The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 downward spiral (daryl)

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downward spiral    

 
daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

L’astre de feu était incrusté dans les cieux devant lui passait et stagnait les nuages cotonneux. Ils étaient insistants pour calfeutrer sa puissance. Pour le dissimuler et ne l’offrir qu’ont quelques rares occasions ? Les nuées changeaient, ce coloré de gris bien souvent. On pouvait sentir le temps tourné, écouter la mélodie du vent qui jouait autour des ruines.


Les yeux de l’humaine mordaient les bouts de papier qui s’empilaient. Elle recouvrait l’encre de ses mots. La sollicitation de sa curiosité s’était encore éveillée brutalement. Sans aucune tempérance, elle avait fui dans les hypothèses de ses observations. Ses paragraphes décrivaient succinctement les rencontres qui se diluaient sur son chemin. Apprivoisant ainsi les étrangetés qui parsemaient ses interlocuteurs. Elle avait vu sa mère faire, pendant des années et chez elle, la bâtisse était remplie de vieux livre d’explorateurs, d’anthropologues, d’érudit d’histoire et de science sociale. Alors, c’est naturellement qu’elle s’était plongée dans cette observation méticuleuse pendant ce laps de temps. Après tout, elle était coincée et bien qu’elle cherchait toujours les traces de sa soeur, elle cherchait toujours plus loin à étudier, à comprendre. Les différences, les ressemblances, leurs histoires ainsi que les cultures qui les démarquaient les uns des autres.  

La nuit dernière, elle avait suivi un nocturne. Elle s’était éloignée et avait au coin d’une rue croisé un homme qui semblait différent. Elle l’avait suivi de façon lointaine, son comportement était celui d’un homme qui ne souhaitait pas se faire remarquer. D’après le sentiment qu’elle en avait, de son visage entre aperçus, il devait être un Oupyr. Le teint de neige était bien trop ancré dans ses traits. Il dégageait un charme menteur bien trop étrange pour être réel. Il s’était évaporé dans les reflets de la nuit, ne faisant presqu'un avec elle. Les ténèbres semblaient être qu’une simple extension de son être. L’air, la fumée qui se dégageait de la bouche lors d’une fraîcheur nocturne, il ne la connaissait pas. Ses maigres observations, elle les griffonnait avec une attention somme toute particulière. Du bout de sa mémoire, jusqu’à ses phalanges. Pour ne pas oublier, mais aussi pour comparer et repérer les particularités de ceux-ci. Inaudiblement, il y avait une fascination dérangeante qui apparaissait chez la jeune femme. La peur, cette survie, cette ambiance laissaient pénétrer l’insécurité. Pourtant, chez l’humaine, les contours de celle-ci s’étaient estompés avec les jours.


C’est au bout d’une heure entamée que celle-ci avait clos ses carnets. Scylla n’allait pas tarder, un voisin qui était autrefois professeur donnait des cours à plusieurs adolescents de différent niveau. La jeune femme lui avait demandé de s’y rendre, elle s’était dite que ça pouvait lui apporter un brun de normalité et distraire un peu son esprit abîmé par le manque. Lui donner aussi le sourire,   ça ne faisait que quelques semaines que Scylla était en sa compagnie et la Française était contente de veiller sur la fille de son amie. Elles manquaient toutes les deux de leurs familles.  Scylla était séparé de sa mère et elle se trouvait sans doute sur la même île encore maintenant. Il en était de même pour Soma et pour sa soeur. Bien sûr, la douleur accrue de la gamine n’avait pas d’équivalent, mais au moins Soma pouvait l’approcher pendant ses peines et ses cris. Certains évènements ne peuvent être consolés, la Française en avait conscience et elle ne cherchait pas à le faire. Scylla s’exprimait pour faire passer ce qu’elle ressentait et c’était ainsi. Soma avait ses façons de faire et ça lui était personnel alors elle n’allait pas juger brutalement. Elles se contentaient de vivre ensemble. Elle avait connu sa mère un peu plus âgée qu’elle ne l’était aujourd’hui.

Lors de son arrivée, elle lui avait raconté sa journée, mangez un bout et puis elle lui avait dit qu’elle allait dans sa chambre. La Française avait hoché la tête pour s’évader à son tour à la porte de leur refuge. Allumant ainsi une cigarette, on peut dire que sa consommation de tabac avait considérablement chuté étant donné que c’était plus un luxe qu’autre chose dans ses temps. Il ne lui en restait que deux. Elle profitait un peu plus intensément du poison qui s’était érigé comme une malheureuse manie dans ses douces années. Le flux de ses pensées se poursuivait ainsi encore sur les reflets de ce qu’elle avait pu voir hier soir et puis au loin un visage familier.

Un lycanthrope dénommé Daryl, la chevelure bouclée brunâtre et l’échine tannée. Elle patienta jusqu’à son arrivée en observant sa démarche. Ce n’était pas prévu qu’il passe aujourd’hui. Il était devenu, un ami bien qu’au début, la sympathie n’était pas au rendez-vous. Pourtant, il avait rectifié son comportement et avait fait preuve de gentillesse à son égard, une gentillesse qui était visiblement incrustée dans sa personnalité et c’était ainsi qu’ils étaient devenus amis au-delà des rapports de chairs attrayants. « Bonsoir, Daryl, qu’est-ce que tu fais par ici ? » Elle l’avait salué d’une douce interrogation, curieuse et simple question. Elle l’avait observé d’un sourire et l’avait invité à rentrer. Ce n’était pas prévu qu’il passe et à cette heure-ci Scylla était là. « Rentre, installe-toi, je termine et j’arrive. » il connaissait les lieux, l’habitation était sommaire, mais c’était déjà bien. Alors la Française termine son bâton de nicotine, entre à son tour enthousiastes à cette invitée qui débarque, toujours ouverte d’en apprendre plus sur Daryl ainsi que ses origines de lycan. «  Tu veux boire du vin ? » il en reste une bouteille qu’elle avait trouvée dans une cave alors elle lui propose avec sympathie et aussi parce qu'elle en avait envie ainsi ils allaient pouvoir échanger une conversation dans une ambiance plus conviviale.  





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Downward spiral

Ils avaient fait un point ce matin avec les leaders des meutes sur les différents projets à venir et les choses à traiter en priorité avant de prendre la route, Cassy, Nate et lui. C'est sur les coups de midi qu'ils se présentèrent devant la muraille qui protégeait Riverdall et ses habitants. A chacune de ses visites, Daryl se rendait compte que celle-ci se fortifiait davantage. Les humains n'avaient peut-être aucuns pouvoirs, mais ils étaient débrouillards et solidaires dans l'adversité. Il devenait compliqué d'entrer dans la ville sans montrer patte blanche au préalable. Ce qui était plutôt rassurant quand on savait quel genre de créatures rôdaient là-dehors.

L'ordre du jour était de voir Killian, le petit génie du coin, As ne tarissait pas d'éloges à son sujet et à l'entendre, si quelqu'un pouvait faire avancer leur affaire, c'était bien lui. Il ne leur était pas possible d'attaquer Tullamore directement, pas encore. Mais ils pouvaient leur compliquer la vie. Fabriquer des brouilleurs et les disposer à des endroits stratégiques pour empêcher les drones de surveillance d'épier leur moindre déplacement leur permettrait d'éviter bien des désagréments et d'avoir une petite longueur d'avance. De plus, en cas de pépin, ils se retrouveraient à égalité en coupant les communications de l'ennemi, les empêchant d'appeler des renforts, comme eux-mêmes le faisaient déjà.
Après avoir mangé tous ensemble, ils se rendirent au repère du hacker pour discuter de ce qui serait faisable, ce qui manquerait pour rendre possible ce qui ne l'était pas, et déjà envisager quelques endroits qu'il serait avisé de protéger du regard de Big Brother. Ces différents points établis, Daryl laissa les deux geeks discuter des points plus techniques, s'il y avait autre chose dont il devrait être au courant, Cassy le lui rapporterait plus tard, quand à Nate, il était déjà parti pour troquer quelques affaires avec les gens du coin - et surtout profiter du bar de la ville où il avait noué quelques amitiés, pour être vraiment honnête ! Quant à lui, le brun retourna à la voiture récupérer deux sacs avant de prendre la direction d'une maison qu'il connaissait bien.

Il n'eut même pas l'occasion de la surprendre, alors qu'il approchait de sa destination, il aperçu la jeune femme déjà à l'extérieur, en train de fumer pensivement. La rejoignant sous le perron, il déposa un baiser sur sa joue alors qu'elle le saluait d'une interrogation.

« Hey princesse. Un sourire au coin des lèvres, il l'observa d'un air taquin. Je viens rendre visite à mes humaines préférées, quelle question. »

"Humaine". C'est avec un certain amusement qu'il la qualifiait de cette façon, en connaissant l'avidité que Soma avait d'en apprendre toujours plus sur les différentes créatures qui peuplaient les terres d'Irlande. A chacune de ses visites, il ne coupait pas à un interrogatoire dans les règles. C'était devenu comme une sorte de petit jeu. D'autre part, il pouvait également s'intéresser à ce que l'anthropologue pouvait découvrir, étant tout autant novice que n'importe qui au sujet des autres races que la sienne.
Venant déposer ses sacs à l'intérieur tandis qu'elle terminait sa cigarette, il laissa le plus gros - type sac de voyage - au sol contre un mur tandis qu'il posait le sac à dos plus petit sur une chaise, commençant à l'ouvrir tout en désignant le premier d'un signe de tête.

« Helori m'a fait passer quelques affaires que Scylla aimerait surement récupérer. D'ailleurs, comment va le démon ? »

La jeune fille de 15 ans n'était restée qu'une année au sein de la meute, mais elle leur en avait fait de belles en disparaissant plusieurs fois ! Il fallait espérer qu'en changeant d'environnement, cela calmerait son tempérament fugueur, car il n'y aura pas toujours un Charles pour la ramener saine et sauve au bercail.

« Il y a aussi quelques affaires qui devrait t'aller, et puis, tu sais, des produits de, hm, premières nécessités. »

C'était bizarre comme un homme pouvait avoir du mal à prononcer les mots "tampons" et "serviettes hygiéniques" ! Comme si cela allait avoir un quelconque effet sur leur personne ?! La fin du monde n'empêchait pas certaines choses de rester les mêmes après tout.
Sortant un paquet du sac à dos, il le déposa sur la table, incitant Soma d'un geste de la tête à l'ouvrir.

« On est passé devant une boutique en venant, et en le voyant, j'ai pensé à toi. Un carnet à la reliure en cuir, encore vierge de toute trace d'écriture. A la vitesse où tu les remplis, je me suis dis que ça pourrait t'être utile. »

Il avait un sourire amusé en disant ça. Il faut dire qu'il avait trouvé ça curieux au début, cette obsession de tout noter dans ces carnets, mais après tout, pourquoi pas ? Des stylos et de l'encre étaient aussi disposés dans la boite afin de compléter le tout. Daryl reposa le sac au sol qui contenait encore quelques bricoles alimentaires qu'il avait prit l'habitude de lui rapporter, comme une sorte de rituel qui s'était établis entre eux depuis l'année chaotique d'avant-coalition, tout en acceptant le verre de vin que son amie lui proposait, s'installant autour de la petite table.

« ... Et toi, comment tu vas ? »

Une question toute anodine qui pouvait se référer à tellement de choses. Sa colocation toute récente avec l'adolescente, les difficultés propres à la situation de l'Irlande actuelle, la proximité de Tullamore ou encore les attaques de ceux qui ne respectaient pas le traité. Et puis aussi peut-être des choses plus personnelles. Il l'observe en train de servir le vin, ayant appris avec le temps que cette expression souvent lointaine qu'affichait le visage de la demoiselle n'était en rien contre lui, cet air de prime abord si distant était une caractéristique naturelle chez elle. Parfois il se demandait ce que la jeune femme avait bien pu traverser pour que cet aspect lui soit inhérent.
Il la remercie pour le verre, attendant qu'elle s'installe à son tour pour en boire une gorgée, la scrutant ensuite d'un sourire bienveillant.

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daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

Le monde s’était métamorphosé, personne ne l’avait vu venir. Personne n’avait calculé et révélé l’existence de ses êtres surnaturels. C’était étrange, d’ailleurs l’histoire de ce mot avant il s’écrivait surnaturel et il faisait référence au divin, au céleste, au miraculeux ainsi supraterrestre. Pourtant dans cette Irlande réunie, ils étaient tous là. Il y avait tout à apprendre de leurs différences, des rites, au fonctionnement et de leurs croyances. Ne pouvait-il pas nous nourrir lui aussi ? Les portes de l’Irlande étaient fermées, non pas uniquement pour les humains coincés à l’intérieur, mais surtout sur eux. Conservé dans ce pays les différentes natures et cette chaîne alimentaire, elle menace chaque humain qui a cru un jour être invincible en se promenant dans les pavés d’une rue. Sans doute on ressentait ce que nos ancêtres avaient ressenti il y a des milliers d’années et pourtant il s’en était sorti. Oui, elle s’intéressait aux autres, dans les murmures de leurs caractéristiques, de leurs différences sans prétention de juste les inscrire quelques part. Elle n’était pas encore très au point à travers ses pupilles, mais elle apprenait sans les mythes justes des rencontres qui parsemaient son chemin.   

Daryl représentait une myriade de questions, pas uniquement de par sa nature unique, mais par sa personnalité qui était tout à découvrir. La méfiance naturelle de la jeune femme était moins aux aguets avec le temps quand il s’introduisait dans sa sphère privée, car oui, son toit était pour elle privé. Pourtant sa présence envers Scylla était bien importante pour elle, elle lui avait signifié. Pour capter l’attention de la jeune blonde, il ne fallait être un battant et téméraire à la fois. Soma suppose, elle ne fait qu’imaginer qu’il a dû se prendre plusieurs portes avant qu’elle puisse établir un terrain de confiance. Dans les brumes de sa jeunesse, la Française se souvient du père de la petite. C’était un homme avec beaucoup de charme, il avait le regard lumineux et secrètement elle espérait qu’un jour ils puissent se connaître tous les deux, partager une relation tous les deux. Soma avait été chanceuse, elle avait eu la présence paternelle d’un beau-père qui l’a élevé. Tout enfant méritait des repaires, présent, d’être aimer solidement. C’est pour cette raison également que les passages de Daryl étaient importants, il voyait Helorie qui rassurer Negan. C’était important que Negan soit au courant ait des nouvelles de sa fille, de sa chair, de son essence.   Daryl avait déposé ses lèvres sur sa joue, il était affectueux, Soma était toujours un peu surprise par ses comportements qu'il laissait glisser naturellement et pourtant elle le laissait effleuré et s'arrivait de se perdre dans les métamorphoses d'une douceur qu'il lui est trouble « Hey princesse. elle avait observé son sourire se dessiner sur ses lèvres et elle avait hausser les sourcils en l'observant avancer un ayant envie de rire. Je vient rendre visite à mes humaines préférées, quelle question. » elle avait ris a son vocabulaire. « Oh humaine préférée.  »  avait-elle répété. Elle l’avait observé, il avait l’air de bien se porter.  Il était arrivé encore chargé, les sourcils de Soma se froncèrent parce que oui, elle se demandait ce qu’il pouvait bien ramener. Rien de l’obligé à le faire et pourtant, a chaque fois il était l’a venir à leur rapporter des choses qui les aidaient a vivre au quotidien.  Une fois terminée, elle est rentrée, toujours en attrapant les détails qu’il semait.

