The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 downward spiral (daryl)

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Daryl An'Sionnach
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Downward spiral

Il la sentait frémir, sa peau se couvrant de légers frissons, il l'entendait soupirer, murmures extatiques qui se perdent dans le silence. Il avait maintes fois parcourut cette peau, s'amusant de la facilité avec laquelle il pouvait y laisser des traces de son passage, maintes fois embrassé ses courbes qui se tendent, se plient et s'arc-boutent au gré de leurs mouvements. Pourtant, si cette fois encore le corps s'échauffe doucereusement sous ses caresses, le reste est différent. D'ordinaire demandeuse et entreprenante, elle restait étrangement passive. Il se redresse pour l'observer alors qu'elle devance son interrogation en se disant confuse. Une main restée sur sa taille caressant en douceur son flanc nu de son pouce, il scrute la française ainsi alanguie sous son corps, s'interrogeant sur les raisons de cette subite confusion.
Autant dire que les mots suivants lui firent le même effet que s'il venait de foutre les doigts dans une prise ! Retirant prestement sa main, il se redresse pour se retrouver assis sur le lit à côté d'elle, les sourcils froncés, entre incompréhension et offense.

« Tu crois que j'te prend pour une putain ? »

C'est lui qui est confus à présent. Elle qui, un peu plus tôt dans la soirée, prônait de mettre les choses au clair, qu'ils fassent un point sur leur relation et s'accordent sur leur manière d'être afin d'éviter tout quiproquos et malaise, venait de faire une totale volte-face qui perdait complètement l'irlandais. Il ne comprenait pas ce que voulait lui dire Soma, sans doute n'était-ce pas son but, mais ses paroles sonnaient comme une attaque aux oreilles du lycan.

« Est-ce que tu crois que je pense que tout ça, le sexe avec toi, ça m'est du parce que, de temps en temps, je te file un coup de main ?! »

Il se relève, et s'éloigne du lit, n'en revenant pas de ce qu'il entendait. Si Soma voulait lui faire passer un message, elle n'avait sans doute pas employé les meilleurs mots qui soient ! Elle jouait avec ses émotions et ses hormones d'une manière assez vertigineuse, lui disant blanc, puis noir, finalement un peu de gris, il foutait quoi avec tout ça, une mosaïque ?! Ce qui est sûr, c'est que le désir l'avait quitté après cette baffe monumentale qu'il venait de se prendre. Elle venait juste de lui dire que leur relation n'était pas saine ou il venait de rêver ?
« Reste toi-même, vis juste les choses comme elles viennent. On n’a pas défini de limite non plus. » C'était ses paroles, non ?! Et quand il lui avait demandé si elle voulait arrêter, elle l'avait embrassé ! Il était censé comprendre quoi ?!

« Tu t'rends compte que t'es en train de dire que tu couches avec moi pour compenser l'aide que je peux t'apporter ?! C'est quoi ? Ta manière de me payer pour avoir été.. quoi ? Sympa avec une amie ? »

Et par dessus le marché, ça la rendait triste !
Il ne la comprenait pas. Soma était différente des autres, un peu spéciale, ouverte au monde mais le sien bien souvent inaccessible. C'est ce qui l'avait intrigué, et l'avait amené à la côtoyer et la découvrir davantage. Mais parfois son détachement est difficile a appréhender. Le fait est que, elle a beau être une anthropologue avertie, son analyse des relations humaines laissait à désirer. Il tourne, comme un fauve en cage.

« Tu ne comprends rien ! »

Elle s'excusait de ne pas "lui rendre tout ce qu'il lui apporte", mais il ne demandait rien de tout ça. Il voulait juste qu'elle soit elle. C'est parce qu'il appréciait cette personnalité, aussi biscornue et abimée soit-elle, qu'il venait la trouver. Cela semble aberrant de devoir lui dire une chose pareille, alors qu'elle lui a rétorqué presque mot pour mot la même chose il y a quelques heures à peine. Ne pouvait-elle pas appliquer à sa propre personne ce qu'elle conseillait aux autres ?

Il se rend compte toutefois, qu'il s'est emporté. Il a été plus virulent qu'il ne l'aurait voulu, mais quelque part les mots de Soma l'ont blessé. Il s'immobilise alors, et ses épaules s'affaissent légèrement alors qu'il se passe une main sur le visage, expirant, relâchant cette boule d'énervement que l'incompréhension ambiante avait fait naitre.

« ... Excuses moi... »

Il s'accorde quelques brèves secondes avant de reposer son regard sur elle. Il lui avait dit être son ami avant tout le reste, et il le pensait. Son comportement changeant avait de quoi le frustrer un peu, mais ça ne devait pas l'empêcher de l'écouter.

« J'ai du mal.. à te suivre, mais je n'aurais pas du m'énerver. »

Il pince ses lèvres, et tord légèrement sa bouche, sourcils froncés, en pleine réflexion. Avant de revenir près du lit, s'accroupissant devant elle, l'observant en essayant de comprendre.

« Toi qui aime que les choses soient clairs, explique-moi. Parce que tu m'as complètement perdu. »

Il a beau essayer de retourner ce qu'elle lui dit dans tout les sens, il a la sensation que c'était en totale contradiction avec ce qu'elle lui avait dit plus tôt, de se laisser aller, et de juste profiter. Si ce n'était pas le chemin qu'elle voulait prendre, il avait raté une sacrée bifurcation à un moment donné. Est-ce qu'il avait manqué un indice, un évènement dans la soirée ? Qu'ils se fassent du mal, de la peine, ce n'était pas du tout ce qu'il souhaitait en venant lui rendre visite.

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Soma Devosariah
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downward spiral    

 
daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

La réalité s’était mise à la rattraper dans la douceur de la nuit, de façon invisible et discrète, un linceul de tristesse s’était déposé sur sa peau, lui rappelant la réalité de ce qu’elle était. De la fonction principale de ses organes et du passif qui s’étioler sur sa peau. Combien d’hommes avait-elle fréquentés ? Combien de femmes ? C’était abstrait, elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle avait retenu, c’était le besoin de consommer l’instant et le derme de chacun comme un élixir.  Un délice qui mourrait et qui venait, qu’elle cherchait et que ses cuisses cherchaient à assouvir dans le berceau libidinal et corrosif de la fleur du temps.  Traumatisé d’un moment enfantin, elle n’avait compris mais qui la hantait encore parfois, ses voix dans sa tête qui dansaient et qui lui chuchotait qu’elle ne fonctionnait que comme ça et qu’il n’y avait que ça qui existait.

Pourtant elle avait connu quelque chose de différent une fois, dans ses souvenirs, il n’y avait qu’une absence lourde une fois la nuit passée et ses sentiments avouer aux creux des lèvres. Elle s’est toujours dit que si elle avait cousu ses lippes les choses se seraient passées autrement. Toutes les rencontres qu’elle avait faites, toutes les observations qu’elles récoltaient se traduisaient par des noeuds  impossibles à délié et il n’y avait que ses élans bancals qui résolvaient les équations. Furtivement, c’est ce qui console les peines et l’humain prend et s’en va alors elle prend et s’en va. Addiction qui s’est collée dans son ventre, dans son crane, ce besoin qui peut sembler ridicule de fuir dans les méandres des reins d’autrui, vivre un instant comme une reine ou maîtriser les rictus de son enveloppe. Ignare d’autre chose c’était sa zone de confort et pourtant en ouvrant les lippes sur ce qui lui faisait étrange, elle s’en allait titubé dans les zones inconfortables de son être. Soma n’était pas digne d’être autre chose que ses mots, pute, putain, femme de plaisir et elle n’avait pas de gène a les prononcés vu qu’il était les qualificatifs de ses actes. On l’avait identifié ainsi alors qu’elle n’avait été qu’absence et cette identité s’était imprégnée de ses mots.  Ça ne la dérangeait pas de les prononcer, les mots font mal uniquement si on les refuse alors quand il claque dans l’air, ils font mal au loup puisqu’il est trop bon pour la considérer ainsi. Il a tord, mais ce que la française essayait de lui dire c’est que ça lui faisait étrange de se débarrassé petit à petit de son identité ses temps si.  Pourquoi ce défaire ? Tout simplement parce que ce n’était pas compatible avec les valeurs de son père, de ce Djiin qui lui trancherait probablement la gorge de s’enfoncer dans des abysses et aussi parce qu’avoir une adolescente sous le même toit qu’elle la forçait à faire attention, à retenir ses pulsions qui l’inondes. Ses actes n’auraient la bénédiction d’aucune pupille et pourtant Daryl aveuglément n’y voyait absolument rien de dégueulasse et pire encore, il la prenait avec une affection qui lui était inhabituel et qui n’était pas mérité.   « Tu crois que j'te prend pour une putain ? »  il s’était mit sur le côté, mit en position assise, elle ne regardait rien d’autre que le plafond. « Non » elle l’a dit distinctement,  Non elle ne croyait pas qu’il l’a prenait pour une putain. C’était bien ça le problème, il oubliait volontairement. Elle avait dit qu’elle avait arrêté de coucher avec des hommes et des femmes. Elle ne s’attendait pas a ce qu’il puisse comprendre non plus puisqu’elle était anormal sur ses points. Elle aurait probablement dû se taire mais elle ne peut pas. « Est-ce que tu crois que je pense que tout ça, le sexe avec toi, ça m'est du parce que, de temps en temps, je te file un coup de main ?! » les pupilles  de Soma grimpe au plafond, c’est justement parce qu’il ne pense pas ainsi que c’est étrange pour elle, exactement tout l’inverse de ce qu’il dit.    «  Non » froidement mais distinctement encore une fois pour qu'il entende, même si elle n'est pas sûr qu'il prête l'oreille à sa négation.  La française avait toujours échangé son corps contre quelque chose et avoir une valeur était une façon mentalement savoir qu’elle ne devait rien de plus, rien de moins.


