The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 La chasse est ouverte...

♦ Humain ♦
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La chasse est ouverte...
Les pas chancelants du colosse balafré creusaient dans les hautes herbes des tranchées plus ou moins parallèles. Il sortait d'un terrain vague pour rejoindre la rue. Plissant ses yeux océaniques, ayant la naissance de la bonté et l’innocence d’une humanité naissante, le géant à la silhouette déformée laissa planer son regard sur les étendues dévastées de la société en plein déclin. Le reflet vicieux du soleil sur les carrosseries des épaves éblouissait quelque peu l’expérience ratée de la corporation trois fois maudite. Le manteau du brouillard matinal semblait recouvrir la violence inouïe que la civilisation venait de subir il y a plusieurs années de ça. Tant de colère, de peur et de drame étaient maintenant camouflés par la froideur du paysage sans vie. Portant tout doucement ses mains qui pouvaient se transformer en boulet de canon mortel en cas de grandes nécessités à sa bouche, l’ancien molosse de combat de Tullamore laissant s’échapper un souffle chaud de la fine barrière de ses lèvres émincées et exsangues. Un mince nuage de vapeur réchauffa brièvement des doigts ayant la circonférence de saucisses et les paumes des grandes paluches de 181177 se frictionnèrent pour permettre au sang de circuler de nouveau dans les extrémités, engourdies par la froideur du matin de ce début d’été plus que timide. Levant son regard bleuté et si pur, qui ressemble à s’y méprendre aux vaguelettes d’une mer bercée sous la douceur bienfaitrice d’un soleil matinale, vers le ciel nuageux de ce mois de juin et la Bête laissa un mince sourire se former. Même si le malheur semblait prendre un malin plaisir à tourmenter les mortels qui semblaient résister au destin funeste qui rodait de manière chancelante et vorace, l’homme était satisfait des avancés sur la route de son humanité naissante.

Lunatique comme à son habitude lorsqu’il songeait aux apparitions divines qui venaient de surgir dans son existence, les gestes de l’homme étaient un peu comme ceux d’un robot, L’automatisme de son être avait pris le pas et il a marché avec une régularité d’un métronome. Les muscles disproportionnés de la créature de Frankenstein emmitouflé dans son amure de combat renforcé au logo de Tullamore biffé le propulsaient enfin dans la rue au bitume crevassé. À cet instant avec le soleil naissant derrière lui, le géant ressemblait à un guerrier apocalyptique bien décidé d’en découdre avec n’importe quelle menace. Un fier guerrier sans peur qui parcourait les limbes vers le refuge des hommes. Mais une joie presque enfantine illumina brièvement le regard dur du golem de chair et les traits atypiques se transmuèrent en un masque de pur bonheur. Dame Nature avait décidé que les rayons du soleil tomberaient sur la lie de l’humanité. S’arrêtant subitement, le premier essai du programme Alpha Soldier pencha la tête vers l’arrière et ferma les yeux. Il laissa la chaleur de l’astre solaire entrer en contact avec son horrible faciès. Il ne se doutait aucunement qu’un regard inquisiteur espionnait chacun de ses mouvements. Mais bienheureux étaient les bêtes de foire ignorantes comme lui disait souvent les gens.

Après quelques instants d’un pur ravissement, un rugissement lointain fit reprendre le dur contact à la réalité à la créature difforme. Une sorte de créature essayait vainement de progresser entre les voitures vers la position du monstre de foire. Celui-ci décrocha sa lourde hachette de sa ceinture, ainsi que l’immense revolver customisé à sa main immense, et après avoir remarqué le lent cheminement de la « chose », l’esprit lent de Robert compris qu’il aurait toute la lassitude voulut pour entrer à l’abri et ressortir un peu plus tard. Bien avant que l’aberration arrive à la portée du fil de sa hachette d’acier tranchante comme un rasoir.