« Helori m'a fait passer quelques affaires que Scylla aimerait sûrement récupérer. D'ailleurs, comment va le démon ? » Helori était toujours énormément attaché à Scylla, elle le serait toujours mais le détachement était nécessaire car aussi douloureux que cela pût être ce n’était pas son enfant. Negan n’a sans doute pas aimé entendre les échos et ça avait été compliqué pour Scylla malgré l’affection qu’elle avait pour elle.   « C’est vraiment très gentil de sa part. Elle vient de rentrer de quelques cours chez un voisin qui vient de la raccompagner. Ça lui fait du bien de ce changer les idées et d’environnement. Elle n’est pas agressive avec moi, elle a un mot pour Helori d’ailleurs. »   elle avait réussi à parler toutes les deux de ses évènements, de ce qui s’était passé et Scylla avait pris conscience que ses mots avaient blessé aussi, elle lui avait fait une lettre car au fond de tout ça elle lui était reconnaissante.  « Il y a aussi quelques affaires qui devrait t'aller, et puis tu sais, des produits de, hm, premières nécessités. » dans son oreille, elle avait entendu le malaise derrière la première nécessité ça l’avait fait rire. « Ça nous sera bien utile. Les louves ont aussi leurs règles non ?   »  Soma elle demande, il attaque un sujet a demi-mot, elle plonge dedans et s’il n’est pas à l’aise ça ne peut-être qu’un peu plus amusant pour qu’il relâche un peu.

Et puis il a sorti un paquet en le posant sur la table, elle le regardait d’un air interrogateur. Et il lui avait fait signe de l’ouvrir, alors elle a saisi entre ses phalanges le papier sentant le poids entre ses doigts. « On est passé devant une boutique en venant, et en le voyant, j'ai pensé à toi. »  Ses sourcils se sont encore froncé embrumé d’un sourire sur ses lèvres qui s’est dessiné tendrement. Toucher par l’attention qu’il lui faisait là. Ses iris on mangeait la surface et son échine traçait la reliure en cuire. Il y avait aussi de quoi écrire.  « A la vitesse où tu les remplis, je me suis dit que ça pourrait t'être utile. »  elle ne s’est pas lassé, c’était un beau cadeau, elle aimait les carnets, les stylos et les livres. Chez elle, il y avait des livres anciens qui parsemés les étagères. Elle décidait qu’elle consacrerait ce carnet-ci aux loups.   « Je te remercie, ça me fait vraiment très plaisir   »   oui, elle allait  pouvoir s’y perdre sur ses pages, les tatoués d’un peu d’encre volatile, dans des trajectoires qui comptent pour elle pour survivre.

Une fois qu’elle a servi le verre à son ami et qu’elle en a pris un pour elle.  « ... Et toi, comment tu vas ? » elle se sentait plutôt chanceuse dans cette instabilité, dans cette apocalypse elle avait un toit, il lui apportait de quoi vivre et Scylla allait bien, elle essayait de discuter. « Je vais bien, j’espère que Scylla se sentira mieux ici. Et toi, comment tu vas ? Les tiens vont bien ? » Elle s’intéressait sincèrement à ses proches, a ce à quoi il pouvait bien tenir. Elle avait saisi le carnet après une gorgée, ainsi que de quoi écrire et puis avait inscrit sur le carnet Lycanthrope avec attention.   « On dit meute ou ta famille ?  »  ça devait être surement se confondre mais pour elle tous les humains n'étaient pas sa famille. Les mythes et les folklores se confondaient-ils avec une réalité irlandaise ? La Française se demandait aussi comment de leur côté ils gérer le fait d’être rassemblé et enfermé. Est-il menacé ? c'était flou pour elle parce que oui.. elle était qu'une simple humaine et ce n'était pas eux qu'on mettait au courant forcément.  

Scylla n’était pas une gamine particulièrement sociable et ça tombait bien car Soma ne l’était pas non plus profondément donc sur ce point elle s’entendait. Soma laissait tranquille Scylla cependant, la française s’est levée pour toquer à la chambre de la demoiselle. « Scylla, Daryl est là. »   Et puis Soma est retourné à sa place quelques instants plus tard la jeune fille est apparue est à serrer est venu serrer dans ses bras Daryl. Soma les regardaient en souriant et en buvant son verre de vin, ils ont échangé quelques mots et elle lui avait dit qu’elle retournait lire son livre qu'on lui avait donné à lire, qu’elle lui montrerait sa chambre après et puis elle s'est échappée. La conversation a donc repris. «  Elle t’apprécie beaucoup. »   À croire que Daryl avait su l’apprivoiser et établir une relation avec elle, à croire que c’était le loup qui avait apprivoisé l’humaine.  « Les loups ont une super facultée pour ça ? »  elle avait sourit, elle se doutait bien que c'était lui sa personnalité qui avait su mettre Scylla en confiance. Soma et Scylla avait de la chance d'avoir un ami comme lui et elles en étaient consciente.






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C'était une bonne chose de savoir que Soma trouvait de quoi occuper l'adolescente et que celle-ci se prêtait à la chose. Scylla avait besoin de renouveau, et qu'elle voit du monde devait lui changer les idées. Il acquiesça quand Soma lui parla de la lettre, ça ne le dérangeait pas de jouer les coursiers, et cela ferait bien plus plaisir à Helori d'avoir des nouvelles de sa fille adoptive par les propres mots de cette dernière que par un topo qu'il lui aurait fait. Il ne savait pas ce qui s'était passé entre ces deux-là, mais depuis le départ de la plus jeune, la quadragénaire était dans tout ses états, cela lui fera du bien de savoir que sa petite protégée se portait bien.

Daryl leva les yeux au ciel lorsque Soma ne manqua pas de se moquer gentiment de lui en évoquant le sujet qu'il avait plus ou moins habilement éviter de vive voix.

« Et voilà qu'elle attaque déjà ! »

Un sourire amusé marqua ses lèvres, il ne se laissa pourtant pas avoir en poursuivant sur le sujet. De toute manière, ça ne ressemblait pas à une vraie question. Si ?
Il était content que le cadeau lui plaise. Malgré le temps, il avait toujours du mal à cerner la jeune femme. Il n'arrivait pas à déterminer si Soma avait réussi à se faire remarquablement vite à ce nouveau monde qui était désormais le leur, ou si cet étrange détachement dont elle faisait preuve n'était qu'un moyen de se protéger. L'un dans l'autre, cela avait l'air de fonctionner pour elle, alors c'était un moindre mal.

La vérité, c'est qu'il ne savait jamais ce qu'il allait trouver en venant rendre visite à la jeune femme. Il n'y avait aucun accord entre eux, aucune promesse. Juste.. une sorte d'entente tacite ? C'est vrai, il arrivait que Daryl soit un peu anxieux à l'idée de débarquer à l'improviste et de tomber "mal". Il était au courant des pratiques peu orthodoxes de la demoiselle. Appelons un chat, un chat, Soma se prostituait. Et l'idée de tomber nez à nez avec l'un de ses clients ne le mettait pas franchement à l'aise. Ils n'avaient jamais vraiment parlé de ça, le brun ne voulait pas venir s'immiscer dans ses choix de vie, mais il espérait que si elle faisait par nécessité, elle songerait d'abord à lui demander son aide avant de recourir à ce genre de trafic. La présence de Scylla était un nouveau paramètre à prendre en compte. Soma lui avait déjà parlé par le passé de cette sœur qu'elle recherchait et pensait perdue quelque part ici en Irlande. Il espérait que la cohabitation avec l'adolescente lui ferait du bien et la sortirait de cette solitude dans laquelle elle s'était lovée dans l'attente d'avoir des nouvelles de ses proches. Si cette colocation pouvait bénéficier autant à l'une qu'à l'autre, ce serait vraiment une bonne chose.

Il but encore une gorgée, avant de déposer le verre sur la table, un fin sourire peignant ses lèvres en écoutant Soma.

« Tu peux dire les deux. Même s'il était bien plus proche de certains que d'autres, surtout en ce moment avec tout les nouveaux qui venaient se greffer à la meute, envoyés ici par Tullamore. Mais il avait grandi, élevé par ceux qui formait le noyau dur de cette meute, alors oui, au moins pour une partie, il pouvait les considérer sans ambiguïté, comme des membres de sa famille. Ça va, on s'organise. On a l'eau courante et l'électricité maintenant, même si c'est pas encore très stable. Le problème majeur, c'est qu'on a de nouveaux loups plus rapidement qu'on ne construit de nouvelles habitations. Alors pour l'instant ça ressemble pas mal à du camping, mais on a pas à se plaindre ! Du camping dans les belles terres d'Irlande, c'est plutôt cool, non ? »

Il rit légèrement, terminant son verre de vin. Oui, ils ne s'en sortaient pas trop mal. En plus d'établir un campement digne de ce nom, ils commençaient maintenant à réfléchir à contre-carrer les plans de Tullamore. Ce n'était pas une mince affaire, car ils ne pouvaient pas non plus les attaquer directement et prendre le risque qu'ils ripostent avec un nouveau largage de bombes. Il fallait se montrer plus subtil, et c'est pourquoi ils étaient là aujourd'hui, Cassy en train de discuter avec Killian d'un moyen de leur donner un petit avantage, ou tout du moins de réduire l'écart qu'il y avait entre eux et leurs geôliers. Il y avait toujours des coups durs malheureusement, avec de nouvelles disparitions, des morts aussi... mais il préférait ne pas aborder ce genre de sujet avec Soma. Les expéditions elles-mêmes restaient toujours dangereuses, d'ailleurs s'il se portait bien aujourd'hui, il avait été dans de sales draps il y a deux semaines à peine, son corps portant de nouvelles cicatrices de cette rencontre fortuite avec un sniper de l'organisation.

Il la suivi du regard alors qu'elle allait frapper à la porte, puis se releva en entendant l'adolescente débarquer, pour lui rendre son étreinte et lui ébourrifer la tête.

« Comment va la gamine ?

- Hey ! Je n'suis pas une gamine ! »

Rétorque t-elle en le cognant à l'épaule. Il rit, sachant pertinemment qu'elle détestait qu'il l'appelle comme ça, c'est bien pour ça qu'il le faisait d'ailleurs. Il la taquine, et ils se chamaillent un peu. Elle lui raconte comment elle s'est installée depuis les dernières semaines, et il lui donne des nouvelles d'Helori, lui promettant de ne pas repartir sans la lettre qu'elle voulait envoyer à sa mère adoptive.
La petite tornade passée, il se rassoit en face de Soma, et hausse un sourcil en la voyant le dévisager, puis sourit avec une pointe de tendresse à sa réflexion.

« Elle n'est pas facile, mais c'est une brave fille. »

C'est vrai qu'elle avait vraiment foutu le bazar en disparaissant à plusieurs reprises cette dernière année, il avait même eu envie de l'attacher à un moment, c'est pour dire ! Parce que sérieusement, ils avaient bien d'autres soucis pour ne pas avoir en plus à courir après une gamine fuyarde ! Mais la gamine n'avait pas eu une vie facile, et dans le fond il s'y était attaché à cette tête de pioche.
Il plisse ses yeux, et affiche un air plus malicieux en lui répondant.

« ... Non, ça c'est mon pouvoir spécial. J'amadoue les jeunes filles sauvages. »

Il la toise d'un air narquois, oh que oui, cette réflexion pouvait aussi s'adresser à Soma ! Même si ce n'était pas le même genre de "sauvagerie". Oui, bon d'accord, lui non plus n'était pas des plus sociable... Il avait tendance à fuir les étrangers comme la peste. Mais une fois qu'un lien de confiance s'établissait et qu'il appréciait la personne, il était complétement différent. Alors on pouvait dire que les deux femmes de cette maison avaient également réussi à l'amadouer à leur façon ?

« J'ai vu qu'Amarok et Scott ont encore fait renforcer le mur extérieur. Ça devient toute une aventure de te rendre visite ! Tu savais que dans le reste de l'Irlande on raconte que Riverdall est l'endroit le plus sûr ? »

C'est vrai, il l'avait entendu à plusieurs reprises ! Les humains étaient vraiment débrouillards et organisés. C'était rassurant de les savoir toute les deux à l'abri dans cet endroit.

« ... »

Le loup fronce légèrement ses sourcils en dévisageant sa partenaire d'un oeil critique.

« Dis moi... tu ne fais plus ses sorties dangereuses pour aller explorer la "faune" locale... pas vrai ? »

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daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

Les os et la chair, c’était tout ce qui subsiste des fragments du passé. Ils sont les produits dès hier, des cellules qui vieillissent. L’échine grandit dans l’univers, se transforme de façon croissante et la psyché ce tait, elle disparaît comme le vent qui se calme. Dans les années d’avant, l’être de Soma s’était courbé devant les brûlures qui avaient fait fondre son coeur enfantin dans les poussières. Il en reste une révolte mutine qui se joue et qui se pavane comme une douce mélancolie imprimée dans un soupir. Elle est face à son ami avec une simplicité agréable qui vient animer un peu les lignes de sa vie actuelle.  Un jour, ils arrêteront de son voir. Leur lien ne sera qu’un grain, parmi d’autres grains, les mots, les échanges ne seront qu’un vague souvenir, mais sur l’instant, la jeune femme observe la gentillesse de ce loup au bon coeur et dans les brises de ses regards. Cette vague qu’il apportait sur son visage, elle avait un relief nouveau pour ses habitudes. Maladroite, Soma ne savait pas réellement agir ou réagir. Plus à l’aise sans les mots justes avec les coups de reins qui traînent dans ses déchirures. Elle espère qu’il conserve dans le chaos cette lueur de bienveillance qui l’habite avec une justesse rigoureusement posée sans prétention. La jeune femme n’était pas ainsi, la mine de son crayon partait toujours dans des courbes et tourbillons, de ratures en fragments pointilleux. Bazar, terrible.  « Et voilà qu'elle attaque déjà ! » Il s’était exclamé ainsi. Bien entendu qu’elle désirait savoir les détails qui parsemaient la nature de son interlocuteur. Étroitement, au-delà de s’intéresser à sa nature, elle s’intéressait à la culture dans laquelle il avait été instillé. C’était comme un pays étranger dans ses pupilles, mais ça, il ne pouvait sans doute pas le comprendre, car lui, c’était ses racines. Elle absorbait comme une éponge, les mots qu’il délaissaient dans ses tympans.  « Tu peux dire les deux. »  Elle trouvait ça assez formidable en soit qu’il y ait cette unité chez eux. « Ça va, on s'organise. On a l'eau courante et l'électricité maintenant, même si c'est pas encore très stable. Le problème majeur, c'est qu'on a de nouveaux loups plus rapidement qu'on ne construit de nouvelles habitations. Alors pour l'instant ça ressemble pas mal à du camping, mais on a pas à se plaindre ! Du camping dans les belles terres d'Irlande, c'est plutôt cool, non ? » Elle l’a écouté en peingnant de ses mots, des images. Son optimisme rayonnait dans le mouvement de ses phrases et balayait les bavures imposées par les conditions compliqué. «  J’imagine que ça ne doit pas être facile de vivre façon camping alors que vous aviez déjà vos habitudes. Enfin vous avez toujours vécu ici en Irlande ? » est-ce qu’il était originaire de ses terres ? Même si elle imaginait que oui étant donné son nom de famille, elle préférait demander, elle savait que ça ne voulait rien dire. Elle portait dans le nom d’un homme qui n’avait pas son sang, mais qu’elle chérissait plus que ce qui tournait en elle. Ce n’était pas ses racines, mais elle avait appris les dialectes de ses bulbes, fascinée par la profondeur de celle-ci.  


