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 Brouillard, ce linceuil si froid...

♦ Humain ♦
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Brouillard, ce linceuil si froid...
Le golem de chair lézarder de cicatrices immonde et possédant des muscles disproportionnés avançait avec précautions dans le brouillard qu’on pouvait couper au couteau. Le géant avait encore l’armure de combat que lui avait fourni la compagnie trois fois maudite, n’ayant pas trouvé de vêtement à sa taille de titan parmi les hommes, dont les logos avait été hachurer de manières grossières. À la grande bande de cuir qui cernait des haches puissantes reposait un immense revolver artisanal et une hachette de combat qui avait pourfendu une multitude d’ennemie. Des adversaires sommes toutes innocents qui avaient eu le malheur d’avoir un génome de plus ou de moins de l’homme. Des civils pris entre deux feux qui ne cherchaient qu’à survivre. De si nombreuses victimes de la fureur et la rage dévastatrice insufflé par des procédées chimiques et psychologiques imaginer par les dirigeants de Tullamore. L’immense briscard n’avait été qu’un bourreau soumis à des êtres pervers qui avaient décidé de protéger l’humanité en éliminant ce qui était différent d’eux. Des tyrans similaires à d’autres sadiques dont les pages de l’histoire du monde relataient les sinistres exploits. Une douloureuse illumination de la chose hideuse qui venait d’émerger enfin des affres de sa captivité mentale. Grâce à une fillette et une femme celui qu’on appelait 181177 avait réussi à retrouver une once d’humanité pour se dresser contre ses créateurs. Depuis ce jour c’était une fuite vers l’avant, échappant à ses anciens geôliers et les prisonniers qui avaient tout pour trucider un de leur garde. Une seule personne avait osée tendre une main secourable au fugitif monstrueux. Un ange déchu qui semblait posséder un lien avec l’engeance des savants fous. Quelques visions d’un passé, d’autres personnes et d’autres lieux. Mais toujours ce regard d’azur si pur et débordant d’une douceur et d’autres sentiments dont le briscard titanesque ne connaissait aucunement. Tamara avait joué les sublimes guérisseuses au lien de simplement égorger de ses canines le cou de taureau du involontaire candidat au programme d’Alpha Soldier. La vampire avait été plus humaine en agissant avec candeur et bonté que tous les membres de Tullamore réunis. Une rencontre qui avait permis à l’homme de gagner une nouvelle bataille contre le monstre ricanant de haine que 181177 avait toujours connu au dominion de ce corps honni de tous. La Belle avait laissé la Bête à la limite du royaume des Hommes, laissant le destin décider pour le renégat hors normes.

Marchant d’un pas assuré, laissant ses sens de briscard aguerri analyser le morne paysage dévasté par la folie des hommes, l’ancien soldat d’élite resta au milieu de la chaussée. Selon les reconnaissances de la firme, qui avait fait de lui un monstre sanguinaire défendant des faux idéaux, la zone était truffée d’explosifs artisanaux et de pièges meurtriers. Plissant son regard océanique si pur et doté d’un calme apaisant pour scruter au –delà des quelques mètres visibles, les traits de l’horribles faciès de la Bête était intransigeant et sévère. Évitant une voiture accidentée qui gisait tel un mastodonte de rouille au milieu de la chaussée, le golem de chair à l’apparence cauchemardesque, 181177 frappa ne vieille conserve. Détritus qui alarma certainement de son bruit métallique les possibles menaces à la ronde. Restant sur le qui-vive, l’armoire à glace en armure de combat urbain pencha sa tête de côté pour capter un bruit, un crissement de roche sur le bitume ou une respiration. Mais à cet instant à part la sienne nul signe d’être vivant à proximité…


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Brouillard, ce linceuil si froid.
181177 & Andrée

Le matin d’Irlande c’était habillé de blanc. Pour contraster tu t’étais parée de bleu ciel pour avoir l’impression de le voir malgré que le timide se soit dissimulé derrière cette purée de pois blancs. Comme tout les matins, tu fais les comptes des plantes et médicaments dont vous disposez et ceux dont vous avez besoin. Sean dormait encore. Tu t’aperçois qu’il manque sur les étagères de quoi faire de l’onguent. Vous utilisiez pour en améliorer les effet, une plante qui poussait sur le bord de la route à seulement trente ou quarante minutes à pieds de votre cabane. Alors tu prends ton sac en toile usé, cousue et recousue maintes fois pendant les deux dernières années. Un simple coutelas de dissuasion à l’intérieur, qui te servira sans doute uniquement à couper les tiges trop épaisses et une pomme récupérée sur le seul restant d’un misérable verger que tu as trouvé un peu plus au nord. Tu fermes doucement la porte derrière toi par peur de réveiller ton vieil ami, et tu pars faire ta besogne.