D’un côté de la rue se trouvait une multitude de maisons unifamiliales en plus ou moins bons états, vu les services que des émeutiers des premières heures du chaos ambiant avaient propagés et ensuite les bombardements. Dans l’esprit un peu endormi de l’homme, avec l’effet du brouillard qui s’évaporait et les jeux d’ombres, les habitations ressemblaient à s’y méprendre aux maisons hantées qui faisaient frissonner ses filles... Il agrandit des yeux surpris de cette pensée incongrue. Aucune femme ne voudrait engendrer d’enfants d’un être tel que lui. Mais ce souvenir s’évapora à l’instant pour laisser place au regard d’azur qui arpentait chacune de ses pensées depuis toujours. Soupirant de frustrations il regarda de nouveau le décor lugubre. Dans l’imagination de l’homme difforme, il vit des scènes d’anciens occupants spectrales et décharnées qui frappaient pathétiquement à la porte barricadée de leur tombe familiale. En bordure de la route au bitume crevassé, quelques magasins représentaient l’économie d’un passé révolu. Certaines avaient la vitrine défoncée et surement leurs contenus pillés, mais quelques rares élues semblaient défier le passage du temps les survivants déterminés de s’en prendre à elles. Un immense bâtiment, trônant comme un roi au milieu de ses sujets minuscules, attirant le regard océanique si pur de l’homme difforme. Déchiffrant les quelques mots qui commençaient à disparaitre sous l’assaut du temps et de l’abandon, 181177 comprit que c’était une bibliothèque.

Se dirigeant vers la porte d’un abri qui lui semblait sur, où il se doutait qu’il trouverait ce qui rendrait un semblant de sourire à son horrible faciès, le mastodonte n’avait aucune idée dans quel pétrin il allait encore se fourrer comme à son habitude. Juste le furtif espoir d’un souvenir, d’une sensation spectrale d’effleurement d’une main douce et satinée sur sa poigne massive et rugueuse donna le courage au colosse de saisir la barre transversale. Il songea à Tamara, aux superbes dessins étalonnés sur son corps et à la candeur que la vampire a eu pour son ancien ennemi. C’était un pas de plus vers la découverte de ce qu’il avait été autrefois avant de subir moult transformations et de lavage de cerveau.

Mais la poignée du temple du savoir ne bougea pas d’un iota. Le mince sourire de la bête disparut, laissant entrevoir un air de frustration sur ses traits atypiques. Avec son visage aux traits sculpté grossièrement dans le granit et son corps repoussant, l’homme ressemblait à cet instant à une gargouille qui veillait sur les toits des immeubles. Déçu, il descendit alors les marches pour se retrouver au milieu de la rue. L’illusion, ou le produit de son imagination dû à la fatigue, n’avait fait que quelques mètres. L’aberration avait une lueur d’escargot asthmatique. Mais un mouvement rapide, semblable à du vif-argent, attira l’attention du colosse balafré. Il serra d’instinct ses poignes autour de ses armes à s’en faire blanchir les phalanges. La Bête crispa ses avant-bras de la taille d’une jambe humaine dans l’attente de la possible bagarre. Hissa son imposante masse de muscles disproportionner dans la boite arrière d’une grosse camionnette, le golem de chair essaya de voir au loin. Alors, une jeune femme courait. Aux yeux de la chose immonde, elle avait la vitesse d’un ange en plein vol et la célérité d’une étoile filante. Elle semblait fuir quelque chose. Sans s’en rendre compte, il leva un bras ayant la circonférence d’un tronc d’un petit arbre. Sa voix rocailleuse s’éleva dans le silence pesant de la rue comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été.

181177- ICI !

De nouveau sa quête de rédemption sera marquée d’une pierre blanche.

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L’aube pointait le bout de son nez. J’avais été chargée d’une mission très simple, accomplir la vérification obligatoire des pièges rudimentaires que nous avions placés dans la forêt autour de Riverdall. Dans l’espoir de capturer des petits gibiers, du lièvre par exemple ou plus exceptionnellement des bécasses, des faisans et autres petit animaux sauvages qui pourraient être riches en protéines, nous ne lésinions pas sur les moyens. La viande étant un met très recherché par toutes les différentes communautés vivant en Irlande. A vrai dire, j’avais d’autres choses à faire ce matin et j’étais pressée de finir ce travail qui ne me plaisait guère. Pourquoi m’assigner à une telle mission – n’avais-je déjà pas été assez obligée de tuer comme ça ? Bien entendu, j’aurai pu refuser ce travail et théoriquement, j’aurai dû le faire, mon souci étant que dans les faits, je n’arrive jamais à dire non. Intérieurement révoltée et précipitée de partir à la vérification de tous les pièges semés dans la forêt, j’avais préparé un grand sac dans lequel je pourrai mettre les possibles cadavres d’animaux sauvages, ainsi qu’une gourde et une petite collation en cas de creux. Carquois accroché à la hanche, quelques flèches de rigueur et arc à flèche sur mon épaule, j’étais fin prête pour partir.

