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 A l'aube d'une journée sans nuage [RP Libre]

Tullamore ♝ Humain mais pas trop…
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A l'aube d'une journée sans nuageRP LibreFormidable. C'était tout simplement formidable. Mais quelle bande de cons ! Depuis le temps que le brun ne cessait de leur dire que le véhicule faisait un drôle de bruit, personne ne l'avait écouté. Évidemment, qui irait écouter le petit porte parole de 24 ans qui devait autant s'y connaître en voiture que Michael Jackson en télékinésie ? Certes, il n'avait pas de connaissance spécifique dans ce domaine. N'empêche que, pour le coup, il avait eu raison. Maintenant que le petit groupe était tombé en panne, ils avaient l'air intelligent. En pleine zone lycanthrope par-dessus le marché ! Super. Comme si ça n'avait pas pu tomber plus près de Polaris. Et tout ça pourquoi ? Parce qu'il avait fallu récupérer un couillon de collègue qui avait marché dans un vulgaire piège à loups artisanal, qu'il avait lui-même posé soit dit en passant. Pathétique.

Pour en revenir aux faits, Lomion était donc en compagnie de trois collègues de Tullamore, en panne en pleine zone lycanthrope. Entre l'un qui était assis à l'arrière avec une jambe blessé, et les deux autres qui essayaient de se dépatouiller avec le moteur du véhicule pour savoir d'où venait le problème, il se retrouvait donc à mener la garde pour s'assurer que rien ne venait perturber les réparations. Si un habitant de l'endroit venait à les trouver ici en mauvaise posture, pour sûr qu'il risquait de venir s'en prendre à eux. Ou, au très grand minimum (et avec une chance du diable), viendrait leur gueuler de foutre le camp dans la seconde au risque de se faire botter le cul. Autant dire que l'Américain préférait de loin éviter ce genre de situation. Il ne savait pas de quoi était réellement capable ces hommes et ces femmes doter de pouvoirs divers et variés, et il doutait d'en avoir envie. Il était certes entraîné par l'organisation pour se défendre contre eux, mais il savait que même les plus grands experts en la matière n'étaient jamais à l’abri d'un imprévu qui pouvait être fatal. C'était quitte ou double.

« Mais puisque je te dis que ça viens de la batterie, si ça se trouve, il faut la changer ! T'as vu comme on avait du mal a démarré tout à l'heure ? Pourquoi tu ne veux pas y jeter ne serait – ce qu'un coup d'œil ? »

« Parce que pour moi ça viens du liquide de refroidissement, t'as vu comment il faisait chaud quand on a ouvert le capot ? Et je ne te parle pas de la fumée qui est sortie, si ça se trouve le moteur à simplement surchauffer parce qu'on a pas rempli le réservoir alors qu'il devait être pratiquement à sec. »

Cela faisait déjà plusieurs minutes que les deux hommes se disputaient pour savoir duquel pouvait bien avoir raison concernant la panne du véhicule. Le problème est que, dans leur désaccord, les haussements de voix avait tendance à monté un peu trop haut au goût de Lomion qui craignait de voir débarquer les ennuies. Déjà qu'il n'était pas spécialement serein de cet arrêt forcé dans un trou paumé d'Irlande, s'il fallait en plus que l'ennemi soit attiré par les beuglements de ses comparses, ça le faisait encore moins rire.

Tournant légèrement la tête en direction de la position des deux autres, il leur avait adressé pour la énième fois la parole sur un ton agacé pour leur demander de faire moins de bruit.

« Sérieux les gars, faites moins de bruits s'il vous plaît. Je veux bien que vous ne soyez pas d'accord, mais engueulez vous en silence, ou on risque d'attirer un truc pas net avec vos conneries. Après, je ne sais pas vous, mais personnellement, j'aimerais beaucoup rentrer en un seul morceau à la base. »

Les deux autres, tournant la tête pour écouter ce que leur demandait le plus jeune, avaient donc encore une fois baissé d'un ton en reprenant leurs affaires, semblant cette fois-ci avoir compris la demande de leur collègue. Ils le savaient calme, et ne préféraient sans doute pas se risquer à l'énerver pour des broutilles. La situation était déjà assez agaçante comme ça sans avoir besoin d'en rajouter. Cela avait encore duré quelques minutes sans soucis. Par soucis de sécurité, Lomion se déplaçait régulièrement autour du véhicule pour élargir son champ de surveillance. Il espérait ainsi diminuer les risques de surprises par l'arrivée imprévue d'un ennemi, aussi bien d'un côté que d'un autre, et aussi pouvoir intervenir plus rapidement en repérant les potentielles issues par lesquelles il leur était possible d'arriver.

