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 Bienvenue en enfer

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Bienvenue en enfer
“ BLOODY HELL! ”
Je me dois de gagner du temps.
Je progresse au sein du quatuor et bien entendu tous mes sens en alerte. Déjà que j’étais heureux de tomber sur les deux jeunes prisonniers qui ont décidé de me garder en vie. À l’ouverture des portes ils se sont resté près de mon aura sophistiqué et de gentleman. Malheureusement un petit groupe de gardes, accompagner par des chiens grognants et furieux, a décidé de faire de nous le renard dans une chasse à cours.  Au hasard de  notre fuite et du destin,  par une mère apeurer serrant des jumeaux sur son sein. Un vampire, une humaine et deux lycans qui s’épaulent dans ce moment des plus stressants. Une claque au visage de Tullamore ou bien une ritournelle main dans la main à vous de choisir. De par mon âge et mon calme face à cette adversité le petit groupe semble m’avoir placé au poste de chef sans que je l’aie demandé. Un peu de flegme et de stoïque face à ce drame est toujours bon à prendre. Mes iris d’acier bleuté notent avec indifférence et nonchalance le paysage dévasté de la nouvelle jungle urbaine. Bloody hell je ne croyais jamais voir pareil désolation il y a quelque temps et maintenant je trouve les lieux mornes et sans vie. Je m’administre une claque mentale magistrale pour me concentrer à voir l’évolution de mon environnement. Sans vie ne signifie sans aucun danger de nos tristes jours. Comme le prouve les aboiements et les quelques tirs que nos poursuivants à la faculté de raisonnement frôlant le néandertalien semblent nous faire offrande.  Ils ressemblent à des charognards. Ils sont comme des sangsues attirées par l’appel du sang frais qui coule dans les veines des gens vivants. Une des jeunes gens, Théodore qui sent le louveteau à plein nez, désigne la rue devant comme l’évidence même. Je ne peux que m’incliner devant cette décision judicieuse et réfléchit. Les jeunes vous pouvez aider cette jeune mère avec ses enfants? Et si je peux citer le Tsar Nicolas II de Russie lors de sa fuite de Saint-Petersbourg, courage fuyons! Même dans cette situation d’urgence mon stoïque et mon flegme typiquement anglais refusent de me quitter. Donc je pivote en serrant ma canne dans mes mains et je fuis dans la direction opposée des soi-disant cowboys.

Je sais parfaitement que je vais à l’encontre d’une des règles de la bienséance, à savoir qu’un gentleman ne fuit pas devant l’adversité, mais quand cette dite adversité claque des mâchoires pour vous dévorer ou ne rêve que vous trouer la peau, la survie prime. Bien entendu la dame du groupe fait volte-face pour s’enfuir, donc je n’ai point perdu la face. Mais un second point rentre en ligne de compte dans cette folle escapade qui pourrait se présenter presque à un Peter Pan qui sert de chef de file pour les enfants perdus. J’ai dépassé quelque peu le temps de ma folle jeunesse où j’étais un sportif accompli. Avant je pouvais suivre cette jeunesse dorée et même me gausser d’eux de par mon endurance. Maintenant je ne pourrais que me qualifier de bon sprinteur sur de courtes distances. Quelques fois j’utilise ma canne pour fracasser une mâchoire dégoulinante de salive d’un molosse trop entreprenant. Bonté divine qu’ils sont presque aussi têtus ces canidés que les Yankees avec leurs histoires d’armements consigner dans le second amendement et leurs nourritures poubelles. Enfin soit. Laissant les Yankkes de leurs côté de l’océan et préoccupons-nous de tenir mon corps si appétissants hors de ces chiens de l’enfer.    Bientôt mon groupe et moi-même nous pénétrons dans un bâtiment par l’arrière. Je tiens à spécifier que pénétrer par l’arrière n’est pas dans mes habitudes. Durant ma période volage peut-être si je dois être parfaitement honnête. Mais bon en situation de stress le fil de mes pensées est souvent décousu. Les jeunes gens bloquent la porte avec les tables de ce bistro poussiéreux. Pour ma part je perds un peu de ma superbe en essayant de reprendre mon souffle en m’appuyant sur ma canne.

Prenant une grande respiration, je m’assoie à une table de manière digne et d’une droiture exemplaire. Mon ton de voix est clame, posé et inspirante une certaine sérénité. Comme un présentateur des nouvelles de la noble B.B.C. en fait. Je vous suggère de filer à l’anglaise mes chers compagnons d’infortune. Je vais les retenir le temps que je pourrais.  Je leur fais don d’un sourire pince-sans-rire et j’essaie de garder un masque stoïque même si le rouge de l’épuisement est visible.  Pendant que les battants essaient de s’entrouvrir comme un pauvre homme constipé qui peine à se soulager, je sors un thermos de mon sac et je verse du thé tiède dans la tasse de plastique. Comme si je serais dans un manoir anglais, je savoure ce divin breuvage par petite gorgée avec mon petit toit redressé fièrement. Ensuite comme de raison les doubles portes cèdent pour laisser entrer les immondices de Tullamore. À cet instant je ne peux que jouir intérieurement de ma comparaison que j’ai osé faire un peu plus tôt.

Je cille légèrement en voyant deux énormes chiens et leurs propriétaires. Mes iris bleutés d’acier sont au début inquisiteur et ensuite invitant comme le fidèle serviteur de Sa Majesté que je suis. Je dépose calmement ma tasse de thé sur la petite table de bistro chancelante et je laisse mon charme, mon flegme et mon stoïque tout britannique envahir les sens de ces hommes de Cro-Magnon à la vertu si monnayable. Bien le bonjour messieurs ou dames. Je m’excuse si une lady est présente, mais vu votre accoutrement je ne peux discerner le vrai du faux. Je dépose ma main de libre sur le pommeau de ma canne-épée. Un quart de tour et ma lame sera au clair. Mais naïvement j’espère ramener le peu de raison dans leur esprits si peu développer. Soyons des êtres civilisé et retourner à votre poste je vous prie. La chasse à cours est terminé et quel que soit l’issue, dites-vous qu’une proie acculée peut se révéler bien plus dangereuse que ses prédateurs.  Voilà je vais sûrement mourir avec le panache, le sang-froid et la dignité qu’un serviteur de Sa Majesté doit posséder tout au long de sa vie. Mais ces bouses d’amphibies vont tâter de mon acier et j’espère causer assez de dommages pour laisser la chance aux autres fugitifs de rejoindre un abri. Les voyants hésité, je leur lance avec une franchise déconcertante une petite provocation. Si vous attendez que je meurs de vieillesse, je vous propose de prendre votre mal en patience car je suis comme les pierres de Stonehenge. Intraitable et capable de vous surprendre quand je suis fièrement dressé malgré mon âge. Donc faîtes attention à vos arrières.
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Bienvenue en enfer
Serina & William


