The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 Sleep little one, your night is here (ft. Callan)

♦ Humain ♦
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Sleep little one, your night is here
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« This is the way you should remain Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold  Never feeling any pain Never growing old Sleep little one, your night is here Mine is growing very near Oh, it's getting cold   »

Le crayon s'évade sur le carnet, déjà noirci de part en part. Ce ne sont que des traits en plus, sur d'autres déjà dessinés auparavant. La place lui manque, elle devrait s'aventurer en ville, afin d'en trouver un nouveau. Sauf qu'il lui est difficile de quitter cette sécurité relative qu'offre cet amas de pierres. Quatre murs près d'un lac. Un toit seulement la séparant des intempéries trop fréquentes sur les terres irlandaises. Confort si peu présent, mais elle a besoin de cette solitude actuellement. Pour réfléchir. Pour se débarrasser de cette fureur qui lui parcoure les veines chaque seconde. D'autant plus depuis quelques jours. Son coeur s'emballe toujours de cette colère, de cet effroi dissimulé derrière une hargne qu'elle offre à tous ceux qui osent la croiser. Chaque seconde, depuis qu'elle a aperçu, dans un souffle, la crinière blonde, accrochée à la carcasse de cet être. Une part d'elle, avait toujours cru qu'il était loin d'ici, quittant l'Irlande dans un de ces excès dont il sait être maître. Probablement ne l'avait elle jamais espéré, mais elle l'avait aussi cru, enfin renvoyé sous terre par quelqu'un d'assez fou pour se mesurer à lui. Aucune des deux suppositions n'était pourtant avérée, puisqu'elle l'aurait reconnu entre mille. Nul ne pouvait l'imiter, même avec la meilleure volonté du monde. Seul lui peut dégager cette aura. A cet instant, elle l'a fuit. Avant que son regard ne croise le sien. Avant qu'il ne la sache en vie. Avant d'avoir le possibilité de réfléchir. Avant d'envisager de ne pas détourner le regard et de faire volte face.


Et la voilà maintenant, accompagnée de son carnet trop rempli, et de cette arme de fortune  qui ne ressemble à rien. Juste quelques pièces de métal, associées les unes aux autres de nœuds et espoirs. Pitoyable tentative de se sentir en sécurité, sur une terre qui n'a jamais été tranquille. Elle déteste ça. Ce sentiment incessant de n'être rien de plus que le prochain repas d'une créature quelconque. Rageuse injustice, de n'avoir rien d'autre à faire désormais, que d'attendre d'être dévorée. Et pourtant, elle ne sait pas quoi faire d'autre. A part attendre. A part survivre comme elle le peut, dans cette zone qu'elle connaît désormais par cœur. Dans laquelle elle commence déjà à s'ennuyer. Ca n'a jamais été sa destinée. De rester enfermée, dans un seul et unique endroit, pour sa vie entière. Rien n'aurait du se passer comme ça. Et c'est une prison qu'elle a retrouvé, en fuyant la sienne. Dans un soupir colérique, elle attrape un galet qui traîne au sol, pour le lancer de toutes ses forces dans le lac non loin. Le bruit caractéristique ne l'apaise pas, elle sent son pouls s'accélérer, son visage se crisper dans une grimace de cette fureur habituelle. Elle n'est plus que ça. Une boule de nerf, qu'un rien agace, qu'une contrariété énerve. Et savoir ça la rend d'autant plus irritée. Nouveau caillou, qu'elle balance avant de se détourner, pour retourner chez elle... Dans son taudis, qu'elle exècre autant qu'elle le bénit.