C'est alors qu'il se déplaçait vers l'arrière du véhicule, pour vérifier que tout allait bien, qu'il avait entendu un bruit de feuille et de branche qui craque sur sa droite. Sur ses gardes, il avait tourné la tête en direction du bruit, ne serait ce que pour s'assurer que ce n'était pas juste le vent qui avait pu faire quoique ce soit. Pourtant, lui-même ne sentait aucune brise d'où il était. Peut-être était-ce sa paranoïa qui parlait malgré sa stabilisation, mais pour le coup, on était jamais trop prudent. Alors, avec méfiance, il s'était approché de la zone d'où il avait entendu le bruit suspect, arme à la main, prêt à l'utiliser en cas de danger. Simple hallucination ou réalité ? Seul le hasard pourrait le lui dire...
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Abel's Child
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A l'aube d'une journée sans nuage
lomion ft. olivia

Le bruit court depuis quelques heures : un groupe d’humains aurait été aperçu aux frontières du territoire de la meute, et forcément, personne n’était très à l’aise avec cette idée. Olivia est en train de s’entraîner avec une autre louve quand l’information parvient jusqu’à ses oreilles – et aussitôt, Louise rentre la tête dans les épaules. La dernière fois qu’elle a eu affaire à du personnel de Tullamore, elle a perdu sa petite sœur, alors elle est souvent partagée entre la crainte et la colère les concernant. Aujourd’hui, c’est plutôt la première option, à en juger par le parfum de peur qui émane subitement d’elle. Instinctivement, la Bêta se rapproche pour lui toucher l’épaule, tâchant de lui communiquer du réconfort. Celui qui lui avait fait passer le mot s’appelait Damien, il était arrivé en même temps que sa mère et elle, et même s’il était terriblement impulsif par moments, elle savait qu’il respectait ses décisions à la lettre. « On a essayé de les suivre un peu, mais ils étaient en voiture – de ce qu’on a vu, ils étaient trois, sûrement quatre. » Elle fronce les sourcils en écoutant son rapport, lequel semble surtout mettre en avant le fait qu’ils sont en mouvement et n’ont pas l’air de vouloir s’attarder plus que nécessaire dans le coin. A ce qu’il paraît, il y en a un qui est blessé. Tant mieux, grogna intérieurement la louve. S’il pouvait crever d’une septicémie en chemin, ça l’arrangerait.

« Tu ne penses pas qu’on devrait les surveiller ? » La voix timide de Louise la tire de ses réflexions et elle acquiesce distraitement. « Je vais avoir besoin de toi. » La petite blonde se raidit à l’annonce, mais elle ne conteste pas. La décision de Liv n’est pas irrationnelle, elle le sait, elle ne la mettrait pas en première ligne si elle pouvait l’éviter. Elle est probablement l’une des meilleures traqueuses de la meute française à l’heure actuelle, alors ils vont avoir besoin de son flair pour remonter la piste. Damien s’impose, gonflant le torse et relevant le menton. Olivia l’accepte du moment qu’il se rappelle qui est l’alpha le dominant dans leur petit trio. Dix minutes plus tard, ils trottent à travers les arbres, s’arrêtent parfois pour guetter les environs. Ils alternent entre la course et la marche, souhaitant garder leurs forces pour éviter de se retrouver totalement démunis en cas d’affrontement. Mieux valait prévenir que guérir. Ils entendent les cris de dispute avant de voir la fumée ou la voiture sur le côté du sentier. Immédiatement, leur formation change et Louise, qui était jusque-là en tête, est reléguée à la dernière place. Le loup étouffe un grondement à sa gauche et Olivia lui jette un regard d’avertissement. Ils n’ont pas le luxe de pouvoir se montrer trop présomptueux sur leur supériorité.