Scylla a fait son entrée et elle s’est agglutinée près de Daryl. Ça lui faisait du bien et Soma bien que peu sociable au fond, l’encourageait dans ce pas. Elle se disait que pour une adolescente construire les bases de l’échange que ça soit avec des amis ou avec une structure extérieur à celle de son habitation lui permettrait un équilibre. Elle avait un peu de mal mais Soma l’encourageait en douceur avec les mots d’une amie ou d’une soeur. Son père est un homme sociable et il jugeait que son rapport à l’autre est important. Il est ambassadeur. Negan l’a autorisé à parler de lui et avoir un peu de ses nouvelles lui permet de se construire l’image de son père qu’elle a aperçu. La française observait le lycan en compagnie de Scylla, un sourire légèrement dessiné sur ses lèvres.  « Elle n'est pas facile, mais c'est une brave fille. » Elle ressemblait beaucoup à ses parents, c’était une jeune femme sensible qui ne savait pas encore comment traiter ses émotions car elle était chamboulée dans son environnement qui n’avait rien de naturel. Dans le chaos, Scylla s’accrochait et forcément faisait couler des bourrasques de ses accrocs. C’était plus équilibré que ses blessures sortent au grand jour plutôt qu’elle les enfouit et que ses tâches reviennent la hanter.  «  Oui elle l’est, on peut pas lui en vouloir d’être perturbé par la situation et de se révolter contre tout ça. » comme sa mère.

À la suite de cette conversation, la Française lui avait fait remarquer qu’il avait une certaine capacité sociale, en tout cas avec elles. Une habilitée agréable, que Soma savait apprécié. Elle ne connaissait pas Daryl, elle avait quelque bride de caractère qui se dégageait de lui comme sa bienveillance, mais elle ne pouvait pas prétendre connaître l’homme qui était assis en face d’elle. « ... Non, ça c'est mon pouvoir spécial. J'amadoue les jeunes filles sauvages. »   apercevant on petit air joueur marqué son visage. C’est au détour de ses conversations, de ses mots qui traînent qu’ils apprenaient l’un sur l’autre et que leurs amitiés pouvaient se développer. « T'as une bonne expérience et de la pratique, c'est bien.  » Elle le félicite au détour d'une phrase.  

« J'ai vu qu'Amarok et Scott ont encore fait renforcer le mur extérieur. Ça devient toute une aventure de te rendre visite ! Tu savais que dans le reste de l'Irlande on raconte que Riverdall est l'endroit le plus sûr ? » D’après son expérience la sécurité était une illusion, mais elle n’en faisait pas mention, les menaces étaient partout. Les tempêtes pouvaient tout faire chavirer et les protections aidaient a tempéré, mais ce n’était jamais suffisant. «  Je ne sais pas si c’est le plus sûr, les hommes entre eux ne sont pas faciles, mais c’est vrai que c’est rassurant de savoir qu’on est plus ou moins en sécurité. »  Elle s’évadait de ses images. Bien sûr qu’elle éprouvait une reconnaissante profonde pour ses hommes, c’était certain, mais dans les cas, ils restaient sur les terres d’Irlande. « hm. Il faudrait un jour que tu nous emmènes chez toi, qu’on visite aussi ou tu habites. » Elle disait ça sans savoir si c’était possible, ni même en sachant où ils étaient. Les limites, les villes, les noms lui paraissaient flous ? C’était comment maintenant ? Après tous ses grabuges. À quoi ressemblait l’Irlande ? A quoi ressemblait la ou il avait l’habitude de vivre?  

C’est dans ses pensées que la jeune femme c’est mis à boire son vin, songeant à tout ça. Elle a vu les sourcils de son interlocuteur s’arquer. « Dis moi... tu ne fais plus ses sorties dangereuses pour aller explorer la "faune" locale... pas vrai ? » Elle a eu un peu de mal à comprendre la substance de sa question de quoi il parlait exactement s’il s’agissait de sa curiosité envers les autres ou s’il parlait de sa sexualité différente de la sienne. Elle ne savait pas à quoi il faisait référence. En utilisant le terme faune local… ça portait à confusion.  Dans les deux cas elle ne sentait pas de gène particulière alors à son tour elle arqua les sourcils.  «  Avoir Scylla ici change les choses, ça réduit aussi les libertés que j’avais avant sa venu. Je fais rien de dangereux, ni qui lui donnerait un mauvais exemple. » Même si c’était parfois compliqué. Mais elle n’est pas sure qu’il puisse comprendre sa relation que ça, ça soit avec cette curiosité ou sa relation avec sa sexualité. Toutes les deux grognent. Sa sexualité, comme sa curiosité sont un printemps de pulsion, certain on se rapport avec la nourriture, en on besoin pour se rassurer, pour combler le vide, pour combler les enfers de ses révoltes. Rien n’était fait par dépit, non, c’était un besoin sans doute peut-être anormal, mais c’était tout de ce qu’elle avait trouvé pour gérer ses plaies et pour éloigné les cendres qui planent sur une sensibilité qui tatillonne à la surface. Si elle explore les environs c'est toujours quand Scylla n'est pas là et puis oui elle est plus prudente.  Elle se débrouille et pourtant elle essaie de lui expliquer un peu plus.«  Mais bon tu connais autre moyen pour que je puisse connaître un peu plus sur vous et savoir ou est ma famille ? » Oui Daryl ici tout est séparé, tout est cloisonné.  «  Mon père biologique est partie parce qu'il se pensait dangereux pour nous. Je cherche à comprendre ce qu'il était.   Ma soeur et mon beau-père sont ici quelque part parce qu'ils ne sont pas humain, je voudrais les retrouver, les comprendre aussi, savoir d'ou ils viennent, ce qu'ils sont.»  Soma n’était qu’une humaine, mais dans son entourage c’était différent. Sa petite soeur était d’une autre nature car son père l’était. Si elle souhaitait en apprendre plus sur les différentes natures c’était bien pour trouver et apprendre à la fois la sang de sa soeur, de sa famille mais aussi pour comprendre ce qu’était devenu son père biologique. Sa soeur et son beau-père ne l’aurait jamais rien fait de mal à elle et à sa mère, c’était bien tout le contraire. Ils avaient rempli leur vie de rayon de bonheur et d’amour alors elle cherchait, des façons de pouvoir défendre leur nature bien qu’elle soit différente à la sienne.  « Tout comme toi, t'es mon ami malgré la différence. Et oui ça m'intéresse de savoir qu'est-ce qui te rend particulier, ta nature, pourquoi on t'enferme ici aussi, pourquoi on te craint.  » Elle ne se battait pas, elle ne se révoltait pas physiquement mais elle voulait comprendre, protéger sa famille aussi.  Elle fronce les sourcils en abordant quelque chose de personnel sans doute pour lui.  « Tu te souviens comme ça a commencé ?  »  il était là présent sur ses terres quand ça c'est déroulé, il en était témoin.






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Il se souvient qu'au début, toutes ses questions l'avaient dérangé et il avait évité d'y répondre autant que possible. Il faut dire que c'était bizarre pour lui. Leur nature était un tabou ancestral, chaque loup était tenu au secret selon un pacte qui remontait selon les légendes à plusieurs millénaires. Personne ne devait savoir. C'était une règle absolue. La briser revenait à mettre en péril la meute. Combien de personnes avait-il du éliminer pour le préserver... ? Des gens, des êtres humains, dont le seul tord avait été d'être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Dire que maintenant ils en étaient là, tout ça n'avait servi à rien. A rien du tout. A cause des vampires. Et de leur égo sur-dimensionné.
Maintenant tous connaissaient leur existence. Et pour le bien de la Coalition, chaque race avait du se dévoiler un peu plus aux autres pour établir un semblant de confiance. Un semblant tout relatif, mais qui permettait une stabilité précaire au cœur même du champ de bataille et de non-droit qu'était devenue l'Irlande.

« Ce n'est pas pour rien qu'on nous appelle "La Meute Irlandaise" ! Il affiche un léger sourire narquois, avant de lui répondre plus sérieusement. Nous sommes du pays. Pas tous, mais la plupart. Enfin, avec les prisonniers que débarquent Tullamore, c'est de moins en moins vrai. Mais personnellement, je n'ai jamais quitté l'Irlande. »

Il était né et avait grandi dans la campagne de River Crow. A vrai dire, il n'avait jamais autant bougé que depuis les bombardements ! Mais jamais hors des frontières de l'Île. Maintenant c'était encore plus improbable. De toute façon, il doute que ça aurait changé grand chose à ce sujet, il mourrait certainement ici, dans les plaines de l'île d'émeraude. Il n'avait pas besoin de lui retourner la question, il savait déjà qu'elle n'était pas d'ici, venue à la recherche de sa famille comme elle le lui rappela ensuite. Elle avait ce petit accent venu d'ailleurs, terriblement craquant quand elle parlait la langue de Shakespeare. Il ne se lassait pas de lui faire répéter certains mots où celui-ci se faisait entendre davantage, la faisant peut-être un peu tourner en bourrique parfois c'est vrai, mais elle le lui rendait bien !
Une bonne expérience et de la pratique. Le brun ne put réprimer un sourire mi-amusé, mi-coquin en l'entendant faire cette réflexion, d'autant plus ambigüe aux vues de leur relation. Il n'aurait su dire comment elle avait dévié vers ses rapports plus charnels qu'ils entretenaient à l'occasion, ça c'était fait comme ça, sans qu'ils n'y réfléchissent vraiment. Ils en avaient sans doute besoin l'un comme l'autre, peut-être pas pour les mêmes raisons. Ce serait mentir de dire que le loup n'avait pas quelques pensées concupiscentes en venant voir la belle, mais s'il pensait que la présence de Scylla pouvait leur faire du bien à l'une comme à l'autre, cela voulait aussi dire qu'il devrait revoir ses plans. Nop, pas de galipettes dans toutes les pièces de la maison.

En des temps troublés, les hommes devenaient des animaux. Alors c'est vrai que la sécurité à l'intérieur du camp restait assez précaire. Cependant Daryl imaginait qu'avoir un ennemi commun les aidait à se renforcer. Le problème était de savoir qui était l'ennemi des Hommes. Les créatures qui hantaient les contes pour enfants et qui désormais foulaient la terre à leur côté, ou Tullamore, qui les avaient laissé ici à leur merci.
Daryl s'était momentanément figé, dévisageant Soma qui lui parlait de venir lui rendre visite sur la terre des loups. Est-ce qu'elle était sérieuse ? Ou c'était juste une phrase lancée comme ça, comme un banal "Salut, ça va ?" sans réelle profondeur ? Depuis bien longtemps, depuis Mady, il s'était juré de ne plus jamais amené d'humain au cœur de la meute. Mais une fois encore, avec la révélation, tout avait changé. Ce n'était plus comme avant. Cette petite réflexion de la jeune femme pourtant toute anodine, rendit le loup bien pensif, avant qu'il ne lui réponde enfin.

« Peut-être, quand les choses seront un peu calmées, pourquoi pas ? »

La simple idée de l'imaginer aller harceler des loups comme son frère de questions lui donnait envie de rire. Quoiqu'en réalité, si cela devait vraiment arrivé, il n'oserait pas la lâcher d'une semelle de peur qu'elle ne commette un impair avec un lycan un peu trop ronchon !
Quand les choses seront calmées. Est-ce que ça se calmerait vraiment un jour ? Les actes de Tullamore leur donnait des envies de rebellions à tous, cependant, cela ne ferait-il pas que renforcer la légitimé de ce groupuscule en les faisant passer pour des êtres violents s'ils venaient les attaquer ? Tout ça était d'un tel compliqué... le brun laissait bien volontiers le soin aux leaders de prendre ces décisions. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas la confusion que son interrogation avait posé dans l'esprit de Soma, qui lui répondit de manière très générale en conséquence.

« Hm... »

Il afficha un air plus ennuyé par la suite. Il aurait aimé pouvoir l'aider, mais il n'avait aucunes nouvelles à lui donner que ce soit sur son beau-père ou sa sœur. Pour être tout à fait honnête, il n'avait pas vraiment le temps de s'en occuper non plus... C'était légitime pour Soma de chercher à savoir, mais dans le contexte actuel, il avait peur qu'elle n'ait pas les armes pour affronter tout ça.
De toute façon, il ne pouvait pas plus l'éloigner du danger elle que tout les autres. La Coalition était censée protéger les Hommes des créatures, et Tullamore ne les avait pas en ligne de mire, ils n'étaient que des dommages collatéraux. Alors en quelque sorte leur "faiblesse", de n'avoir aucun pouvoir, était aussi ce qui les protégeait le mieux ici bas. Cependant c'était loin de les garder en totale sécurité non plus. Le danger était partout. Et pour tout le monde.
Il s'accouda à la table et se frotta le visage d'une main, se sentant soudain fatigué. Parfois il se demandait comment ils auraient pu éviter tout ça. Si les créatures qu'ils sont s'étaient présentés d'eux-mêmes à la population, et non pas par une attaque meurtrière prise en flagrant délit d'un vampire se nourrissant sur sa victime, est-ce que les choses se seraient mieux passés ? Il en doutait. Mais de toute façon, c'était trop tard maintenant.

Il rabaissa sa main, la reposant sur la table et observa songeusement Soma qui venait de l'appeler tout naturellement son "ami". Si seulement ça pouvait être aussi simple... enfin, "simple", on ne pouvait pas dire que leur première rencontre avait été des plus amicale, mais tout pouvait changer, la preuve. Serait-il possible d'en faire un jour de même avec le reste du monde ? Peut-être, un jour, mais il ne serait surement plus là pour le voir à ce moment-là.

« Les Hommes ont leur raison de nous enfermer. Il se fait de nouveau plus songeur, détournant son regard de la jeune femme vers la fenêtre à partir de laquelle il pouvait voir l'extérieur et le monde continuer de tourner malgré tout. ... Beaucoup ont leur place ici... mais c'est pour les autres qu'on doit se battre. Les gens comme toi ou Scylla, vous n'avez rien à faire ici. »

On dit toujours que les Hommes craignent ce qu'ils ne connaissent pas, et qu'ils peuvent réagir violemment et injustement à cause de ça. C'est vrai. Cependant si les créatures instillent une telle terreur dans le coeur des êtres humains, et ce depuis la nuit des temps, ce n'est pas sans raison. Ils ont raison d'avoir peur. Les vampires tuent, les léviathans dévorent. Même les loups.... rares sont ceux qui n'ont pas de sang sur les mains parmi tout les monstres de l'île.

« ... »

Et elle lui pose cette fameuse question. Le jour où a commencé la dégringolade. Le début de la fin. Était-ce il y a un siècle, lorsque McGuinness est venu s'installer en Irlande avec son sordide projet ? Ou bien il a deux ans quand l'humanité s'est décidé à passer à l'action pour évincer ceux qui se cachait dans l'ombre depuis trop longtemps ?

« ... Je me souviens des bombes... de la terre qui tremble, de cette lumière comme en plein jour d'été, la chaleur qui te lèche la peau malgré la distance, et puis les cris... la panique, l'odeur du sang et de la chair brûlée, les gens qui courent dans tout les sens... »

Les yeux dans le vague, Daryl se rappelle. Les personnes qui couraient partout, désespérées, à la recherche d'un proche, certains qui déambulaient dans les rues, le corps partiellement brûlé, avançant comme des automates, alors que d'autres hurlaient, se tordant de douleur sur le sol tandis que plus loin d'autres hurlements se faisaient entendre, de déchirement cette fois, penché sur un corps que la vie avait quitté trop brutalement.
River Crow était tombé. River Crow n'était plus.

Cela faisait des années qu'ils attendaient ça, mais ils n'avaient pas imaginé que ça se produise de cette manière. Comment auraient-ils pu ?
Il cligna des yeux, comme pour se sortir de ces visions de l'époque, et reporta de nouveau son attention sur son interlocutrice.

« Et puis il y a eu l'annonce de Tullamore. On connaissait l'existence des vampires, mais pour le reste... Il haussa vaguement ses épaules, avant de résumer très sommairement. On a prit ce qu'on pouvait et on est partis. Pour le reste, je suppose que ça a été assez similaire à ce que tu as vécu. Toujours à bouger, à trouver de quoi se nourrir ou se soigner. Essayer de trouver un endroit sûr qui n'a pas été dévasté... »

La situation n'était toujours pas idéale, mais c'est vrai que lorsqu'on repensait à ce chaos, les choses avaient tout de même bien évolué.

