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 Ready to teach 'Great Spirit' ? [Ohanzee][Terminé]

♦ Lycanthrope ♦
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Teacher or Great Spirit

L'idée lui avait déjà traversé l'esprit il y a un petit moment lorsqu'il avait entendu pour la première fois Bly évoquer le fait que son cousin était professeur. Ça n'avait été qu'une pensée à la volée qui s'était ensuite terrée dans un coin de sa tête, remplacée par d'autres préoccupations bien plus importantes sur le moment.  
Et puis hier, il avait surpris un groupe de jeunes en train d'attacher des conserves vides à la queue d'un pauvre chat qui n'avait rien demandé. Ok. Ils avaient vraiment besoin de trouver de quoi s'occuper. Si les plus grands donnaient des coups de main, les pré-adolescents avaient tendances à vite se lasser, et il y avait bien trop de choses à faire au camp pour qu'un adulte soit toujours sur leur dos. Si Daryl se chargeait d'entrainer les jeunes loups à maitriser leur gène nouvellement déclenché, il profitait parfois de leurs sorties en montagne pour emmener également les jeunes membres humains de la meute pour les fatiguer un peu, et par la même tenter d'inculquer quelques notions de survie dans leur petite cervelle que leurs hormones naissantes avaient parfois tendance à réduire à peau de chagrin.
Cameron s'occupait déjà de faire la classe aux enfants en bas âge. Pourquoi ne pas faire la même chose avec les plus grands ? Qui plus est, en plus de les occuper, cela leur redonnerait un semblant de normalité. Cela faisait deux ans maintenant que plus aucuns d'entre eux n'avaient mis les pieds à l'école, ça ne leur ferait pas de mal de reprendre les cours. Et puis.. quelque part, en plus de la normalité, cela aurait comme un petit goût d'espoir. L'espoir que ça finirait par aller mieux, qu'ils pourraient retrouver une vie ordinaire. Même les contrôles pouvaient manquer au plus cancre des élèves quand ceux-là leur étaient retirés de force et non par choix. Il savait que certains parents s'appliquaient à donner des cours particuliers à leur progéniture, mais sans méthode cela n'était pas évident. Ils avaient besoin d'un cadre. Si Daryl se faisait un plaisir de leur apprendre comment poser des pièges ou manier un couteau, il était bien démuni face à tout ce qui touchait la scolarité, n'ayant lui-même jamais mis les pieds dans une école. Qui plus est, il avait déjà son lot de choses à gérer et trouvait à peine le temps de dormir. Alors loin de lui la volonté de se rajouter une occupation de plus, pour laquelle il serait de toute façon déplorable !

Après leur avoir passé un savon, il les avait envoyé filer un coup de main pour la construction d'une nouvelle habitation qui servirait à accueillir les nouveaux qui ne cessaient d'arriver au rythme des rafles de Tullamore dans le reste du monde. Ils étaient peut-être jeunes, mais ils avaient deux bras et pouvaient aider. Il espérait qu'ils tiendraient au moins deux heures avant d'en avoir marre et de s'éclipser en douce. Bon sang, il ne se rappelait pas avoir été aussi désinvolte en étant gamin ! Il faut dire qu'Aodh l'aurait recadré vite fait. Est-ce qu'ils étaient trop laxistes ? ... C'est surtout qu'encore une fois, il y avait d'autres priorités...

Mais chaque chose en son temps. Et maintenant que le village avait des bases plus stables, ils allaient pouvoir passer aux "problèmes mineurs".
C'est comme ça que ce matin, en allait faire un tour sur le territoire pour aller à la rencontre des quelques patrouilles qui circulaient pour surveiller le coin, il avait finalement bifurquer en direction de Ballycroy plutôt que de rentrer directement. Chaque meute s'était établie dans son propre coin de la région, mais tous les leaders répondaient présent à l'appel d'Aindreas lorsque celui-ci demandait un rassemblement. Tous ne s'y pliait pas forcément de bonne grâce... Bly faisait parti de ceux qui œuvraient pour que tout se passe bien entre chaque meute, et même avec les autres races. Il avait fait bonne impression à Daryl les quelques fois où le lycan l'avait croisé, cependant nombreux étaient les loups de la meute Blackbird qui n'avaient jamais mis les pieds à Moycullen Bogs. Ce fameux cousin faisait parti ce ceux-là. Alors même si Bly le pensait bon pédagogue, en réalité Daryl ne savait pas trop à quoi s'attendre. Dans tout les cas, venir jusqu'ici permettait également d'entretenir de bonnes relations avec la meute voisine.
L'ancien Beta prit le temps de saluer quelques visages familiers et de faire connaissance avec de nouvelles têtes, évoquant avec eux l'avancée de certains projets, propres à leur installation sur ces terres, ou bien au sujet de Tullamore, avant de finalement se renseigner sur l'endroit où il pourrait trouver son professeur.

Il demanda son chemin plusieurs fois avant de trouver la cabane qu'il cherchait. Avisant un homme assis en tailleur à même le sol à proximité de celle-ci, le nez plongé dans un carnet, il supposa qu'il devait s'agir de la personne qu'il cherchait.

« Bonjour. C'est toi Ohanzee ? Le ton se fait légèrement hésitant sur son prénom, ayant un doute sur la justesse de sa prononciation. Je m'appelle Daryl, je suis de la meute irlandaise. Ton cousin m'a parlé de toi, on peut discuter un moment ? »

Il aurait l'air malin s'il lui répondait un "non" comme ça de but en blanc ! Dans tout les cas, il n'était pas venu jusque là pour se faire jeter sans lui faire savoir ce qu'il avait à dire. L'époque était difficile et tout le monde devait mettre la main à la pâte, alors autant se servir des capacités de chacun au mieux, et si Ohanzee avait du temps à perdre, il allait très vite lui trouver de quoi l'occuper. Hm. Dis comme ça, ça sonnait comme une punition, il aurait intérêt à mieux trouver ses mots lorsqu'il ouvrirait la bouche ! Quoiqu'il en soit,  il ne voyait pas pourquoi il refuserait d'aider, mais on était jamais sûr de rien. Surtout ces derniers temps.
Avant que son vis-à-vis n'esquisse de geste pour se relever, c'est Daryl qui s'assoit en face de lui, s'installant dans l'herbe en tailleur dans une position similaire à la sienne. Peut-être se montrait-il un peu cavalier à s'imposer ainsi à lui, mais au moins il était clair comme ça qu'il n'échapperait pas à cette discussion quoiqu'il en dise. Cependant l'irlandais attendit tout de même sa réponse avant de se lancer dans une longue tirade pour l'inciter à venir donner des cours aux jeunes de la meute.

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Ready to teach 'Great Spirit' ?
Tu le guettais. Qui ? Ton cousin pour ne pas changer. Comme à chaque fois qu'il quittait la place pour aller à la rencontre des autres meutes. Vous laissant ici. Toi, Sarah, et tout le reste du clan aussi. Parce-que Bly ne pouvait pas s'en empêcher. Homme de dialogue, il éprouvait ce besoin constant de se trouver au cœur de l'action.

Alors vous l'attendiez. Toi et cette femme que vous aimiez tous les deux. Ta cousine par alliance, puisqu'ils étaient mariés. Au fond ça ne t'avançait à rien de toujours pointer du doigt cet aspect des choses qui te mettait si mal à l'aise. Le fait est que de te le répéter encore et encore n'y changerait absolument rien. Pourtant, c'était plus fort que toi. Il fallait que tu te mutiles. Sans doute pour te punir. De ne pas être quelqu'un d'assez bien pour prétendre à son amour. Toi, la pièce rapportée. Le gamin qu'on avait arraché aux siens, puis qu'on avait élevé dans une société où seul le fric, le pouvoir et la réussite comptaient. Coupé et amputé de tes racines. Même si désormais tu vivais avec eux et que chaque nouveau jour, tu essayais de leur ressembler.

Certains matins te paraissant plus lumineux et propices que d'autres à la réconciliation avec tes origines. Même si ce matin l'espoir d'y parvenir te faisait cruellement défaut. L'envie de renouer avec ta vie d'avant te prenant aux tripes. Tu n'avais rien à foutre ici. Enfermé sur cette île. Inquiet et épuisé de ne pas arriver à dormir depuis que Bly était parti. Voilà à quoi tu en étais réduit. Dépendant. Depuis maintenant trop longtemps. Chaque nouvelle séparation devenant une épreuve insurmontable. Votre relation se tissant et s'entremêlant presque de manière indéfectible. Et pour ça, tu continuais à lui en vouloir. Viscéralement. Malgré les années qui passaient. Assez injustement d'ailleurs, tu l'admettais. Ne supportant que difficilement cette autorité qu'il exerçait naturellement sur toi. D'à peine cinq ans ton aîné, cet homme te dominait. Lui seul savait. Ce que tu avais vécu, traversé. Se baladant dans les coulisses de ton succès et amortissant chacune de tes chutes. Se tenant là, prêt à te rattraper. Dès lors que tu cédais à l'appel de la facilité. Assumant pour toi tes conneries. Les réparant. Solide. Jusqu'à excuser tes mauvaises actions sous prétexte qu'elles te serviraient forcément de leçon. Idéaliste.

Ce genre d'homme auquel tu ne ressemblerais jamais. Tant mieux. Tu n'avais pas envie de pardonner à ceux t'ayant blessés. Renfermé, secret, tu aimais cultiver ces jardins obscurs venant assombrir par bien des côtés ta personnalité.

Voilà à quoi tu songeais. Assis en tailleur dans l'herbe, adoptant une position semblable et identique à celle déjà prise la veille au soir. Face aux montagnes. Les premières lueurs du soleil perçant le bleu de ton ciel, mais n'apaisant pas vraiment le poids qui oppressait ton cœur. L'une de tes mains venant se poser dessus pour caresser le point douloureux. Casquette vissée sur la tête, casque sur les oreilles, les yeux fixés sur ton carnet. Sweat trop large, cultivant ton look de garçon pas très fréquentable. Pas super recommandable. Rien qu'un moyen de tromper l'ennemi. Puisque de base, tu es plutôt gentil. Calme. Sérieux, cultivé et discipliné. Cherchant juste à casser les codes. Artiste hip hop, native rapper. Renégat assumé. Plus que ton cousin ne le serait jamais. Sarah percevant chez toi cette double facette, ce qui expliquait peut-être qu'elle garde un œil sur toi quand Bly n'était pas là. Toujours proche de la rupture, étouffant tes émotions et t'interdisant de ressentir la moindre vibration. En dehors des breakbeat pulsant dans tes oreilles. Alors tu écrivais. Comme à l'époque où avec ton collectif vous écumiez les petites salles de quartier. Avant d'être élevé au rang d'exemple à suivre et de vous produire devant votre public.  

Donc voilà. Il aurait dû paraître évident à ce type qui venait te casser les couilles que tu ne te trouvais pas vraiment dans les meilleures dispositions pour lui taper la discute. Puis il te faisait de l'ombre. Sérieux. Qu'est-ce qu'il te voulait ? Discrètement, tu coupais le son de ton casque. Curieux. Mais pas décidé à lever la tête pour le regarder. Focus sur ton truc. Persuadé qu'il allait comprendre seul qu'il te dérangeait. Sauf que : “bonjour, c'est toi Ohanzee ?” il te parlait. Te soutirant un râle d'ennui. Ce qui ne semblait pas le décourager, à ton plus grand désarroi. Un peu agacé que cet étranger connaisse ton prénom. Ce qui sous -entendait qu'on l'avait renseigné à ton sujet. Le responsable te revaudrait ça et blasé, tu retirais ton casque pour le caler autour de ton cou. Obligé de lever le nez en le voyant poser son cul pile en face de toi.

Sur quoi, il rouvrait la bouche pour te balancer que : “Je m'appelle Daryl, je suis de la meute irlandaise. Ton cousin m'a parlé de toi, on peut discuter un moment ?” Bly. Qui se mêlait de tes affaires. Qui d'autre à part ce dernier. Tu aurais pu t'en douter. Va savoir ce qu'il t'avait encore inventé. Après, ce n'est pas comme si tu n'en avais pas l'habitude. Toujours en rehab. Du coup et rien que par pure esprit de contrariété, ce mec là, tu n'avais pas l'intention de lui faciliter la tâche.

- Je crois pas non. Désolé, mais t'as perdu ton temps en venant jusqu'ici. Comme tu vois, je suis occupé là et quoi que mon cousin ait pu te raconter, il t'a mal renseigné.

Cheveux tressés. Descendant jusqu'au bas de ton dos. Les traits de ton visage témoignant de ton hostilité. Les hommes, tu t'en méfiais. Celui-ci ne dérogeant pas à la règle. N'appréciant guère qu'il envahisse ton espace personnel.

Puis Bly te faisait chier. Et en représailles, ce… Daryl, recevait un accueil glacial. Destiné à le décourager et à le faire fuir. De sorte que tu te replongeais dans ton carnet. Esquissant des débuts de mots, à propos de ces plaines et de l'existence que vous y meniez. Sans lui confirmer qu'il ne faisait pas erreur sur la personne et que tu étais bien celui qu'il cherchait...