Trente-cinq minutes passées à marcher en regardant tes pieds et les dessins que fait la lumière du soleil invisible sur les objets encombrants la route. Il t’as fallut ce peu de temps pour tomber sur la première plante qui poussait, par chance, non loin du bitume. Tu te baisses, la coupe et la four dans ton sac sans plus de délicatesse. Avec ce brouillard, il allait te falloir bien une heure pour avoir la dose nécessaire. Tu continues d’avancer, le brouillard est moins dense mais toujours bien présent et l’amélioration est que tu peux voir à un peu plus d’un mètre devant toi. Le regard fixé sur le fossé, ignorant dangereusement les menaces omniprésentes dans  les Limbes. Après n’avoir trouvée que trois de tes tellement désirées, tu décides de faire une pause en t’adossant à une vieille voiture d’avant, elle était rongée par la rouille et mangée par le temps. Tu devinais une mercedes abandonné par une riche personne qui doit sans doute être mort aujourd’hui. Tu sors ta pomme du sac et frottes un peu sa peau pour la rendre un peu plus propre. Puis d’une autre mains tu attrapes ton couteau et coupe en morceau la malheureuse. Tu en mange un quart, puis un autre, et alors que tu t’apprêtais à manger le troisième tu entends un bruit de ferraille qui se fracasse sur le sol et que tu vois finir sa course non loin de toi. Ta respiration se bloque tu abandonnes les deux quarts restant de ta pauvre pomme et déglutis. Doucement mais sûrement, tu te redresses, restant cachée derrière la voiture. Il n’y avait pas de vent, c’était impossible que la boîte de conserve se soit envolée toute seule. Tu laisses dépasser te yeux pour voir ce qui semble être un colosse. Le soleil derrière lui te permettait de voir sa silhouette irréaliste. T’as les mains qui tremblent et les jambes qui te démangent tant elles veulent courir. Tu attrapes ton sac, un caillou roule, tout les traits de ton visage se crispent. Tu prends ton courage à deux mains et tu commences à courir à l’opposé du géant. Tu ne pouvais pas quitter la route, c’était trop dangereux, tu n’as jamais quitté la route. Seulement tu savais que si tu restais à courir sur le bitume, le bruit de tes pas le guideraient jusqu’à toi, et puis il n’y a qu’un sens dans lequelle tu peux aller. Dans un accès de folie, tu dévale la pente droite en courant. Tes baskets étaient maintenant trempées par la rosée. Le souffle cours, tu ralenties puisque tu n’as plus de signe que l’effrayante ombre est là. Mais maintenant, tu es au milieu d’un endroit cent fois plus dangereux, un juron s’échappe d’entre tes dents. Tu entends à nouveau du bruit, c’était quelqu’un ou quelque chose de léger qui s’approchait, du moins plus léger que l’être auquel tu venais d’échapper. Les sens en alerte, t’avais envie de rendre tes deux quart de pomme à la terre.
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Brouillard, ce linceuil si froid...
La monstrueuse création de Tullamore pencha la tête de côté pour essayer de déceler le moindre son, laissant son regard océanique calme et somme tout doux et assuré pour déceler une menace possible dans les environs. L’instinct de briscard de l’homme à la musculation disproportionnée était à son summum et le matricule 181177 maudissait en pensée l’épais brouillard qui dissimulait une possible menace à sa colérique rage destructrice. Il commençait à faire des pas timides, chancelant même sur la route sinueuse de l’humanité et de la rédemption. Par malheur l’instinct de la Bête était encore trop fort dans ce corps honni de tous. Cette rage, cette fureur destructrice qui avait été son pain quotidien depuis son réveil dans un laboratoire de la corporation trois fois maudite, était sa seule compagne depuis si longtemps. Ce puissant sentiment et aussi le regard d’azur remplit de douceur et de tendresse qui s’imposait à lui dans ses songes, ses instants de tranquillité. Avec lenteur les mains immenses et couvertes de cicatrices immondes de diverses provenances, tortures ou bien défensives, sortirent ses armes gigantesques de leurs gaines de son ceinturon de combat. Le pistolet modifié à la puissance formidable que seule sa poigne de titan pouvait absorber le recul et la hachette tranchante qui pourrait être presque l’équivalent d’une hache de bûcheron pour un homme de corpulence moyenne. Un caillou providentiel annonça enfin la venue de l’adversaire de la Bête guerrière et aussitôt comme un chien de combat il tourna la tête vers l’origine du bruit. Un air menaçant, intimidant et de mauvais augure s’était déposer sur l’horrible faciès de la créature.

C’est alors que derrière une Mercedes gangréné par la rouille que le géant la vit pour la première fois. Un visage innocent, jeune et ciselé avec soin par la main du Créateur. Mais le regard noisette envahis par une frayeur immense touche de manière significative le colosse balafré de toutes parts. Avant le Molosse de Tullamore adorait cette terreur qu’il imposait au gens, assurant un avantage important lors du déclenchement des hostilités. Mais depuis sa rencontre avec l’ange déchu, la vision du monstre de foire s’était portée au-delà de la violence. Il se devait de comprendre l’humanité et de récupérer ce que les scientifiques fous lui avaient dérobé. Comme hypnotisé devant le regard de pureté de la jeune femme, le mastodonte eut les bras ballants. Mais la jeune femme disparue alors et des pas de fuite, causé par laideur de la Bête presque inhumaine, indiqua à l’ancien tueur de Tullamore que l’être d’innocence s’enfuyait. Il laissa alors claque sa voix rauque, autoritaire et surtout inquiète pour l’une des premières fois de sa vie.

181177- NON REVIENS ICI TOUT DE SUITE!

N’était pas « programmé » à la base pour avoir un comportement sociale et des sentiments, l’approche qu’avait emprunté la Bête ressemblait plus à une injonction remplis de menaces. Grognant entre ses dents mal aligné, secouant la tête de colère de ne pas être plus humain qu’animal, le géant difforme s’élança sur les traces de la fuyarde pour essayer de la protéger de ce qui se camouflait dans ce secteur hostile et dangereux. Une véritable charge de rinochéros en furie pouvait se comparer le mieux à la course du géant.