Ce matin, la météo n’était pas au beau fixe, ce qui contribuait à me mettre le moral dans les chaussettes. Le regard bleu tourné vers les nuages gris, ceux-ci cachaient l’une des plus belles vues qui pouvaient s’offrir à moi après mon enfermement entre les murs des Tullamore, c’est-à-dire, un magnifique ciel bleu. Une petite brise fraîche et mes quelques poils blonds s’hérissaient déjà pour me prévenir de mettre une veste. Avançant calmement, pas à pas, mon poids faisait craquer les feuilles et les quelques branchages sous mes pieds, ce qui dévoilait probablement ma présence aux petites oreilles attentives. Mes mains passèrent grossièrement sur mes bras dénudés pour frotter ma peau, ces quelques frictions suffisaient péniblement à me réchauffée. Ma silhouette féminine était camouflée par un épais brouillard qui s’était soudainement levé, ne rendant mon escapade que plus lugubre et pesante. La chasse aux cadavres n’avait pas été concluante, mais j’étais tombée sur mieux, beaucoup, immensément, colossalement mieux. Une imposante figure défigurée qui vagabondait ou errait, je ne savais le dire, dans la forêt.

Cet homme portait sur lui une armure des Tullamore. Question, qu’est-ce qu’un Tullamore isolé foutait ici ? J’étais curieuse d’obtenir la réponse, rallonger un peu mon périple ne dérangerait de toute façon personne et de plus, je n’avais pas de compte à rendre. Je l’ai discrètement suivis et observé, portée par un fébrile espoir de découvrir quelque chose de croustillant. C’était certes courageux et imprudent, mais ce n’était pas mon genre de vivre avec des « Et si.. ». Moi, ma façon de vivre, c’était l’action et le danger ! Avec cette rencontre très singulière, j’en avais oublié le brouillard et la température qui avoisinait peut-être les huit degrés Celsius. L’excitation avait toujours été un puissant dopant sur moi.

Après de très longues minutes de marche dans une ambiance aussi silencieuse qu’un enterrement, voir encore plus silencieuse, l’homme quitta la forêt pour rejoindre une route que je connaissais très bien. Nous étions dans une ville proche de Riverdall. Les ruines d’une ville maudite pour moi. J’avais envie de pleurer, je sentais que les larmes remontaient vers mes yeux, je sentais que ça piquait, mes lèvres tremblaient sous la pression que je leurs imposaient pour ne pas fondre en larmes. Ravalant ma salive, passant sèchement mon bras sur mon visage, je grimpai la mince tranchée qui séparait la forêt et la route, avant de me cacher derrière une voiture. L’homme semblait être perturber par un quelque chose que je ne pouvais pas pointer du doigt. Sa façon de bouger, sa façon de rester avec paraisse sur la route et de lever la tête vers un astre naissant, comme si c’était la première fois qu’il voyait le soleil. Un être intriguant. Un être qui se dirigeait vers la bibliothèque municipale.

A pas de félins, je slalomais entre les carcasses de voitures pour me rapprocher de la bibliothèque. S’il y entrait, il fallait absolument que je puisse y entrer également, malgré le danger qui me guettait à l’intérieur. L’idée me traversa une seconde : et si c’était une base secrète Tullamore ? Si jamais tel était le cas, jamais je ne sortirai en vie de ce lieu d’érudition. Néanmoins, je n’avais pas peur. Je n’avais plus peur. Depuis la Demon’s Race, je ressentais la peur différemment et je la vivais autrement.

Subitement je sentis comme un frisson dans le dos, quelque chose qui faisait que mon échine se courbait et que l’effroi s’emparait de moi. Tournant machinalement la tête en arrière, je pus distinguer une horde de créatures que je n’avais jamais vues. Difformes et effrayantes, elles fonçaient en courant et en hurlant. Monstre ou Tullamore ? Mon choix fut vite fait. Je me suis prestement levée, j’ai glissé sur le capot de la voiture qui me faisait face et puis j’ai grimpé sur la carrosserie de plusieurs voitures, sautant de capot en capot, jusqu’à finir ma course en sprintant vers le colosse. Instinctivement, je me suis retournée pour voir l’avancement des créatures et surprise, plus rien. Les monstres avaient tous disparus.