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Daryl resta interdit quelques secondes devant cette réponse qui ne souffrait d'aucune réplique. C'était un non catégorique, et voilà que son hôte l'ignorait déjà ! Perplexe,  il l'observa se remettre à gratter dans son carnet en faisant complètement abstraction de sa présence, sans même avoir chercher à savoir ne serait-ce que le sujet de la conversation qu'il aurait voulu avoir avec lui. D'un tempérament naturellement réservé, le brun avait appris à s'imposer et se faire respecter en endossant le rôle de Beta de sa meute pendant dix longues années. Les siens le respectaient et reconnaissaient son autorité. Oui, parmi les loups il faisait figure d'homme fort et même de leader, une image qu'avait façonné son frère depuis son plus jeune âge, en dépit de sa nature bien différente à la base, de ce qu'il renvoyait aujourd'hui. En revanche, en ce qui concernait le monde des Hommes, c'était une autre histoire. En ayant entendu parler des résultats prestigieux qu'avait obtenu Ohanzee dans les grandes écoles d'Amérique, il se serait même senti intimidé. Non pas qu'il soit débile ! Mais n'ayant jamais suivi de cursus scolaire, il connaissait ses lacunes et la pauvreté de sa culture générale en ce qui concernait tout un tas de sujets, son moyen d'apprendre principal étant la lecture, une activité qui demandait un temps qu'il n'avait pas.
Mais voilà qu'au lieu de se retrouver devant un professeur émérite, il faisait face à un adolescent en pleine crise de rébellion ! Sérieusement, ce type devait avoir à peu près son âge, à quoi il jouait en faisant son gosse récalcitrant ?! Il imaginait Aodh ou même As à sa place en cet instant. Il serait prêt à parier qu'ils lui aurait arracher son carnet des mains en lui intimant l'ordre de les regarder dans les yeux, histoire de lui faire comprendre qu'il ferait mieux de bien ouvrir ses oreilles et d'écouter ce qu'ils avaient à dire au lieu de jouer à l'asocial. Bon sang, s'il avait pensé le cas d'Avery délicat, il venait de tomber sur encore plus difficile ! Il allait bientôt se mettre à rêver tout éveillé de lycans pleins de bonne volonté qui ne rechignaient pas à la moindre demande. ... Heureusement que ce n'était pas le cas et que bon nombre étaient bien plus volontaires, sinon, bordel, ils seraient déjà tous morts !
Quoiqu'il en soit, Daryl n'était ni son frère, ni son cousin. Alors le brun se contenta d'un soupir silencieux.  

« ... Bien. »

Se redressant, il s'éloigna de quelques pas. Mais que le cheyenne ne crie pas victoire trop vite, car l'irlandais reposa ses fesses au sol un peu plus loin, s'adossant au mur de la maison, assez loin pour ne pas empiéter sur l'espace vital du loup grognon en lui donnant l'impression de pouvoir lire par-dessus son épaule, mais assez près pour ne pas qu'il oublie sa présence. Trois bons mètres était une distance raisonnable pour ça à son avis.
Il n'avait rien sur le feu, et avait songé qu'après avoir discuté avec Ohanzee et qu'il aurait accepté le poste - oui, il était optimiste ! - il lui aurait alors fait visiter l'endroit où il prévoyait de faire la classe, et pourquoi pas rencontrer les jeunes. En résumé, il avait le temps, et le loup savait se montrer patient.
Pourtant, la première impression que lui avait fait l'ex-prof le faisait douter de sa démarche. Il avait parfaitement perçu l'hostilité qui s'était dégagé de tout son être à peine lui avait-il adressé la parole. Avait-il vraiment envie de laisser les jeunes de la meute avec quelqu'un comme ça ? Pourtant de ce qu'il en avait compris, il avait déjà enseigné. Certes, ce ne serait pas le même genre de classe, et avec une tranche d'âge assez disparate mais... hm. Il attendrait de voir après avoir parlé un peu avec lui, il ne fallait pas se fier aux premières impressions, pas vrai ? Allez, il n'allait pas baisser les bras si vite, ce n'était pas son genre !

Il ne fallut pas plus de deux minutes pour que son voisin se redresse finalement. Daryl pensa d'abord qu'il allait tout bonnement s'en aller en le laissant planté là, histoire de bien lui faire comprendre qu'il pouvait toujours courir pour avoir sa conversation. Il avait envisagé cette possibilité, mais comme dit précédemment, il n'avait rien prévu pour aujourd'hui, alors il était prêt à attendre. Quitte à devoir passer sa journée assis là. Sauf qu'au lieu de s'éloigner, celui-ci vient droit vers lui, se plantant à ses pieds en lui balançant un colérique « C'est quoi ton problème ?! »
Colérique. Vraiment, il y a quelque chose qui n'allait pas chez ce type. Il voulait bien croire que se retrouver expatrié et enfermé ici de force, obligé de vivre dans des abris de fortune, ça avait de quoi rendre ronchon, mais à le voir le fusiller du regard comme ça, il pourrait presque penser que c'était personnel si ce n'était pas la première fois de sa vie qu'il le croisait ! ... Dans ces conditions, ce ne serait pas à lui de lui poser cette question : c'était quoi son problème ?

Loin de lui la volonté de rentrer dans une spirale d'agressivité, Daryl resta calmement assis, ses avant-bras reposant sur ses genoux, jambes repliées, ses mains pendant dans le vide sans montrer le moindre signe de nervosité. Adossé au mur de bois, il observe d'en bas son interlocuteur qui lui aboie dessus, l'obligeant à lever la tête et les yeux.

« Tu m'as dis être occupé. J'attends que ça ne soit plus le cas. »

Clairement, Ohanzee aurait tout les droits de le suspecter de se foutre de sa gueule. Mais Daryl le fixait sans ciller, on ne peut plus sérieux dans ses paroles. Il ne partirait pas d'ici avant qu'ils aient eu leur conversation. Et s'il ne le disait pas à voix haute, l'amérindien pouvait facilement l'interpréter en observant simplement le cadet des An'Sionnach.
Son regard dégringola du visage à l'expression hargneuse au carnet qu'il tenant toujours entre ses doigts crispés.

« On dirait que tu as fini, non ? Inclinant légèrement sa tête, il plisse un peu les yeux pour essayer de déchiffrer quelques lignes qu'il aperçoit. Qu'est-ce que tu écris ? Je peux t'aider, peut-être ? »

Bon, d'accord. Il y avait une chance sur deux pour que ces dernières répliques ne fassent qu'attiser l'hostilité de son vis-à-vis. Mais si Daryl avait un caractère plutôt calme, il n'appréciait pas particulièrement de se faire marcher sur les pieds, d'autant plus qu'il n'avait strictement rien fait pour mériter toute cette animosité ! Il aurait sans doute du retenir sa langue pour ne pas risquer d'envenimer les choses, pourtant à ce stade, il avait toujours l'espoir qu'Ohanzee se calme de lui-même et qu'ils puissent discuter de manière tout ce qu'il y a de plus civilisé.


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2 live and die on the plains

Today i don't wanna to wake up, i just wanna die. wonder why my people suffer while the shit are gettin hard. they're gettin drunk and we broke, and we barely gettin back. i should tell 'em how i feel, i should stop bein so shy. Men there is blur, in my eyes and I shake and my mind desire by this country 'm blind to wish that…


À peine venais-tu de poser sur le papier ces quelques phrases, qu'il te fallait déjà t'interrompre. La bille de ton stylo glissant encore sur la page blanche de ton carnet tandis que tu sentais tes doigts se crisper. Raturant ainsi tes derniers mots. L'encre indélébile de ta prose n'ayant même pas eu le temps de sécher lorsque ce type, ce Daryl de son prénom d'après ce qu'il t'avait dit, se relevait. T'adressant un “bien…” qui aurait normalement dû clore la discussion. Sauf qu'au lieu de se tirer, de repartir de là où il arrivait, ce dernier se contentait juste d'aller se rasseoir un peu plus loin. T'observant en silence, histoire de te mettre plus mal à l'aise que jamais. De toute évidence pas décidé à bouger ni d'ailleurs, à te foutre la paix.

Les battements de ton cœur s'emballant et pulsant subitement plus fort à cette idée. Sans raison apparente. Rien que parce-que tu flippais, insecure. Du coup, tu as préféré prendre les devants. Devancer le danger. Prudent. Te montrant plus agressif et plus menaçant que tu pouvais l'être en réalité, autant dans tes gestes que par ta façon de lui cracher ta colère à la gueule. Le faisant payer pour l'autre. Celui qui avait transformé ta vie en enfer. Celui qui alimentait tes cauchemars et te rendait si instable.

Donc, tu as réagi en conséquence. Avec démesure. Flippé, alors que tu ne risquais rien ici. Dans ton camp, entouré des tiens et sous bonne garde. Ton frère se tenant tout près. Son regard te forçant à maîtriser tes pulsions, et à ne pas te laisser contrôler par toute cette merde te gangrenant le corps. De sorte qu'à ton tour, tu t'es remis debout sur tes jambes. Tenant ton carnet à la main, grand ouvert. Pour faire un volte-face et lui foncer dessus. Le toisant de toute ta hauteur, sourcil froncés. La bouche et les lèvres sèches, le manque de salive t'empêchant de déglutir. Un frisson courant sur ton échine. Un jour, il faudrait que tu règles tout ça. Que tu en parles. Mais pas à n'importe qui, à quelqu'un qui saurait t'écouter. T'aider. Sans te juger. Te pousser à chercher d'où vient se malaise qui t'empêche d'être heureux depuis… toujours. Un toujours sur lequel tu n'avais pas vraiment envie de réfléchir maintenant. Quand bien même il fausserait ton rapport aux autres. Toi, tout ce que tu demandais, c'est que ce gars t'oublie. Qu'il saisisse le message et qu'il aille voir ailleurs si tu y étais. Sur quoi, tu lui as balancé un « c'est quoi ton problème !? » plutôt déplacé dans la mesure où il s'était montré correct et poli avec toi.

Personne ne savait à quel point tu luttais contre toi-même pour ne pas le décoller du mur de ta maison. Ton refuge. Cet espace neutre, au sein duquel aucun étranger n'était invité à entrer. D'habitude en tout cas. Pour ne pas agripper tes doigts à son col et le provoquer jusqu'à ce qu'il riposte. Restant stoïque. Te retenant de lui hurler à la tête, de lui hurler que tu avais besoin qu'on te laisse en tête-à-tête avec tes démons intérieurs. Asocial. Ressentant son intrusion dans ton espace privé comme une espèce d'attaque personnelle totalement irrationnelle. Tu en avais conscience. Mal dans tes pompes, dans ta peau.

Prêt à exploser. Pour rien. Que dalle, en dehors de le voir rester indifférent. Calme. Prônant le dialogue au détriment de cette confrontation que tu cherchais à initier. Sans trop savoir pourquoi au fond. Enragé. Dans cet état permanent d'agitation.

- Peut-être que je me suis mal fait comprendre, j'en sais rien. Mais j'ai rien à te dire. Alors c'est pas la peine de perdre ton temps à attendre je ne sais quoi. C'est plus clair comme ça ? Tire-toi !

Tu ne pouvais pas être plus explicite. Qu'est-ce que ce loup de tes deux avait besoin de venir t'emmerder alors que toi, tu ne demandais rien à personne. Dans ton coin. Tranquille. En retrait, et t'enfermant dans ta solitude. Par choix. Un choix datant de trois ans en arrière déjà. Trois ans que tout avait changé. Que tu ne souriais plus. Que tu ne baisais plus, ta libido te semblant plus défectueuse qu'à cette époque où tu couchais avec des femmes uniquement pour te sentir comme tout le monde. Que tu dépendais d'un clan qui t'infantilisait et t'imposait des règles auxquelles tu te pliais par obligation. Que tu crevais à petit feu et que le simple fait de respirer en devenait douloureux. D'où les paroles de ton texte, d'où ton comportement.

Ça te faisait drôle qu'on vienne te voir. Toi, spécifiquement. Qu'on veuille te parler, sans la présence de ton cousin. Mais bon, c'était sans compter sur ton cadet qui s'approchait pour vous rejoindre. L'une de ses mains se posant sur ton épaule. Marquant ton appartenance. Tout en te demandant “est-ce que ça va ?” ce à quoi tu répondais en clignant des paupières et en hochant la tête. Comme si tu t'apprêtais à te briser, surprotecteur. Une situation qui te convenait au début, tu l'admets. Avant que ça ne devienne pesant et étouffant. Dans la mesure où tu étais un homme et plus un enfant. Sur quoi tu reprenais à son attention à lui, celle de Daryl :  « M'aider ? Je crois pas non. Daryl ! Sauf si t'as des choses intéressantes à raconter, le genre de trucs que les autres pourraient avoir envie d'entendre. Ouais… laisse tomber va. Plus je te regarde et plus je me dis que t'as pas vraiment le profil.» Indifférent à la présence de ton frère. Répondant juste. Désagréable, détestable, placé dans une position inconfortable.

Puis l'autre là, avec sa joli petite gueule d'irlandais pure souche. Regarde à quoi tu en étais réduit. Toi qui avait toujours eu des potes de tous les horizons, puisque vous étiez tous des enfants du monde. Selon ton grand-père. Une philosophie de vie à laquelle tu adhérais, Et sans le quitter des yeux, détestant tout ce que ta dernière remarque pouvait suggérer de racisme et de rejet, tu refermais ton carnet. Donnant un coup d'épaule pour faire tomber la main que ton frère venait d'y apposer. Sûrement peu désireux de voir éclater un conflit dans son clan, avec un membre d'une meute voisine. Essayant par là-même de te raisonner. Tu le devinais. Choqué qu'il te semblait être de t'entendre juger un homme sur ses origines, toi qui avait grandi dans une cité cosmopolite. Seulement, toi tu n'en avais rien à battre de leur traité.

Et tu ne comptais pas la fermer. Donc tu l'ouvrais. Te tournant face à Chad, votre bêta. Reprenant ton rôle d'aîné. Le défiant, et remettant sa place en question. Pointant du doigt Daryl pour que tout soit bien évident pour tout le monde. Dédaigneux. Un petit citadin de merde, à qui tout était dû, pas fait pour vivre comme ça. Trop seul. Trop à part.

- T'inquiètes pas. Je vais pas foutre le bordel. Après tout, si ça vous fait bander de lécher cul de tous ces connards qui vous dictent votre conduite, c'est pas mon problème. Juste, laissez moi en dehors de ça. Je vous ai rien demandé putain !