Un fin sourire, légèrement mélancolique, marqua ses lèvres alors qu'il contemplait songeusement l'anthropologue.

« Qui sait.. ce sont peut-être les gens comme toi qui arriveront à arranger les choses. Avec tes notes, et ta recherche de compréhension...  peut-être que les futures générations pourront être amis comme toi et moi ? »

Parce qu'il voulait bien être optimiste, mais il doutait qu'une chose pareille arrive dans les années à venir.
Se redressant contre le dossier de sa chaise, il resta silencieux un moment. En faisant attention, il pouvait entendre les bruits en provenance de la chambre de Scylla. Dormir ici était devenu une habitude lorsqu'il était de passage à Riverdall, mais ce serait peut-être mal perçu de s'imposer dans le nouveau cocon que s'était fabriqué les deux jeunes femmes.

« .. Je devrais peut-être dormir ailleurs cette nuit. »

La perspective de passer la nuit avec la Française était plaisante, mais loin de lui la volonté de mettre mal à l'aise leur petite furie, ce serait surement plus raisonnable comme ça.

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La conversation poursuivait sont bout de chemin, Soma se montrait attentive aux mouvements de Daryl ainsi qu’a son intonation de voix, aux bourrasques éphémères que le corps laisse échapper alors qu’il souhaite délivrer un message.  « Ce n'est pas pour rien qu'on nous appelle "La Meute Irlandaise" !  » C’était un détail qu’elle ne connaissait pas, elle en apprenait un peu plus sur Daryl et sur sa meute. Elle se demandait depuis quand était-il incrusté en Irlande.  « Nous sommes du pays. Pas tous, mais la plupart. Enfin, avec les prisonniers que débarquent Tullamore, c'est de moins en moins vrai. Mais personnellement, je n'ai jamais quitté l'Irlande. » Il lui avait annoncé qu’il n’avait jamais quitter Irlande et pour elle qui avait voyagé de pays en pays depuis sa tendre enfance, elle trouvait ça dommage qu’il n’ait pas pu visiter et se nourrir des ailleurs.  « J'espère que tu auras l'occasion de voir autre chose que Irlande. C'est plutôt intéressant qu'il y ait des loups venu d'ailleurs, ça vous apprend a faire connaissance comme ça.  » Soma était définitivement une de ses personnes qui aimaient apprendre d’une culture à une autre et elle se disait que pour les loups, d’un pays a un autre il devait y avoir également des particularités. Elle imaginait par exemple des loups parfaitement blancs venus du nord et des neiges.  « Peut-être, quand les choses seront un peu calmées, pourquoi pas ? » Elle a souri, il avait l’air optimiste à ce propos. Ce qui ne devait pas être facile réellement de garder le moral avec ce qu’ils avaient dû vivre.  

«  Les Hommes ont leur raison de nous enfermer.»   La peur, la prudence, comment pouvait-on faire confiance a des natures qu’on ne saisissaient pas et qui pouvait nous tuer aussi aisément. C’était tout de même dangereux et c’était pour cette raison qu’ils étaient enfermés. Pourtant dans les entrailles de Soma, sonne une injustice qui se répète. Ils ne sont pas tous ainsi, oui on ne met pas toute une ville en prison parce qu’il y a des criminels à l’intérieur. On arrête les coupables en questions. Elle avait rencontré des créatures qui étaient loin de cette vision là, qui souhaitaient vivre en communauté avec les humains. « ... Beaucoup ont leur place ici... mais c'est pour les autres qu'on doit se battre. Les gens comme toi ou Scylla, vous n'avez rien à faire ici. » Soma pourtant se sentait concerné, sa famille était ici quelque part.  « peut-être qu'il faudrait effectivement arrêté ceux qui on leurs places ici comme tu dis, ceux qu'ils ne veulent pas vivre en communauté et laisser les autres tranquilles.  »   elle trouvait ça injuste même si ça pouvait paraitre stupide.

Sous les ratures, c’est aux fragments de son histoire qu’elle s’intéressait parce que ça comptait. Elle ne savait pas grand-chose sur son vécu, sur comment il avait traversé ce feu. Lui aussi, ses habitudes avaient été bouleversées dans la tempête des Tullamore. Soma était emphatique à ce qu’il avait pu vivre, étant donné qu’elle-même avait été abîmée aigrement par cette navigation brute et inattendu.    « ... Je me souviens des bombes... de la terre qui tremble, de cette lumière comme en plein jour d'été, la chaleur qui te lèche la peau malgré la distance, et puis les cris... la panique, l'odeur du sang et de la chair brûlée, les gens qui courent dans tout les sens... » Elle l’écoutait parler, de ce ressemblait a un carnage sanguinolent, des vies détruites dans la vitesse, dans la profondeur d’une nuit. Tout ça ressemblait à une guerre, le ventre de la jeune femme se retourna car c’était une douleur pour elle d’apprendre que ses bains de sang existaient. Daryl avait perdu les siens et pourtant il ne faisait pas une généralité sur les humains. Le brun la regardait et était d’une gentillesse rare.   « Et puis il y a eu l'annonce de Tullamore. On connaissait l'existence des vampires, mais pour le reste...  On a prit ce qu'on pouvait et on est partis. Pour le reste, je suppose que ça a été assez similaire à ce que tu as vécu. Toujours à bouger, à trouver de quoi se nourrir ou se soigner. Essayer de trouver un endroit sûr qui n'a pas été dévasté... » Elle n’osa pas lui poser d’autre question, elle l’avait écouté raconter et elle savait bien qu’elle devait écrire sur son carnet. Pourquoi ? Pour que si un jour on retrouve ses carnets, on sache le point de vue d’un loup, qu’on sache son histoire, qu’on sache qu’on a massacré les siens. Dans sa famille, c’est ce qu’on lui avait appris, elle avait retrouvé des parcelles d’histoire de sa famille qui avait vécu la guerre et sans doute que ça l’avait construit. La culture de la guerre, des meurtres et de la perte de l’humanité pour le pouvoir. « Je suis désolée Daryl. »  de tout ça. L’évènement horrible qui s’était déroulé sous ses yeux, c’était bien passé et il était important qu’il ne se reproduise plus. Rendre hommage et ne pas oublier ceux qui on prie dans l’aliénation des combats, les uns contre les autres.  « Qui sait.. ce sont peut-être les gens comme toi qui arriveront à arranger les choses. Avec tes notes, et ta recherche de compréhension...  peut-être que les futures générations pourront être amis comme toi et moi ? » Peut-être, elle l’espère et même si ce n’est pas le cas, elle le devait bien. Elle avait été élevée par un homme qui n’était pas humain et sa soeur ne l’était pas aussi. Elle avait inondé d’amour par cet être alors qu’on l’injure, elle ne supporte pas, non. Elle ne peut pas supporter les écorchures qu’on profane sur son nom qu’elle porte avec une fierté sans précédent. Lui ne l’a jamais abandonné de sa force solaire et de son humanité si sincère. Protéger les hommes, c’est ce que se trame dans les légendes qu’elle a lues alors elle n’allait pas tenir un discourt autre que celui-ci.  Daryl venait apaisé des brûlures dont il n’avait pas idée, dont il ne pouvait pas saisir les nuances, mais il le faisait, au coin de ses mots et de son optimiste qu’il coule lentement dans le souffle de ses phrases et de son visage apaisant. Avoir un ami comme lui était une chance et sans ce chaos, cette amie elle ne l’aurait pas.   «Je l'espère sincèrement, même si ça semble être compliqué. Je suis contente de t'avoir rencontrer et qu'on ait cette amitié tous les deux. »  Habituellement mal habile avec ses mots, ses marques d’attentions qui traînent si facilement la jeune femme utilise ses mots sincères, elle lui sourit à nouveau.  

Il a eu ce silence qui envahissait la pièce, le silence ne dérangeait pas Soma, elle était plutôt sereine d’être dans cette pièce avec Daryl qui ne lui avait jamais fait de mal. Elle était lointaine, perdu dans ses pensées, traversant les brumes en essayant de se rappeler précisément le flot de leurs conversations qui les avaient menés ici, à cet instant, qu’il leur avait permis d’être amis.  « .. Je devrais peut-être dormir ailleurs cette nuit. » Elle a froncer les sourcils en ce demandant pourquoi il avait dit ça. Pourquoi devrait-il aller ailleurs ? Elle ne saisirait pas bien le soucis, rien n’avait particulièrement changer si ce n’est la présence de Scylla. Soma se forçait à changer, forcer à retenir les pulsions qui s’éprenaient et qui se tisser à l’intérieur de la tête comme une issus de secours. Elle s’efforcer à ne pas déborder. Peut-être que ça ne l’intéressait plus. Elle ne saisirais pas trop sa phrase même s’il était libre de faire ce qu’il voulait. «  Ah bon ? Pourquoi ça ? » peut-être qu’il avait d’autre projet. C’était flou, il mettait instantanément ses pensées en désordre. «  Tu as d’autres projets ou c’est parce que Scylla habite ici ?  »  Elle a dit ça comme une caresse sur le vent, tendrement mais clairement, le fixant puis soulevant les sourcils vaguement en rigolant.  

De façon complice pour camoufler son angoisse inutile avec Daryl les choses étaient claires, l’ambiguïté n’existait pas. Ils pouvaient se laisser aller à la petite mort sans tricher. Elle n’osait pas dire qu’elle se sentait particulièrement vivante touchant la dépendance des doigts. Elle sentait parfois le besoin des contacts de peau, au rythme des accords. La frénésie des corps venait la nourrir. Daryl était cet homme tendre, affectueux et c’était parfois étrange. Dérangeant, changeant. Elle manquait de ses sensations dans son quotidien et ne les avait jamais réellement vécus autrement qu’ainsi. Soma taisait ses sujets parce qu’elle savait qu’elle n’était pas comprise. Un voile timide de honte l’enlacer parfois. « Tu as trouver quelqu'un qui te plait à ton camps ? » elle l’interrogea en déballant les vivres qu’il avait ramener, attentif a ses réponses l’air de rien.  Elle savait bien qu’un de ses quatre l’aventure passagère ne serait pu qu’un doux souvenir. C’était ainsi. Elle n’éprouvait pas de problème à cela, elle espérait qu’ils restent amis. Elle imaginait les loups fidèles. Peut-être qu’elle se faisait des idées, mais elle avait lu des choses à ce propos. Ça devait être des comptes, mais ça poussait Soma a s’intéressait à cet aspect de la vie de son ami. «  Comment ça se passe quand un loup trouve sa louve d’ailleurs ? »   Elle était sûrement trop vive dans ses questions mais sa curiosité était trop rapide pour qu’elle puisse la stopper à travers ses lèvres. Elle commençait à découper quelques légumes qu’il avait apporter.   «  Tu dînes avec nous ?  »    






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Elle était désolée. Il ne releva pas ce fait, et se contenta de lui adresser un léger sourire. Désolés, ils l'étaient certainement tous d'en être arrivés là. Même si le mot était bien faible. Est-ce qu'il en voulait aux humains ? Sans doute qu'à chaud, oui, il les aurait tous maudit. En prenant du recule, à tête reposée, c'était plus difficile. Parce qu'il pouvait comprendre. Pas dans la manière. Mais dans la raison, oui. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il se montrerait clément envers ceux qui sont venus enlever les siens pour leurs expériences ou leurs "jeux" comme ils les appelaient. Mais il ne pouvait pas en vouloir à ceux qui comme Soma, avaient seulement subis le coup du sort. Surtout pas à ceux comme Soma. Qui essayaient de comprendre. Il pourrait en revanche avoir une dent contre tout les autres, ceux qui en dehors des murs d'Irlande, se laissaient monter la tête par les hommes de Tullamore et approuvaient tout leurs actes dans la plus parfaite des ignorances.

Quoiqu'il en soit, ils ne pouvaient plus revenir en arrière à présent. Soma soulevait un autre point. Il avait perdu bon nombre de personnes, mais il en avait découvert d'autres qu'il n'aurait probablement jamais rencontré sans tout ça. Il n'irait pas jusqu'à dire que c'était un mal pour un bien - le rapport entre les deux était bien trop disproportionné ! - mais il est vrai que dans tout ce chaos, il avait fait quelques rencontres qu'il ne regrettait pas.
S'accoudant à la table, il pose sa joue contre son poing et l'observe avec un fin sourire.

« J'admire ta capacité à tirer le meilleur de chaque situation, tu sais ? »

Il affiche un léger air amusé, pourtant il est tout à fait sincère. La française dégageait cette aura particulière qui lui donnait l'impression d'être détachée de tout, pourtant plus il apprenait à la connaitre, plus il se rendait compte que c'était tout l'inverse. Et il acquiesce.

« Ce fut une bonne chose que le destin vous ai mise sur ma route miss Devosariah. ... Et que vous m'ayez convaincue de ne point vous détrousser. »

Il simule un salut princier, faisant quelques moulinets de la main en inclinant son buste, préférant s'amuser de la situation de leur première rencontre plutôt que de s'en lamenter. Après tout, tout c'était bien fini.
Quand il s'arrêtait dans cette maison, il avait un peu l'impression de faire comme une pause avec tout ce qui se passait à l'extérieur. D'oublier pendant quelques heures, qu'ici, au centre même de l'Irlande, une immense tour s'était dressée, dans laquelle se déroulait des choses qu'il ne pourrait même pas imaginer, sur des gens qu'il avait pour certains connus depuis l'enfance. D'oublier pendant quelques heures, que le moindre faux pas pourrait faire s'effondrer la coalition, et relancer la folie meurtrière entre les races qui peuplaient l'île. D'oublier pendant quelques heures, qu'ils leur faudrait encore se battre pour survivre à demain, et au jour d'après. D'oublier quelques heures le malheur des autres, et se repaitre égoïstement de la sérénité du lieu. Le simple fait de rester là, à l'observer tandis qu'elle prépare le repas dans la petite cuisine de la maisonnée avait quelque chose de terriblement apaisant. Mais ils n'en étaient pas encore là quand elle l'interrogeait sur le pourquoi de sa dernière phrase.
Il affiche une petite grimace, en retroussant un coin de ses lèvres.

« Ouch, en plein dans le mille. Il sourit et secoue légèrement sa tête. Ce n'est pas ça mais.. vous avez du prendre vos habitudes avec Scylla et, enfin.. Il plisse un peu ses yeux. Qu'est-ce que tu lui as dis sur.. "nous", "notre relation" ? Il ne savait pas trop comment qualifier leur espèce d'arrangement tacite, et laissa en suspens la fin de sa phrase en l'exprimant plutôt par un vague geste de la main et un sourcil arqué. Enfin, ça ne va pas être trop bizarre si je reste dormir là ? »

D'un côté, Scylla était une grande fille, elle pouvait très bien capter ce genre de relation, mais c'était quand même lui qui débarquaient chez elles, et pas l'inverse. S'imposer dans ces circonstances, ce n'était pas son genre.
La question suivante le fit sourciller. Si Soma disait ça en toute légèreté, Daryl en ressenti un léger embarras. S'il avait trouvé quelqu'un ? Quelqu'un qui lui plait. Ah ça, c'était la question à ne pas poser. Bon sang. S'il se laissait aller, il pousserait un long soupir à n'en plus finir ! Mais il se voyait mal parler de ses histoires de coeur avec Soma. Ça lui semblerait un peu bizarre, et.. déplacé ? Quoique, à bien y réfléchir... peut-être qu'au contraire, elle serait la personne idéale pour en discuter. Dans tout les cas, il préférait mettre un point au clair, gardant toutefois le même ton léger qu'elle avait employé.

