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 Âmes en peines et tourmentées. [FT Lyes]

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« We all have two lives, the second begins when we realize we only have one »



La sueur dégoulinait de tous les pores de sa peau durant cette nuit agitée. Ce n’était pas la première fois que durant ses songes Arizona revoyait les horribles morts de la Demon’s Race, que leurs cris de souffrances la hantait comme si ceux-ci voulaient se venger qu’elle soit la seule à être encore en vie. Sous l’édredon qui la protégeait des températures de l’ile, la chasseuse se livrait à une sorte de danse démentielle et infernale, se débâtant de toutes ses forces contre un souvenir qui était imprégné dans sa mémoire. Elle se réveilla en sursautant, remarquant des vêtements froissés, une couette au sol et des douleurs au niveau de son ventre et de ses jambes. Inconsciemment, elle s’était encore griffée au point de marquer sa douce peau blanche. Comme à chaque fois qu’elle vivait pareille nuit agitée, Arizona ressentait ce besoin de prendre l’air, d’entendre le calme de la nuit, de sentir l’air frais sur sa peau, grisée par la liberté qu’elle palpait de tous son corps. Faiblement vêtue d’une culotte et d’une longue robe de nuit, la princesse rentra dans sa salle de bain et plongea son visage dans un reste d’eau de pluie, avant d’enfiler un pantalon et une veste en cuir à la place de sa lingerie.

Arizona s’installa pile à l’endroit où elle s’installait habituellement, depuis qu’elle était revenue de la Demon’s Race et que ses nuits s’en trouvaient péniblement troublées. Couchée sur la terre, sentant l’herbe tout contre elle qui se mélangeaient à ses cheveux blonds et le vent qui caressait agréablement son visage, son regard se tournait avec nonchalance vers les étoiles, en quête d’une peu probable réponse divine. Dieu ne pouvait pas exister, car s’il existait, jamais il n’aurait laissé se produire de telles atrocités.

Un peu plus loin, elle distinguait cet homme au crâne rasé dont elle ne connaissait absolument pas l’identité. Qui était-il ? Pourquoi était-il à chaque fois dehors lorsqu’elle l’était également ? Au moins, il ne la dérangeait pas, aussi silencieux qu’elle, il possédait un quelque chose dans le regard qu’elle reconnaissait et qui la rendait empathique. Un peu plus curieuse que les premières fois, Arizona ravala sa salive et se leva. La survivante épousseta rapidement ses fesses et sa veste en cuir des quelques brins d’herbes, puis de sa démarche fatiguée et nonchalante, celle-ci s’assit aux côtés de l’inconnu sans piper le moindre mot.

Après quelques secondes, elle tourna son visage vers son visage et se força à sourire. Le silence fut enfin brisé par sa voix douce et féminine, presque rassurante et maternelle. « Enchantée. Moi c’est Arizona et toi ? » Le premier contact avait été fait. La femme soupira d’aise en se couchant tout près de lui. Ses yeux se portaient à nouveau sur les étoiles et elle continua. « J’aime regarder le ciel. Tu sais pourquoi ? Parce que j’aurai pu être en Amérique ou au fin fond du Pérou, ce ciel demeure le même. Nous voyons tous le même au ciel et il me prouve tout les jours que je suis libre. » Cette fois-ci son faux sourire s’était mué en un vrai sourire. Oui, c’était son petit rituel, c’était son petit plaisir caché de la vie : sortir tard la nuit afin de se retrouver avec elle-même, confrontée à ses choix passés, présents et à venir.

panic!attack




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♦ Humain ♦
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Âmes en peines et tourmentées
Lyes Outis ft. Arizona


Il y avait des nuits comme ça. Des nuits trop longues, bien trop sombres. Des nuits interminables. Juste ce genre de nuits en fait au cours desquelles le sommeil te fuyait. Te laissant étendu sur ta couche. Misérable. À ton image. Au vu de ton état, tandis que tu te tordais et que tu te contorsionnais dans ton lit de camp. Étroit et inconfortable. Te tournant puis te retournant dans tous les sens. Sans jamais parvenir à trouver une position dans laquelle tu arriverais à te sentir un peu mieux. Mais toujours plus à l'aise et moins douloureux qu'à même le sol. Comme lorsque vous établissiez votre campement de base dans le désert avec ta faction. Au milieu des dunes, à la merci des poussières survolant et voletant à la lisière de cette mer de sable qu'il vous fallait traverser. Une simple toile de tente te servant d'abri, le corps étendu sur des paillasses. Le tout ne te protégeant qu'en substance des agressions extérieures. Ta seule capacité à allumer un feu te distinguant encore de l'homme que tu étais, de cet animal sauvage que tu t'apprêtais à devenir. Livré à toi même, guidé par tes instincts les plus primaires.

Alors au fond, le prix à payer pour tout le mal que tu avais causé ne te paraissait plus aussi élevé. Et te calant sur le dos, tu venais croiser tes mains sur ton ventre. Les yeux fixés au plafond, essayant de te souvenir de comment ça pouvait être avant. Coincé ici. Dans cet endroit où plus rien ne te paraissait familier. Ni le gris du ciel, ni même celui des murs qui t'entouraient. Te faisant parfois suffoquer. Plus habitué aux grands espaces et à librement te déplacer. Pour te retrouver plus seul et démuni que jamais. Fort, et juste très humain aussi.