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Alair se promenait avec l’insouciance de celui qui connaissait chaque centimètre de ce lieu désolé de tous. Mains dans le dos, une posture somme toute élégante malgré les vêtements rapiécer qui étaient devenu la monde des survivants des limbes, l’homme au regard bleuté froid comme un glacier perdu en mer arctique s’avançait d’un pas agréablement furtif. Mais une sourde faim grondait dans les entrailles de l’homme doté d’un charisme certain. Un appétit particulier qui aurait pu causer sa perte si la populace ignorante des environs aurait découvert le pot au rose. Cet homme à l’apparence tout à fait respectable était en vérité un sociopathe doublé d’un cannibale qui se faisait une joie du destin horrible que subissait cette terre qui l’avait vu naître. Se souciant aucunement du genre humain, préférant les êtres qui pouvaient lui apporter un avantage provisoire, l’irlandais à la dent longue et l’appétit contrenature habitait dans une petite maison de campagne non loin de là. Son refuge qui paraissait digne de confiance juste au moment où on descendait dans la cave, son abattoir secret. De là il pouvait garder sa victime du moment en vie plusieurs jours en vie, prélevant de la chaire pour s’alimenter et comble de la perversité nourrissait la pauvre âme avec des morceaux prélever sur la personne précédente. L’homme qu’il avait capturé venait de claquer entre ses doigts, ce qui avait poussé le distingué cannibale dans un accès de fureur avant de se ressaisir. Il venait de se rappeler que l’océan regorgeait de poisson naïf qui n’avait espoir qu’alimenter un être tel que lui. Donc il arpentait les abords de la route à la recherche d’une victime à qui il pourrait exercer son talent d’acteur. Habituellement Alair était froid, insensible et n’éprouvait que dégoût et colère à l’occasion. Mais tôt dans sa vie il avait appris à jouer la comédie pour frayer dans cette population qu’il méprisait.

Il songea au canular à emprunter cette fois. L’histoire de l’enfant disparut fonctionnait généralement bien. Aussi le charme sur certaines pouvait s’affairer dévastateur. Mais il s’arrêta en entendant une course effrénée. Le sociopathe vit alors une jeune femme qui semblait appétissante sous tous les points de vue. Elle semblait effrayée et d’instinct il prit un air soucieux et son regard, restant toutefois d’une certaine froideur, se remplit de sollicitude. Il sortit à découverte en regardant dans toutes les directions. D’un ton calme et ayant une certaine note de nervosité, il parla dans un murmure.

Alair- Tout doux madame. Il se passe quoi?

Entendant alors les mouvements d’un être massif qui semblait s’être leurré de direction, il tendit la main dans un geste de suplication.

Alair- C’est une créature des ténèbres? Il faut se cacher si c’est le cas! Venez mon refuge n’est pas loin et on sera en sécurité…

Il s’empêcher de sourire de triomphe devant cette performance digne d’un Oscar…





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Brouillard, ce linceuil si froid.
181177 & Andrée

Le son de sa voix frappe ta bulle mais n’atteins pas ton cerveau. Trop paniqué pour prendre en compte ce qu’il peut bien articuler, tu fuis la bête qui semblait te vouloir tant de mal. Tu t’es sentie comme une souris dans une pièce sans issue et un chat affamé avec toi. Et te voilà, respirant plus fort qu’un taureau pensant avoir semé ce qui semblait être ton prédateur. Tu ne faisais même pas attention à la beauté de la brume qui commence à perdre de sa densité dans le paysage dévasté de l’Irlande. Le nouveau bruit qui s’introduit te pique à vif, et s’il est sans doute d’une autre chose, d’un autre individu, que celui que tu as croisé sur la route, tu n’en oublie pas qu’il peut être tout aussi dangereux. Alors tu attrape ton coutelas que tu ne pensais jamais utiliser de cette façon, pas ce matin du moins. La sueur coulait sur ton front, t’as jamais tué personne. Jamais tu n’as osé prendre la vie de quelqu’un, parce que c’est contre tes principes, toi tu soignes les gens tu les tues pas. Alors qu’est-ce que t’allais bien en faire de ton couteau ? T’as assez étudié l’anatomie pour savoir où le planter pour que ça soit rapide et sans trop de douleur, mais tu trembles.