Depuis que je suis ici, l'atmosphère reste la même. C'est un combat de longue haleine pour la survie qui se déroule ici bas. En soit, rien de bien différent à toutes ces années que j'ai pu vivre et que je continuerais de vivre à l'avenir. Faire face à la mortalité des autres, c'est se confronter à une lourde vérité et savoir que ma meilleure amie et ma fille trépasseront un jour suffit à augmenter ma peine, mais également à me réjouir pour elles. Être immortelle n'est pas un véritable cadeau que l'on vous fait, mais un poison qui serpente vos veines comme un serpent vicieux qui se joue de vous. Il siffle de bonheur en sachant que son venin fait autant de bien que de mal. Il y a beaucoup de choses que j'ai perdu au moment où mon sire a fait de moi une vampire, mais d'un autre côté, j'ai pu gagner quelque chose que je n'avais pas vraiment. Le fait de ne plus être une victime d'injustice ou de malheureuse circonstance. Malheureusement, pour gagner un brin de liberté, il faut offrir beaucoup. Trop par moment. Quand l'immortalité m'a embrassé, j'ai pris la vie de mon meilleur ami, mon frère. Même si de sa part, il s'était toujours attendu à bien plus de moi. Au lieu de soustraire une vie innocente à cause de ma soif, il a préféré se sacrifier et faire parti de moi m'accompagnant comme une sorte de conscience qui s'éveille en moi quand les choses ne vont pas ou me dépassent.

Ce soir-là ne fait pas exception à la règle. Je pense à Loretta. A Sarah. Je tente d'imaginer ce qu'elles font, en me torturant l'esprit pour savoir si elles vont bien, si elles ne manquent de rien. Ne pas savoir est une impuissance qui m'énerve. Cependant, au fond, je me réjouis de les savoir loin d'ici et en sécurité, je n'aurais pas pu supporter de les savoir prisonnières comme moi et à devoir survivre sous la domination des Tullamore. Si j'ai sauvé la vie de l'une et l'autre, ce n'est pas pour les plonger dans un abysse sans fin de malheur.

A chaque fois que je m'aventure dans les rues d'Irlande, ce n'est pas pour faire face à la magie et au mysticisme que j'ai pu lire à travers les livres d'histoire de ce pays, mais bien à la déchéance et à la pestilence, la crainte aussi. Les gens tentaient de vivre normalement, mais avec cette peur au ventre de finir dans les filets des Tullamore.

Pourquoi suis-je ici ? Si proche de nos bourreaux alors, que je sais pertinemment que je mets ma vie en danger. Dans un premier temps, je voulais me rendre auprès des êtres humains dans le simple but de m'y mélanger comme je le faisais autrefois. Oser croire que j'étais libre, m'offrir un instant d'illusion dans ce cauchemar quotidien. Mais voilà, inlassablement, je me rends plus encore vers le portail pour me faire plus de mal encore. Voir que toute possibilité de fuite est impossible. C'est dur d'accepter une vérité telle que celle-ci. Par moment, on croit rêver, on refuse l'évidence, alors, on s'oblige à venir là, où ce que l'on croit être faux est vérité.

Puis soudain, dans la nuit, il me semble entendre des pleurs de bébé. Sur le moment, je n'y prête pas immédiatement attention. Pensant que ce n'est pas grand chose, mais, mon ouïe vampirique me donne accès à bien plus. Comme la peur et les cœurs battant la chamade. Ce n'est pas un simple cri. En tant que mère, je sais les reconnaître. J'y lis de la peur, plus haute encore que celle des adultes qui semblent fuir. Plus loin, ce sont des pas de courses. Je fronce les sourcils et je comprends immédiatement le pourquoi de tout ceci.

Les Tullamore, encore et toujours eux !

Sans réfléchir plus, je m'élance dans l'espoir de faire une bonne action. Mais pas seulement, une mère n'a pas le droit de connaître ce que moi-même, je vis au quotidien. Quand, je tombe sur les trois individus, deux hommes qui accompagnent une femme et... Deux bébés ? Des jumeaux. Je les observe un instant, ils ont peur de moi alors, qu'il n'y a rien à craindre de ma part, même si je suis une vampire, je ne suis pas comme mon sire qui, aurait préféré observer le spectacle plutôt que de donner un coup de main.

Sans dire un mot de plus, je leur indique une direction plus sûre pour eux. Cela m'arrange d'un côté, j'ai besoin de me défouler et de me sustenter au coup d'un Tullamore qui sera la nourriture la plus délicieuse pour moi. J'imagine déjà leur sang couler dans ma gorge et la vie de ces derniers s'éteindre doucement entre mes bras. J'espère ne pas leur offrir la mort, mais une errance infinie. Pas d'espoir de libération après s'être transformé eux-mêmes en monstre. Ce n'est pas parce que nous appartenons à une nature différente que forcément nous ne méritons pas de vivre. Nous ne sommes pas tous pareils.

J'apprends, avant de repartir qu'un autre homme a décidé de faire diversion et qu'il est probablement aux mains des Tullamore. Sa nature prêtée à ce que ces derniers soient haineux envers lui. Avec la coalition et surtout le peu de différences que nos bourreaux font envers le reste des créatures, il est difficile de ne pas tendre la main à quelqu'un qui a besoin de vous. Comme dit l'adage, l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Cependant, il faut savoir que je me fiche de la nature des autres, je traite tout le monde de la même manière.

C'est une course à présent. Je cours aussi vite que je le peux et pour une vampire, ce n'est guère difficile. En arrivant devant le bâtiment en question, ou plutôt non loin de ce dernier, j'opte pour la voie des airs. Sautant de toit en toit, comme un chat de gouttière et immédiatement, cela me rappelle lorsque j'étais artiste de cirque. Il faut dire que l'agilité que j'ai gagné durant toutes ces années me servent aujourd'hui encore.

Arrivant à une fenêtre de l'étage supérieur, je peux observer une scène qui mérite d'être observé. Un homme, assis à une table et buvant tranquillement quelque chose alors, que des chiens et des Tullamore sont ici. Menaçant et armés. Décidément, ils ne savent faire que cela.

Bien le bonjour messieurs ou dames. Je m’excuse si une lady est présente, mais vu votre accoutrement je ne peux discerner le vrai du faux.

J'esquisse un léger sourire tout en jaugeant la situation du lieu d'où je me trouvais.

Soyons des êtres civilisé et retourner à votre poste je vous prie. La chasse à cours est terminé et quel que soit l’issue, dites-vous qu’une proie acculée peut se révéler bien plus dangereuse que ses prédateurs.

