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 "Surrender to my will" ◊ Bartolomeo F.

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Bartolomeo Fonte
feat. Nicolas Simoes

Nom : Fonte
Prénom(s) complet(s): Bartolomeo
Race : Vampire
Âge : 679 ans / 32 ans
Groupe : Vampire
Origines : Italiennes
Métier/Rang : Gestionnaire non-anonyme de la banque du sang
Désirez-vous être parrainé ? [] Oui [X] Non
Apparence

On ne peut nier le fait que Bartolomeo est un bel homme. Il est incapable de quitter son logement sans être parfaitement apprêté. Ses cheveux bruns ondulent parois éparsement devant son front. Ses prunelles claires vous transpercent autant qu’elles vous séduisent lorsqu’elles s’attardent sur vous. Il a facilement adapté son aux siècles qu’il a traversé. Un peu cliché sur les bords, en bon italien qu’il est, il a toujours tenu à suivre la mode. Tantôt dandy, tantôt hypster, il se prend maintenant bien moins la tête sur ce qu’il va porter. Les conditions de vie ne lui permettent plus de passer des heures dans les magasins à dénicher la fabrique indispensable qui manque de son armoire. Aujourd’hui il se contente de ce qu’il possède déjà. Une quantité monstrueuse de vêtements - même une femme perdrait ses moyens face à son dressing. Un piercing à l’oreille gauche. Quelques bracelets de cuir aux poignets. Un collier en argent dont le pendentif tutoie son diaphragme. Des abdominaux parfaitement dessinés. Des épaules légèrement tombantes qui n’en demeurent pas moins fortes. 1,89m de nonchalance et de charme. Quand on le voit, on ne peut s’empêcher de vouloir l’approcher tout en ayant tous les sens en alerte. Ce paradoxe est imprimé sur les traits de son visage. Bart est un homme que l’on voudrait tuer tout autant que le mettre dans son lit.
Doloris
Fonte a la capacité de jouer avec la douleur des autres selon ses envies. Il peut donner l’impression qu’une petite coupure au pouce est en fait un membre coupé petit à petit avec un couteau à beurre. A l’inverse, il peut totalement apaiser une douleur s’il le souhaite. Bien évidemment, tout dépend de ses envies du moment.
Psychologie
Ceux qui ont eu la malchance de le côtoyer disent de lui qu’il n’est qu’un « petit con, arrogant, narcissique et manipulateur ». Ils ne peuvent être plus exacts. En règle générale, les êtres vivants ont quantité égale de défauts et de qualités. Le cas de Fonte est bien différent. On dénombre chez lui bien plus de défauts qu’il n’en faut. Comme vous l’avez compris, le vampire aime être regardé, charmé. Même s’il répond négativement à vos avances, il ne le fait que lorsque l’ennui commence à le gagner. Il aime la beauté, la perfection. Il en a une vision très biaisée, propre à lui. Il aime les joyaux brutes qu’il peut sculpter comme bon lui semble. Il aime briser les volontés de fer pour n’en faire que des miettes d'acharnement, des esclaves en manque d’une drogue que lui seul peut fournir. Puis finalement il se lasse et abandonne ses jouets dans des états qui ne fait qu’accentuer son excitation. La raison pour laquelle il abandonne ses jouets et toujours la même. C’est un perfectionniste. S’ils ne sont pas modulables comme il le souhaite, s’ils sont dociles plus rapidement qu’il ne voudrait, si au contraire ils se rebellent plus longtemps qu’il l’avait calculé, alors il perd tous ses moyens. Les choses qui ne se déroulent comme il les a prévu lui déplaisent grandement. Il n’a pourtant rien contre les imprévus de façons générale, au contraire, ça met toujours un peu de piment dans sa vie. Mais lorsqu’il a mis un plan en place, il faut qu’il se déroule tel qu’il l’a imaginé. Il peut d’ailleurs se montrer assez autoritaire pour obtenir ce qu’il veut. Il sait mettre les formes quand il juge que cela est nécessaire, mais il peut aussi rapidement perdre patience et hausser d’un ton pour bien se faire comprendre.
Vous l’aurez compris, l’on peut aisément affirmé que Bartolomeo aime le sang. Il aime le voir couler d’une veine. Il aime le voir s’agglutiner dans un récipient, prendre cette couleur sombre, s’épaissir. Il aime le sentir sur sa langue et descendre le long de son oesophage. Il aime l’entendre circuler dans les veines d’autres. Il aime planter le voir s’insinuer sous ses ongles lorsqu’il plante ces derniers dans la chair.  Il aime pouvoir jouer avec jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.
Etrangement, il renvoie l’image d’un homme en qui on peut avoir confiance. C’est rare de le voir les sourcils froncés, agressif et prêt à sauter au cou de tout ce qui bouge. Bien au contraire, charmeur comme il est, il aura tendance à faire des clins, passer la main dans ses cheveux, poser des yeux presque lubrique sur un corps qui lui fait envie. Il est courtois, presque serviable par moment. Il n’en demeure pas moins un être manipulateur. Il serait prêt à mettre de côté tout ce qui fait de lui un être redoutable pour parvenir à ses fins. Il serait prêt à renier tout ce qu’il est pour se jouer d’une victime innocente. En plus des tortures physiques qu’il adore infliger, c’est sa façon de jouer favorite.
Il est évident que Bartolomeo Fonte n’a d’yeux que pour sa personne. Ce vaniteux narcissique ne ressent pas la moindre émotions vives pour autre que lui-même. Même lorsqu’il semble s’intéresser de trop prêt à quelqu’un, vous pouvez être que cette personne ne servira qu’à le mettre d’avantage en valeur. Elle ne sera qu’un bijou, un accessoire de mode à son bras. En toute logique, la notion de fidélité pour lui n’engage que lui. En dehors de ses propres convictions, de sa propre petite personne, nul autre ne mérite sa confiance et sa loyauté. Ce qui évidemment, ne l’empêche pas de faire semblant. Autant pour assurer sa survie que pour pouvoir rebondir plus tard.
Ce n’est alors pas infondé de dire de lui qu’il est cultivé. Il tend l’oreille à tous les sujets ou presque. Pas qu’il soit réellement intéressé, plutôt qu’ainsi il engrange des informations qui finiront par lui être utile. Pourtant sans précepteur lorsqu’il était enfant, il ne serait pas arrivé là où il en est aujourd’hui. Il peut admettre presque sans honte, que sans cet homme, il ne serait pas capable de tenir une conversation correcte. Il serait aussi dans l’obligation de lever son joli derrière tous les jours pour travailler. Cela aurait été sa torture à lui. Bartolomeo n’est pas le plus courageux des hommes lorsqu’il s’agit de devoir travailler. Il ne l’a jamais fait et est bien heureux de ne jamais avoir à le faire. Cela doit dépasse la fainéantise.


