicotine à présent coincé entre ses lèvres. Elle avait écouté sa dernière phrase, et si le surnom ne semblait même pas la faire tiquer, elle eut le sentiment de l'entendre plus faiblement que les précédentes. Elle, qui aurait voulu continuer à le mariner encore un peu, commençait à se dire qu'elle tirait peut-être un peu sur la corde, et que si elle ne se dépêchait pas, il lui claquerait entre les doigts avant la fin sans aucune autre forme de procès. Ou alors cette faiblesse dans la voix de son interlocuteur était volontaire, elle n'avait aucun moyen de le savoir. Et avant même qu'elle ne s'en rende vraiment compte, le surnom qu'il venait d'employer n'avait cessé de tourner en boucle dans sa tête, comme si elle l'avait déjà entendu quelque part. Un surnom qui s'adressait à elle, elle en était sûre et certaine sans vraiment pouvoir s’expliquer pourquoi. Un surnom qu'elle avait l'impression de redécouvrir, mais qu'elle avait en même temps l'impression d'avoir entendu sans cesse, comme le refrain entêtant d'une chanson s'inscrivant dans sa mémoire, puis qui se taisait pour un temps avant de lui revenir en tête quand elle entendait de nouveau la musique quelque temps plus tard. Mais prononcé quand, où et par qui ? Là restait tout le mystère. 

Elle ne savait pas comment elle était parvenue à sortir de ses passionnantes suppositions pour se concentrer de nouveau sur son festin nocturne, mais de toute évidence elle était revenue au meilleur moment. Semblable à un personnage de cartoon, elle avait eut le temps de voir la mâchoire de l'homme s’affaisser, comme prête à se décrocher pour toucher le sol, faisant tomber le bâton de tabac à peine entamé au sol. À son expression faciale, elle avait eu l'impression qu'il la voyait pour la première fois depuis qu'ils se parlaient, ce qui avait provoqué chez elle un éclat de rire moqueur devant son évident ébahissement soudain.

« Bah alors mon grand, qu'est ce qui t’arrives ? On croirait presque que tu viens de rencontrer l'amour de ta vie ! T'en as même perdu ta cigarette avant d'en avoir profité, quel gâchis. »

Elle était clairement en train de se foutre de sa gueule pour dire les choses comme elles étaient. Amusé par la situation, et bien que le spectacle soit agréable à voir vu d'en haut, elle en venait à avoir envie de se rapprocher rien que pour voir ça de plus près, simplement pour l'effet comique de l’événement. Se relevant pour être de nouveau droite sur ses jambes, elle avait commencé à se pencher presque dangereusement vers l'avant pour voir ce qui se trouvait au pied de la battisse sur le toit de laquelle elle avait pris place. Y apercevant la carrosserie à moitié défoncé de ce qui lui semblait être un Jeep laissé à l'abandon, elle avait eu un rictus satisfait avant de se redresser, faisant un pas en avant dans le vide pour se laisser tomber. Bien qu'on aurait pu supposer une chute fracassante, elle était au contraire parfaitement maîtrisée, la jeune femme atterrissant sur ses deux pieds avec une certaine grâce sur le capot de la voiture, et une agilité déconcertante propre à sa race. Elle n'avait pas vraiment de mérite à cela, mais devait avouer que cela avait son petit côté pratique. De la même façon, elle avait quitté le support instable du véhicule pour rejoindre le sol, s'avançant à présent en direction de l'humain à l'odeur si alléchante.

Une fois à son niveau, elle s'était de nouveau accroupie pour se trouver en quelque sorte face à lui. Face à son expression de merlan frit, elle n'avait pus retenir un sourire moqueur, et en même temps assassin, un sourire qui dévoilait ses canines que l'homme pouvait à présent distinguer grâce à cette nouvelle proximité. Sans demander son avis ou autre à l'adversaire, et sans même se préoccuper de ce qu'il pourrait penser, l'Anglaise avait tendue la main pour chiper la cigarette encore fumante qui s'était écrasé au sol, la coinçant entre ses propres doigts. Puis elle l'avait mise à ses lèvres, tirant une bouffé du tube de tabac dont le bout prenait une couleur rougeoyeante, avant de l'en éloigner pour voir la lueur diminuer d'intensité, recrachant la fumée en un mince filet blanchâtre tandis que son regard malveillant n'avait pas quitté le soldat d'une semelle. Elle tentait de rester le plus impassible possible face au comportement et au regard qu'il lui accordait, mais elle ne pouvait nier que cela commençait à la perturber de façon plus ou moins désagréable. Mais elle préférait transformer ce sentiment étrange en une satisfaction malsaine à l'idée de ce qu'elle pourrait lui faire subir pour cela.