La détente n'est pas au rendez vous lorsqu'elle passe le seuil, au contraire. Elle n'arrive plus à ressentir le calme qu'elle a pu rechercher au bord de cette eau pourtant sereine. Sa silhouette, revient s'imposer, sans cesse. Sa superbe n'a plus le même effet, seulement elle sait. Ne jamais se fier à son apparence. C'est signer sa perte. Et s'il imagine, une seconde, qu'elle est en effet en vie, il ne faudra probablement pas longtemps avant qu'il ne vienne la tourmenter de nouveau. Cruel jugement, qu'il mérite sans aucun doute... mais qu'elle sait faussé par bien des déboires ressentis. Le pressentiment ne la quitte pas, elle préfère conserver son bâton métallique, inutile rempart face à la grandeur qu'il peut imposer, par sa nature démoniaque. Légère assurance, de n'être complètement démunie face à lui, s'il décide de la contraindre de sa présence. En quelques inspirations, elle tente d'apaiser son souffle impétueux et les battements erratiques de son palpitant déchaîné. Tu commences à dérailler ma vieille. Elle soupire finalement, s'enfonce dans la cabane presque délabrée, pour se débarrasser de sa veste d'un mouvement leste. Au dehors, les bruits de la nuit commencent à se faire entendre, à mesure que l'obscurité vient envahir l'espace. Elle allume quelques bougies, pour ne jamais se retrouver dans un noir absolu. Elle sait ce qui vient roder la nuit et elle cherche à être prête... Toujours prête...
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Quelque part, entre les effluves acariâtres de son agressivité et les déboires monotones de son insensibilité, il a cru apercevoir son image. Comme un mirage projeté par l'armée de ses divagations hallucinatoires, entité exilée qu'il pensait disparue à jamais, dans les tréfonds de cet oubli magistral au sein duquel il l'avait autrefois enfermée. La silhouette s'était dessinée, bien plus que le visage. Cette presque ombre à laquelle son Âme ancienne s'était dévoilée, l'espace de quelques heures vagabondes et fantasmagoriques que les feux de sa Raison ont pourtant vite fait d'incendier. Cette femme était devenue cendres froides en son palpitant. Amas de poussières morose, que sa cruauté caractéristique avait lancé aux quatre vents. Tout comme le reste, tout comme River Crow. Rien qu'un énième fantôme décharné, dont il avait malmené autant la chair que l'esprit. Au péril de cette histoire d'à peu près qu'incarnait leur liaison blessée. Lui qui haïssait tant la facticité, avait enseveli sa franchise sous un océan de mensonges afin de mieux entraver les libertés dont Keira avait toujours suinté. Cherchant inlassablement à mieux la garder, quoi qu'en dise sa fierté.

Dans l'abstraction de ses émotions nécrosées, l'Allemand avait été incapable de tolérer les possibilités de son départ. Pris au piège par les excès que lui imposaient ses désirs démesurés, aussi lassé qu'affamé d'entrevoir aux côtés de l'Australienne les faisceaux trompeurs d'une existence sereine et dénuée d'orages... C'était avant qu'elle ne comprenne qu'il n'était pas ce qu'il prétendait être. Avant qu'on ne lui arrache les pâles lueurs expectatives qu'il pensait percevoir en elle. Pour les mêmes raisons que celles qui le séparaient indéniablement des autres autant que de ses semblables. Dans l'espace clos que fut leur vie ensemble, l'illusion d'un semblant de refuge avait été assez forte pour qu'il envisage parfois d'y croire. Jusqu'à ce la réalité de ce qu'il était et de l'ampleur de son infamie ne le rattrapent, irrévocablement. Comme un mauvais présage que rien ne peut éloigner. Comme un carnage immatériel que rien ne peut empêcher.

Des nuits étaient passées sans qu'il ne la revoit ; cette chimère à la peau opaline, bout de rêve incarné en femme avec lequel les ventricules immobiles de son muscle moteur parfois s'embrasaient. De cette réminiscence déchue qu'elle lui avait laissée, de toute cette force qui l'animait. Séduisante de ces multitudes de contradictions au creux desquelles elle s'égarait, s'immunisant avec insolence aux meurtrissures fiévreuses qu'il tapissait sur le parchemin de son corps. Comme n'importe quel musicien était en pouvoir de composer son requiem. Il n'avait fallu que peu de choses pour que la simplicité de leurs premiers jours ne s'embourbe dans les méandres complexes du quotidien infernal qui lui appartenait, disparaissant définitivement sous le magma en fusion de cette Immortalité scandaleuse à laquelle il n'était, au fond, qu'un disciple enragé. Les étoiles de leur nuit avaient fini par s'éteindre, les unes après les autres, alors que la sérénité qu'elle lui inspirait à l'origine se métamorphosait cruellement en impétuosité dangereuse, lui faisant ainsi découvrir tout ce qu'il avait autrefois refusé de lui avouer.

Comme pour la protéger de sa monstruosité, de toute l'horreur que sa réputation dispersait derrière lui au moindre de ses gestes... Il était rentré à Belfast depuis qu'elle était revenue hanter les couloirs de son esprit désaxé. Avec une insistance si persévérante que sa curiosité difforme avait finalement décidé de courir après le spectre en lequel il pensait la reconnaître, déterminé à dépasser les frontières de ses doutes et à accentuer cette nécessité implacable qu'il avait d'abuser d'elle ainsi que du moindre souffle qu'elle expirait. C'était plus fort que lui. Bien plus fort que les restrictions qu'il lui avait été apposé depuis ses récents écarts. Il a cherché à s'informer, à remonter la source jusqu'à cet endroit esseulé. Perdu dans les Limbes humaines, au sein desquelles s'immolaient de peur les pauvres individus qui avaient choisi de s'y ancrer.