Comme d'ordinaire, le ton est vite monté. Tes rapports avec ton frère restant plus que précaires et au vu du regard noir qu'il t'a lancé, tu as même cru qu'il allait t'en tourner une. Les lèvres pincées, tu as alors détourné les yeux. Conscient que tu passais trop souvent les bornes avec lui. Avec eux. Tous autant qu'ils étaient. Tes frères ennemis, ta famille et les responsables de ton mal-être. Au départ. Là où tout commençait. Quelque part dans ton enfance, à cette époque que ton cerveau avait condamné. T'en interdisant tous les accès. Mais heureusement, Sarah est apparue sur la pas de la porte. Belle, radieuse, incarnant sagesse et bonté. Le son de sa voix coupant court au débat. Quand elle lançait : “Chad, ça suffit. Je m'en occupe.

Ce qu'elle a fait, en vous invitant à entrer. Toi et ce Daryl. Vous proposant ensuite de prendre place sur une chaise autour de la table. Pour discuter, entre personnes civilisées et adultes responsables. Tu t'en doutais. Ne devinant et n'entrevoyant que trop bien ses intentions. Cette femme possédait ton cœur depuis si longtemps qu'elle en connaissait tous les moindre recoins.

2 live and die.... on the Plains... to live and die... on the Plains!


Ça, se sont les derniers mots que tu aies gratté sur le papier. Faisant crisser la feuille sous la bille de ton stylo, focus. Sarah ayant quitté la pièce et vos tasses fumantes attendant que vous les buviez. Tes coudes appuyés sur la table, écrivant. Les pieds croisés sous ta chaise. Avant de relever la tête et de finalement pousser le carnet devant l'autre. Daryl. Sans pour autant oser le regarder ni prendre le risque d'établir un quelconque contact visuel entre-vous.

- Je rappais. Avant d'arriver ici. Moi et le collectif, on produisait des vidéos. Je gagnais bien ma vie…

Tu ne sais pas trop pourquoi tu lui racontais ça. Sans doute qu'il t'avait posé la question plus pour engager la conversation que par réel intérêt. Sûrement aussi qu'il n'avait jamais écouté un seul de vos morceaux, votre communauté se limitant à des types engagés, à votre image. Des radicaux. Des renégats dans l'âme, mais qui payaient leurs impôts.

- Bon, qu'est-ce que t'as à me dire d'aussi important ? Si Bly t'envoie, je suppose qu'il y a une raison. Et comme de toute façon il a déjà dû tout arrangé, autant aller droit au but. Alors… je t'écoute.

Les doigts enroulés autour de ta tasse, tu soufflais sur le café. Les paupières fendues, un mal de crâne lancinant de cognant les tempes. Mal à l'aise. Te forçant à rester assis. En manque de sommeil, et de confiance en toi...



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Teacher or Great Spirit

Il pouvait la sentir d'ici. Cette angoisse, cette nervosité. Il pouvait les entendre, ces battements de cœur effrénés. D'autant plus lorsqu'il vint se planter devant lui avec ce visage colérique. Il avait l'impression que s'il tendait le bras, il pourrait presque sentir cette aura hostile qui vibrait autour de lui venir picoter le bout de ses doigts. Il lui aboie dessus, encore. Plus virulent. Daryl fronce ses sourcils. Non pas dans une mimique colérique, à contrario de son vis-à-vis. Il cherche à comprendre. Est-ce qu'il avait fait quoique ce soit pour déclencher une telle rage ? Il aurait pu se demander s'il avait enfreint une quelconque règle propre à la meute des Blackbird, mais jusqu'à présent il n'avait eu aucun problème avec les autres membres du clan amérindien. Pourtant, c'était sûr, le problème venait de lui, ou de quelque chose qu'il avait dit, car le rappeur était tout à fait paisible lorsqu'il l'avait trouvé plongé dans ses écrits quelques minutes plus tôt avant qu'il ne vienne troubler sa tranquillité. Il ne pouvait quand même pas se mettre dans un tel état pour si peu. Qu'est-ce qui clochait chez lui ?
Il aurait pu s'énerver à son tour, bondir sur ses pieds et l'attraper par la gorge, le plaquer brutalement au mur en serrant les doigts sur sa tranchée pour lui couper le sifflet, le faire taire. Qu'il se calme, qu'il l'écoute enfin. S'il cherchait des ennemis, il y en avait tout un tas là-dehors, qui ne demandaient qu'un instant d'inattention pour leur tomber dessus. Il y avait de quoi faire !
Mais il n'était pas venu ici pour déclencher une bagarre, bien qu'il aurait eu tout les droits de riposter, Chad lui en soit témoin.
 
Si l'Irlandais savait prendre sur lui, il fallait tout de même qu'il soit dans un bon jour pour en supporter autant sans broncher. Mais il y avait autre chose... plus difficile à déchiffrer. Était-ce.. de la peur, qu'il percevait derrière toute cette agressivité ? Il avait croisé ce sentiment bien trop souvent pour l'ignorer. Mais il ne comprenait pas, pourquoi ? Il se trompait peut-être. Surement ? Son incertitude le laissa dans une telle incompréhension qu'il en oublia tout début de colère face à ce comportement belliqueux injustifié.
Daryl sourcilla tout de même devant ses attaques. Si le cheyenne n'avait porté aucun coup physique jusque là - et il se demandait dans combien de temps ça allait arriver s'il continuait de s'emporter sur cette lancée - en revanche il ne mâchait pas ses mots, le repoussant avec ardeur, avant de passer à l'étape supérieur en se mettant à le dénigrer. Daryl avait haussé ses deux sourcils, hallucinant sur cette déferlante acerbe qui s'abattait sur lui dans la plus grande des incompréhension. Qu'est-ce qui était en train de se passer là ? On l'avait déjà provoqué bien sûr, chercher la confrontation était comme un passe-temps pour certains. Mais ici c'était complètement différent. Lui qui était venu chercher un professeur pour éduquer les jeunes déscolarisés, mais aussi un guide, qui pourrait les aiguiller, leur prêter une oreille attentive dans ce monde qui n'avait plus rien de normal, se retrouvait face à un être instable et survolté. Ohanzee n'était pas dans son état normal. Il n'avait pas besoin de le connaitre pour s'en rendre compte. Et l'intervention du Beta de la meute le lui confirma.
Comment cet homme pourrait venir en aide aux jeunes, alors qu'il avait l'air encore plus déboussolé que ces derniers ! Bly semblait avoir omis de parler de quelques détails lorsqu'il avait évoqué son cousin.

« ... »

C'est lorsque qu'il se mit à être plus acide dans ses paroles, allant même jusqu'à repousser son frère, que Daryl se redressa finalement. Il ne savait pas quel était le problème de Blackbird, mais celui-ci commençait vraiment à dépasser les bornes. Ce type manquait de respect à son frère, à son Beta. A tout les membres de sa meute, qui se démenaient pour améliorer les choses. Et il voulait qu'on le "laisse en dehors de ça", parce qu'il "n'avait rien demandé" ? Parce qu'eux avaient demandé à être enfermé ici ?! Il croyait que c'était pour le plaisir qu'ils trimaient pour avoir eau et nourriture ?! Que c'était pour le fun que chaque jour des hommes et des femmes partaient sur le territoire prenant le risque de ne pas revenir, emportés par Tullamore, ou dévorer par des créatures que même le Grand Méchant Loup craindrait ?! Et putain, s'il pouvait avoir un refuge aujourd'hui, un endroit où il pouvait être tranquille, c'était grâce à tout ceux qui s'étaient bougé le cul, chaque jour ! Qu'est-ce qu'il foutait lui, le cul dans l'herbe, à gratter du papier, pour le bien de tous ?! Qui est-ce qu'il était pour juger ! Ces "connards", comme ils les appelaient, avaient du faire des choix, prendre des décisions. Ils en avaient baver avant d'en arriver à cette paix toute relative qu'offrait l'Irlande aux nouveaux prisonniers qui débarquaient. Il ne savait rien de l'enfer qu'avait été cet endroit avant la coalition ! Tout ce qu'ils avaient eu a faire en arrivant, c'était se plier à l'autorité d'Aindreas, et ils avaient été libre de s'installer sur ces terres comme si elles étaient leurs. Si c'était ça son problème, alors peut-être qu'il devrait l'emmener là dehors, qu'il comprenne le danger des raids. Qu'il voit ces villes où les cadavres des bombardements d'il y a deux ans jonchaient encore les rues dévastées. Qu'il capte la putain de teneur de ses paroles !
Le Beta américain avait semble t-il plus encore de maîtrise que lui-même. Un simple regard noir, mais cela suffit à l'agité pour détourner les yeux. Ce n'était pas à lui de lui remettre les points sur les i, mais même si Daryl préférait des réponses pacifistes, il avait l'impression d'un certain laissé-passé autour de cet Ohanzee. Soit les loups amérindiens étaient vraiment des experts de l'attitude zen - hormis celui-là - soit le cousin de l'Alpha bénéficiait d'un traitement particulier pour une raison qui lui échappait encore.

Et puis un miracle. Sous la forme d'une belle brune apparue sur le pas de la porte.

Et les voilà à l'intérieur, assis devant une tasse de café fumante. Lui observant l'intérieur, perplexe, l'autre de nouveau en train d'écrire dans son carnet. Il... n'était pas certain de ce qui venait de se passer. ... Le pouvoir des femmes ? Il n'était pas sûr que pénétrer dans la maison de ce type qui s'était montré aussi agressif juste pour deux mots échangés soit la meilleure des choses à faire. Pourtant il avait suffit d'un mot de la brune pour les faire entrer tout deux, et surtout calmer l'enragé. Magique. Mais quelque peu déconcertant...

Il boit une gorgée de café, quand le carnet est poussé vers lui. Daryl avait de plus en plus de mal à cerner son vis-à-vis, et après un regard à celui-ci - qui l'évita soigneusement - il reposa sa tasse et attrapa le carnet pour en lire quelques lignes et le feuilleter. Ohanzee semblait avoir maintenant une conversation.. normale.. ce qui était presque bizarre comparé à la situation qu'il y a quelques minutes à peine. Le brun se fit la réflexion qu'il devrait peut-être embaucher Sarah si elle avait le même effet sur tout les loups !

« Rappeur ? Je croyais que tu étais professeur... lequel des deux est un hobby ? »

S'il gagnait si bien sa vie en faisant de la musique, il aurait pu arrêter d'être prof, ça aurait été légitime. S'il avait continué, c'est que le boulot lui plaisait, ce qui était un bon point pour ce qu'il recherchait. Même s'il avait quelques doutes sur sa proposition aux vues de la réaction d'Ohanzee tout à l'heure.

« Bly n'a rien arrangé du tout. Il a juste évoqué le fait que son cousin avait fait de bonnes études et était devenu prof. »

Il fronça un peu ses sourcils devant la familiarité que lui inspirait quelques lignes inscrites sur des pages plus anciennes, mais referma finalement le carnet alors que le musicien lui demandait d'en venir rapidement au fait.
Poussant le livret vers son propriétaire, ce n'est pourtant pas ce que fit Daryl immédiatement. Le jaugeant du regard alors que l'autre continuait de l'esquiver du mieux qu'il pouvait, il mit de nouveau les deux pieds dans le plat, mais tant pis, il devait savoir.

« Est-ce que tu réagis toujours comme ça face aux étrangers, ou c'est ma gueule qui te revient pas ? »

La question n'avait rien de rhétorique. Elle était bien réelle et demandait une vraie réponse. Si c'était juste une question de feeling et qu'il ne pouvait pas le piffer lui, particulièrement, pour une raison x ou y et bien... ils n'auraient qu'à s'éviter, ce n'était pas plus compliqué. S'il était du genre à vouloir déclencher une bagarre dès qu'il croisait une nouvelle tête en revanche, ce n'était même pas la peine d'aller plus loin. Quoiqu'il était tout de même curieux de savoir ce qui amenait un ancien professeur à réagir comme ça. Le déclenchement du gène peut-être... ? Celui-ci avait parfois des effets différents sur certaines personnes.... il y en avait qui vivait très mal ce changement. Le changement en lui-même, et aussi l'acte qui le déclenchait. C'était devenu son "boulot" d'apprendre aux nouveaux loups à faire avec, mais il se doutait qu'Ohanzee devait déjà être accompagné par ceux de sa meute pour gérer ça. Ce n'était pas dans son intention de marcher sur leurs plates bandes, mais peut-être qu'en ayant une approche différente... ? Quoiqu'il pouvait aussi très bien se tromper, et que son comportement étrange n'avait rien à voir avec tout ça.
Quoiqu'il en soit, il enchaîna, avant que sa question ne paraisse comme une pique à son interlocuteur un peu trop sensible.

« Je suis venu ici pour chercher quelqu'un qui serait capable de gérer une bande de jeunes, loups et humains, et de leur faire les cours. Histoire de garder un pied à l'étrier malgré la situation. »

Il en venait au fait. Mais ses sourcils se froncèrent, son regard se faisant un peu plus dur, contrarié par les précédents événements, alors qu'il poursuivait.

« Je m'étais dit que tu pourrais faire l'affaire après avoir entendu Bly parler de toi, et que peut-être ça t'intéresserait mais... »

Mais si tu manques de sauter à la gorge de tout ceux qui t'adresse la parole, ça risque d'être chaud.