Avez-vous d'autres liens ? : Serina Fonte : Ma capricieuse et indomptable Infante (pnj)
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Jonah Fowler : L'être à torturer
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Orfeo Spinola : l'ancien ami et amant perdu de vue
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Until the day I die


Elle était assise dans le fauteuil pourpre, face à lui. Un petit sourire narquois au coin des lèvres. Une tentation à l’état pur, dans un manteau de chair à la peau doré par le soleil. Dans le plus simple appareil, elle posait tel un mannequin. Les courbes étaient voluptueuses et appelaient à l’ivresse des sens. Elle était d’une beauté époustouflante. Ses lèvres entrouvertes le réclamaient. Il la désirait. Il désirait la posséder sans la moindre retenue. Il souhaitait que cette beauté soit sienne et éternelle. Elle le serait sans tarder. Il la posséderait de toutes les façons possibles et imaginables, se repaissant de la moindre parcelle de ce corps offert et de cette âme. Une âme bien trop belle et bien trop pure pour qu’elle n’appartienne qu’à elle.
Quand les premiers rayons du soleil atteignirent le balcon, elle n’était plus qu’ecchymoses et douleur. Les sanglots ne franchissaient plus ces lèvres rougies par le sang. Elle vacillait entre conscience et inconscience, ne réalisant pas encore que là n’était que le début d’un véritable enfer. Il lui était maintenant impossible de faire marche arrière. Elle avait épousé cet homme. Ce monstre. Dans quelques mois, elle donnerait naissance à un autre genre, pire encore que le premier, bien qu'elle l'ignorait.

Bartolomeo Fonte avait été conçu dans la douleur et le sang. Malgré cela, les premières années de sa vie, il était un agneau des plus doux. Du moins, en apparence. Elevé par une mère qui sursautait au moindre son d’une porte qui s’ouvre et un père autoritaire et violent, il n’aurait pas pu devenir un être humain normal. Il était totalement imperméable à l’amour. L’amour tel que les autres le concevait. La vision qu’on lui avait peint était cruelle. Chez les Fonte, Amour rimait avec torture, violence, douleur. Il éprouvait peut-être un semblant d’attachement pour les autres êtres qu’il côtoyait. Un attachement qui le poussait souvent à s’assurer que sa mère se sustentait comme il le fallait. C’est à peu près à cette période qu’il a découvert qu’il ne ressentait aucune douleur physique. Totalement imperméable aux coups que son père lui portait car il ne souhaitait pas qu’il protège sa mère, parce qu’il espérait qu’il devienne un homme fort, à son image.

Le doute l’envahit peu à peu sur cette étrange absence. A peine âgé de 7 ans, il n’en dormait plus la nuit. Il s’adonna alors à quelques expériences. Laissant sa main sur une bougie, il avait attendu pendant de longues minutes de ressentir le moindre picotement, la moindre sensation. Il ressentait la chaleur, mais ça s’arrêtait là. Ce fut sa mère qui l’arrêta, hurlant comme une bête furieuse. Elle pansa sa blessure, la paume rendue méconnaissable sous une bonne dizaine de cloques prêtes à éclore. Elle supplia l’enfant de ne pas dire un mot à son père. Ses yeux luisaient de peur, humides de larmes qui ne pouvaient plus couler. Alors le jeune Bartolomeo promit à sa mère de ne rien dire. Toutefois, c’était une promesse qui savait rompue au moment même où il l’avait faite. Son père avait cette force de persuasion, cet instinct animal contre lequel personne ne pouvait lutter. Il n’haussait jamais la voix contre un serviteur désobéissant, mais il parvenait à lui faire comprendre son erreur en quelques mots. Le jeune italien n’avait pas peur de son père, bien au contraire, il l’admirait. Il espérait devenir le même homme que lui. Puissant et craint à la fois.

La famille Fonte était l’une des plus fortunées de Milan. L’on voyait le Père Fonte dans toutes les soirées mondaines, aux côtés d’autres tout aussi fortunés que lui, se fondant dans la masse. Nul ne se doutait de ce qu’il se tramait dans son foyer. Il arborait sans cesse un sourire charmeur, une toilette impeccable et un langage plus que correct. L’argent de la famille était utilement dépensé. Une bonne partie allait à de jeunes artistes prometteurs dont les toiles ou les sculptures touchaient le chef de famille. Presque tout le reste passait dans l’éducation de Bartolomeo. Celui-ci serait l’avenir des Fonte. Lorsque le père ne serait plus là pour assurer les affaires de famille, Bartolomeo devrait être capable de faire ce qu’il faisait. De faire même mieux. Il assurerait la descendance. Il transmettrait tout ce qu’il avait appris. Le bon comme le mauvais.

Son précepteur, Alberto Renaldi, était un homme ferme mais juste, habilement choisi par le chef de famille. Chaque bonne réponse se voyait récompenser d’une heure de détente où il avait quartier libre, ou d’une sucrerie glissée sous la table. Chaque erreur se voyait être punie d’un violent coup de baguette en bois sur les doigts ou la paume de la main. Suffisamment fort pour que ceux-ci rougissent. Evidemment, ce dernier ne ressentait rien et n’apprenait donc pas de ses fautes. Il les reproduisait encore et encore, jusqu’à ce que lui-même ne supporte plus de voir son précepteur s’impatienter et le traiter d’incapable et de bon à rien. Alberto devait s’y prendre à plusieurs reprises pour qu’un mot d’une langue étrangère soit retenu. Il fallait d’avantage d’effort pour qu’il comprenne l’astronomie et les mathématiques. Ce fut un travail de longue haleine. Et le Signore Renaldi ne fut pas au bout de ses peines quand l’adolescence frappa à grands coups. Apportant avec elle, des vagues d’émotions que le jeune homme ne saurait jamais vraiment contrôler.

La mère du jeune Fonte fut retrouvée morte un matin, dans son lit. Elle s’était tranchée les veines avec le marque page en or que son époux lui avait offert quelques jours plutôt. Les plaies étaient brouillons et il n’était pas difficile de comprendre qu’elle avait forcé plus que de raison. Ce fut son fils qui la découvrit. Il resta un moment à son chevet, sans un mot, à observer le cadavre inerte, happé par le regard vide sa défunte mère. Puis il avait levé une main, posé un doigt sur le front glacé. Il tapota à plusieurs reprises, tentant de comprendre ce qu’il se passait. Il était à peine âgé de 14 ans et une fascination morbide commença à croître en lui. Une fascination pour le liquide carmin qui s’était répandu sur les draps et le parquet. Il s’était ensuite accroupi et avait plongé un index curieux dans la vitae. Il frotta ses doigts les uns contre les autres, poisseux de la lymphe épaisse.
Les premiers temps, il demeura impassible, n’assimilant pas bien tout ce que cette disparition sous-entendait. Les regards doucereux, les paroles réconfortantes, tout lui passait au dessus de la tête. Il avait insisté pour que le Signore Renaldi reprenne ses cours là où il les avait laissé.
Vint ensuite la colère. Une colère qui n’avait rien de sourde. Une colère agressive, vindicative. Quand les serviteurs de la famille lui proposaient des gâteaux en toute innocence, il les envoyait paître sans retenue. Lorsque des amis de la famille leur rendait visite, s’inquiétant des sentiments du jeune garçon, il les insultait, criant haut et fort qu’il n’avait pas besoin de leur pitié. Quand son père tenta de comprendre pourquoi il se mettait dans de pareils états, il lui reprocha tout ce qui n’allait pas dans sa vie avec une véhémence et une diction qui surprirent le Père Fonte. Une pointe de fierté fut lisible dans son regard. Bartolomeo approchait du monstre qu’il souhaitait faire de lui.

