The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 I'm rotten to the Core, Just like you [PV Callan]

Tullamore ♝ Humain mais pas trop…
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I'm rotten to the core just like you
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L’ennuie est la chose la plus horrible qui peut arriver dans sa vie. Rester enfermer sur cette île à faire ce qu’on me demande de faire, ça me flingue le moral. Ne pas faire ci, ne pas faire ça. Ecouter, se taire et faire ce que l’on me dit de faire, soit de rester gentille et prudente. Mais parce que c’est moi, j’ai décidé de faire autrement. Refermant ce bouquin de magie que j’étais en train de regarder, j’ai attendu que mon père s’endorme avant de sortir en douce, comme toujours, payant le gardien pour qu’il me laisse prendre le zodiac qui me conduirait à l’unique entrée de l’Irlande. Ici tout semblait plus cool, plus sympa. J’avais conscience que je prenais des risques mais personne ne savait qui j’étais. Je me faisais passer pour une simple humaine un peu larguée et le tour était jouer. Rien de plus compliqué que ça. Des fois je pouvais rester des jours avant qu’un garde ne me tombe dessus, m’obligeant à rentrer avant ma prochaine fugue. Ca faisait hurler mon père, et c’était devenu mon occupation favorite. J’avais décidé d’aller à sa rencontre, de l’affronter enfin. Lui, Callan, ce vampire trop sexy qui occupait un peu trop mes pensées ces derniers temps. J’avais appris qu’il était pourri jusqu’à la moelle, mais je m’en fichais complétement. Il était tellement canon que j’arrivais à me dire qu’il ne pouvait pas être si horrible que ça. C’était peut-être un incompris je ne sais pas. Mais je voulais ce qu’il avait. Son immortalité. Moi vampire serait le luxe, mon père me foutrais enfin la paix et peut-être qu’il arrêterait d’être raciste avec ce qu’il appelait les créatures surnaturelles. Vas savoir.

Franchement je ne voyais pas les choses comme lui et franchir les interdits ne me faisait pas peur, bien au contraire. C’était même tout ce que je demandais. Plus ça le faisait râler le papa d’Harcourt, mieux je me portais. Il me devait bien ça après tout ce qu’il avait fait. Les mensonges, la vie merdique qu’il m’a donné. Non, l’argent c’est bien mais c’est pas ça qui comble le manque d’amour parental. Et ça il ne l’a jamais compris. Alors oui, j’aime le faire payer pour ces crimes qu’il a faits. On dit que je fais ça pour attirer l’attention, ce qui n’est pas faux, mais quand même. Je ne demandais pas grand-chose. Voir rien en fait. Ce que je cherchais vraiment ? Je crois que je ne le sais pas moi-même. J’avais juste envie de vivre et vivre à seize ans enfermée dans une prison c’était moche. C’était pas ce que j’avais rêvé d’avoir comme life tu vois. J’avais été riche, j’avais eu tout ce que je voulais, mais il manquait un truc et Callan allait me le donner. Enfin je crois. C’est vrai, comment il pourrait me le refuser ? J’étais plutôt canon, jeune, pleine d’entrain. Et puis, tout ce que je voulais moi c’est qu’il me transforme, après il ferait de moi ce qu’il veut. J’avais toujours eu tout ce que je voulais alors ça ne changerait pas. Lui il allait pouvoir bouffer et moi je deviendrai forte et immortelle. Tout le monde y trouvait son compte non ? C’est un peu dans cet état d’esprit que j’avais atteint Balfast après avoir fait du stop. On ne peut pas dire que l’on souffrait de bouchon par les temps qui court mais y’avait bien quelques rares voitures qui subsistait et tant mieux.

Non, je n’allais pas bousiller mes talons à 450£ pour Monsieur Callan de Rhènanie, il ne fallait pas abuser non plus, je ne lui ferais pas cet honneur. J’avais passé mon temps à le chercher, à me renseigner, à farfouiller dans tout ce que je pouvais. J’aurais pu contacter Jughead, ce type chelou là, qu’avait vécu à Polaris, mais il sait qui je suis et il était hors de question que je grille ma couverture. Alors j’avais payé cash. Tout simplement. Un type chargé de la surveillance pour trouver mon prince charmant, pas trop charmant. Et c’est un peu comme ça que je me suis retrouvée là, dans les rues en ruines de ce qu’il restait de l’ancienne ville principale de ce qui avait été autrefois l’Irlande du Nord. La ville des vampires. Je savais que les créatures avaient signé une sorte de pacte qui les empêchaient de bouffer le premier venu et j’avoue que ça me donnait le sentiment d’être un semblant en sécurité. C’était débile je sais, mais je m’étais toujours sentie invincible alors ce n’était pas maintenant que ça allait changer. Je voulais la gloire à mes genoux, je voulais le monde ou rien du tout. C’était un crédo que je me voué à respecter. C’était comme ça. J’avoue que j’emmerdais les lois, les interdictions, toutes ces obligations que l’on me donnait. Pensant que je n’étais bonne à rien d’autre qu’à passer mon bac dans l’espoir d’un avenir complétement débile vu que j’étais condamnée à rester ici et bosser pour le patron de mon père. Superbe choix d’orientation, tu veux faire quoi dans la vie ? Servir la société de Tullamore ! Alors ça c’est du choix de choc que de servir des psychopathes obsédés par la volonté de rester au sommet de la chaine alimentaire.