Comme pendant les jeux... Je pris une seconde pour reprendre ma respiration. Profonde inspiration et expiration, il fallait que je nettoie mon esprit pour voir clair et réfléchir avec la raison et non les émotions. Bon. J’avais probablement été victime d’une illusion causée par un vampire ou un Léviathan. Mieux valait qu’il s’agisse d’un vampire, car je n’avais décidément pas envie d’affronter un second Léviathan, ils étaient beaucoup trop forts.

A quelques pas de l’inconnu, j’ai marché vers lui en regardant tout autour de moi, guettant un danger omniprésent qui pouvait survenir de n’importe où. Petit balancement de la tête vers le haut, j’ai froncé les sourcils, arborant un air sérieux et j’ai brisé le silence. « T’es qui toi ? Tu as vu la même chose que moi ? Les monstres ? »

Plongée dans une courte et rapide réflexion, j’ai soudainement levé la voix de lucidité en m’éloignant de l’inconnu. En posture de garde, j’ai pris mon arc en main, saisis une flèche et j’ai visé le colosse. « Les monstres courraient vers la bibliothèque. L’illusion avait certainement pour but de me pousser à courir vers la bibliothèque pour m’y réfugiée. L’illusion avait certainement pour but que je me dirige vers toi. » Un léger silence s’imposa entre nous, et puis j’ai encore haussé la voix sous la nervosité. « C’EST TOI ! AVOUE ?! »

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La chasse est ouverte...
Le mastodonte dont l’armure au logo hachuré de la compagnie trois fois maudite cachait un corps couvert des stigmates d’une vie de souffrances et de combat ne bougea pas un muscle. Telle une statue de sel d’une ancienne prophétie oublié depuis des lustres, la Bête de combat laissa son regard océanique si calme et apaisant naviguer sur la zone dévaster. L’abomination fut créée pour tenir tête aux créatures de la nuit, aux pires engeances D’Ève. Après moult lavages de cerveaux, de suppressions progressives de son humanité et d’augmentation sa bestialité à des sommets de fureur extrême, le fugitif recommençait à apprendre à vivre. Il venait de recevoir une seconde chance, un cadeau divin de la art d’un ange déchu. Une vampire dont le regard semblait hanter les songer de l’homme difforme de la plus belle manière qui soit. Maintenant il était en quête d’une rédemption, d’un salut futile pour l’âme grandiose qu’il cachait et dont le géant au visage taciturne ignorait l’existence même. Au dernier moment avant que la jeune femme arrive à sa portée, alors que les pupilles de la chose immonde à la musculation disproportionnée faisait un dernier tour d’horizon, 181177 remarqua une horde d’ombres mouvantes et gesticulantes. Ce fut l’espace d’un battement de cœur, une respiration entrecouper d’incompréhension. Les esprits, c’étaient ce qui se rapprochait le plus pour le tueur de Tullamore, possédaient des ergots de ténèbres qui semblaient tranchants comme le fil d’un rasoir. Des yeux incandescents qui semblaient être une porte ouverte vers les Enfers décrites dans le livre de Dante. Mais la cohorte infernale s’évanouit alors, laissant une perplexité des plus légitimes sur l’horrible faciès de la Bête.

Un nouveau regard derrière informa le géant déboussolé que son poursuivant ténébreux avait arrêté sa progression, un être frêle enveloppé d’une sorte de toge de pénombre malgré le soleil qui semblait pour une fois fendre le ciel gris de l’Irlande. Dans une main squelettique l’apparition tenait une sorte de bâton de marche dont pendait à son extrémité un sablier d’or. Mais un caillou roulant sur le bitume fit prendre conscience au golem de chair de l’arrivée de l’ange armé d’un arc. Il baissa la tête pour rencontrer le regard de la jeune femme. Océan doux qui mélangeait à la perfection aux émeraudes inquisiteurs de l’ange. Malgré l’étrangeté du phénomène dont le colosse balafré venait d’assister, il resta interdit. Même lorsque que la voix dure, mais mélodieuse, de l’inconnue ait formulé des questions, le golem de chair couvert de cicatrices immondes ne broncha pas. Mais à l’instant où elle fit un pas arrière, faisant mine de lever son arc, l’instinct de briscard du gladiateur des limbes reprit le dessus sur son comportement pacifiste. 181177 leva son arme de poing au canon qui semblait pouvoir engouffrer un wagon de métro et son immense pouce abaissa le chien au même moment que la flèche fut encochée. Il pivota son corps un peu, essayant de produire moins de cible à l’archère.