« Promis, si je me case, ce sera la première chose que je te dis en arrivant. »

Il n'y avait rien d'exclusif entre eux, chacun était libre d'aller voir ailleurs, mais ça l'emmerderait qu'elle le pense capable d'avoir une copine et qu'il se mette alors à la snober et l'ignorer complètement parce qu'il n'aurait plus "besoin" d'elle. Ou pire, qu'il se garde bien de le lui dire et entretienne une telle relation malgré la fin de son statut de célibataire. Dans les deux cas, ça ferait de lui un beau salopard.
S'il devait être cent pour cent honnête, il devrait lui parler d'Eireen, cette amie d'enfance pour laquelle il avait des sentiments ambigües. Plus qu'ambigües. Et merde, il était carrément amoureux ! Ce qui l'empêchait depuis bien trop longtemps de s'engager dans les relations qu'il pouvait avoir. Mais le reconnaitre ne l'aidait absolument pas. Il devait se faire une raison et passer à autre chose. C'était tellement facile à dire ! De nouveau il se retint de pousser un profond soupir. Il l'observa songeusement sortir les légumes, et commencer à s'affairer, souriant alors en l'entendant repartir dans ses questions qui lui rappelait l'anthropologiste qu'elle était.

Quand elle l'invite à rester dîner, il acquiesce et se relève, remontant ses manches en venant la rejoindre, attrapant un couteau pour l'aider à préparer le repas.

« Tu sais, je ne crois pas qu'il existe de personne prédestiné à une autre, ce genre de choses. Mais d'autres y croient. A l'âme soeur. On est pas si différents des humains. Il sourit en coin. Un loup ne trouve pas forcément une louve. Tu sais ce qu'on dit, l'amour ça te tombe dessus, tu ne le choisis pas ! Mouais, enfin, ça c'était en théorie, sur le papier. Daryl fini par hausser un peu ses épaules. ... Il y a bien des familles qui préfèrent rester "entre nous"... ce n'est pas facile d'intégrer un extérieur à la meute. Alors... peut-être que ce n'est pas tout à fait pareil finalement... »

A cause du fait de devoir garder leur secret à l'abri, encore et toujours. Un membre du clan pouvait très bien tomber amoureux d'un humain n'en faisant pas parti, mais même si les sentiments étaient réciproques, qu'est-ce qui garantissait la réaction de l'humain quand il apprendrait la nature de son conjoint ? Et qu'il garderait le silence jusqu'à sa tombe, même s'ils devaient venir à se séparer ? Qu'il accepterait aussi, ce que les loups devaient faire pour continuer de préserver leur existence. Les combats parfois brutaux que pouvait engendrer les prises de pouvoirs, ou encore les pertes de contrôles du à l'éveil du gène. Tout le monde n'était pas près à accepter ça. Et ils étaient aujourd'hui tous enfermés ici sous le joug de Tullamore pour cette raison.
Cela arrivait aussi dans certaines familles humaines, pour des causes de croyances et de religions. D'ethnies ou de castes sociales. On avait beau être au 21ème siècle, le genre humain n'avait toujours pas régler tout ces problèmes à ce propos.

« Alors comment ça se passe... s'ils se plaisent, ils flirtent un peu, s'invitent au restaurant, au cinéma, ils sortent ensemble.. et si ça se concrétise et que tout se passe bien, ils se marient, ont des enfants et vivent heureux jusqu'à la fin des temps ? »

Faisant mine d'être concentré sur son épluchage de pomme de terre, il affiche tout de même un fin et large sourire espiègle, se faisant un réel plaisir de la taquiner. Il relève son regard rieur sur elle, avant de hausser un peu ses sourcils en pensant à quelque chose, puis se met à rire légèrement.

« ... Je serais curieux de voir ça lorsque Scylla va commencer à te ramener des garçons à la maison. Tu la cuisineras autant que moi, ou il y a une sorte de code de solidarité féminine ? »

Il ricane en imaginant l'adolescente en mode rebelle faire une scène devant une Soma stoïque. En même temps, il imaginait très bien Soma gérer la crise d'ado, il ne s'en faisait pas pour ça. Il redevint plus sérieux ensuite, en reposant son regard sur la française, hésitant un peu sur la formulation de ses paroles.

« Si.. un jour, mes visites devaient te déranger... Il fronce un peu ses sourcils. Il était bien mal parti avec sa phrase là ! ... Ce que je veux dire, c'est que si pour une raison ou une autre tu voulais qu'on arrête tout.. "ça", je.. enfin, dis-le moi. »

C'était... pas du tout comme ça qu'il voulait le dire. Il repose son couteau, ayant fini d'éplucher et découper sa part, et s'essuie les mains, en poussant un petit soupir, lui jetant un regard.

« Je me suis très mal exprimé, mais tu comprends ce que je veux dire ? »

NΞRIOИ
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daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

   La loi du plus fort, dénué de toute démocratie. La force, le combat, la lutte.  Ils avaient vécu un renversement, une aube qui avait divisé leur réalité et les piliers d’une société bercés de privilèges c'est effrité. L’abandon de leur état du gouvernement face aux évènements avait été d’une lâcheté sans paraître. Ils étaient le soi-disant sacrifice, il n’avait pas pu faire autrement. Elle avait entendu des discours dithyrambiques à ce propos comme si leurs survies seraient salvateur pour l’humanité. Elle n'imagine pas ce qu'il a pu vivre, ce qu'il a perdu mais elle sait que sa vie c'est renverser comme tout le monde ici.  « J'admire ta capacité à tirer le meilleur de chaque situation, tu sais ? » elle lui avait répondu avec un sourire, elle ne savait pas trop si c'était vrai. Chez lui, elle admirait sa façon d'être équilibrer, sa gentillesse, du moins de ce qu'elle en avait vu pour l'instant. Elle se jetait de façon erratique dans le bain des actions du réel, du sauvage.  Soma avait du mal, elle était soit trop prise dans ses pensées ou soit trop dénué de celle-ci.   Si elle réfléchissait trop, elle ratait le coche et trop tard. La trivialité de ses mouvements lui permettait de vivre.  Elle ne savait pas bien si elle était optimiste, sûrement pas a ce point mais vivre maintenant était important. Rien ne pouvait effacer les carnages, mais ils devaient continuer.   Daryl devait continuer à se battre comme il le faisait, avoir le courage de gérer les choses de son peuple chaque matin même lorsque celui-ci lui manquait de reconnaissance ou lui donnait du fils à retordre. Il devait continuer  pour éviter que ça se reproduise, pour se comprendre, pour changer les choses aussi. Ce n’était pas en continuant de s’effriter sur ce qu’ils avaient perdu qu’ils allaient reconstruire.

La société qu'il les avaient vu naître était morte quand ils avaient décidé de faire de l’Irlande une prison , il fallait donc en créer une nouvelle société pour le futur. Elle voyait beaucoup de personnes s’éreinter pour faire de leur mieux et elle n’aimait pas l’idée d’être l’a attendre de «  survivre »  dans la petite maisonnette alors oui, elle sortait et elle continuerait de le faire. Pour comprendre ce qui les différencie, pour comprendre les points communs, les cultures et essayer de trouver un moyen de s’entendre malgré les dangerosités de leurs caractéristiques.  

Sa famille faisait de partie de ce qui l’échappait, jamais ils ne lui avaient rien fait pour autant. La jeune femme avait trop d’amour pour celui qui l’avait éduquer pour ce mettre à détester  ce qu’il était. Un homme qui cachait son secret certes, mais un homme qui lui avait beaucoup appris voir tout appris. Lui qui avait le regard humble et lumineux. C’est ce qui la motivé a chercher en travers les lignes. Peut-être pour leur donner des alibis, peut-être pour qu’ils puissent arrêter de se cacher, qu’ils aient des droits, une reconnaissance, tout comme ils en avaient à être humain. Peut-être qu’elle n’était pas a leurs côtés actuellement, peut-être qu’ils étaient lointains, mais ils restaient dans son esprit.

« Ce fut une bonne chose que le destin vous ai mise sur ma route miss Devosariah. ... Et que vous m'ayez convaincue de ne point vous détrousser. »Soma avait surtout, lui, beaucoup de chance de tomber sur ce loup en question. Il allait lui prendre ce qu’elle avait réussi à trouver et la jeune femme s’était vite isolée des regroupements. Tout simplement parce qu’elles ne les supportaient pas. Elle était trop côtelée, méfiante sans nom. Elle n’avait confiance en personnes après la débâcle que ça soit les hommes ou les autres. Daryl, lui avait montré qu’il n’était pas impossible qu’il y ait des solutions, elle avait saisi son aide.   «  J’ai eu de la chance de tomber sur toi et que tu aies fini par coopéré  » Elle avait du mal a saisir ou son instinct pouvait la guider.

La conversation s'était tournée sur sa présence, elle l'observa, sans un mot pour l'instant, trouvant son inconfort ainsi que sa bienveillance touchante. « Ouch, en plein dans le mille. » mais il avait raison, elle le savait  «  oh, ça » elle l'écoutait. « Ce n'est pas ça mais.. vous avez du prendre vos habitudes avec Scylla et, enfin.. » Oui c'est vrai qu'elles avaient pris des habitudes toutes les deux, enfin Soma faisait au mieux pour qu'elle se sente bien en sa compagnie. Elle était amie avec sa mère depuis bien nombre d'année et elle avait une affection importante pour les deux jeunes femmes.  « Qu'est-ce que tu lui as dis sur.. »  hm, la nature de leurs relations ? «  Enfin, ça ne va pas être trop bizarre si je reste dormir là ? » Scylla savait déjà qu'ils étaient proche et des proches Soma n'en avait pas beaucoup ici, il se comptait sur les doigts d'une main et encore il y avait des doigts en trop. «  Ne t’inquiète pas, il n'y a rien de mal a ce que tu restes dormir ici. T’es toujours le bienvenue et ça elle le sait ça. Détends toi. » Elle discutera avec Scylla après sans doute c'était un fait, Daryl était le bienvenue chez elles.   «  Elle sera certainement plus contente que tu ne le penses de t'avoir un peu plus et pour le dîner. Ça lui changera de m'avoir toujours en face d'elle. »  Scylla socialisait pas beaucoup, Soma avait l'habitude enfant de voir beaucoup de monde a sa table car le diner était un moment de partage, des invités, des amis de ses parents alors il ne voyait pas le problème à casser un peu la routine qu'elles avaient mise en place.

Attentive, elle l'écoutait, le regardait, l'observer bouger.  Elle le savait sans les mots qu'il ferait les choses de façon juste. Daryl était en possession de cette qualité si, la justesse. Soma en était admirative car elle ne la possédait pas, elle raturait et dépassait partout. « Promis, si je me case, ce sera la première chose que je te dis en arrivant. » elle lui avait répondu par un sourire en l'imaginant arriver en lui disant ayé je suis casé. Elle ne connaissait aucun de ses passifs relationnelles mais ça la rendait quand même curieuse, il savait des choses sur elle. C'est pour cette raison qu'elle se permettait des questions plus fureteuses aussi parce qu'elle était curieuse culturellement de comment ça se passait chez eux. Est-ce pareil que pour dans la  société humaine ? Aussi elle se demandait comment il était adolescent. « Tu sais, je ne crois pas qu'il existe de personne prédestiné à une autre, ce genre de choses. Mais d'autres y croient. A l'âme soeur. On est pas si différents des humains. » elle l'écoute en préparant. « Un loup ne trouve pas forcément une louve. » donc elle comprenait qu'ils pouvaient aller avec toutes les natures existantes. Elle se demandait comment génétiquement les choses se passaient par exemple avec les sorciers, s'il y avait une histoire de géne dominant. « Tu sais ce qu'on dit, l'amour ça te tombe dessus, tu ne le choisis pas ! » elle continu de l'écouter. «   ... Il y a bien des familles qui préfèrent rester "entre nous"... ce n'est pas facile d'intégrer un extérieur à la meute. Alors... peut-être que ce n'est pas tout à fait pareil finalement... » les différences devaient être étrange oui, il fallait s'adapter. « Alors comment ça se passe... s'ils se plaisent, ils flirtent un peu, s'invitent au restaurant, au cinéma, ils sortent ensemble.. et si ça se concrétise et que tout se passe bien, ils se marient, ont des enfants et vivent heureux jusqu'à la fin des temps ? » Il y avait l’humour dans tout ça, elle écoutait attentif, il voulait lui faire comprendre que c'était du pareil au même chez eux. Elle avait une méconnaissance des choses et elle avait soif de découvrir la vision des autres qu’elle agençait comme des stores à sa fenêtre du monde. Elle l’avait observé s’occuper des pommes de terre puis en l’observant elle eut un rire à son haussement de sourcil.  «  Vous allez avoir du mal avec certain passade de vos programmes dans l'état actuelle de votre campement. » elle l'embêtait un peu également.

Soma aimait les jaillissements et être dans cet élan, elle déteste être dans cette veille, ce sommeil. La conversation ce poursuivait. « ... Je serais curieux de voir ça lorsque Scylla va commencer à te ramener des garçons à la maison. Tu la cuisineras autant que moi, ou il y a une sorte de code de solidarité féminine ? » elle souriait, lui qui pensait bien plus qu'elle sur le futur. Peut-être que c'est naïf mais elle n'y pense pas vraiment, sans doute qu'elle aimerait qu'elle conserve son enfance le plus longtemps possible, même si celle-ci est pillé par les évènements. « Solidarité féminine ? sans doute mais a vrai dire tu me mets une colle. J’en parlerais à Negan, j’ai pas envie que Scylla fasse n’importe quoi, je ferais attention mais elle est jeune.» Du mieux qu'elle peut, pas comme elle c'est certain, elle était consciente de pas être un modèle mais aussi qu'elle ne devait pas être étouffante, elle devait faire ses expériences de vie, elle tâcherait de l'accompagné pour que celle-ci ce passe bien. «  mais m'embrouille pas..  »  lui qui riait d'elle, elle le poussa un peu.

Mécaniquement elle coupe des légumes prend de l’eau et met une poêle sur le feu en attendant son ébullition pour les y plonger.    Elle l’écoute, attentivement en appréciant son aide. « Si.. un jour, mes visites devaient te déranger… » Il n'est pas à l'aise. «  Ce que je veux dire, c'est que si pour une raison ou une autre tu voulais qu'on arrête tout.. "ça", je.. enfin, dis-le moi. » Ce qu’elle avait du mal à saisir parfois, c’est sa gentillesse, elle s'est lavé les mains tout en l'observant. « Je me suis très mal exprimé, mais tu comprends ce que je veux dire ? »  Elle a mis le reste des aliments à cuire, elle entend son soupir. Soma lui prend la serviette des mains en douceur.   « pas trop »  mal à l’aise, elle ne souhaite pas l’être, elle n’a pas envie non plus qu’il le soit en sa présence non plus et ça prenait le pas sur la conversation en elle-même. Soma appréciait trop l'amitié qu'elle possédait avec Daryl pour le mettre dans le trouble.  « ce que je comprends c'est que tu es pas à l'aise  depuis tout à l'heure, ça m'embrouille. J'ai du mal à te suivre correctement parce que j'ai pas du tout envie que tu le sois. Vient on va s'installer plus confortablement pour en discuter. » Honnête, sans chercher à dissimuler son ignorance qu'elle déteste pourtant.

