The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 PV Christo - Le temps, qui enlève tout, ne fait qu'ajouter à la vieillesse de nouvelles connaissances.

Leviathan ☠ Progéniture d'Eve
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Les temps étaient durs, elle n'avait pas eu d'aide de Tullamore depuis quelques temps et en était donc « réduite » à s'introduire dans ses maisons laisser à l'abandon. C'est dans un quartier bourgeois qu'elle se rend, pour trouver ce qu'elle cherche, armée de plusieurs grandes sacoches. Dans ces maisons, elle trouverait sûrement de quoi améliorer son confort, dans sa grande usine. Arrivant devant la porte, elle la pousse, même ce n'est même pas fermé. Et de toute façon, avec sa force surnaturelle, la porte n'aurait pas résistée.

Elle entre, la décoration lui plaît, c'est moderne, ici elle trouvera sûrement des choses sympa. À droite, la cuisine, elle s'y engouffre et ouvre le robinet, vérifier s'il y a de l'eau. Glissant sa main dessous, elle laisse le liquide glisser et lentement, transforme sa main en remous stagnant, puis retire dextre et elle revient solide. Elle laisse l'eau couler, pour se donner une porte de sortie, si quelqu'un entre, ce qui lui permettra de s'enfuir par les tuyaux et terminer dans les égouts. Les bleutés se tournent vers l'entrée, pour l'instant rien, elle continue son chemin, attrapant un des gros couteaux de cuisine, ce qui évitera qu'elle use d'une de ses armes personnelles. Elle se dirige vers la salle à manger et observe, ici il n'y a pas de point d'eau et c'est vers les escaliers que son regard se porte, sûrement qu'elle trouvera plus de choses là-haut. La pulpe se glisse sur la rampe en bois, elle reste attentive au moindre mouvement et y arrivant découvre les lieux. C'est plutôt spacieux, visiblement la famille était nombreuse, si on en crois les trois portes donnant sur des chambres. Elle pousse celle de la salle de bain et là aussi, allume le robinet pour préparer une fuite au besoin. Dans la salle de bain est récupéré quelques produits d'hygiène, ce n'est pas parce que c'est l'apocalypse qu'il n'y a plus besoin de se laver, gel douche, shampoing et pain de savon sont donc récupérer. Les placards sont fouillés. Notamment l'armoire à pharmacie, dévalisée et une fois une première sacoche remplit, celle-ci est abandonné sur le devant de la salle de bain. Une nouvelle porte est poussée. C'est une chambre d'enfant là, à en croire la décoration rosé, qui lui tire une grimace. Écrasant un jouet au passage, qui couine lamentablement sous sa botte. Ouvrant l'armoire, elle observe, mais non, rien n'est intéressant ici et elle sort déjà. L'autre porte donne sur une chambre d'adolescent, guère plus intéressant, si ce n'est pour l'ordinateur portable s'y trouvant, qui se retrouve dans la seconde sacoche. Agacée, la jeune femme se dirige donc vers la chambre parentale et commence alors à fouiller les placards qui sont vidés avec soin, les vêtements masculins terminant sur le sol sans ménagement, alors que les vêtements féminins, sont passer au crible.

Visiblement, la femme qui vivait là n'était pas du même gabarit qu'elle, mais elle semblait de ces femmes qui veulent « rester belle » pour leurs maris, puisqu'elle trouve dans les vêtements, quelques nuisettes de soie que ce couple utilisait sûrement lorsqu'ils souhaitaient se donner des frissons. Elle en tire un sourire, de son époque, une robe fendue sur la cuisse et découvrant les épaules suffisaient à séduire un homme pour une passe. Un haut le coeur vient la trouver en y pensant, après avoir passée près de dix ans à se pavanée pour de l'argent, auprès de ces hommes venu trouver dans ce temple, de la beauté et surtout un endroit où oublier leurs femmes. Sont triés les vêtements jusqu'à trouver des vieilleries dans la penderie. Ce type de vieilleries, qu'on laisse de côté de nombreuses années durant, après une première grossesse, car il y a espoir de retrouver cette taille fine, mais jamais elle n'est retrouvée. Tant pis, la femme à du se faire manger, saigner, emprisonner, ou qu'importe, ces vêtements serviront à la mauvaise herbe. Elle regarde son butin, c'est vieillot, les milléniales avaient tendance à suivre absolument toutes les modes et celle-ci ne faisait sûrement pas exception, vu les vêtements. Rose, froufrouteux, voilé, imprimé fleurit, blouse loose. Un mélange ingrat d'inspiration de ses propres vêtements à l'époque où elle était Joy et faussement trop large, pour flatter des silhouettes filiformes ou plutôt leur donner l'impression de n'être encore plus qu'un unique fils métallique, sans aucunes formes. Elle continue ses recherches, continuant de tomber sur ces couleurs trop pastels, pour être flatteuses et ne pas être ridicule. Une salopette lui tombe sous le bras, là aussi, c'est un haussement de sourcil qui élève le sourcil. Le bon goût semble arriver plus tard, lorsqu'elle tombe sur ses vêtements plus couvrant, moins féminin attardé, pour être réellement des vêtements que l'on porte et non pas que l'on regarde. Elle trouve enfin ce qu'elle cherche, un pantalon noir, le vêtement est de qualité et pas délavée, voilà qui est bien, dans ce cadre poste apocalyptique et sans gêne, elle se débarrasse de ses vêtements, se retrouvant en sous-vêtements, pour essayer ce pantalon. Il semble lui aller, voilà qui est bien, se saisissant d'une ceinture, elle essaye aussi.