Il écouta alors le raisonnement de la guerrière et le fugitif ne put s’empêcher de baisser ses immenses épaules de dépit devant la solution simpliste en l’accusant de tous ses maux. Un mince sourire sarcastique, blasé, se déposa sur les lèvres exsangues de la Bête. Il secoua légèrement sa tête en signe d’exaspération et laissa sa voix intimidante et rocailleuse claquer subitement comme un orage dans un ciel d’été.


181177- Ben oui j’avoue. J’ai fait tout ça et si tu restes encore je vais lancer des boules de feu par les yeux et des putains d’éclairs par mon derrière!


Sans dévier son arme d’un iota, le géant haussa ses épaules.

181177- Je suis pas un mage ou un truc qui fait des sorts. J’essaie juste de rejoindre le bastion humain… Aussi tu vois le type en toge noire qui semble s’astiquer le bâton en regardant un sablier en arrière de moi?

La sinistre figure s’était approcher à moins de 20 mètres et il passa littéralement au travers d’une carcasse de BMW qui rouillait doucement sur ses jantes. Avec un geste moqueur il tapota le sablier, comme pour avertir l’improbable duo que le temps filait rapidement. De nouveau des hordes infernales se matérialisèrent de part et d’autres des survivants, coupant toute retraite. Un ergot tranchant jaillit abruptement, coupa la joue de la Bête qui répliqua d’un coup de hache en hurlant de rage. Le fil aiguisé passa au travers de la forme éthérée sans causer le moindre dommage. Une incompréhension totale fracassa le masque intransigeant et taciturne de l’ancien tueur de Tullamore. Il regarda alors l’archère et hurla un ordre des plus raisonnables.

181177- COURS! JE TE COUVRE!!!

Les hordes semblaient jouer au chat et à la souris, emmenant les deux humains vers la bibliothèque. Le géant récolta quelques éraflures, utilisant sa masse pour s’interposer entre les griffes tranchantes de ténèbres et le corps athlétique de la jeune femme. Ils arrivèrent à une porte et voyant qu’elle était verrouiller le géant hurla à la jeune femme de s’enlever du chemin. Baissant son épaule comme le ferait un maraudeur au football américain, lancé en pleine vitesse, le sosie du monstre de Frankenstein percuta le battant dont la serrure céda et il tomba à quatre pattes dans le temple du savoir et aussitôt il se releva pour refermer la porte. Il s’était assurer que l’archère était bien là et aussitôt il plaqua son dos immense au battant. Des coups résonnèrent, tambourinant avec fureur et l’instant d’après plus rien…


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Le sourire de la bête ébranla radicalement ma confiance en mon raisonnement, certes un peu rapide. Baissant son arme massive, l’homme ne faisait plus preuve d’aucune hostilité, ce n’était pas pour autant que je baissais également mon arc, une confiance trop hâtive m’avait déjà couté un coup de poignard dans l’abdomen. Ne voulant pas réitérer mon erreur et infliger une autre intense douleur à mon corps, la pointe de ma flèche restait dirigée sur le faciès de l’inconnu. Quant à sa première remarque ironique, j’haussais vulgairement les épaules. Qui n’aurait pas été stressée ou nerveuse dans mon cas ? Qui ?

« Ecoute, je ne connais pas la magie moi, c’est possible peut-être ? Alors fait attention avec tes yeux et tes fesses, sinon je te troue ! »

Ma réponse était aussi stupide que sa moquerie. Comme disait ma maman : Arizona, il faut répondre au con par le silence. Moi, j’ai toujours répondu à la connerie par la connerie, l’intelligence par l’intelligence. Après avoir écouté sa seconde remarque, j’avalais ma salive, puis mes cordes vocales vibrèrent dans un élan d’assurance et de précipitation. Je voulais me retourner pour voir, mon instinct me l’ordonnait et je luttais contre.

« Je veux bien te croire, mais je te fais pas encore confiance. Dès que je tournerai le dos, tu pourrais me tuée. Alors tu vas passer devant moi et je vais regarder. »

Et effectivement, l’ombre d’une étrange créature s’était discrètement dessinée derrière nous. Cependant, je n’étais pas vraiment surprise, de toute manière, danger il y avait. Il fallait jusque déterminer d’où ce dernier provenait pour agir et l’éliminer. Touché par une flèche, mon allié de circonstance grogna en me protégeant de l’armée éthérée. Certes, cette dernière action me procurait un peu plus de confiance en lui et moins de confiance en ma perception de l’environnement. Flèche armée, j’ai visé l’homme qui tenait le bâton au sablier, ma flèche partit vers celui-ci et passa quelques centimètres à côté de son visage. Je venais de rater un coup qui aurait pu être décisif. Pas le temps de bander une nouvelle fois mon arc ou de pleurer mon échec, je me suis exécutée et j’ai couru vers la bibliothèque. Essayant d’ouvrir la porte de toutes mes forces, paniquée par l’arrivée imminente de nos ennemis, j’ai crié en retour.

