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 Sleep little one, your night is here (ft. Callan)

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Sleep little one, your night is here
Callan de Rhénanie & Keira Young

 
« This is the way you should remain Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold  Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold   »

Le crayon s'évade sur le carnet, déjà noirci de part en part. Ce ne sont que des traits en plus, sur d'autres déjà dessinés auparavant. La place lui manque, elle devrait s'aventurer en ville, afin d'en trouver un nouveau. Sauf qu'il lui est difficile de quitter cette sécurité relative qu'offre cet amas de pierres. Quatre murs près d'un lac. Un toit seulement la séparant des intempéries trop fréquentes sur les terres irlandaises. Confort si peu présent, mais elle a besoin de cette solitude actuellement. Pour réfléchir. Pour se débarrasser de cette fureur qui lui parcoure les veines chaque seconde. D'autant plus depuis quelques jours. Son coeur s'emballe toujours de cette colère, de cet effroi dissimulé derrière une hargne qu'elle offre à tous ceux qui osent la croiser. Chaque seconde, depuis qu'elle a aperçu, dans un souffle, la crinière blonde, accrochée à la carcasse de cet être. Une part d'elle, avait toujours cru qu'il était loin d'ici, quittant l'Irlande dans un de ces excès dont il sait être maître. Probablement ne l'avait elle jamais espéré, mais elle l'avait aussi cru, enfin renvoyé sous terre par quelqu'un d'assez fou pour se mesurer à lui. Aucune des deux suppositions n'était pourtant avérée, puisqu'elle l'aurait reconnu entre mille. Nul ne pouvait l'imiter, même avec la meilleure volonté du monde. Seul lui peut dégager cette aura. A cet instant, elle l'a fuit. Avant que son regard ne croise le sien. Avant qu'il ne la sache en vie. Avant d'avoir le possibilité de réfléchir. Avant d'envisager de ne pas détourner le regard et de faire volte face.


Et la voilà maintenant, accompagnée de son carnet trop rempli, et de cette arme de fortune  qui ne ressemble à rien. Juste quelques pièces de métal, associées les unes aux autres de nœuds et espoirs. Pitoyable tentative de se sentir en sécurité, sur une terre qui n'a jamais été tranquille. Elle déteste ça. Ce sentiment incessant de n'être rien de plus que le prochain repas d'une créature quelconque. Rageuse injustice, de n'avoir rien d'autre à faire désormais, que d'attendre d'être dévorée. Et pourtant, elle ne sait pas quoi faire d'autre. A part attendre. A part survivre comme elle le peut, dans cette zone qu'elle connaît désormais par cœur. Dans laquelle elle commence déjà à s'ennuyer. Ca n'a jamais été sa destinée. De rester enfermée, dans un seul et unique endroit, pour sa vie entière. Rien n'aurait du se passer comme ça. Et c'est une prison qu'elle a retrouvé, en fuyant la sienne. Dans un soupir colérique, elle attrape un galet qui traîne au sol, pour le lancer de toutes ses forces dans le lac non loin. Le bruit caractéristique ne l'apaise pas, elle sent son pouls s'accélérer, son visage se crisper dans une grimace de cette fureur habituelle. Elle n'est plus que ça. Une boule de nerf, qu'un rien agace, qu'une contrariété énerve. Et savoir ça la rend d'autant plus irritée. Nouveau caillou, qu'elle balance avant de se détourner, pour retourner chez elle... Dans son taudis, qu'elle exècre autant qu'elle le bénit.