Il apparaît à toi, l’inconnu qui faisait se froisser les feuilles au sol. Il avait l’air bien calme, alors qu’en face de lui tu te tenais un couteau à la main, la peur dépassant la frontière de tes yeux. Tu plonges tes noisettes dans ses glaciers, quelque chose cloche, mais tu te détends. Il avait l’air enclin à t’aider à partir. Échapper à ce monstre, te ramener à ta cabane peut-être, tu avais accordé ta confiance en la mauvaise personne sans doute. La méfiance toujours présente, tu essayes de l’effacer, le grand but de ta vie : ne pas perdre fois en l’humanité. « Tout doux madame. Il se passe quoi? » tu expires, t’approchant un peu de lui, le couteau toujours fermement serré dans ta main droite. « Un géant, jamais vu ça » sont les quelques mots que tu articules difficilement la bouche sèche malgré l’humidité ambiante gonflant tes cheveux bouclés. Tu entends alors les pas monstrueux qui se rapprochent et tu te retournes malgré toi pour vérifier qu’ils ne soient pas trop près derrière toi. Quand tes yeux retournent se poser sur l’inconnu, tu vois sa main tendue pour attraper la tienne, mais tu hésites. Une paranoïa s’empare un instant de toi, mais ta survie en dépend, tu approches donc ta main de la sienne et il s’agrippe fort à ta paume. Si fort que tu grimaces d’abord, il n’avait pas peur, il ne tremblait pas, alors pourquoi si fort ? « C’est une créature des ténèbres ? Il faut se cacher si c’est le cas ! Venez mon refuge n’est pas loin et on sera en sécurité… » ton instinct te disait deux choses contraires, fuir toute seule de ton côté semblait une solution envisageable mais risquée, ou bien rester avec un homme à l’air étrange que tu ne connais pas. « Ce n’est pas ça… Je ne crois pas qu’il soit... » tu n’as pas le temps de finir, l’homme te tire avec force et t’oblige à marcher vite voir courir. Tu tentes de freiner la course, « Je préférerais rentrer à ma cabane, c’est à l’opposé ». N’importe qui te penserais stupide à cet instant, mais seul la présence de Sean pourrait complètement te rassurer. Qu’est-ce qu’il ferait ce vieil idiot ? Tu te mords la lèvre, tu dois penser vite, mais l’étrange personnage tire encore « Ne dîtes pas n’importe quoi, il faut avancer » il avait raison, une once d’énervement semblait se montrer, tu voyais son sternocleidomastoïdien s’affoler. « Il faut se dépêcher ou elle va nous rattraper » dit-il tendu en attrapant ton autre main qui tenait encore et toujours le couteau. Il te désarme sans trop de soucis, tu ne savais plus quoi faire. Tu entendais les pas lourds du géant se rapprocher de plus en plus, et l’inconnu pointait maintenant sur toi le couteau sans pour autant toucher ta peau « avance ou on meurt ». Il était étrangement passé au tutoiement. Pourquoi ne t’abandonnait-il tout simplement pas ? N’importe qui l’aurait fait à ce stade. Tu baisses sa main désormais armée et tu recommences à courir pour sauver ta peau, tentant de te libérer de son emprise qu’il ne laisse pas partir. Mauvais tournant, tu te prends les pieds dans une racine et tu tombes. S’il ne vous avait pas rattrapé avant, maintenant ça sera fait. Voilà l’homme qui s’énerve et qui laisse s’échapper tout charme, cette fois il a peur. Tu ne le sais pas encore, mais il est trop énervé de devoir peut-être perdre une deuxième proie. Il te passe alors le couteau sous la gorge « accélère ». Trop tard, tu tires un coup sec ta main gauche de la sienne et lève tes deux bras vers le ciel. Ton plan était simple, fuir quand le colosse serait là et laisser en pâture cet homme trop nerveux et menaçant pour être bon.

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Brouillard, ce linceuil si froid...
LLa création de la corporation Tullamore, cette machine de guerre parfaitement huilé ayant la musculation puissante et disproportionné, ralentit son pas lourds et gauche. Un pied après l’autre l’être de cauchemar parvint arrêter sa masse considérable pour ensuite s’immobiliser totalement. Tel un pauvre hère qui venait de subir le regard pétrifiant d’une Méduse doté d’une chevelure de serpents sifflants de colère, 181177 ne bougea aucun muscle. Seul le soufflet de forge qui lui tenait lieu de poumons continuait faire un mouvement de transition de son torse immense. Laissant diminuer le tambour endiablé de sa pulsation cardiaque dans les oreilles, le molosse génétiquement modifier des savants qui se prenaient pour Dieu tendit l’oreille. Laissant les sens de briscards, cette intuition gagnée après des années de combats acharnés pour la survie, le géant couvert de balafres essaya de localiser des bruits de pas, des respirations haletantes ou bien des paroles  dans ce brouillard à couper au couteau. Fermant ses paupières, immobile digne d’une gargouille sur le toit de Notre-Dame, le géant au corps honni de tous s’imprégna de l’essence même des lieux. À sa droite un bruit de branche cassée. Quelques mots chuchotés. Soulevant alors ses larges épaules massives en signe de dépit, croyant que l’être d’innocence venait de s’évanouir avec un allié, la Bête alla retrouver la sécurité de la route. Mais un cri étouffé remis au aguet le sosie du monstre de Frankenstein  et aussitôt il prit la direction des bruits de combats sans se demander le pourquoi du comment.

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Alair rageait que sa proie avait le culot de ne pas succomber à son charme et son  charisme exceptionnelle. C’était quoi la cause de son échec. La petite allait avouer tout cela sous la torture, révélant à son geôlier sociopathe le comment que sa ruse fut éventé. Il la croyait maintenant à sa merci, la lame à quelques millimètres de la gorge tendre et appétissante de la jeune femme. Que sa chair sera un met raffiné au plus haut point songea le monstre à l’apparence humaine.  Mais une manœuvre se produit, une tentative qui alluma le feu aux poudres du cannibale sophistiqué.  Elle repoussa la paume armée de l’homme avec sa main gauche et ensuite leva ses bras en hauteur pour se libérer. Acte qui faillit réussir alors qu’Alair tombait vers l’arrière. Mais l’homme réussit à faire basculer son poids vers l’avant et réussit à faire tomber son otage au sol avec lui. Un cri de triomphe déchira alors le silence pesant alors que le sociopathe referma sa main sur la cheville de son futur repas. Mais le cri dans cette contrée désolée était un élément perturbateur, une véritable balise pour attirer ce qui se cache dans les limbes d’Irlande…

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De nouveau la locomotive folle privée d’un cheminot fonçait au travers des branches vers la source du tumulte. 181177 chargeait, utilisant sa puissance et sa masse pour repousser les branches griffues qui ressemblaient à des mains décharnées d’esprits de la nature qui n’essayait que ralentir la Bête. Dans l’esprit de la machine de guerre génétiquement modifier de Tullamore n’était que la seule certitude que l’être d’innocence était en péril. Il s’était juré qu’aucun autre humain ou créature qu’il jugerait « bonne » n’allait périr. Il était le fautif de tellement de drame, de mort et de désespoir que le fugitif savait que son âme était condamné à brûler dans les cercles infernaux. Si après toutes les expériences 181177 possédait encore une âme. Mais il devait faire pénitence, un chemin de croix ou bien une sorte de rédemption pour redonner un peu ce que Tamara lui avait offert avec autant de candeur et de bonté. Une seconde chance.

