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 Go ahead, break me | Léandre

Vampire
Caïn's child
Callan De Rhénanie
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| go ahead, break me |


if i'm not broken, break me down,
so i will never feel alone again.

L'atmosphère était étouffante. À l'image de ce qui les unissait l'un à l'autre. À l'image de toutes les fissures dont leur relation s'était parée dans l'obscurité. De ces affinités virulentes, il ne restait pourtant que des lambeaux insignifiants. D'anciens sentiments égarés dans l'horreur de leur dictature, à présent devenus reliques poussiéreuses, que le temps finirait certainement par enterrer d'ici peu. Plus rien que du vent. Blizzard auquel Callan était pourtant devenu pratiquement indifférent. Du moins, c'est ce qu'il aimait croire et c'est ce dont il était sûr. Jusqu'ici. Jusqu'à ce que la fatalité ne lui laisse aucun autre choix que celui d'affronter la Mort qui guettait Léandre. Pour la première fois, il n'avait aucune solution sous la main. Aucune issue de secours, à ce qui était en train d'arriver à son père, à ce qui le rongeait jusqu'au plus profond de lui-même. Il n'avait pas le moindre plan en tête et suintait donc d'une impuissance corrosive, à laquelle il ne parvenait guère à s'habituer et qui agitait l'océan de colère qui sommeillait en lui. Ainsi, c'était la rage qui l'avait emporté sur le reste. La rage à son état pur. Celle qu'il vouait aux hommes autant qu'à ceux qui avaient pu s'opposer à eux par le passé. Celle qui s'intensifiait lorsqu'il repensait aux pauvres âmes inconscientes qui avaient osé s'immiscer entre lui et la seule personne qu'il avait choisi d'aimer, à ceux qui l'avait séparé de cet homme qu'il avait pourtant secondé tout au long de son immortelle vie. Celui-là même qui l'avait incontestablement trahi, sans l'ombre d'un doute, et qui s'était détourné de lui. De leur histoire et de tout ce qu'ils avaient pu partager ensemble au cours de ces huit derniers siècles. Pour un autre. Pâle inconnu face auquel le pauvre cœur fébrile de son père s'était liquéfié. Pour Sedna.

Fausse note, aussi latente que déconcertante. Récalcitrante, même. Détestable rengaine qui avait fini par le lasser, par abîmer l'implacable dévotion qu'il avait pu éprouver pour lui. Cette promesse, qu'il lui avait faite à Arles, était en train de s'effriter. Callan la contemplait partir un peu plus en morceaux, à chaque battement de paupière supplémentaire qu'il effectuait. Et pourtant quand Wellan était arrivé à la porte de son appartement, avec pour seul but de le ramener à Belfast, au sein de ce fameux château dans lequel était en train de mourir Léandre, il n'a fait preuve d'aucune résistance. Sachant, de toute évidence, que Von Bürgstag était intouchable. Puisque son ancien amant ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque chose. Immunité que l'Allemand n'avait obtenu qu'à son bon vouloir puisque des occasions de le tuer, Callan n'en avait pas manqué. Au contraire. C'était par amour qu'il s'était retenu de l'assassiner. Par amour, toujours, qu'il avait décidé d'obtempérer lorsqu'il lui a conseillé de le suivre jusqu'à la cité vampirique. N'était-il donc pas de son devoir d'être auprès de son père alors que la maladie pourrissait ses entrailles à petit feu ? Autrefois, il aurait été le premier à s'agenouiller à son chevet, remuant ciel et terre pour le venger, maintenant leurs rangs à la force de sa volonté d'acier, de sa cruauté impartiale. Il ne l'aurait pas quitté et l'aurait épauler comme le demande son statut de premier infant. Autrefois.  