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Ready to teach 'Great Spirit' ?
Normalement, tu n'aurais jamais dû avoir ce type de réaction envers un autre homme. Encore moins face au bêta d'une meute voisine. Un clan que les tiens considéraient tous sans exception comme un allié de choix qui plus est. Tu le sais bien ça. Pour ce que ça change. Puisque si le vrai problème n'est pas là, c'est qu'il est forcément ailleurs. Dans cet ailleurs qu'en principe, tu devrais avoir laissé derrière toi depuis longtemps déjà. Alors, tu as baissé les yeux. Tes doigts venant s'enrouler autour de la tasse de café que Sarah t'a servi juste avant de quitter la pièce. Laissant des traces de son parfum planer dans l'atmosphère. Puis, tu y trempais les lèvres. Tes yeux se rouvrant pleinement et les amertumes de ta colère se diffusant sur ta langue. Jusqu'à glisser le long de ta gorge. Accentuant tes difficultés à avaler cette première gorgée qui te brûlait la bouche et dont la fumée se consumait entre tes lèvres tel un calumet de la paix que vous auriez fumer. Entre frères de la même Nation.

Donc, tu ne pouvais pas continuer à marcher sur cette voie. Celle du rejet de tes gènes, de ta véritable nature. Celle qui voulait que tu sois un meurtrier et que la simple vision de ce sang rougissant la peau brune de tes mains t'en rende malade. Mais d'un autre côté, tu ne voyais pas encore ce qui pourrait te faire changer de direction. T'inciter à reprendre ta vie en main. T'obliger à te bouger, à te remuer, à rentabiliser ton capital. En le mettant à profit. Avec ta tête un peu trop remplie. Ton esprit pragmatique, affûté, t'ayant poussé à suivre un parcours scolaire irréprochable plutôt que de jouer les imbéciles. Ou de traîner dans les rues. Faisant de toi un professeur apprécié. Un enseignant de qualité et un amateur de mots, incisif et inspiré.

Ce qui ne t'empêche pourtant pas de renvoyer une image de toi ni très positive ni très flatteuse aux autres. Toujours méfiant. Dans ton coin, jamais souriant et donnant l'impression de tirer la gueule en non-stop. De te foutre de ce qui peut arriver, tant que ça ne te touche pas. De n'être fixé que sur ton nombril. Ce qui ne serait pas surprenant au vu de ton caractère somme toute assez égocentrique. Tu le leur accordes. Seulement voilà, ce que les autres ne comprennent pas c'est que ce qui ne te touchait pas directement, n'existait pas. Tout simplement. La réalité se coinçant derrière tes yeux et t'empêchant d'y voir clairement. Avec un minimum de discernement. Depuis que tu avais dû tuer pour te défendre. Pour sauver ta vie. Entraînant à ta suite une multitude de morts t'en faisant presque regretter de ne pas avoir juste baissé la tête et dit oui. Après et dans la mesure où tu ne voulais pas entrer plus que ça dans les détails, tu préférais encore ne pas évoquer le sujet. Ça ne regardait que toi, et toi seul. Quelles que soient les perches que ce type te tendait. C'est vrai. Il s'attendait à quoi ? Peut-être à ce que tu t'épanches sur tes petits problèmes. Lui t'écoutant attentivement, et toi lui expliquant pourquoi tu l'avais aussi violemment pris à parti. Mouais. Puis quoi encore. Bien sûr. Quant à sa gueule, elle te laissait plutôt indifférent.

Rien à signaler. En dehors du fait qu'il ressemblait à pas mal de tes potes. Rien que de très normal dans ton cas. Ceci étant dit, sa question reste légitime vu comment tu l'as agressé. Gratuitement. Juste parce que c'est ton cousin qui l'a envoyé à toi. Et récupérant ton carnet, tu reposais la tasse. Avant de tourner la tête et d'enfin relever les yeux.

- Un hobby ? Aucun des deux. Je partageais mon temps entre la fac et la musique.

Parce-que tu avais refusé de choisir. Aimant alterner entre ces deux activités professionnelles n'ayant rien de commun l'une avec l'autre. La première te rendant important aux yeux de la société. Tandis que tu apprenais à tes étudiants les fondements même des mathématiques, avec au programme : nombres complexes et trigonométrie, techniques fondamentales de calcul en analyse, et espaces vectoriels puis applications linéaires. Entre autres choses plus ou moins complexes. Le tout en alignant les rimes, en travaillant et en perfectionnant ton flow, évoluant dans un milieu fermé, vicié et corrompu. La seconde te permettant donc de relâcher la pression. De casser ton côté sage et studieux, en fumant des spliffs. En t'enivrant et en buvant jusqu'à plus soif et en couchant avec des femmes pour lesquelles tu n'éprouvais pas un désir flagrant. Faisant surtout confiance à ton corps et à tout ce que tes fonctions de reproduction comportaient de mécanique.

- Puis je m'excuse pour l'accueil, c'est tout ce que j'ai à dire.

Qu'il n'insiste pas. Pour ta part, ça n'irait pas chercher plus loin. C'était à prendre ou à laisser. La suite ne t'aidant pas vraiment à te décontracter. Et si tu récapitulais – Bly avait évoqué le fait que son cousin, toi, avait fait de bonnes études et était devenu prof. Que lui, Daryl, du clan An'Sionnach était venu ici pour chercher quelqu'un capable de gérer une bande de jeunes loups et humains, et de leur dispenser des cours. Que tu pourrais faire l'affaire et remplir ce rôle, avoir une tâche. Mais…

Mais tu semblais déjà avoir perdu tout intérêt à ses yeux. Et autant le dire, ça te déplaisait. S'il était venu jusqu'ici pour te manquer de respect, le déplacement ne valait pas la peine. Tu n'avais pas besoin de lui pour te sentir insulté. Ton cousin ayant sans doute un peu trop vanté tes qualités, en omettant de lui faire part de tes quelques défauts. Bien-entendu. Et après, on osait encore se demander pourquoi tu te tenais sur la défensive. Sur ce, tu t'es levé. Ramassant ta tasse de café à moitié pleine et la sienne au passage. Te moquant qu'il ait terminé ou pas. Pour aller les vider et les déposer dans le bac vous servant d'évier et dont la pompe avait été reliée au puits. Au moins, vous aviez un semblant d'eau courante. Les calculs et tout le bordel que ça avait été pour que chaque habitation en dispose et obtienne ce confort, restant ton œuvre.

Puis, tu pressais à plusieurs reprises sur le levier de la pompe. Faisant ainsi couler l'eau. Juste assez pour te permettre de rincer les tasses. Prônant l'égalité entre tes frères et tes sœurs. Sarah n'en étant pas réduite aux tâches ménagères dans votre intérieur, mais promise à des tâches bien supérieures. Une fois fait, tu les essuyais avant de les ranger. Chaque bien que vous possédiez le rendant d'autant plus précieux. Ne retournant qu'ensuite te positionner devant lui.

Les bras croisés sur ta poitrine. L'observant quelques minutes, hésitant à rouvrir la bouche ou à te taire. Ton casque toujours autour du cou. Un look ne reflétant pas tout à fait ta véritable personnalité, mais que tu aimais porter.

- Mais quoi ? Le cousin du grand Bly n'est pas assez bien pour enseigner à tes gamins ! C'est ça ?

Ton ton se durcissait. Le sang bouillonnant dans tes veines se refroidissant brutalement. Qu'est-ce qu'il avait ce type à froncer les sourcils. Tu ne lui devais rien. Au contraire, c'est lui qui venait te demander de lui rendre service. Alors ses airs offusqués, il était prié de se les garder. Ou libre à lui de prendre la porte, tu ne le retiendrais pas.

- Donc. Tu t'es dit que je pourrais faire l'affaire après que Bly t'ait vanté mes mérites. OK. Mais encore ? Ils ont quelle tranche d'âge tes jeunes ? Quel niveau scolaire ? Et en supposant que j'accepte de rendre ce service à ta meute, qu'est-ce que notre arrangement impliquerait exactement ? Je dois m'attendre à quoi.

Peut-être que ce mec aux tâches de rousseur te prenait pour un imbécile, en dépit de ton niveau universitaire. Trop impulsif. Pas capable de te gérer ni de te contenir. Peut-être. Le truc c'est que tes désordres comportementaux n'influençaient en rien tes capacités de réflexion. Libre à lui de l'admettre ou pas. De s'en rendre compte ou de l'ignorer. Comme dit, il s'était pointé ici de son plein gré. Alors écartant légèrement les jambes, tu t'enracinais au sol. Droit.

Affrontant enfin son regard sans plus détourner les yeux. Attendant qu'il t'explique, qu'il se justifie. Un tel retournement de situation ne t'aidant pas vraiment à nourrir de meilleurs sentiments à son égard...



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L'atmosphère s'était un peu allégée depuis que Sarah leur avait servi le café. On était encore loin du tête à tête totalement à l'aise et apaisé, mais au moins ils échangeaient quelques mots sans que l'électricité ne crépite dans l'air. Aucun des deux. Ohanzee n'avait pas voulu départager ces deux choix de vie pourtant très différents et avait assumé de vivre pleinement ces deux passions. En réussissant dans les deux, d'après ce qu'il comprenait. Daryl avait une certaine admiration pour les gens comme lui, qui persévéraient et ne lâchaient rien jusqu'à l'aboutissement de leur rêve. "Et toi alors, qu'est-ce que tu te vois faire plus tard ?" Une question venue d'un autre temps à laquelle il n'avait finalement jamais donné de réponse. Il avait juste suivi docilement le chemin que l'on avait tracé pour lui, avec pour objectif majeur de ne pas décevoir son frère. Il aimait la meute, et son ainé par dessus tout, jamais il n'avait regretté que ce soit eux, sa famille. Pourtant parfois, peut-être,  il se dit qu'il aurait aimé qu'on lui laisse le choix. Alors s'il avait de l'admiration pour ces gens qui vivaient de leur passion, peut-être qu'aussi quelque part au fond de lui, il les enviait.

Daryl hocha simplement la tête lorsque Ohanzee présenta ses excuses. Des excuses bien légères et qui avaient presque eu l'air de lui arracher la langue, mais c'était déjà un bon début. Peut-être que cette entrevue ne serait pas aussi catastrophique que ce qu'il craignait après ce départ en fanfare !

« ... ?! »

Okay. Ou peut-être pas. Il s'était soudain levé et avait ramassé leurs tasses pour aller les laver sans dire un mot, avec de nouveau cette tension dans l'air. D'accord... en venant ici pour essayer de trouver un plan d'action pour améliorer leurs conditions de vie, et en l'occurrence surtout celles des jeunes, il avait tenté de se montrer poli et à l'écoute pour qu'ils puissent trouver ensemble le meilleur moyen de réaliser ça. Enfin, c'est ce qu'il avait imaginé. En se rendant compte de l'état de nervosité du bonhomme, il avait fait de son mieux pour y aller avec des pincettes. Même si les grands discours n'étaient pas son truc, il savait se montrer diplomate, mais lui qui d'ordinaire mettait naturellement les gens à l'aise, avait l'impression que tout ce qui pouvait sortir de sa bouche était systématiquement mal interprété par son vis-à-vis qui commençait de nouveau à montrer des signes d'hostilité.
Daryl se tourna sur sa chaise, observant le dos du loup amérindien qui faisait la vaisselle. Bon sang, pourquoi est-ce que ça se passait comme ça ? Cette situation était d'une frustration extrême pour l'irlandais qui voyait tout partir de travers alors que ça pourrait être si simple ! Il allait commencer à se demander s'il n'y avait pas une entité, là, quelque part, qui avait décidé de lui mettre des bâtons dans les roues, "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" hein ? C'est tellement plus marrant. Tch.

Ohanzee revint ensuite se planter devant lui, bras croisés sur son torse dans une posture qui lui indiquait clairement que la conversation n'était pas partie pour aller en se simplifiant. Daryl se prêta à son jeu de regard sans ciller, et du ronger son frein pour ne pas décoller son cul de sa chaise alors que l'autre le toisait ainsi de haut. Bon sang, s'il avait un truc à dire, qu'il le dise, merde !

« ... »

.............. Quoi ? Le cousin du "grand Bly", "pas assez bien" pour enseigner à tes gamins. Merde. Quoi ? C'était quoi ça encore ? Maintenant il était vexé ? Mais pitié, Ohanzee commençait doucement à jouer avec ces nerfs. Qu'est-ce que c'était encore que cette réaction, il lui fait un caprice ??? Un caca nerveux, pire qu'un gosse putain ! ....... Zen, Daryl. Zen.
Il continue de le regarder, contenant son envie de se frotter le visage à deux mains avec toute la lassitude qu'il ressentait à cet instant. Bon sang, il allait ressortir d'ici lessivé, c'était certain. Lui qui pensait que ça allait être une journée tranquille.

« ... »

Et maintenant, il se montrait hautain et condescendant, lui demandant... des contreparties ?
Les pieds de la chaise raclent le sol alors qu'il se redresse pour lui faire face. Il se montrait patient, avait même courbé l'échine alors qu'il se faisait insulter, pour ne pas déstabiliser son hôte qu'il avait compris perturbé, mais il ne supporterait pas de se faire marcher sur les pieds par ce prétentieux névrosé plus longtemps.
Il passa sur la dernière partie pour revenir à la première, celle où ça avait recommencé à partir en couille. Le ton calme, posé mais ferme. Son regard trahissant en revanche un début d'irritation face à l'attitude du cheyenne.

« Mais. Je me rends compte que j'ai affaire à un névrosé, qui ne contrôle pas ses émotions, instable, et qui serait prêt à péter un câble à la moindre réflexion. »

Il s'avance encore d'un pas vers lui, presque brusque, presque comme une attaque, et le toise en plissant les yeux, l'os de sa mâchoire saillant alors qu'il sert les dents, le dévisageant, semblant le sonder alors qu'il siffle entre ses dents.

« Si ton Beta n'était pas intervenu, jusqu'où tu serais allé ? Tu m'aurais cogné ? »

Comme ça, gratuitement, juste pour le faire partir ? Se débarrasser de lui ? C'était la sensation qu'il avait eu. Il le jauge, comme cherchant la réponse. Puis s'écarte finalement, dégageant son espace vital, écartant toute intention d'altercation - physique - qu'aurait pu percevoir Ohanzee dans son geste. Il n'en avait pas tout à fait fini pour autant.

