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 downward spiral (daryl)

♦ Humain ♦
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Daryl An'Sionnach

L’astre de feu était incrusté dans les cieux devant lui passait et stagnait les nuages cotonneux. Ils étaient insistants pour calfeutrer sa puissance. Pour le dissimuler et ne l’offrir qu’ont quelques rares occasions ? Les nuées changeaient, ce coloré de gris bien souvent. On pouvait sentir le temps tourné, écouter la mélodie du vent qui jouait autour des ruines.


Les yeux de l’humaine mordaient les bouts de papier qui s’empilaient. Elle recouvrait l’encre de ses mots. La sollicitation de sa curiosité s’était encore éveillée brutalement. Sans aucune tempérance, elle avait fui dans les hypothèses de ses observations. Ses paragraphes décrivaient succinctement les rencontres qui se diluaient sur son chemin. Apprivoisant ainsi les étrangetés qui parsemaient ses interlocuteurs. Elle avait vu sa mère faire, pendant des années et chez elle, la bâtisse était remplie de vieux livre d’explorateurs, d’anthropologues, d’érudit d’histoire et de science sociale. Alors, c’est naturellement qu’elle s’était plongée dans cette observation méticuleuse pendant ce laps de temps. Après tout, elle était coincée et bien qu’elle cherchait toujours les traces de sa soeur, elle cherchait toujours plus loin à étudier, à comprendre. Les différences, les ressemblances, leurs histoires ainsi que les cultures qui les démarquaient les uns des autres.  

La nuit dernière, elle avait suivi un nocturne. Elle s’était éloignée et avait au coin d’une rue croisé un homme qui semblait différent. Elle l’avait suivi de façon lointaine, son comportement était celui d’un homme qui ne souhaitait pas se faire remarquer. D’après le sentiment qu’elle en avait, de son visage entre aperçus, il devait être un Oupyr. Le teint de neige était bien trop ancré dans ses traits. Il dégageait un charme menteur bien trop étrange pour être réel. Il s’était évaporé dans les reflets de la nuit, ne faisant presqu'un avec elle. Les ténèbres semblaient être qu’une simple extension de son être. L’air, la fumée qui se dégageait de la bouche lors d’une fraîcheur nocturne, il ne la connaissait pas. Ses maigres observations, elle les griffonnait avec une attention somme toute particulière. Du bout de sa mémoire, jusqu’à ses phalanges. Pour ne pas oublier, mais aussi pour comparer et repérer les particularités de ceux-ci. Inaudiblement, il y avait une fascination dérangeante qui apparaissait chez la jeune femme. La peur, cette survie, cette ambiance laissaient pénétrer l’insécurité. Pourtant, chez l’humaine, les contours de celle-ci s’étaient estompés avec les jours.


C’est au bout d’une heure entamée que celle-ci avait clos ses carnets. Scylla n’allait pas tarder, un voisin qui était autrefois professeur donnait des cours à plusieurs adolescents de différent niveau. La jeune femme lui avait demandé de s’y rendre, elle s’était dite que ça pouvait lui apporter un brun de normalité et distraire un peu son esprit abîmé par le manque. Lui donner aussi le sourire,   ça ne faisait que quelques semaines que Scylla était en sa compagnie et la Française était contente de veiller sur la fille de son amie. Elles manquaient toutes les deux de leurs familles.  Scylla était séparé de sa mère et elle se trouvait sans doute sur la même île encore maintenant. Il en était de même pour Soma et pour sa soeur. Bien sûr, la douleur accrue de la gamine n’avait pas d’équivalent, mais au moins Soma pouvait l’approcher pendant ses peines et ses cris. Certains évènements ne peuvent être consolés, la Française en avait conscience et elle ne cherchait pas à le faire. Scylla s’exprimait pour faire passer ce qu’elle ressentait et c’était ainsi. Soma avait ses façons de faire et ça lui était personnel alors elle n’allait pas juger brutalement. Elles se contentaient de vivre ensemble. Elle avait connu sa mère un peu plus âgée qu’elle ne l’était aujourd’hui.

Lors de son arrivée, elle lui avait raconté sa journée, mangez un bout et puis elle lui avait dit qu’elle allait dans sa chambre. La Française avait hoché la tête pour s’évader à son tour à la porte de leur refuge. Allumant ainsi une cigarette, on peut dire que sa consommation de tabac avait considérablement chuté étant donné que c’était plus un luxe qu’autre chose dans ses temps. Il ne lui en restait que deux. Elle profitait un peu plus intensément du poison qui s’était érigé comme une malheureuse manie dans ses douces années. Le flux de ses pensées se poursuivait ainsi encore sur les reflets de ce qu’elle avait pu voir hier soir et puis au loin un visage familier.

Un lycanthrope dénommé Daryl, la chevelure bouclée brunâtre et l’échine tannée. Elle patienta jusqu’à son arrivée en observant sa démarche. Ce n’était pas prévu qu’il passe aujourd’hui. Il était devenu, un ami bien qu’au début, la sympathie n’était pas au rendez-vous. Pourtant, il avait rectifié son comportement et avait fait preuve de gentillesse à son égard, une gentillesse qui était visiblement incrustée dans sa personnalité et c’était ainsi qu’ils étaient devenus amis au-delà des rapports de chairs attrayants. « Bonsoir, Daryl, qu’est-ce que tu fais par ici ? » Elle l’avait salué d’une douce interrogation, curieuse et simple question. Elle l’avait observé d’un sourire et l’avait invité à rentrer. Ce n’était pas prévu qu’il passe et à cette heure-ci Scylla était là. « Rentre, installe-toi, je termine et j’arrive. » il connaissait les lieux, l’habitation était sommaire, mais c’était déjà bien. Alors la Française termine son bâton de nicotine, entre à son tour enthousiastes à cette invitée qui débarque, toujours ouverte d’en apprendre plus sur Daryl ainsi que ses origines de lycan. «  Tu veux boire du vin ? » il en reste une bouteille qu’elle avait trouvée dans une cave alors elle lui propose avec sympathie et aussi parce qu'elle en avait envie ainsi ils allaient pouvoir échanger une conversation dans une ambiance plus conviviale.