Mais ce temps-là n'était plus. Son allégeance s'étant envolée à la minute où il comprit que Léandre l'avait remplacé. De la plus odieuse des manières. Huit cent soixante-deux ans, réduits à l'état de cendres. Effacés dans les méandres d'une absence flagrante de reconnaissance. C'était donc amer qu'il avait quitté River Crow, qu'il avait quitté Léandre, s'éloignant de tout ce qu'ils avaient pu construire ensemble. Après l'assaut des rebelles sur le Manoir, tout juste un an avant les premiers bombardements de l'organisation. Il s'était fait la promesse de ne jamais faire demi-tour, de ne jamais revenir sur ses pas et surtout de s'arracher à ce lien dont les racines ont pris naissance dans les flammes de l'Enfer. Qu'importe les fulgurances que pouvait apposer à son Âme l'absence de son Sire au creux de son existence. Ne craignant ni la souffrance ni la solitude, bien trop accoutumé à l'isolation pour la considérer comme une ennemie, il n'avait jamais regretté son départ. Sa véritable douleur ne siégeant que dans la trahison à laquelle Léandre l'avait condamné, avec maladresse et injustice. Aveuglé et surtout affaibli par ce qu'il était capable d'éprouver pour la pauvre victime nuisible qu'a toujours été Sedna. Autant pour lui que pour Callan. Léandre ne faisant que se voiler la face sur la fourberie du monde, perdant ses vains espoirs dans des idéaux impossibles. Éperdument attaché à ces quelques restes d'Humanité dont son cœur, parfois trop naïf, était nécrosé.

Ce fut une des raisons pour lesquelles il ne l'avait jamais quitté. Callan désirait le protéger, de ces gens qui n'avaient pour ambition que les tromperies et les abus, autant qu'il refusait de le partager avec qui que ce soit. Il alimentait ainsi la noirceur goudronneuse de leur amour jusqu'à en épouser les plus terribles crimes. Faisant couler le sang de n'importe quel homme osant se perdre dans les draps de son père, s'octroyant bien plus de droits qu'il n'en possédait réellement puisqu'il ne se pliait à aucune règle, ni même à celles qu'avait pu écrire Léandre lui-même. Callan n'était véritablement soumis qu'à sa liberté, n'était dompté que par les relents inquiétants du Néant et préférait la froideur cadavérique de son insensibilité à toute démonstration d'amour ou de compassion. Ces deux choses n'étaient pour lui qu'une insulte au chemin qu'ils avaient accompli, des compromis avec lesquels ils ne faisaient que perdre leur temps. Les rouages de l'amour n'étaient quant à eux qu'une promesse d'amertumes et de déceptions. Il l'avait appris à ses dépens et cela se confirmait à chaque fois que les mensonges du Français revenaient malmener toutes les certitudes qu'il avait pu avoir à son sujet. Callan s'était mépris et comme chaque âme éprise d'une autre, il s'était heurté à la réalité abrupte qu'aucun idéal conté et prédit n'était envisageable. Cette conscience carnassière éclairait ses routes sauvages, elle le guidait au travers des illusions puériles et sentimentales auxquelles s'enchaînaient les autres. Il les maudissait de leur crédulité, se riant des échecs qu'ils accumulaient alors que lui avait toujours vu clair. Ces fragilités stupides, il n'avait accepter de les ressentir que pour Léandre mais ses nombreux affronts, ses tromperies incandescentes et son incapacité à comprendre le pourquoi de sa rage avaient fini de le conforter dans la lassitude qu'il éprouvait depuis 2042.

Kieran était de ces âmes frêles et ignorantes, déguisées de bonté et de chaleur pour mieux cacher les fissures décorant son histoire. Il avançait avec cette lueur ridicule au fond du regard, s'imaginant que la réciprocité de sa bienveillance résonnerait au fond des autres comme elle parvient à briller en lui. Callan n'avait fait que remettre les pendules à l'heure, lui faisant comprendre dans la brutalité de la violence qu'ils étaient voués à se haïr puisque le néo-zélandais ne s'était pas rangé dans le bon clan, quelques années plus tôt. Clan qui n'existait pourtant plus puisque les vampires s'étaient unis pour mieux vaincre alors qu'ils ne faisaient que mourir, en raison de cette passivité mielleuse et candide en laquelle il ne reconnaissait plus le règne impartial qu'avait su imposer son père auparavant. Ce traité bancal ne lui ressemblait pas. Cette absence de représailles envers la menace ne lui ressemblait pas non plus. Et cela ne faisait qu'envelopper Callan dans le brouillard d'une confusion sourde, à laquelle il avait choisi de répondre en totale opposition, brisant les lois d'une coalition en laquelle il peinait à croire et qui finirait sans doute par se retourner contre eux, tôt ou tard. La preuve étant dans la manière qu'avait eu McIntyre de le prendre de haut, braquant son arme sur lui alors qu'il avertissait ses collègues de raid au même instant. Juste avant que l'Allemand ne reprenne le contrôle de la situation. Juste avant qu'il ne lui rappelle qu'il n'était pas le genre d'homme que l'on pouvait menacer.