« En attendant qu'une idée satisfaisante me vienne, as tu une dernière volonté ? Comme une femme et des enfants à qui je dois envoyer ta tête décapitée une fois que je t'aurais tué. Évidemment, tu ne serais pas là pour le voir, c'est bien dommage parce que je trouve l'idée bien drôle rien qu'en essayant d'imaginer la scène. Et tant que j'y suis, c'est quoi ton petit nom ? Parce que, si comme tu le dis tes compagnons sont à tes trousses, j'aimerais avoir l'immense privilège de pouvoir admirer leur visage se décomposer quand je leur apprendrais t'avoir tué sans aucune forme d'opposition. »

Un nouveau rire mauvais, diabolique, émanant de ce corps à l'allure androgyne qu'on aurait pu croire incapable de telles pensées. Et pourtant, les faits étaient là. Sans prévenir, même elle ne comprenant pas spécialement son geste sur le coup, elle avait tendu la cigarette à son propriétaire d'origine, dans un but incompréhensible, même pour elle, de la lui rendre. Rapidement, elle avait dû chercher de quoi justifier ce geste, et s'était surprise à aisément la trouver.

« Allez, on va dire que pour une fois, je ne suis pas vache, je te laisse profiter de ta cigarette le temps de me répondre. Ne la gaspille pas, je n'ai pas pour habitude de donner une seconde chance aux gars de ton espèce. Si l'organisation à laquelle tu appartiens me catégorise comme un monstre, ce qu'ils pensent faire pour le bien de l'humanité n'est pas plus glorieux. »

Les sens soudain en alerte, elle regrettait déjà son geste involontaire. Un geste pourtant banal, qui n'avait rien de spectaculaire ou de particulier. Elle ne saurait dire ce qui la dérangeait sur le coup, mais elle sentait que ce qui suivrait ne serait pas pour lui plaire, d'une façon ou d'une autre. Elle en venait presque à prier mentalement qu'il ne récupère pas sa cigarette, chose qu'elle avait l'impression de ne pas avoir fait depuis une éternité.
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♦ Humain ♦  survivant des limbes
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Le destin est une chose, mais le hasard est une autre voie...

L’imposante immondice humaine dont la vie s’écoulait paresseusement de ses plaies écoutait le doux tempo des paroles de la magnifique créature de la nuit. L’ancien soldat s’en foutait que ce n’était du venin, un crachat acide en pleine gueule, que lui délivrait l’ironique vampire qui s’apprêtait à le vider de son fluide vitale si puissant.  La vie venait d’ouvrir l’ultime présent, un gage d’une inestimable valeur pour l’être honni de tous. Le regard d’azur si pur, troublant et promettant une douce rédemption, venait de lui apparaitre. Ces yeux si doux qui avaient permis au monstre de foire d’endurer les électrochocs, les séances de lavages de cerveau, les expérimentations horribles qui avaient transformé un soldat en l’antithèse complète du possible de l’humanité. Une machine organique qui ne devait éprouver aucune compassion, aucun doute et aucune pitié. Mais ce regard fantomatique avait permis à 181177 de s’accrocher à une mince lueur d’humanité. Et maintenant c’était la délivrance promis, le repos éternel étreint pour une fois par une femme pour l’escorter en enfer.  La sangsue, insulte que les membres des escouades d’assaut de Tullamore donnaient aux vampires, démontrant sa souplesse et sa grâce immortel en sortant de son perchoir pour atterrir presque sans bruit sur le capot d’une Jeep partiellement détruit. Mais pour le mourant la silhouette sublime n’était qu’un ange, déchu sûrement par les fables de l’église, qui venait d’atterrir sur cette terre maudite. Il ferma les yeux un bref instant et alors qu’il les ouvrit, le géant à la musculation disproportionnée fit le visage souriant de sa mort prochaine à quelque centimètres de son horrible faciès. Les lèvres sensuelles s’ouvrir pour laisser passer des menaces inutiles pour le colosse aux coups recouverts de cicatrices cauchemardesques, ses canines d’une blancheur spectrales captant les doux rayons de la lune. Mais à cette distance le choc de leur regard n’était que plus intense et troublant. Comme si toute sa vie 181177 n’avait que rechercher ces yeux qui semblaient être inscrite dans son âme corrompu par les traitements de ces savants fous qui se croyaient être des dieux. Quand elle eut fini sa déclaration qui aurait fait trembler n’importe quel mortel, le monstre de Tullamore reprit une contenance et un sourire qui était à la fois ironique et totalement blasé se déposa sur ses lèvres exsangues. La main gracile et meurtrière de l’être de la nuit tendit le bâton de nicotine à son propriétaire, laissant une petit dose d’humanité s’écouler de son âme noirci par le vampiritisme.