Je suis le nuage explosé allongé en mille morceaux, nue, délavée après la pluie, après le gris, après le déluge, je récolte les reflets. Où va l'azur quand vient l'averse ? Parle au futur quand le temps s'inverse.
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Downward spiral

Ils avaient fait un point ce matin avec les leaders des meutes sur les différents projets à venir et les choses à traiter en priorité avant de prendre la route, Cassy, Nate et lui. C'est sur les coups de midi qu'ils se présentèrent devant la muraille qui protégeait Riverdall et ses habitants. A chacune de ses visites, Daryl se rendait compte que celle-ci se fortifiait davantage. Les humains n'avaient peut-être aucuns pouvoirs, mais ils étaient débrouillards et solidaires dans l'adversité. Il devenait compliqué d'entrer dans la ville sans montrer patte blanche au préalable. Ce qui était plutôt rassurant quand on savait quel genre de créatures rôdaient là-dehors.

L'ordre du jour était de voir Killian, le petit génie du coin, As ne tarissait pas d'éloges à son sujet et à l'entendre, si quelqu'un pouvait faire avancer leur affaire, c'était bien lui. Il ne leur était pas possible d'attaquer Tullamore directement, pas encore. Mais ils pouvaient leur compliquer la vie. Fabriquer des brouilleurs et les disposer à des endroits stratégiques pour empêcher les drones de surveillance d'épier leur moindre déplacement leur permettrait d'éviter bien des désagréments et d'avoir une petite longueur d'avance. De plus, en cas de pépin, ils se retrouveraient à égalité en coupant les communications de l'ennemi, les empêchant d'appeler des renforts, comme eux-mêmes le faisaient déjà.
Après avoir mangé tous ensemble, ils se rendirent au repère du hacker pour discuter de ce qui serait faisable, ce qui manquerait pour rendre possible ce qui ne l'était pas, et déjà envisager quelques endroits qu'il serait avisé de protéger du regard de Big Brother. Ces différents points établis, Daryl laissa les deux geeks discuter des points plus techniques, s'il y avait autre chose dont il devrait être au courant, Cassy le lui rapporterait plus tard, quand à Nate, il était déjà parti pour troquer quelques affaires avec les gens du coin - et surtout profiter du bar de la ville où il avait noué quelques amitiés, pour être vraiment honnête ! Quant à lui, le brun retourna à la voiture récupérer deux sacs avant de prendre la direction d'une maison qu'il connaissait bien.

Il n'eut même pas l'occasion de la surprendre, alors qu'il approchait de sa destination, il aperçu la jeune femme déjà à l'extérieur, en train de fumer pensivement. La rejoignant sous le perron, il déposa un baiser sur sa joue alors qu'elle le saluait d'une interrogation.

« Hey princesse. Un sourire au coin des lèvres, il l'observa d'un air taquin. Je viens rendre visite à mes humaines préférées, quelle question. »

"Humaine". C'est avec un certain amusement qu'il la qualifiait de cette façon, en connaissant l'avidité que Soma avait d'en apprendre toujours plus sur les différentes créatures qui peuplaient les terres d'Irlande. A chacune de ses visites, il ne coupait pas à un interrogatoire dans les règles. C'était devenu comme une sorte de petit jeu. D'autre part, il pouvait également s'intéresser à ce que l'anthropologue pouvait découvrir, étant tout autant novice que n'importe qui au sujet des autres races que la sienne.
Venant déposer ses sacs à l'intérieur tandis qu'elle terminait sa cigarette, il laissa le plus gros - type sac de voyage - au sol contre un mur tandis qu'il posait le sac à dos plus petit sur une chaise, commençant à l'ouvrir tout en désignant le premier d'un signe de tête.

« Helori m'a fait passer quelques affaires que Scylla aimerait surement récupérer. D'ailleurs, comment va le démon ? »

La jeune fille de 15 ans n'était restée qu'une année au sein de la meute, mais elle leur en avait fait de belles en disparaissant plusieurs fois ! Il fallait espérer qu'en changeant d'environnement, cela calmerait son tempérament fugueur, car il n'y aura pas toujours un Charles pour la ramener saine et sauve au bercail.

« Il y a aussi quelques affaires qui devrait t'aller, et puis, tu sais, des produits de, hm, premières nécessités. »

C'était bizarre comme un homme pouvait avoir du mal à prononcer les mots "tampons" et "serviettes hygiéniques" ! Comme si cela allait avoir un quelconque effet sur leur personne ?! La fin du monde n'empêchait pas certaines choses de rester les mêmes après tout.
Sortant un paquet du sac à dos, il le déposa sur la table, incitant Soma d'un geste de la tête à l'ouvrir.

« On est passé devant une boutique en venant, et en le voyant, j'ai pensé à toi. Un carnet à la reliure en cuir, encore vierge de toute trace d'écriture. A la vitesse où tu les remplis, je me suis dis que ça pourrait t'être utile. »

Il avait un sourire amusé en disant ça. Il faut dire qu'il avait trouvé ça curieux au début, cette obsession de tout noter dans ces carnets, mais après tout, pourquoi pas ? Des stylos et de l'encre étaient aussi disposés dans la boite afin de compléter le tout. Daryl reposa le sac au sol qui contenait encore quelques bricoles alimentaires qu'il avait prit l'habitude de lui rapporter, comme une sorte de rituel qui s'était établis entre eux depuis l'année chaotique d'avant-coalition, tout en acceptant le verre de vin que son amie lui proposait, s'installant autour de la petite table.

« ... Et toi, comment tu vas ? »

Une question toute anodine qui pouvait se référer à tellement de choses. Sa colocation toute récente avec l'adolescente, les difficultés propres à la situation de l'Irlande actuelle, la proximité de Tullamore ou encore les attaques de ceux qui ne respectaient pas le traité. Et puis aussi peut-être des choses plus personnelles. Il l'observe en train de servir le vin, ayant appris avec le temps que cette expression souvent lointaine qu'affichait le visage de la demoiselle n'était en rien contre lui, cet air de prime abord si distant était une caractéristique naturelle chez elle. Parfois il se demandait ce que la jeune femme avait bien pu traverser pour que cet aspect lui soit inhérent.
Il la remercie pour le verre, attendant qu'elle s'installe à son tour pour en boire une gorgée, la scrutant ensuite d'un sourire bienveillant.