Il s'est donc servi de lui afin de marquer son désaccord, insultant ouvertement ces alliances factices. Il l'avait violé après l'avoir agressé physiquement. Parfaitement conscient que ce qu'il avait commis remonterait jusqu'au château et que son père finirait par en avoir les échos. Callan savait qu'on allait venir le chercher et que l'heure des explications finirait par sonner. Contre son gré. Peu importe à quel point Léandre pouvait lui manquer. Son absence et son refus de le voir n'étant qu'une conséquence parmi tant d'autres aux infidélités qu'il a pu lui faire endurer par le passé. Callan n'avait pourtant pas de mal à s'enivrer des vagues insolentes des sentiments qu'il éprouvait envers le Français. Mais il ne tolérait pas le mensonge ainsi que l'abandon injustifié et supportait encore moins l'idée de n'être qu'un pion entre ses phalanges délicates. Pas après tout ce qu'il avait pu faire pour lui et avec lui. Ainsi donc il avait passé les portes du château avec désinvolture, le visage crispé par un mépris viscéral. Ses attitudes restant fidèles au monstre qu'il a toujours été ; froides et imperturbables. Hautaines et misanthropes. Puisqu'au-delà de tout ce qu'il avait pu perdre, l'Allemand n'avait rien perdu de sa fierté cruelle, de cette insensibilité si particulière qui le caractérisait. Il restait fidèle à lui-même, se délestant de toutes les fausses apparences dont pouvaient suinter ceux qui vivaient dans ce château. À tel point que la plupart d'entre eux baissaient le regard dès lors que le sien se posait sur eux, sa réputation sulfureuse le précédant inexorablement, lui collant même à l'échine comme une seconde peau. Alors que d'autres, ceux-là même qui le pensaient mort et  qui s'étaient réjouis de sa disparition, s'offusquaient à présent de son retour. Et seigneur, qu'il aimait voir leur visage se décomposer à mesure que ses pas martelaient le sol sous leur nez.

Pourtant rien ne le touchait réellement. Rien ne l'effleurait. Puisque ces visages abstraits, pour lui, n'existaient pas et n'avaient aucune valeur concrète. Il n'était présent en ce lieu que pour une seule et unique personne. C'était une évidence qui n'avait pas besoin de discours pour être confirmée, une infaillibilité antique qui ne vivait qu'à travers les liens du sang qui l'unissaient à celui qu'il désignait comme étant son père, son amour, la raison même pour laquelle il s'acharnait à perdurer au-delà des siècles. Cet homme qui mourrait pourtant et dont l'Âme s'émiettait dans des profondeurs bien plus désastreuses que ce que l'Allemand aurait pu imaginer. Le Roi déchu, dont la superbe avait pratiquement disparu sous les décombres d'un royaume dévasté par les bombes. Les vestiges d'un être cher que Callan avait fui comme d'autres tentaient d'échapper aux nouveaux bourreaux de l'organisation. Celui qui avait su éveiller le volcan de sa haine, où se confondaient pour la première fois le fléau de sa rage et l'authenticité inébranlable de ses sentiments. Il refusait pourtant de faiblir sous le poids de l'attachement, répugnant à la pitié et à la compassion autant qu'il était possible de le faire. Il refusait de faire face aux ravages que Tullamore avait exercé sur celui qui l'avait façonné. Pourtant, entre eux à présent, il n'existait plus que cette porte, gardée par deux gardes. En quarantaine et isolée du reste du monde. Et si ce flegme apathique refusait de quitter les traits usés de son visage, son intérieur s'ébouillantait d'enfin briser ce long silence qui les avait tant éloigné ces trois dernières années.

Lorsqu'il pénétra enfin dans la chambre, l'odeur aseptisée et médicale fut le seul arôme que ses narines reconnurent totalement. Les effluves de celui qu'il avait tant embrassé par le passé s'étant annihilées sous le poids de la stérilité nauséabonde, il le cherchait sans le trouver alors qu'à l'intérieur de sa poitrine, l'illusion d'entendre son muscle moteur se craqueler déstabilisait son attention avec véhémence. Aucun bruit ne venait esquinter le lourd silence de la suite macabre. Callan ne percevait que ses propres pas contre le marbre. Ça et la terrible sensation de rentrer à la maison puisque Léandre était là, quelque part, et qu'entre ses bras demeurait le seul endroit qu'il considérait réellement comme étant son refuge. Il était si proche et pourtant si loin, à des années-lumières de ce qu'ils avaient pu être autrefois.