Tout en douceur, j'ouvre la fenêtre dont l'ouverture cassée, me permet heureusement de ne pas réfléchir à comment l'ouvrir ni crocheter la serrure. Je doute que quelqu'un se soit donné la peine de fermer avant de déserter les lieux.

Si vous attendez que je meurs de vieillesse, je vous propose de prendre votre mal en patience car je suis comme les pierres de Stonehenge. Intraitable et capable de vous surprendre quand je suis fièrement dressé malgré mon âge. Donc faîtes attention à vos arrières.

Je ne peux m'empêcher de retenir un rire. Mais, en posant mon pied sur les immenses poutres de bois solide qui ne sont pas encore mangées par l'humidité et la moisissure, je peux jouer les équilibristes sans mal. M'agenouillant en milieu de chemin, j'observe l'un des chiens usant ainsi de mon pouvoir.

Anime animali. Il me permet de former un lien avec un animal et d'en faire ce que je veux. En l'utilisant, je perds contact avec ma propre réalité pour voir à travers les yeux de l'animal. C'est étrange quand on sait que ces derniers ne discernent pas de couleurs, mais cela me suffit pour savoir combien ils sont. 5 contre un homme. C'est loin d'être équitable. Très loin même.

En formant le lien avec le premier chien, cela me permet de le mettre de mon côté. Alors, je décide d'en faire de même avec le second. Le sentir ainsi lié à moi, me donnera plus de chance à ce que ces derniers préfèrent ne pas bouger ni user de leurs crocs contre moi où celui qui se trouve ici.

En me redressant, je regarde vers le bas et je vois un autre Tullamore qui s'approche en catimini de celui qu'ils considèrent comme leur proie. Malheureusement, c'est sans compter sur moi qui, saute vers le bas usant de ma célérité pour briser la nuque de celui qui agit comme le pire des traîtres.

« Déjà que 5 contre 1 c'est inégale, mais que l'un de vous agit comme un traître. C'est une raison de plus pour moi de vous haïr. »

Je m'approche doucement tandis que les maîtres chiens ordonnent à ces derniers de m'attaquer. Cela me fait rire un peu tandis que je regarde les deux bêtes. « Couché ! » Ordonnais-je simplement. Ces derniers baissèrent les oreilles et s'exécutèrent comme si de rien n'était.

« Bien... Si vous le permettez monsieur, nous ferons les présentations plus tard. D'abord, occupons-nous de faire le ménage. Cet endroit est un peu trop sale pour moi. »

Sans attendre, je m'attaque au premier qui lâche un cri dans l'espoir, sans doute, de me faire peur. Mais, avant de n'être qu'une jeune femme au corps frêle, je suis une vampire qui sait se battre aussi bien qu'un homme, peut-être mieux même. Ces derniers sont armés, mais ils n'ont pas ma connaissance en combat que je peux avoir comparé à eux.

Ma vie a été plutôt longue et donc, instructive, surtout dans le combat que j'ai mis au premier plan de ma vie pour ne plus être la victime de qui que ce soit.

(c) DΛNDELION


Bound to you

I let myself take the game. I let myself embrace even though. I have no memory. I hated myself for loving this. I got lost after a while. To understand who I am and what to do with my life ∞
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“ BLOODY HELL! ”
Je me dois de gagner du temps.
Un des gardes, que dis-je ces supposé être humain qui ne valent triplette sur la moralité et le bon sens, m’annonce qu’il va se faire un plaisir de me trucider de manière lente et douloureuse. Je ne peux que rétorquer de mon air dédaigneux et hautain quelques mots bien sentis. À vous écouter je me sens déjà mourir à petit feu. Est-ce moi ou votre mère vous a bercé trop près du mur mon vaillant rejet de semence de batracien? Je soupire d’exaspération. BLOODY HELL! Essayer d’être un peu plus original dans vos menaces ou sinon je vais périr d’ennuis!

À l'instant où le malotru déclame ses idioties avec cruauté, je ne peux m'empêcher de songer à une pièce de théâtre mal diriger. J'essaie de calmer le jeu encore un peu, juste le temps pour permettre aux survivants de filer à l'anglaise. Donc je me dois d’être stoïque et débordant de flegme. Du caractère aussi froid que l'acier de ma lame dissimulée et une volonté de vivre comparable à la mentalité britannique. Jamais mes ancêtres, ni moi-même d'ailleurs, nous avons plié l'échine devant l'adversité. Donc je suis à l'acte un de cette pièce mélodramatique dont je suis l'un des rôles principaux. Tiens pour les besoins de la cause je vais en souligner les actions par des actes.

Acte 1 : les pourparlers

Stoïquement, calmement comme si je parlais à quatre attardés de la pire espèce, j'essaie de faire comprendre l'absurdité de la situation. Vous êtes en supériorité numérique et vous me menacer alors que je n’ai que ma canne? Vous ne pensez qu'à poursuivre les adolescents, les vieillards et les mères sans défenses? Je vois que le courage et la bravoure vous étouffent mes chers chainons manquants de l’humanité. Rebroussez chemin et votre couardise ne trouvera pas d’écho de ma part. Et voilà je commence à m'énerver. Ce qui est mauvais signe pour ceux qui me cherche.

Acte 2 : la confrontation

Mais le lobe du cerveau de ces hurluberlus doit être aussi épais que leurs biceps. Ce qui doit compresser horriblement leurs facultés cognitives et de raisonnement. Le premier me démontre toute l'étendue de sa culture impressionnante en me disant à nouveau de la boucler. Si je m'écouterai un peu je pourrais lui déclarer, avec la verve de Cynaro de Bergerac, une multitude de péjoratifs pour demander le silence totale. Mais le canon de ses comparses ainsi que leurs molosses me retient de répliquer comme je voudrais. Le matador au fusil à pompe semble plus causant, sûrement heureux de démontrer qu'il est le mâle alpha. Ou bien le sodomite en chef selon leur hiérarchie de merde. On n'a rien à foutre de ce que tu penses le débris. Il part d'un rire gras. Je classe maintenant ce spécimen comme un tas d'excréments fumant de pachyderme. Même hauteur, même odeur et même composition. On va même te faire faire brûler à petit feu si on veut. Comme les deux putes de la semaine dernière. Elles ont donné de leur personne pour pouvoir continuer à respirer. Mais on les a crever après! Leurs rires combinés ressemblent à des évents de baleines. Bonté divine. Je change alors l'image de la merde d'éléphants pour une image qui symbolise leur insignifiance. De la bouse d'amphibie perdu dans la mer de la lie de l’humanité la plus absolue. Je sers alors avec conviction mon pommeau de canne solidement. Je transfère mon poids pour simuler une posture affaiblit. Tout pour les mettre en confiance. Au fond de moi, je commence à faire mes adieux mentaux à ma petite-fille. Un vieux loup ne perd qu’un affrontement à ce qu’on dit. Et c’est le dernier.

