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 Fantômes d'une vie

♦ Lycanthrope ♦
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Fantômes d'une vie
Perdus dans les limbes - Keira x Aether ••• Certains jours, les souvenirs remontent. Sans distinction. Dans le désordre. Ce sont souvent les jours où il ne voit personne et ne fait que marcher sans but. Son sac à dos et léger mais sa tête ne l’est pas. L’air humide de l’île se transforme en sécheresse au fond de la gorge. Le paysage qui s’étend à perte de vue n’est plus aussi vert mais au contraire, ocre, rouge,… Il se rappelle de la chaleur. Quelques visages. Des amis d’enfance ? Des fantômes. Ironie. Il n’est même plus capable de reformer le visage de sa propre mère dans sa tête. Son père, à peine quelques traits. Sa sœur ? Son sourire. Mais de nouvelles images s’ajoutent. Un loup joueur. Une louve Boussole. Un loup… un poil paternel malgré son âge. D’autres plus fugaces. Tous ont leur importance. Tous ont leur histoire. Tous ne seront pas impérissable dans sa mémoire. Il le sait d’avance. Le Vioc disait que cela ne servait à rien de se souvenir. Lui n’est pas d’accord. Il sait que parfois cela fait mal. Mais il sait aussi que parfois, c’est ce qui aide à tenir. Ça occupe aussi. Lors de longues heures de pêche.

Aujourd’hui n’est pas un de ses jours. Non. Aujourd’hui son esprit est vide. Cela laisse la place aux ressentis. Fine pluie sur sa peau. La végétation qui caresse ses jambes. Il aime cette odeur de pluie. La solitude… En ce moment, il n’est pas sûr si cela lui plaît. La tranquillité lui plaît. Ou plutôt le silence. Il a horreur des bruits sourds qui lui fendent le crâne. Mais… mais il se dit que ce ne serait pas plus mal d’avoir quelqu’un qui marche à ses côtés. Il ne cherche pas l’amour. Juste la compagnie. En réalité… il ne sait pas trop ce qu’est l’amour. Le Vioc lui disait que c’était un truc de livres… Qu’il n’avait pas besoin de s’en préoccuper. De toute façon, il ne sait pas lire. Si ce n’est son prénom… Il n’est pas bête au point de ne pas savoir ce que veut dire aimer. Il n’a juste jamais expérimenté. Ce n’est pas pour les gens comme nous. La voix du Vioc. Encore. Il se demande ce que cela veut vraiment dire : « pas comme nous ». Des loups ? Des ermites ? Des gens bizarres ? Ou lui qui n’est pas vraiment très intelligent… Il verra. Il aura tout le temps qu’il faut. Pour le moment, il explore ce monde aux barrières trop rigides à son goût.

La nuit s’avance. Bientôt il ne devra sa vue qu’à son origine lycanthrope. Tout se fait plus dense. La végétation. Le silence. Il aperçoit quelques animaux. S’il a besoin de chasser, il sait qu’il pourra trouver ce dont il a besoin. Mais la faim ne le tiraille pas. Pas encore. Il sort une bouteille de son sac. L’eau a un goût de plastique. Il grimace. Il est habitué à mieux. L’eau qui coulait près de la cabane du Vioc était pure et fraîche. Rien à voir avec celle que l’on trouve en ville. Il continue tout droit. Il veut s’éloigner le plus possible de la civilisation pour passer la nuit. Il a toujours du mal à dormir à proximité de gens autres que le Vioc. Il n’arrive pas à se reposer complètement, toujours sur le qui-vive. Une nouvelle chose qu’il faut qu’il apprenne. Cela demande du temps. La fatigue arrive. Heureusement, une fois qu’il a trouvé un endroit tranquille, il n’a pas grand-chose à préparer. Une couverture au sol. Un endroit plat. Une autre couverture. Son sac en mode coussin. Il l’a fait plus d’une fois et ce n’est pas près de s’arrêter.