Il arriva alors sur la scène de la lutte inégale. Un homme ricana comme un porc en rampant vers la jeune femme qui essayait de s’enfuir. Une lame à la main, la déduction fut facile pour le géant qui grogna doucement de la fureur du juste. Les deux belligérants levèrent enfin leur regard sur la monstrueuse apparition, Ombre immense en armure de combat dont les mains nues semblaient à deux boulets de canon organiques qui pouvaient faire chuter les murailles de n’importe quelle forteresse. Haletant doucement, la vapeur sortant de ses narines ressemblait à celle des naseaux dilaté de fureur à un minotaure des légendes, le golem de chair s’avança comme un prédateur. L’homme hurla alors une exclamation de surprise, se méprenant sur les allégeances de la Bête.

Alair- Écoutez-moi! Vous m’aidez avec cette petite salope et on se sépare la viande!


Le regard océanique de l’homme difforme, véritable reflet donnant accès à son âme somme toute humaine et en pleine voie de reconstruction, chuta dans ceux noisettes de la jeune femme innocente. Une détresse, une frayeur et un désespoir semblaient faire vibrer les prunelles de l’être d’innocence. Il fit un petit hochement de tête rassurant, faisant une promesse muette à la victime du cannibale. Que le géant en armure portant le logo de la compagnie trois fois maudite fera tout pour la sortir de là. Quand le visage intransigeant au regard d’océan déchainer par la colère d’un tsunami pivota sur le sociopathe, ce dernier savait qu’il n’aura aucune aide de cet allié improbable. 181177 Écrasa alors, appuyant de toute sa masse titanesque, sur le poignet osseux d’Alair.  Celui-ci hurla de souffrance, essaya de poignarder la jambe de son tortionnaire de la lame du coutelas. Mais les plaques d’armures en kevlar ricochèrent les attaques paniquées. Bientôt un craquement sec se fit entendre et le cri de souffrance se transforma en douleur. La jeune femme fut libérer et alors que l’homme essayait de ramper à l’opposé en tenant son poignet cassé en  mille morceaux, la main immense et saturé de cicatrice de Molosse de Tullamore se ferma en poing ayant presque la circonférence de la tête de l’homme. Un coup, deux coups et au troisième il arrêta alors que le visage de l’agresseur était devenu un hématome géante. Alair venait de sombrer dans l’inconscience. Se tournant alors en douceur vers la jeune femme, les paumes devant en signe d’apaisement, la voix rauque et caverneuse de l’être monstrueux sortit en roulant de sa gorge affreuse.

181177- Ça va? Tu peux marcher? Je crois que les créatures des limbes vont venir pour cette enflure de mes deux…

Une douceur certaine et une candeur des plus raversante semblaient luir dans ce regard qui semblait être hors du temps, étranger à ce corps immonde et monstrueux.

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181177 & Andrée

Alors que tu pensais pouvoir t’en tirer avec de simples mouvement appris il y a fort longtemps quand tu jouais à empêcher les autres enfants de te maltraiter, tout s’inverse. L’homme si effrayant désormais avait plus d’équilibre que tu n’avais de force dans tes bras. Ton crâne heurte le sol, et te revoilà prisonnière de l’être abjecte. Une douleur aiguë te fais froncer les sourcils et fermer les yeux un instant, un grognement sort de ta bouche. Lui, il est fière d’avoir une telle prise, il exprime sa joie trop fort, tu sais qu’il n’a pas contrôler son volume sonore. Tu mets peu de temps avant de te demander si tu va mourir de sa main ou de celle du colosse que tu fuyais. Au cri du fou qui reposait tout son poids sur tes hanches, le géant avait répondu par une charge éléphantesque. Étalée de tout ton long, tu sentais arriver la raison de ta mort imminente. Tu tentais tant bien que mal de t’extraire de l’emprise ferme du fou, les mains rappant sur la terre et t’écorchant sur les cailloux ou les vieilles ronces qui traînaient là. Tes yeux humides de frayeur ne te permettaient plus de voir que des silhouettes, tu avais peur, il était trop tôt pour que tu meurs.