La détente n'est pas au rendez vous lorsqu'elle passe le seuil, au contraire. Elle n'arrive plus à ressentir le calme qu'elle a pu rechercher au bord de cette eau pourtant sereine. Sa silhouette, revient s'imposer, sans cesse. Sa superbe n'a plus le même effet, seulement elle sait. Ne jamais se fier à son apparence. C'est signer sa perte. Et s'il imagine, une seconde, qu'elle est en effet en vie, il ne faudra probablement pas longtemps avant qu'il ne vienne la tourmenter de nouveau. Cruel jugement, qu'il mérite sans aucun doute... mais qu'elle sait faussé par bien des déboires ressentis. Le pressentiment ne la quitte pas, elle préfère conserver son bâton métallique, inutile rempart face à la grandeur qu'il peut imposer, par sa nature démoniaque. Légère assurance, de n'être complètement démunie face à lui, s'il décide de la contraindre de sa présence. En quelques inspirations, elle tente d'apaiser son souffle impétueux et les battements erratiques de son palpitant déchaîné. Tu commences à dérailler ma vieille. Elle soupire finalement, s'enfonce dans la cabane presque délabrée, pour se débarrasser de sa veste d'un mouvement leste. Au dehors, les bruits de la nuit commencent à se faire entendre, à mesure que l'obscurité vient envahir l'espace. Elle allume quelques bougies, pour ne jamais se retrouver dans un noir absolu. Elle sait ce qui vient roder la nuit et elle cherche à être prête... Toujours prête...
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Quelque part, entre les effluves acariâtres de son agressivité et les déboires monotones de son insensibilité, il a cru apercevoir son image. Comme un mirage projeté par l'armée de ses divagations hallucinatoires, entité exilée qu'il pensait disparue à jamais, dans les tréfonds de cet oubli magistral au sein duquel il l'avait autrefois enfermée. La silhouette s'était dessinée, bien plus que le visage. Cette presque ombre à laquelle son Âme ancienne s'était dévoilée, l'espace de quelques heures vagabondes et fantasmagoriques que les feux de sa Raison ont pourtant vite fait d'incendier. Cette femme était devenue cendres froides en son palpitant. Amas de poussières morose, que sa cruauté caractéristique avait lancé aux quatre vents. Tout comme le reste, tout comme River Crow. Rien qu'un énième fantôme décharné, dont il avait malmené autant la chair que l'esprit. Au péril de cette histoire d'à peu près qu'incarnait leur liaison blessée. Lui qui haïssait tant la facticité, avait enseveli sa franchise sous un océan de mensonges afin de mieux entraver les libertés dont Keira avait toujours suinté. Cherchant inlassablement à mieux la garder, quoi qu'en dise sa fierté.

Dans l'abstraction de ses émotions nécrosées, l'Allemand avait été incapable de tolérer les possibilités de son départ. Pris au piège par les excès que lui imposaient ses désirs démesurés, aussi lassé qu'affamé d'entrevoir aux côtés de l'Australienne les faisceaux trompeurs d'une existence sereine et dénuée d'orages... C'était avant qu'elle ne comprenne qu'il n'était pas ce qu'il prétendait être. Avant qu'on ne lui arrache les pâles lueurs expectatives qu'il pensait percevoir en elle. Pour les mêmes raisons que celles qui le séparaient indéniablement des autres autant que de ses semblables. Dans l'espace clos que fut leur vie ensemble, l'illusion d'un semblant de refuge avait été assez forte pour qu'il envisage parfois d'y croire. Jusqu'à ce la réalité de ce qu'il était et de l'ampleur de son infamie ne le rattrapent, irrévocablement. Comme un mauvais présage que rien ne peut éloigner. Comme un carnage immatériel que rien ne peut empêcher.

Des nuits étaient passées sans qu'il ne la revoit ; cette chimère à la peau opaline, bout de rêve incarné en femme avec lequel les ventricules immobiles de son muscle moteur parfois s'embrasaient. De cette réminiscence déchue qu'elle lui avait laissée, de toute cette force qui l'animait. Séduisante de ces multitudes de contradictions au creux desquelles elle s'égarait, s'immunisant avec insolence aux meurtrissures fiévreuses qu'il tapissait sur le parchemin de son corps. Comme n'importe quel musicien était en pouvoir de composer son requiem. Il n'avait fallu que peu de choses pour que la simplicité de leurs premiers jours ne s'embourbe dans les méandres complexes du quotidien infernal qui lui appartenait, disparaissant définitivement sous le magma en fusion de cette Immortalité scandaleuse à laquelle il n'était, au fond, qu'un disciple enragé. Les étoiles de leur nuit avaient fini par s'éteindre, les unes après les autres, alors que la sérénité qu'elle lui inspirait à l'origine se métamorphosait cruellement en impétuosité dangereuse, lui faisant ainsi découvrir tout ce qu'il avait autrefois refusé de lui avouer.