Elle essayait de se défaire de ce qui la rassurait dans les rapports sexuels, mais ça ne se faisait pas en un claquement de doigts. Alors il se lève, en colère, l’air fermé rien de ce qu’elle ne dira ne sera correctement écouter alors elle l’observe nébuleusement s’énerver. Il a le droit.   « Tu t'rends compte que t'es en train de dire que tu couches avec moi pour compenser l'aide que je peux t'apporter ?! C'est quoi ? Ta manière de me payer pour avoir été.. quoi ? Sympa avec une amie ? » Si seulement ce n’était que, ça, il était loin du compte, loin de comprendre les frasques de ses désirs et la frustration qui pullulait dans son crâne. Elle essayait donc de ce défaire de ses pulsions carnassières qui la dévorer jour et nuit. Il était question de choses bien trop belliqueuses pour être compris par un homme cartésien. La Française cherche son paquet de cigarettes, ne le trouve pas, se réfugient ses lèvres aux creux du verre de vin. Comme a son habitude lorsqu’il y a une reaction violente qui s’échine a ses côtés, elle n’est sans aucune réaction même sachant pertinemment que si elle réplique dans la même violence, elle risque de perdre le contrôle.  « Tu ne comprends rien ! » . Elle n’a jamais prétendu tout comprendre, mais au fond d’elle même, elle est effrayée à l’idée qu’elle puisse sombrer, qu’elle puisse retomber dans le besoin des corps qu’ils l’appellent comme le chant des sirènes. Comment ferait-elle avec Scylla ? Le diable au corps qu’elle avait rejeté jusqu’a ce qu’il arrive, puisque c’était Daryl, puisqu’elle le connaissait puisque son échine aussi attirante est elle était aussi rassurante que douce, puisqu’avant tout il était ami et d’accord sur le fait que ça n’était que des rapports de corps qui ne changeaient rien à leurs relations amicales. Pourtant la c’était son addiction, son miroir, son reflet qui était effrayant, elle avait bien peur de ne pas savoir lui faire face est descendre les spirales qui la tourmentaient encore une fois son départ sonné.  « ... Excuses moi... » il n'a pas a s'excuser de sa réaction humaine. « J'ai du mal.. à te suivre, mais je n'aurais pas du m'énerver. » elle a haussé les épaules alors qu'il est revenu près d'elle, elle n'ose pas trop le regarder, honteuse.  

« Toi qui aime que les choses soient clairs, explique-moi. Parce que tu m'as complètement perdu. » les mots sont sources de malentendu quand ils sont pas très bien employé et pour ça, Soma est doué quand ça la concerne personnellement. C'est sans doute pour cette raison qu'elle est plutôt silencieuse et discrète. Il avait raison sur le fait qu'elle aimait que les choses soient claire.

Silencieusement, elle détestait regarder en face les fragments de ses faiblesses dans les yeux, pourtant présentes, elle refusait simplement de se soumettre et de céder à ce que l’incompréhension pouvait entamer sous les yeux de l’homme qui était face à elle. Elle prenait le temps qui lui fallait afin d’avaler les informations qu’elles avaient entendues de sa bouche et pour bien lui expliquer. «  Tu n'y es pas du tout, t’es à côté de ce que j’ai dit. C’est ce dont j’ai l’habitude, c’est mon confort, ma façon de fonctionner et d’être rassuré, de rien ne devoir à personne aussi.  Je sais que c’est très loin de ce que tu es et je comprends que tu puisses  trouver ça fou. C’est juste moi qui ai toujours fait comme ça. Sans ça, je sens que je profite de toi, de ta gentillesse de ton corps avec mes désirs immodérés. C’est ce que j’ai voulu te dire. » Elle caresse sa propre peau sur ses bras. Elle avait voulu juste être franche avec lui puisqu’il était a ses yeux un ami et toute la tendresse dont il était capable.  Soma ne voulait pas le salir de ses pulsions addictives et ses conjugaisons scabreuses et pour ça elle avait eu besoin de dire tout haut ce qu’elle ressentait même si elle avait conscience que ce n’était pas plaisant. Son désire envers ses doigts qui avaient parcouru son corps étaient grimper en elle et la vérité c’était qu’elle ne savait pas comment les accueillir maintenant qu’elles s’éloignaient  depuis quelques mois de sa zone de confort, peut-être d’elle-même aussi, du moins de la façon dont elle gérer les rapports sociaux et les relations habituellement parce que oui les autres chemins elles ne les connaissaient pas vraiment. « Quand je te dis que j’essaie d’avoir un rapport plus sain avec mon corps c’est que depuis quelque temps, je me suis forcé au rien, a ne pas dépendre non plus de ce rapport avec les autres, à mes envies  alors que clairement je le suis, je l’ai été. Du coup, c’est perturbant sur l’instant à cause de ses choses, à cause de cette envie qui me dévore quand tu me touches comme ça.  » elle le fixe avec l'envie de caresser son visage pour effacer sa colère, son incompréhension mais n'ose pas, elle ne fait donc que rester présente observant ses iris. « Je ne voulais pas t'offenser en te disant la vérité, que je perds mes repères habituels et que je suis confuse sur mon comportement qui arrivera après.  » si elle ne déborderait pas après car elle n'avait pas envie d'être un mauvais exemple pour le gamine qu'elle aimait et qui vivait avec elle. Peut-être qu'elle avait besoin des lumières et de la chaleur de Daryl, pour qu'il étouffe ses peurs, pour qu'il lui donne les pistes de cette normalité qui lui ait lointaine. « Personne ne sait le futur, je sais que je ne devrais pas y penser mais il m'ait arrivé de déborder, d'apporter des ennuies avec moi.  »  Elle ne sait plus, elle est confuse sous la douceur de ses traits perdus. Elle sait qu'elle est responsable, ça ne la dérange pas lorsqu'il s'agit uniquement d'elle mais ce n'était plus le cas, elle ne pouvait plus être égoïste.


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Daryl An'Sionnach
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Downward spiral

Elle était restée stoïque, passive, comme détachée, alors qu'il s'élevait avec une certaine virulence contre ce qu'il avait interprété de ses paroles malheureuses. Elle s'était redressée, assise, un verre à la main pour y tremper ses lèvres, tandis qu'il faisait les cent pas, tournant comme un fauve en cage à ruminer ses mots qui l'avait heurté plus qu'ils n'auraient du. Il s'était emporté, parce qu'il s'était senti attaqué et blessé, puis il s'était calmé, presque aussi vite qu'il s'était énervé, une fois qu'il avait vidé son sac. Le fait que Soma reste indifférente à ses remontrances pourrait en agacer certains, pousser à crier plus fort pour qu'elle réagisse enfin, mais pour le loup, la placidité de la française l'aidait au contraire à redescendre plus vite. Il avait toujours été comme ça, lorsque quelque chose le contrariait, il suffisait souvent qu'il l'exprime pour qu'ensuite tout revienne à la normale. Depuis qu'il était gosse, même avant l'éveil de son gène, c'était souvent Eireen qui était une oreille attentive à ses tourments dans ces moments-là. Il appréciait Soma, et la réciproque était vraie également. Dans le fond il savait que ce n'était pas ce qu'elle avait voulu faire, mais il ne saisissait pas ce revirement. Depuis que leur relation avait prit ce tournant il avait toujours pensé qu'ils y trouvaient leurs comptes autant l'un que l'autre. Il lui arrivait d'en douter, comme cet après-midi, la voyant entamer un nouveau tournant depuis qu'elle avait recueilli Scylla dans son foyer. Il n'était pas aveugle, il voyait bien qu'elle n'était plus tout à fait la même. C'était d'ailleurs bien la raison de cette mise au point qu'ils avaient eu, tout deux assis dans ce canapé, un peu avant d'aller dîner. Pour la première fois depuis des mois, il avait douté, non pas à cause des différents partenaires qu'elle pouvait avoir autres que lui, mais parce qu'il n'était plus certain que c'était ce qu'elle voulait. Que c'était la bonne manière de faire. Il avait cru qu'elle l'avait rassuré sur ses intentions, qu'elle lui avait dit que rien n'avait changé malgré la présence de l'adolescente, mais il semblerait que ce n'était pas tout à fait juste, et c'est pourquoi maintenant il l'écoutait avec attention, cherchant à démêler ce qui en était réellement, entre les mots de Soma, ce qu'il en comprenait et ce qu'elle ressentait vraiment.
Le problème avec la langue, c'est que selon le point de vue, il y avait bien des manières d'interpréter une même phrase.

Accroupit devant elle, il reste silencieux, attendant qu'elle s'exprime alors qu'elle restait silencieuse, cherchant ses mots plus soigneusement, sans doute pour éviter une nouvelle mésentente de sa part. Il s'en veut presque de l'obliger à penser ses paroles ainsi. Presque, parce que malgré tout, les mots font parfois plus mal que les coups, alors les manier devient dans ces moment-là comme manipuler une arme, et il devient nécessaire de faire attention. Ce n'était pourtant pas si grave, mais il appréciait qu'elle prenne cette peine pour lui. Ils se mettaient dans des positions inconfortables chacun leur tour semblait-il, bien loin de ce qu'ils étaient d'ordinaire.

Il l'avait accusé de ne pas comprendre, et elle lui retournait à présent la pareille. Il n'avait pas saisi, ce n'est pas ce qu'elle voulait dire, c'est ce qu'elle lui soufflait. Il plisse légèrement ses yeux lorsqu'elle évoque ce qu'elle était, "ce dont elle a besoin". Il était au courant, du fait qu'elle se prostituait, mais ce n'était pas vraiment un sujet de conversation qu'ils abordaient tout les deux. Si au début il avait eu du mal avec cet état de fait, se sentant mal à l'aise à l'idée de laisser une jeune femme vendre ainsi son corps pour survivre, Soma lui avait rapidement fait comprendre que faire la pute n'était pas quelque chose qui la dérangeait. Aussi aberrant que cela lui ai semblé quand il l'avait découvert, il avait fini par se faire à l'idée qu'elle y trouvait son compte. Ses clients n'étaient finalement que des amants, puisqu'aucune détresse ne faisait vaciller la française quant à sa condition. Ils avaient beau être en prison, elle restait libre d'user de son corps comme elle l'entendait. Si elle choisissait de collectionner les conquêtes, qui était-il pour lui faire des réflexions ? Il n'était certainement pas en mesure de lui dire quoi que ce soit à ce sujet. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était de lui ramener des préservatifs, et quelques boites de munitions. De quoi se protéger contre quelques partenaires indélicats.

Si Soma faisait au mieux pour être la plus franche, et la plus claire possible, il se risqua à une reformulation de ses paroles pour s'assurer que cette fois, ils se comprenaient. C'était fini de laisser planer des semi-vérités, acquiesçant à des dires nébuleux que l'on pourrait ensuite interpréter à sa manière.