A la fin de l’adolescence, il avait appris tout ce qu’il avait à apprendre. Il avait connu l’amour charnel très rapidement, entrainé par son père dans les salons libertins de la ville. Attiré malgré lui autant par les hommes que par les femmes, il n’osait avouer la première. Pourtant, il avait rencontré un jeune homme qui avait eu raison de ce que l’on pouvait appeler ses sentiments. Un jeune homme d’une beauté époustouflante et aux prunelles azurées hypnotisantes. L’attirance qu’il ressentait à son égard était pour lui malsaine, poussé par un géniteur qui voyait en lui un dominateur sans âme. Cela ne l’empêcha pourtant pas de passer énormément de temps aux côtés d’Orfeo. Les deux jeunes gens partageaient une multitude de discussions diverses et variées. Sur les arts et la philosophie. Ils passaient énormément de temps ensemble, ne voyant pas défiler les heures, apprenant ainsi l’un de l’autre. C’était à un point que Bartolomeo ressentait une sorte de manque loin de lui. Il souhaitait le voir et lorsqu’ils se séparaient, il n’avait qu’une envie, le retrouver. Il ne se passa rien entre eux qu’ils auraient pu regretté, ressentant la même chose pour les relations entre hommes. Ils n’en parlèrent jamais réellement, mais cela se lisaient dans leurs yeux.

D’ailleurs, ce fut ainsi que Leonardo interdit à son fils de revoir son ami. Il était absolument impensable que sa progéniture puisse faire une telle chose, puisse commettre un tel acte. Il lui avait hurlé dessus comme s'il avait commis le plus irréparable des crimes. Le jeune homme ne s’était pas laissé faire, ne pardonnant toujours pas à son père la mort de sa mère. Les voix s’étaient élevées, les tons échauffés et finalement, Leonardo en était venu aux mains. Ce ne fut pas la première fois qu’il frappait son enfant mais ce fut la dernière. Ca n’avait pourtant été cette fois que la claque d’un père blessé, mais la fierté du jeune italien avait été ébranlée.

Il vit alors grandir en lui des envies plus particulières. Il se profilait en son sein des désirs incontrôlables. Il devint plus sélectifs sur les personnes qu’il côtoyait, ne voyant en elles que des objets à posséder, pour une collection qui n’avait de place que dans son esprit brisé. Il se mit à fréquenter de plus en plus de salons mondains, sans son père, sans qui que ce soit pour surveiller ses gestes. Il devint plus violent, plus possessif. L’on voyait se profiler une personnalité des plus troubles. Il ne se laissait plus approché comme auparavant. Il était hors de question qu’une personne qui ne lui plaisait pas ne tente ne serait-ce que de le toucher, de l’effleurer. Bien évidemment, Leonardo, à bonne distance, gardait un oeil sur son fils. Il était hors de question qu’il le laisse faire ce qu’il voulait sans qu’il n’ait son mot à dire. Mais Bartolomeo devenait exactement tel qu’il le souhaitait. Un être froid, sans âme, uniquement contrôlé par ses désirs et envies. Qu’il fut incapable de ressentir une quelconque douleur n’était pas dans ses plans, mais conférait au jeune homme, un avantage certain.

Peu à peu, Leonardo Fonte s’effaça des affaires de famille pour laisser le champ libre à son héritier. Plus digne de lui de jour en jour. Il n’avait pas son pareil pour dénicher les jeunes talents prometteurs. Il savait s’entourer des bonnes personnes. Il n’y avait pas un soir où il n’était pas accompagné ou sollicité. On le désirait dans toutes les soirées si bien que l’on ne prononçait plus le nom de Leonardo Fonte. L’on avait même oublié à quoi il ressemblait. Bartolomeo avait les traits fins de sa mère. Des traits dont il était difficile de se passer. Des traits à la fois attirants et repoussants. L’on ne tarissait pas d’éloges sur lui, sans pour autant oublier qu’il avait un caractère haïssable. Il les entendait le critiquer autant qu’il l’admirait, cela ne le faisait que jubiler que d’avantage.

Ce fut une fois la trentaine passée que le père Fonte refit son apparition dans la vie de son fils. Il s’était au début peu à peu effacé avant de totalement disparaitre de la demeure familiale, de la ville même certainement. Personne ne sut réellement ce qu’il était advenu de lui. Une part du jeune italien rêvait qu’il soit mort comme le chien qu’il était dans les bas fonds de Milan. Quand il revint, les deux hommes se jugèrent un moment. L’un admirait ce qu’était devenu le second, comment la petite graine était devenue un arbre fort et puissant. L’autre se demandait quel nouveau malheur il allait causer dans sa vie. L’avantage était qu’il ne s’était attaché qu’à une seule personne jusque là et que cette dernière avait totalement disparue de sa vie depuis plus d’une décennie. Son père n'avait alors aucun moyen de pression sur sa personne.

Che cosa vuoi ?
Tu…
Sono già tuo figlio. Non è abbastanza per te ? O allora desideri uccidermi anche ?

Le ton de Bartolomeo était suffisant, regardant son père de haut, comme s’il n’était que la moitié de l’homme qu’il prétendait être. Ce dernier ne bougeait pas d’un millimètre, observant la moindre mimique de sa progéniture. La veine qui pulsait nerveusement sur sa tempe. Les mâchoires qui se serraient et se desserraient sous la peau. Les pupilles qui semblaient trembler en le fixant. Il percevait aussi les battements de son coeur. Calmes, réguliers. Il ne le craignait pas. Il ne l’avait jamais fait. Les minutes s’égrainaient et aucun des deux ne semblaient vouloir prononcer la moindre parole, faire le premier pas vers l’autre. Puis Leonardo entrouvrit les lèvres, prêt à prendre la parole mais se ravisa au dernier moment et tourna les talons. Bartolomeo le regarda s’éloigner en direction de la chambre qui avait vu sa mère mourir, pestant entre ses dents de ce retour non désiré.