Parmi eux, il l'avait finalement trouvée, le visage abîmé par toutes les heures qu'il avait passé à l'enlaidir de l'intérieur. S'insinuant au plus profond d'elle-même pour mieux l'étrangler. Elle s'agitait alors que lui s'efforçait de la traquer. À l'image de ces fauves qui s'évertuent à chasser pour mieux déchirer, de leurs crocs, les muscles agiles et la chair tendre des plus belles antilopes. Il n'avait plus d'autres ambitions que celles tournant autour de sa destruction puisqu'elle avait pris le risque de lui faire affront. En délaissant ces abîmes dans lesquels elle l'avait trouvé et au fond desquels il finirait par l'enterrer... De là où il se trouvait, tapis dans l'ombre des environs, il contemplait les soubresauts de son animosité. Absorbant la dissonance furieuse de ce cœur dont les pulsations éveillent ses sens autant que ses envies sanguinaires. Puisqu'il reste irrémédiablement attiré par le flux régulier de ce sang auquel il n'avait plus goûté depuis qu'il avait pris la décision de tout quitter. Sans prendre la peine de la prévenir ni même de l'emmener avec lui. L'habitude de leur discorde finissant de l'achever alors que des trahisons vomitives lui retournaient les tripes avec véhémence. Puis les bombes se sont dispersées sur leurs terres et en sous-estimant ses capacités à survivre, il s'était convaincu qu'elle avait péri. Comme tous ces milliers d'âmes, prisonnières des murs de son ancienne cité. Pourtant, à la voir se débattre, plus contre elle-même que contre ses véritables ennemis, il était enthousiaste à l'idée de la retrouver. Amusé même, d'à nouveau peser sur son existence comme le ferait la plus étincelante épée de Damoclès.

Callan attend qu'elle disparaisse à l'intérieur de cette cabane, presque en ruines, dans laquelle elle se pensait en sécurité. Il aperçoit la lueur de ces quelques bougies fébriles, vacillant déjà de ces infimes courants d'air qui se faufilent sous la porte branlante et ce toit, loin d'être assez épais pour isoler la modeste demeure dans laquelle il espère la piéger. Mais aucun de ses mouvements n'émane d'une quelconque violence. Il semble modéré, vêtu d'un calme authentique aux nuances quelque peu glacées par cette indifférence qui lui colle à la peau. En silence, à la vitesse surnaturelle que sa nature lui accorde, il dépasse les limites de ce seuil derrière lequel elle croit être suffisamment bien cachée. Il franchit ainsi la porte qui les sépare sans grandes difficultés avant de la fermer derrière lui. Son regard s'encastre alors dans le sien et l'espace de quelques secondes, l'absence de mots prédomine avant qu'il ne se décide à lui parler, la rendant ainsi à nouveau aussi concrète qu'elle avait pu l'être autrefois, à ses yeux.

« J'ai vu de la lumière. Alors je suis rentré. »

Pas la moindre expression sur ses traits, si ce n'est que la lividité inquiétante d'une sérénité qui ne lui a jamais réellement appartenu.

« Ne sais-tu pas, après tout ce temps, que la lumière attire toutes sortes de créatures ? »

C'est l'une de ces flammes qu'il contemplait maintenant. De manière lointaine et évasive. Jusqu'à ce qu'il choisisse de l'éteindre. Tout comme il a pu éteindre sa bonté, quelques années plus tôt.


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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La douce lumière des flammes apposent une quiétude fade sur les murs de sa cabane de fortune. Loin, est le luxe dont le manoir l'avait habitué. Cela ne lui manque pas. Elle est bien plus à son aise, dans cette masure, qu'elle a jamais pu l'être entre les draps de soie et tapisseries hors d'âge. La sécurité s'y trouve toute relative et la blonde sait qu'il ne suffit d'un rien pour que le danger se retrouve à sa porte. Néanmoins elle ne s'en effraie pas. Les bougies ne sont pas là pour la rassurer. Les flammes ne sont pas présentes pour leur lumière, ni même leur chaleur. Certes, l'une, et l'autre, restent agréables, mais le feu, reste avant tout une arme, qu'elle n'oublie pas de placer chez elle. Prudente, mais pas peureuse pour autant, elle préfère s'entourer. Protection dérisoire pour sa survie inutile. Sur un malentendu, un coup de chance, elle pourrait bien mener quelques vampires à leur décès. Utopie bienfaisante, dans un monde pourtant si noir désormais. Dans un nouveau soupir audible, elle dépose son arme de fortune contre le mur le plus proche, avant de fermer les yeux. Juste une seconde. Pour se défaire du poids, accumulé dans la journée, sur ses frêles épaules. La masse de sa trace sur cette terre est proche du néant. Incapable de trouver une occupation, plus intéressante que celle de se reconstruire. La solitude la pèse, plus qu'elle ne saurait l'avouer, mais la compagnie de ses semblables lui semble, encore aujourd'hui, insurmontable. La force de son être, l'impertinence de ses pensées, semblent pourtant éteintes, alors qu'elle se réveille seule, avec ses doutes et ses faiblesses. De ses lèvres, s'échappe un souffle abîmé par les questionnements et la douleur qu'elle ressent dans cette phase incertaine de son existence. La vengeance même, lui semble parfois futile, lorsqu'elle pense à ce qui saurait l'apaiser. Et la réponse souvent la glace... Rien...