Repliant une jambe, c'est là que tu commençais à réellement éprouver une gêne. Des crampes abdominales te prenant au ventre. Le contenu de ton estomac te remontant jusqu'à la gorge et te redescendant aussi sec dans les talons. Plus secoué que sur un grand huit. Un gémissement qui n'augurait rien de bon franchissant alors la barrière de tes lèvres. Sèches. Se pinçant sous le reflux de douleur te paralysant. Désormais en sueur. Le souffle court. La respiration difficile et poussive. Ta cage thoracique s'enfonçant dans ta poitrine et ton rythme cardiaque connaissant quelques piques. Mais pas de quoi t'inquiéter. Habitué à vivre avec ces crises dont les tous premiers signes étaient toujours les mêmes. Pris de vertige, tu t'efforçais pourtant de garder le contrôle. Imaginant le bruit du ressac venant se fracasser en contrebas des falaises. Le son de la pluie ruisselant sur la roche et la sensation que t'avait procuré le fait de te retrouver couché dans l'herbe sous cet autre homme. Ce vampire. Son poids te recouvrant complètement. Le goût de son sang maculant ta bouche t'extirpant de ce vide qui t'habitait et face auquel il t'était impossible de te débattre dans ces moments là. Ces instants si particuliers. Le sourire de Dawn s'effaçant lentement de ta mémoire, les traits de son visage se brouillant, et de nouvelles sensations remplaçant les anciennes. L'existence que tu menais à présent t'éloignant toujours plus de cet amour qui te consumait.

De sorte que tu avais eu besoin de prendre l'air. Pour ne pas suffoquer, pour ne t'étouffer dans ces sentiments que tu n'en finissais plus de régurgiter. Les vibrations d'une explosion faisant sauter toutes tes défenses. Te donnant l'impression de sentir la pression dans tes tympans s'accentuer, amplifiant ta surdité. Conditionnant tes facultés de réflexion et te provoquant des saignements de nez.. La tête prise dans un étau. Le cerveau en bouillie.

Voilà comment tu t'étais retrouvé assis ici. Ne supportant plus de rester enfermé. Sous le toit de cette maison qui était devenue tienne par la force des choses. Un QG général. Au sein duquel tu occupais une chambre. Te tenant toujours en retrait des autres, surtout par la faute de la barrière de la langue. Ne parlant pas un mot d'anglais et le comprenant de façon très approximative. Ton langage corporel te suffisant pour te faire comprendre. Le strict minimum. Isolé. Enfin, tu le pensais. Jusqu'à ce que cette femme ne vienne te rejoindre. Nuit après nuit. Telle une espèce de rituel que vous auriez instauré tous les deux, ensemble. Malgré vous. Ces cauchemars éveillés que vous faisiez encore et encore, vous réunissant au cœur de ces foutues insomnies vous couchant littéralement. Arizona. De son prénom. La grande gagnante de la première édition de la “demon's race”. Une véritable légende vivante. Seulement, tu te devais de l'avouer. Cette pauvre fille t'inspirerait plus de compassion que d'admiration.

De fait, tu l'as laissé approcher. Se relevant pour revenir s'asseoir à tes côtés. Songeant que Dawn aurait pu être à sa place. Et que tu aurais tué sans remord pour la protéger. Ton rythme cardiaque s'emballant furieusement rien qu'à cette possibilité contre nature. Ton cœur frappant, cognant, te matraquant la poitrine comme le sang battant tes tempes. Te demandant bien comment elle avait pu en réchapper. N'osant même pas imaginer ce qu'elle avait dû ressentir en entrant dans l'arène. Peut-être bien la même chose que toi lorsque tu brandissais ton arme et que tu hurlais à plein poumon pour obliger les populations que vous persécutiez à se soumettre.

- Je… moi… Lyes.

C'est tout ce que tu pouvais lui répondre lorsqu'elle se présentait à toi. Comme si elle était une parfaite inconnue. Juste comme si son visage n'avait pas fait le tour des écrans de l'île. L'élevant au rang de symbole. Donc, tu disais que c'est tout ce que tu étais en mesure de lui répondre, ça : ton prénom. Avec ton accent découpant les syllabes de manière assez incompréhensible. Pas que tu n'éprouves pas l'envie de communiquer, de parler, d'échanger quelques mots et de te sociabiliser. La solitude te pesant avec démesure. Seulement, tu ne pouvais pas.

D'ailleurs, tu ne comprenais plus rien à la suite. Elle parlait trop vite. Avec des mots trop compliqués et ses allusions que tu ne savais pas déchiffrer. Dépliant simplement tes jambes prise entre tes bras et retenues contre ton torse pour les étendre. Levant à ton tour les yeux au ciel. Ne lui rendant son sourire qu'avec un léger temps de retard, quand tu rebaissais les yeux afin de la regarder. Un sourire ressemblant à s'y méprendre à une grimace tant tu ne te rappelais plus ce que rire voulait dire. Qu'importe. Dans un parfait mimétisme, tu t'allongeais avec elle. T'étendant de tout ton long, appuyé sur ton flanc. Un mince filet de sang s'écoulant de ton nez à cause de cette position et de l'effort que ça t'avait demandé de basculer en arrière. Tes mains se calant sous ta joue. Les yeux braqués sur cette fille. Répétant après elle « Amérique...» La chaleur des baisers de Dawn venant te réchauffer le corps alors que tu clignais des paupières et que des frisson te secouaient l'échine...
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