La Française a pris la main du Lycan pour l'emmener sur le canapé. Elle avait du mal à saisir, à traduire et l'incompréhension, elle n'aimait pas. Le flou pouvait être l'auteur de certain dommages qui ne lui plaisait pas. Lever les voiles délicats semblait être une bonne idée.  «   Je comprends que tu te poses des questions parce que j'ai la responsabilité de Scylla en ce moment. Negan est une amie de longue date. Elle compte sur moi, c'est important qu'elle soit en paix sur le fait que sa fille soit bien, en sécurité et qu'elle puisse vivre un peu normalement. Je me suis adapté a ses besoins, elle m'apporte beaucoup au quotidien. J'avais l'habitude d'être toute seule, ça m'équilibre. Je suis contente de l'avoir dans ma vie. Que tu viennes, ça m'aide. C'est une chance que tu sois là. On parler librement tous les deux à chaque fois et je dois t'avouer que j’ai besoin de faire quelque chose dans cette prison. C’est pour ça que je sors et que je remplis ses carnets, pour comprendre parce que je ne peux pas rester sans rien faire. Je n'ai pas l’envie non plus qu’on assassine ma famille, ni même des personnes tel que toi. Je peux rester à ne rien faire, à attendre, je deviens folle.  » Soma remet bien en place ses cheveux, elle cherche à remettre de l'ordre sur elle même  ainsi que  dans ses pensées.«   Je m'égare  un peu »  La française apprécie trop Daryl pour qu'il soit dans une ambiguïté inconfortable et que leurs conversations s'oxydent sous les incompréhensions. La sincérité était importante aussi même si elle avait parfois l'envie de se cacher.  Elle essaie de s'ouvrir à lui pour ne pas qu'il l'a voit autrement qu'elle n'est, imparfaite, avec des vices humains qu'elle essaie d'assumer. Rien de beau dans tout ça non plus.  « mais ce que j'essaie de te dire, c'est que tes visites elles ont rien de dérangeant.  Si je t'ai donné cette impression, je te pris de m'excuser, ce n'est pas le cas.   » Soma cherche les pupilles brunes de l'homme loup. La Française a consciente de paraître distance, à des années lumière d'être connecté à la terre. On lui a souvent fait la remarque.  «  Qu'est-ce que tu caches derrière ton "ça"  quand tu parles ? tu parles de la relation qu'on entretient au complet ? du fait qu'on soit devenu ami ?  des rapports sexuelles qu'on a tous les deux ? ton "ça" m'échappe un peu.   »  Elle s'enfonçait un peu dans le canapé abîmé, Soma détestait être là inutile alors que d'autres se battaient, a attendre et au-delà elle se poussait à contrôler ses déviances de lutter contre elle-même. Peut-être que c'était lui qui était dérangé, elle pouvait comprendre aussi. Il le savait, elle s'était prostitué mais s'était flou pour lui. Ça pouvait être dérangeant ce sujet mais elle l'assumait. Oui, elle avait donné son corps contre des biens et dans le passé par de l'argent mais elle l'avait choisi. Pas forcément pour être payer en plus ou par nécessité matériel.  Peut-être c'était cette partie d'elle qui le mettait dans l'inconfort, elle cherchait a comprendre avec lui pour faire au mieux pour l'éclairer aussi.





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Negan. Il ne connaissait cette femme que de nom, qu'elle avait éloigné sa fille d'elle pour la protéger des vampires. Et que c'était pour la retrouver que Scylla leur en avait voir de toutes les couleurs avec ses fugues à répétitions... Il trouvait ça un peu étrange d'ailleurs que quitte à vivre à Riverdall pour se rapprocher de sa mère, la jeune fille vive ici chez Soma et non pas avec sa génitrice pour rattraper le temps perdu. Mais c'était une toute autre histoire qui ne le concernait absolument pas et de ce fait le lycan n'avait aucunement l'intention de s'en mêler.
Le repas est en bonne voie, la cuisson est lancée, ils se chamaillent gentiment, bon enfant, alors qu'elle l'accuse de l'embrouiller.
Et puis vient un sujet un peu plus sérieux. Leur relation n'était pas vouée à durer, ils le savaient tout les deux, elle se prolongeait seulement le temps que celle-ci conviendra à chacun. Une convenance sur laquelle il avait maladroitement tenté de faire le point, Soma lui répondant par un "pas trop". Ah. Super. Il n'était pas vraiment le plus doué des hommes avec les mots, et elle ne l'aidait pas en ne voyant pas où il voulait en venir comme ça ! Il fronce un peu ses sourcils. Il n'était pas vraiment "mal à l'aise", plutôt... incertain ? Non, vraiment, s'exprimer, faire des discours, tout ça, ce n'était pas sa tasse de thé.

Sa main attrapée, il se laisse guider par la française qui les emmène jusqu'au canapé où ils s'installent. Il l'écoute. Il aime l'entendre lui parler comme ça à cœur ouvert, et le fait qu'ils auraient tout deux pensés cela impossible il y a un an encore. Il se rappelle de cette jeune femme sur le qui vive, les cheveux un peu hirsute et la méfiance collée à la peau, comme un animal sauvage dont il aurait dérangé le terrier. Et aujourd'hui cette femme, qui tenait sa maison, s'occupait d'une enfant, menait sa vie de front en poursuivant cette idée d'apprendre à mieux connaitre ceux qu'on enfermait ici pour, qui sait, trouver une meilleure solution à la cohabitation de toutes ces races. Il pouvait comprendre la frustration ressentie par ceux que l'on cantonnait chez eux. Cela pouvait en rassurer certains, mais Soma ne faisait définitivement pas partie de ceux-là.
Elle qui avait l'air si calme à la surface, cachait bien des troubles et agitations en profondeur.

Il hausse un peu ses sourcils quand il l'entend s'excuser de lui avoir donner de fausses impressions qui l'aurait mit mal à l'aise. Non, surement pas, bon sang, effectivement, une mise au claire des choses devait être faite avant qu'elle ne se sente coupable de quoique ce soit, ce qui n'était pas du tout le cas !
Daryl arqua un sourcil, et ne put empêcher un léger sourire d'étirer le coin de ses lèvres devant la franchise dont faisait preuve la jeune femme. Soma parlait souvent sans le filtre que le reste du commun des mortels possédaient, si cela pouvait parfois surprendre, c'est aussi quelque chose qui plaisait à l'irlandais, et voir ce visage si souvent difficile à déchiffrer se fendre d'un air soucieux juste parce qu'elle le pensait mal à l'aise à cause de quelque chose qu'elle aurait fait, ou dit... ça la rendait d'autant plus adorable à cet instant, et il était persuadé qu'elle ne s'en rendait même pas compte !

« Soma... »

Il ne devrait pas prendre tant de plaisir à observer son petit air contrarié de ne pas comprendre la situation, surtout qu'il n'était pas plus éclairé qu'elle sur ce point, d'où l'utilité de cette conversation.
Repliant une de ses jambes sur le canapé pour se tourner d'un quart vers elle, l'autre pied toujours au sol, il l'observe et acquiesce.

« Très bien, tu as raison, parlons-en clairement. Mais d'abord arrêtes, ne pense pas que tu ais fais quoique ce soit qui aurait pu me faire croire une truc pareil, ce n'est pas le cas. Tu n'as rien à te reprocher, alors ne commence pas à t'imaginer des choses. Il arque un sourcil, et affiche un petit sourire complice en ajoutant. Je te l'interdis, okay ? »

Il s'accoude au dossier du canapé, toujours tourné vers elle, ses doigts tapotant un peu sur le tissu du mobilier en poursuivant :

« Ensuite... Je trouve ça vraiment bien que vous vous soyez trouvées avec Scylla. C'est encore tout récent, mais ça se voit que ça vous fait du bien à l'une comme à l'autre, vraiment. Pour ce qui est de te sorties en solo en mode exploratrice... je comprends. Que tu ais besoin de faire quelque chose, de te sentir utile. Pour être honnête, j'aimerais bien jeter un oeil un de ces jours aux notes que tu as pu prendre jusque là, et s'il est possible que parfois j'ai l'air de... te... "gronder" ? Il fronce un peu le nez, ce terme était un peu infantilisant, mais faute d'avoir mieux sous la langue, il continue sur ça, je m'excuse pour ça, mais c'est que je ne peux pas m'empêcher d'imaginer qu'il t'arrive un truc là-dehors. Alors oui, j'aimerais bien que tu restes à l'abri, mais... je sais aussi que tu ne le feras pas. Il replie son bras, calant son poing contre sa joue en la toisant. Tu ne peux pas t'empêcher de sortir, comme je ne pourrais pas m'empêcher de m'inquiéter. Mais je comprends, moi non plus je ne tiendrais pas en place avec tout ce qui se passe en ce moment. J'espère juste que tu es aussi prudente que possible. »

Il reste un instant silencieux alors que vient le moment de parler de la partie plus personnelle, se contentant de la détailler du regard, avant de redresser un peu son visage et rabaisser son poing contre le dossier.

« ... "Ça" en général, je crois. "Je crois" ? S'il n'était pas sûr lui-même, cela allait devenir difficile d'être clair sur le sujet. Je ne remets pas en cause notre amitié, je pense.. que tu sais que j'ai de l'affection pour toi. Même si je devais ne plus venir, ça ne changerait rien à ça. Soma était entrée dans sa vie par le coup du hasard, et maintenant que ce lien s'était créé, il perdurerait peu importe la direction que prendrait leur relation actuelle. Et puisqu'ils avaient décidé de parler clairement sans fioritures : Ton amitié compte plus que le plan cul. Au cas où tu te poserais la question. Il espérait bien qu'elle en avait conscience, mais parfois il se demandait comment ça se passait dans sa tête, car Soma avait cette tendance à être décalée parfois, et surtout quand ça concernait le sexe en fait. Et en parlant de sexe. Je n'ai aucun problème pour dormir ici. On emploie toujours le mot "dormir", je sais être sage, mais je ne peux pas te garantir que mes pensées le seront tout autant. C'est comme...  Il décolle sa main du canapé pour venir écarter l'une de ses mèches de cheveux, et effleurer son visage de son pouce en douceur, quand tu affiches ton petit air soucieux, tu as une petite ride, juste là, je trouve ça adorable. Ça me donne une terrible envie de t'embrasser. »

Ses doigts avait caressé l'endroit en question tout en parlant, avant de glisser sous son menton, son pouce avait alors effleuré les lèvres de la belle alors que le brun se faisait songeur en l'observant, puis il la relâcha soudainement, fronçant un peu le nez.

« S'il devait y avoir quelque chose de dérangeant entre nous, ce serait plutôt que je ne sais pas trop où est la limite avec toi. Mais ça, c'est plus de ma faute, et pas de la tienne. »

La méfiance naturelle du loup l'incitait souvent à prendre ses distances vis-à-vis des autres, mais dès lors que l'on passait cette barrière de méfiance et que l'on rentrait dans son cercle proche, il devenait quelqu'un de tout de suite plus amical et tactile, proche des siens et avare de contacts. Le type de relation qu'il entretenait avec Soma brouillait un peu les limites. Il était parfois difficile pour lui de séparer les moments où ils étaient juste amis, de ceux où ils étaient amants. Soma avait le mérite d'être aussi franche dans ses mots que dans ses gestes, et semblait pouvoir passer de l'un à l'autre avec une facilité déconcertante. Daryl, lui, avait plus de mal à cloisonner ces deux pans de leur relation et il arrivait parfois que l'un déborde sur l'autre sans qu'il n'y prenne garde.

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 L'esprit vagabond, d'ici et là, elle savait que bien souvent elle était plongée dans son esprit lorsqu'on lui parlait. Retrait égoïste qu'on lui avait bien souvent reproché, être plus présent à l'autre. C'est ce qui lui donnait l'air d'être distante et abstraite. Difficilement concerné par l'enlacement des mots, pourtant elle l'était. Oui, elle prêtait attention aux verbes et aux mots de son ami. C'est pour ça qu'elle avait préféré le lui signaler, consciente de ses défauts cherchant vainement à s'améliorer sans pour autant éradiquer sa nature profonde.  

  Une mauvaise communication verbale engendre des malentendus, il est difficile de se défaire d'une mauvaise opinion qui se crée sous une maladresse de mot. Soma en était consciente, elle n'était pas très habile avec cet exercice, c'est certainement pour ça qu'elle préférait écrire que parler. Mettre dans la confusion Daryl l'a dérangé puisqu'il était son ami et qu'elle n'était pas habituée à en avoir non plus. « Soma... » elle l'observe la gymnastique de son visage essayant de comprendre le tintement de son Soma. « Très bien, tu as raison, parlons-en clairement. Mais d'abord arrêtes, ne pense pas que tu es fais quoi que ce soit qui aurait pu me faire croire un truc pareil, ce n'est pas le cas. Tu n'as rien à te reprocher, alors ne commencent pas à t'imaginer des choses. Je te l'interdis, okay ? » C'est bon, sa froideur de ne l'a pas blessé, elle est rassurée. « Okay » a-t-elle murmuré un peu amusée par le Lycan ? « Ensuite... Je trouve ça vraiment bien que vous vous soyez trouvées avec Scylla. C'est encore tout récent, mais ça se voit que ça vous fait du bien à l'une comme à l'autre, vraiment. Pour ce qui est de te sorties en solo en mode exploratrice... je comprends. Que tu as besoin de faire quelque chose, de te sentir utile ! Pour être honnête, j'aimerais bien jeter un oeil un de ces jours aux notes que tu as pu prendre jusque là, et s'il est possible que parfois j'aie l'air de... te... "gronder" ? » gronder.. Elle leva les yeux aux ciels « je m'excuse pour ça, mais c'est que je ne peux pas m'empêcher d'imaginer qu'il t'arrive un truc là dehors. Alors oui, j'aimerais bien que tu restes à l'abri, mais... je sais aussi que tu ne le feras pas. » Elle se mord l'intérieur des lèvres en le fixant. «Tu ne peux pas t'empêcher de sortir, comme je ne pourrais pas m'empêcher de m'inquiéter. Mais je comprends, moi non plus je ne tiendrais pas en place avec tout ce qui se passe en ce moment. J'espère juste que tu es aussi prudente que possible. » La Française était touchée plus qu'il n'était visible. Elle ne se doutait pas qu'il puisse ressentir ça. Elle le trouvait adorable, prévenant, honnête et sincère. Lui faisait beaucoup plus d'allées et venues dangereuses qu'elle ne le feraient, il côtoyait bien plus dangereux, également, même s'il avait des facultés plus grandes, eux aussi. Elle le fixa en lui adressant un léger sourire sincère. « Je suis prudente oui, tu peux regarder mes notes quand tu en as envie peut-être des choses te seront utiles. T'inquiéter ne changera rien, tu fais beaucoup de choses toi aussi de ton côté et on n'est jamais à cent pour cent en sécurité. Ce qui s'est passé en Irlande en est la preuve. Je veux bien que tu m'apprennes à me défendre par contre, tu seras peut-être plus rassurée et c'est quelque chose que j'aimerais bien apprendre. » Non on était jamais à cent pour cent en sécurité même lorsqu'on est chez soi, mais si on réfléchissait trop on finissait par ne plus vivre en restant paralyser par toutes les possibilités infinies. L'idée d'apprendre à se défendre rassurerait son ami, mais aussi lui serait utile. Elle avait une bombe au poivre, mais c'est tout. Peut-être une arme serait une solution intelligente pour sa sécurité et celle de Scylla.


« ... "Ça" en général, je crois.» Librement il pouvait parler de ce qu'il lui posait des réflexions. «Je ne remets pas en cause notre amitié, je pense. Que tu sais que j'ai de l'affection pour toi ! Même si je devais ne plus venir, ça ne changerait rien à ça. » Soma avait également de l'affection pour lui et rien ne changerait ça. Il n'y avait qu'une puissante bienveillance entre eux. «Ton amitié compte plus que le plan cul. Au cas où tu te poserais la question.» Elle eut un petit rire détendu, la Française n'avait pas voulu s'embourber l'esprit en se posant des questions, mais elle ressentait la même chose que Daryl. « La tienne aussi. » C'était évident, mais elle le lui souffla également. «Et en parlant de sexe. Je n'ai aucun problème pour dormir ici. On emploie toujours le mot "dormir", je sais être sage, mais je ne peux pas te garantir que mes pensées le seront tout autant. C'est comme...» elle se retrouve bête. «Oh » c'est qu'elle n'avait pas vraiment l'habitude des subtilités quand il s'agissait de sexualité, les personnes n'avaient jamais utilisé le mot dormir pour lui montrer le chemin des envies. Elle est un peu décalée, elle en a conscience après coup bien souvent. «Quand tu affiches ton petit air soucieux, tu as une petite ride, juste là, je trouve ça adorable. Ça me donne une terrible envie de t'embrasser. » La Française l'observe en souriant.