« Tu étais peut-être un excellent prof, surement même. Mais t'as un problème. Je sais pas si c'est du à l'éveil de ton gène ou quoi, mais non, j'ai pas envie de laisser des gosses à un type qui se contrôle pas putain ! Alors merde, dis-moi que t'es pas comme ça tout le temps, ou bien j'vais croire que t'avais raison et que j'ai vraiment perdu mon temps en venant ici ! »

Il s'excuserait probablement auprès de Sarah pour chercher l'embrouille comme ça à l'intérieur de sa maison. Mais merde, Ohanzee avait beau être encore un "jeune loup", cela faisait quand même plus d'un an de ce qu'il avait compris, qu'est-ce qu'ils foutaient dans cette meute ? Personne ne lui avait encore mis un bon coup de pied au cul pour régler son problème ?! Il était pas clair ! Pas clair au point que son Beta s'était senti obligé de les surveiller de loin dès qu'il l'avait approché pour discuter. Ils étaient donc au courant que quelque chose clochait chez lui !

« Tu veux que je te dise ce que "notre arrangement impliquerait" ? Moi je suis venu chercher un prof, un mec qui aime transmettre, qui serait pédagogue, qui s'intéresse aux jeunes et aurait à coeur de les instruire. J'ai pas de "plan". J'y connais rien à tout ces trucs ! C'est pour ça que j'avais besoin de toi ! Je cherche quelqu'un pour mettre tout ça en place. Le connard que j'suis ne cherche pas un lèche cul, mais un mec volontaire qui a envie de s'investir pour essayer de rendre les choses meilleures. Putain, ça semble si aberrant que ça ?! »

Il s'était mis à marcher, allant se caler à l'autre bout de la petite pièce, pour éviter que sa colère ne déborde de trop sur Ohanzee. Oui, ça le mettait en colère, mais pas forcément contre Ohanzee lui-même, c'était la connerie de cette situation qui lui tapait sur le système. Tout était déjà tellement compliqué, ils ne pouvaient pas juste... respirer un peu et se calmer, merde ! La vie n'était pas si pourrie, ils pourraient en profiter un peu et prendre les choses comme elles venaient quand ça allait dans le bon sens au lieu de tout rendre tordu et difficile !

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Tu étais comme ça. Et ce que tu proposais, ce n'était rien de moins qu'un deal à prendre ou à laisser. Partagé entre ces deux cultures qui déclinaient ton identité à l'infini, comme tu te sentais tiraillé entre l'homme et le loup. Doux et facile. Mais parfois aussi, juste plus sauvage et indomptable. Orgueilleux. Ne supportant plus vraiment qu'on puisse te dicter ta conduite. Bien que te pliant à la hiérarchie que t'imposait de vivre une vie de meute. Comme dans chaque clan. Avec dans ton cas, plus ou moins de bonne volonté. Au gré des jours qui passaient. T'éloignant un peu plus de cette existence que tu menais avant. Trop fier, et tellement solitaire. Ton vis-à-vis ne réalisant pas combien reprendre ton métier d'enseignant pouvait te questionner.

Alors tu jouais la provocation. Pour qu'il comprenne. Que si tu acceptais, il te faudrait des garanties de réussite. Exigeant. En flippe surtout. Ne sachant que trop bien ce que le fait de te retrouver à proximité de jeunes adultes pourrait évoquer en toi. Pas que tu aies peur. Pas dans le sens où la majorité des gens l'entendait. Ta réflexion se voulant être plus profonde.

Parce-que tu t'en voulais. Avoir tué ce gosse restant sans doute le plus grand drame que tu aies vécu. Le simple fait d'y penser te tordant le ventre et te soulevant l'estomac, presque à t'en faire gerber. Qu'importe qu'on puisse encore et encore te répéter que tu n'avais pas d'autre choix. Que c'était lui ou toi. Au final, tu aurais dû accepter de mourir à sa place. Seulement, il était un peu tard pour regretter. Donc, toi, tout ce que tu lui demandais là, ça se résumait à ce que tout se passe dans les meilleures conditions possibles. Le problème, c'est que tu ne semblais pas t'exprimer correctement. Ni sur le bon ton, ni en choisissant les bons mots, ni même en adoptant des attitudes susceptibles d'apaiser les choses. Franchement hostile. Redoutant de remettre ton costume de mec responsable. De refaire figure d'autorité et de devoir prendre en charge l'éducation d'enfants et d'adolescents soumis à une pression constante. Qui ne t'accorderaient peut-être jamais leur confiance, ou à contrario, qui chercheraient à te ressembler. À s'identifier à ce modèle que tu incarnerais. Pour ceux d'entre-eux qui accorderaient plus de valeur à leur culture générale qu'à la manière de brandir une arme. Le seul problème étant que tu n'étais pas certain de te sentir prêt pour rempiler. Et si ça se reproduisait ? Et si un autre de ces jeunes s'attachait à toi au point d'en perdre la raison. Est-ce que ce risque là, tu devais le prendre ? Le premier, tu lui avais planté un morceau de verre dans le corps avant de le regarder crever. Froidement. Qui sait de quoi tu pouvais être capable ? Possédé par tes instincts meurtriers. Le traumatisme restant à vif. Te forçant à faire le vide autour de toi, préférant te pourrir l'existence plutôt que de récidiver.

Peut-être que tes doutes pouvaient paraître dérisoires au vu de la situation quasi désespérée dans laquelle vous vous trouviez tous. Mais ce chemin, tu devais le parcourir avant d'accepter. De dire oui. De t'engager. Ce type, Daryl, se relevant brusquement. Les pieds de sa chaise raclant le sol et te forçant à reculer. Jusqu'à te cogner contre la table. Toi, tu te battais à coups de livres et dans des battles avec tes potes. Dommage qu'il n'ait pas l'air de s'en rendre compte. Te traitant de névrosé, instable, incapable de contrôler ses émotions et menaçant de péter un câble à la moindre réflexion.

- Peut-être qu'au lieu de me juger sur ce que tu crois voir ou deviner, peut-être que tu aurais tout intérêt à te focaliser sur ce que j'ai à apprendre à tes gosses. Mais libre à toi de te fier uniquement à l'image que je te renvoie.

Après tout, il n'en allait pas d'une démarche personnelle. Puis, t'obligeant à te presser contre la table il continuait à avancer vers toi. Tes doigts s'agrippant à son rebord. N'appréciant que très moyennement de sentir ton espace vital se réduite à peau de chagrin. Les cils battant, et tes paupières clignant nerveusement. Tout en le fixant pour lui répondre du bout des des lèvres.

- Mon bêta comme tu dis, c'est d'abord mon frère…

Et s'il n'était pas intervenu, le pire qui aurait pu arriver c'est que tu t'en prennes une dans la gueule. Point. Pour autant, tu ne le contredisais pas. Sûr qu'il te semblait être de ses opinions. Toi pour ta part, tu préférais inspirer de la méfiance. Au moins, ça te permettait de tenir les autres en respect. Même si sur le fond, tu détestais la violence et tout ce qu'elle pouvait engendrer de mauvais. Hors périodes de mutation. Au cours desquelles la bête prenait le pouvoir sur toi. Durant ces nuits de pleine lune où tu ne maîtrisais plus rien. Pouvant parcourir des kilomètres et te réveiller nu au milieu de nulle part, recouvert de sang. Quitte à toujours te noyer dans ta propre détresse. Loin de rendre hommage à la bravoure guerrière de tes ancêtres.

À partir de là, tu n'avais pu recommencer à mieux respirer que lorsque ce dernier consentait enfin à reculer. T'accordant ainsi un bref instant de répit. Trop court à ton goût. Pointant du doigt ce qui n'allait pas chez toi. Le problème restant inchangé. Tu ne dirais rien à propos de ce qui te rendait aussi instable. Ou du moins, pas de manière claire et explicite. Choisissant une tout autre option, celle qui voulait que tu lui racontes une histoire. La légende des deux loups.

- Mon grand-père me racontait souvent une histoire quand j'étais gosse. C'est une légende qui dit qu'un vieil homme Cherokee s'inspirait d'une fable mettant en scène deux loups pour enseigner la vie à son petit-fils. En fait, il s'agit de la bataille intérieure qu'on mène tous contre nous-même : « C'est un combat terrible qui se produit entre deux loups. L'un est mauvais. Il n'est que colère, envie, regret, tristesse, avidité, arrogance, apitoiement, culpabilité, ressentiment, sentiment d'infériorité, mensonge, faux orgueil, sentiment de supériorité et ego. Alors que l'autre loup est bon. Il n'est que joie, paix, amour, espoir et sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.» Alors le petit fils demanda : « Grand-père, lequel des deux loups va gagner ? » Ce à quoi, le vieil homme répondit tout simplement en souriant : « Celui que tu nourris.»

Là-dessus, tu tirais une chaise afin de te rasseoir. Puis tu retirais ton casque pour le poser sur la table. Suivant des yeux ses déplacements dans la pièce. Méditant sur tes propres paroles. Cette fable te rappelant que tu étais le seul gardien de ton esprit et que par conséquent, tu ne récoltais que ce que tu semais. Faire le bien ou le mal. Tirer des leçons des épreuves qu'il t'avait fallu traverser pour arriver jusqu'ici, parmi les tiens. Après la mort de ta mère, puis celle de ton père. Celle de ton grand-père et ensuite, celle de ta grand-mère. La séparation d'avec des frères et sœurs. Les placements. Toi, le petit amérindien ayant grandi dans des familles de type européen. Peut-être qu'au bout du compte, cet homme se situait à la croisée des chemins. Et peut-être qu'il était la voie à suivre, et que Bly l'avait pressenti. Du coup, tu décidais de te montrer sincère.

- Non… je suis pas tout le temps comme ça. Mais c'est pas la première ni la dernière fois que ça m'arrivera. T'es toujours bien toi ? Tu doutes jamais ? Si c'est le cas, t'en as de la chance. Alors oui, j'étais un bon enseignant. Un des meilleurs de ma faculté, et tu sais pourquoi ? Parce-que tous ces gosses, je les faisais vibrer. Je me contentais pas d'écrire des chiffres sur un tableau noir, ni de dispenser mon cours devant un amphi rempli d'étudiants qui étaient là pour passer le temps. J'aimais mon métier. Et je crois pas que ce soit à toi de juger de ma pédagogie. Maintenant, fais ce que tu veux de tout ça.

Toi, tu ne te justifierais pas davantage. L'exercice étant déjà assez périlleux à ton goût. Comme ces deux loups, tu te battais contre tout ce qu'il pouvait y avoir de plus mauvais en toi. Pour faire la paix avec ta conscience et te réconcilier avec ce passé qui te hantait. Que tu dormes ou bien que tu restes éveillé. Il ne tenait plus qu'à lui à présent de savoir à quel genre d'homme il voulait confier ses gamins. Un homme tout en nuances, capable de prendre du recul sur lui-même. En pleine possession de ses moyens et pas toujours sûr de lui. Ou juste un mec qui ait les réponses à tout, qui pense tout savoir mieux que tout le monde. Un type auquel tu ne voulais plus ressembler. Tant tu étais tombé de haut, tant la confiance que tu pouvais avoir en toi en était ressortie ébranlée. Pas que pour le meilleur, tu lui accordais. Il n'empêche que là, vous étiez à égalité niveau coups-bas.

- Puis ça me dit pas plus ce que notre arrangement impliquerait. Je te demandais pas une contrepartie, tout ce que je veux savoir c'est si je vais devoir m'installer dans ton clan un moment, le temps que tout soit mis en place. Ou si je pourrais rentrer chez moi tous les soirs. J'ai pas la moindre idée des kilomètres qui séparent nos territoires. Et ça me dit pas non plus quelle moyenne d'âge ont tes gosses. Enfin, à toi de décider. Moi je ne suis qu'un névrosé après tout…

Si toi tu t'étais montré désagréable avec lui, il te le rendait bien. Et ce n'était pas pour te déplaire, parce-que ça ravivait des choses que tu pensais avoir perdu. Dixit, ton amour de l'enseignement et ce besoin de transmette que tu avais complètement annihilé, persuadé de ne plus valoir grand-chose. De représenter un danger pour la jeune génération...



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Ohanzee avait finalement retrouvé sa place d'origine, s'étant rassis sur sa chaise autour de la table. Daryl quant à lui resta debout, les bras croisés contre son torse, adossé contre l'encadrement de la fenêtre. Il avait pu sentir la nervosité du cheyenne grimpée en flèche au fur et à mesure qu'il se rapprochait de lui, sur le moment il s'en fichait royalement, la manière dont lui avait répondu Blackbird l'ayant sévèrement irrité, mais maintenant que les choses désagréables avaient été dites des deux côtés, la tension sembla finalement redescendre d'elle-même, comme un soufflé se dégonflant spontanément après avoir atteint le point culminant.
Daryl l'écouta silencieusement raconter la légende des deux loups, cette histoire était très populaire et était déjà parvenu à ses oreilles. Une magnifique métaphore pour faire entendre que chacun n'était pas bon ou mauvais de nature, mais le devenait selon ses choix. Il aimait beaucoup cette histoire, pourtant parfois, il se demandait si malgré la volonté de vouloir nourrir le bon loup, le mauvais ne venait pas arracher sa pitance au premier en dépit de l'intention de départ.
Le brun se détendit de nouveau doucement, ayant pour la première fois depuis qu'il avait échangé un mot avec son vis-à-vis l'impression qu'ils pouvaient vraiment échanger. Les yeux dans le vague, Daryl était songeur en pensant à cette histoire qu'il venait de lui raconter. Mais lorsque Ohanzee évoqua son cas plus personnel directement, son regard se reposa sur lui, captant toute son attention.
Il le laissa terminer sans l'interrompre, mais ne put s'empêcher de remarquer :

« Tu en parles au passé. »

Il aimait enseigner. Pourtant malgré les réticences, malgré tout ces blocages qu'il semblait lui opposer, il l'interrogeait aussi. Est-ce qu'il devait comprendre qu'il aurait bien envie d'enseigner de nouveau, mais peut-être que celui lui faisait peur ? Pourquoi, là était tout le mystère. Mais ça, ce n'était pas à lui de le déterrer, tant que cela n'influait pas sur le résultat, à savoir le travail avec les jeunes. Peut-être était-ce encore un de ces doutes, dont il parlait justement.