« Ca s’ouvre pas ! »

Voyant le colosse me rejoindre, s’imposant de toute sa musculature bien trop développée pour que cela soit joli, je lui ai laissé la place en m’avançant vers nos ennemis. Dans le but de lui faire gagner quelques secondes, pour qu’il puisse défoncer la porte qui nous barrait le passage, j’ai armé plusieurs fois mon arc et fit disparaitre trois formes spectacles qui approchaient dangereusement de nous. Entendant un bruit distinct, je me suis tournée vers mon étrange partenaire en constatant avec soulagement que la porte était ouverte. J’ai couru vers lui en poussant de toutes mes forces sur mes jambes, tombant en avant dans la salle d’entrée de la bibliothèque. Avec ma main gauche, j’ai appuyé sur son épaule afin de pouvoir me redressée et ne pas chuter au sol.

« Ferme la porte ! »

Celui-ci ferma la porte et s’enracina devant afin qu’aucune ombre ne puisse passer et nous éventrer ou pire. Nous pouvions entendre leurs colères de l’autre côté de la porte, ils frappaient encore et encore pour défoncer à leurs tour la porte. Le colosse formait vraisemblablement un bon barrage. Voyant que la situation était plus ou moins sous contrôle, j’ai pris le temps de respirer et de rapidement compter les flèches qu’il me restait dans mon carquois. Six flèches. Pas beaucoup pour affronter une petite armée.

« Ca va !? Tu tiens les coups le molosse ?! »

Ma voix était enrouée par toute cette agitation, mon cœur battait comme si je venais de pratiquer des heures de sports. C’était court, mais très intense. Et puis aussi subitement qu’ils étaient apparus, les esclaves des ombres s’étaient évanouis, plongeant la bibliothèque dans un calme tout à fait normal pour un tel lieu d’érudition. J’ai regardé l’inconnu dans les yeux.

« Bon...Ils vont bientôt revenir, c’est sûr et certain. Ecoute, le bastion humain, si tu parles de Riverdall, j’en suis une fondatrice. Si on survit, je t’y emmène d’accord ? »

Petite politesse et courtoisie d’usage, même dans un moment aussi périlleux que celui-ci, pour la première fois je lui montrais mon plus beau sourire et lui tendit ma main droite afin de pactiser ma promesse. Au vu de toutes les cicatrices qu’il portail, l’homme avait dû connaitre de nombreux affrontements, certainement bien trop pour un être humain. Il fallait que j’ajoute une dernière chose, une dernière parole de courtoisie que mon cœur me murmurait de lui dire.

« Et ne t’en fais pas... Quand on sera à Riverdall, tu ne seras plus obligé de te battre...Ni pour survivre, ni pour manger, ni pour boire... »

J’avais presque pitié de lui, mais en même temps, je ne connaissais pas son passé. Peut-être aimait-il la violence ? C’était possible, mais peu probable. Mystérieux paradoxe, car si le molosse avait l’allure d’un guerrier, moi, lorsque je l’observais dans la forêt, contemplatif de la nature et du soleil, il me semblait plutôt être une personne totalement inoffensive et sereine. Toutefois, encore une fois, si les idées fusaient dans ma tête, il ne fallait pas que je tire une conclusion hâtive.

« Je vais aller voir à l’étage supérieur s’il est toujours dans la rue. S’il y ai, j’essayerai de le tuer ou de l’affaiblir au moins. »

Sur ces quelques mots, j’ai monté les escaliers un par un en courant, pour ne pas perdre une seconde. Faisant passé ma frimousse ronde à travers une fenêtre que je venais d’ouvrir, je cherchais notre ennemi du regard. Plus rien. La ruelle était vide, complétement vide.

« Hey l’inconnu, notre ennemis n’est plus dans la ruelle » Lui criais-je.