« S'il devait y avoir quelque chose de dérangeant entre nous, ce serait plutôt que je ne sais pas trop où est la limite avec toi. Mais ça, c'est plus de ma faute, et pas de la tienne. » Attentive, elle l'a laissé finir sa phrase et s'est rapprochée de son corps. « Reste toi-même, vis juste les choses comme elles viennent. On n’a pas défini de limite non plus. » Demain peut-être, ils ne seraient plus là alors les auréoles de questions lui paraissaient abstraire, elle le lui chuchote presque. Laisser les champs du possible s'élargir et se fondre avant qu'ils ne s'envolent . Elle l'approche pour être plus proche de son être, pour sentir son odeur d'un peu plus près et pour assouvir l'envie qu'ils les traversent, les lippes de la Française vont filer contre l'alcôve des lèvres de l'Irlandais. Elle savoure le contact et l'instant ou son souffle se mêle avec celui de Daryl pour aller l'embrasser. Ses phalanges viennent caresser son visage pour mieux se saisir de la profondeur de sa respiration. « Tu me dragues en parlant de mes rides ! je t'ai vu » elle le taquine un peu, la Française rigole de façon complice pour reprendre ensuite l'échange de ses lèvres dansantes contre celle du loup.


La Française pouvait aussi bien dormir que laisser galoper ses envies, elle faisait en fonction de l'instant et n'essayer pas vraiment de prévoir les choses. De prévoir ce qu'il allait se passer ce soir. « c'est mieux comme ça non ?  »  Dans son autre vie, Soma prévoyait, organisé et se fondait dans les statistiques parfois et puis elle s'était rendu compte qu'à trop vivre et a espéré le futur, elle en oubliait de profiter du présent. Dans ses souvenirs, elle regrettait de ne pas avoir profité de l'instant. Dans son enfance, elle le faisait, elle ne voyait pas au demain, elle vivait désespérément l'aujourd'hui. Et ce sont ses souvenirs les plus précieux qu'elle retient le parfum des cheveux de sa mère qui la tenait dans ses bras, des rayons de soleil qui s'imprimaient sur ses paupières, des mouvements de la balançoire et des rires de sa petite sœur qui voulait toujours voler plus loin. Maintenant alors, elle essayait de s'inscrire pleinement dans l'instant. Ne plus être dans sa tête et effacer les distances. Elle voulait être là et sur le creux de ses lèvres elle n'hésitait pas à exister un peu.






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Il ne bouge pas alors qu'elle se rapproche, suivant ses mouvements des yeux jusqu'à ce qu'elle se retrouve contre lui. Ses mains quittent alors le tissu du canapé, pour venir se glisser à sa taille, laissant la française guider ce premier baiser. Rester lui-même. C'était bien plus facile à dire qu'à faire dans sa position. Parfois il en viendrait à se demander qui il était vraiment, entre ce qu'il pensait être, ce qu'il devait être et ce qu'il aimerait être. Cela faisait bien trop longtemps qu'il jouait un rôle pour savoir encore où se trouvait la limite entre l'être et le paraitre. "La limite". On en revenait toujours à la même chose, et là comme le reste, tout était brouillon et brouillé. Vivre les choses comme elles viennent, se laisser aller. Soma avait raison quelque part, parfois il valait mieux se laisser porter et suivre le courant, c'est sans doute quelque chose qu'il devrait apprendre à faire. Ça avait l'air tellement facile dit comme ça... Il ferme ses yeux sous la caresse de ses doigts, et rit légèrement contre sa bouche alors qu'elle le taquine en lui prêtant des méthodes de drague improbables. Sa prise se fait alors plus ferme sur ses hanches, et il la ramène à lui, l'installant à califourchon sur ses cuisses, tandis qu'il repose son dos contre le dossier du canapé, levant ses yeux vers elle avec un léger sourire amusé.

« ... et ça marche on dirait. »

Il sourit, avec cette même complicité, et vient reprendre sa bouche, ses doigts passent dans la longue chevelure châtain et viennent presser en douceur sa nuque alors qu'il partage avec elle un baiser plus prononcé et langoureux, s'abreuvant de la douceur de ses lèvres et de cette chaleur naissante de leur proximité nouvelle. De nouveau ses paupières s'abaissent, alors qu'il n'entend plus que le son de leurs coeurs et de leurs soupirs, prolongeant envieusement cette étreinte quelques longues secondes de plus avant qu'il ne se détache lentement de sa bouche tentatrice et ne rabaisse son visage pour venir le nicher au creux de son cou, ses bras se croisant dans le dos de la belle pour la serrer contre lui.

« Hm.. »

Seul ce petit soupir d'acquiescement répondra à son interrogation rhétorique. Si c'était mieux comme ça ? Ce qui est sûr, c'est qu'il n'allait pas s'en plaindre. Et oui. Il était bien, là. Soma lui offrait cette bulle d'apaisement dans laquelle il pouvait se lover durant au moins quelques heures, et il profitait de cet instant, comme elle le lui soufflait si bien. Blottit dans ce cocon au creux duquel il pouvait se mettre en off, et oublier rien qu'un moment tout les problèmes du dehors, juste être là, tranquille, sans cette tension permanente qui tiraillait son corps et son esprit pour une raison ou pour une autre. Peut-être est-ce ce détachement, que Soma s'imaginait être un défaut, qui lui permettait pourtant de se relâcher avec la française. Elle avait ce quelque chose de particulier, cette sorte d'aura, qui l'incitait à baisser momentanément les armes. Un instant de répit bien trop rare qui se faisait salutaire par moment, donnant à ses visites à Riverdall un gout d'oasis en plein désert.
Il pourrait rester comme ça des heures, ne voyant plus le temps passer, juste à la garder contre lui, ses mains glissées sous son t-shirt parcourant machinalement la peau chaude et douce du bas de son dos, sa joue posée contre son épaule, les mèches de cheveux lui chatouillant légèrement le visage, alors que son nez est niché contre sa gorge. Reposant.
... C'est qu'il pourrait presque s'endormir pour de bon, se détendant doucement à son contact, mais ses narines frémissent brièvement à l'odeur de nourriture, alors que le son de l'eau qui boue parvient à ses oreilles avec plus de force.

« ... Ça doit bientôt être cuit... et je crois que ça ne va pas tarder à déborder... »

Pourtant il n'est tout de même pas pressé de la lâcher, ne bougeant pas d'un poil en prononçant ces mots. Il faudra que ce soit Soma qui bouge la première, pour qu'il se sorte de cette douce léthargie dans laquelle il s'était plongé. Il reste encore quelques instants immobile alors qu'elle est partie aux fourneaux, puis se redresse enfin après un long étirement. Il la rejoint en cuisine, mettant la table tandis qu'elle s'occupe du repas.

« Sinon, c'est plutôt une bonne idée, que tu apprennes à te défendre. »

Il revient sur une conversation trop vite passée. En face à face avec une créature de l'île, ce n'était pas quelques gestes d'auto-défense qui ferait une grande différence, mais rien que le fait d'avoir une idée de savoir quoi faire et ne pas rester figée devant une attaque, prendre une décision rapide, réagir, pourrait peut-être lui sauver la vie un jour. Il ne pouvait que l'encourager dans cette voie. Sans parler du fait que les Hommes pouvaient être tout autant dangereux... ce n'était pas parce qu'il y avait eu l'apparition du surnaturel dans leur vie qu'ils ne pouvaient plus être des nuisances au sein de leur propre race, comme cela l'était depuis la nuit des temps.

« Je dois repartir demain matin... mais il doit y avoir des personnes qui pourraient t'apprendre ici ? Tu pourrais même y aller avec Scylla, ça lui serait utile aussi. »

Ça l'étonnerait qu'avec des leaders sortant tout droit de la Fondation, il n'y ait pas à Riverdall quelques "professeurs" à même d'enseigner l'art du combat à des compatriotes qui voulaient survivre et se défendre contre les monstres. Peut-être même pourrait-elle apprendre à se servir d'une arme à feu ?
Soma avait tendance à ne pas trop se mêler à la foule, il n'y avait qu'à voir cette maison, qu'elle avait choisi isolée du reste des Hommes. Il se demandait à quel point elle avait pu trouver ses marques dans cette ville aux allures de dernier bastion de l'humanité. Se mêlait-elle aux autres ? Avait-elle les contacts adéquates ?

« ... Je demanderais à Nathan s'il connait des personnes qui pourraient t'aider pour ça si tu veux, il a pas mal d'amis ici. »

Il lui aurait bien appris lui-même avec plaisir, malheureusement, il n'avait pas le loisir de rester ici plus longtemps. Soma avait sa place parmi les humains et elle était sans aucun doute plus en sécurité ici qu'ailleurs sur l'île, mais avec cette distance et les diverses obligations de la meute, leurs rencontres se faisaient de plus en plus aléatoires, courtes et espacées. Il n'était pas prêt pour autant à faire une croix sur ces visites à son amie.
Et puis qui sait, si les choses se tassaient, peut-être que, comme elle l'avait évoqué plus tôt, ce serait elle bientôt qui lui rendrait visite.

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Lâcher cette prise, laisser le vide secouer son être était devenu une sorte d’objectif inconscient qui l’émerveiller. Un vide qui délaisse sa pensée, un vide qui ne lui fait que ressentir la matière et rien que la matière. L’absence de réflexion était pour elle devenue vitale, c’était ainsi qu’elle se soignait de ses anxiétés qui étaient apparues dans les chemins de sa vie. La Française cherchait peut-être dans tous les coins de l’île en apprendre plus sur les différentes natures, mais cette curiosité n’avait pas la place dans les abîmes de ses relations sociales et intimes. C’est ainsi qu’elle avait attrapé une dépendance à l’union des corps. Le produit de cette fusion était un hiatus, une pause. Elle n’était plus qu’un tas d’atomes, un squelette qui s’épuise et s’étiole. Plus rien n’avait d’importance.  Elle faisait au mieux pour retrouver ce désert.

Piratage de l’esprit, se laissant absorber par l’instant et rien d’autre. N’espérant rien, n’attendant rien. Juste confiner contre ses lèvres. Délester de tout, sans le poids de l’ego qui lui monte dans la poitrine. Loin des ombres carnassières et des couteaux imprimés dans les chairs, ils étaient là. Perdu dans cette Irlande abandonnée, la Française se laisse apprivoiser par une tendresse que le loup s’acharne à jouer à chaque fois. Pourquoi ? Elle n’en savait pas la raison et elle ne désirait pas chercher les réponses. Si Soma venait à se perdre,  elle allait se dire qu’elle ne méritait pas ses marques volatiles et chaleureuses. L’affection, l’amitié qu’ils possédaient l’un pour l’autre simplement. Elle avait oublié la saveur d’instant comme celui-ci, il restait des souvenirs vagabonds de tendresse dans l’antre de son coeur,  mais ils étaient recouverts de griffures invisibles qu’elle avait faites au mieux pour l’enterrer, toutes ses questions.  Quand il se love contre sa peau, elle ne recule pas. Elle, si craintive des marques d’attachement, elle le laisse cheminer et caresse son derme coloré. Pianotant docilement contre sa peau, elle reste silence. Observant intensément toutes les réponses sensorielles qui se déposent sur le loup. Contemplant loin des souillures qui ornent son cerveau, elle s’abandonne en se serrant faiblement, doucement pour ne pas ressentir le manque lorsqu’il s’en ira. Son nez se perd dans sa nuque pour redécouvrir son odeur, rassurante et indolore alors qu’il l’a mise sur ses genoux.  Elle s’autoriser a l’inonder de sa présence puisqu’il est tout ce qui a de plus réels sous ses doigts.  Elle s’est installée sur lui, trônant sur lui.  Libérée des torpeurs et des doutes qui la consument parfois, la clairvoyance aux creux des paupières s’épanche dans son espace sans vouloir le tacher. Inonder par la tendresse rare, dont l’Irlande manquait terriblement par les temps qui courent. Il a resserré l’étreinte et il s’est niché contre son cou. Un sourire vient se coudre sur leurs lèvres. « ... et ça marche on dirait. » Bien tendu que ça marchait.

Velours exquis, elle le saisit entre ses phalanges pour s’en recouvrir. Ses phalanges viennent jouer sur l’architecture de son visage. Courbes creuser, solidement ancrées dans ses pupilles dans l’instant volatiles. Daryl n’avait rien d’un monstre.  La Française arrête de chercher, à creuser dans les hiéroglyphes des profondeurs du monde qui les entoure.  «  ça marche très bien. »  Elle l’écoutait en goûtant ses lippes. Daryl était quelqu’un de droit, qui avait besoin de règle et les faisait respecter. Au sein des siens, il prenait soin des autres. Sans doute qu’on ne prenait pas assez soin de lui. Sans doute qu’il pensait ne pas avoir besoin de tout ça. Difficile de se tenir aux règles quand la bêtise humaine s’est emparée d’une nation. Soma avait plutôt du mal avec les règles, les routes toutes tracées. Le contrôle ne l’intéressait plus, elle préférait se perdre dans les laisser-aller et ne rien compresser. Dans sa famille, on l’avait abîmée sous le contrôle. Quelques années certes, mais elles lui avaient apprise qu’on ne pouvait pas tout maîtriser.  À tenir trop aux doctrines, on disparaît et on se tue. On se perd l’univers de tristesse, on s’explose.  

Daryl venait l’habituer à ses moments et, étrangement, elle y prenait goût. Totem d’un jour qui mourra demain,  elle l’écoute avec un doux sourire qui s’imprime sur sa peau. « hm » soupire d’un songe  qui se meurt, c’est mieux ainsi, sans mots complexes qui tailladent les pensées.  La Française  a une confiance envers lui alors que d’habitude elle finit par montrer les crocs. Elle s’éclipse sous les rivages de sa peau ensoleillée. Glissant a son tour ses doigts dans sa nuque, traçant tranquillement le sentier de celle si pour si accrocher, l’embrassant sa joue un peu plus.  Affamé de sa douceur qui s’incline et qui s’allume comme un éclaire.

« ... Ça doit bientôt être cuit... et je crois que ça ne va pas tarder à déborder... »


Elle avait oublié ça, ce qu’ils avaient préparé pour ce nourrir les rappelait à la réalité, il fallait s’occuper de la réalité ne pas s’engouffrer par la tendresse. Revenir tout doucement et quitter la douceur de l’instant. Soma appréciait le fait qu’ils dînent ensemble. Elle se demandait comment il faisait au quotidien. Elle ne le connaissait pas ainsi et probablement n’aura jamais l’occasion de le connaître de cette façon. Partager un repas pouvait sembler anodin, mais, par les temps qui coure, les habitudes, la normalité, semblait être une parenthèse de candeur. La gratitude d’avoir un repas était plus présent qu’avant et la réconciliait brièvement avec les enseignements des fêtes juives qu’elle avait vécu difficilement. Les subir au lieu d’en apprécier le sens, maintenant elle comprenait un peu mieux. «  Oui, j’espère que tu as faim. » La Française n’est pas pressée de bouger son corps, même si le bruit devient alarmant. Elle se décide cependant à se bouger pour ne pas gâcher le repas. Elle y retour, éteint tout, rajoute un peu de sel puisqu’il en manque. Daryl bouge aussi, elle ne le regarde pas même si elle le sent s’approcher. La Française apprécie, bêtement c’est un plaisant.