Toute absorbée de ses essayages, nul bruit n'est entendu et débute alors une séance « shopping » pour la Créature d'Eve, qui n'à pas oublier d'être futile. Et puis après tout, officiellement elle travaille pour les Tullamore, alors ils n'iraient pas la tuer inutilement, elle ne craint donc rien et saura se débarrasser des pauvres hères qui pourraient avoir la curiosité idiote de la suivre dans cette grande maison. La rue regorge de ces maisons, il y en a bien assez pour ne pas l'importuné.
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Leviathan ☠ Progéniture d'Eve
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C'est un jour d'ennui, empli de monotonie, qui de par sa fadeur attise les flammes de son agacement. Comme bien souvent, l'Espagnol tourne en rond. Insatisfait d'être pris au piège et l'âme souillée d'une rancœur exsangue. Pas assez calme pour rester cloîtré chez lui, entre quatre murs. Incapable de supporter le tambourinement colérique de cette rage qui retentit en lui comme le ferait une bombe à retardement. Il fallait qu'il sorte, qu'il se donne l'illusion d'être encore maître de cette liberté qu'on lui avait pourtant volé par jalousie. Ses pensées étaient incessamment agitées par le passé. Tout comme le roulement des vagues au cœur d'un océan indompté, elles le martelaient sans relâche, l'empêchant ainsi de relativiser et de prendre du recule sur ses propres émotions. Il avait le pas lourd et pressé. Celui des hommes impétueux, celui des hommes que l'on cherche à éviter. Entre les ruines et la crasse, il marchait d'un pas ombrageux, cherchant à s'épuiser malgré la force surnaturelle qui le caractérisait. Cristoval ne pouvait rester les bras croisés, à se lamenter sur son sort en attendant qu'un miracle le sorte de sa torpeur. Il était de ceux qui prennent le taureau par les cornes. De ceux qui s'offusquent de l'inertie, de l'immobilité. Il a besoin d'extraire ses contrariétés dans l'activité et la dépense de ses énergies. Ainsi il avait décidé de vagabonder, indifférent aux pauvres âmes qui envisageaient de le menacer, ne craignant aucunement tous les dangers qui gravitaient autour de lui. Cette impulsivité acharnée faisait de lui une tête-brûlée, un individu que l'on qualifiait de téméraire et parfois même d’irréfléchi. Il était pourtant tout le contraire, capable de ruminer des heures entières sur de possibles stratégies et choisissait de les penser jusqu'à la perfection avant de les appliquer. Les échecs étaient pour lui des fatalités immondes qu'il refusait de commettre. Il conjugue sa vie d'ambitions et de volonté malgré l'amertume qui habille de plus en plus souvent ses mots mais le manque de réflexion n'était définitivement pas l'un de ses défauts.