« Si je te suis bien... tu es en train de me dire que tu es addicte au sexe, et que la seule façon que tu as trouvé de te contrôler, c'est l'abstinence totale, que tu as peur de retomber dans tes travers si on couche ensemble ce soir, de ne plus contrôler tes pulsions et de recommencer à faire n'importe quoi ? »

Être accro au sexe. Voilà qui pourrait prêter à sourire. Mais Soma avait vraiment l'air soucieuse à ce sujet. Il lui semble avoir déjà entendu parler de certaines maladies de ce genre, les addictions, incontrôlables, qui pouvaient faire faire des choses aux gens au-delà de la raison. Est-ce que c'était de quelque chose comme ça que souffrait Soma ? Il avait parfaitement capté qu'elle aimait le sexe, mais il n'avait jamais compris que c'était un problème pour elle, c'était bien la première fois qu'elle l'évoquait de cette manière. A cause... de la présence de Scylla ?

« ... Tu as peur... de ne plus être capable de garder Scylla chez toi ? »

Il se demandait quel genre d'"ennuis" elle avait déjà pu rencontrer, mais si déjà les histoires d'une nuit n'étaient pas toujours très sûres en temps normal, maintenant que plus rien ne l'était sur l'île, certains pouvaient se penser tout permis. Plus de police, pus de loi, et ils étaient déjà tous en prison, alors quoi ? La situation pouvait faire ressortir les plus bas instincts des Hommes jusque là réfrénés par la société elle-même. Pourtant quelque chose lui disait que c'était bien la sécurité de l'adolescente et non la sienne qui alarmait le plus Soma.
Il pose une main sur son genou, rien de sensuel dans la caresse qu'il lui offre, pas alors qu'ils ont une telle conversation, seulement du réconfort.

« Un problème de contrôle... on pourrait te prendre pour une lycane, tu sais ? »

Il lève les yeux vers elle, un sourcil légèrement arqué, et sourit doucement en coin, la taquinant gentiment pour retrouver une atmosphère plus légère. Il ne plaisantait qu'à moitié cela dit, les loups-garous avaient effectivement des problèmes de contrôle, surtout lors des premières années. Cela variait en fonction des personnes. Le plus souvent c'était la gestion de la colère qui était le plus difficile, mais en fonction de l'âge, les hormones pouvaient aussi jouer des tours.
Toujours accroupit, il croise ses avant-bras en appuis sur les genoux de son amie, et la toise avec un sourire plus espiègle.

« Enfin, me voilà soulagé de savoir que je te fais toujours de l'effet. Il l'observe avec un rictus amusé, avant de redevenir un peu plus sérieux. Mais je suis loin d'être aussi gentil que tu le dis. »

Elle disait avoir l'impression de profiter de lui, de sa gentillesse, de son corps ? Il serait un menteur s'il prétendait ne pas avoir quelques idées derrière la tête en venant lui rendre visite. Il n'était peut-être pas dépendant au sexe, mais il avait bien des envies en compagnie de la française. Le souvenir de ses courbes au déhanché fougueux, de ses ongles griffant fiévreusement sa peau, avait tôt fait d'envahir ses pensées alors même qu'il prenait tout juste la route pour Riverdall. Pas dépendant ne voulait pas dire dépourvu de tout désir libidineux.
Alors c'est vrai, s'il s'était dit que les choses risquaient d'être différentes cette fois-là à cause de la présence de l'adolescente qu'elle hébergeait, il n'avait pas non plus totalement écarté la possibilité de finir la nuit logé entre ses cuisses pour une nouvelle étreinte effréné. Une possibilité sur laquelle il tirait un trait en même temps qu'il se redressait.

« Je ne suis pas sûr que museler tes envies de cette manière soit la chose à faire, à tout retenir en bloc, c'est comme ça que ça risque d'exploser encore plus fort et sans aucun contrôle. Il disait ça, surtout en pensant à certains loups qu'il suivait. Souvent plus ils réprimaient leurs instincts avec force, plus ils devenaient incontrôlables lorsqu'ils perdaient leur sang-froid, comme une cocotte minute à laquelle la pression montait, montait, montait, jusqu'à l'explosion, alors qu'en laissant l'air filer, juste un peu, mais en continue, on ne risquait que des dégâts mineurs, bien plus facilement gérables. Il sourcille néanmoins, puis fronce le nez, plissant ses yeux avec un demi sourire, mi amusé, mi ennuyé. Ça sonne vraiment le type en chien qui dirait n'importe quoi pour avoir son plan cul, non ? »

Un léger rire, gêné à l'idée qu'elle puisse le prendre comme ça, il se masse la tempe droite brièvement de l'index et du majeur, puis secoue légèrement la tête.

« Je comprends que si ça marche pour toi comme ça jusqu'à présent, tu n'veuilles pas casser cette stabilité que tu t'ais trouvé. »

Peut-être que ça marcherait après tout. La situation de Soma était bien différentes de celle d'un loup au gène fraichement éveillé, et lui n'était ni psychologue, ni sexologue, alors qu'est-ce qu'il en savait ?

« Écoutes... je vais dormir sur le canapé cette nuit, ça vaudra mieux. Mais si... tu veux en discuter, ou pas d'ailleurs, on peut parler d'autre chose si tu préfères éviter le sujet ou même, juste, aller dormir, il est déjà tard ! »

Voilà qu'il redevenait maladroit. Il avait toujours trouvé l'anthropologue un peu à part des autres, mais il ne s'était jamais douté de son addiction. Ou plutôt du fait qu'il s'agissait, d'une addiction.
En fait, plus il y pensait, plus il se disait : si Soma était "malade", n'était-ce pas lui qui avait profité d'elle pendant tout ce temps ?

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Soma Devosariah
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daryl an'sionnach  ϟ  soma devosariah

Bouche drapée par le silence, observant l’attitude de Daryl, ne cherchant pas à le piquer pour qu’il s’énerve encore plus, elle l'observait en niant, distinctement, fermement ses propos qui n'était pas ceux qu'elle avait tenu. Au moins c'était claire, il faisait fausse route, totalement et elle n'allait pas s'énerver ni partir dans un débat. Elle ne lui en voulait pas de s'être affolé juste non, il fait fausse route. Il faut se méfier de l’eau qui dort, on ne pouvait pas mieux résumer sa discrétion. Devant ses cils, elle avait vu défiler différente sorte de violence, à certain degré et pour ce protéger de ses attitudes un fin voile de distance venait la couvrir.  Hors de son propre corps, elle s’observe face à la violence. Parfois elle mord, parfois elle reste bercée dans cette absence. Elle ne s’est jamais comprise sur ses façons de rester calme sous la pression mais la brune savait que c’était un terrain qu’elle devait explorer, qu'il était miné mais elle s'efforçait de réagir avec intelligence et justesse afin de pas être un pantin. Elle espère apaiser ses torrents d’angoisses inutiles avec ses mots. Pour qu’ils se comprennent mieux, pour qu’il sache ce qu’elle a voulu lui dire, ce lui l’a rendu triste au delà de cette irritation menteuse qu’il lui était monté au nez. Elle ne voulait pas l’utiliser. Elle ne jouait pas de rôle, Soma était elle même.  Et en soit c’était un problème pour ses habitudes.  C’était lointain de sa zone de confort, lui ne se rendait compte de rien étant donné qu’il ne connaissait pas ses habitudes.  C’est pour ça qu’avant elle rejoignait les hommes dans des hôtels, discutait avec eux sur internet, n’avait pas le même prénom, le même parfum. Là, elle était dénué de ses barrières, elle était juste, Soma.

Être un reflet des désires d’autrui, c’était quelque chose de captivant.  Une incantation des désires de l’autres. Elle ne voyait pas de différence avec les meurtriers qui trainaient les rues et elle même.  Consciente de son ombre qui sommeillait dans son être et l’expression de celle-ci éclosait souvent via sa sexualité. Depuis toujours elle avait vu les contours des atrocités qui étaient présente et les pleurer ne les changeraient pas. Les pleurer servaient peut-être mieux a s’en souvenir, à les encaisser, mais ne changeait en rien l’essence de celle-ci.  « Si je te suis bien... tu es en train de me dire que tu es addicte au sexe, et que la seule façon que tu as trouvé de te contrôler, c'est l'abstinence totale, que tu as peur de retomber dans tes travers si on couche ensemble ce soir, de ne plus contrôler tes pulsions et de recommencer à faire n'importe quoi ? »  pas tout à fait Daryl mais il avait bien compris là l’essentiel.  Elle ne sentait pas que c'était un travers car il y avait du dialogue mais juste ça n’entrer pas dans ses habitudes.

«  T’as déjà été voir une pute Daryl ? »   question réthorique, elle ne voulait pas vraiment avoir la réponse. Elle voulait bien dire autre qu’elle. Bon il n’en avait peut-être pas  eu l’envie, le besoin quoique comme il avait pas l’air de comprendre. Comment pouvait-elle lui expliquer la substance de ce qu’elle ressentait de n’être qu’elle face à lui.  «  C’est moi face à toi.  Normalement on est pas dans mon lit ou je dors tous les jours.  Je donne même pas mon vrai prénom. Tu commences à me connaitre. Tout ça c'est normal pour toi mais c’est perturbant de mon côté. »    d’être nue réellement. Elle devait lui dire qu'il n'était pas dans ses habitudes et qu'elle ne souhaitait pas profiter de la frénésie de son corps. La crainte d'être elle était présente aussi, car les fois ou elle l'avait été. Ça avait été une expérience douloureuse.

Et puis oui c’est ça, j’ai eu une altercation un peu dangereuse, Scylla m’a rejoint très vite après. Depuis du coup, j’ai essayer me focalisé sur d’autres choses.  Je me contrôle pas comme ça c’est mentir. Le désire est là. Il reste. Je frustre c’est tout.  Je voudrais juste être plus saine avec celui-ci, vraiment j'en ai envie mais sa m’échappe sur comment ?    » sur la mesure, sur le tempo. Au-delà ils étaient amis et elle sentait qu'elle pouvait discuter de chose plus sérieuse comme de moins sérieuse, d'avoir son avis, son aide, sans qu'il ne la juge. Elle se sentait vraiment triste de ne pas savoir ses choses si évidente, elle ne savait plus les choses qui étaient bien ou mal.