La porte, qui se referme, soudain derrière elle, la pousse à rouvrir les paupières en hâte, avant qu'elle ne se retourne d'un mouvement vif, dans lequel elle attrape au passage sa faux. Le choc est terrible lorsque ses prunelles enveloppent les siennes. Son cœur loupe un battement d'abord, avant de se lancer dans une course effrénée, qu'il entend probablement de ses sens décuplés. Battements douloureux, qui s'enchaînent à une vitesse trop intense pour sa cage thoracique, soudain trop petite. Elle ne sait comment analyser la cavalcade qui l'anime à cet instant. Ce maelstrom de sensations diverses, contraires, dans une intensité proche du malaise. La tête lui tourne bientôt et l'impression qu'une éternité s'est écoulée, la prend soudain.  Ce ne sont pourtant que quelques secondes. A peine le temps d'un clignement d'oeil. Juste assez pour déglutir lentement, et sentir chacun de ses muscles s'alourdir. Sa voix résonne finalement dans le silence qui les entoure et semble faire éclater la bulle, qui les maintenait hors du temps, dans ce regard infini. Agacée par sa remarque infantile, elle se retient néanmoins de rouler des yeux, ou même le moindre commentaire. Probablement parce qu'elle bien trop occupée à l'observer, à chercher une faille sur son visage si parfait. Celle qui pourrait lui indiquer les raisons, de sa présence ici, entre ses murs défraîchis. Son impassibilité lui fait froid dans le dos, amène les doutes à ses lèvres et un frisson sur sa peau diaphane. Et tu passais par hasard bien sûr. Elle ne manie pas aussi bien l'ironie qu'elle le voudrait, sa voix n'est pas autant assurée qu'elle le croyait. Pourtant la réplique fuse, à la seconde même où sa voix se meurt, dans l'insolence qui la caractérise toujours autant.


Lui reprend, sibyllin, dans une réplique qui se veut probablement amusante, mais dont la banalité l'afflige. Elle veut lui hurler dessus, le pousser hors de chez elle, lui offrir une rencontre privilégié avec l'arme autour desquels se doigts s'agrippent fortement, sans se soucier de la douleur qu'il ressentent à la serre ainsi. La poigne se maintient fermement, mais sa volonté n'est pas de fer. Lentement elle vacille, à l'image de cette flamme, proie innocente du vampire qui lui fait face. La lumière s'amoindrit soudain, lorsque dans un cri elle s'exclame. Non! Ce n'est pas de la peur, qui suinte de cet unique mot. Mais une colère farouche, face à son attitude. Lui qui se comporte à son image, comme le maître des lieux, dans cet endroit qui ne lui appartient pourtant pas. Dans sa velléité, elle redresse son arme, menaçante et le fixe, dans un regard désormais flamboyant. Pourtant, elle se sent fondre. Trop vite. Trois années, se sont écoulées depuis leur séparation, depuis sa fuite impromptue, qui l'avait laissé elle, sur le carreau et à la merci de ses pairs, qui n'ont finalement rien à lui envier, dans l'ensemble. Trois années, durant lesquelles elle l'a maudit et détesté... Trois années où sa présence, est finalement venue à lui manquer...