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Daryl An'Sionnach

Le monde s’était métamorphosé, personne ne l’avait vu venir. Personne n’avait calculé et révélé l’existence de ses êtres surnaturels. C’était étrange, d’ailleurs l’histoire de ce mot avant il s’écrivait surnaturel et il faisait référence au divin, au céleste, au miraculeux ainsi supraterrestre. Pourtant dans cette Irlande réunie, ils étaient tous là. Il y avait tout à apprendre de leurs différences, des rites, au fonctionnement et de leurs croyances. Ne pouvait-il pas nous nourrir lui aussi ? Les portes de l’Irlande étaient fermées, non pas uniquement pour les humains coincés à l’intérieur, mais surtout sur eux. Conservé dans ce pays les différentes natures et cette chaîne alimentaire, elle menace chaque humain qui a cru un jour être invincible en se promenant dans les pavés d’une rue. Sans doute on ressentait ce que nos ancêtres avaient ressenti il y a des milliers d’années et pourtant il s’en était sorti. Oui, elle s’intéressait aux autres, dans les murmures de leurs caractéristiques, de leurs différences sans prétention de juste les inscrire quelques part. Elle n’était pas encore très au point à travers ses pupilles, mais elle apprenait sans les mythes justes des rencontres qui parsemaient son chemin.   

Daryl représentait une myriade de questions, pas uniquement de par sa nature unique, mais par sa personnalité qui était tout à découvrir. La méfiance naturelle de la jeune femme était moins aux aguets avec le temps quand il s’introduisait dans sa sphère privée, car oui, son toit était pour elle privé. Pourtant sa présence envers Scylla était bien importante pour elle, elle lui avait signifié. Pour capter l’attention de la jeune blonde, il ne fallait être un battant et téméraire à la fois. Soma suppose, elle ne fait qu’imaginer qu’il a dû se prendre plusieurs portes avant qu’elle puisse établir un terrain de confiance. Dans les brumes de sa jeunesse, la Française se souvient du père de la petite. C’était un homme avec beaucoup de charme, il avait le regard lumineux et secrètement elle espérait qu’un jour ils puissent se connaître tous les deux, partager une relation tous les deux. Soma avait été chanceuse, elle avait eu la présence paternelle d’un beau-père qui l’a élevé. Tout enfant méritait des repaires, présent, d’être aimer solidement. C’est pour cette raison également que les passages de Daryl étaient importants, il voyait Helorie qui rassurer Negan. C’était important que Negan soit au courant ait des nouvelles de sa fille, de sa chair, de son essence.   Daryl avait déposé ses lèvres sur sa joue, il était affectueux, Soma était toujours un peu surprise par ses comportements qu'il laissait glisser naturellement et pourtant elle le laissait effleuré et s'arrivait de se perdre dans les métamorphoses d'une douceur qu'il lui est trouble « Hey princesse. elle avait observé son sourire se dessiner sur ses lèvres et elle avait hausser les sourcils en l'observant avancer un ayant envie de rire. Je vient rendre visite à mes humaines préférées, quelle question. » elle avait ris a son vocabulaire. « Oh humaine préférée.  »  avait-elle répété. Elle l’avait observé, il avait l’air de bien se porter.  Il était arrivé encore chargé, les sourcils de Soma se froncèrent parce que oui, elle se demandait ce qu’il pouvait bien ramener. Rien de l’obligé à le faire et pourtant, a chaque fois il était l’a venir à leur rapporter des choses qui les aidaient a vivre au quotidien.  Une fois terminée, elle est rentrée, toujours en attrapant les détails qu’il semait.

« Helori m'a fait passer quelques affaires que Scylla aimerait sûrement récupérer. D'ailleurs, comment va le démon ? » Helori était toujours énormément attaché à Scylla, elle le serait toujours mais le détachement était nécessaire car aussi douloureux que cela pût être ce n’était pas son enfant. Negan n’a sans doute pas aimé entendre les échos et ça avait été compliqué pour Scylla malgré l’affection qu’elle avait pour elle.   « C’est vraiment très gentil de sa part. Elle vient de rentrer de quelques cours chez un voisin qui vient de la raccompagner. Ça lui fait du bien de ce changer les idées et d’environnement. Elle n’est pas agressive avec moi, elle a un mot pour Helori d’ailleurs. »   elle avait réussi à parler toutes les deux de ses évènements, de ce qui s’était passé et Scylla avait pris conscience que ses mots avaient blessé aussi, elle lui avait fait une lettre car au fond de tout ça elle lui était reconnaissante.  « Il y a aussi quelques affaires qui devrait t'aller, et puis tu sais, des produits de, hm, premières nécessités. » dans son oreille, elle avait entendu le malaise derrière la première nécessité ça l’avait fait rire. « Ça nous sera bien utile. Les louves ont aussi leurs règles non ?   »  Soma elle demande, il attaque un sujet a demi-mot, elle plonge dedans et s’il n’est pas à l’aise ça ne peut-être qu’un peu plus amusant pour qu’il relâche un peu.

Et puis il a sorti un paquet en le posant sur la table, elle le regardait d’un air interrogateur. Et il lui avait fait signe de l’ouvrir, alors elle a saisi entre ses phalanges le papier sentant le poids entre ses doigts. « On est passé devant une boutique en venant, et en le voyant, j'ai pensé à toi. »  Ses sourcils se sont encore froncé embrumé d’un sourire sur ses lèvres qui s’est dessiné tendrement. Toucher par l’attention qu’il lui faisait là. Ses iris on mangeait la surface et son échine traçait la reliure en cuire. Il y avait aussi de quoi écrire.  « A la vitesse où tu les remplis, je me suis dit que ça pourrait t'être utile. »  elle ne s’est pas lassé, c’était un beau cadeau, elle aimait les carnets, les stylos et les livres. Chez elle, il y avait des livres anciens qui parsemés les étagères. Elle décidait qu’elle consacrerait ce carnet-ci aux loups.   « Je te remercie, ça me fait vraiment très plaisir   »   oui, elle allait  pouvoir s’y perdre sur ses pages, les tatoués d’un peu d’encre volatile, dans des trajectoires qui comptent pour elle pour survivre.