Le son de la charge devient de plus en plus puissant, puis s’arrête soudainement, tu tournes la tête pour regarder au même endroit que ton agresseur. Il était là, une montagne de muscle et de cicatrices, tu n’avais pas vu son triste visage à travers le brouillard. Tu tremblais étrangement pour accompagner la larme concentrée de frayeur qui coulait sur ta joue. « Écoutez-moi! Vous m’aidez avec cette petite salope et on se sépare la viande ! » tes yeux s’écarquillent, tu avais donc bien raison d’être méfiante. Tu t’étais ridiculement trouvée dans les filets d’un cannibale. Tes yeux scrutent d’abord le visage devenu difforme par sa monstruosité intérieur révélé, puis retournent se poser sur le géant. Tu plonges ton regard dans le siens, tu ne sais pas ce que tu cherche dans ses yeux, de la bonté sans doute. Tu l’as trouvé d’ailleurs, pas plus rassurée, ton cœur cesse néanmoins de battre aussi vite qu’il ne le faisait. Tu ne sais si c’est la peur qui t’as fait halluciner son mouvement de tête, ou s’il était réel, mais tu choisis d’y croire. Seulement, il restait effrayant, car en écrasant son pied sur le poignet du cannibale, le bruit que tu entendis te donna des sueurs froides et le cris de ce dernier perça tes tympans. L’affrontement dura moins d’une minute en réalité, mais il semblait cent fois plus long pour toi. Les yeux hermétiquement fermés, tu ne peux qu’entendre ton arme tenter d’atteindre ne serait-ce que la peau du colosse. Tu sens l’emprise sur toi se relâcher, un coup de genou pour définitivement te libérer. Tes yeux acceptent alors de voir la scène quand tu te faisais reculer sur le cul à l’aide de tes pieds. Tu souhaitais être loin de la scène. Tu souhaitais ne pas voir ce poing de pierre s’écraser sur le visage transformé en bulle violette, le sang dégoulinant de part et autre de sa tête. Tu n’étais pas une grande adepte de la violence, et cette scène t’arracha une remontée gastrique. Le corps incapable d’encaisser plus se cracha sur le sol, le cannibale ne bougeait plus. Ton regard se posa sur celui qui venait de te sauver, qu’allait-l faire désormais ? Il se voulait rassurant dans sa posture, mais tes muscles tétanisés ne pouvaient s’empêcher un mouvement de recule. Tu entendis alors sa voix rocailleuse, « Ça va ? Tu peux marcher ? Je crois que les créatures des limbes vont venir pour cette enflure de mes deux… » une étrange innocence émanait de cet homme. Il venait de te sauver, alors de quoi avais-tu peur ? Muette encore un instant, tu tentais de te persuader qu’il n’y avait aucune raison qu’il soit une mauvaise personne. S’il voulait te tuer, il l’aurait déjà fait. Tu passe une main sur ta joue pour effacer les traces de ta faiblesse, « ça va » tu réponds simplement à mi-voix, elle était brisée par l’effroi. Tu te redresses doucement, tu n’avais presque plus la force de supporter ton poids, tes jambes avaient été troquées pour celles d’un faon qui vient de naître. Tu t’aides à te relever en posant doucement ta main sur celle avancé du colosse. Sa peau cuirassé ne te surpris pas bien plus que ce qui venait de se passer. Debout, tu le regardes, « merci, tu n’aimais pas dire merci aux personnes qui te sauvent en tabassant quelqu’un mais cela semblait plus juste. Et désolée » désolée d’avoir fuit bêtement quand, bien que l’air menaçant, il ne te voulait aucun mal. Désolée de l’avoir fait courir à travers les bois dangereux pour te retrouver. Tu expires toute ta peur dans un long souffle, « comment vous vous appelez monsieur ? » tu voulais le remercier en prononçant son nom, tu voulais pouvoir l’appeler par un adjectif autre que géant ou colosse, tu voulais l’appeler homme. Tu attendais debout, une réponse, un départ vers la route que tu as quitté, une certitude que tout irait bien.

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Brouillard, ce linceuil si froid...
Le golem de chair se maudissait à cet instant pour la première fois de sa vie. D’être tout simplement une créature immonde, au profil cauchemardesque qui n’inspirait que dégoût et révulsion aux gens. De ne savoir que se battre, infliger la mort comme l’amant maudit de la Faucheuse saura le faire avec autant de précision. Même lors de sa création et de son affectation, le fugitif à la musculation disproportionnée pouvait deviner dans le regard des autres soldats de la corporation un maelström d’émotions des plus malaisants : De la rage, de l’incompréhension et surtout un écœurement que la Bête ne se souciait aucunement. Pour l’être créer pour combattre et être le molosse de Tullamore, c’était même devenu valorisant de se sentir rejeter de la sorte. Mais maintenant que l’humanité recommençait à regagner la conscience endormie de 181177, la gargouille de pierre à peine sculpté et lacérer des stigmates d’une vie de combat quotidien comprenait maintenant pleinement la souffrance d’un regard dégouter. Lui qui n’avait jamais ressenti la douleur physique, maintenant il éprouvait la vicieuse et mordante attaque psychologique.

Le géant au regard océanique débordant de sollicitude se pencha la tête pour regarder la jeune femme. Cet être de lumière qui semblait égarer dans le fief du mal rampant et destructeur. C’était un peu choquant comme scène, la noirceur d’un monstre créer par des savants fous et la lumière divine d’un ange. Les gestes de la rescapée du cannibale étaie mécanique, au ralenti. Comme le serait l’attitude d’un humain confronté à une expérience déroutante et immonde. Pour la bête c’était son lot depuis ses premiers pas dans ce monde chaotique. Il hocha son horrible faciès alors que la petite voix de la divine apparition remerciait le monstre cauchemardesque d’avoir fait ce pourquoi il était programmé. Mais la question de la jeune femme fit l’effet d’une douche froide, une véritable claque au visage pour l’ancien tueur de la corporation. Depuis peu il possédait un bien que tous avait la chance d’acquérir à la naissance, présent que ses créateurs n’avait pas jugé bon d’offrir à leur chose. Ce fut un ange déchu, celle qui semblait être étroitement lié à la destinée de 181177, qui lui fit cadeau de ce prénom. Tamara avait fait plus que lui donner un nom, la Belle avait offert à la Bête une chance de rédemption de racheter son âme trois fois maudites par ses actions hideuses. Il ne voulait pas partager ce cadeau si précieux pour celui qui n'avait rien eu auparavent. Haussant ses larges épaules, essuyant de manières nonchalantes le sang de sa victime sur son pantalon cargo, le golem de chair au corps honni de tous répondit avec une voix rocailleuse qui fera frémir d’intimidation n’importe quel mortel.