Et puis mes poils se hérissèrent, mon cœur menaça de sortir de ma cage thoracique lorsque je sentis une main froide se poser sur mon épaule. Alors que je voulais crier une seconde fois pour appeler le molosse, la seconde main du monstre se plaça sur ma bouche. Je me suis débattue contre un ennemi que je ne voyais pas, ma vue était encombrée par ses doigts et je sentais le gout de la paume de sa main dans ma bouche. Il me trainait avec force, il était bien plus fort que moi, ce qui ne m’empêchait toutefois pas de trainer mes pieds pour faire du bruit et renverser des livres, comme pour marquer un chemin.

« Mhmmmhmhmhmhm !!!!!!!! »

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Les bras en croix, la masse considérable du géant en armure de combat bloquait presque entièrement la porte de secours du lieu du savoir. Les genoux légèrement fléchies, le centre de gravité bas et les pieds solidement ancré du mastodonte difforme donnaient l’impression de voir un chêne centenaire que même un ouragan n’aurait la force de déraciner. Quelques coups moururent graduellement, les ombres vengeresses hurlèrent leur déception avant de disparaître vers un autre lieu. Le torse du géant couvert de stigmates se soulevait et s’abaissait tel un soufflet de forge alors que l’ancien tueur de Tullamore reprenait une respiration à peu près normale. La jeune femme en fit de même alors que le silence omniprésent reprenait ses droits dans les entrailles de la bibliothèque. Le regard du duo improbable se rencontra, l’océan calme et apaisant du colosse et les billes de jades déterminés de l’archère, pour naître un nouveau respect et une confiance qui ne put se lier que face à une mort certaine. Quand la voix de la blonde se déversa de ses lèvres pleines et sensuelles, 181177 grogna doucement en hochant la tête. Il serra ses lèvres exsangues pour ne former que deux lignes blanchâtres de frustration devant le sobriquet tant hait. C’était un des surnoms favoris, en rajoutant la bête et l’abomination, que les soldats de la corporation maudite avaient afflué le sujet d’expérimentation des savants fous qui se prenaient pour des Dieux vivants. Mais à part ce mélange de tristesse et de fureur à l’évocation de ce nom, aucune souffrance n’avait apparu sur l’horrible faciès du monstre de Frankenstein. Et ce malgré les quelques éraflures d’où s’égouttait paresseusement l’hémoglobine si riche du golem de chair.

Tout doucement le fugitif baissa les bras, se préparant à l’éventualité de devoir se plaquer de nouveau sur le battant en cas d’une soudaine poussée ennemie. Mais le géant au visage de gargouille à peine taillé dans le granite figea de surprise face à l’affirmation de la jeune femme. L’archère savait où se trouvait le bastion humain et en plus c’était une des fondatrice. Elle offrit même à l’abomination un sourire radieux et tendit la main droite. Plissant son regard océanique inquisiteur, à la recherche d’une trace de manipulation ou de mensonge dans le déluge d’information obtenue, le golem de chair tendit avec douceur sa main immense et saturer de cicatrices. Avec une délicatesse surprenante qui devrait être étrangère dans ce corps aux muscles disproportionnés honni du commun des mortels, l’énorme poigne rugueuse de 181177 fit disparaître la main menue et gracile de l’archère. C’était comme si le colosse balafré avait peur de brisé une porcelaine de grande valeur, lui n’ayant l’habitude d’utiliser sa force titanesque à des seules fins de destruction. Mais aux derniers mots de la sublime blonde, le géant eut un temps d’arrêt. Dans un murmure qui ressemblait à un avalanche de pierre, le sujet d’expérimentions Alpha Soldier parla avec surprise.

181177- Ça existe un endroit où on peut vivre sans se battre? J’ai été… créé pour combattre… Je crois… Je ne connais que ça en fait…

Il laissa sa liberté à l’archère et sans un mot de plus commença à empiler des meubles pour faire une barricade de fortune devant le battant de la porte. Le regard océanique suivit le mouvement de vif-argent de l’humaine et le roulement de ses muscles sous sa combinaison moulante. Là où un homme aurait été existé ou émoustiller de voir cette silhouette féminine, le golem de chair ne ressentait aucun désir. Encore quelques meubles furent entasser et le géant en armure de combat se dirigea vers l’escalier. La voix de la fondatrice de Riverdall annonça la disparition de l’être au sablier. Les sourcils du briscard hors normes se froissèrent alors et trouva que ce qui se passait n’avait aucun sens. Rassemblant ses connaissances et utilisant son vécu de combat contre les êtres aux pouvoirs surnaturels, 181177 songea aux scénarios possibles. Plusieurs personnes au sein de la corporation pensaient à tort que la Bête était stupide. Mais au tréfonds de cette montagne de muscle se cachait un vétéran aguerri de plusieurs conflits qui possédait un esprit analytique qui avait plus qu’une fois fait pencher la balance de son coté sur le champ de bataille. Il savait que les sorts devaient avoir un arc de vision, une sorte de ligne de visée, pour que la magie opère. Hors au moment où le duo s’était réfugié dans le temple du savoir, les créatures des ténèbres avaient cessé leur attaque. Donc soit que le mage est dans un autre refuge… ou dans la bibliothèque elle-même. La logique voudrait que l’incantateur, comme un tireur embusqué, soit en hauteur pour optimiser l’effet. Donc le deuxième étage. Jurant entre ses dents mal alignées, le géant serra le manche de sa hache dans son poing immense et regarda vers le haut.