Une fois qu’elle a servi le verre à son ami et qu’elle en a pris un pour elle.  « ... Et toi, comment tu vas ? » elle se sentait plutôt chanceuse dans cette instabilité, dans cette apocalypse elle avait un toit, il lui apportait de quoi vivre et Scylla allait bien, elle essayait de discuter. « Je vais bien, j’espère que Scylla se sentira mieux ici. Et toi, comment tu vas ? Les tiens vont bien ? » Elle s’intéressait sincèrement à ses proches, a ce à quoi il pouvait bien tenir. Elle avait saisi le carnet après une gorgée, ainsi que de quoi écrire et puis avait inscrit sur le carnet Lycanthrope avec attention.   « On dit meute ou ta famille ?  »  ça devait être surement se confondre mais pour elle tous les humains n'étaient pas sa famille. Les mythes et les folklores se confondaient-ils avec une réalité irlandaise ? La Française se demandait aussi comment de leur côté ils gérer le fait d’être rassemblé et enfermé. Est-il menacé ? c'était flou pour elle parce que oui.. elle était qu'une simple humaine et ce n'était pas eux qu'on mettait au courant forcément.  

Scylla n’était pas une gamine particulièrement sociable et ça tombait bien car Soma ne l’était pas non plus profondément donc sur ce point elle s’entendait. Soma laissait tranquille Scylla cependant, la française s’est levée pour toquer à la chambre de la demoiselle. « Scylla, Daryl est là. »   Et puis Soma est retourné à sa place quelques instants plus tard la jeune fille est apparue est à serrer est venu serrer dans ses bras Daryl. Soma les regardaient en souriant et en buvant son verre de vin, ils ont échangé quelques mots et elle lui avait dit qu’elle retournait lire son livre qu'on lui avait donné à lire, qu’elle lui montrerait sa chambre après et puis elle s'est échappée. La conversation a donc repris. «  Elle t’apprécie beaucoup. »   À croire que Daryl avait su l’apprivoiser et établir une relation avec elle, à croire que c’était le loup qui avait apprivoisé l’humaine.  « Les loups ont une super facultée pour ça ? »  elle avait sourit, elle se doutait bien que c'était lui sa personnalité qui avait su mettre Scylla en confiance. Soma et Scylla avait de la chance d'avoir un ami comme lui et elles en étaient consciente.





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Downward spiral

C'était une bonne chose de savoir que Soma trouvait de quoi occuper l'adolescente et que celle-ci se prêtait à la chose. Scylla avait besoin de renouveau, et qu'elle voit du monde devait lui changer les idées. Il acquiesça quand Soma lui parla de la lettre, ça ne le dérangeait pas de jouer les coursiers, et cela ferait bien plus plaisir à Helori d'avoir des nouvelles de sa fille adoptive par les propres mots de cette dernière que par un topo qu'il lui aurait fait. Il ne savait pas ce qui s'était passé entre ces deux-là, mais depuis le départ de la plus jeune, la quadragénaire était dans tout ses états, cela lui fera du bien de savoir que sa petite protégée se portait bien.

Daryl leva les yeux au ciel lorsque Soma ne manqua pas de se moquer gentiment de lui en évoquant le sujet qu'il avait plus ou moins habilement éviter de vive voix.

« Et voilà qu'elle attaque déjà ! »

Un sourire amusé marqua ses lèvres, il ne se laissa pourtant pas avoir en poursuivant sur le sujet. De toute manière, ça ne ressemblait pas à une vraie question. Si ?
Il était content que le cadeau lui plaise. Malgré le temps, il avait toujours du mal à cerner la jeune femme. Il n'arrivait pas à déterminer si Soma avait réussi à se faire remarquablement vite à ce nouveau monde qui était désormais le leur, ou si cet étrange détachement dont elle faisait preuve n'était qu'un moyen de se protéger. L'un dans l'autre, cela avait l'air de fonctionner pour elle, alors c'était un moindre mal.

La vérité, c'est qu'il ne savait jamais ce qu'il allait trouver en venant rendre visite à la jeune femme. Il n'y avait aucun accord entre eux, aucune promesse. Juste.. une sorte d'entente tacite ? C'est vrai, il arrivait que Daryl soit un peu anxieux à l'idée de débarquer à l'improviste et de tomber "mal". Il était au courant des pratiques peu orthodoxes de la demoiselle. Appelons un chat, un chat, Soma se prostituait. Et l'idée de tomber nez à nez avec l'un de ses clients ne le mettait pas franchement à l'aise. Ils n'avaient jamais vraiment parlé de ça, le brun ne voulait pas venir s'immiscer dans ses choix de vie, mais il espérait que si elle faisait par nécessité, elle songerait d'abord à lui demander son aide avant de recourir à ce genre de trafic. La présence de Scylla était un nouveau paramètre à prendre en compte. Soma lui avait déjà parlé par le passé de cette sœur qu'elle recherchait et pensait perdue quelque part ici en Irlande. Il espérait que la cohabitation avec l'adolescente lui ferait du bien et la sortirait de cette solitude dans laquelle elle s'était lovée dans l'attente d'avoir des nouvelles de ses proches. Si cette colocation pouvait bénéficier autant à l'une qu'à l'autre, ce serait vraiment une bonne chose.

Il but encore une gorgée, avant de déposer le verre sur la table, un fin sourire peignant ses lèvres en écoutant Soma.

« Tu peux dire les deux. Même s'il était bien plus proche de certains que d'autres, surtout en ce moment avec tout les nouveaux qui venaient se greffer à la meute, envoyés ici par Tullamore. Mais il avait grandi, élevé par ceux qui formait le noyau dur de cette meute, alors oui, au moins pour une partie, il pouvait les considérer sans ambiguïté, comme des membres de sa famille. Ça va, on s'organise. On a l'eau courante et l'électricité maintenant, même si c'est pas encore très stable. Le problème majeur, c'est qu'on a de nouveaux loups plus rapidement qu'on ne construit de nouvelles habitations. Alors pour l'instant ça ressemble pas mal à du camping, mais on a pas à se plaindre ! Du camping dans les belles terres d'Irlande, c'est plutôt cool, non ? »

Il rit légèrement, terminant son verre de vin. Oui, ils ne s'en sortaient pas trop mal. En plus d'établir un campement digne de ce nom, ils commençaient maintenant à réfléchir à contre-carrer les plans de Tullamore. Ce n'était pas une mince affaire, car ils ne pouvaient pas non plus les attaquer directement et prendre le risque qu'ils ripostent avec un nouveau largage de bombes. Il fallait se montrer plus subtil, et c'est pourquoi ils étaient là aujourd'hui, Cassy en train de discuter avec Killian d'un moyen de leur donner un petit avantage, ou tout du moins de réduire l'écart qu'il y avait entre eux et leurs geôliers. Il y avait toujours des coups durs malheureusement, avec de nouvelles disparitions, des morts aussi... mais il préférait ne pas aborder ce genre de sujet avec Soma. Les expéditions elles-mêmes restaient toujours dangereuses, d'ailleurs s'il se portait bien aujourd'hui, il avait été dans de sales draps il y a deux semaines à peine, son corps portant de nouvelles cicatrices de cette rencontre fortuite avec un sniper de l'organisation.