181177- Tu crois vraiment qu’une femme accepterait de me toucher? (tousse un peu) Je n’ai rien… ni personne dans le monde… Envoie… ma tête à Tullamore… Et ils vont te donner… une putain de médaille… Mais… depuis… toujours je vois… tes yeux… dans mon… esprit…


Il tendit avec difficulté son poignet pour laisser la clarté de la lune et des nymphes étoilés  éclairer un singulier tatouage. Un code barre comme il y avait sur n’importe quel bien de consommation et un genre de numéro de série : 181177.  Dévoilant une dentition inégale tacher d’hémoglobine, il laissa son regard océanique si calme et d’une douceur surprenante glisser sur les traits, qui semblaient être ciseler par un artiste ayant reçu la visite de sa muse, de la vampire qui semblait s’adoucir un peu. Comme si le masque de froideur se fendillait un peu pour laisser passer une pointe de compassion.

181177-  Les soldats… ont rien à… foutre… de moi… Je suis… juste… une… machine… de guerre… J’ai… jamais... eu de nom… On m’a dit… que c’était… pour les humains… et les autres… Pas pour monstre… Au moins la sorcière… et l’enfant… sont libre…

La créature de la noirceur éternelle s’esclaffa d’un rire sadique et mauvais juste à la moelle. Respirant difficilement, crachant un peu de sang, le golem de chair sentait de sa fin arrivait en grand pas. Sans aucune attention médicale, sa carcasse honnie de tous et cauchemardesque allait s’éteindre dans cette ruelle sombre et froide. Mais au moins le regard d’azur si merveilleux, une promesse de paradis inaccessible, allait l’accompagner pour l’éternité. De sa main gauche tremblante, affaibli par la perte de sang, le golem de chair expérimentale tenta de saisir la cigarette tendu par tant de charité. Les doigts ayant la circonférence de saucisses effleurèrent ceux qui n’étaient de volupté et grâce surnaturelle.  Mais leurs esprits furent comme happé par une force mystérieuse, une onde de choc intangible mais d’une puissance phénoménale, sembla figer le temps de leurs corps physique pour les emmener dans les limbes d’une vie antérieur…