« ... Tu as peur... de ne plus être capable de garder Scylla chez toi ? » L’accroche qu’elle avait eue il y a quelques mois avait laissé des traces sur ses mouvements, non pas pour elle, mais bien pour l’adolescente. Elle ne pouvait pas se permettre que des personnes viennent à la maison ou s’en prennent à elle. Tout simplement parce qu’elle l’avait vécu. Quand il ne s’agissait que d’elle, sa vision était différente, mais maintenant il y avait Scylla. Les risques existaient, et sa tournée parfois, dans son crâne de façon maladive. L’esprit de la guerre, les cerveaux qui s’échauffent à blanc revenait souvent a des sauvageries dénuées d’étiques et de droites. Personne n’était à l’abri.  «  Sa sécurité est le plus important à mes yeux. Oui j'ai pas envie qu'il lui arrive quoique ce soit.  Sans doute, que j'angoisse pour ça.      »  parfois elle avait la sensation que la responsabilité d’un autre être était bien trop grande pour elle car oui, elle en était responsable et c’était pas quelque chose qu’elle prenait à la légère.  Elle lui confit tout ça en observant son visage.

Pétrie par les peurs, la peur pour les autres son inconscience lui manquait terriblement.  Les terres apocalyptique étaient bien la pour lui révéler des apprentissages, la marquer au fer rouge. Ses débats abstraits qui cognaient dans son crâne sur ses pulsions lui fissurée le moral. La sensation de privation comblait son ventre, mais également cette déception honteuse de ressentir.  « Un problème de contrôle... on pourrait te prendre pour une lycane, tu sais ? » Du coin des lèvres alors que celle-ci était tristesse, culpabilité,  il lui fait dessiner un sourire.

Ses mots comme un pinceau, peintre rythmant les cadences, cette image de ne pas être si anormal la rassurait aussi. Elle ne sait pas comment ils vivaient avec la faim au ventre, ses pulsions animales qui devaient se réveiller et tailler leurs sens de survivant. «  Comment vous faites avec vos  pulsions, vous, généralement ? »  elle fronçait légèrement les sourcils. «  Comment tu fais Daryl avec ta nature animale ? » ses doigts le caressaient le long de sa mâchoire. Prenant un peu plus conscience de ce qu’il était au fond. Ne sachant presque rien de lui si ce n’est que les réponses à ses questions qu’elle semait. Comment était les lycans réellement ? «  Tu te laisses emporter par ce qui ce passe en toi ? » elle ne savait pas comment il réagissait, ce qu’il était vivant à l’intérieur de son être lorsqu’il se transformait. Etait-il lui même ou esclave de ses pulsions ? Au fond, il pouvait bien plus la comprendre que n’importe qui, son regard se réchauffa en cherchant les réponses sur son échine.  

Certainement en sa position avec son expérience, il pouvait l’aiguiller à sa façon. « Enfin, me voilà soulagé de savoir que je te fais toujours de l'effet. »  Elle a ri en laissant ses yeux grimper au plafond. «  Parce que tu en as osé en douter ? »  Vu  la façon dont il l’avait rendu électrique dans l’après-midi, c’était évident.  La jeune femme s’efforçait juste de ne pas déborder, de ne pas aller dans les extrêmes en lui sautant dessus et après rester esclave de ses souvenirs. « Mais je suis loin d'être aussi gentil que tu le dis. » Elle n’en doutait pas, il ne pouvait pas être gentil tout le temps, mais dans ses comportements il y avait une douceur et gentillesse rassurante. La Française n’allait pas cracher dessus, ses façons d’être lui permettaient d’avoir cette amitié qu’il avait créée tous les deux.  «   Je doute pas que sommeil en toi d’autres choses plus sombre dont la gentillesse que tu fais preuves avec moi.  » pourtant cette bonté envers elle, sa patience aussi était des choses qu'elle appréciait sincèrement. Mais elle savait bien qu'il était fait également d'autres matières, des envies plus noires comme tout le monde.

En vérité, elle se sent capable du pire si elle avait à le faire pour protéger l’adolescente. Dans leurs conversations précédente, ils avaient parlé de se protéger.  Elle tentait de se reconnecter à la réalité du moment observant ses lèvres sortir le son qui résonnerait à ses oreilles. Attentive.  « Je ne suis pas sûr que museler tes envies de cette manière soit la chose à faire, à tout retenir en bloc, c'est comme ça que ça risque d'exploser encore plus fort et sans aucun contrôle.»  Flux de paroles sensé. Muselé était impossible en témoigne la cyprine qu'il avait fait naitre entre ses jambes.  Elle réfléchissait à ses propos de façon rationnelle, il avait raison. Ce n’était certainement pas la bonne façon de faire, mais la vérité, c’était qu’elle ne savait pas comment agir. Confuse. «  Oui. » Affirmant qu’elle était d’accord avec ses paroles; «Ça sonne vraiment le type en chien qui dirait n'importe quoi pour avoir son plan cul, non ? » encore une fois elle a souri. «  comme un type en loup je dirais... »  Le fait qu’il prenne le temps pour discuter avec elle était une précieuse aide. « Je comprends que si ça marche pour toi comme ça jusqu'à présent, tu n'veuilles pas casser cette stabilité que tu t'ais trouvé. »  Ce n’était pas vraiment une stabilité, c’était juste une privation et pourtant son cerveau marchait encore, inondé parfois d’images et d’envie. Elle ressentait une sensation  de fadeur artificielle qui s’était déposée sur sa peau.    « Je pense pas que ça fonctionne, je me sens aspirée par une fadeur assez lourde, de privation, je me change les idées avec les recherches mais c’est toujours présent. Ça me renvoie un sentiment de culpabilité qui me fait honte. Une déception envers moi-même qui n’a certainement pas lieux d’être alors que mes envies sont simple. Ça va te paraitre stupide mais comment tu gères tes envies et tes désirs ?  » Qui n’avait jamais été présente à vrai dire et qui s’était insufflé sur elle depuis qu’elle s’était mise en isolation forcée.

« Écoutes... je vais dormir sur le canapé cette nuit, ça vaudra mieux. Mais si... tu veux en discuter, ou pas d'ailleurs, on peut parler d'autre chose si tu préfères éviter le sujet ou même, juste, aller dormir, il est déjà tard ! » Elle le caressa avec un peu plus d'attention.  « Non, tu vas pas dormir sur le canapé. »  Il n’allait pas dormir ailleurs pour autant, puis dormir alors qu’elle était dans un rollercoster de sensation, elle n’y arriverait pas et elle était bien sûr que Daryl ne pourrait trouver le sommeil dans l’immédiat, pensant, et peut-être il lui en voudrait certainement. «  J’ai envie que tu restes si tu veux bien.  » elle l’a tiré pour qu’il vienne la rejoindre à nouveau dans le lit, sa tête c’est posé sur son épaule de façon douce. C’était confus, maladroit dans sa façon de sortir ses émotions sur le fait, elle n'avait pas voulu le blesser ou qu'il s'énerve juste qu’elle était envahi par ses peurs, ses envies qu'elle ne voulait pas qu'il ait la douleureuse sensation qu'elle s'est servi de lui. La franchise malhabile de ses mots était passé maintenant. Tord, raison, c’était abstrait. Elle ne souhaitait pas être une autre femme non plus juste être plus équilibrer, la vérité c’est qu’elle ne le savait pas comment. être juste elle avait ce quelque chose de terrifiant alors que leurs mouvements étaient naturels. L’ivresse, l’intensité était des fragments volatile éphémère et elle ne connaissait que ceux-là.   «  J’étais pas fatiguée du tout et je le suis toujours pas.  Et toi ?   »  Ça serait mentir. Peut-être que la conversation l’avait usé de son côté elle ne savait pas mais sa présence et ses mots l'aidaient. Elle ne ressentait plus cette culpabilité montante depuis qu'il lui avait fait comprendre que ce n'était pas anormal, depuis qu'elle se disait que lui même avec sa nature, c'était possible.


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Downward spiral

Il l'écoute lui livrer ses craintes, ses questionnements, la laissant redessiner du bout des doigts les traits de son visage alors qu'il l'observe, cela semblait l'apaiser, machinal, de la même manière que ces fois où elle s'emparait d'un stylo et remplissait les pages de ses carnets.
Si elle le laissait répondre, il lui dirait que non, il n'était jamais allé voir de pute, puisque jamais il ne l'avait considéré comme telle. Mais lorsqu'elle lui explique, il comprend un peu mieux son désarroi, pourtant c'est à son tour de se poser des questions. A l'entendre, Soma n'avait jamais connu d'histoire autre que ces aventures aussi éphémères que le temps de ramener son partenaire dans son lit, puis de les en chasser. Un lit. Puisque ce n'était que celui d'un pseudonyme parmi tant d'autres, et jamais le sien, celui de cette personne qu'elle était vraiment, et qu'elle semblait vouloir cacher au reste du monde. Elle avait alors peut-être eu une histoire, mais fallait-elle qu'elle se termine si mal, pour qu'elle cherche à présent à se protéger ainsi des autres ?
Il fronce ses sourcils quand elle évoque une altercation dangereuse, il doit se mordre la langue pour ne pas l'interrompre. Quelqu'un s'en était prit à elle ? Qui ? Pourquoi ? Quelqu'un des Limbes, de Riverdall ? Est-ce qu'elle était toujours menacée ? Le problème était réglé ? Il du ronger son frein pour ne pas l'interroger plus sur ce sujet. Si elle avait des ennuis, et qu'elle avait besoin d'aide, elle lui en aurait parlé, non ? Ce qui était sûr, c'est qu'il serait sans doute plus à l'aise de lui apporter son aide là-dessus que sur le "comment gérer son désir"...
Il a bien quelques trucs pour aider les jeunes loups à apprendre à se contrôler, mais il n'est pas certain que ça soit vraiment applicable au problème de Soma. Les méthodes les plus efficaces différaient souvent en fonction de la personne sur laquelle on les appliquait. Alors quand elle l'interroge sur la gestion des pulsions de la nature animale, il hésite sur la manière d'aborder les choses.