Comme pour la protéger de sa monstruosité, de toute l'horreur que sa réputation dispersait derrière lui au moindre de ses gestes... Il était rentré à Belfast depuis qu'elle était revenue hanter les couloirs de son esprit désaxé. Avec une insistance si persévérante que sa curiosité difforme avait finalement décidé de courir après le spectre en lequel il pensait la reconnaître, déterminé à dépasser les frontières de ses doutes et à accentuer cette nécessité implacable qu'il avait d'abuser d'elle ainsi que du moindre souffle qu'elle expirait. C'était plus fort que lui. Bien plus fort que les restrictions qu'il lui avait été apposé depuis ses récents écarts. Il a cherché à s'informer, à remonter la source jusqu'à cet endroit esseulé. Perdu dans les Limbes humaines, au sein desquelles s'immolaient de peur les pauvres individus qui avaient choisi de s'y ancrer.

Parmi eux, il l'avait finalement trouvée, le visage abîmé par toutes les heures qu'il avait passé à l'enlaidir de l'intérieur. S'insinuant au plus profond d'elle-même pour mieux l'étrangler. Elle s'agitait alors que lui s'efforçait de la traquer. À l'image de ces fauves qui s'évertuent à chasser pour mieux déchirer, de leurs crocs, les muscles agiles et la chair tendre des plus belles antilopes. Il n'avait plus d'autres ambitions que celles tournant autour de sa destruction puisqu'elle avait pris le risque de lui faire affront. En délaissant ces abîmes dans lesquels elle l'avait trouvé et au fond desquels il finirait par l'enterrer... De là où il se trouvait, tapis dans l'ombre des environs, il contemplait les soubresauts de son animosité. Absorbant la dissonance furieuse de ce cœur dont les pulsations éveillent ses sens autant que ses envies sanguinaires. Puisqu'il reste irrémédiablement attiré par le flux régulier de ce sang auquel il n'avait plus goûté depuis qu'il avait pris la décision de tout quitter. Sans prendre la peine de la prévenir ni même de l'emmener avec lui. L'habitude de leur discorde finissant de l'achever alors que des trahisons vomitives lui retournaient les tripes avec véhémence. Puis les bombes se sont dispersées sur leurs terres et en sous-estimant ses capacités à survivre, il s'était convaincu qu'elle avait péri. Comme tous ces milliers d'âmes, prisonnières des murs de son ancienne cité. Pourtant, à la voir se débattre, plus contre elle-même que contre ses véritables ennemis, il était enthousiaste à l'idée de la retrouver. Amusé même, d'à nouveau peser sur son existence comme le ferait la plus étincelante épée de Damoclès.

Callan attend qu'elle disparaisse à l'intérieur de cette cabane, presque en ruines, dans laquelle elle se pensait en sécurité. Il aperçoit la lueur de ces quelques bougies fébriles, vacillant déjà de ces infimes courants d'air qui se faufilent sous la porte branlante et ce toit, loin d'être assez épais pour isoler la modeste demeure dans laquelle il espère la piéger. Mais aucun de ses mouvements n'émane d'une quelconque violence. Il semble modéré, vêtu d'un calme authentique aux nuances quelque peu glacées par cette indifférence qui lui colle à la peau. En silence, à la vitesse surnaturelle que sa nature lui accorde, il dépasse les limites de ce seuil derrière lequel elle croit être suffisamment bien cachée. Il franchit ainsi la porte qui les sépare sans grandes difficultés avant de la fermer derrière lui. Son regard s'encastre alors dans le sien et l'espace de quelques secondes, l'absence de mots prédomine avant qu'il ne se décide à lui parler, la rendant ainsi à nouveau aussi concrète qu'elle avait pu l'être autrefois, à ses yeux.

« J'ai vu de la lumière. Alors je suis rentré. »

Pas la moindre expression sur ses traits, si ce n'est que la lividité inquiétante d'une sérénité qui ne lui a jamais réellement appartenu.

« Ne sais-tu pas, après tout ce temps, que la lumière attire toutes sortes de créatures ? »

C'est l'une de ces flammes qu'il contemplait maintenant. De manière lointaine et évasive. Jusqu'à ce qu'il choisisse de l'éteindre. Tout comme il a pu éteindre sa bonté, quelques années plus tôt.