« ... Des doutes, on en a tous. Celui qui te dira le contraire est un menteur.   »

Des doutes, des peurs. Lui aussi en avait tout un tas. Cependant il avait du apprendre très tôt à ne pas le montrer. La peine, la détresse aussi. Tous sentiments qui montreraient une faille, une faiblesse. Il s'agissait presque d'une question de survie dans sa position. Il n'était pas fait comme ça, pour ça, mais il avait appris. Dès qu'on avait un rôle avec des responsabilités, une figure avec de l'autorité, c'était toujours un peu la même chose. Alors professeur, c'était pareil. Dans une moindre mesure. Un enseignant qui doute, qui manque d'assurance, se fera dévorer tout cru par ses élèves. Il n'était plus Beta aujourd'hui, mais ça lui collait à la peau. On ne se défaisait pas des mécanismes d'une vie comme ça.

« J'en ai déjà parlé à quelques parents et à certains jeunes. Ça marcherait d'abord sur la base du volontariat à mon avis, histoire de voir comment on s'organise d'abord, et puis après... On verra ? »

Il décroise finalement ses bras, et se masse la nuque d'une main.

« Comme tu travaillais dans l'enseignement, je me disais que tu pourrais avoir des idées... pour organiser tout ça. On a une quinzaine de jeunes à Moycullen que ça pourrait concerner, entre dix et vingt ans. Je sais que tu étais à l'université, peut-être que des plus vieux pourraient être intéressés aussi. A vrai dire, c'est pas forcément pour tes connaissances en maths que je voulais te voir, plus pour ta connaissance... de l'enseignement en général ? Je sais que ça fait une tranche d'âge très large, mais d'autres personnes pourraient te filer un coup de main, pour les autres matières aussi. Je voyais ça plus... Il réfléchit un instant à comment exprimer la manière dont il visualisait les choses, avant de prononcer. Tu serais comme une sorte... de directeur, pour chapeauter tout ça ? »

Il se décale finalement du mur contre lequel il était resté adossé tout ce temps, et revient s'asseoir à son tour. Observant Ohanzee un instant, avant de croiser ses mains sur la table.

« Je crois que tu t'méprends.. Je n'ai jamais remis en doute tes compétences, ce que je veux que tu comprennes c'est que... Il fronce un peu ses sourcils, devenant soucieux en prononçant la suite, ... les jeunes d'ici ne sont pas les mêmes que tu as pu avoir en classe... ils ont vu, et fait pour certains, des choses que même des adultes n'auraient jamais du avoir à vivre. »

A aucun moment Daryl n'avait remis en cause l'intelligence ou la pédagogie du matheux. Cependant, c'était la gestion d'élèves "difficiles" qui lui faisait plus soucis, surtout quand le prof lui-même n'avait pas l'air des plus simples.

« ... Certains ont déclenché leur gène récemment, plus récemment que toi. Et... tu vois comme tu peux réagir ? Dis-toi que certains pourraient se montrer tout aussi agressif, voire... même plus, si quelque chose les contrarie et qu'ils ne se contrôlent pas. Tu crois que tu peux gérer ça ? »

Il n'était pas certain d'adopter la bonne stratégie, là, tout de suite. Est-ce qu'il n'allait pas juste lui faire peur et le faire se braquer face à la tâche qui l'attendait ? Ohanzee avait déjà du mal à gérer ses propres réactions, il venait de le lui dire en lui rétorquant cash que s'il n'était pas tout le temps comme ça, cela lui arriverait encore à n'en pas douter. S'il pouvait réussir à se contrôler ce serait déjà une bonne chose, mais se contrôler lui, plus de jeunes loups dont les instincts nouvellement acquis mettaient les émotions parfois à fleur de peau...
Daryl secoue sa tête et se pince l'arrête du nez. Il était en train de se tirer une balle dans le pieds en lui disant tout ça, ce qu'il voudrait faire plus tard ? Surement pas commercial, il craignait vraiment pour vendre un projet !
Il rétropédale, cherchant à mettre les choses au clair.

« Écoutes, je veux pas te faire peur avec cette histoire. Je m'occupe de la partie contrôle du gène. Tu pourrais commencer d'abord avec ceux qui ne l'ont pas déclenché, voir comment ça se passe ? Peut-être que les autres meutes pourraient être intéressées aussi. Pour ce qui est de la localisation... j'avais pensé au coeur de Moycullen, mais ça peut se discuter. Je ne préfère pas trop les éloigner de la meute, c'est.. enfin, tu comprends ? »

Ils avaient beau surveiller les environs, ils n'étaient jamais à l'abri de tomber sur une patrouille de Tullamore, ou même quelques créatures qui se feraient bien un petit trip à chasser du loup, on était jamais trop prudents.

« Mais il pourrait y avoir des roulements, d'un endroit à un autre. Et puis ça ne serait pas tout les jours. C'est plus... pour qu'ils n'oublient pas que.. la vie ce n'est pas que ça. »

La mort, la guerre, la haine, la survie. Il pose sur lui un regard l'air de dire "tu vois ce que je veux dire". En deux ans, avec les bombardements, et les créatures lâchées en tout sens qui n'avaient plus besoin de se cacher, et plus aucunes règles à respecter, certains avaient vu des choses affreuses. Des corps brûlés, des parents assassinés, des créatures dévorant des êtres vivants ou morts. Même ceux arrivés plus tard avaient leur propre traumatisme, arraché à leur maison, à leurs amis, déportés jusqu'ici dans des conditions qu'il ne pouvait imaginer. Passés de l'enfance à l'état de créatures méprisées par tout un monde et traités comme de la merde. Il y avait de quoi en choquer plus d'un. Depuis la Coalition, on pouvait espérer une reconstruction petit à petit, certains se faisaient plus vite que d'autres à cette nouvelle vie, mais il fallait leur rappeler que la vie ce n'était pas que ça.

« Alors pour l'organisation, ce sera peut-être à voir en fonction de qui participe, tu pourrais... te charger de ça ? Je peux t'emmener à Moycullen Bogs, te faire visiter, rencontrer les jeunes si tu veux. Histoire de te donner une première idée. »

Il pourra aussi faire la liste de ce dont il aurait besoin, les écoles et bibliothèques n'avaient pas dues être très touchées pour les pillages, ou du moins pas pour les bouquins. Il faudrait certainement aussi ramener des cahiers et différents matériels scolaires, mais ça ce n'était pas un problème.
Maintenant, il attendait de voir ce qu'en disant Ohanzee. S'il semblait calmé à présent, il n'était pas sûr en revanche qu'il soit toujours partant après ce qu'il venait de lui raconter.

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Il avait raison de le souligner. C'est vrai. Tu en parlais au passé. De toi, de ce qui constituait ta vie, de ton métier et de tout ce que l'enseignement avait pu t'apporter. Le plaisir que tu éprouvais à te lever le matin et à enfiler ton costard-cravate. Toujours impeccable. Cheveux attachés, puis tirés en arrière pour dégager ton visage. Intransigeant surtout dans ton désir de ressembler à l'homme blanc. Jamais de tresses, rien d'autre qui ne puisse trahir ton ethnie mis-à-part ta couleur de peau.

Alors oui, tu aimais être cet homme qu'on respectait. Ce prof différent de tes collègues. Jeune. Dépoussiérant ta discipline et rendant les mathématiques tellement attractifs. Quitte à cracher sur tes origines. Est-ce que tu devais vraiment regretter cette époque au fond ? Voilà qu'à présent, ce passé t'interrogeait. Ébranlant tes regrets. Te donner un genre, un style, les apparences finissant par te tromper. Parce-que tu avais compris un peu tardivement que quoi que tu fasses, jamais tu ne leur ressemblerais. Et que c'est à toi seul que tu faisais mal en continuant à faire semblant d'être autre chose qu'un Cheyenne. Un membre à part entière des Nations amérindiennes. D'où ton émancipation. Ton fuck à la société, sans pour autant renoncer à tes privilèges. Tu voulais tout. Laissant les compromis de côté. Devenant entier, alliant ton sang rouge à la pâleur des nuits en ville. Dans ces zones où la lumière des réverbères t'empêchait de contempler la beauté des étoiles embrasant le ciel.

Mais maintenant que tu avais pleinement renoué avec tes racines, rien n'allait mieux. Force était de l'avouer. Ignorant bien ce qui pourrait t'aider à te sentir complet. Peut-être que ça ne tenait qu'à un rien. Tous ces gosses ayant besoin de toi représentant la solution. Avec eux, tu trouverais un nouveau refuge. Une façon d'expier et de te racheter une conduite. Comme si tu étais le méchant de l'histoire. Toi, qui à l'âge adulte continuait à te chercher. Ce qui posait question. Quoique rassuré de l'entendre te dire que oui. Que lui aussi doutait. Vous plaçant sur un pied d'égalité. Sortant enfin de son rôle de bêta, d'ancien bêta, de tu ne savais trop quoi en réalité ni comment le qualifier. Juste que tu t'en foutais. Il n'empêche que tu n'étais pas certain d'être à la hauteur de la mission qu'il voulait te confier. Éduquer. Accompagner. Conseiller, et ne pas t'investir. Autrement qu'avec tes connaissances et puis, si tu te fiais à ses explications, ton rôle à toi se cantonnerait essentiellement à superviser et organiser les choses. Ce qui rentrait dans tes cordes. Même si Bly et ses idées, tu les maudissais. Lui et toi, vous n'aviez vraiment pas une relation banale. En sachant qu'il te portait à bout de bras depuis trois ans déjà.

- Ils en disent quoi exactement les parents de tout ça ? Est-ce que ça ne leur pose pas de problème que tu viennes chercher quelqu'un d'une autre meute pour remplir ce rôle ? Parce-que je veux pas d'ennuis et que je vais avoir besoin d'eux, sauf si vos jeunes sont aussi différents que ça de ceux que je côtoyais à Minneapolis.

D'un sourire en coin étirant ta bouche, tu levais les sourcils. Il avait tellement l'air d'y croire. Sans doute qu'il s'imaginait que les gosses qui fréquentaient les universités étaient tous de petits bourges. Mais il se trompait. Les minorités, j'en étais issu. Et tous ces jeunes comme il les appelait, se battaient aussi. Les places valaient chères. Les bourses privilégiant souvent le même milieu aisé. Les fils et filles de. Mais bon. Tu ne relevais pas. Te refocalisant sur Daryl. Après tout, tu n'allais pas l'appeler l'autre, lui ou tu ne sais comment, éternellement. C'était un peu ridicule. Et tu notais sa façon de se masser la nuque quand il décroisait ses bras. T'inspirant un sale sentiment de rejet. Comme si tu venais de l'épuiser.

- Admettons que j'accepte, et admettons seulement. Oui. Je pourrais facilement mettre ça en place. C'est pas le soucis. Par contre, t'as l'air de dire que ce n'est pas sans risque… mais travailler en binôme, ça pourrait en partie réduire la menace, non ? Deux adultes par groupe. Ça suffirait à sécuriser tout le monde. Au moins, avec les plus vieux. Puis qu'est-ce que tu sais des jeunes que j'ai pu avoir en classe… rien du tout. Tu supposes. La loi du plus fort n'a pas court qu'ici… soit tu marches, soit tu crèves. Que t'aies une arme à la main ou du fric plein les poches… c'est partout pareil…

Chut. Tu parlais trop. Fixant ses mains croisées sur la table. Tes lèvres bougeant et remuant, les mots coulant et glissant sur vous. L'excuse des risques qu'il te présentait comme une étape incontournable te sauvant la mise et t'évitant de justesse d'avoir à te justifier sur ton refus à te retrouver seul avec des hommes d'une vingtaine d'années.

Tes lèvres ne souriant plus et les battements de ton cœur s'emballant subitement. Il croyait que tu réagissais mal à cause de ton gène. Mais toute cette colère que tu sentais gronder à toi comme le tonnerre roulant et faisant trembler le ciel, tu n'aurais pas pu lui jurer qu'elle puisait son origine dans les cycles d'une mutation que tu redoutais. Il ne savait pas lui. Que ce môme que tu avais tué n'était pas mort sur le coup et qu'il t'avait supplié de l'aider. Ni même que tu l'avais regardé agoniser sans lever le petit doigt. Sa douleur te faisant du bien. La rage s'écoulant dans tes veines ressurgissant de ton patrimoine génétique. Toi, tu ne te considérais pas comme agressif. Tu avais peur. Ça changeait tout. Quant à savoir si tu serais en mesure de gérer ou pas les éventuels débordements, tu le saurais en temps et en heure. Pas avant. Mais dans le doute, tu lui demandais : « T'occupes quelle place dans ta meute ? » Toi, tu le prenais ouvertement pour le bêta de son clan. Son comportement. Le fait qu'il se soit ramené ici et que Bly te l'ait envoyé. Après, tu n'aimais pas trop l'idée de te retrouver sous les ordres de n'importe qui lorsque tu serais là-bas pour travailler. Et lui, il ne te paraissait pas si pire finalement.