Ceux-ci se révélaient aux accès de colère qui le dominaient régulièrement ces derniers temps. Ils apparaissaient dans les reflets de son orgueil et de sa prétention. Le conquistador connaissait sa valeur et ne se gênait pas pour le crier à qui voulait bien l'entendre. Il avait appris, par la force des choses, à se faire respecter autant qu'à se faire craindre. Cet emprisonnement était un affront, une ignominie qu'il envisageait d'ors et déjà de venger. Tout son corps se tendait dans son désir de confrontation, électrisant chaque centimètre de muscle que sa silhouette svelte pouvait détenir. Il avait la furie fauve, la furie agressive. Et cela le rendait particulièrement invivable auprès des siens. Cristoval embaumait son environnement de mauvaises ondes. Il rendait son air nocif et poussait ses proches à le fuir plus que de raison. La preuve s'accentuant de jour en jour à travers les sorties de plus en plus tardives de Ànkhésenamon. Il peinait à reconnaître celle qu'il avait pourtant élevé et était profondément perturbée par l'attitude virulente qu'elle choisissait d'adopter à ses côtés. Le chaos régnant entre les murs de cette prison semblait les éloigner et cette constatation n'avait fait que jeter de l'huile sur un feu qui semblait déjà bien trop grand... Il était donc parti. À défaut d'envenimer l'ambiance de la demeure qu'il s'était approprié. Explorer les environs pourrait l'aider à se concentrer sur d'autres choses. Piller quelques maisons abandonnées, s'emparer des quelques butins que les hommes avaient laissé derrière eux dans la précipitation... Avec un peu de chance, cela occuperait ses pensées pour quelques heures.

Le quartier sur lequel son dévolu s'arrête semble avoir été aisé autrefois. Lorsque l'Humanité possédait encore un peu de bon sens et lorsqu'il vivait son existence de créature loin des regards inquisiteurs des hommes, bien trop curieux pour leur propre sécurité. C'est au hasard qu'il entre dans l'un des bâtiments longeant la rue qu'il a écumé durant quelques minutes. Si elle semble vide aux premiers abords, l'Immortel n'en remarque pas moins l'eau qui s'écoule des robinets. Il en déduit rapidement qu'il n'est pas seul et s'en amuse étrangement puisqu'il s'applique à ne faire aucun bruit lorsqu'il part à la recherche de l'individu. Individu qu'il considère comme un obstacle et qu'il s'émerveille déjà de chasser. Cristoval ne percevait ce genre de situation que comme un jeu, un amusement, ne parvenant pratiquement plus à considérer l'importance de la vie tant l'éternité lui collait à la peau. Les souffles avaient perdu de leur valeur, les battements de cœur n'avait plus la même saveur. L'Espagnol avait l'insensibilité propres aux entités des légendes humaines, propres au charisme cruel de ces monstres qu'ils avaient d'enfermer plutôt que de les confronter. Puisque la certitude voulait que face à eux, ils auraient perdu. Les humains étaient si fragiles, si éphémères qu'une confrontation avec les créatures n'auraient fait que les mener à leur perte. Cristoval espérait un soulèvement, il espérait que chacun reprenne la place qui lui est dû. La tienne, en particulier, se trouvait au sommet de la chaîne alimentaire. Ce statut de prisonnier n'était clairement pas digne de sa grandeur et il était déterminé à ce que les choses changent.

Ainsi donc au sein de cette demeure, il se faisait discret, misant déjà sur le fait qu'en vu de l'eau qui s'écoulait inlassablement, l'intrus devait être l'un des siens... Peut-être, oui. Le doute était monnaie courante par les temps qui courent et ces robinets n'étaient pas une preuve concrète. L'idée était bonne mais trop bancale, trop incertaine pour que l'Espagnol ne puisse l'affirmer sans l'ombre d'un doute. Ne trouvant rien d'intéressant au rez-de-chaussé, Cristoval prit la décision de monter à l'étage afin de le passer en revue. Il fouilla donc quelques pièces, passant par la salle de bain et ce qui s’apparentait à une chambre d'enfants. Toutes les deux étaient vides et complètement dépourvues d'objets qui pourraient lui être utiles. Il décidait donc finalement de rejoindre la chambre principale, s'attachant aux bruits imperceptibles qu'il avait l'impression de récolter au travers de la porte. Porte qu'il ouvrit à la volée pour finalement faire face à un visage connu, un visage pourtant ancien et lointain que sa mémoire avait presque eu le temps d'effacer. Son regard clair la scrutait sans retenue, déferlant sur sa silhouette alors que ses sourcils, peu à peu, se fronçaient. Puisque les neurones de sa mémoire antique s'agitaient dans le but de retrouver son prénom. Joy... Joy Smith. Fantôme du passé, fantôme de cette Nouvelle-Orléans au sein de laquelle il avait tant aimé vivre. Cette femme aurait dû être morte. Disparue, enterrée sous un amas de terre suffisant pour qu'on oublie les teintes qu'avaient pu porter ses iris d'azur. Cependant, elle se tenait devant lui, apparemment en pleine forme.