Acte 3 : effets pyrotechniques et spéciaux.

Laissant les quatre primates continuer à rires comme des cousins consanguins du Sud des États-Unis, je commence à dévisser ma lame dissimulée. Un quart de tour pour déloger l'acier tranchant. Je dois rester discret et ces quatre arriérer me donne l'effet de surprise sur un plateau d'argent. Je sais que mes lèvres doivent être pincées au maximum devant l'incrédulité de la situation. Un grand boucan me fait dresser l’oreille et je pivote la tête un peu. Malheureusement pour mes adversaires je ne suis guère sénile pour les quitter du regard. Un craquement sinistre, je crois les six et septièmes vertèbres selon mes vastes connaissances médicales, s’élève. C’est alors que je la vis. Une jeune femme toute en beauté et ayant la grâce surnaturelle des créatures qui sont enfermer avec moi. Plusieurs hommes auraient écopé d’un bandage en voyant pareil beauté, mais étant britannique j’ai une grande maitrise de soi. Et un bandage voilà quelque temps que je n’ai pas tenter cette expérience des plus plaisantes. Aussi je ne dis qu’un mot devant l’arrivée inespéré d’une alliée. Même mot que j’aurai dit pour l’heure du thé, une invasion extra-terrestre ou bien une journée ensoleillée qui réchauffe Londres. Bien.

Elle me demande alors, le plus poliment du monde, de se joindre à la discussion musclée que nous avons. Ce sera un honneur et un privilège de vous avoir près de moi ma chère. Alors je regarde les hommes en armures de combat et le plus cordialement du monde je rajoute la règle de la bienséance la plus élémentaire pour un gentleman de mon envergure. Messieurs préparez-vous à vous défendre et de grâce présenter au moins vos hommages à cette dame qui vient de pénétrer dans cette pièce de manière si spectaculaire.

Habituellement je suis calme et serein. Stoïque et débordant de flegme qui me désigne comme un fidèle serviteur de la Couronne., car naturellement je désirais la soigner, les primates ont réveillé le vieux lion Britannique. Mais à cet instant je suis imperturbable, une froide colère qui devait reluire dans mon regard d'acier. Je sais que je pourrais me battre en duel avec l'homme de Cro-Magnon avec son gourdin qui est en fait une matraque. Mais son petit ami avec le fusil à pompe est un problème plus pressant. D’un mot la combattante semble maitriser les molosses ce qui me réjouit. Alors un homme hurle pour distraire la jeune femme au regard vairon, bonté divine que c’est sublime comme regard, et charge comme un briscard enrager. Ma milady se fait donner un coup qui la fait fléchir et je ressemble à une théière qui surchauffe. Mon hésitation initiale est heureusement annihiler par les compétences spectaculaires en combat de ma compagne du moment. Elle se lance dans un ballet abstrait féroce et merveilleux à la fois. Un coup de feu brise le silence oppressant de ma confrontation avec ces énergumènes. BLOODY HELL. Je ne peux m'empêcher d'utiliser ce patois des plus anglais. Je suis persuadé sur le coup que mon agresseur a décidé de clore le spectacle rapidement en abaissant le rideau sur ma vie. Mais une gerbe de sang, d'os et de matière grise est projetée sur l'homme à la matraque. Je peux lire la surprise sur la partie intacte du visage du poète au langage de charretier lors de la perforation de son crâne par un gourdin de fortune. Pour ma part je suis stupéfait qu'elle a fait un coup de maître de cet acabit. Atteindre le cerveau de ce hooligan, une minuscule cible a priori, semble tenir du miracle.

Mais l'acolyte du gaillard mortellement touché réagi promptement à s’avançant vers moi. Les deux autres gorilles semblent se mouvoir avec l’agilité d’un mollusque asthmatique devant la célérité de la lady qui m’aide si gracieusement.

Acte 4 : Duel


D'un geste fluide et sans ambiguïté, je mets au clair ma lame. Bloody Hell! Je vous somme d'arrêter d'importuner une lady et d'oser de vous mesurer à un gentleman. En garde espèce de fiente d'être monocellulaire! Ma voix claque sèchement, laissant aucun doute sur mon désir de prêter assistance à ma compagne d'infortune. Je veux prendre une grande respiration, mais l'air est nauséabond et vomir à cet instant fera perdre ma superbe entrée en matière. Nouvelle claque mentale pour me ramener à l'ordre. Habituellement je fais un dernier demi cercle devant moi avec ma canne-épée au pointer vers le sol. Pour définir ma portée et me permettre de bien visualiser l'espace pour déployer mes compétences de bretteur. Je les peaufine depuis l’université et j'ai gagné plusieurs championnats. Mais je ne pensais jamais, au grand jamais de les utiliser pour préserver mon existence. Après mon évaluation de la portée j'aurai salué courtoisement mon adversaire. Mais le gorille me foncer dessus comme un taureau reproducteur sur une pauvre vache qui broute le foin paisiblement. Donc je ravale ma fierté et mon désir de m'offusquer. Il m'envoie son arme de mêlée au niveau de mon crâne dans l'optique d'essayer de faire un coup de circuit. Mais déjà je me baisse pour me soustraire à son attaque autant dévastatrice que maladroite. Le pointu de ma lame zèbre son pantalon et lui provoque une blessure béguine en soit à la cuisse. Mais mon but était de faire voir rouge à mon agresseur. De lui faire perdre ses moyens et par la même occasion toute retenu. Il hurle de rage et me traite de plusieurs noms. Je tiens ma langue, esquivant sans peine deux autres attaques malhabiles. Je dois ressembler presque à un danseur du Lac des Cygnes. Un pas vers l'avant, deux vers l'arrière et ainsi de suite. J'aurai tellement pu lui répliquer que son niveau de grossièreté venait de franchir un nouveau seuil de ma légendaire tolérance pour les niais de son acabit. Mais il ne mérite plus aucun mot de ma part. Une nouvelle touche fit couler un peu de son sang à son bras et maintenant je peux faire une mise à mort directe et sans bavure. Je sais que j'ai juré d'appliquer à préserver la vie, mais à cet instant je m'occupe de la mienne et de celle de mon alliée. Je me fends subitement et la pointe de ma lame s'infiltre dans la gorge de mon agresseur, la faille dans son armure en fait, comme dans du beurre chaud. Une forte pression artérielle fait gicler le sang de ma victime et je m'écarte pour le laisser se choir au sol et éviter la projection rougeâtre. Le gaillard tombe dans un premier temps à genoux, essayant d'endiguer le flot de sang avec ses mains. Mais l'homme bascula au sol face première et ne bouge plus. J'évite la marée d'hémoglobine qui s'étale au sol et je me dirige pour être près de la jeune femme.