Plus tard dans la soirée, alors que le jeune Fonte rentrait d’une soirée bien où l'alcool avait coulé à flot, il fut surpris de trouver son père, assis sur son lit. Une jambe croisée sur l’autre, une main en appui sur les draps, il fixait celui qui venait d’entrer. Il le laissa approcher alors qu’il titubait. La langue de l’italien se délia plus que dans le début de soirée et se mit à insulter son père dans toutes les langues que ce dernier l’avait forcé à apprendre. Le père le laissa terminer puis se leva calmement. Il posa une main sur l’épaule de son enfant qui étrangement ne broncha pas. Puis arriva l’instant décisif. L’instant qui scella le destin de Bartolomeo Fonte, ainsi que ceux qui croiseraient sa route.

A aucun moment Bartolomeo n’avait imaginé que les choses se déroulerait de la sorte. C’était une sensation étrange qui l’avait envahit. Une douce chaleur se répandait dans son corps, lentement. Si lentement qu’il pouvait sentir chaque veine de son être se gorger de cette tiédeur. Ce fut ensuite à la place d’un froid réconfortant. Progressif, lui aussi surprenant. Bartolomeo se laissait faire, laissant son esprit sombrer dans un état d’extase qu’il n’avait jamais connu. Lui qui avait cherché tant de fois à ressentir quelque chose de si intense, privé de sa capacité à ressentir la douleur ou l'amour. Voilà qu’il était comblé, pleinement satisfait pour la première fois en plus de 30 ans. Ce fut le sourire aux lèvres qu’il ferma les yeux, convaincu qu’il rendait son dernier souffle ce soir. Mais quelle plus belle façon de mourir ?!

Quelle ne fut pas sa déception lorsqu’il rouvrit les yeux, quelques jours plus tard. Il se redressa brusquement, regarda tout autour de lui pour finalement trouver son père, assis au pied de son lit, tel qu’il était dans son dernier souvenir. Désorienté, il bondit hors de ses pénates et tenta de trouver la sortie. Avec une dextérité et surtout une rapidité hors du commun, son père l’empêcha de quitter la pièce. Abasourdi plus qu’effrayé, Bartolomeo le fixa de ses grands yeux clairs. Son père tenta de poser une main sur son épaule, mais le fils, qui tentait toujours de mettre de l’ordre dans ses idées, fit un pas en arrière, butant contre la porte close. À tâtons, il cherchait la poignée. Face à lui, l’homme soupira lentement.

Hai paura di me...
Non sopravvalutarti, non ho paura di te.
Sai che potrei anche finirti adesso.

Un frisson parcourut l’échine de Bartolomeo. Il savait de quoi cet homme était capable bien qu’il avait toujours été des plus distants et des plus calmes en présence de son fils. Il n’avait montré sa bestialité qu’avec sa femme et quelques serviteurs. Il n’avait pas trouvé cela nécessaire d’en faire de même avec son enfant, sachant pertinemment que quoi qu’il fasse, il lui serait identique. Il le surpasserait même. Humain, il avait fait preuve d’adresse et de vice. Vampire, il serait à la hauteur des attentes de son Créateur.

Il dut s’armer de patience pour tout expliquer à sa progéniture qui n’en faisait comme toujours que selon ses envies. Le jeune transformé eut beaucoup de mal à croire son père sur paroles. Pourtant, ce qu’il lui expliquait prenait sens au fur et à mesure de la conversion. Les pièces du puzzle s’assemblaient. Tout faisait finalement sens. Le point final à la conversation fut quand le père convoqua une servante dans la chambre de son fils. Celui-ci n’avait pas quitté le bord de son lit depuis le début de la discussion.

Perché chiamare la cameriera ?

Il n’eut pour seule réponse que le silence et un sourire qui n’aspirait à rien de rassurant. Quand la bonne arriva, aussi innocente qu’une jeune vierge, le père se plaça entre elle et la porte, l’incitant à avancer jusqu’à son jeune maître. Celle-ci obtempéra, la tête baissée, loin de se douter de ce qui l’attendait. Le brun l’ignorait également. Cependant, son regard se porta naturellement sur la nuque dégagée de l’employée de maison. Il y voyait la veine s’agiter sous la peau. Il sentait la douce odeur qui émanait d’elle et qui envahissait ses narines. Il se leva et tel le prédateur qu’il était devenu, se rapprocha d’elle à pas de loup, le regard fixe. Ses prunelles brillaient d’une lueur nouvelle. La jeune femme fit plusieurs pas en arrière mais fut immobilisée par celui qui bloquait la sortie. Bartolomeo ne posa aucune question, ne lutta pas contre ses envies. Son nouvel instinct lui ordonnait de s’approprier ce sang qui l’appelait. Il glissa une main ferme dans sa nuque, l’empêchant de lui échapper encore. Il huma à pleins poumons les fragrances fruitées de sa peau. Un grognement animal franchit ses lèvres quand il fondit sur son cou de cygne, enfonçant ainsi deux canines pointues et acérées. Le liquide carmin dégoulina le long de son oesophage, conférant à ses sens une toute nouvelle sensation. Plus intense encore que lors de sa transformation. Un frisson délicieux lécha sa colonne vertébrale. Il en grogna encore de plaisir. A cette instant, il comprit ce que lui avait raconté son Sire. Il comprit ce qu’il était devenu, ce qu’il devrait faire. Il comprit que le sang deviendrait sa drogue.

Au fil des années, un à un, les serviteurs de la demeure disparurent. D’autres prirent la place un certain temps, puis disparurent à leur tour. Et cela continua pendant de très longues années. Tous avaient une caractéristique commune. Ils étaient beaux, aux yeux du propriétaire des lieux. Le jeune vampire ne supportait pas la laideur, encore moins que lors de sa vie d'humain. Sa nouvelle condition lui conférait le pouvoir d’éradiquer la laideur dans sa ville s’il le souhaitait, mais il ne pouvait se résoudre à se salir les mains sur ces personnes qui l’écoeuraient. Il était maintenant un monstre à part entière. Heureusement, la Nature l’avait pourvu d’un physique plus qu’avantageux et sa laideur intérieure ne se répercutait pas sur ses traits. Plus tard il se demandera s’il n’avait pas inspiré « Le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde. Plus le temps passait, plus le jeune homme perdait patience. Tout l’ennuyait. Il avait fait le tour de ce qu’il avait à faire. Il comprit qu’il était temps pour lui de partir. Le Monde avait tellement à lui offrir qu’il ne pouvait se résigner à demeurer ici.