Il la suivi du regard alors qu'elle allait frapper à la porte, puis se releva en entendant l'adolescente débarquer, pour lui rendre son étreinte et lui ébourrifer la tête.

« Comment va la gamine ?

- Hey ! Je n'suis pas une gamine ! »

Rétorque t-elle en le cognant à l'épaule. Il rit, sachant pertinemment qu'elle détestait qu'il l'appelle comme ça, c'est bien pour ça qu'il le faisait d'ailleurs. Il la taquine, et ils se chamaillent un peu. Elle lui raconte comment elle s'est installée depuis les dernières semaines, et il lui donne des nouvelles d'Helori, lui promettant de ne pas repartir sans la lettre qu'elle voulait envoyer à sa mère adoptive.
La petite tornade passée, il se rassoit en face de Soma, et hausse un sourcil en la voyant le dévisager, puis sourit avec une pointe de tendresse à sa réflexion.

« Elle n'est pas facile, mais c'est une brave fille. »

C'est vrai qu'elle avait vraiment foutu le bazar en disparaissant à plusieurs reprises cette dernière année, il avait même eu envie de l'attacher à un moment, c'est pour dire ! Parce que sérieusement, ils avaient bien d'autres soucis pour ne pas avoir en plus à courir après une gamine fuyarde ! Mais la gamine n'avait pas eu une vie facile, et dans le fond il s'y était attaché à cette tête de pioche.
Il plisse ses yeux, et affiche un air plus malicieux en lui répondant.

« ... Non, ça c'est mon pouvoir spécial. J'amadoue les jeunes filles sauvages. »

Il la toise d'un air narquois, oh que oui, cette réflexion pouvait aussi s'adresser à Soma ! Même si ce n'était pas le même genre de "sauvagerie". Oui, bon d'accord, lui non plus n'était pas des plus sociable... Il avait tendance à fuir les étrangers comme la peste. Mais une fois qu'un lien de confiance s'établissait et qu'il appréciait la personne, il était complétement différent. Alors on pouvait dire que les deux femmes de cette maison avaient également réussi à l'amadouer à leur façon ?

« J'ai vu qu'Amarok et Scott ont encore fait renforcer le mur extérieur. Ça devient toute une aventure de te rendre visite ! Tu savais que dans le reste de l'Irlande on raconte que Riverdall est l'endroit le plus sûr ? »

C'est vrai, il l'avait entendu à plusieurs reprises ! Les humains étaient vraiment débrouillards et organisés. C'était rassurant de les savoir toute les deux à l'abri dans cet endroit.

« ... »

Le loup fronce légèrement ses sourcils en dévisageant sa partenaire d'un oeil critique.

« Dis moi... tu ne fais plus ses sorties dangereuses pour aller explorer la "faune" locale... pas vrai ? »

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Daryl An'Sionnach

Les os et la chair, c’était tout ce qui subsiste des fragments du passé. Ils sont les produits dès hier, des cellules qui vieillissent. L’échine grandit dans l’univers, se transforme de façon croissante et la psyché ce tait, elle disparaît comme le vent qui se calme. Dans les années d’avant, l’être de Soma s’était courbé devant les brûlures qui avaient fait fondre son coeur enfantin dans les poussières. Il en reste une révolte mutine qui se joue et qui se pavane comme une douce mélancolie imprimée dans un soupir. Elle est face à son ami avec une simplicité agréable qui vient animer un peu les lignes de sa vie actuelle.  Un jour, ils arrêteront de son voir. Leur lien ne sera qu’un grain, parmi d’autres grains, les mots, les échanges ne seront qu’un vague souvenir, mais sur l’instant, la jeune femme observe la gentillesse de ce loup au bon coeur et dans les brises de ses regards. Cette vague qu’il apportait sur son visage, elle avait un relief nouveau pour ses habitudes. Maladroite, Soma ne savait pas réellement agir ou réagir. Plus à l’aise sans les mots justes avec les coups de reins qui traînent dans ses déchirures. Elle espère qu’il conserve dans le chaos cette lueur de bienveillance qui l’habite avec une justesse rigoureusement posée sans prétention. La jeune femme n’était pas ainsi, la mine de son crayon partait toujours dans des courbes et tourbillons, de ratures en fragments pointilleux. Bazar, terrible.  « Et voilà qu'elle attaque déjà ! » Il s’était exclamé ainsi. Bien entendu qu’elle désirait savoir les détails qui parsemaient la nature de son interlocuteur. Étroitement, au-delà de s’intéresser à sa nature, elle s’intéressait à la culture dans laquelle il avait été instillé. C’était comme un pays étranger dans ses pupilles, mais ça, il ne pouvait sans doute pas le comprendre, car lui, c’était ses racines. Elle absorbait comme une éponge, les mots qu’il délaissaient dans ses tympans.  « Tu peux dire les deux. »  Elle trouvait ça assez formidable en soit qu’il y ait cette unité chez eux. « Ça va, on s'organise. On a l'eau courante et l'électricité maintenant, même si c'est pas encore très stable. Le problème majeur, c'est qu'on a de nouveaux loups plus rapidement qu'on ne construit de nouvelles habitations. Alors pour l'instant ça ressemble pas mal à du camping, mais on a pas à se plaindre ! Du camping dans les belles terres d'Irlande, c'est plutôt cool, non ? » Elle l’a écouté en peingnant de ses mots, des images. Son optimisme rayonnait dans le mouvement de ses phrases et balayait les bavures imposées par les conditions compliqué. «  J’imagine que ça ne doit pas être facile de vivre façon camping alors que vous aviez déjà vos habitudes. Enfin vous avez toujours vécu ici en Irlande ? » est-ce qu’il était originaire de ses terres ? Même si elle imaginait que oui étant donné son nom de famille, elle préférait demander, elle savait que ça ne voulait rien dire. Elle portait dans le nom d’un homme qui n’avait pas son sang, mais qu’elle chérissait plus que ce qui tournait en elle. Ce n’était pas ses racines, mais elle avait appris les dialectes de ses bulbes, fascinée par la profondeur de celle-ci.  