181177- Ça va en haut?

Un bruit sourd lui répondit avec une multitude d’autres. Comme si des objets lourds tombaient en abondance sur le sol. Grimpant les marches quatre à quatre, le maraudeur difforme se retrouva dans un air de lectures. Des livres jonchaient le sol, mais quelques-uns semblaient avoir été basculés au sol avec violence. Voyant en peine à cause de la pénombre où la piste semblait mener, l’ancien tueur de Tullamore alluma sa lampe tactique fixé à son épaulette. Aussitôt un mince faisceau de lumière blanchâtre perça le voile d’obscurité. Mais la créature dotée de pouvoir d’illusion s’était réfugier dans un coin avec sa prochaine victime, cette femme qui saura étancher cette soif rouge qui est la malédiction de Caïn. Il était bien à l’abri, dissimuler par une illusion représentant une étagère remplis de bouquins. D’un geste de tête il envoya son serviteur, un jeune vampire d’à peine quelques mois, à la curée pour saigner cette pièce de viande qui semble si juteuse. L’apprenti utilisa une sorte de manège de l’esprit, convainquant le briscard en armure au logo biffé de Tullamore que sa non-existence. Le néophyte utilisa sa force, sa rapidité et ses griffes que le génome vampirique lui prodiguait pour planter ses ergots dans les flancs de sa victime totalement à sa merci. Trifouillant à la recherche d’un organe vital, souriant sadiquement, le jeune homme releva ses yeux et figea. Le molosse de la corporation maudite ne bronchait pas, la souffrance de cette attaque perfide ne semblait pas l’affecter. 181177 ne ressentait aucune douleur depuis sa naissance et profita du désarroi de l’être des ténèbres pour utiliser ses propres ressources. Utilisant sa masse musculaire titanesque, le golem de chair immonde ferma sa poigne d’acier autour du poignet du vampire, le briscard pris un élan pour frapper de son front la tête de l’enfant de Caïn. Hébété par la puissance de ce coup, le vampire essaya de se dégager avec sa célérité surnaturelle. Mais le colosse balafré avait les deux pieds bien ancrés au sol et utilisa le mouvement de sa victime pour la tirer brutalement au sol. La créature des ténèbres chuta lourdement et le géant profita de son avantage pour faire un arc d’acier tranchant comme un rasoir vers la tête de sa victime. Un coup tranchant au même titre le hurlement de peur et la non-vie du vampire. Pour s’assurer de la mort définitive de son adversaire le colosse au corps couvert de stigmates donna un nouveau coup de sa hache pour sectionner la tête du reste du corps. 181177 poussa un sourd grondement de triomphe.

Se relevant à demi, le mastodonte regarda à gauche et à droite pour retrouver la jeune femme. Un cri de terreur fit pivoter sa tête vers le coin où l’illusion venait de s’estomper. Les flancs de la bête ruisselaient de cascades écarlates, une douleur sidérante pour tous. Sauf pour 181177 qui laissèrent un sourire de mauvais augure pour le vampire qui venait de laisser sa victime s’échapper de son étreinte sous le choc de la perte de son Infant. Voyant un livre près de sa main valide, le colosse balafré le prit pour ensuite le projeter vers une fenêtre à proximité qui semblait teinté au possible. Le verre explosa et le géant se redressa de toute sa hauteur intimidante. La lumière purificatrice de l’astre solaire inonda la zone où le vampire décapité gisait ainsi que la position de l’homme…


Codage par Libella sur Graphiorum



The secret side of me, I never let you see
I keep it caged but I can't control it
So stay away from me, the beast is ugly
I feel the rage and I just can't hold it
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La chasse est ouverte...
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