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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« This is the way you should remain Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold  Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold   »

La douce lumière des flammes apposent une quiétude fade sur les murs de sa cabane de fortune. Loin, est le luxe dont le manoir l'avait habitué. Cela ne lui manque pas. Elle est bien plus à son aise, dans cette masure, qu'elle a jamais pu l'être entre les draps de soie et tapisseries hors d'âge. La sécurité s'y trouve toute relative et la blonde sait qu'il ne suffit d'un rien pour que le danger se retrouve à sa porte. Néanmoins elle ne s'en effraie pas. Les bougies ne sont pas là pour la rassurer. Les flammes ne sont pas présentes pour leur lumière, ni même leur chaleur. Certes, l'une, et l'autre, restent agréables, mais le feu, reste avant tout une arme, qu'elle n'oublie pas de placer chez elle. Prudente, mais pas peureuse pour autant, elle préfère s'entourer. Protection dérisoire pour sa survie inutile. Sur un malentendu, un coup de chance, elle pourrait bien mener quelques vampires à leur décès. Utopie bienfaisante, dans un monde pourtant si noir désormais. Dans un nouveau soupir audible, elle dépose son arme de fortune contre le mur le plus proche, avant de fermer les yeux. Juste une seconde. Pour se défaire du poids, accumulé dans la journée, sur ses frêles épaules. La masse de sa trace sur cette terre est proche du néant. Incapable de trouver une occupation, plus intéressante que celle de se reconstruire. La solitude la pèse, plus qu'elle ne saurait l'avouer, mais la compagnie de ses semblables lui semble, encore aujourd'hui, insurmontable. La force de son être, l'impertinence de ses pensées, semblent pourtant éteintes, alors qu'elle se réveille seule, avec ses doutes et ses faiblesses. De ses lèvres, s'échappe un souffle abîmé par les questionnements et la douleur qu'elle ressent dans cette phase incertaine de son existence. La vengeance même, lui semble parfois futile, lorsqu'elle pense à ce qui saurait l'apaiser. Et la réponse souvent la glace... Rien...


La porte, qui se referme, soudain derrière elle, la pousse à rouvrir les paupières en hâte, avant qu'elle ne se retourne d'un mouvement vif, dans lequel elle attrape au passage sa faux. Le choc est terrible lorsque ses prunelles enveloppent les siennes. Son cœur loupe un battement d'abord, avant de se lancer dans une course effrénée, qu'il entend probablement de ses sens décuplés. Battements douloureux, qui s'enchaînent à une vitesse trop intense pour sa cage thoracique, soudain trop petite. Elle ne sait comment analyser la cavalcade qui l'anime à cet instant. Ce maelstrom de sensations diverses, contraires, dans une intensité proche du malaise. La tête lui tourne bientôt et l'impression qu'une éternité s'est écoulée, la prend soudain.  Ce ne sont pourtant que quelques secondes. A peine le temps d'un clignement d'oeil. Juste assez pour déglutir lentement, et sentir chacun de ses muscles s'alourdir. Sa voix résonne finalement dans le silence qui les entoure et semble faire éclater la bulle, qui les maintenait hors du temps, dans ce regard infini. Agacée par sa remarque infantile, elle se retient néanmoins de rouler des yeux, ou même le moindre commentaire. Probablement parce qu'elle bien trop occupée à l'observer, à chercher une faille sur son visage si parfait. Celle qui pourrait lui indiquer les raisons, de sa présence ici, entre ses murs défraîchis. Son impassibilité lui fait froid dans le dos, amène les doutes à ses lèvres et un frisson sur sa peau diaphane. Et tu passais par hasard bien sûr. Elle ne manie pas aussi bien l'ironie qu'elle le voudrait, sa voix n'est pas autant assurée qu'elle le croyait. Pourtant la réplique fuse, à la seconde même où sa voix se meurt, dans l'insolence qui la caractérise toujours autant.


Lui reprend, sibyllin, dans une réplique qui se veut probablement amusante, mais dont la banalité l'afflige. Elle veut lui hurler dessus, le pousser hors de chez elle, lui offrir une rencontre privilégié avec l'arme autour desquels se doigts s'agrippent fortement, sans se soucier de la douleur qu'il ressentent à la serre ainsi. La poigne se maintient fermement, mais sa volonté n'est pas de fer. Lentement elle vacille, à l'image de cette flamme, proie innocente du vampire qui lui fait face. La lumière s'amoindrit soudain, lorsque dans un cri elle s'exclame. Non! Ce n'est pas de la peur, qui suinte de cet unique mot. Mais une colère farouche, face à son attitude. Lui qui se comporte à son image, comme le maître des lieux, dans cet endroit qui ne lui appartient pourtant pas. Dans sa velléité, elle redresse son arme, menaçante et le fixe, dans un regard désormais flamboyant. Pourtant, elle se sent fondre. Trop vite. Trois années, se sont écoulées depuis leur séparation, depuis sa fuite impromptue, qui l'avait laissé elle, sur le carreau et à la merci de ses pairs, qui n'ont finalement rien à lui envier, dans l'ensemble. Trois années, durant lesquelles elle l'a maudit et détesté... Trois années où sa présence, est finalement venue à lui manquer...