« Joy Smith. Réincarnation miraculeuse, simple mirage ou créature singulière... Je me le demande. Dans tous les cas, toutes les options me semblent intéressantes. »

Il ne s'était pas attendu à ce cas de figure ni même à cette multitude de questions qui se propulsait au creux de son encéphale depuis que leurs regards s'étaient fondus l'un dans l'autre. L'Espagnol en oubliait presque les orages qui avaient secoué son humeur un peu plus tôt dans la journée. Face à lui se trouvait un nouveau sujet bien plus passionnant et une part de lui-même était désireuse d'en savoir plus ce que la jeune femme avait pu lui cacher autrefois alors qu'ils jouissaient d'une époque plus libre et plus généreuse...  

NΞRIOИ
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Leviathan ☠ Progéniture d'Eve
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Tout à son shopping version apocalypse, sans se gênée, pour critiquer à haute voix chaque vêtements, la Créature n’a pas conscience qu’un intrus c’est glisser sur ce qui est désormais son territoire. Au cas ou, les robinets ouvert n’aurait pas mit la puce à l’oreille à l’entrant, il faudrait songer à l’afficher en gros à l’entrée d’ailleurs. Ici, le diable est entré, le malin, la prêtresse noire, qui se nourri de votre progéniture dodue et tendre. Ici, nul crucifie, eau bénite ou même autre exorcisme ne fera effet. Ou alors comme en cas, pour la charmante créature qui accueillerai alors ce petit monde. Et lorsque la porte est ouverte à la volée, c’est une scène risible qui se présente à l’individue entrant. Allegria, en plein essayage, d’une chemise rose pâle lui donnant un air innocent. Chemise grande ouverte sur ses sous-vêtements, ceux-là même dans lesquelles elle c’était fait enlever par les Tullamore, alors que paisible, elle menait une vie d’étudiante en médecine. C’est à la sortie de l’hôpital que les Tullamore l’avait prise dans leurs filets. C’est de ces mêmes sous-vêtements qu’on l’avait séparer de peur qu’elle n’y est cacher quelque chose et ces ceux-là aussi que l’on avaient inclus dans sa cage lors de sa libération sur l’île, tel un animal sauvage réintroduit dans la nature. Sa nature Léviathan lui est utile dans cette situation, elle lui permet, de se jeter sur son arme et la pointer sans regrets sur le visage de l’entrant. Elle doit faire partie des quelques élues sur l’île, a posséder une arme et de quoi la charger, fourni par les Tullamore. Bien, qu’elle use le moins possible. Qui qu’il soit, il périra dans sa puissante mâchoire si il a le malheur d’être mortel. La surprise se lis alors sur le visage de la prostituée lorsqu’elle voit le minois qui lui fait face. Voilà un visage lointain, connu, qui aurait du lui servir de dîner un jour, mais non, il lui a plu à l’époque … cela lui a sûrement sauver la vie, ou peut-être avait-elle simplement oublier d’en faire son repas. Peut-être que si Joy avait essayer, elle aurait alors su, que la créature qui lui tenait lieu d’ami n’étais réellement un simple humain. Rapidement, elle fait le tour de ce qu’il pourrait être, il faut dire qu’en réunissant ses connaissances, c’est vite fait. A voix haute, se servant des informations données par Tullamore.

« - Il fait jour. Tu n’est pas une petite sangsue. Tu n’est pas une goule, elles changent de forme et tu n’a pas changer depuis deux cents ans. Tu n’est pas un ces changelins aux yeux brillant, tu as le même visage. Et tu n’est pas un de ces pacifiques tatoués non plus, les tatouages sont visibles. »

La nouvelle-Orléans débarque dans son esprit, elle y entends les musiques, se rappel de mon personnage et il confirme, alors. Joy Smith, ce nom qu’elle c’était créer pour ce nouveau monde.

« - Tu as le goudron maléfique dans tes veines. Vidal. Le carmin coule dans ta gorge, lorsque de tes dents, tu arrache peau, chaire, veine, organe et que les os se brisent entre tes dents. »

Ce n’est pas une question, mais une affirmation. Le ton est même cassant, ironique à l’énoncer du prénom donner. Elle a le même goudron qui parcours ses veines. L’arme est abaissée mais toujours en main.