Lorsque l'arme s'écrase au sol, c'est dans un fracas de métal assourdissant. Et sans crier garde, elle quitte son immobilité pour courir et effacer la courte distance qui les sépare. Dans son élan, elle bondit et referme ses bras autour de sa nuque. C'est une étreinte qui n'a rien de tendre, rien de préméditée, mais elle s'agrippe à sa silhouette, incapable de ne pas plonger son visage dans le creux de son cou. Son absence a pesé sur son âme, jusqu'à la faire réagir stupidement. Tout son être, veut sa destruction. Mais auparavant, elle a besoin de cette caresse, de son corps contre le sien, pour une simple seconde. Peut être deux... Folie passagère, à laquelle elle met un terme en le repoussant, avec autant de vivacité que lors de son assaut précédent. Toutes sortes de créatures en effet. Et les moins recommandables visiblement... Pique qu'elle adresse, sans parvenir à se sentir mieux en la prononçant.
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Des mots creux pour une attitude toute aussi creuse. Espérait-elle réellement survivre en ce lieu maussade ? Dehors, le Chaos grouillait tout autant que la perfidie. Et elle n'était qu'une humaine parmi les monstres. Callan pouvait entendre les tressaillements de son cœur malgré les quelques mètres qui les séparaient. Il percevait ses souffles heurtés, la cadence anémique de ses poumons blessés par l'éreintement. Les effluves de son odeur quant à elles étaient parvenues à ses narines alors qu'il n'était encore qu'à l'autre bout du terrain qu'elle occupait. Des multitudes d'indices qui indiquaient aux prédateurs la fébrilité qu'ils recherchaient. La faiblesse humaine, la tendresse de sa chair et le goût somptueux de ce qui coulait en ses veines. Ces murs branlants ne la préservait d'absolument rien... Encore moins de lui. Toutes les précautions du monde ne pourraient pas anéantir la volonté qu'il avait de la revoir. Ne fusse que pour le plaisir. Sa beauté sans pareille était toujours bien réelle malgré l'usure qui a creusé ses joues. Elle demeurait délicate malgré les maux qu'il lisait dans son regard égaré, malgré la douleur muette que lui murmurait son cœur. La noirceur avait assombri la limpidité de ses iris. Il en avait été le seul créateur. La source première de cette rage qui l'agite et qui la brime. L'Allemand se souvient de chaque coup porté, de chaque insulte, de chaque agression. Leurs fantômes déambulent de la même manière que ces quelques lueurs d'espoir qu'elle lui avait donné mais qu'elle a tout aussi rapidement brisé. Très certainement à raison.

Puisque lorsqu'elle se retourne, ce n'est que pour récupérer cette arme approximative derrière laquelle elle essaie de se cacher. Callan penche la tête sur le côté, observant les détails de la confection artisanale. Il aurait pu en sourire s'il n'était pas conscient qu'elle avait sûrement été construite pour lui. Il ne la craint pas pour autant. La fissure est autre. Elle se trouve ailleurs. Entre les bras d'une réalité abrupte et corrosive, dans laquelle Keira a finalement rejoint cette longue liste d'individus qui souhaitaient le tuer. Keira à qui il avait pourtant confié quelques bribes de sa vie humaine. Keira en qui il avait un jour déversé sa confiance. Par erreur. Faux pas pour lequel il aurait pu se mordre les doigts à présent mais qu'il choisissait malgré tout d'assumer. « Non, je ne passe pas par hasard Keira. Loin de là. Je t'ai cherché, je t'ai trouvé. C'est aussi simple que ça. » Les manières et les faux semblants n'ont jamais été pour lui. Il avait eu la volonté d'être ici ce soir. Face à elle et à tout ce qu'ils avaient perdu. Il n'avait pas la stupidité de prétendre le contraire, quoi qu'elle puisse en penser. Là n'était pas son intention. Son ouïe s'imprègne de l'impétuosité de ses battements cardiaques et il en savoure la frénésie sourde, satisfait à l'idée qu'elle est loin d'être aussi insensible à sa présence qu'elle ne voudrait l'être. De rage ou de peur. D'amour ou de haine. Pour lui, c'était du pareil au même. Elle réagissait, elle vivait encore. Et à cet instant, c'était bel et bien à cause de lui que son corps tout entier frémissait.

Et puis un refus catégorique s'échappe d'entre ses lèvres lorsqu'il anéantit l'existence d'une des flammes illuminant la maisonnée. Cri de désaccord qu'elle lui assène violemment. Comme si le moindre de ses mouvements étaient criminels. L'espace de quelques secondes, il ose croire qu'elle s'apprête à l'attaquer. Avec cette faux ridicule à laquelle elle s'accrochait dans un mélange de férocité et de désespoir mesuré. Comme si cette dernière était significative d'une nouvelle liberté avec laquelle Keira ne savait pas encore conjuguer. Callan était alerte. De ce que le conditionnement était capable d'accomplir, des traces que la séquestration avait pu laisser en elle. Il connaissait les cicatrices qu'il avait dessiné sur son corps et son âme, bien plus qu'elle ne pouvait les connaître elle-même. L'Australienne était comme un livre ouvert dont il déchiffrait les lignes sans difficulté, sans lassitude. Il la connaissait. Puisqu'elle avait été sienne si longtemps. Et elle lui manquait, même s'il ne lui ferait jamais l'honneur de le lui avouer. Pour la simple raison qu'elle s'était positionnée en ennemie d'elle-même et que par conséquence, elle n'avait plus le moindre mérite. Du moins, c'est ce dont il était persuadé avant qu'elle n'abandonne son arme pour se ruer sur lui afin de mieux s'échouer contre son corps. Dans une étreinte tiraillée, aussi hargneuse que nécessaire. S'accrochant à son cou alors que lui immole son impassibilité de confusion, désarçonné par la fulgurance paradoxale dont elle venait de faire preuve.