Février 1916

musique d'ambiance de 1916

À quelques distances d’un front meurtrier où les balles traçantes déchiquetaient les corps des soldats se trouvait une antenne médicale française. Malgré la proximité de la terrible Faucheuse qui moissonnait à grand coup de faux les âmes des combattants sans distinction d’appartenance territoriale, un amour venait de naître. Un peu de douceur dans ce monde de folie et de haine. Deux être, leurs doigts entremêler tout comme leurs cœurs qui battaient en diapason, sortaient du musée des horreurs qu’était la boucherie de campagne qui portait effrontément le nom d’hôpital. Le soldat lourdement blessé portant l’uniforme taché du Commonwealth plongeant son regard océanique si doux, apaisant et aimant dans celui de la jeune française près de lui. L’infirmière sourit tendrement, ses yeux d’un azur si pur et féérique luisaient d’un bonheur sans borne. Les yeux sont, selon la croyance populaire, le miroir de l’âme. Le nouveau couple s’assit sur des sacs de sables pour s’enlacer avec une douceur infinie. L’infirmière prit garde de ne pas faire mal au soldat venant des lointaines terres Australienne. Celui-ci embrassa avec douceur et pureté, synonyme d’un amour éternel, le dos de la main de la jeune femme. Un accent chanté, guilleret, s’échappa alors des lippes charnues de l’homme.

Soldat- Je t’aime de tout mon cœur et mon âme Marguerite… Pour l’éternité et même au-delà…


Mais la jeune femme qui s’apprêtait à répondre à celui qui venait de lui avouer les plus beaux sentiments que l’humanité a pu connaître ne put qu’entrouvrir ses lèvres qui avait le satiné de la soie. L’homme eut un hoquet de terreur alors qu’un vrombissement de moteur mourant annonça la fin prématurée de leur idylle. Un biplan allemand tournoyait follement dans le ciel en piquant du nez vers l’antenne médicale. Le dernier geste du soldat fut de faire un rempart de son corps à la française face à la déflagration du crash de l’appareil.

Fin de la vision

Le golem monstrueux revient à lui et une colère sourde se déposa sur son horrible faciès. Il ne comprenait rien, que ce soit le courant électrique qui semblait le lier à la sangsue si magnifique ni à ces visions d’une autre guerre. Grognant pour essayer de rester conscient, l’expérimentation de Tullamore plongea son regard inquisiteur dans les yeux qui avaient si souvent son esprit.

181177- Putain… de merde… Tu fais aussi… de la sorcellerie… Tu es… une sorcière c’est ça? Pourquoi me… montrer… ça?

La cigarette avait de nouveau chuté au sol et comme la vision leurs doigts étaient entremêler. Le temps semblait s’être arrêté pour leur permettre de se noyer dans le regard de chacun, essayant de trouver une explication rationnelle dans ce monde chaotique.  Mais un grésillement de radio gâcha l’instant présent comme un coup de feu directement au cœur. Deux gardes de la compagnie maudite se tenaient à l’entrée de la ruelle. L’un avait une arme pointé sur le duo improbable alors que l’autre appuyait sur l’émetteur de sa radio attaché à son gilet tactique.

Garde- Le fugitif 181177 est repérer avec une civile. Demande de consigne à vous.


Une voix impérieuse et autoritaire répondit dans un grésillement. Un ton malveillant et glaciale.

Voix- Éliminer les témoins et ramener le fugitif vivant pour qu’on l’étudie. On doit savoir ce qui a cloché pour qu’il agisse contre les ordres de la corporation.

Celui avec l’arme de fort calibre aligna le canon sur la vampire assise sur ses talons près de la monstruosité.

Garde- Bye la salope on va se retrouver en enfer. Et toi le monstre de foire tu vas payer pour ce que tu as fait au poste de contrôle…

Le golem de chaire sentit alors un afflux d’adrénaline, dernier dose que ses formidables réserves pouvait produire, fouetter ton son être. Enserrant le poignet qui semblait si fragile de la Belle, la Bête l’enleva de la ligne de mire à l’ instant où le puissant projectile était libéré de l’arme. Agrippant sa formidable arme de poing de sa main immense et couverte de sang, il tira une cartouche de 454 magnum directement dans le torse du soldat qui fut projeté au sol.  Relevant  son imposante carcasse en chancelant, 181177 fit comme dans la vision, un rempart de son corps aux muscles disproportionner pour accueillir une balle dans le gras de sa cuisse ayant la circonférence d’un jeune arbre mature.  Aucune douleur, juste le choc fit apprendre au tueur de Tullamore qu’il était de nouveau toucher. Pivotant son visage affreux et ensanglanté vers la vampire, le géant en armure de combat presque disloqué hurla une supplice. Une preuve d'un amour éternel que ni le temps et l'espace n'avait effacer de l'ême de la chose.