« Ça prends du temps. Mais ce que je leur dis souvent, c'est que le plus dur, c'est d'accepter que tout ça, toutes ces pulsions, ça fait partie de nous. Ensuite seulement, on peut apprendre à le contrôler. Il ne s'agit pas de se brider, plutôt de... tempérer ? Chacun réagit différemment, mais... Il se tait un instant, devenant songeur. Dans le fond, ce n'était pas tout à fait ce que voulait savoir Soma. Même s'il ne doutait pas que malgré le caractère très personnelle de la conversation, l'anthropologue ne manquerait pas de noter mentalement tout ce qu'elle pourrait glaner comme informations sur la lycanthropie et ses mœurs. Un léger soupir, et il acquiesce brièvement. Oui. Parfois ça arrive... Un sentiment trop fort, une émotion vive, brutale, et la perte de contrôle. Ça lui était arrivé de dépasser les bornes. De faire des choses. Des choses qu'il regretterait assurément jusqu'à la fin de sa vie. Une motivation supplémentaire à ne pas que ça recommence, rester maitre de lui, et apprendre aux autres à en faire de même, qu'ils n'aient pas eux aussi de tels remords à supporter. Surtout au début. J'étais jeune, et je venais d'avoir toutes ces supers capacités de loup-garou, alors tu penses bien, j'me sentais invincible. Il lui sourit, et plisse un peu ses yeux. Ce sont les anciens qui veillent au grain, ceux qui maitrisent cette part plus primaire jouent les garde-fou, et puis il y a l'Alpha bien sûr. »

Oui enfin, sur ce coup, ça s'appliquerait difficilement à Soma. "Trouves toi un Alpha pour qu'il gère ta libido pour toi !", voilà un conseil qui sonnait bien tient...
Il ne reste pas debout bien longtemps alors qu'une main l'attrape pour le faire redescendre à son niveau. Il fini de nouveau sur le lit à ses côtés, n'ayant pas vraiment résisté à cette prise qu'elle avait eu sur lui, refusant cette proposition qu'il lui présentait pour régler son cas de conscience, au moins pour ce soir. Il suit le mouvement, se laissant tomber sur le dos contre le matelas, les pieds toujours ancrés au sol, et lui coule un regard alors qu'elle affirme n'avoir aucune envie de dormir, la tête posée contre son épaule.
Ses yeux la quittent pour se reporter sur le plafond au-dessus de lui alors qu'il appuie sa tempe contre le haut de son crâne. Il se remémore ses premières années, alors qu'il venait tout juste d'éveiller son gène et était bien loin du contrôle de ses émotions qu'il avait aujourd'hui. Elle voulait savoir comment il gérait ses envies et ses désirs, il n'avait pas de solution miracle à lui donner. Si aujourd'hui il s'était assagit, il en avait fait de belles étant plus jeune !

« ... J'avais seize ans, quand je suis devenu un loup-garou. Éveiller son gène c'est.. avoir une meilleure perception de tout ce qui t'entoure, être plus fort, plus rapide, une régénération accrue.. c'est comme devenir une meilleure version de toi-même. En plus de ça, je suis devenu le Béta de la meute dans la foulée. J'étais un garçon plutôt timide, on ne me voyait que comme l'ombre de mon frère, et tout d'un coup, je suis devenu quelqu'un de fort et d'important. Il passe sur tout les côtés plus sombres qu'engendraient la lycanthropie. Les cauchemars après le meurtre de cet homme qui avait sonné l'éveil de son gène, et celui du Béta dont il avait prit la place. La souffrance indicible de chacune des transformations forcées que leur imposait le cycle lunaire, les règles et les secrets immuables à cette nature que le genre humain considèrent comme anormale, trop différente. Ce n'était pas le sujet de cette conversation, et quand bien même il avait beaucoup d'affection pour la française, il n'aborderait probablement jamais ce genre de choses avec elle. Ça a dopé mon égo, ça et le fait que, sans vouloir me vanter, je plaisais pas mal aux filles ! Enfin, tout ça pour dire qu'à l'époque, la "gestion" ce n'était pas trop mon truc... Si je me débrouillais pas trop mal pour contrôler le côté violent, j'ai complètement lâché prise sur la partie désir... »

Gérer la colère, cette violence qui grondait, surtout les premières années, alors que les duels pour la place de Béta tombaient régulièrement, ça avait été sa priorité. Il ne pouvait pas tout contrôler, et c'est vrai, pendant une période, le sexe avait été un bon défouloir. Bon, pour être tout à fait honnête, ce n'était pas la seule raison... l'autre lui tira un sourire, et le fit rire doucement alors qu'il ajoutait.

« Mais en même temps, je sais pas trop si j'peux imputer ça la lycanthropie, ou si c'était juste les hormones en ébullition propres à chaque ado...   »

Lui aussi avait eu ses périodes où il enchainait les aventures et autres plan cul d'un soir, sans doute pas de la même façon ni pour les mêmes raisons que Soma le faisait encore aujourd'hui, mais si pour lui cette période était finie, il n'y avait pas vraiment eu de méthode pour calmer le jeu. Ça s'était fait tout seul en grandissant. Même si l'on pouvait prendre en compte certains événements dans la balance qui l'avait tout de même amené à revoir son comportement, si ceux-là avaient altérés des tronçons de sa vie, dans le fond tout se serait finalement calmé de de toute façon de lui-même avec les années. En tout cas, c'est comme ça qu'il le percevait.

« Aujourd'hui j'ai pas vraiment l'impression d'être différent d'un humain normal... enfin, c'est difficile à dire puisque je le suis pas, humain. Mais, je suppose ? Peut-être juste un peu plus à fleur de peau aux alentours de la pleine lune ? Pour ce qui est du sexe... c'est un peu curieux de discuter de ça avec toi mais, oui, j'ai quelques aventures, rien de très sérieux. Il a une pensée pour Oli, la sexy louve française. Peut-être qu'avec elle, ça aurait pu marcher ? Mais ils en étaient là, à se tourner autour en gardant une distance raisonnable. Ça lui avait traversé l'esprit plus d'une fois, cette envie de l'embrasser, réminiscence de leur relation passée. Pourtant c'était de sa faute, s'ils se contentaient de cette entente amical. Ah ça, il était fort pour se trouver des excuses et éloigner toute potentielle compagne. Comme s'il avait peur de se mettre en couple, que cela marque la fin de toutes possibilités avec Eireen. Ce qui était complètement con, puisque sa meilleure amie n'avait aucuns sentiments de ce genre à son égard ! C'était pathétique. Il était complètement pathétique... mais c'était plus fort que lui. Un profond soupir lui échappe alors qu'il fixe toujours le plafond. Il devrait changer d'angle d'approche, ou c'est lui qui allait finir par déprimer à cette allure. Et puis sans partenaire, j'ai toujours deux mains hein. Il arque un sourcil, et lui jette un regard de nouveau. Si tu as toujours envie, pourquoi tu te masturbes pas comme tout le monde ? Il sourit en coin en se rappelant d'une scène qui l'avait marqué dans le film Wonder Woman qu'il avait vu avec quelques copains, il y a bien longtemps maintenant. A ce qu'il parait, l'homme est essentiel à la procréation, mais pour ce qui est du plaisir, les femmes se débrouillent très bien sans nous. Ça n'avait pas été très bon pour leur égo, mais à l'époque ça avait déclenché tout un tas d'interrogations et enflammé leur imagination de quelques visions fantasmagoriques. Amusé, mais finalement plutôt sérieux dans ses propos, il lève de nouveau les yeux au plafond et pousse un peu sa tête de la sienne. Sérieusement, je suis passé plusieurs fois devant des sex-shops pendant mes raids, d'ailleurs, me semble qu'il y en a un sur la route vers Riverdall, j'dois pouvoir te ramener quelques trucs rapidement. Ça pourrait pas t'aider à tempérer ton soucis de frustration ? »

C'était une solution des plus terre à terre. Ça ne pouvait pas vraiment se comparer à l'étreinte d'un partenaire, mais c'était peut-être ce qu'il fallait à la cocotte minute pour dépressuriser un peu et ne pas exploser. Elle aurait sans doute toujours des envies, mais elle seraient bien plus contrôlables si une partie d'entre elles étaient assouvies - et sans avoir à craindre pour sa sécurité ou celle de Scylla.

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Soma Devosariah
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   « Ça prends du temps. Mais ce que je leur dis souvent, c'est que le plus dur, c'est d'accepter que tout ça, toutes ces pulsions, ça fait partie de nous. Ensuite seulement, on peut apprendre à le contrôler. Il ne s'agit pas de se brider, plutôt de... tempérer ? Chacun réagit différemment, mais... »Elle l’écoutait et l’observait, il devait être sûrement déçu, mais il aurait été hypocrite de lui cacher ses vérités, elle venait de lui révélé une addiction sous laquelle elle se cachait pour survivre dans ce monde.  Soma l’écoutait, car elle aimait en apprendre plus sur sa vie, ça façon de voir et c’était toujours intéressant de connaître sa vision des choses. Elle le sait, il ne chercherait pas à la formater, ce n’était pas un homme qui profitait non plus. Raison pour laquelle ils étaient avant tout ami et au-delà du contact de leurs peaux. Elle l’écoute, essayant de comprendre et imaginer ce qui se passe dans leurs corps. C’est bien plus qu’une simple pulsion animale qui grogne dans être. Ça semble le possédé de l’intérieur.  «Oui. Parfois ça arrive... Un sentiment trop fort, une émotion vive, brutale, et la perte de contrôle» une sorte de sensibilité décuplée. «Surtout au début. J'étais jeune, et je venais d'avoir toutes ces supers capacités de loup-garou, alors tu penses bien, j'me sentais invincible» elle hoche la tête en imaginant un jeune Daryl insouciant. «Ce sont les anciens qui veillent au grain, ceux qui maîtrisent cette part plus primaire jouent les garde-fous, et puis il y a l'Alpha bien sûr. » et elle l'imagine se faire réprimander par les siens.