« - Il semblerait que j’ai bien plus en commun avec toi, que je ne l’aurait cru. Finalement, même si je l’avait voulu, tu ne m’aurais pas servi de repas … Au moins, j’aurais su à quoi m’en tenir. »

Occupée à retirer la chemise, elle récupère son haut en coton à elle, devant elle, deux piles, une de vêtements bon à rester ici, une qu’elle pourra récupérer. Puis dardant les brillantes d’azur sur lui, elle le détail enfin.

« - Mon vrai prénom est Allegria. Et toi ? »

A l’annonce de son véritable prénom, elle lui laisse savourer l’accent italien qui est sien. Il est temps de faire connaissance, pour de vrai cette fois-ci. Alors allons-y, créature du diable.

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C'est d'abord le froid d'une arme à feu qui lui fait face. Avant qu'il ne reconnaisse les traits doucereux de cette femme qu'il avait fréquenté à une époque lointaine, au creux de laquelle l'Espagnol baignait encore dans l'opulence et une liberté sans limites. Les parfums épicés de la Nouvelle-Orléans lui revinrent vite en mémoire. Ils réchauffent la froideur qui empiète sur son existence depuis que son père l'a trahi pour mieux le vendre aux autorités de cette nouvelle ère qu'il espère voir sombrer très bientôt. La présence de la jeune femme ici raniment en lui les lueurs d'une autre vie. Ces quelques lumières lui redonnent habillent son Âme de nostalgie et il se surprend à avoir l'envie de se battre pour mieux briser ces murs qui le retiennent prisonniers. Eux qui pourtant sont bien supérieurs à la race humaine. Au temps de leur rencontre, il se rappelle de l'attitude insolente qu'elle avait adopté. Femme au milieu d'hommes puissants, rivalisant avec les plus grandes fortunes du moment. Cette aura dont elle émanait avait intrigué l'Espagnol au point qu'il n'avait pas pu s'empêcher de l'approcher afin de mieux l'amadouer. Durant longtemps, il l'avait soupçonné de ne pas être humaine. Elle devait être plus que cela. Bien plus qu'une pauvre femme à laquelle la chance avait souri. Sa perspicacité était trop imposante pour convenir à l'encéphale des hommes. Sa perception du monde était quant à elle bien trop acérée pour être similaire à cette triste ignorance dont chaque humain qu'il avait croisé était doté.

Ainsi lorsqu'elle se met à parler, Cristoval préfère la détailler, tâchant ses lèvres d'un silence qui lui convient mieux. Elle énumère les possibilités pour finalement arriver à l'ultime déduction qu'il ne peut être qu'un léviathan, progéniture d'Eve, démon issu des entrailles empoisonnées d'une femme balafrée par l'injustice. Il comprend aux quelques mots qu'elle lui offre qu'elle appartient au même rang que lui et si cela aurait dû le surprendre, il n'en est pourtant rien car il n'était pas assez stupide pour douter qu'une femme telle que Joy Smith était digne de l'héritage que leur offrait leur race. Au contraire. Elle avait ce zeste d'intelligence, cette malice incontestable, qui correspondaient pleinement aux valeurs des leurs. L'Espagnol ne peut s'empêcher d'esquisser un rictus lorsqu'elle le prénomme par le nom qu'il s'était donné, autrefois. Quelque peu flatté que son esprit ancien n'est pas oublié cet infime détail lui appartenant. Alors qu'elle se change, l'ancien conquistador s'amuse de son opinion, plutôt ravi à l'idée qu'elle soit comme lui. Un monstre face auquel il n'aurait pas besoin de jouer les belles âmes.

« Et bien... Je dois t'avouer que ça ne me surprend qu'à moitié. Ton esprit était bien trop vif pour n'appartenir qu'à un simple humain. Je me doutais que tu étais... Autre chose. Savoir que tu es l'une de mes semblables est un plaisir. »

Il fut plus à l'aise lorsque sa vis-à-vis à baisser son arme. Plus à l'aise mais encore méfiant. Bien trop habitué aux revirements de situation imprévus pour ne se satisfaire que de quelques secondes de répit qu'elle lui accordait. Tranquille, il prit place dans l'un des fauteuils de la pièce, laissant son regard couler le long de son épiderme laiteuse alors qu'elle prit la peine de lui offrir son véritable prénom. Comme pour sceller cette nouvelle rencontre sur des bases plus... Authentiques. Allegria était son véritable patronyme. Des effluves du sud qu'il reconnaissait indubitablement. Des lettres dont l'assemblage avait des goûts de Méditerrané, quelque chose de brûlant et d'enivrant. Comme la couleur que pouvaient avoir les plus belles saisons estivales. Soudainement, il trouvait que cela lui allait bien mieux que ce prénom américain, ce mensonge avec lequel elle s'était protégée alors qu'une amitié particulière entre eux était née.