Lorsque l'arme s'écrase au sol, c'est dans un fracas de métal assourdissant. Et sans crier garde, elle quitte son immobilité pour courir et effacer la courte distance qui les sépare. Dans son élan, elle bondit et referme ses bras autour de sa nuque. C'est une étreinte qui n'a rien de tendre, rien de préméditée, mais elle s'agrippe à sa silhouette, incapable de ne pas plonger son visage dans le creux de son cou. Son absence a pesé sur son âme, jusqu'à la faire réagir stupidement. Tout son être, veut sa destruction. Mais auparavant, elle a besoin de cette caresse, de son corps contre le sien, pour une simple seconde. Peut être deux... Folie passagère, à laquelle elle met un terme en le repoussant, avec autant de vivacité que lors de son assaut précédent. Toutes sortes de créatures en effet. Et les moins recommandables visiblement... Pique qu'elle adresse, sans parvenir à se sentir mieux en la prononçant.
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Des mots creux pour une attitude toute aussi creuse. Espérait-elle réellement survivre en ce lieu maussade ? Dehors, le Chaos grouillait tout autant que la perfidie. Et elle n'était qu'une humaine parmi les monstres. Callan pouvait entendre les tressaillements de son cœur malgré les quelques mètres qui les séparaient. Il percevait ses souffles heurtés, la cadence anémique de ses poumons blessés par l'éreintement. Les effluves de son odeur quant à elles étaient parvenues à ses narines alors qu'il n'était encore qu'à l'autre bout du terrain qu'elle occupait. Des multitudes d'indices qui indiquaient aux prédateurs la fébrilité qu'ils recherchaient. La faiblesse humaine, la tendresse de sa chair et le goût somptueux de ce qui coulait en ses veines. Ces murs branlants ne la préservait d'absolument rien... Encore moins de lui. Toutes les précautions du monde ne pourraient pas anéantir la volonté qu'il avait de la revoir. Ne fusse que pour le plaisir. Sa beauté sans pareille était toujours bien réelle malgré l'usure qui a creusé ses joues. Elle demeurait délicate malgré les maux qu'il lisait dans son regard égaré, malgré la douleur muette que lui murmurait son cœur. La noirceur avait assombri la limpidité de ses iris. Il en avait été le seul créateur. La source première de cette rage qui l'agite et qui la brime. L'Allemand se souvient de chaque coup porté, de chaque insulte, de chaque agression. Leurs fantômes déambulent de la même manière que ces quelques lueurs d'espoir qu'elle lui avait donné mais qu'elle a tout aussi rapidement brisé. Très certainement à raison.

Puisque lorsqu'elle se retourne, ce n'est que pour récupérer cette arme approximative derrière laquelle elle essaie de se cacher. Callan penche la tête sur le côté, observant les détails de la confection artisanale. Il aurait pu en sourire s'il n'était pas conscient qu'elle avait sûrement été construite pour lui. Il ne la craint pas pour autant. La fissure est autre. Elle se trouve ailleurs. Entre les bras d'une réalité abrupte et corrosive, dans laquelle Keira a finalement rejoint cette longue liste d'individus qui souhaitaient le tuer. Keira à qui il avait pourtant confié quelques bribes de sa vie humaine. Keira en qui il avait un jour déversé sa confiance. Par erreur. Faux pas pour lequel il aurait pu se mordre les doigts à présent mais qu'il choisissait malgré tout d'assumer. « Non, je ne passe pas par hasard Keira. Loin de là. Je t'ai cherché, je t'ai trouvé. C'est aussi simple que ça. » Les manières et les faux semblants n'ont jamais été pour lui. Il avait eu la volonté d'être ici ce soir. Face à elle et à tout ce qu'ils avaient perdu. Il n'avait pas la stupidité de prétendre le contraire, quoi qu'elle puisse en penser. Là n'était pas son intention. Son ouïe s'imprègne de l'impétuosité de ses battements cardiaques et il en savoure la frénésie sourde, satisfait à l'idée qu'elle est loin d'être aussi insensible à sa présence qu'elle ne voudrait l'être. De rage ou de peur. D'amour ou de haine. Pour lui, c'était du pareil au même. Elle réagissait, elle vivait encore. Et à cet instant, c'était bel et bien à cause de lui que son corps tout entier frémissait.