181177-  MARGUERITE SAUVE-TOI!

Le garde venait de prendre position pour ajuster un nouveau tir vers le colosse couvert d’horribles cicatrices pour le mettre hors de combat, sélectionnant une munition soporifique qui pourrait faire arrêter la charge d’un rhinocéros à la seconde où la pointe pénétra le corps de la cible.

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Le destin est une chose mais le hasard est une autre voieLe matricule & TamaraToujours devant sa proie, cigarette à la main dans le but de la lui rendre, elle avait écouté les premières réponses du colosse à ses questions. Elle n'avait pu retenir un rire amusé face à ses remarques. C'est qu'il avait du répondant et de l'audace pour un mourant ! Bizarrement, ça lui plaisait bien, à la brune. De toutes les victimes qu'elle avait déjà pu avoir, il devait être le premier dans son genre. Là où les autres se contentaient de la supplier de les laisser en vie, ce qui ne faisait qu'augmenter l'envie colérique de la brune de vouloir les tuer, lui réagissait de façon totalement différente. C'était à la fois amusant et distrayant. Sans le vouloir, il provoquait divers sentiments contradictoires chez la brune. D'un côté, elle avait une folle envie de le tuer rien que pour faire (ou du moins avoir fait si on en croyait ses dires) partie des Tullamores, ces humains méprisables à souhait à qui elle voulait arracher la tête dés qu'elle les croisait. Mais plus elle parlait avec lui et plus une partie d'elle avait envie de le croire, et de le laisser en vie, se surprenant à une forme de sympathie pour lui. C'était très étrange, mais elle essayait d'en faire abstraction pour se concentrer sur sa principale tache.

« Et pourquoi une femme ne voudrait pas de toi ? Ne sois pas si dure avec toi-même, tout les goûts sont dans la nature. Mais puisque tu insistes, j'enverrai ta tête à l'organisation dans ce cas. Pour la médaille, je n'en serais pas aussi sûre que toi, je risquerais certainement de me faire buter à mon tour. »

Elle l'avait ensuite laissé lui montrer son bras et le tatouage étrange qui y figurait. Ainsi donc il n'avait pas de nom, mais un matricule pour seule appellation ? Étrange, mais venant des Tullamore cela ne semblait pas la surprendre plus que de coutume. Ils avaient toujours eu des idées farfelues ceux-là, pourquoi changer les bonnes vielles habitudes ?

Elle allait lui répondre de nouveau en ce qui concernait son nom pendant qu'il récupérait la cigarette qu'elle lui tendait, mais elle n'en avait pas eu le temps. Comme happé par une force dont elle ne maîtrisait rien, elle était tombé elle aussi dans les affres d'une vision qui la propulsait bien des années en arrière, dans un décors à la fois étranger et familier, à un événement qui semblait s'être produit avant même sa naissance. Un décor d’horreur, comme celui dans lequel ils vivaient actuellement, dans lequel se vivait une histoire d'amour naissant entre une infirmière et un soldat. Une scène étrangement similaire ou presque à la situation actuelle, dans un parallélisme presque parfait. Elle avait sûrement dû froncer les sourcils d'incompréhension pendant que la scène se jouait dans son esprit, cherchant à comprendre ce qui se passait. Les questions voulaient se bousculer dans sa tête, mais c'est comme si la vision les chassait pour ne lui faire voir que ça. Puis d'un coup, brutalement, tout s'était finit, les images avaient cessé. Plus rien.

Secouant vivement la tête comme pour se débarrasser de ce qu'elle venait de voir, le visage tout à l'heure hautain au sourire carnassier de la vampire venait de laisser place à une expression d'incompréhension mêlée de doutes. D’innombrables questions l'avaient alors assaillie violemment, des questions auxquelles elle n'avait pas de réponse, ne comprenant rien à ce qui venait de se produire. Quelle était cette étrange vision ? Pourquoi avait-elle vu ça ? L'homme avait il vu ça aussi ? C'étaient les paroles de l'homme en face d'elle qui l'avaient complètement sortit de ses questionnements. Relevant la tête vers lui, elle avait encore plus froncé les sourcils, ne comprenant absolument pas ce qu'il était en train de lui dire. L'accusait-il sans preuve de quelque chose qu'elle-même ne contrôlait pas ?