Enfin bref, j’avais trouvé la ville, me resté plus qu’à trouver l’endroit exacte où se trouvait celui que je convoitais. Et ça, c’était le plus compliqué. J’aurais pu faire du porte à porte, me débrouiller comme je pouvais, mais j’sais pas, je me disais que ce genre de question pouvait paraitre suspect. « Hey dit ! T’as pas vu Callan ? » Non, en connaissant sa réputation on m’aurait sans doute pris pour une groupie dégénérée. J’aurais pu faire un sort de localisation mais je n’étais pas assez forte en magie. A vrai dire j’étais même nulle. Je me demandais si j’avais un talent pour ça, mais ce n’était qu’un détail. Tout ce qui me restait à faire c’était d’attendre sagement, d’espérer de le croiser avant que je ne me fasse roder et qu’on vienne me récupérer. Je me suis simplement assise là, sur un muret, les pieds bâtant dans le vide, le cœur battant. Il était tout proche, je pouvais le sentir. J’étais enfin dans un périmètre qui me permettrait de le croiser, et sincèrement, je me disais que peu importe le danger, ça n’avait pas d’importance tant que je pouvais lui parler. On m’avait dit que c’était obsessionnel mais je savais que non. Je savais que ce n’était pas qu’une lubie d’ado, je savais ce que je voulais. Et ce que je voulais c’était lui. Mettre simplement un peu d’adrénaline dans ma vie afin de donner un sens différent de celui qu’elle est en train de prendre. On pouvait me prendre pour une gamine en quête de sensation forte. Moi tout ce que je voulais, c’était que mon père me regarde enfin et qu’il arrête de m’acheter en espérant que je lui pardonne d’être tout, sauf le père de l’année.




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They say I'm trouble. They say I'm bad. They say I'm evil. And that makes me glad. Call me a schemer. Call me a freak. How can you say that. I'm just unique. Mirror, mirror on the wall Who's the baddest of them all ?Welcome to my wicked world



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Il tournait en rond. Déjà lassé de l'ambiance oppressante qui régnait au château, de ces relents maladifs qui narguaient autant sa race que celui à qui il devait son immortalité. Autour de lui, les tensions se multipliaient. À l'image du virus parmi les siens. Callan ne cherchait ni à les contrôler ni à les amoindrir. Malgré les solutions possibles, il préférait les nourrir, choisissant de flirter avec le pire plutôt que de faillir. Soumis aux brûlures de sa fierté, incapable de plier sous le poids d'une dictature qu'il avait bien l'intention de braver un jour. Pour lui-même, pour sa liberté. Pour prétendre, un jour, à ce grand départ auquel il restait intérieurement fidèle. Bien plus qu'il ne pouvait l'être à son propre père. Tout était différent, à présent. Il n'avait confiance qu'en sa froide indifférence, désormais incapable d'offrir une quelconque allégeance à qui que ce soit. Car son Ego avait été balafré par les trahisons et qu'il en avait fini de perdre son temps. Belfast n'était qu'une étape à franchir, un passage obligatoire qui lui permettrait plus tard de dépasser d'autres limites. Puisque son existence toute entière n'était vouée qu'à l'affront le plus authentique que l'on puisse imaginer. Callan n'avait jamais correspondu aux normes, même lorsque son Humanité l'affaiblissait. Il était différent. Souvent mal compris par ceux qui auraient pourtant dû représenter l'épicentre familial. En d'autres termes, les repères, les piliers de ce qu'avait pu être sa vie autrefois.

Mais il n'avait eu que la solitude et la compagnie de longs silences, qu'il brodait de ses pensées aussi fantasques que dérangeantes. Aucun point d'ancrage à la réalité violente dont suintait son époque. Époque aujourd'hui disparue sous les décombres de la sottise humaine, des faux-semblants et de la cupidité. Les hommes évoluant au sein d'une folie de plus en plus frénétique, se perdant dans les marées technologiques, allant même jusqu'à en oublier leur propre sensibilité émotionnelle. Tullamore n'était que le fruit d'une multitude d'erreurs effarantes, l'enfant monstre de ce que les hommes avaient de pire en eux. Ainsi, il ne s'étonnait pas de leur horreur et ne s'offusquait aucunement de leurs défaillances. Il les connaissait par cœur, au point d'en faire ses propres philosophies, trouvant le Coran et la Bible bien fades face aux passions éreintantes dont émanait la rage qui lui avait permis de survivre aussi longtemps. Enfant du Néant, qu'il était. Disciple du Chaos. Aucune doctrine quelconque ne semblait être capable d'effleurer les méandres complexes de son esprit irascible. Il était empli par la stérilité dangereuse d'un cœur dénué d'émotions, nourrissant ses intérêts avant de penser à d'autres. Pourquoi prétendrait-il à la compassion et à la bonté, s'il refusait d'apaiser ses propres maux ? Maux qu'il préférait voir comme moteurs à sa détermination. Douleurs qu'il glorifiait pour mieux les supporter, pour mieux le combattre.