Des mensonges pullulent dans son crâne pour se rassurer parfois, elle se perd sous les illusions. Qu’est-ce qu’elle doit penser de ses actes propres actes ? Devrait-elle avoir honte de ses mécanismes automatiques qui se sont mis en place naturellement il y a des années ? Sous les attitudes diverses, il y a la dissimulation de ses petites destructions, celle qui craque sous la pression. Elle pouvait  se retourner le cerveau des milliers d’années sur ce qu’elle était dorénavant, ça ne changerait pas les hiers. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de transformer les maintenant. Arrêter de ce comporter  comme ci ça n’avait aucune sorte d’importance, tâcher de vaincre cette absence qui la guette, qui la chasse de son propre corps. Reprendre le gouvernail, ne pas céder à la facilité de fuir. Soma n’aimait pas avouer ses faiblesses et pourtant les niés ne l’aidaient pas a les surmonter c’est ce qu’elle comprenait. Son désir brûlant de vie la faisait tournée en rond, l’euphorie de la vie lui manquait cruellement et en baisant avec ses humains le temps d’un instant, elle touchait des doigts le divin. Être le temps d’un instant sans les douleurs, ce perdre dans l’hégémonie des sens, regarder et être regarder, faire la rencontre, ce rejoindre, ce perdre. C’était la seule façon qu’elle connaissait, celle qu’on lui avait imposée dans sa passée, ce pour quoi elle était faite.  C’est ce qu’elle avait toujours cru, jusqu’a maintenant. Cette altercation, l’après, l’avait  quelque peu réveillé d’une hypnose, ramenant ses pieds sur terre, sa voix s’était haussée dans une petite déchirure invisible.  Le fait de ne plus être seule, d’avoir la petite y était pour beaucoup. C’est avec les vibrations de son myocarde et quelques doses de courage qu’elle faisait en sorte de se donner une chance de vivre autrement, elle n’avait aucune idée du comment, mais elle allait essayer.  Elle lui confit quelques mots au passage.  «  Les relations sexuelles, ça m’a permis d’avoir des interactions sociales que je n’aurai jamais eues autrement. Il y a un fossé, un  décalage que j’ai avec moi-même et les autres. Je le fossé et j'essaie de le traverser, sûrement pas de la bonne façon. Qu’est-ce qui ce passe avec cette part primaire de vous ? » le vocabulaire qu'il avait employer l'avait titillé, la partie primaire.  « ... J'avais seize ans, quand je suis devenu un loup-garou. Éveiller son gène c'est.. Avoir une meilleure perception de tout ce qui t'entoure, être plus fort, plus rapide, une régénération accrue.. c'est comme devenir une meilleure version de toi-même. En plus de ça, je suis devenu le Béta de la meute dans la foulée. J'étais un garçon plutôt timide, on ne me voyait que comme l'ombre de mon frère, et tout d'un coup, je suis devenu quelqu'un de fort et d'important.» Là encore elle imaginait le changement se produire sur lui.  «  Comme Spiderman. »  Ça lui était venu naturellement, bêtement purement, mais elle imagine qu'apprendre qu'on possède des facultés quand on est introvertie solitaire, ça doit faire cet effet là. Pour Sirah, Soma même plus petite l'avait su que sa soeur avait des différences, mais elle l'avait toujours connu et aimer ainsi. « Ça a dopé mon égo, ça et le fait que, sans vouloir me vanter, je plaisais pas mal aux filles ! Enfin, tout ça pour dire qu'à l'époque, la "gestion" ce n'était pas trop mon truc... Si je me débrouillais pas trop mal pour contrôler le côté violent, j'ai complètement lâché prise sur la partie désir... » comme un exutoire.  « Mais en même temps, je sais pas trop si j'peux imputer ça la lycanthropie, ou si c'était juste les hormones en ébullition propres à chaque ado...   » Elle l'observe en pensant que cette période adolescente est une drôle de période dans la vie.

« Aujourd'hui j'ai pas vraiment l'impression d'être différent d'un humain normal... enfin, c'est difficile à dire puisque je le suis pas, humain. Mais, je suppose ? Peut-être juste un peu plus à fleur de peau aux alentours de la pleine lune ? Pour ce qui est du sexe... c'est un peu curieux de discuter de ça avec toi, mais, oui, j'ai quelques aventures, rien de très sérieux.» ça ne l'a dérangeait pas de parler de la sexualité de Daryl ouvertement. Elle souhaitait le voir épanouie. Mais qu'est-ce qui se passait pour lui à la pleine lune exactement ? C'était flou. «  Tu jongles avec deux états, je veux dire le fait de te sentir humain et le fait d’être un lycan ?  Je me sens un peu comme ça parfois, à un degré bien différent, car ce sont des soucis humains qui n’ont rien de surnaturel. Pourquoi tu trouves ça curieux ? » elle ne trouvait pas sa curieuse. «  Et puis sans partenaire, j'ai toujours deux mains hein » elle a souri. « Si tu as toujours envie, pourquoi tu ne te masturbes pas comme tout le monde ? » elle a haussé les épaules, ça revenait à la même chose, c'était obsessionnel tout autant. Et c'est son obsession qu'elle trouvait sale. Le lien avec son corps s'était brisé, elle cherchait à se reconnecter avec sans y parvenir depuis des années considérant que c'était habituel, mais la réalité lui faisait comprendre que ça ne l'était pas. « Sérieusement, je suis passé plusieurs fois devant des sex-shops pendant mes raids, d'ailleurs, me semble qu'il y en a un sur la route vers Riverdall, j'dois pouvoir te ramener quelques trucs rapidement. Ça ne pourrait pas t'aider à tempérer ton souci de frustration ? » Il était attentionné envers elle, même dans les moments incompréhensibles. « Merci » ce n'était pas un sujet qu'il le mettait à l'aise et il cherchait des solutions pour elle. La Française savait qu'elle avait la chance de le connaître. «  Je ne préfère pas,  non, je suis excessive d’un côté alors que quotidiennement je suis calme et je me sens mieux ainsi aussi : calme.  C’est devenu mon écorce. J’ai besoin de me recentrer sans m'y confronter directement pour l’instant. Utiliser ma frustration pour quelque chose de plus sain et utile. »  C’était étrange à dire sans doute, mais elle pensait chaque mot employé, elle ne souhaitait pas rester a se perdre fatalement contre les corps, mais reprendre possession du sien.

La jeune femme s’est levée, en cherchant les cigarettes qu’il lui avait apportées et puis elle s’était installé à la fenêtre en l’ouvrant un peu. L’anxiété tournée descendait et elle avait envie de fumer alors elle portait la flemme contre sa cigarette. Le feu lui faisait penser à sa petite soeur.  «  Prendre recule sur cette addiction ou cette façon de me fuir.. » son regard s’étiole sur le ciel, en repensant à la conversation qu’ils échangent. «  Quand j’étais petite, on vivait à Jakarta  avec ma soeur et mon beau-père, ma mère, près de la plage. Il faisait chaud et a des périodes de l’année s’était pas anodin de voir l’intérieur des maisons, les portes ouvertes. C’était plutôt simple.  Quand je suis arrivé à Paris, j’étais désorienté était changé et avoir des interactions c’était un peu comme poussé des portes qui restaient  normalement fermées. Les portes là-bas, elles étaient grandes, la plupart possédaient des codes d’entrés, des sortent de relief animal aussi. Enfin tu vois, elles étaient un peu inconnues et mystérieuses tout comme les habitants je pense que c’était une façon de passer outre ses portes également, mais ce n’est définitivement pas comme ça qu’on fait. Maintenant, en Irlande, je prends conscience de ses choses qu’on est pas censé agir comme ça non plus. Si je cherche tant à comprendre les gens, c’est bien parce que je ne sais pas. »  Elle avouait ainsi son ignorance. Elle lui confiait des choses tout comme lui l’avait fait. Son intérêt pour les sciences sociales était là, bien sûr parce que ses parents l’ont baignaient dedans, mais aussi parce qu’elle se demandait comment font les gens pour vivre en société quand elles sont aussi différentes les unes des autres. C’était bien normal qu’elle s’intéresse à lui et aux codes des siens.  « Tu prends bien soin des autres, je suis certaine que tu es un bon bêta avec les tiens, mais c’est quoi être un bêta au juste ? Ça ne te dérange pas qu’il y ait un alpha ? » les positions hiérarchiques au travail, elle pouvait comprendre, mais la s’était dans sa vie personnelle, qu’est-ce que ça signifiait ?  Peut-être qu’elle lui posait vraiment beaucoup de question elle ne savait pas mais ses questions elles se les posaient aussi pour sa famille. Pour son beau-père, pour sa soeur. Est-ce qu’eux aussi était à l’abri et les leurs semblables prenaient soins d’eux autant que Daryl le faisait avec les siens ?

«  Pourquoi tu es attaché à te sentir humain ? Ça fait partie de  ton éducation ou  ça fait vraiment partie de toi ?  »  elle se demandait vraiment si au fond il n’était juste pas un humain avec un gène changeant, comme le gêne couleur de cheveux, là il s’agissait de la gêne loup. Peut-être c’était ça, elle ne savait pas. Elle connaissait trop peu son état lunaire, a chaque échange qu’il avait eu il n’y avait rien eux d’anomal, du moins elle n’avait pas remarqué si ce n’est qu’effectivement sa force, son endurance et ses perceptions étaient différentes. Il entendait des chuchotements, retenait des odeurs, elle avait remarqué ça chez lui, mais autrement c’était abstrait. «  Car tu sais, je te vois comme un homme et non pas comme un lycan. » Elle fronce les sourcils en l’observant. Elle n'avait pas beaucoup d'ami et elle rassurée qu'il le soit. La française a mit les cendres dans le cendrier quand la cigarette s’est épuisée  en continuant de l’observer et de profiter de l’air puis elle s’est réinstallé la tête contre le coussin. Elle s’était calmée.



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Downward spiral

Elle le surprenait toujours. L'air toujours si calme et détachée, et puis soudain un geste, une phrase, auquel on ne s'attendait pas. Elle l'avait laissé de nombreuses fois interdit, dans le doute, à se demander ce qu'elle avait voulu dire par là, avant de trouver un sens qu'il n'avait pas compris de prime abord, mais qui semblait finalement assez juste. C'est cette manière d'aborder les choses différemment, mais pas moins juste, qui faisait d'elle cette personnalité à part.
Après qu'elle l'ait fait tiqué sur Spiderman - sérieusement ? Qui d'autre qu'elle penserait à comparer un loup-garou au super-héros araignée ?! Quoique là encore, après réflexion, il y avait plus d'une similarité - il fronça ses sourcils, en pleine réflexion sur les questions suivantes qu'elle lui posait, ses yeux scrutant les imperfections du plafond sans vraiment les voir. Il abandonna momentanément ce qui le rendait songeur pour répondre à une question bien plus facile, tournant son visage vers elle, le coin de ses lèvres s'étirent alors en un léger sourire narquois, la taquinant.