« Qu'est-ce que tu me chantes là ? Bien sûr que non ! Je suis une vampire et rien d'autre ! Je n'ai rien fait du tout ! Et qui me dit que ce n'est pas toi qui a fait ça d'abord ? »

L'incompréhension et les questions du géant avaient eu raison de sa patience et la jeune femme commençait à s'énerver, se montrant plus agressive qu'avant. Elle s'était sentie agressée par ses questions, comme si elle avait fait quelque chose de mal alors qu'elle-même n'avait rien maîtrisé.

Remarquant leurs doigts entremêlés comme dans la vision, elle avait rapidement retiré sa main de la sienne, se reculant d'un mouvement rapide comme dans une tentative de fuite. Se relevant pour se mettre sur ses deux jambes, elle avait tourné la tête en entendant le bruit de moteur et de radio non loin d'eux. Tournant la tête en direction du bruit, elle aperçut au bord d'un véhicule deux branquignols en combinaison de Tullamore en train de braquer des armes sur eux. Et merde, il manquait plus que ça... La jeune femme s'apprêtait à gueuler au colosse qu'il lui avait menti, que la cavalerie était bien arrivé contrairement à ce qu'il lui avait dit plus tôt, mais elle n'avait rien fait. En écoutant ce que disaient les deux zigotos et la voix du haut-parleur, elle venait de comprendre qu'il ne lui avait finalement pas menti. Ainsi, il était cherché par l'organisation pour être étudié ? Plusieurs questions lui venaient en tête, mais pour le moment elle n'avait pas le temps d'y réfléchir. On venait de donner l'ordre de l’exécuter et il était hors de question pour elle de se laisser faire. Elle ne mourrait certainement pas ce soir, ni à cause d'eux, tout comme elle ne les laisserait pas emmener l'homme qui leur avait échappé.

« Connard toi-même, pov' tache, j'suis sûre que tu sais même pas viser ! » Avait-elle lancé à l'attention de celui qui venait de l'insulter.

L'arme pointée sur elle, elle s’apprêtait à éviter les projectiles que les ennemies s’apprêtait à lui envoyer. Mais avant qu'elle ne tente quoi que ce soit, celui qu'ils avaient qualifié de fugitif s'était interposé entre elle et le véhicule, lui gueulant de s'enfuir après s'être pris une balle pour elle et avoir tiré sur un des gardes. Ce n'était pas son prénom qu'il avait prononcé, mais celui de la vision, pourtant Tamara avait très bien comprit que c'était à elle qu'il s'adressait. 

« Alors là, tu rêves, c'est un festin qui débarque et je ne compte pas le laisser s'enfuir. »

C'est ce qu'elle lui avait répondu, décidé à en finir rapidement avec cette mascarade. Elle serait en retard à l’hôpital, si ce n'était qu'elle devait déjà probablement l'être, mais il y avait plus important à cet instant. Ça allait gueuler au château, mais si elle expliquait ce qui l'avait retarder elle savait que ça passerait. 

Profitant de la diversion que lui offrait le fugitif, elle avait usé de sa vitesse vampirique pour rejoindre le véhicule et ses occupants. Elle avait d'abord pris en charge le garde encore débout, lui fonçant dans le lard pour le faire tomber à la renverse et lâcher son arme avant que le coup ne parte. Attrapant un débris de pierre qui traînait au sol, elle s'en était ensuite servie pour frapper fortement son ennemie à la tête, le tuant sûrement sur le coup à cause de la violence du choc. Elle avait ensuite récupéré l'arme avec l'anesthésiant et était passée au deuxième garde dont elle ne connaissait pas le sort. Dans le doute que l'arme du colosse ne l'ait pas tué, elle avait tiré la munition soporifique sur lui avant de le mordre à la gorge pour le vider de son sang, s'en abreuvant sans en laisser une goutte. Au moins, là, ils étaient tranquilles. Les deux gardes étaient morts et eux toujours en vie. Du moins, Tamara l'était toujours, pour son protecteur, il lui fallait encore des soins d'urgences ou il allait mourir en se vidant de son sang.