L’Italie n’était plus assez grande pour ses ambitions et sa curiosité. Il commença par un proche pays, la France. A son arrivée à Paris, il fut un peu considéré comme un animal de foire. Non pas à cause de cette condition que tous ignoraient, mais car il venait d’un autre pays. Il devint rapidement un élément indispensable lors des soirées mondaines. Les premiers temps, il en joua avec un certain plaisir. Les femmes comme les hommes lui portaient un intérêt satisfaisant. Ils étaient amusés par son petit accent étranger. Ils étaient fascinés par les histoires qu’il racontait à propos de son pays. Ils appréciaient ses traits d’esprit et surtout le charme auquel ils succombaient tous. Certains, beaucoup même, le payaient pour pouvoir jouir de sa compagnie et l’exhiber dans les salons mondains. Le bouche à oreille fit rapidement le tour de la capitale française à tel point qu’il parvint même à trouver ses entrées dans la palais royal. Le Roi lui-même s’intéressa de près à ce qu’il dégageait. Signore Renaldi devait être des plus fiers de son élève. Nul doute qu’il dépassait enfin le maitre. Ce fut ainsi qu’il commença une petite fortune - en plus de sa fortune personnelle qu’il craignait de perdre à force de tout dépenser sans compter. Le domaine familial lui appartenait toujours et il ne pouvait se résoudre à le vendre pour le moment.

Après la France, il tenta de faire un tour en Espagne. Les latins lui manquaient déjà. Il n’était parti qu’une petite vingtaine d’années à peine. La péninsule ibérique était plus animée que la France. Le trône se partageait entre trois rois. La politique ne l’intéressait guère mais il était là où son intérêt se trouvait. Ce fut ainsi qu’il se retrouva aux premières loges de l’Inquisition. Il était présent lorsqu’une « sorcière » fut brûlée en place publique. Il admira la scène, les bras croisés sur le torse, se gorgeant des cris qu’elle poussait et des exclamations de joie de ceux qui assistaient à la scène avec lui. Il fut payé à faire expulser les musulmans de certaines villes. D'un point de vue personnel, il n’en avait que faire de leur religion, de leur façon de s’habiller. Il aimait les voir courir dans tous les sens, pris de panique, se demandant s’ils allaient juste devoir partir ou mourir dans d’atroces souffrances. Le vampire préférait cette dernière option bien évidemment. Soudain, quand le frisson de la traque disparut, Fonte disparut du pays avec lui.

Il atterrit sur un bateau en direction du nouveau monde. A peine découvert, il savait qu’il n’y aurait pas grand chose à voir mais il ressentait ce besoin de voyager, de ne pas rester à la même place. Le plus compliqué fut de passer le voyage enfermé, à l’abri des regards, tout en étant capable de se nourrir quand il le fallait. Sans compter le fait qu’il ne pouvait pas faire crier ses victimes autant qu’il le fallait. Dans le noir, il s’amusait de les entendre chercher ceux qui semblaient avoir disparu. Au bout de quelques jours, ils finissaient par conclure qu'un accident était vite arrivés et que leurs amis étaient passés par dessus bord.

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Hit the road Jack



Le Nouveau Monde fut plus décevant qu’il ne l’aurait pensé. Des étendues de verdures sans fin. Des villes qui commençaient à peine à se construire. Lui qui aimait l’animation et surtout l’attention à son égard, il se devait de changer d’endroit. Se dirigeant plus au Sud, espérant trouver plus d’inspiration sous l’équateur, il fit l’agréable rencontre d’une tribu d'amérindiens. Ces derniers l’accueillirent à bras ouverts. Contre toute attente, il était le premier Homme Blanc qu’ils croisaient. Pacifistes, ils l’intégrèrent comme l’un des leurs. Il en apprit beaucoup sur les us et coutumes de leur tribu, l’art de vivre et de survivre dans la nature. Leur guérisseur était un sorcier aguerri. Ils tentèrent de lui apprendre leur langue, ce qui se révéla plus complexe qu’il ne l’avait pensé. Il resta parmi eux sans faire de vagues pendant plusieurs années. Ils ne le questionnèrent pas sur le fait qu’il ne vivait que la nuit, pensant que c’était les habitudes des Hommes Blancs et que c’était pour cette raison qu’il avait la peau aussi pâle. Ils ne s’inquiétèrent pas qu’il ne mangeait pas avec eux. Mais tout prit fin lorsque d’autres Hommes Blancs les surprirent sur leur territoire. Dans leur folle envie de conquête aveugle, ils tentèrent d’asservir ces hommes à la couleur de peau différente. Ceux qu'ils appelaient des sauvages. Ils tentèrent de les domestiquer, de les faire adhérer à leurs croyances et qu’ils abandonnent les leurs. Le vampire aurait pu les laisser faire sans s’en mêler. Après tout, il n’avait jamais eu l’intention de rester avec eux jusqu’à la fin des temps. Mais quand ils commencèrent à violer les femmes et exploiter les enfants, il prit finalement leur défenses. L’on aurait pu croire que c’était suite à un élan soudain de générosité et de gentillesse, comme s’il ressentait enfin quelque chose mais c’était loin d’être le cas. Il se dit simplement que si lui ne s’était pas laissé aller à de telles activités envers eux, personne d’autre n’en avait le droit. Il leur fit regretter leur geste avant de se retourner contre ceux qui l’avaient hébergé. Ils savaient à présent ce qu’il était et ne pouvait prendre le risque qu’ils ébruitent cette information. Ils tentèrent de le supplier de les épargner, ou d'au moins laisser les enfants vivre. Cependant, plus il les voyait s’agiter et se débattre, plus il lui était vital de les achever lentement.

L’Amérique n’était pas fait pour lui. Il retourna alors sur le vieux continent. Ce dernier avait largement changé depuis son départ. Il n’eut pourtant pas grand peine à se réintégrer. Il fit un détour par la villa familiale qui avait été peu à peu laissé à l’abandon. Le maitre des lieux n’étant plus là pour s’assurer que tout allait pour le mieux. Il prétexta être son propre descendant et remit ses affaires à flots. Il investit facilement dans différents domaines. La politique, l’art, les voyages. Il savait que ces trois domaines lui rapporteraient toujours quelques choses et ce jusqu’à la fin des temps. A l’époque où la conquête des mondes était à son apogée, il n’aurait plus aucune inquiétude à se faire pour l’argent. Il finit par quitter de nouveau l’Italie, louant la maison à une famille riche pendant qu’il continuerait son exploration du monde. Les capitales européennes eurent leurs doses de Bartolomeo. Ce dernier avait mis son grain de sel un peu partout, se mêlant aux populations sans le moindre mal. Il rencontra bon nombre de ses congénères, en apprenant d’avantage sur sa condition et sur les autres races qui cohabitaient avec eux sur Terre. Il demeura avec une petite communauté de vampires pendant près d’un siècle, mais n’y trouva pas son compte. Il n’avait pas la liberté de faire ce qu’il voulait, quand il le voulait. Ils avaient pourtant plus ou moins la même vision des choses que lui, mais ils étaient parfois trop humains à son goût. Alors il reprit la route de son côté.