Alors pourquoi avait-il la désagréable impression d'étouffer entre les murs de ce château ? Lui qui pourtant ne respirait plus. Pourquoi ne pensait-il qu'à déguerpir alors que son Sire était en train de mourir en ce lieu ? Callan ne désirait plus veiller à ses côtés. Partir, plus loin et plus longtemps, semblant être le seul dessein concret qui le hantait ces derniers temps. Profondément lassé, peut-être un peu trop écorché par les derniers événements qu'il avait vécu. Entre la chute de leur empire et les trahisons consécutives de cet homme à qui il avait donné sa vie, il était compliqué pour lui de se sentir à sa place. Ce monde n'était plus le sien et il n'était plus du tout certain de vouloir le réintégrer d'une quelconque manière. Pourtant il est là, coincé par cet irrépressible lien qui l'unissait à Léandre. Il attendait, sans réellement savoir dans quel but. Et cet amas de complications soudaines avait pris la place de son impassibilité, de son calme habituellement inébranlable. Callan devait sortir. Il devait s'éloigner de ce qui lui rappelait ces siècles auprès du français et se focaliser sur son propre avenir. Au-delà de ce déracinement particulièrement acerbe qui le malmenait sans qu'il ne parvienne à l'accepter. L'Allemand quitta donc le château à la nuit tombée, abandonnant ces gens qu'ils ne considéraient plus comme son peuple depuis qu'ils s'étaient soumis. Des gens qu'il méprisait, maintenant que la faiblesse avait remplacé la grandeur.

Comme un adolescent capricieux, une tempête de véhémence que ses déceptions trop nombreuses avaient fait naître dans son esprit agité. Il n'était plus en mesure de les observer sans imaginer d'encastrer l'une de leurs têtes dans un mur. La patience lui faisait cruellement défaut et l'obligation que Léandre lui avait donné de respecter les lois n'avait fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. De ce fait, faire un tour était presque devenu essentiel, pour contenir sa colère et son animosité. Il choisissait de marcher, à défaut de s'emparer d'une des voitures qui appartenaient à son peuple, trop fier pour profiter des avantages qu'aurait pourtant pu lui offrir son nom. Callan n'avait pas besoin de leur aide. Et il supporterait encore moins l'idée de leur être plus redevable qu'il ne l'était déjà. Il s'est aventuré sur quelques kilomètres, dans les rues presque désertes, de ce qui était censée être sa citée. Il en explorait quelques recoins, comme pour se familiariser au décor maussade qui a remplacé l'ancienne beauté urbaine. Les rues étaient sales et poussiéreuses, tout comme certains de ces souvenirs. Il pouvait les entendre pourrir et se craqueler sous les amertumes, de plus en plus présentes. Ses prunelles n'y apportaient donc aucun intérêt. À ces allées abandonnées, ces avenues dépareillées.

Du moins jusqu'à ses narines pressentent une présence humaine et isolée, à quelques mètres de l'endroit où il se trouvait. Happé par l'odeur du carmin auquel il était irrévocablement dépendant et curieux de savoir qui se cachait derrière ces arômes, presque sucrés qui ne faisait qu'attiser sa Faim sans pour autant la déchaîner. Après tout, il avait été enfermé quarante ans sans pouvoir profiter d'une goutte de sang. Il était plus que capable de se maîtriser. Seulement, peut-être que sa volonté lui faisait défaut. Peut-être qu'il n'avait pas envie d'obéir et que provoquer à nouveau la fureur de Léandre lui faisait envie. Quoi qu'il en soit lorsqu'il aperçu enfin la source de cette odeur délicieuse, sa vision fut avalée par les nuances violettes qui habillaient la fameuse silhouette. C'était une gamine, d'un peu plus d'une dizaine d'années qui le fixait, un sourire un peu trop assuré sur les lèvres. Sur le coup, l'Allemand a penché la tête sur le côté un instant. Immobile pendant qu'il la contemplait. Silencieux, pour le moment. Callan s'est ensuite rapproché d'elle, usant de sa vitesse vampirique pour s'échouer à ses côtés. De manière désinvolte, nonchalante. Il n'a rien dit, se contentant de s'allumer une cigarette et d'en inspirer une bouffée avant de la recracher dans la noirceur nocturne qui les enveloppait tous les deux.

« D'où tu sors, toi ? Sais-tu que cette zone est infestée de vampires ? » demanda-t-il, plutôt intrigué par son allure de jolie poupée. Bourgeoise, vu la qualité des fringues qu'elle portait. Anormale, dans cette atmosphère chaotique où la pauvreté leur crachait à la gueule. C'était presque dommage qu'elle prenne autant de risques car même s'il la prévenait, il n'en restait pas moins l'un des premiers volontaires à désirer lui arracher la jugulaire.