« Le mien est Cristoval Valiente. Que fais-tu sur cette Île, Allegria ? Que t'est-il arrivé depuis que nos chemins se sont séparés ? Comme tu peux le voir, je suis curieux et il me semble que nous avons du temps à rattraper. »

Du temps, oui. Pour se remémorer pour se remémorer tout ce qu'on leur avait arraché. L'Espanol se questionnait sur son parcours. Il cherchait à lever le voile sur tout ce qu'elle pouvait dissimuler derrière ce si beau minois que la Nature elle-même lui avait accordé. N'était-ce pas ce que faisait de bon vieux amis ? Échanger sur leurs péripéties, se nourrir de tout ce qu'ils avaient pu rater afin de mieux se retrouver... Il en oubliait presque la lourdeur de la rage qui pouvait l'envahir. Étrangement absorbé par ce que cette rencontre inopiné pouvait lui offrir. Cristoval était ainsi fait. Tout ce qu'il pouvait prendre, il le prenait. Avide et cupide d'embrasser une nouvelle gloire et plus que déterminé à un jour reprendre tout ce qu'on avait pu lui voler. Il était de ceux qui conquissent inlassablement, de ceux qui s'imposent et ne laissent pas d'autres choix. Cela ne changera pas. Et ce triste coup du sort qui le maintenait prisonnier entre ces murs n'étaient rien qu'un obstacle à son éternelle ascension.

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La Vénitienne sourit à son interlocuteur lorsqu' à son tour il se présenta. Le détaillant, elle arrive alors à un triste constat.

« - Christoval Valiente … »

Songeuse un instant, mais le nom résonne à ses oreilles et elle fait claquer sa langue contre son palais, se remémorant des murmures de bordel, suivirent des murmures des villes, de l'argent, de l'aventure. Face à elle, dans la même merde, un bien né. De ceux qui payaient, autrefois pour son corps, alors qu'elle rêvait naïvement de liberté. Elle ne peut s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie et de haine pour lui. En était-il ? Aurait-il était de ces hommes ? Elle ne l'espère pas et aussi furtivement que soudainement, ses yeux dévoilent jalousie, dégoût et colère.

« - Valiente. Un nom Ibère et détestable pour les miséreux. Pourtant, on en est au même point et dans la même prison. »

La voilà rhabillée, à elle de s'installer, sur le lit, face à Christoval, comme si elle le découvrait à nouveau. Elle prend sont temps entre tous les mots, entre chaque phrase.

« - Ce que je fais ici ...»

De lever les yeux vers l'endroit, de soupirer et de regarder Valiente.

« - Depuis une cinquantaine d'années, de parcours l'Europe pour étudier la médecine. J'ai … pas mal de spécialités. Légiste, chirurgie générale, psychiatrie, médecine d'urgence, génétique médicale. J'ai également suivi des cursus de biologie pour m'orienter vers la génétique réellement. L'une des apprenties médecin les plus brillantes qui soient. »

Elle pouffa amusée. Inspira, il était temps de commencer un récit, qu'elle écourta grandement.

« - La médecine est fascinante, sans cesse renouvelée et … et bien un beau jour, le black-out. Je me suis réveillée en cage, pratiquement nue avec à mes pieds, un matelas, un drap, une couverture, un sceau d'eau et … ils m'ont enfermé dans une cellule toute ouverte, qui me résistait, sans canalisations, avec une fenêtre même pas assez grosse et trop haute pour y glisser ma tête. »

La Léviathan devenait au fur et à mesure de son récit, moins dangereuse, moins rayonnante, moins assurée. Le rappel de cette cage lui tire un frisson d'horreur, car des mois c'était écoulé avant qu'elle ne se soit calmé, dans cet endroit. Elle avait tout essayé pour se sortir de là, hurler, frapper, manipuler, rien n'avait fonctionné.