Un mal pour un bien, comme on dit. Sauf qu'il recommençait. À t'envoyer des signaux contradictoires. Sa gestuelle trahissant son propre stress quand il pinçait l'arrête de son nez. Secouant la tête. Te laissant penser qu'il regrettait déjà de t'avoir proposé ce post. Te mettant juste dans une position des plus inconfortable en venant par-dessus se placer en mâle dominant. Alors qu'il ne savait rien de toi. Supposant que tu avais besoin de protection. Et le regardant, tu plissais les yeux.

- Et pourquoi pas un endroit neutre ? Un endroit qui sortirait un peu tes gamins de leur environnement quotidien ? Ce n'est pas l'espace qui manque. Puis soit dit en passant, je travaillerais mieux sans qu'on vienne surveiller le moindre de mes faits et gestes. Sans compter que ça m'aidera à les mettre en confiance si j'ai une totale autorité.

Les grandes têtes pensantes dans les clans, ça en revenait à se taper les parents d'élèves en non-stop. Et si tu pouvais éviter ça, tu ne t'en plaindrais pas. Puis objectivement parlant, ça te paraissait plus approprié de leur dispenser certains enseignements en dehors des zones de tensions. Quelles soient externes ou internes.

- Enfin, à toi de voir. Moi je fais que te donner mon avis. Après, si tu penses que c'est mieux pour eux de faire ça au cœur de Moycullen, d'accord. Par contre, je pense que c'est pas une bonne idée le roulement. Tu dis que tu voudrais que tes mômes n'oublient pas que leur vie ce n'est pas que ça… et tu sais, les gosses qui vont à l'école se rendent tous les jours au même endroit. Pas que ça, pour moi ça veut dire leur donner des repaires. Un endroit fixe où venir passer du temps pour étudier ou juste pour parler. Pour se rencontrer entre jeunes de toutes les meutes. C'est ce qui me fait dire qu'un endroit au centre de tous les clans, ce serait un bon compromis. Pour qu'il n'y en ait pas un qui doive parcourir plus de distance que l'autre.

Tu ne pouvais pas te montrer plus explicite. Lui dévoilant cet autre pan de ta personnalité, posé, réfléchi, responsable. Plus pragmatique aussi. Sur quoi, il te proposait de t'emmener avec lui. Pour visiter, pour rencontrer les jeunes, pour donner corps à ce projet dont tu ignorais l'existence une heure plus tôt. Et te remettant debout, tu enlevais ta casquette. La tenant dans une main pendant que tu passais l'autre sur tes cheveux. Fixant un point invisible au sol. La gorge sèche. Il y avait trop longtemps que tu n'avais plus eu à prendre en charge quelqu'un d'autre que toi. Alors va savoir pourquoi tu acceptais de le suivre.

- Quand ça ? Aujourd'hui, ou un autre jour… Bly n'est pas rentré et… je sais pas si mon frère me laissera quitter la réserve.

Tournant le dos aux escaliers, tu ne voyais pas Sarah adossée contre le mur. Au milieu des marches. Souriant et posant sur toi un regard se remplissant de fierté. Ton cousin avait encore gagné...



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La discussion continuait bon train, devenant plus technique sur les aspects pratiques dont il faudrait aborder l'évènement, l'atmosphère semblait se stabiliser dans la maisonnée, même si après ce qu'il avait déjà pu en voir, Daryl ne se pensait pas tout à fait à l'abri d'une nouvelle montagne russe.
Ce que disait les parents du fait qu'il vienne chercher un prof dans une autre meute... ceux originaires de la meute irlandaise lui faisaient confiance, quant aux autres...

« ... Depuis que Tullamore rafle des loups à travers le monde, il y a beaucoup de loups éparpillés, alors on vient un peu tous d'une "autre" meute... ? Et puis... on a pas mal de jeunes.. qui n'ont plus leur parents. Ils avaient traversé des périodes difficiles, beaucoup de familles avaient été déchirés. Par la mort. Les enlèvements. Ici sur l'île par Tullamore, ou bien au moment où ils se sont fait attraper pour être jeté ici. Chacun avait ses propres batailles à mener. Il y avait sans doute à Minneapolis, des personnes qui vivaient des choses aussi difficiles qu'eux, bien que dans un autre contexte. Mais la différence ici était l'effet de masse. La guerre les avait tous atteint. Enfin pour l'instant ils n'en disent pas grand chose puisqu'il n'y a encore rien d'établis. Mais ce qui en ressort en général est plutôt positif. »

Il y avait toujours des craintes, mais si le projet était bien encadré, cela soulagerait certainement les parents de savoir leurs enfants en sécurité entre de bonnes mains et leur libèrerait du temps et de la tranquillité d'esprit, à ne pas avoir à se demander à chaque instant où ils avaient encore disparus.
Il ne peut réprimer un léger sourire en entendant Ohanzee qualifier de "menace" les jeunes qu'il avait prit l'habitude de côtoyer, ça ne manquerait pas d'en faire réagir certains s'ils l'entendaient, il n'en doutait pas. Il arque un sourcil devant les réflexions que le cheyenne lui oppose, il voulait faire un concours de quels jeunes avaient le plus souffert en ce bas monde ? Le brun préféra ne pas relever, après tout s'il avait l'habitude des cas difficiles, et bien tant mieux, il ne serait que mieux préparé aux traumatismes qu'avaient vécut certains et serait mieux armé pour y faire face. L'ancien professeur, après avoir tant protesté, semblait dire maintenant que ce serait facile à mettre en place, si son seul soucis était d'avoir du renfort, ce n'était pas un problème, Daryl acquiesçant à ses paroles. Pourtant dans la minute qui suivi, pourquoi son coeur se mettait-il donc ainsi à accélérer ? Daryl se senti presque gêné d'être ainsi à l'affut de ses réactions, mais il ne pouvait pas s'en empêcher depuis qu'il avait remarqué ce comportement hasardeux qu'était celui d'Ohanzee. Puis soudain cette question sur sa place au sein de la meute, qui le décontenança un instant tellement elle lui semblait sortie de nulle part.

D'abord un peu surpris, il sourit légèrement en ne se rendant compte qu'à l'instant de certaines similitudes entre les Blackbird et les An'sionnach.

« Je ne suis que le cousin de l'Alpha, et le frère du Béta de notre meute. Décidément, la hiérarchie chez les loups étaient bien souvent une affaire de famille. C'était vrai ici comme de l'autre côté de l'océan. J'ai éveillé mon gène il y a longtemps et ait été Béta pendant dix ans, alors aujourd'hui, je me sers de cette expérience pour aider les novices à apprivoiser leur bête. A part ça, avec tout ce qu'il y a à faire... on va dire que je vais là où on a besoin de bras ? »

Un homme à tout faire. On lui avait bien dit qu'il finirait comme ça. Cette pensée venue d'un autre temps lui tira un léger sourire songeur et nostalgique, avant qu'il ne se mette à réfléchir à la proposition d'installer l'école dans un endroit neutre. Daryl avait d'abord éliminer cette option, car cela reviendrait à les isoler, comme livrer des proies faciles à ceux qui voudraient leur nuire. Mais si ce lieu était placé entre les différentes meutes présentent sur le territoire, celles-ci présenteraient un premier rempart face aux intrus, sans compter évidemment les patrouilles qui circulaient déjà aux abords de la frontière lycanthrope. En rajoutant une équipe pour protéger l'école le temps des cours, cela pourrait se faire après tout, pourquoi pas.

« ... ça pourrait se faire. L'endroit pourrait être choisi en fonction de où se trouvent les participants. Si certaines meutes refusaient le projet, ou bien n'avait pas de jeunes à leur envoyer, autant se concentrer du côté des endroits où il y en avait le plus pour s'en rapprocher. Une totale autorité... »

Loin de lui la volonté de relancer Ohanzee dans une confrontation, mais l'irlandais ne put réprimer un regard un brin amusé en entendant cette phrase venir d'un type qui lui avait fait une réelle crise d'ado en apprenant qu'il était venu le voir par le biais de son cousin.

« Enfin si ça peut te rassurer, tu ne me verras pas beaucoup. Je ne serais pas là pour te fliquer si c'est ce que tu crains. Il hésite un instant, avant d'ajouter. Sauf si tu as besoin de moi bien sur. »

Il n'était pas en train de lui demander de s'occuper des jeunes pour s'en débarrasser, il ne faudrait pas qu'il hésite un seul instant à lui demander son support s'il pensait que c'était nécessaire. Après tout si Daryl aimerait voir ce projet aboutir, c'était avant tout pour le bien être de ces derniers, alors il ne rechignerait surement pas à filer un coup de main pour aller dans ce sens.

Du coin de l'œil, Daryl aperçu la brune qui observait d'un air attentif les réactions du cheyenne tumultueux, et alors qu'Ohanzee semblait accepter de sa proposition, le brun se demanda si depuis le début Bly n'avait pas manœuvré pour aboutir à ce résultat : aider les jeunes et son cousin, qui semblait avoir quelques problèmes avec son passé vu la manière dont tout le monde le couvait. Si c'était le cas, ce dernier avait bien réussi son coup.

« Quoi ? Daryl cligna des yeux. Il avait l'impression d'avoir manqué quelque chose. Je suis libre aujourd'hui, on peut y aller tout de suite mais.. qu'est-ce que tu veux dire par " je sais pas si mon frère me laissera quitter la réserve." ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire encore ? Daryl était perplexe. ... si c'est pour une question de sécurité, d'autres membres de ta meute peuvent venir, ou bien je te raccompagnerai. Je suis venu en voiture, alors ça ne devrait pas poser de problème. »

... Alors pourquoi est-ce qu'il avait cette sale impression que ce n'était pas un problème de sécurité ? Ou bien du moins pas comme il l'entendait.... Dubitatif, son regard se reporta sur Sarah, en quête d'une réponse, avant de revenir sur Ohanzee. Qu'est-ce qu'ils lui cachaient tous dans cette meute ? Il n'aimait pas ça, cette sensation d'avoir manqué quelque chose. Chacun avait ses secrets, mais s'ils devaient en garder un, il espérait que celui-là n'était pas du genre à avoir des répercussions sur des tiers qu'il serait venu lui-même lui mettre entre les mains.



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Ce qui ressortait de tout ça de manière générale était plutôt positif. Très bien. Même si le fait que pour l'instant personne n'ose vraiment se prononcer sur le sujet te laissait redouter de voir les langues se délier par la suite. Sauf qu'après, il te deviendrait juste impossible d'éluder les questions et d'éviter les confrontations. Et alors, est-ce que tu aurais les épaules assez larges pour assumer ça ? Le seul moyen de le savoir étant encore d'aller jusqu'au bout de tes engagements.

Puis être seul. Ne pas avoir de parents et grandir parmi des étrangers, ça tu connaissais. Peut-être que ça jouerait en ta faveur. Mais là, tu poussais la réflexion trop loin. Chaque chose en son temps. Déjà, tu allais commencer par accompagner cet homme dans sa meute. Pour y rencontrer quelques jeunes et te familiariser avec les lieux. Une perspective te collant des sueurs froides et fermant les yeux, tu prenais une profonde inspiration. Tes potes te manquaient. Eux, ils auraient su te rassurer. Quitte à se foutre de ta gueule et à te bousculer un peu. Un rappel à ton passé qui te laissait penser que oui, il n'y avait sans doute aucune absurdité de sa part à prétendre que vous veniez tous un peu d'une autre meute.

Un point de départ sur lequel tu lui refaisais face. Te tournant lentement, pendant que Sarah se refondait dans les hauteurs de l'escalier. Surprenant Daryl en train de lui jeter un regard incrédule et elle, lui souriant comme pour lui dire que tout irait bien. Que le vilain petit canard de la famille se tiendrait correctement et que le pire se trouvait derrière vous. Tel un ange gardien dont l'ombre furtive disparaissait à l'étage pour te libérer de son emprise. Te laissant passer ta langue sur tes lèvres sèches et tes yeux brillants d'un nouvel éclat dés lors que tu comprenais qu'au même titre que toi, Daryl n'était que le cousin de l'alpha. Et que s'il avait occupé au sein de son clan une place importante, il n'était désormais plus qu'un faire-valoir. En tout cas, c'est comme ça que tu le percevais. Frère de son bêta. Soumis à l'autorité du reste de sa famille. Avec pour différence l'impression que de son côté, ce dernier ne prenait pas sa condition à la manière d'une insulte. Permanente. D'un manque de respect total et juste flagrant. Quand toi, tu t'en sentais humilié. Du coup, tu ne pouvais pas t'empêcher de lui demander : « Pourquoi tu ne l'es plus, bêta ? » Pourquoi son frère, et pas lui. Qu'est-ce qui avait fait qu'à un moment donné on avait décidé que ce n'était plus son rôle, mais celui d'un autre. Sûrement que tu t'en serais senti vexé. Sans doute que tu te serais révolté et que tu aurais contesté cette injustice. Ou peut-être que tu ne pouvais tout simplement pas savoir comment tu aurais réagis s'il s'était s'agit de toi, puisque de toute façon, ça ne t'arriverait jamais. D'ailleurs, si on te le proposait, tu refuserais.