Ce fut ainsi qu’il atterrit à Londres. La métropole anglaise était la ville dans laquelle il fallait être. Une fois sur place, il ne put que louer les cours de langues donnés par son défunt tuteur. L’immersion fut plus rapide ainsi et il se mêla aux autres avec aisance. Il se promena de soirées mondaines en soirées mondaines jusqu’à faire une rencontre des plus intéressantes. Intéressante était encore un mot assez faible. Il venait de rencontrer des nécromanciens. Voilà qu’il foulait la Terre depuis maintenant plus de 300 ans et il découvrait peu à peu que les êtres humains n’étaient pas les seuls à se partager cette planète, contrairement à ce qu'ils semblaient croire. D’abord des vampires et maintenant des sorciers. Les Vester pratiquaient la nécromancie depuis toujours et avaient besoin d’un certain financement pour se procurer ce dont ils avaient besoin pour pratiquer leur art. Il hésita d’abord, peu certain de vouloir voir son nom associé à ce type de pratique. Toutefois il changea rapidement d’avis quand il rencontra Cassandre Vester. Une beauté rousse comme il n'avait jamais eu l’occasion d’en croiser dans les ruelles milanaises. Il était évident qu’il devait la faire sienne. La jeune demoiselle faisait ses premiers pas dans le monde et était d’une beauté époustouflante. Elle avait ce petit air fragile, ce visage de poupée auquel Bartolomeo ne put résister. Elle avait cette curiosité et cette petite pointe d’arrogance qui poussait l’Italien en apprendre d’avantage sur elle et les siens. Plus ils se voyaient, plus il était généreux. Jamais les Vester n’avait manqué d’argent, mais ils furent plus qu’heureux d’avoir plus qu’ils n’auraient pu en rêver.

Une relation commença entre les deux êtres exceptionnels. Elle lui apprit à être un peu plus doux, un peu plus compréhensif. Il lui apprit les plaisirs de la chair. Pas les plus simples ni les plus tendres. Il lui apprit la douleur, le sacrifice, le sang et les larmes. Au début, elle parut effrayée, perdue, voulant s’enfuir. Mais rapidement, elle prit goût à ce que lui offrait le vampire. Selon ses dires, il lui fit découvrir des plaisirs qu’elle ne connaitrait jamais plus. Plusieurs mois de relation secrète, où il finit par lui révéler ce qu’il était, lui faisant même croire qu'elle le suivrait dans la mort.

Pourquoi n’as-tu pas peur ?
Parce qu’après ce que tu m’as fait découvrir, ça, c’est le moins effrayant.

A cet instant, il commença à se demander où le conduirait cette histoire. Il n’avait pas la moindre envie de s’arrêter à une seule personne pour le reste de sa non-vie. Il ne souhaitait pas non plus que cette relation se termine. Confus par ces émotions contradictoires, il finit par se montrer plus distant avec la jeune femme. Celle-ci ne comprit pas réellement et réagit comme une jeune humaine l'aurait fait : en rendant jaloux l'homme qu'elle aimait. Elle ignorait toutefois que ce qu’elle fit le rendrait fou de rage. Lors d’une soirée chez les Vester, à peine était-il entré dans la pièce, qu’il la surprit très proche d’un autre homme, souriant à ce qu’il semblait lui dire. Quand il la vit rire, son sang sembla ne faire qu’un tour. Il tourna les talons sans un mot pour quiconque et quitta la maison. Mais il ne quitta pas le domaine pour autant. Il attendit toute la soirée, faisant preuve d’une patience sans nom jusqu'à ce que l’affreux prétendant sorte à son tour. Il l’entraina loin de tous, là où personne ne l’entendrait crier et prit son temps. Il prit tout le temps qu’il put. Ce fut le soleil qui le stoppa, le forçant à mettre un terme aux cris qui déchiraient le jour naissant. Il rejoignit son logement avec ce sentiment d’insatisfaction qui ne lui plut guère. Il tourna en rond avant de pouvoir trouver un sommeil agité. Quand il rouvrit les yeux, il ne put s’empêcher de la haïr, profondément. Il la haïssait de toutes ses forces, de tout son être pour ce qu’elle lui faisait vivre. Il était dépassé par ce qu’il ressentait en cet instant, lui qui n’avait rien ressenti avant de devenir immortel.

A peine la nuit tombée, il alla la retrouver. Comme si de rien n’était, elle accepta de venir chez lui. Avec fierté, elle avait vanté l’élégance et la gentillesse de son cavalier de la nuit précédente. Il n’en fut pas d’avantage pour que le vampire perde de nouveau le contrôle. Il plongea une main déterminée dans sa poitrine, saisissant ce coeur qu’il avait furtivement souhaité possédé d'une façon plus figurée. Il l’avait extrait de sa cage thoracique et le garda en main pendant que le corps inerte chuta à ses pieds. Elle le regardait encore, avec de grands vides. Elle lui rappela soudain sa mère et il resta immobile toute la nuit, fixant son corps qu’il désirait encore, même dans cet état.

Après la disparition de Cassandre, Bartolomeo disparut de la circulation pendant quelques temps. Il ressentit le besoin de s’éloigner de tout et de tout le monde. La nécromancienne lui avait fait ressentir des sentiments qu’il n’aurait jamais cru possible. Chaque fois qu’il pensait à elle, il avait l’impression qu’on lui enserrait le coeur dans un étau, si fort qu’il aurait pu exploser. Ca ne pouvait pas être de l’amour, il ne savait pas ce que c’était. Les premières nuits, l’image de son visage sans vie l’avait hanté. Mais ça ne dura qu’un temps.

Quand il reprit contact avec le reste du monde, il fut plus dangereux encore qu’il ne l’avait jamais été. Il ne laissait plus aucune chance à ceux qui croisaient sa route. Il était retourné sur sa terre natale. L’envie de voir les changements, connaitre les nouvelles coutumes et ce qui restait des anciennes. Demeurait-il encore quelque chose de ce qu’il avait appris ?

Déambulant dans les rues milanaise, il avait même fait un détour par le cimetière, rendant visite à sa mère depuis longtemps trépassée. Le temps avait repris ses droits sur sa dernière demeure, puisque plus personne ne prenait le temps de venir l’entretenir. C’était à peine si l’on distinguait encore le nom sous le lierre gourmand qui dévorait le marbre et la pierre. L’envie de se changer les idées le prit, comme troublé par des souvenirs qu’il pensait à présent totalement effacés de sa mémoire. Ce fut ainsi qu’il tomba sur un cabaret plein de charme et de charmantes créatures. Le sourire aux lèvres, il croisait de somptueuses plantes qui gloussaient en croisant son regard. Suivant le conseil de l’une d’elle, il avait pris place à une table devant la scène, attendant avec une certaine impatience ce qui allait se produire devant ses yeux. Rien ne pouvait réellement l’éblouir depuis qu’il était immortel. Il pouvait s’intéresser longuement puis il passait à autre chose une fois le désir et le plaisir de la découverte passé. Et puis elle était apparue. Ce n’avait rien de comparable à l’amour ou un stupide coup de foudre. C’était ce qu’il attendait depuis la disparition de Cassandre. C’était le trésor à ajouter à sa collection. Celle qui serait digne d’être son Infante, sa descendance.