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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J’ai attendu. Combien de temps ? J’en sais rien. Je crois que je n’ai pas compté les minutes, peut-être même les heures. La nuit était fraiche, et j’ai enroulé une écharpe autour de mon cou pour ne pas prendre froid. Je commençais même à me demander s’il finirait par passer par ce chemin-là. Glissant mes mains sous mes cuisses, mes jambes continuant de battre de l’air comme pour passer le temps. C’était franchement inconscient de rester là, et je le savais. Parce que rien ne me promettait de tomber sur Callan. Je pouvais tomber sur n’importe qui. Un vampire affamé, un souffrant du virus K-089. C’était débile de ma part de ne pas bouger, mais une petite voix dans ma tête me disait que c’était là que je devais attendre. L’instinct ? J’sais pas trop ce que c’est que ce truc, mais bon, je refusais de bouger d’ici jusqu’au lever du soleil s’il le fallait. Pourtant je commençais à bailler, à trouver le temps long. La patience ça n’avait jamais été mon truc, mais pourtant je prenais mon mal en patience. Réfléchissant à ce que j’allais bien pouvoir te dire si tu venais enfin à moi. Si j’avais la chance de te rencontrer ce soir. Non, ce n’était pas maladif, mais j’avoue, je devais sans doute être ta plus grande fan et comme une paparazzi je scrutais les environs. J’avais consciences que je dégageais sans doute tout ce que tu détestais. Le luxe, l’assurance, la fierté, pourtant, tu étais comme moi je me trompe ? T’avais évolué auprès d’un Roi, toi aussi dans le luxe. Tu aimais le pouvoir, le contrôle, te savoir regardé et sans doute aimé aussi. Come on Callan, je t’avais observé. Je ne pensais pas me tromper.

J’étais perdu dans mes pensées quand je t’ai enfin aperçue. Tu étais là, me toisant, et moi, ça m’en a décroché un mince sourire. Comme une cruche. Te fixant sans te lâché des yeux jusqu’à cet instant où tu es venu te poser à côté de moi. Me déclenchant un battement de cœur un peu trop perceptible à tes oreilles je suppose. C’était le moment où je devais dire quelque chose sans doute, mais je n’ai rien fait. Je te regardais simplement t’allumer ta clope. J’aurais pu te demander de m’en passer une, mais j’fumais pas, et la seule fois où j’avais essayé je m’étais étouffée comme une cruche. C’était à la soirée de chez Samantha, j’avais voulu impressionné Jordan. Je m’étais ridiculisé, autant le dire. Et dis-moi toi, si grand, si fort, cet homme que personne n’atteint, pourquoi tu semblais si triste. Je ne te quittais pas des yeux et je pouvais parfaitement le voir, cette lueur dans tes yeux. Ce cœur de pierre, ces bras de fers qui pourraient me soulever que d’une main, qu’est-ce que pouvait te briser à ce point ? J’en étais presque déçue.  Mais tu as parlé. Et très franchement, ça m’a coupé le souffle et le bec. J’en ai même détourné le regard. Je ne voulais pas te montrer cette tentions que tu faisais naitre en moi bien que très franchement, je devais clairement être cramée. Alors machinalement j’ai fini par te la voler ta clope, celle que tu portais à ta bouche. Tirant dessus comme si de rien n’était, recrachant la fumée sans m’étouffer. OK, je devais avoir le souffle coupé pour réagir comme ça.

J’avais les mains moites et mon cœur battait à un rythme tout sauf naturel. Ce que je faisais là ? Je te cherchais ? Mais ça, je ne pouvais pas te le dire. Déjà que tu devais me prendre pour une folle, très certainement. Nerveusement j’ai posé mes mains sur mes cuisses, à plat, les essuyant discrètement. Qu’est-ce qui m’arrivait ? Je parlais trop en général, on me le reprochait souvent et là ? Là je trouvais pas les mots. Que dalle. Rien ne sortait de ma bouche. Ce que je devais avoir l’air conne, là, tout de suite maintenant. Alors j’ai encore tiré sur ta clope avant de te la rendre. T’avais laissé un peu de salive sur le filtre, c’était… Pas dégueux. En général j’aurais grimacé mais là… J’avais le sentiment de m’imprégner de quelque chose de toi. Putain, des vampires j’en avais déjà croisé durant mes nombreuses fugues, mais des… Aussi sexy que toi ? Ce que tu dégageais c’était bien plus que tout ce que j’avais espéré. Et cette lueur dans ton regard… Je devais être complétement cinglée pour ne pas m’enfuir. Pour être attirée par le vampire le plus hypothétiquement dangereux de cette prison. Je me suis raclée la gorge, d’où je sors ? Fallait que je trouve une excuse à la con. Un truc bien flagrant. J’étais trop propre et trop bien habillée pour quelqu’un qui aurait dû être là depuis des semaines. Fallait être réaliste. C’était le chaos sur l’île et je n’avais pas pris la peine de me changer. Erreur fatale sans doute. Alors j’ai simplement hoché la tête sur le côté. Prenant un air faussement assuré. C’était le moment d’enfin l’ouvrir si je ne voulais pas griller ma couverture déjà bien grillée.