Acte 5 : finale de la scène et sortie des artistes

En marchant je secoue d'un geste brusque ma canne-épée pour en chasser le sang et je l'insère de nouveau dans son compartiment secret. Sans me départir de mon flegme et de stoïque britannique, je ravale ma bile. C'est la seconde fois que j'enlève la vie à un homme. Mais je sais qu'il aurait tout fait en son pouvoir pour nous tuer. Les malotrus avaient avoué leurs crimes en rigolant. Des viols et des meurtres. De nouveau ma canne claque sur le sol. Près du tireur tombé au champ de déshonneur, je me penche et je récupère son arme pour la passer en bandoulière. Les yeux vairons de la jeune femme peuvent facilement découvrir la reconnaissance explicite sur mon visage. Un petit sourire sincère s'agrandit dans ma barbe taillée avec soin. Merci de tout cœur pour votre assistance milady. Vous m'avez sorti d'un terrible pétrin et je suis votre éternel débiteur. Une leur espiègle se propage dans mon regard quand elle regarde ma canne-épée. Capitaine de l'équipe d'escrime d'Oxford. Je vais taire l'année de ma promotion, car je crois que vous allez me trouver encore plus vieux que je le suis malheureusement. Reprenant naturellement mon attitude de parfait gentleman, je fais une proposition courtoise. J’aimerais vous offrir un petit gage pour vous prouver ma profonde gratitude. Je lui prends alors la main de manière courtoise et dépose un baisemain d’une délicatesse qui fait mon renom auprès de toutes les ladies que j’ai fait ce petit témoignage de bon-goût. William Spencer. Votre débiteur juste à la fin de mes jours. Je lui propose alors le fusil à pompe avec un sourire-pince-sans-rire. Je crois que cette arme sera superflue pour vous avoir vu dans votre danse meurtrière, mais on ne sait jamais quand ça pourra être utile de nos jours. Je regarde l’arme grossière avec une lueur de dégoût la plus profonde. Je n'ai que faire de cet objet. J'ai ma canne-épée. Et je suis très fidèle à mes habitudes. Voyant les nombreuses plaies de la jeune femme, mon côté professionnel sort à l’instant. Je peux vous aider milady? Je suis médecin. Hochant la tête avec calme ayant une attitude rassurante, je fais un sourire charmant. Je vais vous soigner avec grand plaisir quand nous aurons un répit ma chère. Je crois que nous devons filer à l'Anglaise. Je lui rends sa main et je me redresse dignement et d'une droiture parfaite. Stoïque, flegme et charme anglais à son meilleur!

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Bienvenue en enfer
Serina & William


Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire continuellement la guerre entre créatures. Bloqué dans la même galère, on se doit de nous souder et de nous élever contre un même ennemis en faisant fi de nos différences aussi grandes peuvent-elles être. Certes, nous avons tous le choix, tout comme j'ai fait le mien en faisant cette entrée plus que spectaculaire dans ce vieux bar abandonné dont les échos des dernières musiques se répercutent en des notes silencieuses contre les murs passablement délabrés par des impacts de balles et des traces de sang. Ces pierres froides pourraient raconter tellement d'histoire, si l'on prenait soin de les écouter. Mais, ce n'est ni le lieu et encore moins le moment de se laisser à une telle chose. La chamane de pierre devra se faire patiente, car pour le moment, il est l'heure d'un duel entre nous et les Tullamore. Ces derniers ne peuvent s'empêcher de traquer honteusement des proies faciles. Des hommes protégeant une mère et ses enfants. En tant que mère, je ne peux laisser passer cela tout comme je ne peux laisser un homme à la hardiesse peu commune faire face seul à ces hommes qui ont signé un pacte avec le diable. J'admets que les vampires sont plutôt monstrueux, nous buvons du sang, c'est assez dégoûtant à le dire ainsi, mais après quelque temps, l'on s'y fait, c'est comme tout d'ailleurs. Pour ma part, je trouve que la vitae des criminels est un mets des plus délicieux pour mon éternel palais. Tout en me régalant, j'élimine de la face de ce monde des êtres qui ne manqueront à personne. Je n'aime pas supprimer des vies qui comptent pour des gens. Ce n'est pas moi et c'est une chose qui m'a toujours confronté à mon sire et sa déception sur ma personne. Je reste humaine malgré le machiavélisme dont lui-même peut faire preuve. Pour lui, j'ignore ce que je suis hormis un trophée de choix dans sa vitrine de perfection. Il peut être vaniteux sous un certain angle, mais même si notre relation est en somme compliquée, il reste néanmoins que nous sommes attachés l'un à l'autre. Pourquoi ? Je l'ignore.


Acte 1 : Les pourparlers

Depuis mon perchoir, j'observe et analyse la situation. Un homme qui se confronte au milieu des Tullamore après avoir profité d'une tasse de thé. Il est digne face à l'attaque imminente, aurait-il un petit côté anglais ? Ou bien est-ce simplement sa personnalité. Étrange et surprenant, mais tout aussi intéressant d'attendre la Faucheuse dans une posture aussi digne.

Vous êtes en supériorité numérique et vous me menacer alors que je n’ai que ma canne? Vous ne pensez qu'à poursuivre les adolescents, les vieillards et les mères sans défenses? Je vois que le courage et la bravoure vous étouffent mes chers chainons manquants de l’humanité. Rebroussez chemin et votre couardise ne trouvera pas d’écho de ma part.

La tête penchée d'un côté, les paroles de cet homme m'amuse, mais ces dernières ne trouvent guère écho dans l'esprit haineux des Tullamore, c'est comme donner des coups d'épée dans l'eau. C'est inutile de bavarder aussi justes ces paroles puissent-elles être. C'est inutile et d'une futilité sans borne. Les Tullamore poursuivent, abusent de la situation, font espérer avant de réduire à néant les créatures que nous sommes et si pour cela, ils peuvent trouver un jeu intéressant auprès des humains enfermés dans cette guère, ils le font. Sans outre mesure. Dans une guerre, il y a des dommages collatéraux, c'est ce que Bartholomeo m'a toujours dit et je prends confiance de la lourdeur de ces paroles encore maintenant. Les dernières fois furent pendant les grandes guerres qui entachèrent le monde ou plutôt une partie.


Acte 2 : La confrontation

On n'a rien à foutre de ce que tu penses le débris.

Un soupire est retenu. Bien qu'inutile au vu de ma nature, mais c'est un comportement représentant notre ennui le plus clair que nous possédons et qui ne nous quitte pas. Une réponse normale pour un être dont la haine n'est pas proprement expliquée. Les humains disent souvent qu'il faut tout pour faire un monde. Alors, pourquoi n'appliquent-ils pas cet adage avec nous !