« En général, parler de parties de jambes en l'air avec des nanas qui ne sont pas celle dans le lit de laquelle on se trouve, c'est plutôt un mauvais plan. »

C'était même l'idéal pour passer pour le pire des goujats, pourtant c'est vrai, avec le genre de relation qu'ils entretenaient, elle était peut-être même celle avec laquelle il pouvait en discuter le plus librement. Soma posait toutes les questions, celles-ci sonnaient avec innocence, alors qu'elles n'étaient en réalité que pertinence. La française était sans faux-semblant, sans fioritures, tellement cash avec tout ce qu'elle pouvait être. Plus tournée vers les autres que sur elle-même, c'est dans ses non-dits qu'elle dissimulait ce que les autres ne devaient pas voir. Elle avait peur d'être jugée ? Incomprise et rejetée dans ses façons de faire qu'elle ne retrouvait pas chez les autres ?
Alors pour une fois qu'elle parle d'elle, vraiment, plutôt que s'intéresser aux autres, il écoute.

Il la suit des yeux lorsqu'elle se relève, et va s'installer à la fenêtre, une cigarette aux lèvres. Lui croise ses mains, posées sur son ventre, observant sa silhouette qui se découpe dans l'encadrement, la fumée qui s'extirpe d'entre ses lèvres pour se dissiper dans la nuit qui se pose lentement sur la ville. Soma aimait les métaphores, et Daryl se perdait à imaginer l'enfant qui se promenait dans cette ville dont elle lui parlait. La plage, le soleil, toutes ses maisons, sans limites, sans barrières. Il ferme ses yeux et se laisse guider par l'histoire de ses mots. Le changement. Soudain ces murs qui se dressent, les portes qui se ferment. Soma lui parle, pourtant il a cette impression qu'elle ne lui dit pas tout. Elle fait à sa manière pour ouvrir toutes ces portes, mais s'il peut imaginer le pourquoi, il n'est pas sûr de saisir d'où vient le comment. La brune veut comprendre les gens, mais il se demande si elle se comprend, elle ?
Qu'est-ce qui l'a amené à aborder les choses de cette manière ? Comment était-elle passée de cette enfant libre, à cette jeune femme devant user de méthodes alambiquées pour passer ses portes brusquement fermées. Un simple déménagement, bien que dans des pays très différents, pouvait-il ainsi changer une personne ?

Jusqu'à présent, il avait cru que cette façon de vivre lui convenait, et donc, puisqu'elle ne causait aucun dommage collatéral, il n'y avait pas de mal ? Aujourd'hui, c'était la première fois qu'il l'entendait remettre ainsi en cause sa propre nature, qui ne l'était peut-être finalement pas tant que ça.
Il plisse un peu ses yeux, et rouvre finalement ses paupières lorsqu'elle repart à la charge sur les questions de meute, revenant également à cette interrogation qu'il l'avait laissé bien songeur.

« Qu'est-ce que ça veut dire "se sentir humain" ? »

Ce genre de question avait quelque chose de blessant pour lui. Comme si dire "Bonjour" ou "Merci", n'était qu'une mimique pour se fondre dans la masse, copier ces êtres humains, alors qu'en réalité ils ne seraient que.. quoi ? Des bêtes féroces uniquement guidées par leurs instincts et dont tout autre type de sentiments ne seraient que des imitations de la faune majoritaire de leur environnement pour passer inaperçus ?
Il sait que Soma ne pose pas ce genre de question avec de mauvaises intentions, tout ceci est nouveau pour elle, et elle est juste toujours aussi directe comme à son habitude.
Il émet un bref soupir, et se redresse finalement, repliant une jambe sur le lit, s'asseyant ainsi en tournant son regard vers la jeune femme à la fenêtre.

« Tout ça, ce ne sont que des mots. Je suis comme je suis, parce que c'est ma personnalité. Tu es peut-être différente de tes voisins, mais ça ne te rend pas moins humaine. Il a un bref sourire amère, avec ce que leur faisait Tullamore en ce moment, le terme "humanité" perdait de son sens. Pour ce que ça veut toujours dire. »

Il la suit des yeux lorsqu'elle revient s'installer sur le lit. Il ne pouvait pas lui en vouloir de ses questions, peut-être aussi parce que, souvent, il avait l'impression qu'elle le comprenait bien mieux que ne le laissait entendre ces mots. Les "mots", il était parfois bien difficile d'exprimer des choses rien qu'avec ceux-ci.

« Je suis un homme. Et je suis un lycan. Mais je suis avant tout "moi". Comment je pourrais expliquer ça ? »

Il arque un sourcil, et sourit légèrement en coin alors que Soma semblait prête à les faire partir dans des discussions philosophiques. A son tour, il vient se caler à la tête du lit à ses côtés.

« J'aime la musique, regarder un bon film, aller de temps en temps faire un tour en ville... je crois pas que le fait de me transformer ou non les soirs de pleine lune est un impact là-dedans. »

Dis comme ça, ça avait l'air si simple, pourquoi se faire cette guerre alors ? Parce que ce n'était pas 'si' simple, en réalité.

« Mais c'est vrai, on a nos propres codes. Chaque race. Puisqu'on ne se nourrit pas de la même manière, qu'on ne vit pas la même durée... mais dans le fond, on est pas tous si différents. On a juste pas les mêmes armes, donc pas les mêmes façons de s'en servir. »

Discuter de tout ça avec la française le faisait réfléchir sur ces différences en question. Et il se demandait si quelque part, ce n'était pas cette culture du secret, ce traité millénaire visant à les cacher aux yeux des humains, qui n'avait pas creusé ce fossé entre les races. Il leur faudrait bien plus d'une nuit pour répondre à ça !
Il se perd un peu dans ses pensées une fois encore avant de revenir à un sujet plus terre à terre et proche d'eux, qu'il maîtrisait d'avantage.

« Par contre, je ne suis pas Béta. Mon frère l'est. Pour ce qui est de l'Alpha... dans tous les groupes, il y a toujours un leader, ici vous avez Scott et Amarok, ça te dérange toi, d'avoir des gens qui sont là pour prendre les décisions casses-gueules à ta place ? »

Il lui répond sur le ton de l'humour, mais dans le fond, c'était bien ça qu'ils faisaient. Surtout en ce moment. Des décisions desquelles pouvaient dépendre la survie d'eux tous, comme la création de la Coalition par exemple. Honnêtement, il n'aimerait pas être à leur place. Lui faisait de son mieux pour aider, mais les choix que faisaient chaque leader étaient lourds de conséquences, une putain de responsabilité dont il se passait aisément.
Son air redevient un peu plus sérieux tandis qu'il scrute le profil de Soma.

« ... Tu te sous-estimes Soma. Tu sais, par rapport à ton histoire de portes, tout ça. Certains ont ça dans le sang et sont super sociables, c'est plus facile pour eux c'est vrai. Mais t'as pas besoin du sexe pour exister. Si les portes te restent fermées, peut-être que tu devrais essayer d'ouvrir juste un peu la tienne. Regarde Scylla, elle t'adore, et pourtant plaire à une gamine de quinze ans, c'est pas le challenge le plus facile ! Il rit un peu en se rappelant du caractère de cochon de l'adolescente qui leur en avait voir des vertes et des pas mûres du temps où elle vivait avec la meute, puis sourit plus en douceur. T'es une nana géniale, il faut juste que tu laisses une chance aux autres de s'en rendre compte. »

Elle disait qu'elle avait l'habitude de donner de faux noms à ceux qu'elle rencontrait, de les voir dans des endroits impersonnels, et de n'en faire que des moments passagers. Elle disait vouloir comprendre les gens, pourtant elle n'en effleurait que la surface, avant de passer à un autre, de peur qu'eux aussi, ne puissent alors la comprendre ? C'est comme si elle voulait tout connaitre des autres, sans qu'eux ne sachent rien d'elle. Mais ça ne pouvait pas marcher comme ça.

« J'pense que c'est comme tout, du donnant-donnant. Tu ne pourras pas comprendre les autres, si tu ne leur laisses pas l'occasion d'essayer de te comprendre toi. Un mince sourire étire ses lèvres juste avant qu'il ne se relève. C'est toujours plus facile à dire qu'à faire, pas vrai ? »

D'un mouvement souple, il quitte le lit, choppant une bouteille d'eau au passage pour aller se débarbouiller dans la salle de bain.

« Tu nous fais partir dans des remises en question philosophique à chaque fois, tu te rends compte ? »

Le ton est amusé, et en aucun cas un reproche. Il était habitué à ce genre de conversation avec l'anthropologue, mais il est vrai qu'il s'attendait à un tout autre type de soirée à la base, bien moins psychologique, et bien plus physique sans aucun doute.

« Si tu ressens le besoin de changer, fais-le. Les cours de combat pourraient te permettre de te défouler un peu, et puis de rencontrer du monde. Sa voix s'élève de la salle de bain, se taisant un moment le temps de se brosser les dents et de se nettoyer la figure, avant qu'il ne réapparaisse à la porte, s'essuyant le visage avec une serviette. Je suis sûr que tu trouveras de quoi te rendre utile, avec toutes les choses qu'il y a à faire en ce moment. »

Délaissant ses affaires là-bas, il revient s'installer en tailleur à ses côtés, le dos contre la tête du lit.

« Tu as une idée de ce que tu voudrais faire ? Avec quelques cours de tirs, tu pourrais monter la garde sur les remparts. Mais je te verrais bien faire quelque chose dans la gestion des stock, comme tu as l'habitude de toujours tout noter. Ou peut-être quelque chose en rapport avec les dons de sang ? »

Il y avait beaucoup à faire là-dessus avec la famine qui touchait les vampires, et le manque de moyens, sans parler du fait que tout le monde n'était pas prêt à donner du leur aux suceurs de sang, du coup ça demandait une sacrée logistique pour gérer ce bordel, et sans faire de perte idiote parce qu'on ne pouvait pas stocker le précieux liquide.
Les connaissances que Soma avait accumulé pourraient peut-être être utile également, cependant en étant l'un de ses "sujets", l'idée que ce qu'il aurait pu lui raconter soit partagés avec les autres habitants de Riverdall, potentiellement contre eux - quoiqu'on en dise, la Coalition restait fragile, et tout les humains ne voyaient pas d'un bon oeil les autres créatures de l'île - n'était pas quelque chose qu'il avait envie de mettre en avant.