« Tu me crois si je te dis que je viens d’arriver ? Ma mère est une sorcière, ce qui fait de moi un être surnaturelle aussi. Alors ils ont pris le package, mais je l’ai perdu. Je me suis réveillée à quelque kilomètres d’ici, je crois qu’ils ont dû m’endormir pour me calmer. J’avais entendu parler de l’île à télé, mais je pensais pas que c’était aussi… désastreux. Alors non, j’savais pas que c’était une zone infestée de vampires. Tu comptes me bouffer ? »

Mensonge total. Certes. Mais je venais simplement de raconter l’histoire d’une fille et de sa mère qui étaient arrivée dans les mêmes conditions. Ca sonnait vrai dit comme ça, plus qu’à espérer qu’il me croit et le grimoire dans mon sac n’en serait qu’une preuve bien plausible je me trompe ? Je t’ai pourtant souri, d’une façon sympathique. Bien que j’étais attiré par toi de façon plus qu’irrationnelle tu ne me faisais pas peur, et c’était déjà un bon début non ? Ca m’aidait à garder un peu de confiance en moi et tout ce que je voulais c’était faire perdurer ce moment. Peut-être même jusqu’au lever du soleil où tu serais contraint à t’enfermer dans une baraque et ce en ma compagnie bien sûre. Je venais de te trouver alors non, je n’allais pas te laisser partir comme ça, si rapidement. Je jouais les imbéciles, mais je n’en n’étais pas une. J’ai simplement sortie le grimoire de mon sac, preuve qui me permettait de paraitre plus crédible. L’ouvrant sur une page, celle d’un sort de localisation. Soupirant en monde désespoir alors que pas du tout. Essayant de t’alpaguer bien que je sois consciente qu’avec un type de ta tranche ça ne fonctionnerait très certainement pas. Mais toutes les tentatives étaient bonnes je me trompe ? Fallait au moins que je teste, je n’avais rien à perdre. C’est ce que je me disais. Sauf peut-être la vie, mais ça c’était une autre histoire. Mais je sais pas, une petite voix dans ma tête me disait que tu ne me ferais pas de mal. C’était très certainement naïf mais bon.

« J’essaye de localiser ma mère mais je suis nulle en magie. J’étais même pas au courant que c’était une sorcière. Elle voulait me protéger. Elle m’a juste laissé ça sur le bateau, en me disant que je saurais quoi faire mais j’en ai aucune idée. Tu parles latin toi ? Tu prononcerais ça comment ? Phesmatos triboum nas exviras adventis… Peut-être que je le prononce mal pour ça que ça ne fonctionne pas. Bref, peu importe. On est tous dans la même merde je me trompe ? Moi c’est Elize. Et toi ? »

Machinalement je t’ai tendu la main. Je parlais trop. Comme toujours. Chasser le naturel il revient au galop comme on dit. Mais bon. Je me disais que paraitre naturelle ça m’aiderait à croire en mon immense mensonge que j’étais en train de te recompter. Pourtant les battements de mon cœur refusaient de se calmer et je pense que malgré tout je restais parfaitement incapable de te cacher mon trouble. Parce que oui, tu me troublais. Tu étais… Beau… Tellement… Sexy.  Alors la dernière phrase est sortie toute seule. D’elle-même, c’était plus fort que moi.

« Tu sais que t’es vraiment sexy pour un macchabé ? Pardon j’parle trop, j’essaye de faire bonne figure mais je suis nerveuse en réalité. »

Nerveuse. C’était cas de le dire. Maintenant j’étais grillée et clairement je ne pourrais plus le cacher. C’était trop tard…




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Fébrile. C'est ainsi qu'il déchiffrait son attitude. Fébrile mais pourtant loin d'être apeurée de sa présence auprès d'elle. Les battements de son cœur résonnant tendrement dans l'inexorable vide de son esprit nécrosé, Callan était attentif à la frénésie des émotions qu'elle tentait de lui dissimuler ; avec l'arrogance d'un sourire qu'il savait faux mais dont les lèvres pleines et roses séduisaient pourtant son regard carnassier. Il la contemplait, laissant sa mémoire enregistrer les détails de sa silhouette mi-femme mi-enfant alors que ses sens s'activaient à la cadence de tout ce dont suintait l'Humanité qui la caractérisait. De ses souffles timides jusqu'à la félinité adolescente de ses mouvements, il se berçait du flux sanguin qui filait dans le circuit de ses veines bleutées. Ce qui ne faisait – malheureusement pour elle - que la rendre plus désirable qu'elle ne l'était déjà pour lui. Les effluves du carmin venant éternellement lui rappeler sa bestialité, il fantasmait déjà à l'idée d'abuser de ce corps, à peine adulte, avec lequel elle paradait autour de lui dangereusement. Pauvre petite inconsciente au cœur enivré par l'adrénaline. Fragile mortelle qui se jetait éperdument dans la gueule du loup avec un sourire enjoué. Elle incarnait tout ce qu'il adorait saccager et sans pour autant l'avoir goûté, ses papilles expertes devinaient déjà l'innocence qui demeurait maîtresse de ce corps aux courbes naissantes qu'elle lui laissait à portée de main.