Ses yeux discernent quelque chose. Une forme se détache de la masse forestière. Un abri. Petit sourire. C’est encore mieux que ce qu’il espérait ! Il ne voit pas de lumière. Pas de feu qu’il s’en échappe. Il y en a une un nombre incalculable sur toutes l’île de ces petits cabanons abandonnés. Ils font son bonheur très souvent. Il trottine jusqu’à là. Une porte, trois petites fenêtres, quatre murs. Pas besoin de plus. Le confort cinq étoiles. Il s’approche d’une vitre pour essayer de guigner à l’intérieur. Si c’est fermé à clé, il n’entrera pas. Pas d’infraction, pas de dommages. Il n’est pas là pour faire du mal à qui que ce soit. Il voit des affaires. Mais la saleté de la vitre ne lui permet pas de dire si c’est des choses qui traînent là depuis un certain temps ou non… Il a la poignée dans la main. L’actionne. Après tout, il n’a vu personne… Il a besoin de voir de plus près avant de prendre sa décision. Ses pupilles s’habituent à l’obscurité plus épaisse de l’intérieur. Il y a quelqu’un. Il voit une silhouette. Il s’apprête à refermer. Tout doucement. Si la personne dort, mieux ne valait pas lui faire peur à une heure si tardive ! Non, non ! Fausse alerte ! Ce n’est rien de plus que les affaires qui forment un corps endormi. Petit soupire suivit d’un rire silencieux. La fatigue donne de drôle de chose. Il jette un dernier coup d’œil. Il ne semble y avoir personne. Il entre. Le sol n’est rien de plus que de la terre battue mais les murs paraissent isoler assez bien de la fraîcheur nocturne. Il est temps. Ses paupières commencent à se fermer toutes seules et son esprit lui joue des tours.

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Fantômes d'une vie
Aether Young & Keira Young

 
« There are roads in this life that we all travel There are scars and there are battles where we roam When we are lost or wherever we may go They will always lead you home  »

Elle a du sortir. Abandonner son abri relatif, pour se fondre dans les ombres et s'alimenter en feu de bois. Erreur élémentaire, elle qui s'acharne pourtant à survivre dans cet environnement qui n'a rien d'enviable, elle commet ces atroces idioties, qui pourraient très bien l'amener dans sa tombe. Sa silhouette défie la mort depuis des années maintenant, mais elle pourrait y succomber, simplement parce qu'elle a oublié de ravitailler son bois durant la journée. Les nuits ne sont pas sûres. Elle sait ce qui y traîne impunément. Et ce soir elle foule leurs pas, dans sa stupidité. Le froid pourtant, est suffisamment mordant la nuit, pour qu'elle s'y risque. En plus de cela, le feu sera une arme de plus entre ses doigts démunis. Les bruits de la nuit l'accompagne, lui permettent de rester sur ses gardes en permanence. Le moindre bruissement, se voit accompagné d'une pause, d'une recherche intensive de son origine. Rien ne la menace ce soir. Ni les quelques animaux nocturnes qui se trimbalent dans le coin. Ni les créatures qui semblent absentes. Ce n'est que l'écho de son souffle, qui vient s'écraser contre ses tympans et dans un sens, ça la soulage. Son arme restera bien au chaud au creux de sa paume, sans se délecter d'un sang quelconque.


Imperceptiblement, elle se détend lorsqu'au loin, elle aperçoit les traits grossiers de sa masure, de son refuge. Ses enjambées s'accélèrent. Elle ne veut pas traîner à l'extérieur plus longtemps. Les dangers sont bien trop grands et son être pas encore prêt, à affronter des démons envers lesquels elle n'aurait pas le dernier mot. Ses yeux pourtant, s'attardent autour d'elle. Toujours prudente, malgré les apparences, elle essaye de s'adapter à cette nouvelle vie, pour laquelle elle ne se sent pas taillée. Les affres de sa servitude résistent parfois au temps et elle vient à manquer, ce manoir pourtant honnit, cet homme qui n'en est pas un. Sa liberté, elle l'a tant cherché, des années durant elle ne rêvait que de ça. Maintenant retrouvée, elle a l'impression de le monde a évolué sans elle. Pire, elle ne peut quitter cette île, dont elle est désormais la prisonnière. Elle n'est plus qu'une pièce, si infime, de sa propre vie, qu'elle se demande parfois s'il est bien nécessaire de la mener. Il serait bien plus simple pourtant, de laisser une de ces créatures sombre, prendre possession d'elle jusqu'à la moindre parcelle qui fait de sa personne un être humain. Plus simple, oui. Plus libérateur, probablement. Et pourtant ce n'est pas la voie qu'elle emprunte chaque jour, lorsqu'elle s'évertue de se reconstruire. En solitaire. Depuis presque deux ans désormais.