« - ils m'ont enfermée pendant deux ans et forcée à raconter tout ce que je savais, j'ai coopéré, je me suis arrangée pour leurs montré le pire de leur espèce, j'ai raconté l'histoire, j'ai dit ce que je savais et ils m'ont proposé un deal. Je travaille pour eux ici, sur l'île, je suis chargée d'attraper ceux qu'ils veulent, en échange, j'ai un peu plus que les autres et les informations dont j'ai besoin. Du moins ce qu'ils acceptent de me céder. »

Elle lança une œillade à l'arme à feu. Non loin, se trouvait aussi des balles. Bien vite elle détourna le regard de l'arme mortelle. Enfin, ça dépendait pour qui.

« - Elle vient d'eux. Ils m'ont relâchée de ce côté de l'île dans une boîte métallique, ils m'ont laissée des vêtements et des armes blanches et cette arme, de quoi la charger, le reste de me débrouille. Et puis ... je suis bien foutu, non ? Donc je ne vais quand même pas porter les vêtements dégueulasse qu'ils m'ont laisser. Du coup, je fais un peu de shopping.»

Elle se leva avec un sourire planant sur les lippes et récupéra les vêtements qu'elle avait sélectionnés pour s'habiller, se mettant alors à les plier, pour pouvoir les ranger dans un de ses sacs.

« - Avant ce demi-siècle, j'ai vécu mes multiples vies, tu en connais une. Les autres sont à peu près aussi palpitantes, quoique … »

Le pliage est fini et elle revient vers son séduisant compère.

« - Nous avons du temps à rattraper, oui. Pas que, je pense … »

A la brune de s'avancer et de glisser deux doigts sur la joue de l'Ibère, la joue est mordue de l'intérieur et la langue se lèche les lèvres. L'azur se teinte d'une pointe de désir pour l'homme juste ici. Combien de temps, n'en a t elle pas goûter ? Et un de sa race, qui plus est, elle n'en avait jamais goûter.

« - J'aurais du essayer de croquer autrefois, tu es bien séduisant. Et digne d'intérêt. »

Les talons se tournent et elle retourne s'asseoir sur le moelleux du lit, pour écouter le récit de son vieil ami.

« - Et toi, que fais-tu sur cette île ? Que t'est-il arrivé depuis que nos chemins se sont séparés ? »

Elle use des mêmes mots que lui, il peut la voir peut-être pour la première fois telle qu'elle est, joueuse, pleines de regrets, mais aussi déterminée à survivre et à ne pas laisser les humains s'en sortir, mais aussi prête à abattre quiconque se mettra sur sa route. Qu'importe s'ils savent qu'elle travaille pour les Tullamore.



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Le constat de l'Italienne ne l'étonna guère. En vérité, Cristoval était habitué au poids qu'imposait les Valiente. Beaucoup les haïssaient alors que d'autres espéraient pouvoir s'en approcher pour mieux les duper. C'était un nom ancien, autrefois redouté et respecté. Implacable de tout le sang qui le poursuivait car ils furent partie des premiers conquistadors. Adeptes de l'esclavagisme et de la cruauté, pilleurs de richesses et de terres originellement inexplorées. Ils en gonflaient leur ego démesuré, embellissant d'aventures palpitantes toute l'horreur des crimes qu'ils avaient commis là-bas. Tout ceci remontait à des siècles oubliés, des siècles dont les souvenirs dorés étaient les seuls véritables reliques qu'il lui restait. Au ton que la belle avait usé, l'Espagnol devinait sans peine qu'elle avait dû faire partie de ses miséreux, avant de devenir une femme opulente, une femme qui avait su capté son attention. Malgré la foule et tous les délices qui peuplaient l'époque où ils se sont rencontrés. Allegria n'avait pas tort. Ses origines nobles ne l'ont pas protégé de la stupidité des hommes ni même sa nature surnaturelle. Il aurait préféré tomber dans une embuscade plutôt que de se faire trahir par son propre père. Ce mentor dont il était si fier mais qui, par jalousie, l'avait balancé dans cette fosse putride qu'était devenue l'Irlande en échange d'illusions qu'il prenait pour sécurité.