Il n’avait fallu qu’un seul regard. Hypnotisé par ses grands yeux hétérochromes, il était venu soir après soir voir sa représentation. Beaucoup d’hommes avaient succombé eux-aussi. Captant des bribes de conversations où la politesse n’avait pas eu lieu d’être, des regards bien trop lubriques, il les avait attendu dehors, à la fin du spectacle, et leur avait fait payé de leur vie ce qu’ils avaient osé dire. Plus personne ne dirait du mal d’elle.
Chaque soir il se questionnait sur la façon dont il se prendrait pour l’approcher, pour la transformer. Presque nerveux comme un éphèbe, il imaginait différents scénarios. Il aurait pu l’approcher par derrière pendant qu’elle retrouvait son chez-elle confortable et la surprendre pour l’étreindre. Ca ne le satisfaisait pas. Il n’était pas l’homme le plus patient du monde mais cette méthode ne lui convenait pas. Il ne souhaitait pas qu’elle s’éloigne de lui après avoir rouvert les yeux. Alors il la séduisit. Muni d’un bouquet de roses rouges, signe de cette passion naissante, il l’avait approché pour la féliciter. Il l’avait noyée de compliments. Puis il y avait eu un autre bouquet. Puis une invitation à diner. Puis des cadeaux tous plus démesurés les uns que les autres. Il la couvrait d’attentions comme on lui avait appris à le faire. N’était-ce pas ainsi que son père avait séduit sa mère avant de la démanteler en un million de petits morceaux ?

Se retenir de la vider entièrement de son sang avait été une véritable torture pour lui. Elle avait un goût des plus exquis, une peau soyeuse à souhait. L’étreinte avait été plus charnelle que Bart ne l’aurait jamais avoué. Lui qui désirait cette femme plus que n’importe quelle autre. Il aurait pu la posséder plus d’une fois déjà, la briser, briser sa volonté comme il l’avait fait avec tant d’autres mais il ne pouvait s’y résoudre. Pas elle. Elle n’était pas un morceau de charbon qu’il pouvait serrer dans sa paume jusqu’à ce qu’elle devienne un magnifique diamant. Elle était déjà un joyau qu’il fallait façonner. Pour se faire, il lui fallait faire preuve de patience et de beaucoup de doigté. Ce n’était pas son fort, il fallait le reconnaitre. Toutefois avec elle, il ferait cet effort sans que ce n’en soit réellement un. Malgré son caractère, il y parviendrait, il n’en doutait pas une seconde. Petit à petit, il taillerait ses contours, les affinerait et leur donnerait la forme qu’il souhaitait. Bientôt, elle aurait la forme qu’il désirait, elle serait telle qu’il le voudrait. Pas un instant il n’avait pensé que le joyau était plus dur que les apparences le laissaient paraitre. Si dur qu’il butait chaque jour contre pour lui faire comprendre ses idéaux et son point de vue.
En sa présence, il faisait preuve de bien plus de courtoisie et et de patience qu’il n’en avait jamais eu depuis sa naissance. Il faisait aussi preuve d’une jalousie sans nom qu’il peinait à contrôler. Quand il se déchainait, crevant les yeux de tous ceux qui osaient poser un regard trop insistant sur celle qui était sienne, il ne libérait qu’une infime partie de sa rage. Il s’emportait, criait, lui reprochait d’aguicher les autres. Cela pouvait être tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Malgré cela, il ne lui montrait qu’un infime pourcentage de ce qui bouillonnait réellement en lui, de tout le mal qu’il pourrait leur faire.
Chaque jour à ses côtés avait été tumultueux. Les disputes étaient nombreuses et les réconciliations de plus en plus rares. Les excuses étaient prononcées du bout des lèvres quand elles étaient prononcées. L’orgueil de l’un faisait écho à la fierté de l’autre. Il n’était pas rare que Bartolomeo disparaisse un jour ou deux, évacuant sa rage dans les bras d’un ou d’une autre, apposant le visage de celle qui l’obsédait dans ses rapports. Des rapports de force. Plus douloureux pour l’autre que pour lui-même. Jamais il n’était totalement satisfait. Tantôt avec un être humain dont il pouvait rompre chaque os et l’entendre hurler de douleur à vouloir s’en arracher les cordes vocales. Tantôt avec un immortel qu’il pouvait ravager sans pour autant qu’il rende son dernier souffle entre ses bras.
Elevé dans les rapports de force, jamais il n’avait souhaité la douceur dans ses étreintes ou ses relations. Hommes ou femmes, il les mettait tous sous la même enseigne. La douleur et le sang, voilà comment il concevait les choses.
Serina était l’accessoire de mode de Bartolomeo. Rares étaient les fois où il sortait sans l’accrocher à son bras. Il la couvrait toujours autant de cadeaux, des robes luxurieuses, des parures hors de prix. Il appréciait l’avoir à ses côtés, montrant aux autres avec une fierté certaine que cette femme était sienne.

Malheureusement, malgré lui, il la chassa pour de bon à cause d'Andy. Il était le dernier infant de Bartolomeo. Ce dernier ne sut pas en le transformant, qu’il sonnait à cet instant le glas sur sa relation avec Serina. Elle avait été épargnée par les accès de violence de son Sire, alors il châtierait le jeune Andy. Toute cette beauté à porter de main. Il se devait de le posséder. Il se devait de faire disparaitre ce sourire si charmant et ses yeux aguicheurs. Nul autre que lui ne pouvait approcher ce trésor qu’il avait recueilli. Serina s’était comportée telle une grande soeur protectrice avec lui, privant l’italien de tous les élans de folie dont il pouvait être capable. Frustré, il finissait toujours par se venger sur le jeune homme dès qu’elle avait le dos tourné. Il l’avait choisi pour sa beauté, comme sa première Infante, et le punissait pour ce même choix. Il détruisait ses traits avec une telle hargne que parfois il se demandait s’il guérirait.
Puis un jour, elle les abandonna. Elle ne semblait plus pouvoir supporter le comportement du vampire qui se montrait de plus en plus violent avec son jeune Infant qui ne cherchait que l’approbation de ce père de substitution. Une approbation qu’il n’aurait jamais. Bartolomeo ne cachait pas le fait qu’il n’éprouvait pas la moindre tendresse pour lui. Il n’était qu’un jouet parfaitement malléable entre les doigts agiles et experts de Fonte. Après des mois de tortures gratuites, il finit par laisser le jeune Andy mourir dans d’atroces souffrances. Il n’avait pas été nourri correctement, il n’avait même plus accès à un minimum d’hygiène, réduit à devenir moins qu’un animal de compagnie. Il n’était présent que pour être l’exutoire de son créateur. Il était le plus heureux des hommes lorsqu’il recevait un minimum d’attention de la part de son Sire. Il mourut dans la douleur mais le sourire aux lèvres, heureux que son Sire ait été le dernier être qu’il ait vu avant de rendre son dernier souffle.