La chaleur de son épiderme éveillant en lui une multitude de sensations qu'il n'avait plus ressenti au cours de ses trois dernières années. Ses bras s'enroulant autour de son corps afin de mieux la garder. Comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'ils étaient ensemble. Callan inspirait à plein poumon le parfum de cette femme dont l'absence l'avait marqué, se rappelant qu'à une certaine période de leur existence ; ils étaient si complices que leurs odeurs n'en formaient plus qu'une seule. Mais cette divagation ne dura qu'un temps. Puisqu'elle le repousse avec la même fureur que lorsqu'elle s'était jetée sur lui précédemment, le forçant ainsi à reculer pour mieux les distancer. Callan aurait pu la forcer à l'étreinte. L'enserrer assez fort pour briser ses os. Assez, du moins, pour l'empêcher d'effectuer le moindre mouvement. Il aurait ensuite pu l'emmener et la faire prisonnière à nouveau. Cependant, il n'en fit rien. Au contraire, il restait étonnement calme alors qu'elle commençait tout juste à lui cracher son venin. De manière maladroite et décontenancée. Il se mit dos au mur, croisant ses bras avant de la scruter, une énième fois. « Rien n'est véritablement recommandable, Keira. » dit-il avec certitude. Encore moins lorsque la guerre se préparait. Des temps sombres les attendaient. La Morale n'avait pas sa place dans le Chaos. « Je ne te ferais pas de mal. Si c'est ce qui te préoccupe. » Du moins, pas pour le moment. Pas ce soir. « Je t'ai aperçu récemment. Et depuis tu n'as pas quitté mes pensées. Je te pensais morte. » Il l'avait sous-estimée. Convaincu que si ce n'était pas les bombes qui l'avaient tué alors c'est entre les mains d'un autre de sa race qu'elle avait succombé. « Mais je me suis trompé. Jusqu'ici, tu es encore vivante. C'est plutôt... Surprenant. » Il la fixe, de haut en bas. Comme s'il évaluait son corps et les marques que celui-ci pourrait posséder mais il était plutôt en bon état. Intact, à quelques détails près.


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Sa présence... entre ses murs, est suffisamment surprenant en soi. Et pourtant, il ne cesse pas, de l'étonner. Autant par son attitude, que par l'image qu'il renvoie. Une sorte d'énigme, qu'elle ne peut décrypter que par petits bouts. Un soupir quitte ses lèvres, sans qu'elle ne sache réellement ce qui l'ennuie là dedans. Tout probablement. Ou bien simplement rien. Il lui est difficile, de toute façon, de se comprendre depuis son départ de River Crow. Le cadavre de sa vie passée y traîne toujours et elle se pensait libre. De tout, de lui. Force est de constater qu'il n'en est rien, alors qu'il fait face à elle désormais. Tu ne fais jamais rien par hasard. Elle murmure. Autant pour elle que pour lui. Comme une évidence qui ne saurait la tromper. Comme un équilibre, sur lequel elle semble finalement reposer, malgré toutes ses défenses. Elle ne pensait pas être encore engluée, dans ce tourment de sensations. Et il n'a pourtant qu'à franchir le seuil de sa demeure de fortune, pour réduire à néant tout l'espoir qu'elle s'était maladroitement construit autour d'elle. Comme une lumière dans son âme tourmentée. Qui se voit éteinte, en même temps que la bougie qu'il souffle négligemment. Le manque de respect dont il fait preuve est accablant, mais pas étonnant. Les libertés qu'il prend ici, ne sont finalement qu'insignifiantes, face à celles de leur passé. Seulement elle n'est pas prête à le laisser faire ce qu'il désire de nouveau. Elle veut le croire... Qu'elle est capable de mener la danse. Qu'elle peut se jouer de lui comme il se joue du monde. Elle veut le croire... même si tout le monde, elle inclue, sait que ce n'est qu'illusion. Ses dents s'entrechoquent, lorsqu'elle sent sa mâchoire se crisper de nervosité, mais elle prétend que ce n'est rien, lui offrant un regard de défi, dès l'étreinte délaissée.


Elle les a senti. Ses mains, se refermer autour d'elle, dans cette étreinte qu'elle a instauré, mais à laquelle il a bel et bien répondu. Chaque geste qu'il use est un assaut dans sa compréhension. Et les secondes écoulées continuent de la précipiter dans la méconnaissance. Sa présence ici est un mystère... mais c'est l'impunité dont elle dispose à cet instant, qui la perturbe le plus. Le fol espoir s'embrase de nouveau, elle se prend à croire un peu plus en sa chance, à son importance dans ce monde. Celle qui a su réduire à néant plusieurs années plus tôt. Et qu'il semble remettre au goût du jour.