Elle eut l'audace effrontée de s'accaparer de sa cigarette, portant le filtre à ses lèvres pour fumer à son tour. L'aplomb de son initiative le fit sourire. D'un de ces rictus hautains qui lui étaient propres, teintés de sarcasme et d'une certaine impudence. Peu de gens s'autorisaient à prendre autant d'aise en sa présence. Ce comportement ne lui était pas familier et pourtant, cela ne lui déplaisait pas. Ce n'était après tout qu'une enfant visiblement en quête du grand frisson. Reflet douteux de ce qu'il a pu être lui-même lorsqu'il était encore humain et faible de cette mortalité qu'il méprisait au plus haut point. Pour lui, l'âge n'était qu'un détail et il était de ceux qui refusaient de sous-estimer ce dont était capable la jeunesse. Ils étaient l'avenir, après tout. Bien qu'il ait traversé de nombreux siècles, il n'en restait pas moins ouvert et compréhensif face à l'évolution naturelle des choses. Puisque pour survivre, il fallait avant tout être capable de s'adapter. Et qu'à l'image d'un caméléon, Callan avait une certaine facilité à se fondre dans l'air du temps. Il l'observait ainsi recracher quelques volutes de fumée ; absolument pas dérangé par le silence qui ne faisait qu'accentuer la manière qu'il avait de la déshabiller du regard. Pleinement conscient de l'influence que son être diffusait à l'intérieur de son corps puisque les pulsations de son cœur ne parvenaient pas à se calmer, se déchaînant avec l'ardeur d'une émotion qu'il se devait encore de reconnaître.

Était-ce la peur ou le désir ? L'envie de souffrir ou celle de fuir ? Soudainement, sa morosité le quittait pour laisser place au divertissement. Nerveuse, la gamine frottait ses mains sur ses cuisses alors que la froideur de son vis-à-vis participait à rafraîchir cette nuit dans laquelle elle s'était naïvement perdue. Serein et plus détendu qu'il ne l'était à son arrivée, Callan était à présent fasciné de percevoir la vie bouillonner en elle. Indéniablement attiré par l'odeur délicate de ses cheveux et plus vraiment habitué à croiser l'élégance depuis qu'on les avait pris au piège. Détails insignifiants qui pourtant ne faisaient qu'alimenter les sombres ambitions qui apparaissaient discrètement au cœur de ses pensées. La gamine finit par lui rendre sa cigarette alors qu'il attendait de l'entendre lui répondre. Plutôt curieux de savoir ce qu'elle allait bien pouvoir lui raconter, impatient aussi de découvrir si elle allait oser lui mentir ou si elle allait préférer le franc-jeu. Il n'avait pourtant pas l'omniscience mais il serait difficile pour elle de passer entre les mailles de sa logique et de son observation. Certains signes avant-coureurs trahissant toujours les plus excellents menteurs, Callan ne doutait que très rarement de ses intuitions. La voix de la gamine résonnait finalement dans l'air. Elle était douce et calme. Si bien que l'Allemand ne pouvait qu'admirer le sang-froid dont elle faisait preuve. Quelque peu bancal certes mais assez impressionnant pour quelqu'un d'aussi jeune qu'elle.

« Comme c'est étrange... À ma connaissance, les nouveaux arrivants débarquent pourtant au port de Cork qui se trouve au sud. Ici, nous sommes au nord. Pourquoi les sorciers, si bienveillants et si attentionnés, auraient laissé une adolescente livrée à elle-même vadrouiller comme bon lui semble dans un pays en guerre et sans la moindre surveillance ? » Son expression devint faussement intrigué et avant de poursuivre, un sourire en coin revint éclairer l'obscurité de son aura ancestrale. « Et pour te répondre, cela ne tient qu'à toi. Serais-tu prête à te donner à moi pour que je me nourrisse ? Il paraît qu'il existe des lois à respecter... Dont ton consentement. »

Il lui répondit posément, avec une certaine ironie venant ponctuer la fin de sa phrase, tirant sur sa cigarette quelques instants avant d'en abandonner le mégot au sol. Expirant sa dernière bouffée de nicotine, l'ancien vampire accentua l'insistance qu'exerçaient ses prunelles sur le regard vif de l'ingénue. Callan était persuadé qu'elle ne lui disait pas la vérité. Ce qu'il désirait maintenant, c'était comprendre la raison de cette démarche périlleuse. Cette histoire de petite fille perdue qui cherche sa mère ne l'attendrissait malheureusement pas. Pourtant, elle sortit un épais livre de son sac, ouvrage qui avait en effet tout de ce qu'on pouvait attribuer à un grimoire de sorcellerie. La seconde tirade de l'adolescente alimentait cette histoire qu'elle venait tout juste de lui conter. Elle prétendait tenter de retrouver sa mère grâce à un sortilège de localisation qu'elle prit la décision de partager avec lui, un sort qu'il fallait réciter en latin et qu'elle n'était pas sûre de prononcer correctement. « Phesmatos tribum nas exviras adventis. Si, c'est bien ça. » Le latin était la première langue qu'il avait appris et bien qu'il ne l'utilisait plus, elle restait profondément ancrée en lui. La gamine disait s'appeler Elize et lui tendit sa main afin de sceller leur rencontre. Il s'en ai saisi aussi vite, profitant du contraste entre leur chaleur corporelle alors qu'il se rapprochait de son être pour se caler entre ses cuisses et replonger son regard dans le sien, complètement indifférent au livre qu'elle venait tout juste de sortir.