« Sinon, c'est plutôt une bonne idée, que tu apprennes à te défendre. »  Elle ne pouvait pas rester naïvement à penser que rien n’allait lui arriver sous prétexte qu’elle était discrète. La Française le savait bien, elle n’était pas une combattante, elle se faufilait toujours, évitant les violences aux mieux même si lui était arrivé de perdre face aux brouhahas des hommes.  Elle sert le repas à table en hochant la tête. «  Oui ça sera toujours utile puis je serais ce qu’il est recommander de faire. » Étonnamment, elle avait confiance à l’instinct de survie, mais tout ce qui pouvait être utile pour l’aiguiser, elle prenait. « Je dois repartir demain matin... mais il doit y avoir des personnes qui pourraient t'apprendre ici ? Tu pourrais même y aller avec Scylla, ça lui serait utile aussi. »  Il pensait à tout. C’était une bonne idée que Scylla le fasse avec elle. Survivantes qu’elles étaient, il était plus sage et prudent. Elle se renseignerait auprès des uns et des autres s’il était possible qu’on lui apprenne quelques astuces de survies et de défense en cas d’attaque. « ... Je demanderais à Nathan s'il connaît des personnes qui pourraient t'aider pour ça si tu veux, il a pas mal d'amis ici. » Elle a souri à la gentillesse de sa proposition, toujours avenant, toujours en avance. Toujours à penser au détail qui pouvait lui poser problème.  «  Oui ça serait une bonne idée » elle a servi les assiettes puis a appelé Scylla a venir à table.

L’adolescente est venue à table contente de venir manger, Soma n’était pas une fabuleuse cuisinière, mais elle comptait sur l’aide de Daryl pour relever le niveau. «  Daryl reste aussi dormir. » Elle informa Scylla ainsi.  Et puis ils ont commencé à dîner ensemble, en parlant de diverse chose accompagnée d’un verre de vin, comme si l’apocalypse n’était plus. Elles ont eux l'initiative de faire un jeu avec un bout de papier à coller sur le front chacun étant un personnage historique connu. Daryl était Napoléon , Soma étant Jeanne d'Arc aussi et Scylla la reine Victoria.   Ils ont joué comme ça ensemble pendant un bon heur puis Daryl et Scylla ont passé du temps ensemble puis Scylla s’en est allé dans sa chambre, puis la française rangeait le restant « C’était une bonne soirée. » Soma est revenu vers Daryl souriante en l’enlaçant.






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Un repas, tous assis autour d'une table. Le bruit des conversations en tout genre, des couverts qui raclent le fond de l'assiette, quelques rires. Les sons d'une maison qui vit. D'un point de vue extérieur, ils avaient sans doute l'air d'une petite famille tout ce qu'il y a de plus normal comme ça. En tout cas, c'est l'image qu'il s'en faisait. Daryl n'avait pas grandi seul à proprement parlé, il avait toujours été bien entouré avec la meute à ses côtés. Mais le noyau familiale n'avait rien de classique. Et les repas le soir, ça avait été souvent tout seul devant une assiette réchauffée au micro-ondes, quand il n'était pas fourré chez les uns ou chez les autres, Aodh parti régler des affaires de meute. En grandissant, lui aussi était devenu trop occupé. Pourtant même aujourd'hui, il y avait toujours ses soirées où ils se retrouvaient tous ensemble pour manger un morceau. Ils étaient importants ces moment-là, et ouais.. même la fin du monde ne les empêcherait pas de les partager ! Alors à défaut d'être une famille, ils étaient comme trois colocataires s'entendant comme telle, profitant des moments simples quand ceux-ci se présentaient à eux.

Un bon repas, de la bonne humeur, un petit jeu où elles l'ont bien fait tourner en bourrique quand il s'est retrouvé affublé d'un papier l'annonçant comme "Princesse Peach", Scylla morte de rire quand il se l'était collé sur le front - n'empêche qu'il avait trouvé, hé ! Il avait galéré, mais quand même. C'est assez ironique quand on y pense, parce que finalement, il n'avait pas tellement côtoyé l'adolescente quand elle vivait avec la meute. Il découvrait ici une autre Scylla, son emménagement à Riverdall semblait lui avoir fait du bien. Il faut dire aussi qu'auparavant, quand il la voyait c'était surtout alors qu'elle leur causait des soucis... La crise d'ado, hein ? C'est une jeune fille plus posée avec laquelle il bavarde après leur jeu, lui racontant un peu ce qu'elle faisait ici et évoquant quelques personnes qu'elle avait rencontré, quand lui, lui donnait des nouvelles des jeunes avec lesquels elle avait noué quelques liens durant son passage parmi eux.

Il faisait nuit dehors, lorsqu'ils mirent fin à leurs bavardages, et qu'elle monta se coucher après leur avoir souhaité une bonne nuit.

« Désolé, on t'a laissé tout ranger du coup. »

Soma avait largement eu le temps de débarrasser la cuisine, ils avaient papoté plus longtemps qu'il ne l'aurait cru ! Mais c'est avec ce même sourire dont elle ne se départissait pas depuis qu'ils avaient servi le repas qu'elle vint l'enlacer. A vrai dire, Daryl fut un peu surpris de cette marque d'affection. D'ordinaire la française avait tendance à garder ses distances. Fougueuse lors des étreintes, et mesurée le reste du temps. Un peu comme une chatte sauvage, ronronnante le temps des caresses, mais qui redevient totalement indépendante dès que celui-ci est terminé. Moui, pas sûr que Soma apprécierait la comparaison, il la gardera pour lui celle-la !
Il referme ses bras autour d'elle et acquiesce, confirmant ses paroles.

« Une bonne soirée, je suis d'accord. »

Il n'y avait pas forcément besoin de faire des folies pour passer une bonne soirée. Être entouré de personnes qu'on apprécie était la base, un simple jeu et quelques paroles échangés suffisait ensuite à la rendre agréable. Du coup, il n'avait pas vraiment envie de clôturer cette soirée en lui annonçant qu'il ne viendrait plus dans les mois à venir. Il craignait qu'avec la réunion qui approchait et les esprits s'échauffant parmi les différentes races, il faille bientôt accélérer les choses du côté de leurs membres n'ayant pas encore déclenchés le gène. Il devait se concentrer sur eux. Ce n'était pas définitif, il essayerait toujours de venir leur rendre visite, c'était une promesse, mais bien moins souvent. Mais alors qu'il l'observait lui sourire comme ça, il se dit que ces visites allaient lui manquer.
Plutôt que s'appesantir sur cette pensée un tantinet morose, c'est un sourire un peu plus coquin qui fit son apparition au coin de ses lèvres tandis que ses mains glissaient le long des hanches de l'anthropologue.

« Et si on allait se coucher nous aussi ? »

D'un mouvement souple, il la soulève par les hanches, la laissant enrouler ses jambes autour de sa taille pour la porter ainsi contre lui, venant alors déposer un baiser à l'angle de sa mâchoire et de son oreille, susurrant.

« Attrapes les verres et la bouteille, on la finira au lit. »

Il ponctue la fin de sa phrase d'un autre baiser, cette fois dans le creux de son cou, alors qu'il se rapproche du meuble pour la laisser se servir de tout ce qu'il faut. Il choppe son sac qui trainait au sol, et une fois équipés, il la ramène comme ça jusqu'à sa chambre.
Ils auraient aussi pu s'installer sous le perron, éclairés par la bienveillance des rayons lunaires tandis qu'ils refaisaient le monde en trinquant à des jours meilleurs. Il aurait pu bosser avec elle, lui demander son carnet, et explorer les analyses qu'elle avait pu faire jusqu'ici sur les différentes créatures peuplant l'île. Ils auraient pu parler encore de Riverdall et de l'organisation des Hommes, et de ce qu'elle comptait faire pour s'en sortir, et des recherches sur sa famille.
Mais à la place il laissa tomber son sac au sol, et referma la porte de la chambre derrière eux en la repoussant d'un bref coup de talon, avant d'aller la déposer sur le lit, la débarrassant alors du vin et des verres qu'il abandonna sur la commode un instant pour revenir prendre son visage en coupe et l'embrasser. Rien qu'un baiser chaste pour le moment, juste pour prolonger encore un peu la douceur de cette soirée qui lui laissait imaginer quel genre de vie il pourrait avoir loin de tout les conflits actuels et passés. Et puis un autre encore, avant de se détacher d'elle pour remplir leurs verres et lui en tendre un. Enfin, c'est ce qu'il avait pensé faire, c'était curieux, il se sentait plutôt léger ce soir, il aurait presque envie de porter un toast ! A quoi, il n'en savait rien, juste pour le geste. Mais lorsqu'elle répondit à son baiser en nouant ses bras autour de son cou, ce n'est pas devant la commode qu'il se retrouve finalement, mais au-dessus du lit, son avant-bras appuyé contre le matelas au-dessus de la chevelure châtain comme point d'ancrage alors que le baiser n'a plus rien de sage. Son autre main glissée sous le t-shirt remonte le long de son flanc, caressant sa peau. Un fin sourire étire les coins de sa bouche alors qu'il repense aux paroles de Soma un peu plus tôt. Si Riverdall était un oasis, est-ce qu'elle en était la rivière qu'il devrait suivre, se laissant guider par le courant, et juste profiter ? Peut-être qu'elle aurait du lui demander de rester sage quand ils en avaient parlé. Il était de moins en moins sûr de pouvoir le rester.


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daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

Un Hiatus, alors qu’elle met de l’ordre partout comme elle peut dans entres ses murs pittoresques, la Française songe et réfléchit à la conversation qu’ils ont entamée, terminées. La jeune femme se demandait si c’était son égoïsme qui avait parlé, son désire ou ses voiles de libertés qu’elle aimait imaginer se voir étendre. La soirée passée fut agréable dans la convivialité, la tranquillité et quelque part elle fut touchée que des moments comme celui-ci puisse toujours exister. La gangrène de la terreur, de la guerre et de la violence semblait lointaine ce soir. Soma ne se faisait pas beaucoup d’illusion, tout était temporaire que ça soit sur les moments paisibles faméliques comme sur les fureurs diaboliques, tout se fanait bien un jour, mais ça donnait un peu d’espoir. Tout n’était pas à peindre en noir, les saisons passaient toujours, la terre tournée, encore alors il restait tout à construire et à faire. À bâtir et à rebâtir, puisqu’il était vivant. Il fallait continuer de vivre et découvrir avec intensité chaque profès indicible qu’on pouvait entendre. Sensibilité calfeutrée et étouffer, elle rêvait de pouvoir avoir sa famille autour d’elle. De préparer à manger avec sa mère, bien meilleure cuisinière qu’elle et de se reposer en sachant que tous étaient à l’abri. Elle était floue cette barrière de la sécurité depuis qu’on était entré chez elle, ce sentiment d’être tranquillement protégé n’était plus présent. Encore aujourd’hui, ce soir elle ne se sentait pas totalement apaisée. À tout moment tout pouvait basculé et c’était lorsqu’elle y pensait que tout venait chavirer, alors elle tâchait du mieux possible de mettre ses choses de côté en nettoyant leur nid.



Elle savait que Daryl était orphelin, qu’il avait eu la présence d’un frère, mais que le reste lui était sûrement un peu flou alors elle aimait bien qu’il lui parle de sa famille, de sa horde, de ses loups, de ses amis. « Désolé, on t'a laissé tout ranger du coup. » La voix de Daryl l’avait sorti du silence. Elle a souri. « Ce n’est pas grave du tout, ça me détend puis vous avez profité comme ça. » Oui adolescente c’était une tâche et étrangement elle trouvait que ça détendait maintenant, de mettre tout a sa place, qu’il n’y ait pas de miette. Lorsqu’il est revenu, elle est allée se fondre dans ses bras simplement, sans réfléchir parce qu’elle éprouvait un sentiment de gratitude simple envers lui d’être venu aujourd’hui, d’être si gentil avec elle, d’être présent et de le rester même si les mois étaient passés. Soma avait l’habitude d’être seule, avant que Scylla soit présente, elle l’était pourtant le loup s’était montré généreux - bon même si au début il n’était pas très coopératif. - alors elle le remerciait ainsi, elle avait aussi très peu d’amis, la conversation qu’ils avaient eue la rassuré. Peu importe, ils allaient rester amis du moins c'est ce qu'ils en disaient sur le moment présent, ils verraient bien la suite des évènements. « Une bonne soirée, je suis d'accord. »Elle savait au final très peu de choses sur ses goûts, mais elle était convaincue que les rires partagés étaient de bon augure. Accompagnés par ses mots, ils étaient bien significatifs que ça lui avait fait du bien. 


Ses hanches ont été caressées par le Lycan, la Française s’est laissé faire, se demandant bien qu’est-ce qu’il pensait derrière ses iris, amusé un peu qu’il ose aussi. « Et si on allait se coucher nous aussi ? » elle avait hoché la tête alors qu’il l’avait déjà soulevé du sol. Daryl déposait ses lèvres sur son derme, la sensation qu’elle avait été celle de chatouille qui s’étendait le long de sa nuque. « Attrape les verres et la bouteille, on la finira au lit. » Elle exécute quand celui-ci s’approche du meuble en question. Un peu certainement comme un pantin qui suit lentement la chorégraphie des actions. Elle voyait de plus haut, de quelques centimètres, de plus ce qui se passait. À sa hauteur à lui, puis elle atterri sur la surface, ses lèvres continuaient de se mêler aux siennes et s’en allaient après, maintenant elle était étendue sur le lit. Il revenait avec tendresse un peu comme des vagues qui viennent caresser les rochers. Elle l’observa agir, se mouvoir, remplir les verres. La Française était détendue sous la douceur cotonneuse du loup.  Sous ses mouvements, elle toise son visage, enregistre l'architecture. Il agit, chatouille sa peau, l'affame de son échine avec des envies luxuriantes. Soma se perd un peu, dans une vague qui la traverse et qui l'engouffre alors qu'elle se serait déjà mise sur lui, alors qu'elle l'aurait déjà déshabillé   pour sentir son excitation. Elle restait là allongée, l'observant. Perdu entre ses démons et la dissémination de ceux-ci. Soma se trouvait diabolique, possédé. Son corps répondait aux stimulus, mais sa psyché lui faisait défaut, elle qui voulait toujours la faire taire et qui essayer de déconnecter celle de son ami. 

Loin des fatras, des obsessions, de l'addiction, elle essayait de se canaliser depuis que Scylla été là, depuis qu'on l'avait aussi agressé dans les rues de Riverdall. Confuse, elle se remplissait d'une peine, celle de céder, celle d'échouer, celle de tomber. Sachant aussi que si Dian apprenait ses choses, ça le blesserait. Ses phalanges viennent alors caresser le lycan, lui qui n'avait rien avoir les boursouflures de son âme. « Je me sens confuse » elle lui avoue avec sincérité. Lui ne savait pas grand-chose de ce qui la travaillait. Il savait juste qu'elle donnait son corps contre des billets. Des billets qui n'existaient plus dans leur relation. Il avait toujours cru que c'était pour survivre qu'elle fonctionnait ainsi, mais pas vraiment, dans sa tête ça maintenait un équilibre. Sans doute qu'elle aurait dû aller consulter un psychologue qui l'aurait aiguillé sur sa façon d'agir, mais c'était trop tard ici, il n'y avait personne. Et maintenant, elle avait le sentiment de profiter de son être, de sa gentillesse, de son affection sans que ça ne suffise à lui rendre symétriquement ce qu'il pouvait distiller. « J'ai arrêté de faire la pute. » Le mot cru, portant le mot vrai.  Elle a arrêté de coucher contre quelque chose. « J'essaie d'avoir un rapport  plus sain avec mon corps, mais, quand tu me touches comme ça, ce que je ressens c'est loin de l'être. » Qu'est-ce que la normalité ? Elle ne savait plus, pas vraiment, bouffer par l'envie.  « J'ai la sensation de ne pas te rendre tout ce que tu m'apportes, de chercher a te le donner par mon corps, ça me fait de la peine de sentir ça, Pardon. » Elle avait vraiment du mal à comprendre comment il pouvait l'apprécier comme ça et rester son ami de cette façon. Soma n'aimait pas montrer ses failles et pourtant il y en avait des béantes.





we are in a constant state of decay. 
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