Ses yeux, toujours plongés dans les siens s'agrandissent à chaque mot de plus. Sa bienveillance ne lui ressemble pas. Du moins pas depuis qu'il lui a révélé sa vraie nature. Un peu plus tôt dans leur histoire, elle a cru en cet homme, ce vampire plutôt, qui n'avait rien dans son bagage. Sa naïveté l'a perdu et elle se retrouve de nouveau dans cette position aujourd'hui, alors qu'il présente un visage qu'elle n'aurait jamais cru revoir. Seulement elle ne tombera pas de nouveau. Pas pour ce visage parfaitement innocent. Pas pour ces paroles qui se voudraient doucereuses. Pas pour lui. Ses sourcils se froncent, elle cherche à montrer sa dureté, lorsqu'il termine dans un sarcasme qui lui est bien plus semblable soudain. Oh mais je n'ai pas peur Callan. Rien de ce que tu pourras me faire ne sera surprenant de toute façon. Elle cherche, titille et dénigre, d'un simple mouvement d'épaule. Celui qui montre qu'elle se moque bien de ce qu'il fait ici, quand la curiosité pourtant la démange. Son regard le quitte, elle cherche à se donner contenance et se penche, pour rattraper l'arme au sol. Elle ne compte pas la reprendre en main, pas plus qu'elle ne cherche à se montrer menaçante de nouveau. Elle préfère simplement l'agripper et la reposer, sur ce qui devait être un beau meuble autrefois. Elle s'occupe les mains, pour ne pas se focaliser sur ce qu'il a pu dire... Tu n'as pas quitté mes pensées. Hypocrite. C'est plus fort qu'elle. Elle se perd dans les lignes. Celles entre lesquelles il louvoie, pour ne pas dire ce qu'il devrait, pour ne pas la laisser savoir, ce qui se passe réellement dans sa caboche.


Et finalement elle ne parvient plus, à conserver le silence, qu'elle bafoue dans un ton presque agressif. Tu me laisses seule face à mon destin, pour ensuite t'en inquiéter? Comme c'est mignon! Elle soupire finalement, avant de reprendre, en plantant ses prunelles dans les siennes de nouveau. J'ai survécu oui. Au manoir, aux bombes. Me demande pas comment, je suis pas sûre de m'en souvenir. Elle ne l'accuse pas. Il ne le regrettera pas... de ça elle est persuadée. Elle n'a pas besoin de lui dire que c'est à cause de lui qu'elle a souffert le plus, à cause de son départ... parce qu'il n'en a probablement rien à faire. Tu m'as vu. T'as la preuve que je suis bien vivante et que ce n'était pas ton imagination. Maintenant tu veux quoi? Toujours cette volonté. Celle de lui montrer qu'elle n'a pas perdu de sa hargne. Qu'elle n'est toujours pas le chaton mignon que son visage suggère.
(c) DΛNDELION
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maybe on the moon there's a soil for the doomed, i should save us a ride. rain, rain, rain, am i the only winner in this silly game where tears are a trophy to gather ? my solitude ain't new, i'm used to it by now but there's something in the blue that has faded out of my eye.

Répétitive. Il a la sensation de vivre cette scène pour la première fois. Atmosphère bariolée d'hostilités et de discorde qu'il avait lui-même provoqué. Entre eux, des marques de violence traînaient. Ces dernières s’épiçaient de tout ce qu'il avait pu lui dissimuler pour la préserver, de tout ce qu'il lui avait fait subir au fil des années. Elles étaient sales de son égoïsme, de sa cruauté. Et toutes ces cicatrices qu'il devinait en son âme ne faisait que le conforter dans l'idée qu'elle n'avait pas su l'évincer de sa mémoire. L'Allemand s'était tant acharné à la marquer de sa hargne qu'il était incapable d'accepter l'idée de n'être plus rien d'autre qu'un fantôme du passé. Pour elle, Callan n'en serait jamais un. C'était une certitude à laquelle il se raccrochait, un énième but qu'il se donnait pour ne pas totalement sombrer dans les affres des désastres actuels. Il se promettait de la récupérer. Au même titre que tout ce qu'il avait pu perdre sous le joug de l'organisation. Keira n'avait pas le choix. Contrairement à ce qu'il accepterait de lui laisser croire. Elle lui appartenait et cette liberté bancale qu'elle s'était construite ne suffirait pas à le détourner de ces décadentes ambitions. Il aurait été stupide d'attendre d'elle qu'elle soit conquise, stupide et profondément naïf. Les maux avec lesquels il avait coloré son regard étaient trop nombreux et trop denses pour qu'elle lui pardonne, pour qu'elle se montre docile. Le but de son emprise sur elle n'avait jamais été de lui plaire ou de la satisfaire... Mais plutôt de l'endurcir et de la rendre digne de tout ce que Callan pouvait entrevoir pour eux.