On va même te faire faire brûler à petit feu si on veut. Comme les deux putes de la semaine dernière. Elles ont donné de leur personne pour pouvoir continuer à respirer. Mais on les a crever après!

Je sers les dents sous les paroles de cet enfoiré. Voilà que je commence à être vulgaire. Bonne essence pour moi, mais mauvais signe pour eux, je le crains fort. Ma faim se fait forte, oppressante même. Ces Tullamore ne sont que pour moi, un repas digne de ce nom en vertus des crimes qui souillent leurs mains. Mais ce qui fait le malheur des autres, font mon bonheur. Alors, c'est plutôt une bonne chose non ? C'est un véritable terrain de jeu qui ploie devant moi.


Acte 3 : Effets pyrotechniques et spéciaux

Je pense qu'il est temps pour moi de quitter mon perchoir et d'agir en conséquence. Les Tullamore ne sont pas réellement réputés pour leur patience et ces hommes sont des traqueurs, de véritables assassins, sans cervelles pour la plupart, alors ils ne parleront plus beaucoup et vont agir sous peu. Il est donc normal que je me fasse une place dans cette pièce de choix, un nouveau personnage débarquer de nul part dans ce nouvel acte.

Les chiens sont maîtrisés facilement, et ce, grâce à ce pouvoir qui m'a étreint durant mon immortalité et que j'ai appris à peaufiner rapidement. Dernier soubresaut d'une humanité où je fus proche de la nature avec mon passé de sorcière wicca. Il ne m'a pas paru des plus utiles autrefois, quand j'ai su ce dont j'étais capable, mais à l'heure actuelle, son sens prenait encore une fois sa raison d'être.

Une nuque se brise sous mon action et me voilà débarrassé d'un chasseur de Tullamore tandis que les autres sont abasourdis par ma présence qu'ils n'ont pas eu le temps de calculer. Et oui, même ici, proche de leur tour d'ivoire, il y a des gens comme moi qui vont et viennent pour se débarrasser d'eux. Nous avons un point commun, ils sont prêts à mourir et moi à me battre. Que cela soit l'un ou l'autre, nous trouvons satisfaction n'est-il pas ?

Le temps n'est guère aux présentations, mais à l'action ! C'est ce que j'ai rapidement fait remarquer au nouvel arrivant d'Irlande. Dommage qu'il soit ici d'ailleurs, il serait bien mieux ailleurs à siroter un bon thé et sans doute à lire le journal ou encore un bon roman.

Ce sera un honneur et un privilège de vous avoir près de moi ma chère.

Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que l'anglais s'exprime. Bien que j'ignore qui il est, je suis convaincue de son appartenance. J'ai été à Londres, il y a fort longtemps et j'ai toujours été amoureuse de l'Angleterre, il m'est donc facile de connaître un représentant de ce pays.

Messieurs préparez-vous à vous défendre et de grâce présenter au moins vos hommages à cette dame qui vient de pénétrer dans cette pièce de manière si spectaculaire.

« Inutile de leur faire une éducation monsieur, ils n'ont pas de cerveau pour comprendre les règle élémentaire de la bonne conduite en société. »

« Vous nous prenez pour des cons ! »

« Oh... Il semble que je me sois trompée, l'un de vous un une lumière d'intelligence, mais pas assez grande pour fuir. »

Le premier attaquant crie, sans doute, pour me distraire. Il a le don de m'amuser, je le conçois. Je le laisse même me frapper pour lui faire plaisir, mais soyons honnête. Je ne sens rien, peut-être une ridicule piqûre sans plus.

« Et bien... À moi maintenant. »

Ma vie a été plutôt longue et mon Sire a tenu à faire de moi une rose aux épines horriblement piquantes, mais également empoisonnées. Et ces hommes apprendront que je ne suis pas sans défense sinon je n'aurais pas dédié mes soirées à chasser et traquer les Tullamore comme eux-mêmes peuvent le faire avec nous ou les êtres humains qui ne sont guère de leur côté ou bien simplement neutre à la situation en attendant que les choses se déroulent en espérant passer entre les mailles du filet.

Un coup de feu me vrille les tympans à cause de l'écho dans la pièce. Et puis, avec un fusil à pompe, il est simple de faire trembler les murs, mais pas assez pour en faire de même avec moi. J'arque un sourcil en observant l'homme qui me regarde.

« Est-ce que je vous plais monsieur ? J'en suis fort navrée, j'ai déjà promis une danse à cet homme que vous avez injustement entouré. » Fis-je alors que déjà, je prenais l'arme de ma dernière victime, dont l'arme parfaite jumelle de cet abruti pointa et la balle frappe son cerveau en un instant. « Je suis aussi douée pour taper dans le mille. »

Le combat se poursuit et je suis ravie de faire la démonstration de mon ballet sanglant démontrant ainsi que je n'ai guère qu'un joli minois, mais également du talent en combat.


Acte 4 : Duel

Inquiète, je dois bien le concéder, j'observe l'anglais flegmatique et je le vois démarrer son propre ballet. Sa canne dissimulant une lame et je remarque aisément qu'il est un fervent partisan des duels d'escrime. Cela ne fait que plus marquer le personnage que j'ai vu depuis mon perchoir. Cela me fait sourire d'ailleurs, je ne me suis sans doute pas trompé sur lui et si c'est bien le cas, je viens de faire une heureuse rencontre avec un personnage incarnant les principes de l'ère victorienne chère à mon cœur. Celle que j'ai traversé de mon vivant pour m'éteindre par la suite en Italie.

Bien que de mon côté, je me nourris au cou de deux imbéciles, des proies faciles, mais surtout des plats ambulants. Mon regard ne quitte pas les mouvements de cet homme et je constate qu'il s'en sort à merveille. Si j'ai pu douter de lui dans un premier temps, me voilà rassurée désormais. Acquiesçant d'un simple mouvement de tête en voyant le sang gicler du coup de son adversaire, je l'observe dans son allure digne se diriger vers moi, sans doute pour me tenir compagnie en bon partenaire de danse.


Acte 5 : Finale de la scène et sortie des artistes

Quand je le vois ranger sa lame, je me rends alors compte que nous sommes les seuls debout. C'est alors, que je remarque le combat est terminé, mais que ma faim, bien que satisfaite en une grande partie, n'est pas totalement complète. Voilà qui est fort dommage, mais la nuit ne fait que débuter et ma traque n'est point terminé encore. Je ne rentre jamais avant que l'aube ne menace de se lever.

Merci de tout cœur pour votre assistance milady. Vous m'avez sorti d'un terrible pétrin et je suis votre éternel débiteur.

« Nul besoin de me remercier, je serais intervenue de toute manière. J'ai une haine viscérale pour les Tullamore et ils font un excellent repas pour moi. »

Curieusement, j'observe sa canne épée au pommeau peu commun. Un loup, tiens donc. Peu choisissent cet animal sauf si... Sauf si mon interlocuteur se trouve être un lycan. Ça ou simplement un amoureux des loups. Ces deux suppositions sont les plus cohérentes que j'ai en magasin, si je peux m'exprimer de la sorte.