Son repas terminé, la jeune femme avait prit conscience de cette réalité. Tournant la tête vers le fugitif, elle l'avait jaugé du regard comme pour sondé son état. Se dirigeant vers lui, elle l'avait aidé à se poser dans un coin à l’abri. Maintenant que les deux gardes étaient morts, il ne craignait plus de se faire attaquer.

« Écoute, je suis infirmière, je peux te soigner. Je sais qu'après tout ce que je t'ai dit avant c'est un peu étrange, pourtant, j'accepte de te croire maintenant. Mais ne va pas t'imaginer n'importe quoi non plus, ce qui s'est passé reste très bizarre. Je vais chercher de quoi te soigner, je fais le nécessaire, et on en reparle plus. Tu m'as défendu, je te soigne, on est quitte. Ok ? Bon, maintenant ne bouge pas, je reviens. »

La demoiselle était rapidement partie chercher de quoi soigner le colosse, avant de revenir rapidement quelques minutes plus tard avec un sac contenant tout le nécessaire. S'agenouillant devant lui une nouvelle fois, elle l'avait rapidement examiné avant de lui poser une ou deux questions en commençant à sortir ce dont elle aurait besoin.

« Mises à part la balle dans la jambe et les blessures les plus visibles, est ce que tu aurais des blessures que je serais susceptible de ne pas voir de façon évidente ? Pour faire simple, est ce que tu sais approximativement où tu es blessé ? »

Il valait mieux qu'elle ne loupe pas de blessures trop importantes, car si ça s'infectait, ce serait plus compliqué à guérir. Les humains étaient tellement fragiles...

« Tu me disais donc que tu n'avais pas de nom, c'est bien ça ? Ça te dirais d'en avoir un ? »
© Crimson Day


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
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Le destin est une chose, mais le hasard est une autre voie.
LLes paroles projetées par la créature des ténèbres venaient à peine d’effleurer l’ouïe du colosse balafré qu’un courant d’air fouetta le fugitif. Déposant sa main immense aux doigts ayant la circonférence de saucisses pour retrouver un semblant d’équilibre et de dignité, 181177 assista à l’exécution de ses deux confrères sans broncher. Aucune émotion, que ce soit de la colère ou du dégoût, ne traversa le regard océanique calme de la Bête. Seulement un certain professionnalisme qui évaluait la rapidité d’action, la force déployé et l’expertise de la Belle. Seul un rictus satisfait se déposa sur les lèvres exsangues de l’être génétiquement augmenter de la société Tullamore quand il analysa la fin du combat. Durant un bref instant le golem de chair à la musculation disproportionner jalousa la fin du garde. Sentir les lèvres pleines de la vampire, la perforation de la jugulaire, sentir un mélange d’extase et de regret alors que le cœur ralentit, pouvoir enserrer la silhouette sublime de sa assassine lors de ses derniers soubresauts et  murmurer quelques mots dans l’intimité de ce moment. L’ancien tueur de la corporation trois fois maudites secoua son horrible faciès dans l’espoir de se ressaisir. La perte de sang et la fatigue devait faire divaguer l’esprit de la création des savants pervers de Tullamore. Jamais à sa connaissance le molosse de guerre couvert de cicatrices immondes n’avait songé à l’acte charnel, au désir et à d’autres sentiments qui étaient. Il n’avait appris que l’obéissance, la rage et la fureur durant ses séances de lavages de cerveau et de comportementaliste aveugle envers son supérieur. Des petits points noirs commençaient à danser dangereusement devant son regard océanique si paisible. 181177 commençait à faiblir de plus en plus, sa jambe blessé tressautant joyeusement sans d’aucune douleur ne se propage vers les nerfs obscurcies par une déformation génétique.