Au loin, elle entend comme un cri, répercuté par l'obscurité qui l'entoure et amplifié, par ses sens qui se perdent souvent dans une indifférence calculée. Alors elle se fige, elle s'enferme dans une immobilité impassible, jusqu'à être sûre de n'entendre que le silence de nouveau. Ce n'est que son souffle, erratique, qui s'impose à ses tympan alors elle se sent suffisamment en sécurité pour reprendre sa marche, d'un pas encore plus vif. Elle oublie toute prudence, pour s'engouffrer chez elle et refermer du même coup la porte, dont elle verrouille le loquet archaïque d'un geste leste. Enfin elle se retourne, s'adosse à la porte et ferme les yeux, pour les rouvrir aussitôt. Dans le flou de ses paupières qui se fermaient, elle a cru apercevoir cette silhouette, qui désormais se découpe nettement. Le bois s'écrase au sol dans un fracas et elle redresse son arme, prête à fondre sur l'inconnu sans hésitation. Un air déterminé, presque menaçant, déforme ses traits quarantenaires, quand pourtant son coeur s'emballe curieusement. Elle ne le connaît pas. De ça elle pourrait jurer. Pourtant... Une sorte d'aura familière la dérange. Quelque chose dans ses traits, dans son regard, lui rappelle quelque chose... mais elle se trouve incapable de savoir quoi. C'est chez moi ici. Et je t'ai pas invité. Son ton se veut neutre, elle essaye de ne pas laisser transparaître la colère de savoir cet inconnu ici. Cet endroit, qui n'est pourtant rien d'autre qu'un taudis, mais dans lequel elle a l'impression de pouvoir revivre... Et pourtant cette fois souillé, par la présence de cet individu sans gêne. Cet étranger qui n'en est pas un...  Et pourtant elle n'arrive pas à poser un nom sur cette bouille. Sur cet homme. Sur cette boule qui se forme au creux de son estomac. Je te connais. Etranges mots qui lui échappent, alors qu'elle les murmure au creux de ses lèvres...
(c) DΛNDELION
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Fantômes d'une vie
Perdus dans les limbes - Keira x Aether ••• Le sentiment d’être chez soi. Il a mis un moment à retrouver un tel sentiment après la mort du Vioc. Leur cabane perdue ne remplissait plus les conditions une fois qu’il s’était retrouvé seul… Et puis un jour, il a réalisé que partout pouvait être son « chez lui ». Il suffit d’un peu d’imagination et de relativisme. Il n’avait pas besoin de grand-chose : être à l’abri du vent, pas trop de bruits, pas de prédateur à l’horizon. Mais ce cabanon a quelque chose de plus. Une odeur. Quelque chose de réconfortant. Cela lui rappelait l’Australie. Pourquoi ? Tout est trop lointain. Le sommeil le prend doucement. Il l’emporte loin. Cela fait longtemps qu’il ne s’est plus endormi aussi vite… Mais en quelques secondes, ses yeux se rouvrent. Instinct de survie. Tous les voyants s’allument brusquement. Il y a quelqu’un. Il a entendu les pas hâtés et le bruit de la porte. D’abord ne pas bouger. Se figer pour disparaître dans le paysage. Juste le temps d’analyser la situation. Ne pas se presser, le Vioc disait toujours que c’était son plus gros défaut… Il ne réfléchissait jamais assez… Ce n’est pas faux. Il n’est pas doué pour cela. Il agit. Il doit fuir. Sortir de cet endroit confiné. Impossible de rester avec quelqu’un dont il n’a pas eu le temps de juger la dangerosité dans un tel lieu.