Scylla a fait son entrée et elle s’est agglutinée près de Daryl. Ça lui faisait du bien et Soma bien que peu sociable au fond, l’encourageait dans ce pas. Elle se disait que pour une adolescente construire les bases de l’échange que ça soit avec des amis ou avec une structure extérieur à celle de son habitation lui permettrait un équilibre. Elle avait un peu de mal mais Soma l’encourageait en douceur avec les mots d’une amie ou d’une soeur. Son père est un homme sociable et il jugeait que son rapport à l’autre est important. Il est ambassadeur. Negan l’a autorisé à parler de lui et avoir un peu de ses nouvelles lui permet de se construire l’image de son père qu’elle a aperçu. La française observait le lycan en compagnie de Scylla, un sourire légèrement dessiné sur ses lèvres.  « Elle n'est pas facile, mais c'est une brave fille. » Elle ressemblait beaucoup à ses parents, c’était une jeune femme sensible qui ne savait pas encore comment traiter ses émotions car elle était chamboulée dans son environnement qui n’avait rien de naturel. Dans le chaos, Scylla s’accrochait et forcément faisait couler des bourrasques de ses accrocs. C’était plus équilibré que ses blessures sortent au grand jour plutôt qu’elle les enfouit et que ses tâches reviennent la hanter.  «  Oui elle l’est, on peut pas lui en vouloir d’être perturbé par la situation et de se révolter contre tout ça. » comme sa mère.

À la suite de cette conversation, la Française lui avait fait remarquer qu’il avait une certaine capacité sociale, en tout cas avec elles. Une habilitée agréable, que Soma savait apprécié. Elle ne connaissait pas Daryl, elle avait quelque bride de caractère qui se dégageait de lui comme sa bienveillance, mais elle ne pouvait pas prétendre connaître l’homme qui était assis en face d’elle. « ... Non, ça c'est mon pouvoir spécial. J'amadoue les jeunes filles sauvages. »   apercevant on petit air joueur marqué son visage. C’est au détour de ses conversations, de ses mots qui traînent qu’ils apprenaient l’un sur l’autre et que leurs amitiés pouvaient se développer. « T'as une bonne expérience et de la pratique, c'est bien.  » Elle le félicite au détour d'une phrase.  

« J'ai vu qu'Amarok et Scott ont encore fait renforcer le mur extérieur. Ça devient toute une aventure de te rendre visite ! Tu savais que dans le reste de l'Irlande on raconte que Riverdall est l'endroit le plus sûr ? » D’après son expérience la sécurité était une illusion, mais elle n’en faisait pas mention, les menaces étaient partout. Les tempêtes pouvaient tout faire chavirer et les protections aidaient a tempéré, mais ce n’était jamais suffisant. «  Je ne sais pas si c’est le plus sûr, les hommes entre eux ne sont pas faciles, mais c’est vrai que c’est rassurant de savoir qu’on est plus ou moins en sécurité. »  Elle s’évadait de ses images. Bien sûr qu’elle éprouvait une reconnaissante profonde pour ses hommes, c’était certain, mais dans les cas, ils restaient sur les terres d’Irlande. « hm. Il faudrait un jour que tu nous emmènes chez toi, qu’on visite aussi ou tu habites. » Elle disait ça sans savoir si c’était possible, ni même en sachant où ils étaient. Les limites, les villes, les noms lui paraissaient flous ? C’était comment maintenant ? Après tous ses grabuges. À quoi ressemblait l’Irlande ? A quoi ressemblait la ou il avait l’habitude de vivre?  

C’est dans ses pensées que la jeune femme c’est mis à boire son vin, songeant à tout ça. Elle a vu les sourcils de son interlocuteur s’arquer. « Dis moi... tu ne fais plus ses sorties dangereuses pour aller explorer la "faune" locale... pas vrai ? » Elle a eu un peu de mal à comprendre la substance de sa question de quoi il parlait exactement s’il s’agissait de sa curiosité envers les autres ou s’il parlait de sa sexualité différente de la sienne. Elle ne savait pas à quoi il faisait référence. En utilisant le terme faune local… ça portait à confusion.  Dans les deux cas elle ne sentait pas de gène particulière alors à son tour elle arqua les sourcils.  «  Avoir Scylla ici change les choses, ça réduit aussi les libertés que j’avais avant sa venu. Je fais rien de dangereux, ni qui lui donnerait un mauvais exemple. » Même si c’était parfois compliqué. Mais elle n’est pas sure qu’il puisse comprendre sa relation que ça, ça soit avec cette curiosité ou sa relation avec sa sexualité. Toutes les deux grognent. Sa sexualité, comme sa curiosité sont un printemps de pulsion, certain on se rapport avec la nourriture, en on besoin pour se rassurer, pour combler le vide, pour combler les enfers de ses révoltes. Rien n’était fait par dépit, non, c’était un besoin sans doute peut-être anormal, mais c’était tout de ce qu’elle avait trouvé pour gérer ses plaies et pour éloigné les cendres qui planent sur une sensibilité qui tatillonne à la surface. Si elle explore les environs c'est toujours quand Scylla n'est pas là et puis oui elle est plus prudente. Elle se débrouille et pourtant elle essaie de lui expliquer un peu plus.«  Mais bon tu connais autre moyen pour que je puisse connaître un peu plus sur vous et savoir ou est ma famille ? » Oui Daryl ici tout est séparé, tout est cloisonné.  «  Mon père biologique est partie parce qu'il se pensait dangereux pour nous. Je cherche à comprendre ce qu'il était.   Ma soeur et mon beau-père sont ici quelque part parce qu'ils ne sont pas humain, je voudrais les retrouver, les comprendre aussi, savoir d'ou ils viennent, ce qu'ils sont.»  Soma n’était qu’une humaine, mais dans son entourage c’était différent. Sa petite soeur était d’une autre nature car son père l’était. Si elle souhaitait en apprendre plus sur les différentes natures c’était bien pour trouver et apprendre à la fois la sang de sa soeur, de sa famille mais aussi pour comprendre ce qu’était devenu son père biologique. Sa soeur et son beau-père ne l’aurait jamais rien fait de mal à elle et à sa mère, c’était bien tout le contraire. Ils avaient rempli leur vie de rayon de bonheur et d’amour alors elle cherchait, des façons de pouvoir défendre leur nature bien qu’elle soit différente à la sienne.  « Tout comme toi, t'es mon ami malgré la différence. Et oui ça m'intéresse de savoir qu'est-ce qui te rend particulier, ta nature, pourquoi on t'enferme ici aussi, pourquoi on te craint.  » Elle ne se battait pas, elle ne se révoltait pas physiquement mais elle voulait comprendre, protéger sa famille aussi.  Elle fronce les sourcils en abordant quelque chose de personnel sans doute pour lui.  « Tu te souviens comme ça a commencé ?  »  il était là présent sur ses terres quand ça c'est déroulé, il en était témoin.