La dispute s’intensifie jusqu’à ce qu’une troisième voix leur fasse remarquer qu’ils feraient mieux de baisser le son s’ils voulaient essayer de rentrer en vie. Et en un seul morceau. Le silence avoisinant permet à Oli de saisir quelques mots à la volée – ça semble faire plusieurs minutes qu’ils sont à l’arrêt, ce qui explique qu’ils soient parvenus à les rattraper. Elle s’avance, courbée en deux, quand les doigts de Louise se referment brutalement sur son poignet. Un grognement lui échappe de surprise. « Il y a un autre loup. Je le sens. » Les prunelles claires de la louve cherchent les buissons autour d’eux, les arbres même. Il est proche, elle le sait ; sans un mot, elle tend lentement la main vers une silhouette qui s’approche rapidement du groupe d’humains. Seul. Et malgré la distance, ses intentions sont plutôt claires : il veut leur sauter à la gorge. Olivia ravale un juron. « Restez ici. Damien, tu rentres si jamais il se passe quoi que ce soit. Je m’arrange pour vous suivre. » Il cille. « Mais… »

Sa réplique meurt dans le dos du soldat qui s’est déjà élancé à toute vitesse, ombre parmi les ombres. Elle n’a pas reconnu Mike pour l’instant, tout ce qu’elle sait, c’est que cet idiot va se faire abattre à vue. L’un des hommes, un grand brun, se tourne d’ailleurs dans la direction du loup. Son arme est bien visible, et il a le doigt sur la gâchette. Olivia serre les dents en accélérant un dernier coup, se retrouvant tout juste à la hauteur de l’Irlandais qu’elle rattrape de justesse par le t-shirt. Le mouvement est tellement brusque qu’il les envoie tous les deux rouler dans la terre et les feuilles mortes. D’instinct, Mike cherche à la désarçonner, mais elle ne lui laisse pas le temps de se rebiffer. C’est à cet instant qu’elle reconnaît son odeur, puis ses traits. La rumeur que sa sœur a été enlevée lui revient en mémoire quand elle lit la rage dans son regard. « Tu vas te faire tuer, putain ! » Le murmure est craché entre ses mâchoires contractées. Elle le secoue un coup, l’empoignant par le col pour le dévisager. « Et ça ne la ramènera pas, alors sois plus malin. » Il remue, la fait vaciller. « Dégage. » Il fuit son regard, ainsi que l’affrontement. Elle devine pourtant que ce n’est qu’une manœuvre pour qu’elle le libère et qu’il y retourne. « Regarde-moi, Mike, je… »

Une brindille craque derrière eux. Elle se fige brusquement. Merde. Merde, merde, merde. Liv sent presque la visée du fusil entre ses deux omoplates. Avec des gestes volontairement très lents, elle lève ses deux bras et pose ses mains derrière son crâne. Sous elle, le loup irlandais donne l’impression d’être prêt à se jeter sur celui qui les tient en joue. Elle serre les genoux, vrille ses orbes noirs sur lui. Le message est clair : reste tranquille, ou on va crever tous les deux. Doucement, elle le relâche, soulève une jambe pour se tourner face à l’homme. C’est celui de tout à l’heure, avec sa crinière sombre. Il est tellement grand qu’elle doit renverser la tête pour lui rendre son regard. Ses iris sont d’un bleu glacier, et elle doit reconnaître qu’il a le mérite de ne pas trembler devant eux. D’un autre côté, il a l’ascendant. « On ne veut pas de problèmes. » Son anglais est débité avec un léger accent irlandais, comme presque tous les prisonniers de l’île. « Tirez pas. » Il paraît un rien plus jeune qu’elle. Sa peau pâle luit presque dans la pénombre des arbres. « Ils aiment bien tirer sur… » « La ferme, » qu’elle réplique instantanément à l’attention de Mike qui se renfrogne avec un grondement. Ce n’est pas le moment de leur donner l’occasion d’abattre quelques créatures supplémentaires. Elle dévisage l’homme de Tullamore, cherchant à déceler dans ses traits s’il a l’âme d’un tueur ou s’il est plus rationnel que la plupart de ses compatriotes.
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“Three things cannot stay long hidden :
the sun, the moon, the truth.”
(c) Miss Pie

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