Il se redresse. Rester à terre est la mort. Se désigner comme victime avant de laisser le jeu se faire. Ses jambes sont lourdes mais il ignore leur réticence. La présence se montre tout à coup menaçante. Il faut qu’il se sorte de là. Il ne veut pas de conflit… La silhouette d’une femme se détache grâce à la lumière de la lune. Elle est à contre-lune, il ne peut voir les traits de son visage. Il les imagine durs. Elle ne vacille pas. Elle pointe quelque chose en sa direction. Il se doute que ce n’est pas une offrande… Une arme. Il pourrait sortir son vieux couteau mais à en croire par la position de l’autre, elle dispose de bien mieux… Tout son corps se tend dans un seul but. La survie. Il faut qu’il soit prêt à agir, réagir. Elle parle. Chez elle ? Elle a raison de vouloir défendre son territoire. C’est humain… et animal. Il comprend. C’est à lui qu’est la faute. Il montre ses mains pour qu’elle voit qu’il n’a aucune intention d’attaquer. Elle semblait calme… elle pourrait comprendre que tout cela n’est qu’une erreur ? Les gens sont gentils au fond… Il a passé toute sa vie à tenter d’en convaincre le Vioc. Des mots se font entendre et ce ne sont pas les siens, il n’a pas encore eu le temps de s’expliquer… Elle le… connaît ? « Je… suis désolé… » La voix le fait frissonner. Oui, il la connaît. Elle a raison ! Et puis un coup de vent lui amène de nouvelles odeurs. La mémoire l’assaillit soudainement. Oh oui, il la connaît… Les larmes lui montent brusquement. Il voit tout. Il l’a retrouvé. Enfin. Elle était bel et bien dans la forêt en fin de compte… Tout se mêle en lui. A nouveau le petit garçon de cinq ans qui cherchait désespérément sa sœur. Le vent fait bouger le feuillage des arbres et la pale lumière éclaire un peu le visage qui lui fait face. Oui, c’est elle. Il a cinq ans tout à coup et la seule chose qu’il veut c’est retrouver ses bras aimants.

Son corps se déplace plus vite qu’il ne pense. Il a besoin de l’avoir contre lui, de la sentir peau contre peau pour y croire. Combien d’années l’avait-il cherché ? Combien d’années cela avait pris au Vioc de le convaincre qu’elle était morte ? … Pas tant que cela à vrai dire. Cela lui laisse un goût amer. Il n’a pas assez cherché. Elle était là, quelque part. Il avait abandonné trop tôt. Les larmes dévalent ses joues. Il n’a rien de l’homme de vingt-huit ans qu’il est censé être. Enfant inconsolable. Il est sûr que c’est elle. Qui cela pourrait être d’autre ? Il court auprès d’elle sans se préoccuper de l’arme. Une faucille… non une faux. Qu’elle s'en serve. Il s’en fout. Il oublie le risque. Il oublie tout ce qui la sépare d’elle. Ses bras encerclent son cou pour la tirer contre lui. Il l’ignore encore. Il la serre. Se convaincre qu’il l’a enfin retrouvé. Pleurer sur son épaule. Réapprendre le bonheur de leurs câlins. « Hugmonster… » Il n’y a plus de fatigue, plus de peur, plus d’angoisse, plus rien. Juste le bonheur de la retrouver. Il ne veut pas croire que tout cela pourrait être qu’un beau rêve. Il saute à pieds joints dans ce rêve si s’en est un. Il la serre si fort qu’il a peur de lui faire mal. Son visage est enfoui dans les cheveux blonds. Il ne la lâchera plus. La séparation… l’a tué. Figé à jamais dans son enfance. Il ne se demande pas où elle a été tout ce temps. Il ne se demande pas pourquoi tout cela s’est passé. Il ne se demande rien… Ce sera pour après. Pour l’instant tout ce qu’il compte est sa présence ici et maintenant. Il n’est plus seul. L’émotion est tellement forte qu’elle lui coupe la respiration. Il veut parler. Il veut dire son prénom et son surnom encore et encore. Mais rien ne sort d’autre que des halètements. « Hug… » Cela ne va pas plus loin. Mais rien qu’avec cette bribe de mot, son accent irlandais transparaît déjà. Il a passé trop de temps sur cette île… bien plus que celle de leur terre natale. Keira. Il l’a enfin trouvée !

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