Je suis le nuage explosé allongé en mille morceaux, nue, délavée après la pluie, après le gris, après le déluge, je récolte les reflets. Où va l'azur quand vient l'averse ? Parle au futur quand le temps s'inverse.
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Downward spiral

Il se souvient qu'au début, toutes ses questions l'avaient dérangé et il avait évité d'y répondre autant que possible. Il faut dire que c'était bizarre pour lui. Leur nature était un tabou ancestral, chaque loup était tenu au secret selon un pacte qui remontait selon les légendes à plusieurs millénaires. Personne ne devait savoir. C'était une règle absolue. La briser revenait à mettre en péril la meute. Combien de personnes avait-il du éliminer pour le préserver... ? Des gens, des êtres humains, dont le seul tord avait été d'être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Dire que maintenant ils en étaient là, tout ça n'avait servi à rien. A rien du tout. A cause des vampires. Et de leur égo sur-dimensionné.
Maintenant tous connaissaient leur existence. Et pour le bien de la Coalition, chaque race avait du se dévoiler un peu plus aux autres pour établir un semblant de confiance. Un semblant tout relatif, mais qui permettait une stabilité précaire au cœur même du champ de bataille et de non-droit qu'était devenue l'Irlande.

« Ce n'est pas pour rien qu'on nous appelle "La Meute Irlandaise" ! Il affiche un léger sourire narquois, avant de lui répondre plus sérieusement. Nous sommes du pays. Pas tous, mais la plupart. Enfin, avec les prisonniers que débarquent Tullamore, c'est de moins en moins vrai. Mais personnellement, je n'ai jamais quitté l'Irlande. »

Il était né et avait grandi dans la campagne de River Crow. A vrai dire, il n'avait jamais autant bougé que depuis les bombardements ! Mais jamais hors des frontières de l'Île. Maintenant c'était encore plus improbable. De toute façon, il doute que ça aurait changé grand chose à ce sujet, il mourrait certainement ici, dans les plaines de l'île d'émeraude. Il n'avait pas besoin de lui retourner la question, il savait déjà qu'elle n'était pas d'ici, venue à la recherche de sa famille comme elle le lui rappela ensuite. Elle avait ce petit accent venu d'ailleurs, terriblement craquant quand elle parlait la langue de Shakespeare. Il ne se lassait pas de lui faire répéter certains mots où celui-ci se faisait entendre davantage, la faisant peut-être un peu tourner en bourrique parfois c'est vrai, mais elle le lui rendait bien !
Une bonne expérience et de la pratique. Le brun ne put réprimer un sourire mi-amusé, mi-coquin en l'entendant faire cette réflexion, d'autant plus ambigüe aux vues de leur relation. Il n'aurait su dire comment elle avait dévié vers ses rapports plus charnels qu'ils entretenaient à l'occasion, ça c'était fait comme ça, sans qu'ils n'y réfléchissent vraiment. Ils en avaient sans doute besoin l'un comme l'autre, peut-être pas pour les mêmes raisons. Ce serait mentir de dire que le loup n'avait pas quelques pensées concupiscentes en venant voir la belle, mais s'il pensait que la présence de Scylla pouvait leur faire du bien à l'une comme à l'autre, cela voulait aussi dire qu'il devrait revoir ses plans. Nop, pas de galipettes dans toutes les pièces de la maison.

En des temps troublés, les hommes devenaient des animaux. Alors c'est vrai que la sécurité à l'intérieur du camp restait assez précaire. Cependant Daryl imaginait qu'avoir un ennemi commun les aidait à se renforcer. Le problème était de savoir qui était l'ennemi des Hommes. Les créatures qui hantaient les contes pour enfants et qui désormais foulaient la terre à leur côté, ou Tullamore, qui les avaient laissé ici à leur merci.
Daryl s'était momentanément figé, dévisageant Soma qui lui parlait de venir lui rendre visite sur la terre des loups. Est-ce qu'elle était sérieuse ? Ou c'était juste une phrase lancée comme ça, comme un banal "Salut, ça va ?" sans réelle profondeur ? Depuis bien longtemps, depuis Mady, il s'était juré de ne plus jamais amené d'humain au cœur de la meute. Mais une fois encore, avec la révélation, tout avait changé. Ce n'était plus comme avant. Cette petite réflexion de la jeune femme pourtant toute anodine, rendit le loup bien pensif, avant qu'il ne lui réponde enfin.

« Peut-être, quand les choses seront un peu calmées, pourquoi pas ? »

La simple idée de l'imaginer aller harceler des loups comme son frère de questions lui donnait envie de rire. Quoiqu'en réalité, si cela devait vraiment arrivé, il n'oserait pas la lâcher d'une semelle de peur qu'elle ne commette un impair avec un lycan un peu trop ronchon !
Quand les choses seront calmées. Est-ce que ça se calmerait vraiment un jour ? Les actes de Tullamore leur donnait des envies de rebellions à tous, cependant, cela ne ferait-il pas que renforcer la légitimé de ce groupuscule en les faisant passer pour des êtres violents s'ils venaient les attaquer ? Tout ça était d'un tel compliqué... le brun laissait bien volontiers le soin aux leaders de prendre ces décisions. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas la confusion que son interrogation avait posé dans l'esprit de Soma, qui lui répondit de manière très générale en conséquence.