Mais l’ange déchu fut près de lui alors qu’il se sentait tomber. Des mains graciles, néanmoins fortes et mortelles comme le briscard hors normes avaient pu apprécier la juste fureur, guidèrent l’hématome vivante vers un lieu pour se poser. La voix chantée, si douce mélodie pour l’ouïe de la Bête habitué aux cris de souffrances et aux détonations de toutes sortes. Laissant un sourire blasé écorché son horrible faciès, la brute souleva ses larges épaules de dépits.

181177- T’inquiète ça ne me tente pas de courir le marathon…

Murmurant alors avec une douceur surprenante pour un être si cauchemardesque, la voix caverneuse de l’homme génétiquement modifié coula avec lenteur de ses lèvres exsangues.

181177- C’est un marché honnête… Mais je te dois bien plus que ça… petit corbeau.

Pendant le laps de temps ou l’ange déchu fut parti l’esprit de la Bête fonctionnait à plein régime. Il n’était pas le seul à avoir vu cette scène qui semblait si réel. L’infirmière avait le même regard que la vampire, les yeux d’azur qui semblaient si pur que même le ciel céleste était pâle en comparaison. Ce regard qui avait hanté ses songes, qui avait déversé candeur et tendresse à une abomination rejeté de tous. Une sorte de rédemption pour son âme en péril et qui menaçait de faire naufrage sur les rives du Styx. Fermant les paupières pour essayer de se reposer, de nouveau les yeux fantomatiques virent s’imposer à lui. Mais maintenant les contours d’un visage angélique, féminin, semblait se préciser avec lenteur. Il fut alors tirer de sa torpeur par la voix qui semblait parvenir des cieux. Papillonnant ses yeux qui avaient la teinte de la mer calme sous le chaud soleil de l’été, il hocha la tête avec difficulté pour répondre à l’interrogation de la jeune femme au regard ensorcelant.

18117- Je sais pas trop… Je ne ressens… pas la douleur… Juste des… impacts… Centrer au torse…

Levant une main hésitante et tremblante, le géant l’abattit sur une courroie de son plastron de combat portant l’armoirie de la corporation maudite.  Heureusement de l’infirmière de l’apocalypse aida le mastodonte à retirer le haut de son uniforme, car ce dernier était exténuer. Le désastre d’une vie de combats s’offrit alors au regard de la jeune femme. Elle pouvait facilement discerner les impacts de projectiles, les lacérations de lames et même des traces de griffures profondes. Mais les plaies et les cicatrices les plus troublantes furent certainement les entailles réaliser par des instruments chirurgicaux, des brûlures causées par des électrocutions et d’autres expérimentations pratiquées par les savants qui se croyaient être l’équivalent de Dieu. Des signes de tortures pour rendre docile ce phénomène de foire ambulant. Des vestiges de tatouages semblaient avoir été effacés par une sorte d’acide, mais on pouvait discerner sans mal le contour d’un drapeau qui ressemble à s’y méprendre à celui des États-Unis. Le torse qui aurait rendu vert de jalousie les Hercules de la musculation se soulevait avec douceur, un peu comme un soufflet de forge. Ne connaissant pas la honte, le monstre de foire resta impassible devant le regard de la Belle. Mais la prochaine question de la Belle fut comme l’effet d’un coup de poing directement au menton viril du géant. La voix rauque, au débit lent et trainant du briscard s’éleva avec douceur.

181177- J’aimerais bien… Mais je peux savoir le tien? Aussi... u as vu des trucs... toi aussi?


De nouveau il essaya de prendre une cigarette de son paquet entamé, mais la faiblesse du geste fut que le colosse couvert de stigmates ne put accomplir ce geste anodin. Il fit une petite rotation du bassin pour grogner de frustration. Mais le mur dans le dos gigantesque de l’homme génétiquement modifier s’illumina un instant. Au milieu de son dos une sorte d’appareil avait été délogé par l’activité soutenue de 181177. Une technologie en dormance qui fut réveillé par la fureur du maître de la bête. Un appareil de géolocalisation implanté sous la peau de l’homme qui ne ressentait aucune douleur, une garantie de retrouver la Bête quel que soit l’endroit où le soldat d’élite se trouvait en cas de besoin…


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