Cristoval ne répondit pas à la haine de la jeune femme, préférant l'écouter lui raconter son histoire. En toute franchise. L'Italienne lui parla de la médecine et de la place qu'elle avait occuper dans sa vie. Elle ne lui cacha pas son enfermement et la manière sordide avec laquelle l'organisation avait pu la traiter. Tel qu'on le ferait avec un animal. Pire encore, en vérité. Cette grandeur sublime que Cris lui avait toujours connu semblait soudainement s'assombrir sous son regard. Comme si quelque chose en elle s'était brisé, quelque chose qu'elle n'était peut-être pas prête à assumer mais qu'il arrivait à percevoir car ce n'était pas ce à quoi elle l'avait habitué. Pourtant... Cristoval ne tirait pas profit de cette soudaine vulnérabilité. Ils avaient tous souffert ici. D'une manière ou d'une autre. De cela, il en était certain.

Attentif à chaque mot qu'elle prononça, l'Espagnol retint qu'elle n'avait pas hésité à passer un marché avec leurs tortionnaires, négociant ainsi sa liberté et quelques suppléments contre toutes créatures dont ils avaient besoin. D'abord dubitatif, Cristoval finit par se soumettre à sa propre logique. S'il avait été dans la même situation, n'aurait-il pas réagi de la même façon ? Pour survivre, il fallait parfois savoir faire des concessions. La survie étant l'une des choses les plus importantes et naturelles selon lui. Quoi qu'il en soit, Allegria s'en était plutôt pas mal sortie. Du moins, suffisamment pour qu'ils acceptent de la fournir en armes. Espiègle, la créature se releva, ses lèvres habillées d'un sourire. Plus charmeur, plus malin. Pliant les quelques vêtements qu'elle s'était choisi, elle finit par délaisser les bouts de tissu pour mieux s'approcher de l'ancien conquistador. De manière féline et suggestive. Glissant jusqu'au creux de sa joue, sa caresse vint éveiller en lui un léger frisson. Ce dernier parcoure un instant son épine dorsale pour finalement s'éteindre entre ses reins. Un homme ne restait-il pas un homme, après tout ?

« C'est dommage en effet. Je n'aurais pas été contre l'idée que l'on s'expérimente un peu plus en profondeur, à l'époque... Je t'ai toujours trouvé délicieuse. Et ce, même au-delà de ton corps avantageux. »

Pour une fois, il était franc. Rares étaient les femmes qui avaient su le marquer. Il aimait particulièrement celles qui avaient du caractère, de nature indépendante et indomptée. Le récit qu'elle venait de partager avec lui ne faisait que lui confirmer qu'elle en faisait partie. Spéciale de ce courage si particulier qu'il savait reconnaître et que peu d'individus possédaient réellement, au final. Cependant, la belle s'éloigna tout aussi soudainement qu'elle s'était approchée, finissant par s'installer sur le matelas du lit qui trônait au milieu de la pièce. L'Andalou comprenait parfaitement la chance qu'il avait de la voir sous ce nouveau jour. Plus aucun secret ne les séparait à présent. Ils étaient libres de se découvrir tels qu'ils étaient réellement. Sa question lui arracha un soupir de mécontentement. D'évidence, il n'aimait pas discuter des raisons de sa présence ici. L'affront que lui avait fait son modèle étant encore très vif, laisser ses pensées y traîner n'était pas quelque chose qu'il aimait.

« L'un de mes proches a choisi de me livrer à l'organisation par jalousie. Il enviait mon opulence et mon succès. Il a donc décidé d'y mettre un terme par la force et en me trahissant. C'est ainsi qu'il a sauvegardé sa liberté en échange de tout ce que j'avais gagné tout au long de mon existence... » commença-t-il en se remémorant de la fureur qui l'avait envahi en comprenant la mascarade. « Après la Nouvelle-Orléans, je me suis reconverti dan l'industrie du diamant. J'en suis devenu l'un des rois et j'en suis devenu milliardaire. » Raison suffisante pour son père de l'envier, n'est-ce pas ? « J'ai beaucoup parcouru le monde. J'ai rencontré diverses personnes, diverses cultures. Pour finalement me retrouver entre ces murs, tout comme toi. »

Et cela le rendait amer. Profondément rancunier face à ce que cela lui coûtait de se retrouver plus bas que terre. Mais n'était-ce pas un simple retour des choses ? Pour penser ainsi, Cristoval aurait dû croire au destin. Malheureusement, ce n'était pas le cas... « Est-ce que cela t'arrange de travailler pour eux ? Crois-tu qu'ils s'en sortiront indemnes ? » Il se demande si Allegria est réellement l'une de leurs fidèles ou si elle s'était réellement détournée de leur peuple. Ainsi, c'est dans avec une impassibilité presque inquiétante qu'il attendait sa réponse.

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