N'avait-il pas besoin de l'avoir à ses côtés, elle qui l'avait accompagné durant deux décennies ? S'était-il trop attaché aux courbes de son corps, à la manière bien particulière qu'elle avait de se révolter contre ce qu'il lui imposait ? Callan était indigné à l'idée qu'elle ait pu s'insinuer en lui à ce point, effleurant de son Humanité fébrile les contours abîmés du cœur goudronneux stagnant en sa poitrine immobile. Serait-il possible qu'il ne puisse se passer d'elle... Lui qui maudit pourtant l'affection et tout ce qui en suinte vulgairement. Cela le dépassait et le répugnait en même temps. Ces faiblesses qui le guettaient l'agaçaient, au même titre que l'insolence avec laquelle elle s'adressait à lui. Effaçant pour son plaisir, l'authenticité de la douceur qu'il avait pressenti de leur étreinte à laquelle la blonde s'était finalement arrachée pour mieux le balafrer de son regard furieux ; enseveli de colère et de rancune, perverti par toute la haine dans laquelle il espérait l'étouffer. Keira fut l'une des rares personnes à qui Callan a menti, déchargeant sa propre vie de toute les horreurs qu'il avait pu commettre et de cette absence de regrets qui poussait les autres à le craindre. Elle était l'une des seules qu'il avait dupé au point de s'égarer dans une vie qui n'était pas la sienne. Jouant un rôle tout en restant pourtant naturel, lui-même, sans l'épaisse couche noirâtre qui recouvrait les nombreux siècles qui avaient façonné son Âme. Tout, avec elle, lui avait semblé neuf et inédit.

Elle avait été ce nouveau départ programmé, échappatoire inattendu qu'il ne regrettait pas de s'être approprié. Jusqu'à ce qu'elle s'en aille après avoir découvert la vérité. Jusqu'à ce qu'elle fasse imploser cette normalité tranquille au cœur de laquelle leur relation avait pu évoluer. Tout était pourtant si différent aujourd'hui. Et cette contrariété qui le hantait de la savoir loin de lui ne faisait qu'attiser ces feux dont il aurait préféré la préserver. Étrange constat avec lequel il aurait aimé pouvoir s'étrangler, décontenancé par ces vomissures de compassion qu'il se refusait d'admettre. Les lèvres de l'ancien vampire s'en écorchait d'avance à l'idée de lui révéler ces défaillances. Ce n'était pas digne de lui. Pas digne de cette fierté qui le rongeait, bien plus profonde que pouvait l'être les limbes de l'Enfer lui-même. « Bien. La peur n'est, de toute façon, qu'une sordide illusion. Le désappointement est ton ami. Cette fois, c'est toi qui me surprend. » Cette épaisse armure qu'elle s'était construite, il commençait peu à peu à la comprendre. Callan s'apprêtait à en découvrir les rouages. Il s'inspirerait de ces complexités pour mieux les simplifier. Si tout était à refaire, à reconstruire, il était prêt à le faire. Pour toutes ces raisons obscures qu'il se gardait bien de lui révéler.

Durant un laps de temps volatile, le silence revient les envelopper sans pour autant que ses prunelles ne la quittent. Puisque malgré toutes ces années, sa beauté réussissait toujours à le séduire et à lui inspirer les plus vicieuses des envies. Le reproche qu'elle lui lance à la figure lui arrache une rire sincère, plutôt ravi de l'ambivalence dans laquelle il l'avait laissé flotté ces trois dernières années. « Seul face à notre destin, nous le sommes tous. Cela dit, je suis plutôt satisfait à l'idée que tu aurais apprécié de que je t'emmène avec moi. » Se nourrissant de la confusion dont transpire l'humaine, il s'amuse du mécontentement qui habille ses pensées pour mieux s'en rapprocher, la forçant ainsi à reculer pour s'adosser au mur qui leur fait face. Son corps se plaquant contre le sien, la maintenant de sa force alors que les deux mains du vampire prenaient appui sur le surface rugueuse de la roche contre laquelle il venait de la coincer. « Je viens récupérer ce qui est à moi. À moins que tu choisisses de t'y opposer. » dit-il, ne laissant que quelques centimètres séparer leurs visages. Son regard se baissant sur ses lèvres alors que ses narines inspiraient déjà l'odeur délicate du sang qui la rendait si humaine, comparé à lui.


NΞRIOИ



When you speak my name, it don't matter to me. Where you place your blame, it don't matter to me. Where could you be walking to, it don't matter to me. Take my wicked heart, it don't matter to me. Turn my twisted words, it don't matter to me. What are you here waiting for, it don't matter to me. Where do you go to, you don't matter to me.

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