Sa réplique inattendue, qui ressemblait plus à un aveu qu'autre chose, lui décrocha un rire tout aussi imprévu. Callan la trouvait de plus en plus amusante. Sa fraîcheur avait quelque chose de vivifiant et dans la fadeur de tout ce qui l'entourait actuellement, il n'était jamais contre ces quelques éphémères bouffées d'air qu'il croisait sur son chemin épineux. « Peut-être que ton sort ne fonctionne pas car tu n'es pas une sorcière. » Cela dit, son joli minois ne suffisait pas à l'éloigner de ce qu'elle tentait de lui cacher. « Tu as raison d'être nerveuse. » dit-il alors ses mains glacées vinrent entourer sa gorge sensuellement. Ses pouces caressaient lentement l'endroit où devait se situer sa trachée. S'il le voulait, il pourrait lui briser la nuque en un fragment de seconde. « Je crois que tu es très loin de t'imaginer quel genre d'homme je suis, n'est-ce pas ? » Pouvait-il seulement la blâmer d'amoindrir son atrocité ? Ses apparences faisant partie de ces meilleurs pièges, il était plutôt satisfait à l'idée qu'elle soit tombée dans leurs artifices. Après tout, elle était loin d'être la première.  


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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Tullamore ♝ Humain mais pas trop…
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I'm rotten to the core just like you
- Elizabeth Grey d'Harcourt & Callan de Rhénanie -




Si je savais sur qui je venais de tomber ? Oui. Si je savais ce qui allait se passer maintenant ? Non. Je crois que je m’étais légèrement avancé en m’étant imaginé que je ne risquais rien. Mais maintenant que tu étais là, autant jouer et entrer dans ton jeu. Et puis, si je revenais avec quelques bobos ce n’était pas si grave. Je m’en remettrais, tant que tu me regardais moi et personne d’autre. Tu es venu là, t’installer entre mes cuisses et je n’ai pas broncher. Au contraire. J’ai poussé le vis en venant entourer tes hanches de mes jambes. Te bloquant littéralement contre moi. Je faisais n’importe quoi, c’était une évidence. Tes mains autour de mon cou ne pouvait que le prouver. Je savais que tu pouvais me tuer comme ça, en un claquement de doigt. Je savais qui tu étais pour avoir lu ton dossier. Callan de Rhénanie, infant de Léandre McGuinness, le joué favoris de Théodore. Ce con l’avait contaminé lui pour transmettre le virus. Je savais que tu étais vieux, puissant. Que rien ne te faisait peur. Tu avais crucifié des gens, beaucoup, à la prise de river Crow. Tu étais considéré comme l’un des vampires les plus dangereux de cette île. Tu vois, j’avais bien appris ma leçon. Donc oui, j’avais conscience de ce que tu étais capable de faire. Mais je ne sais pas, pourtant c’était toi que j’avais choisi. Parce que malgré tes siècles de vie tu étais jeune de l’extérieur, parce que tu étais mon type, je te trouvais parfait. Et le pouvoir, c’était une chose que je connaissais et dont je me délectais. Tu vois Callan, je suis pourrie jusqu’à la moelle, je le sais. Juste comme toi. Alors non je n’avais pas peur de ce que tu pouvais faire ni de ce que tu étais. Moi aussi j’avais tué. Ce n’avait pas été volontaire, mais je n’avais culpabilisé. Pas plus que ça. En vrai quand mon père m’a demandé ce que j’avais fait, j’avais juste haussé les épaules. « Elle m’avait cherché. » C’est simplement ce que j’avais répondu.