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  * La nonchalance venait peut-être épouser parfois les formes de son visage ou de son être. On lui a souvent reproché à l’école, son attention volatile qui s’évapore. Il n’y a vraiment que lorsqu’elle prenait des cours de piano que son attention ne se dérobait pas complètement. Uniquement sur les touches bicolores qu’elles s’amusaient à titiller. Si elle s’évapore, c’est pour prendre de la hauteur et capter les nuances de ses paroles, puisqu’elle est intéressée à ses mots, mais aussi a son être. Elle ne partage pas ce genre de discussion avec toutes les personnes, bien au contraire, elle rencontre l’esprit de Daryl au détour de ses mots, apprends à le connaître de différente façon. Il n’était pas comme tous les hommes, non, il avait cette particularité le faisait vivre différemment et oui ça pouvait paraître stupide de chercher à comprendre qui il était, comment il fonctionnait. Son regard se durcissait un peu dans la nuit, leurs conversations n’avaient rien de léger et l’air de rien ça demandait de l’énergie.« En général, parler de parties de jambes en l'air avec des nanas qui ne sont pas celle dans le lit de laquelle on se trouve, c'est plutôt un mauvais plan. » Elle soupire dans sa fumé. Le besoin de créer des tabous était là oui, aussi pour protéger des espaces de l’ego, mais dans la situation où ils étaient tous les deux, ils n’avaient pas à avoir ce genre de malaise. «  J’aime le fait qu’on puisse se dire la vérité comme on le fait, c’est un sujet comme un autre au final nous nous sommes rencontrer par rapport à notre attirance sexuelle alors ça ne peut pas me blesser et tu ne sembles pas l’être non plus de ton côté. Au contraire, je te trouve très ouvert d’esprit et équilibré. Ça m’aide à comprendre un peu mieux. » Il participait à une prise de conscience plus importante qu’il ne pouvait penser. 

Si la conversation venait à tournée sur cette dualité qu’il l’habitait, c’était sans aucune malveillance de la part de la Française, elle se demandait toujours comment vivait sa petite soeur ses mouvements qui vivaient en elle. « Qu'est-ce que ça veut dire "se sentir humain" ? » c’était une bonne question Soma parlait plus du corps que de l’esprit et Daryl venaient l’éclairé sur ce qu’il était. « Tout ça, ce ne sont que des mots. Je suis comme je suis, parce que c'est ma personnalité. Tu es peut-être différente de tes voisins, mais ça ne te rend pas moins humaine.  Pour ce que ça veut toujours dire. » Elle se pince les lèvres « Je suis un homme. Et je suis un lycan. Mais je suis avant tout "moi". Comment je pourrais expliquer ça ? » elle le laisse parler sans l’interrompre l’observant toujours autant. « J'aime la musique, regarder un bon film, aller de temps en temps faire un tour en ville... je crois pas que le fait de me transformer ou non les soirs de pleine lune est un impact là-dedans. »Elle appréciait la façon dont il avait de simplifier les choses avec une sincérité touchante, l’air de rien, il désarmait sa méfiance qui était accrochée quelque part de façon invisible.

«  Je comprends mieux, je pensais que lorsque vous vous transformiez la partie consciente de vous même se mettait en veille. C’est pour ça que ça m’intriguait. » Entre autres que le «  lui » disparaissait. «  Je ne me souviens pas de tout, mais ma petite soeur avait du mal avec ça » ce n’était pas facile pour sa petite soeur et son beau-père avait dû l’emmener à l’écart dans le désert dans sa famille. Soma se souvient très brièvement lui avoir rendu visite pendant des grandes vacances avec sa mère ils avaient pris le bateau, mais la Française ne possède pas toutes les informations dans ses souvenirs. « Mais c'est vrai, on a nos propres codes. Chaque race. Puisqu'on ne se nourrit pas de la même manière, qu'on ne vit pas la même durée... mais dans le fond, on est pas tous si différents. On a juste pas les mêmes armes, donc pas les mêmes façons de s'en servir. » elle comprends bien mieux maintenant alors elle hoche la tête.

Des milliers de questions venaient fleurir dans son crâne à chaque instant, explorer sans arrêt les abîmes de réponses tout aussi multiples que les questions. Elle s’y perdait parfois, souvent, et Daryl était un interlocuteur conciliant. Bon nombre de personnes auraient sans doute jeté l’éponge et lui aurait dit «  tu poses bien trop de questions » et lui il était à l’écoute et continuer de lui donner de points de vue. Soma avait adopté un questionnement silencieux pour ça, cherchant elle-même les réponses au lieu de les demander et la plupart du temps elle n’en possédait pas la finalité. Peut-être qu'elle aurait réellement dû aller dans le journalisme, ça lui aurait permit d'avoir plus d'aplomb et des réponses. Elle osait demander et c’était quelque chose de précieux.  Elle le remerciait pour ça et se disait sans doute que c’était plus pour cette raison qu’ils étaient amis plus que pour toute autre raison. « Par contre, je ne suis pas Beta. Mon frère l'est. Pour ce qui est de l'Alpha... dans tous les groupes, il y a toujours un leader, ici vous avez Scott et Amarok, ça te dérange toi, d'avoir des gens qui sont là pour prendre les décisions casse-gueules à ta place ? » Elle avait une image animale, alpha,bêta sans doute à cause d’un documentaire qu’elle avait vu voir à la télévision.  «  Non pas du tout, je pensais que c’était la encore plus animal qu’autre chose et je pensais sincèrement que tu l’étais. »  

« ... Tu te sous-estimes Soma. Tu sais, par rapport à ton histoire de portes, tout ça. Certains ont ça dans le sang et sont super sociables, c'est plus facile pour eux c'est vrai. Mais t'as pas besoin du sexe pour exister. Si les portes te restent fermées, peut-être que tu devrais essayer d'ouvrir juste un peu la tienne. Regarde Scylla, elle t'adore, et pourtant plaire à une gamine de quinze ans, c'est pas le challenge le plus facile !  T'es une nana géniale, il faut juste que tu laisses une chance aux autres de s'en rendre compte. » ses pupilles sont tomber dans les siennes sans décrocher un mot, elle a regarder ses lèvres et son sourire qu’il laissait transparaitre. Peut-être qu'au final elle a rougit à l'intérieur d'elle même, elle ne sait plus. Son estime pour elle était pourtant présente. Elle fronçait les sourcils silencieusement.  « J'pense que c'est comme tout, du donnant-donnant. Tu ne pourras pas comprendre les autres, si tu ne leur laisses pas l'occasion d'essayer de te comprendre toi.  C'est toujours plus facile à dire qu'à faire, pas vrai ? »  Elle est attentive, le regardant se lever et partir dans la salle de bain. Il avait soulever des points troublants qui faisaient qu’elle ne pouvait pas éviter de réfléchir. À savoir que la plus part du temps, elle ressentait pas l’envie de se dévoiler à tout le monde.«  Merci » de lui remettre les idées en place, de sa gentillesse et de sa sincérité. Elle était touchée qu’il lui ouvre les yeux et elle savait bien qu’il avait raison, en restant caché, se protéger n’était pas une solution équilibrée. Et le sexe, elle ne prenait pas ça à la légère réellement bien qu’elle s’était engouffrée dans des mécaniques addictives, c’était beaucoup plus profond que ça pour elle surtout quand elle avait eu des sentiments profond pour l'être face à elle.

«  Je vais essayer oui d'être plus ouverte a mon tour »  elle s’est installée plus confortablement alors contre la couverture ce couvrant un peu avec celle-ci « Tu nous fais partir dans des remises en question philosophiques à chaque fois, tu te rends compte ? »  elle sourit un peu gêné, elle se rends pas bien compte, mais oui, ils discutent de bien des sujets et pour être honnête, elle aime que Daryl ait de la conversation. Elle ne se sent pas mal à l’aise de discuter avec lui. «  Je ne me rends pas tellement compte, ta vision des choses m’aide. J’ai l’habitude de débattre avec mes pensées et à les lâcher, c’est facile de partager avec toi, de parler et d’écouter ton point de vue sur les sujets dont on parle parce que tu n’es pas dans le jugement. Tu me parles simplement avec tes expériences et c'est agréable aussi, t'es pas dans le désire de tes propres intérêts mais plutôt juste dans la conversation avec un échange. » Elle l’observe installé en tailleur, droit quand il revient.  Elle aurait été oppressé dans le cas contraire mais elle ne l'était pas.

« Si tu ressens le besoin de changer, fais-le. Les cours de combat pourraient te permettre de te défouler un peu, et puis de rencontrer du monde. Je suis sûr que tu trouveras de quoi te rendre utile, avec toutes les choses qu'il y a à faire en ce moment. » elle a rigolé un peu nerveusement. Les sports s'étaient pas vraiment son point fort mais oui peut-être qu'il était temps de faire quelque chose. Au lieu de passer dans le sérieux, elle a essayé de le pousser pour le faire balancer de sa posture droite pour qu'il se détende aussi « Je m'entraine déjà comme tu peux le constater »


« Tu as une idée de ce que tu voudrais faire ? Avec quelques cours de tirs, tu pourrais monter la garde sur les remparts. Mais je te verrais bien faire quelque chose dans la gestion des stock, comme tu as l'habitude de toujours tout noter. Ou peut-être quelque chose en rapport avec les dons de sang ? » elle avait bien des idées oui mais ce qu'il lui disait été tout aussi intéressant plus pour le stock que pour les remparts parce que honnêtement elle serait du genre à ne pas savoir qui laisser entrer qui laisser sortir. « oui je vais demander dans les stocks et voir s'ils ont besoin d'aide pour les dons du sang, peut-être je vais apprendre a savoir ou il faut piquer et récolter le sang.  »  C'était tout a fait faisable également.  Plus sérieusement donner son sang également aiderait, les loups ne devaient pas avoir besoin de cela si elle avait bien compris vu qu’il se régénérait, mais du coup il devait peut-être faire de bon donneur ? Mais la gêne se transmettait comment? «  hm comment se transmet votre gène a un autre ? » c’était encore une question peut-être indiscrète sur sa nature, elle avait les yeux grands ouvert malgré qu'elle soit détendu.


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