Et puis un refus catégorique s'échappe d'entre ses lèvres lorsqu'il anéantit l'existence d'une des flammes illuminant la maisonnée. Cri de désaccord qu'elle lui assène violemment. Comme si le moindre de ses mouvements étaient criminels. L'espace de quelques secondes, il ose croire qu'elle s'apprête à l'attaquer. Avec cette faux ridicule à laquelle elle s'accrochait dans un mélange de férocité et de désespoir mesuré. Comme si cette dernière était significative d'une nouvelle liberté avec laquelle Keira ne savait pas encore conjuguer. Callan était alerte. De ce que le conditionnement était capable d'accomplir, des traces que la séquestration avait pu laisser en elle. Il connaissait les cicatrices qu'il avait dessiné sur son corps et son âme, bien plus qu'elle ne pouvait les connaître elle-même. L'Australienne était comme un livre ouvert dont il déchiffrait les lignes sans difficulté, sans lassitude. Il la connaissait. Puisqu'elle avait été sienne si longtemps. Et elle lui manquait, même s'il ne lui ferait jamais l'honneur de le lui avouer. Pour la simple raison qu'elle s'était positionnée en ennemie d'elle-même et que par conséquence, elle n'avait plus le moindre mérite. Du moins, c'est ce dont il était persuadé avant qu'elle n'abandonne son arme pour se ruer sur lui afin de mieux s'échouer contre son corps. Dans une étreinte tiraillée, aussi hargneuse que nécessaire. S'accrochant à son cou alors que lui immole son impassibilité de confusion, désarçonné par la fulgurance paradoxale dont elle venait de faire preuve.

La chaleur de son épiderme éveillant en lui une multitude de sensations qu'il n'avait plus ressenti au cours de ses trois dernières années. Ses bras s'enroulant autour de son corps afin de mieux la garder. Comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'ils étaient ensemble. Callan inspirait à plein poumon le parfum de cette femme dont l'absence l'avait marqué, se rappelant qu'à une certaine période de leur existence ; ils étaient si complices que leurs odeurs n'en formaient plus qu'une seule. Mais cette divagation ne dura qu'un temps. Puisqu'elle le repousse avec la même fureur que lorsqu'elle s'était jetée sur lui précédemment, le forçant ainsi à reculer pour mieux les distancer. Callan aurait pu la forcer à l'étreinte. L'enserrer assez fort pour briser ses os. Assez, du moins, pour l'empêcher d'effectuer le moindre mouvement. Il aurait ensuite pu l'emmener et la faire prisonnière à nouveau. Cependant, il n'en fit rien. Au contraire, il restait étonnement calme alors qu'elle commençait tout juste à lui cracher son venin. De manière maladroite et décontenancée. Il se mit dos au mur, croisant ses bras avant de la scruter, une énième fois. « Rien n'est véritablement recommandable, Keira. » dit-il avec certitude. Encore moins lorsque la guerre se préparait. Des temps sombres les attendaient. La Morale n'avait pas sa place dans le Chaos. « Je ne te ferais pas de mal. Si c'est ce qui te préoccupe. » Du moins, pas pour le moment. Pas ce soir. « Je t'ai aperçu récemment. Et depuis tu n'as pas quitté mes pensées. Je te pensais morte. » Il l'avait sous-estimée. Convaincu que si ce n'était pas les bombes qui l'avaient tué alors c'est entre les mains d'un autre de sa race qu'elle avait succombé. « Mais je me suis trompé. Jusqu'ici, tu es encore vivante. C'est plutôt... Surprenant. » Il la fixe, de haut en bas. Comme s'il évaluait son corps et les marques que celui-ci pourrait posséder mais il était plutôt en bon état. Intact, à quelques détails près.


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