Capitaine de l'équipe d'escrime d'Oxford. Je vais taire l'année de ma promotion, car je crois que vous allez me trouver encore plus vieux que je le suis malheureusement.

« Oh cher ami... » Fis-je dans mon attitude charmeuse et charmante. Un côté qu'on ne supprime pas quand on la gagné dans l'immortalité. Humaine, j'étais encore innocente et peu sûre de moi-même si je savais que les hommes s'inclinaient devant moi. Cependant, à l'époque, c'était grisant d'imaginer une aventure avec une artiste de cirque. « Qu'importe votre âge, vous resterez plus jeune que moi » Je lui fais un clin d’œil, amusée par la situation. « Mais vous me conformez à mon idée de votre activité de bon bretteur et de représentant de la belle Angleterre. » Un soupire rêveur se fait entendre de ma part. « Oh oui... Le berceau de la reine, mes meilleures années de vie se sont passées là-bas sans aucun doute. »

J’aimerais vous offrir un petit gage pour vous prouver ma profonde gratitude.

« Vraiment, je vous assure ce n'est pas la peine. » Mais à peine dis-je cela qu'il prend ma main pour y déposer un léger baiser. Un baise-main, voilà quelque chose qu'on ne m'a plus fait, et ce, depuis fort longtemps.

William Spencer. Votre débiteur juste à la fin de mes jours.

« Et bien, heureuse de vous rencontrer monsieur William Spencer, je suis Serina Fonte. »

Je regarde l'arme qu'il me tend puis pose mon regard sur lui.

Je crois que cette arme sera superflue pour vous avoir vu dans votre danse meurtrière, mais on ne sait jamais quand ça pourra être utile de nos jours.Je n'ai que faire de cet objet. J'ai ma canne-épée. Et je suis très fidèle à mes habitudes.

« Elle est marquée des Tullamore et souillée de bien trop de vies innocentes. Aussi adorable que soit votre geste monsieur Spencer, cette arme n'est digne de personne hormis de ces lâches. » Fis-je simplement en la retirant de ces mains pour la déposer sur la table.

Je peux vous aider milady? Je suis médecin.

« Pardon ? » Je finis par me regarder et souris. « Oh, il y a plus du sang ennemi que le mien. J'aurais de quoi me guérir à ma prochaine traque. Ne vous en faite pas. Ces blessures ne sont rien. » Et je ne mens pas, ce sont des égratignure, ni plus ni moins.

Je vais vous soigner avec grand plaisir quand nous aurons un répit ma chère. Je crois que nous devons filer à l'Anglaise.

« Il n'y a guère de répit ici, je le crains. »

Un mouvement derrière moi me met en alerte. Sans attendre, je pousse William pour le mettre en sécurité tandis qu'un coup de feu retentit et qu'une douleur se fait sentir à mon estomac. Je me retourne voyant le corps de l'homme retomber. Dans un dernier soubresaut de vie, il a voulu emporter l'un de nous avec lui, en enfer sans doute, mais j'ai pu réagir à temps.

En me retournant vers l'anglais, je le regarde. « Oh... Cela va nous ralentir... » Dis-je doucement avant de tomber genoux à terre. Le sang bu était perdu à cause de ce Tullamore. « Fait chier. » Finis-je par dire en me relevant. « Il vaut mieux partir d'ici. » Ma main sur ma blessure, je tente de faire pression pour ne perdre plus de sang, mais avouons que ce geste est inutile. « Pardon de vous avoir poussé. Mais dans l'état actuel des choses, mieux vaut moi que vous. » Après tout, il me suffit d'un peu de sang pour guérir alors que lui, n'aurait peut-être pas pu s'en sortir. Je ne connais pas vraiment la résistance des lycans, Aaron ne m'ayant que peu parlé de ça, sans doute pour me préserver ou que sais-je. « Allons-y. » Déclarais-je courageusement malgré le fait que la faim grandissait et que mon état diminuait. Heureusement que j'ai toujours eu une volonté de fer pour ne pas sauter au cou du premier venu. J'ai bien trop peur de faire du mal à innocent contrairement aux apparences.

(c) DΛNDELION


Bound to you

I let myself take the game. I let myself embrace even though. I have no memory. I hated myself for loving this. I got lost after a while. To understand who I am and what to do with my life ∞
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Bienvenue en enfer
“ BLOODY HELL! ”
Je me dois de gagner du temps.
Je jette un œil à ma compagne d’infortune. Quelques petites lacérations à gauches et à droites. Des ecchymoses et une plaie assez inquiétantes me fit froncer les sourcils. Des signes d’une certaine fatigue se détaillaient sur le visage juvénile de la jeune femme et je me dis que je vais devoir jouer de finesse pour la convaincre de se mettre à l’ombre pendant quelques jours. Galamment je lui présente mon bras pour l’escorter à l’extérieur. Je sais je suis un dinosaure de bonne manière et surtout que je n’ai plus ma place dans ce monde en pleine évolution. Mais c’est la base de mon éducation, une extension de mon être et surtout une de mes facettes de ma personnalité. Digne d’un fidèle serviteur de Sa Majesté, je reste stoïque et de marbre quelques soit les circonstances. Je suis d’une galanterie exemplaire et mon ton de voix n’a rien à envier au plus grand présentateur de la BBC. Nous devons avoir des répits ma chère. Les stagiaires de l’hôpital se demandaient mon secret pour rester alerte malgré des surveillances de 48 heures lors d’urgence. Je leur répondais un sieste d’une trentaine de minutes dans une penderie à linge de lit, un dix minutes de médiations… Mais brusquement je me sens repousser au loin avec une force surprenante pour une représentante du beau sexe. Diantre que je suis lunatique des fois! Elle est une vampire, donc ses capacités physiques sont largement supérieur à mes prouesses de vieux lycan sur le déclin. Une puissante détonation et je me retourne pour constater avec horreur que l’estomac de la jeune femme qui m’a de nouveau sauver la mise est devenu une plaie ouverte. Je suis choqué et mon premier geste et naturellement d’agripper avec un savant mélange de force et de délicatesse la silhouette fort attrayante de ma patiente. Aussitôt je vois une trousse de soin du garde que j’ai trucidé de manière flamboyante et quand Serina fait mine de se relever, je lui fais une demande qui est à la fois autoritaire et rempli d’une politesse plus que considérable. Ce ton que j’utilise pour faire assoir mon autorité lors de ma pratique dans mon noble art. Ma chère amie je vais devoir insister pour au moins panser cette blessure et vous éviter dans le même souffle de trop perdre ce sang que vous avez prélevé sur ces tas de fientes de bactériens.