181177- Tu as juste à m’appeler comme tu veux… Tullamore ne m’avait donné qu’un numéro… Et toi tu te nommes comment?

Mais l’instinct de briscard qui appartenait à l’aberration de la corporation hait perçu alors quelques pas feutré tout près. Faisant signe à l’être de lumière de s’avancer, l’ancien tueur vit une multitude de regard incandescents illuminer le contour de la clairière où le combat venait de s’achever. Des charognards, des créatures qui ne désiraient que se remplir la panse avec de la chair humaine juteuse et fraiche. Hochant la tête avec empressement, peu soucieux de se coltiner de nouveau avec des aberrations qui ne voudront que tuer et pervertir la jeune femme, le géant au cœur fit un pas vers l’orée de la forêt. Mais une douce voix le fit dresser l’oreille. Une voix spectrale, si douce et désirée, venait de chatouiller son ouïe. Une voix d’une vision lointaine, un être fantomatique qui possédait encore et toujours ce regard d’azur si doux qui ressemblait à s’y méprendre aux yeux si divin de l’ange déchu.

Esprit - Tu dois l’aider elle est à bout de force comme je l’ai été la dernière fois tu t’en souviens ?

Un oui faible traversa alors la barrière que représentaient les dents mal alignée du colosse. Dans une scène d’un souvenir d’une randonnée avec une jeune rouquine dans un paysage de l’Amérique coloniale, cette dernière avait éprouvé un malaise. Fou qu’inquiétude, le colon de la vision avait saisi le corps fragile de la personne qui comptait le plus dans sa vie et l’avait transporté dans ses bras puissants. Durant le trajet, le pied de l’homme s’était tourné. Mais ignorant sa propre douleur et démontrant une endurance hors du commun, il avait maintenu la distance pour ramener son amour à l’abri dans leur campement dans les bois. Un baiser fantomatique se déposa alors sur la joue mal rasée du monstre de Frankenstein et la magnifique voix désincarnée se propagea une dernière fois.

Esprit- Allez tu dois la sortir d’ici aussi vite que durant ce moment où j’ai eu la peur de ma vie…


Revenant sur ses pas, défiant du regard les êtres qui semblaient prendre un malin plaisir à faire naître la frayeur dans un cœur si pur, le mastodonte chuchota alors de sa voix lente au ton trainant.

181177- Je te prends dans mes bras. Je vais courir et je ne veux pas qu’on soit séparé.

Le monstre de foire fléchit un peu sa grande carcasse et sans laisser le temps à la jeune femme de s’opposer à cette habitude peu cavalière, il prit le corps gracile dans ses bras immenses. Il rejeta alors son malaise de sentir cette perfection divine près de son corps atrocement déformé et sans demander son reste, il commença à s’éloigner du lieu de douleur en grande enjambée. Au bout de quelques instants le cannibale hurla à gorge déployé de souffrance et ensuite un râle atroce annonça le trépas de l’homme au cœur d’une noirceur absolue. Sentant les frissons de terreur que le corps si fragile et si fort en même temps produisait dans ses bras, le golem de chair augmenta la cadence de sa course. Prenant la peine de faire un détour par les bois pour perdre les possibles poursuivants lents à leur trousse, l’étrange duo s’enfonça un peu plus dans le bois lugubre donc la douceur du soleil ne pouvait conquérir. Autant pour calmer son cœur emballé d’être aussi près pour la première fois d’une étrangère et pour permettre à l’ange échoué dans ses bras de se sentir moindrement en confiance d’être avec un membre de la lie de l’humanité, l’ancien meurtrier fit une promesse. Le son de sa voix se fit alors étrangement calme et serein, laissant transparaitre l’instinct de protecteur qui coexistait dans ce corps parsemé de cicatrices et de difformité. Une bonté sans borne et une sollicitude se dégageaient du colosse comme si celui-ci avait revêtu une cape sublime. Une sorte d’aura en quelque sorte de calme et d’assurance.

181177- Je ne laisserais pas les êtres vils détruire une innocence telle que vous. Plutôt crever…


Les pas du monstre de foire avaient permis aux deux âmes solitaires de distancés les simulacres de vie et bientôt la route, refuge contre la folie ambiante, sera en vue. Le cœur immense et torturer de la Bête battait maintenant calmement dans sa poitrine, laissant le loisir à l'ange de pureté d'apprécier un tempo pur, envoûtant et si serin à la fois. Le roulis des pas de la Bête ressemblait à la coque d'un navire fendant le brouillard mortel pour ramener sa cargaison sans prix à bon port...