Alors tu as gagné. Je mentais, tu le savais. Ce n’était pas facile de te duper à ce que je pouvais voir. Mais je m’en foutais de ça aussi. Si tu voulais la vérité je te la donnerais en parti. Je te dirais ce que je voudrais bien te dire. Parce qu’ici, t’avais beau me menacer, c’était moi qui menais la danse. J’ai posé une main sur ta taille, je ne reculais devant rien quand de l’autre j’en ai tiré une seringue pour la placer là, juste sur ton aine, l’enfonçant dans ta chair en te regardant, souriant. Tu pouvais te focaliser sur les battements de mon cœur Callan, c’était de l’émoi, mais je n’avais pas peur de toi. Mords-moi, frappes-moi, fais ce que tu veux, ça ne serait pas grave. C’était toi que je voulais, et je t’aurais. C’était présomptueux. Mais présomptueuse je l’étais. Et je n’avais pas froid aux yeux. Pourquoi toi ? Je ne sais pas. Mais c’était mon choix. Je t’avais vu ce jour sur la caméra, je m’étais intéressé à toi. A tout. Je t’avais observé, longtemps. Souvent des heures entières dans cette salle de surveillance. On m’avait demandé pourquoi, je n’avais pas répondu. Ca ne regardait personne. Mon père à beau gueuler quand on m’emmène ici je m’en fous. Je fais ce que je veux, et on ne refuse rien à la fille de l’un des hommes les plus importants de l’organisation. De toute manière je savais que c’était un hypocrite mon père. Il avait fait copain copain avec l’alpha de la meute de France. Mathias. Il était largué mon père, sans doute plus que moi, et je voulais juste lui prouver qu’il avait raison de l’être, largué. On me disait tout le temps de rester à ma place. Mais je m’en fous tu vois. Je suis audacieuse, je vais au bout de mes idées. Alors vas-y, arraches moi la gorge Callan. Mais tu perdrais. Penchant la tête sur le côté, j’ai plongé mes yeux dans les tiens, ne reculant devant rien. Mes jambes encerclant toujours tes hanches et cette seringue enfoncer dans ta peau.

« T’as raison. Je ne suis pas une sorcière, mais j’ai certains pouvoirs bien à moi. C’est de l’acide. Bois, fais-toi plaisir, mais si tu me vide je n’hésiterais pas à te faire fondre pour t’entrainer avec moi. Je sais comment tuer un vampire. Et c’est pas parce que tu es Callan de Rhénanie que je me laisserait faire. Je sais qui tu es. C’est toi que je cherchais. »

Voilà, c’était dit. Tu connaissais la vérité maintenant. Pourquoi continuer à te la cacher, tu m’avais grillé de toute manière. J’ai renforcé mon étreinte autour de tes hanches, continuant de te garder là, prêt de moi, libérant ma gorge pour te l’offrir. Fais-toi plaisir, j’étais honoré de perdre ma virginité de morsure avec toi. C’était ce que j’étais venu chercher dans le fond. J’avais tout un tas de chose à te demander. Mais chaque chose en son temps. Tu pouvais bien jouer avec moi, rire de moi, mais qui jouait avec l’autre. J’avais des couilles moi aussi si tu savais. Peut-être bien que je jouais avec le feu. Peut-être bien que je me mettais en danger. Mais c’était comme ça, c’était plus fort que moi et je refusais de revenir en arrière. Mon consentement tu l’avais, ton Sire ne pourra pas te le reprocher. Par contre tuer la fille de D’Harcourt c’était autre chose. Tu serais dans une sacré merde si tu le faisais. Sans parler du fait que j’avais choisi un coin stratégique. Fixant la caméra qui nous surveillait. On m’avait trouvé, ce n’était plus qu’une question de temps pour que l’artillerie débarque à ma rescousse. J’allais me faire engueuler, encore, mais je m’en foutais. Mais si tu me faisais du mal je crois qu’on n’hésiterait pas à t’embarquer dans la prison pour faire sur toi tout un tas d’expériences. Et se serait dommage, vraiment dommage d’abimer un si bel élément. J’ai attendu que tu approches tes lèvres de mon cou, venant te murmurer des mots doux à ton oreille.

« Nous sommes filmer. Mais ça ne tient qu’à toi de m’emmener ailleurs. Je pourrais te surprendre. Tu n’es pas le seul à être pourris jusqu’à la moelle ici. Je ne te cherchais pas par hasard. Les filles comme moi veulent toujours ce qu’il y a de meilleur dans ce monde. Et je pourrais me montrer plus divertissante que ce type que tu as bien amoché l’autre jour. Moi au moins… Je ne crierais pas comme une pucelle effarouchée. »

Tu vois, je savais tout de toi Callan de Rhénanie. Te révélant tout ça, révélant à demi-mot qui je suis, d’où je viens. Il était évident que si je savais toutes ces choses c’est parce que j’avais accès à des dossiers qui pouvaient être classé top confidentiel. Faire les beaux yeux à ce p’tit con de Martin pouvait s’avérer être très utiles. J’obtenais toujours tout ce que je voulais. Toujours. Et ce que je voulais aujourd’hui c’était tout simplement toi. Passant ma main libre dans tes cheveux, je me suis intentionnellement donner à toi. Vas-y, bois, et on discutera après ça. Ou on n’était pas obligé de parler. Non. Moi aussi, j’étais très clair dans ce que je faisais. Et je pense que mes intentions étaient plutôt… Concrètes. Je me trompe ? Toi et moi, nous ne sommes pas si différents que ça. Et de ça, j’en étais convaincue. Je pourrais te plaire Callan. Je pourrais te surprendre. Et peut-être même que tu pourrais m’apprécier.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Little Princess
They say I'm trouble. They say I'm bad. They say I'm evil. And that makes me glad. Call me a schemer. Call me a freak. How can you say that. I'm just unique. Mirror, mirror on the wall Who's the baddest of them all ?Welcome to my wicked world



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