Je l’aide à s'assoir alors sur une table et j’ouvre la pochette de premier soin de grade militaire. Avec dextérité, diligence et une célérité qui est le résultat d'une grande pratique, je m’applique à retirer les morceaux de vêtements de la plaie d’entrée et de sortie du projectile traitre. Ensuite avec deux compresses et un pansement triangulaire je fais pression pour permettre au fluide vitale de rester à l’intérieur de ma compagne d’infortune. Tout en pratiquant mon art je parle avec mon ton chanté et raffiner qui fait habituellement frémir les gens. Nous allons quitter cet endroit dans quelques instants. Serina c’est un prénom tout à fait charmant si j’ose vous faire ce compliment. Je rajoute alors, un air espiègle surgissant subitement sur mon visage stoïque de véritable serviteur de Sa Majesté. Vous devriez arrêter de me sauver de cette façon ma chère! Mon honneur et le gentleman que je suis seront en péril de ne point porter assistance à une jeune demoiselle. Mais dans un tout autre ordre d’idée, je crois que vous pourriez me remettre à ma place avec une facilité déconcertante. Mais de grâce sauvegarder mon honneur de vieux fossile de gentilhomme en me laissant racheter ma dette que j’ai contracté envers vous. Je lève un index pour l’empêcher de répliquer. Et dernier argument que je pourrais faire valoir et que vous pourrez rendre un vieux gentleman heureux si vous accepter sa proposition Milady. Je fais la révérence comme un majordome Anglais devant une lady en désignant la sortie de ce lieu de combat. Naturellement je la soutiens pour l’empêcher de s’épuiser rapidement. Mais auparavant, savoir-vivre et étiquette oblige, j’enlève mon manteau d’aviateur doublé en mouton pour le déposé sur les épaules de la jeune femme.

En sortant à l’extérieur je respire un grand bol d’air l’air vivifiant, même si les miasmes de la mort latente flotte ici et là. Après avoir presque suffoqué, et appris à respirer par la bouche et discuter en même temps, je peux qualifier l’atmosphère extérieure de sain et limpide. Mais déjà au loin le chant des charognards de Tullamore s’élève. Bizarrement je me revois à la fermeture des pubs de ma jeunesse. Quand les corps imbibé d’alcool que nous étions grognaient de désaccord quand le gérant rallumait les néons. Souvent j’ai dû enfouir mon visage dans le décolletée de ma maîtresse du moment pour échapper à la lumière artificiel si cruel. C’était le bon temps et j’aimerais, si c’est possible, de pouvoir encore démontrer mon doigté légendaire et surtout mon expertise dans la bagatelle avant que la mort vienne chercher son dû. Nous passons alors devant une vieille moto et de nouveau mon esprit décide de vagabonder allégrement dans la plaine fertile de mes souvenirs de jeunesse. J’étais un passionné de cyclomoteur de par le passé.

J’étais l’heureux propriétaire d’une rutilante BMW. Ce qui augmentait considérablement mon prestige de capitaine de l’équipe d’escrime d’Oxford. Le nombre de fois que j’ai flâné dans la campagne anglaise avec une belle amazone en selle derrière moi. Les fous rires et surtout les séances de parties de jambes en l’air sous le regard étonné et envieux des bovins dans les champs de blé. Je me souviens de cette aventure lorsqu’un taureau excité avait décidé de s’impliquer dans notre corps à corps torride. J’ai couru comme un fanatique de foot flambant nu dans le pré pour éloigner la bête de ma compagne qui s’époumonait. J’étais très bien placer pour affirmer qu’elle avait des poumons puissants et qu’elle pouvait aspirer une balle de golf par un boyau d’arrosage. Comme je n’avais pas de caleçon, j’ai eu quelques bleus sur mes cuisses à cause des rebonds des joyaux de la Couronne des Spencer qui semblaient applaudir pour mon élan d’héroïsme. Enfin bref je m’auto administre une claque mentale pour me concentrer sur la route à suivre. Chemin que j’ai partagé à la course avec…

BLOODY HELL! Les gens qui m’accompagnaient! Je me dois les emmener dans une zone relativement sécuritaire! C’est alors que ma charmante sauveteuse de mon fessier noble et tout de même ferme pour mon âge m’informe de son héroïsme. Ma chère vous êtes une sauveuse en série à ce que je vois. Je suis que sincérité et franchise derrière mon stoïque apparent. Elle me désigne un endroit qu’elle juge somme toute sécuritaire. Nous descendons les marches arrière d’une vielle église. Un sous-sol ne disposant d’aucune fenêtre pour le bien-être absolue de ma milady. J’assois alors avec une douceur infinie, une délicatesse digne d’un serviteur de Sa Majesté, la jeune femme sur un vieux sofa. Je l’abandonne alors un instant pour aller verrouiller les accès et courtoisement je lui demande à mon arrivé. Vous me permettez, que dis-je vous me ferez l’honneur, de me laisser m’assoir près de vous milady? Souriant avec assurance et dégageant un calme paisible, je me laisse tomber près de la blonde au regard vairon. J’adore vos yeux ma chère. Je peux discerner une superbe humanité et une douceur qui n’équivaut à votre combativité contre ces sacs de fumiers ambulants que nous avons semés. Le dos droit, ma canne déposé près de moi, je suis la dignité et le flegme Britannique à l’état pur. Vous me semblez très pâle Serina. Je crois que vous devez remplacer le sang que vous avez perdu n’est-ce pas? Nous allons remédier à cela à l'instant si vous êtes d'accord.Avec une grande dextérité je défais mon nœud papillon et ensuite je déboutonne les trois premiers boutons de ma chemise pour dévoiler sous ma barbe taillé avec soin mon cou. Ma pilosité de mon torse sort même coquettement de l’emprise du vêtement. J’ai disons, une virilité digne des années soixante-dix. Je vous invite à étancher votre soif avec ce que mon vieux corps peut vous fournir. Je coupe court à son refus. J’insiste et si par malheur ces pourceaux de Tullamore reviennent à la charge, je préfère vous savoir en plein possession de vos moyens. Je lui fais don d’un sourire pince-sans-rire pour détendre l’atmosphère et mon regard d’acier bleuté est d’un calme olympien. Je sais que mon offre doit vous sembler cavalière et je m’en excuse. Mais comme le disais mon ancêtre lors de sa charge victorieuse lors de la seconde guerre mondiale : Taïaut! Et si je peux me permettre de rajouter une maxime connue de tous. Aux grands maux les grands remèdes. Je fis alors un sourire encourageant, espérant qu’elle veuille bien du sang d’un vieux lycan tel que moi.

Codage par Libella sur Graphiorum



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Bienvenue en enfer
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