« Hm... »

Il afficha un air plus ennuyé par la suite. Il aurait aimé pouvoir l'aider, mais il n'avait aucunes nouvelles à lui donner que ce soit sur son beau-père ou sa sœur. Pour être tout à fait honnête, il n'avait pas vraiment le temps de s'en occuper non plus... C'était légitime pour Soma de chercher à savoir, mais dans le contexte actuel, il avait peur qu'elle n'ait pas les armes pour affronter tout ça.
De toute façon, il ne pouvait pas plus l'éloigner du danger elle que tout les autres. La Coalition était censée protéger les Hommes des créatures, et Tullamore ne les avait pas en ligne de mire, ils n'étaient que des dommages collatéraux. Alors en quelque sorte leur "faiblesse", de n'avoir aucun pouvoir, était aussi ce qui les protégeait le mieux ici bas. Cependant c'était loin de les garder en totale sécurité non plus. Le danger était partout. Et pour tout le monde.
Il s'accouda à la table et se frotta le visage d'une main, se sentant soudain fatigué. Parfois il se demandait comment ils auraient pu éviter tout ça. Si les créatures qu'ils sont s'étaient présentés d'eux-mêmes à la population, et non pas par une attaque meurtrière prise en flagrant délit d'un vampire se nourrissant sur sa victime, est-ce que les choses se seraient mieux passés ? Il en doutait. Mais de toute façon, c'était trop tard maintenant.

Il rabaissa sa main, la reposant sur la table et observa songeusement Soma qui venait de l'appeler tout naturellement son "ami". Si seulement ça pouvait être aussi simple... enfin, "simple", on ne pouvait pas dire que leur première rencontre avait été des plus amicale, mais tout pouvait changer, la preuve. Serait-il possible d'en faire un jour de même avec le reste du monde ? Peut-être, un jour, mais il ne serait surement plus là pour le voir à ce moment-là.

« Les Hommes ont leur raison de nous enfermer. Il se fait de nouveau plus songeur, détournant son regard de la jeune femme vers la fenêtre à partir de laquelle il pouvait voir l'extérieur et le monde continuer de tourner malgré tout. ... Beaucoup ont leur place ici... mais c'est pour les autres qu'on doit se battre. Les gens comme toi ou Scylla, vous n'avez rien à faire ici. »

On dit toujours que les Hommes craignent ce qu'ils ne connaissent pas, et qu'ils peuvent réagir violemment et injustement à cause de ça. C'est vrai. Cependant si les créatures instillent une telle terreur dans le coeur des êtres humains, et ce depuis la nuit des temps, ce n'est pas sans raison. Ils ont raison d'avoir peur. Les vampires tuent, les léviathans dévorent. Même les loups.... rares sont ceux qui n'ont pas de sang sur les mains parmi tout les monstres de l'île.

« ... »

Et elle lui pose cette fameuse question. Le jour où a commencé la dégringolade. Le début de la fin. Était-ce il y a un siècle, lorsque McGuinness est venu s'installer en Irlande avec son sordide projet ? Ou bien il a deux ans quand l'humanité s'est décidé à passer à l'action pour évincer ceux qui se cachait dans l'ombre depuis trop longtemps ?

« ... Je me souviens des bombes... de la terre qui tremble, de cette lumière comme en plein jour d'été, la chaleur qui te lèche la peau malgré la distance, et puis les cris... la panique, l'odeur du sang et de la chair brûlée, les gens qui courent dans tout les sens... »

Les yeux dans le vague, Daryl se rappelle. Les personnes qui couraient partout, désespérées, à la recherche d'un proche, certains qui déambulaient dans les rues, le corps partiellement brûlé, avançant comme des automates, alors que d'autres hurlaient, se tordant de douleur sur le sol tandis que plus loin d'autres hurlements se faisaient entendre, de déchirement cette fois, penché sur un corps que la vie avait quitté trop brutalement.
River Crow était tombé. River Crow n'était plus.

Cela faisait des années qu'ils attendaient ça, mais ils n'avaient pas imaginé que ça se produise de cette manière. Comment auraient-ils pu ?
Il cligna des yeux, comme pour se sortir de ces visions de l'époque, et reporta de nouveau son attention sur son interlocutrice.

« Et puis il y a eu l'annonce de Tullamore. On connaissait l'existence des vampires, mais pour le reste... Il haussa vaguement ses épaules, avant de résumer très sommairement. On a prit ce qu'on pouvait et on est partis. Pour le reste, je suppose que ça a été assez similaire à ce que tu as vécu. Toujours à bouger, à trouver de quoi se nourrir ou se soigner. Essayer de trouver un endroit sûr qui n'a pas été dévasté... »

La situation n'était toujours pas idéale, mais c'est vrai que lorsqu'on repensait à ce chaos, les choses avaient tout de même bien évolué.

Un fin sourire, légèrement mélancolique, marqua ses lèvres alors qu'il contemplait songeusement l'anthropologue.

« Qui sait.. ce sont peut-être les gens comme toi qui arriveront à arranger les choses. Avec tes notes, et ta recherche de compréhension...  peut-être que les futures générations pourront être amis comme toi et moi ? »

Parce qu'il voulait bien être optimiste, mais il doutait qu'une chose pareille arrive dans les années à venir.
Se redressant contre le dossier de sa chaise, il resta silencieux un moment. En faisant attention, il pouvait entendre les bruits en provenance de la chambre de Scylla. Dormir ici était devenu une habitude lorsqu'il était de passage à Riverdall, mais ce serait peut-être mal perçu de s'imposer dans le nouveau cocon que s'était fabriqué les deux jeunes femmes.

« .. Je devrais peut-être dormir ailleurs cette nuit. »

La perspective de passer la nuit avec la Française était plaisante, mais loin de lui la volonté de mettre mal à l'aise leur petite furie, ce serait surement plus raisonnable comme ça.

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