Codage par Libella sur Graphiorum



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I keep it caged but I can't control it
So stay away from me, the beast is ugly
I feel the rage and I just can't hold it
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♦ Humain ♦
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Brouillard, ce linceuil si froid.
181177 & Andrée


L’âme et le corps, éreintés par tous ces évènement, te laissent une sensation de tremblement fort désagréable. C’était l’adrénaline, la coquine, qui s’évaporait soudainement de ton être pour aller tu ne sais où, mais tu lui dirais bien reste, j’ai encore besoin de ta magie. Mais têtue, elle s’en allait et toi tu posais des questions bêtes. Les réponses du géants étaient mille fois plus étranges encore, comme tu voulais ? Mais tu n’allais pas l’appeler robert parce qu’il t’en prenait l’envie. Non, ton sauveur devait avoir au moins un patronyme ? Impensable pour toi de le diminuer à son physique, c’est quelque chose qui t’a toujours répugnée. Tu te creuse les méninges, le temps d’une demi-seconde, tu en viens à la conclusion que la seule façon de rester courtoise était de le nommer simplement “Monsieur”, “Sauveur” aurait été trop pompeux et “géant” trop limité à son caractère physique impressionnant. Monsieur c’était bien, c’était la neutralité. Le souffle encore court, tu avais fait ton choix et tu en avais oublié les dangers rôdant constamment dans cette étrange forêt. Tu voyais à ses sourcils froncés que lui, ne les ignorait pas. Les ignore-t-il seulement jamais ? Tu dois être l’un des rares spécimens à encore avoir la tête dans les étoiles parfois. Tu as réussie à survivre jusque là, certes sans un ou deux bobos et frayeur, mais ton coeur bats toujours pleinement dans ta poitrine. D’ailleurs il frappe fort, chaque pensée vient te rappeler indémniablement que tu dois t’exercer un peu plus à ton sang-froid. Tu en viens à te tirer de ce cercle de pensées rapides et articuler brièvement « Je… moi c’est Andrée”». Il n’en faut pas plus pour que ton sauveur bouge et fasse quelque pas. Elles sont grandes ses enjambées, chacune d’elles sont sans doute trois des tiennes. Quand tu te mets instinctivement à le suivre, les muscles en compote te demandant de ralentir, tu avais l’impression d’être une enfant qui a dû mal à suivre le rythme des grands adultes.

Pas encore arrivée jusqu’à lui, ton corps capricieux et tremblent se refusait à t’obéir. Tu te sentais comme une enclume, autant pour lui que pour toi. « Je te prends dans mes bras. Je vais courir et je ne veux pas qu’on soit séparé» tes yeux se levèrent vers lui, tu n’as pas pensée à protester et tu te retrouves à hocher naïvement la tête. Peu de temps s’écoula avant que les mains titanesques ne frôlent ta peau, la prise se resserrant pour te soulever. Au fur et à mesure que tes pieds quittaient le sol, tu contractais chaque parcelle de ton corps, peu habituée à être portée. L’égoïsme ambiant des survivants faisait que lorsqu’on ne pouvait plus marcher ou bien trop fatigué, on te laissait à ta mort et on partait. Avant que le colosse ne se mette à avancer, tu poses ton regard une dernière fois sur le corps mutilé du cannibale. Tu ne pouvais ressentir autre chose que de la pitié pour cette personne si singulière et dangereuse. Si tu voyais encore sa cage thoracique s’animer en partant, un cri brisé de douleur  te perça les tympans. Tu fermais les yeux pour ne pas voir ce que le chant de la mort te forçait à imaginer. Tu ne sais pas exactement combien de temps tu as clos tes paupières, mais lorsque tu as de nouveau laissé entrer la lumière tu fus surprise de voir qu’il n’y en avait pas tant. Te voilà complètement désorientée, « où sommes nous ? » tu chuchotes plutôt pour toi même que ton chevalier blanc. Tu t’agites un peu, tes pupilles analysent frénétiquement les environs. Mais la voix caverneuse de ton porteur vient vibrer dans tes oreilles. « Je ne laisserais pas les êtres vils détruire une innocence telle que vous. Plutôt crever… » tu souris alors comme une idiote, il devait te croire bien plus douce et gentille que tu ne l’es réellement. Tu as peu d’estime pour toi et ta candeur, bien qu’éternellement heureuse tu as la main sale de délits mineur. Mais c’était l’époque où l’Irlande était encore un pays comme les autres, où ta mère galérais à joindre les deux bouts mais au moins elle était en vie. Il est possible que maintenant tu ne sois qu’un petit poisson dans cette grande marre de criminels en tout genre. Mais tu ne voyais pas le même voile blanc que t’attribue le colosse. Tu voyais le tient de divers couleurs, mais jamais épurée comme peut l’être celui d’un ange. « Ne vous en faites pas monsieur, j’en ai vu d’autres » c’est faux, ou seulement en partie. Tu fuyais avant que ça n’arrive en réalité, l’unique fois où tu as frôlé le désastre comme aujourd’hui, c’était de ton plein grès. Ton âme rôdait alors, encore dans les abysses du désespoir d’avoir perdue le peu de choses auxquelles tu pouvais tenir. Tu en portes encore la marque sur ton poignet. Le regard fixé vers le lointain, la lumière vous touche de plus en plus, les parcelles que filtraient les arbres devenaient plus généreuses. Tu n’as jamais été aussi heureuse de retrouver du bitum, marque de domination humaine, endroit sécurisant étrangement. Tu as attendu qu’il fasse seulement trois pas sur ce long chemin gris pour lâcher un soupir d’apaisement. « Si vous voulez je peux marcher à nouveau, on ne craint plus énormément ici » tu étais moins épuisée, bien que toujours courbaturée pour une étrange raison, mais tu ne voulais pas lui imposer ta masse corporel plus longtemps. l’abus de gentillesse ce n’est pas ton truc. « Au fait… une once d’hésitation se fait comprendre dans ta voix. Je préfère que les gens vivent plutôt qu’ils ne crèvent pour me sauver» il te fallait l’exprimer, gorge nouée tu espérais qu’il ne prenne pas mal ta remarque.

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