Après avoir perdu le sang de son sang, Bartolomeo se résigna à reprendre contact avec ses anciens amis immortels. Il apprit alors qu’il y avait une ville où les vampires pouvaient vivre tranquillement. Au nord de l’Irlande, dirigée par un roi. Le roi de sa race. Fonte avait connu bon nombre de rois au cours de sa longue vie et avait répondu à ses amis qu’il n’était pas encore prêt à se soumettre et surtout à s’installer pour de bon. Le monde prenait rapidement une nouvelle tournure inattendue. La technologie gagnait du terrain. Les inventeurs n’avaient rien à envier à leur ancêtres, à ceux qui avait tracé la voie pour eux. Mais l’Homme devint bien moins manuel et plus méfiant. Il était plus compliqué de séduire. Montrer un peu galanterie devenait suspect. Parler directement à quelqu’un dans la rue n’était pas normal. Les soirées se déroulaient seul face à un écran. Ce fut plus compliqué pour Bartolomeo de s’adapter, lui qui avait été habitué à la courtoisie, la galanterie. Comment manipuler si personne n’osait vous regarder dans les yeux ?!

Il finit par céder et rejoignit River Crow en 2041. Il avait rejoint les rangs de Léandre et de son armée. Lui aussi déterminée à assouvir l’humanité. Après tout, les vampires ne représentaient-ils pas le prochain stade de l’évolution ? La première année qu’il passa au château fut magique. Un esclave à son service, dont il pouvait user et abuser à sa guise. Mais rapidement, les choses prirent une autre direction. Les humains n’étaient toujours pas décidé à se laisser faire. La soumission n’était pas leur fort. Il eut des années de guerre, de sang et des larmes. Bartolomeo avait finalement trouvé sa place. Les choses allaient encore rapidement tourner. La découverte de la race vampirique entraina des décisions stupéfiantes, des réactions inopinées. D’abord le doute, puis la crainte et enfin la détermination. Voilà que l’Irlande allait devenir une prison géante. Une prison où l’on enfermerait toutes les créatures. Il y aurait des dommages collatéraux, des humains au mauvais endroit, au moment moment. Ils serviraient ainsi de nourriture à ces fauves. Une prison, un zoo, une foire aux monstres.

Bartolomeo fut d’abord perdu. Il ne sut pas s’il devait soutenir les siens, ou se ranger du côté des plus forts pour assurer ses arrières. Finalement, il opta pour la troisième option. Soutenir les siens tout en travaillant pour l’ennemi. Il se proposa alors comme gestionnaire de la banque de sang. Il pouvait ainsi continuer à faire ce qu’il faisait de mieux : financer de loin. Avec les oreilles qui trainaient, il pouvait fournir des informations aux Tullamore, s’assurant ainsi d’éviter de se retrouver enfermé dans la tour et de ne plus jouir d’une certaine liberté qu’il affectionnait tant. Il avait entendu le bruit courir qu’une vampire avec des yeux de couleurs différentes se battaient contre les Tullamore. Voilà une information qui donnait de nouvelles ambitions à l’italien.

NΞRIOИ
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+1 Juste au cas où Surprised


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Preeeeeeeeeeeeeeeem's



Comme les mots me manquent face aux arguments visuels de cette nouvelles tête :
et évidemment:

Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de rp avec ce monsieur
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Re-bienvenue !

Excellent choix d'avatar


Fire & Ice
ELIJIAH HASSAN JAZEEM
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Qu'est-ce que tu m'emmerdes à être aussi hot... Ça mériterait une condamnation. What a Face

Rebienvenue à la maison sinon, j'ai super hâte de découvrir ton italien et qu'on continue à faire des merveilles en RP. Bon courage pour la rédaction Love et amuses-toi bien avec ce nouveau compte.



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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@ Aby : Toi et moi on fera de grandes choses ma jolie
Et oui

@ Eli : Merci Bêh ! Razz

@ Cal : Owi punis-moi, viens !
Merci. Hâte aussi de continuer à faire des merveilles avec toi Love !
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♠ Vampire ♠ Administrateur
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Mamma mia, quel bel homme !
Je valide !

Hâte de voir ta fiche terminée, en tout cas **
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De rien ! C'est cadeau
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Date d'inscription : 13/03/2018

Bienvenue avec ta nouvelle tête
Amuse toi bien bounce bounce bounce bounce
bonne rédac



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
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Je ne sais pas ce que je dois penser. Dois-je être heureuse de te revoir ou particulièrement mécontente, on s'est quitté assez difficilement autrefois, cher père Crois-moi, je ne changerais jamais ce que je suis devenue sans toi hors de question

*quitte la pièce en claquant la porte telle une diva xD*

(Je suis trop contente que tu sois enfin là Dépêche-toi de faire ta fiche pour que je lise le reste )


Bound to you

I let myself take the game. I let myself embrace even though. I have no memory. I hated myself for loving this. I got lost after a while. To understand who I am and what to do with my life ∞
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@ Charles : Merci jeune homme ! Au plaisir de te croiser je l'espère !

@ Serina : *n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi il a autant envie de la faire souffrir que de la posséder* Rolling Eyes
Ca arrive doucement mais sûrement mon Précieux ! Ton maître que tu aimes sera là sous peu :3


I'm just a sucker for pain
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*sans doute parce que je suis trop parfaite et aussi parce que tu ne pourras jamais me posséder comme tu le veux et ça te fou en rogne xD*

J'suis obligé de t'aimer, tu m'as créer et donc le lien est là, mais n'empêche que je déteste toujours autant le fait que tu sois aussi inhumain avec des innocents


Bound to you

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Tullamore ♝ Humain mais pas trop…
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Mais que vois je ? Que j'ai été impoli de ne pas saluer ce beau jeune homme ? ENFER ET DAMNATION !!

Bon, je te l'accorde, sous cette tête je perd beaucoup de crédibilité. Mais je m'en fous, on a cas mettre ça sur le dos de la schizophrénie.

Quoiqu'il en soit, Rebienvenue à la maison !
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"Surrender to my will" ◊ Bartolomeo F.
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