Sur quoi, tu ajoutais : « Et … juste par curiosité. Ça arrive que la bête, enfin le loup, ne veuille pas se laisser apprivoiser ? »

Parce-que depuis trois ans que tu avais déclenché le gène, tu restais ingérable. Réfractaire à toutes les méthodes possibles et imaginables d'apprentissage auxquels les tiens s'étaient essayés. La bête ravageant tout sur son passage. Avide de sang. Plus dangereux que ces Tullamore dont Daryl te parlait. Les nuits de pleine lune devenant ton pire cauchemar, en sachant que tu pouvais parcourir des kilomètres et te perdre en territoire ennemi. Au risque de faire de mauvaises rencontres et de te retrouver dans des situations plus qu'embarrassantes. Comme te réveiller entièrement nu et démuni sous le regard d'un parfait inconnu. Ton angoisse la plus prégnante. Livré à la merci du premier venu et pas très sûr de pouvoir te défendre une fois de retour à ton état normal. Une possibilité qui angoissait Bly et qui le poussait à te confiner à l'intérieur de vos murs. Si tant est que tu puisses ainsi décrire les frontières de Ballycroy. Ou redoutait-il plus justement que tu leur fausses compagnie et de te perdre. Tu n'en serais pas à ton premier coup d'essai. Réellement prêt à foutre le camp au moindre mot de travers. Bly qui devait avoir estimé que les bras de cet irlandais pure souche auraient toute leur utilité ici. Pour te retenir et t'emmener ailleurs à la fois. Des bras multifonctions de ce que tu comprenais. Drôle façon de se présenter et sans en avoir conscience, tu le détaillais. Trouvant dans son regard amusé quelque chose de rassurant, d'enthousiasmant. Qu'importe qu'il se moque gentiment de toi. Subitement, le rouge te montait aux joues et asphyxié, tu remettais machinalement ta casquette sur ta tête. Pas prêt ni disposé à te sonder. Ton attirance pour les hommes restant tabou. Plus encore au vu de ton passif et de tes relations somme tout agitées avec les individus de même sexe. C'était du grand n'importe quoi. Surtout que le contact physique ne te manquait pas.

Putain. Tu ne pouvais pas mieux choisir ton instant pour ressentir ce début de tu ne savais trop quoi. Face à cet homme. Peut-être parce-qu'il n'avait pas eu peur de te remettre à ta place et que lui ne te traitait pas comme si tu risquais de te briser à la moindre contrariété. Attitude qui te plaisait. Qui te changeait de l'air condescendant qu'affichaient les tiens lorsqu'ils te croisaient. Sans savoir ce qui t'agitait, sans soupçonner combien tu pouvais trouver ça blessant.

- Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai besoin d'être rassuré ? Je me fous que tu traînes dans le coin ou pas.

Maladroitement, tu cherchais juste à lui dire que de le voir assurer tes arrières ne devrait à priori pas te poser de problème. Un peu fâché quand même de constater qu'il tiquait sur ce qui pour toi était devenu un détail tant tu avais l'habitude de vivre avec mais qui lui, paraissait le choquer. Ou tout au plus, l'intriguer. L'interpeller.

- Par “je sais pas si mon frère me laissera quitter la réserve”, je ne veux rien dire de plus que ça. Et c'est pas une question de sécurité. Je sais pas quels rapports tu as avec ta famille, mais avec la mienne c'est compliqué. Ne le prends pas mal surtout, mais je te connais pas, et j'ai pas envie de m'étaler sur le sujet. Et merci, mais j'ai pas besoin d'une nounou pour me raccompagner. Enfin, pas que je sache. J'ai déjà assez de mon cousin. Puis pour te répondre, tout de suite ça me va.

Plus vite ce serait fait, moins tu aurais le temps et l'occasion de changer d'avis. De ruminer et d'y tourner dans tous les sens. Donc, tu l'attendais. Lui faisant signe de te suivre lorsque tu sortais de la maison pour te diriger vers sa caisse. Lui lançant un : « Tu l'as jeté où ta caisse ? » Dans un langage pas très soutenu et ne rendant pas hommage à ton niveau universitaire. Seulement, si Daryl n'en savait encore rien, il ne fallait pas non plus oublier que chaque médaille possédait son revers. Et que tu avais fréquenté de mauvais garçons, que tu t'étais intoxiqué à coups de spliffs, entre autre choses, puis que le soir du meurtre, tu n'étais par tout à fait dans ton état normal. Bourré. Défoncé. Une véritable bombe à retardement. Qui cachait et gardait trop de choses enfouies pour qu'un de ces quatre, ça ne leur explose pas tous à la gueule.

D'ailleurs, ton frère te suivait des yeux. Avant de se pointer vers toi. L'air emmerdé. Ta main à couper qu'il désapprouvait la super idée de ton cousin. Blasé de voir qu'on te passait tout ou juste peiné que vous ne parveniez pas à vous rapprocher. Là, tu t'en foutais. Quoique. Ok. Peut-être que ça te touchait de le sentir aussi mal. Peut-être, et c'est tout.

- Tu rentres quand ?
- Ce soir je suppose. Est-ce que ça veut dire que je peux y aller sans que tu te sentes obligé de me fliquer ?
- Je m'inquiète, c'est tout. Pourquoi t'es comme ça avec moi Ohanzee ? Je suis ton frère putain.
- Non, t'es juste un homme qui n'a plus rien à voir avec mon petit frère.
- Zee…

Tu aurais pu lui hurler dessus. L'attraper et le secouer jusqu'à ce qu'il comprenne que certaines choses étaient encore bien trop douloureuses pour toi. Pour que tu puisses simplement le prendre dans tes bras et lui dire que tu l'aimais. Qu'il t'avait manqué chaque jour de ta vie. Que si tu avais été assez grand et assez fort, tu te serais occupé de lui et de vos sœurs. Mais tu n'étais qu'un enfant trimballé de famille en famille. Un gosse formaté. Un homme rempli de fêlures qui repoussait les autres pour ne plus avoir à souffrir. Terrorisé de perdre ceux qui comptaient pour lui. Et levant les bras avant de les laisser retomber le long de ton corps, tu regardais Daryl. Trouvant en lui un point d'ancrage insoupçonné…



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Teacher or Great Spirit

Pourquoi il n'était plus Béta ? Daryl dévisagea silencieusement le cheyenne quelques secondes après cette question, somme toute assez légitime, bien que ça ne le regardait pas vraiment, comme il ne faisait pas parti de la meute irlandaise. Mais quelque part, comme c'est lui qui venait lui demander un service, il était bien en droit de la poser cette question. Le problème c'est qu'il ne pouvait pas lui répondre en toute honnêteté qu'il n'avait jamais voulu de ce rôle, et que ça avait été sans le moindre regret qu'il avait abandonné ce titre à son ainé, cela provoquerait assurément d'autres questions, et c'est à celles-ci qu'il n'avait pas la moindre envie de donner d'explications.

« Mon frère est plus apte que moi à ce poste, pour le bien de la meute, c'est mieux comme ça. Ça, c'était l'explication la plus pratique. S'il mettait les raisons personnelles de côté, ça n'en ôtait pas moins la véracité de ses paroles. Aindreas était l'héritier légitime de leur lignée, et Aodh lui avait tout appris. Il ne pourrait pas rêver d'un meilleur bras droit que lui. Daryl eut un léger sourire amusé, toisant Ohanzee en ajoutant. Et je ne pense pas que tu ais déjà vu Aodh, peu de gens voudrait se battre contre lui, même pour la place de Béta. »

Cette réflexion pouvait sonner comme un aveu de faiblesse, comme quoi il aurait refusé de se battre pour son titre en se retrouvant face à un adversaire trop coriace. Pourtant dans la bouche du brun, ce n'était que de l'admiration pour son grand frère qu'il ne verrait pas à une autre place que celle de leader.
Sa seconde question en revanche, le laissa plus méditatif. Ohanzee devait parler de lui, sans grand doute possible.

« On parle souvent de "la bête", mais ce n'est pas quelque chose d'indépendant. Le gène est présent en chaque lycan, elle a toujours été là, en nous, seulement certains d'entre nous l'éveillent et d'autres non. Le plus dur c'est d'accepter qu'il s'agit d'une part de nous, et pas quelque chose d'extérieur, ensuite seulement, on peut apprendre à le contrôler. Certains y arrivent mieux que d'autres. Chacun avance progressivement à son rythme. »

Plus que de l'apprivoisement, Daryl parlerait d'acceptation. Mais parfois, certains reniaient leur nature tellement en bloc que le contrôle lors des pleines lunes devenaient complètement impossible. Souvent, avec beaucoup de travail, cela finissait par s'améliorer. Mais dans de rares cas, la personne cherche tellement à se désolidariser de cette nature primaire que celle-ci en vient parfois à déborder pour s'exprimer, les rendant dangereux même hors du jour de transformation. Il n'avait heureusement jamais eu affaire à un tel cas extrême, mais il avait entendu des histoires de l'époque de son père. Ça ne s'était pas bien terminé pour le lycan incontrôlable. Il n'allait pas balancer à Ohanzee un "Contrôles-toi ou on va devoir t'éliminer !", ça allait drôlement le mettre en confiance tient ! Et puis, il faudrait vraiment que le cas soit extrême pour en arriver là. Le cheyenne était tendu, mais il n'était pas un cas désespéré. C'était un peu trop tôt de tirer des conclusions dans tout les cas, mais Daryl ne manqua pas de répondre à cet appel, lui proposant :

« Je pourrais te montrer certaines de nos méthodes, si ça t'intéresses. »

Il n'irait pas plus loin. Pour le moment Ohanzee en parlait comme du coup de "c'est un ami d'un ami", en bref, tant qu'il ne demanderait pas clairement un coup de main, il ne pourrait pas faire grand chose. S'il avait fait parti de sa meute, ça aurait été différent. Il n'aurait pas eu à discuter, il serait venu le chercher par la peau du cul s'il le fallait.

Il hausse ses sourcils devant le retour d'Ohanzee le grognon agressif. Il "s'en fout qu'il traine dans le coin ou non".

« Ta considération me va droit au coeur. »

Okay. Visiblement sa dernière réplique l'avait piqué au vif, mais quand Blackbird décida malgré tout de l'accompagner sur le champ, Daryl préféra éviter de repartir sur une dispute insensée à propos de ses relations de famille - qui ne le concernait absolument pas d'ailleurs - et se leva à son tour pour le suivre à l'extérieur avant qu'il ne change d'avis.

« J'l'ai laissé à l'entrée du village. »

Même plus surpris par le langage du soit-disant prof d'université. Ma foi, il verrait bien comment ça se passait avec les jeunes. Il doutait que Bly lui ai raconté des bobards sur son niveau, et même si Ohanzee avait un sacrée caractère de cochon, il lui avait déjà proposé quelques idées qui allaient dans le bon sens. A vrai dire, Daryl serait bien curieux d'assister à l'un de ses cours, mais pas sûr que le cheyenne apprécie. Il serait bien capable de se penser surveiller et juger. Ce qui ne serait pas entièrement faux d'un côté... il ne pourrait surement pas s'en empêcher.
Le brun avait pris la direction de sa voiture, quand le Béta Blackbird se mit sur leur chemin. Restant un peu en retrait de leur histoire de famille, l'irlandais commençait à percevoir ce que voulait lui dire Ohanzee un peu plus tôt avec son "c'est compliqué". Il commençait à se demander si le comportement du cheyenne qu'il avait qualifié d'ado rebelle n'était pas du au fait que sa famille le traitait comme tel ? Mais il n'était pas dans leurs histoires. Il ne pouvait pas juger. Et quelque part Zee avait raison, il y avait toujours un côté compliqué dans les histoires de famille. Et dans la leur, il n'avait pas à intervenir. Enfin... avant de capter le regard du prof dans sa direction. Il s'avance alors vers eux, acquiesçant aux paroles prononcées.

« Oui, je vous l'rend ce soir. S'il y a un changement de programme, on avertira par talkie. Il ne sait pas trop ce qu'il perçu chez le plus  âgé, mais il ajouta machinalement pour mettre plus rapidement fin à cette rencontre, Plus vite on y va, plus vite ça sera fini. »

Il salua le Béta, puis rejoignit la voiture. S'installant derrière le volant, il jeta un regard à son passager, mais préféra ne pas épiloguer sur cette altercation qui était tout à fait personnelle et ne regardait qu'eux. Il détesterait qu'un étranger vienne mettre son nez entre lui et son frère. Ne fais pas ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse. Ou quelque chose comme ça.
Alors sur la route, il lui parle plutôt des jeunes. D'Elliott, un brave garçon mais qui s'est beaucoup refermé sur lui-même depuis que les bombes ont fait sauté sa maison, et ses parents avec. De Ben, pas méchant, mais dont l'attention est des plus difficile à capter alors qu'il a l'impression qu'il n'a rien à faire ici. Et d'autres comme ça, leur parlant un peu d'eux, d'où ils viennent, et de certains points spécifiques à chacun qu'il devrait veiller, seulement les informations les plus importantes, ne voulant pas trop l'influencer, qu'Ohanzee se fasse sa propre opinion des gamins.
Quand soudain il sourcille, un éclair fugace lui traversant l'esprit en se rappelant soudain où il avait déjà vu les paroles gribouillées sur le carnet. Il fronce ses sourcils, essayant de se rappeler l'air et les paroles, tapotant sur son volant un tempo en se remémorant un refrain avec lequel Corey leur avait casser les oreilles pendant des mois quand la chanson était sortie.

« "Gichi-manido wiidookawishin ji-mashkawiziyaan Mii dash bami'idiziyaan" ... C'est de toi ça ?! »

Il ne l'avait certainement pas prononcé correctement, se rappelant approximativement la phonétique, surtout chanter à tue-tête par Corey qui lui-même chantait en phonétique, alors grammaticalement parlant ça ne devait pas être terrible, mais c'était déjà un miracle qu'il se souvienne de quelques mots de cette langue qui lui était parfaitement étrangère !
Quand le cheyenne le lui confirma, Daryl se mit à rire légèrement, ayant du mal à croire à cette coïncidence.

« Ah bah ça ! Y en a un, s'il avait su que son idole était sur l'île, et un lycan en plus, il aurait été dingue ! ... Hey, ça y est, on est arrivé. »

Daryl ralenti l'allure alors qu'ils arrivaient aux premières maisons de Moycullen Bogs. Comme l'amérindien n'était encore jamais venu ici, peut-être qu'il lui ferait rapidement faire le tour pour lui présenter les lieux en même temps.
Si tout se passait bien, peut-être que d'ici le mois prochain, Galway aurait sa première école de lycanthropes.

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