« Léandre. »

Callan énonce son prénom. Fermement et bien plus froidement qu'il ne l'aurait voulu. Ce prénom qu'il a tant de fois prononcé, celui qui imbibait chaque cellule de sa vitae. Il n'avait pas besoin de s'annoncer pour qu'il le reconnaisse, qu'il sache que c'était bel et bien lui. Ils se connaissaient trop bien pour s'oublier. Ils s'étaient bien trop aimés, bien trop déchirés, pour simplement s'effacer mutuellement de leur existence respective. Car oui, au-delà de toutes les blessures qu'ils s'étaient infligées, au-delà du monde qui semblait s'acharner à les éloigner, ils étaient voués à se retrouver. Même si pour cela, il fallait qu'ils sombrent dans les abîmes infernaux que leur avait promis leur destin. Si l'un d'eux devait chuter, ce n'est qu'ensemble qu'ils s'enfonceraient dans les tréfonds de l'obscurité car c'est tout ce à quoi Callan s'était voué. Depuis qu'il l'avait rencontré. Il avait mesuré l'ampleur des morsures que comporteraient leurs retrouvailles, il était prêt à subir les foudres de sa déception, tout comme celles de ses colères ancestrales. Il les connaissait par cœur et ce n'était un secret pour personne qu'il se nourrissait de cette violence, de cette rage, qui animait si fort l'Âme de l'homme qu'il aimait. Alors brise-le, Léandre. Ne te retiens surtout pas. Brise-le pour mieux le reconstruire.

NΞRIOИ




And who are you, the proud lord said, that I must bow so low ? Only a cat of a different coat, that's all the truth I know. In a coat of gold or a coat of red, a lion still as claws and mine are long and sharpe, my Lord, as long and sharpe as yours. And so he spoke, and so he spoke, but now the rains weep o'er his hall with no one there to hear. Yes, now the rains weep o'er his hall and not a soul to hear.

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Léandre McGuinness
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Go ahead, break me
- Léandre McGuinness & Callan de Rhénanie -




Tu n'étais qu'un ingrat. Rien de plus. Tu ne comprenais rien à rien et la seule chose qui t’intéressais n'était uniquement que ta petite personne. Je t'avais remplacé, non pas parce que je ne t'aimais plus, mais pour la simple et bonne raison que tu n'avais pas l’étoffe d'un leader. Tu étais impulsif, tu ne réfléchissais pas, tu faisais ce que tu voulais, comme tu le voulais, et tu espérais garder cette place qui aurait dû être la tienne ? J'étais en colère. Je te savais prétentieux, libre d'esprit, sans foi ni loi, mais je ne te savais pas stupide au point de mettre en périple tout ce que l'on avait construit pour survivre. La coalition te paraissait sans doute absurde, mais elle nous était utile. Pour préserver la paix, pour faire en sorte que l'on puisse s'aider et s'en sortir. S'allier pour mieux combattre un ennemi commun. River Crow était tombée ! S'en était terminé de la suprématie que j'exerçais, de tes petits privilèges. Tu n'étais rien d'autre qu'un gosse pourris gâté. Plus de 850 année d’existence et pourtant aussi peu de chose dans la cervelle. Tu n'avais rien appris, de tes erreurs, de tes actions qui t'on conduit à l’enfermement plus d'une fois. Tu te souviens pourquoi tu avais fini enfermer en Ecosse, loin de moi ?

Parce que tu agissais sans penser aux conséquences ! Parce que tu faisais ce que bon te semblais. Tu avais fini par devenir néfaste et dangereux. Pour moi, pour notre peuple, pour le secret. Mais jamais tu ne réagissais. Tu continuais de faire ce que tu voulais, comme tu le voulais, ça te conduirait à ta perte Callan. J'avais eu bon espoir que tu resterais loin de l'île, que tu te caches pour te sauver. Mais Tullamore avait fini par te rattraper, et tes instincts avaient repris le dessus. Qu'est-ce qui t'avais pris de violer Kieran McIntyre ?! Qu'est-ce qui t'avais pris d'aller vivre proche de chez Aindreas, cet homme que t'avais brisé en le privant de sa femme ! Merde ca t'arrivait de réfléchir avec autre chose que ta queue ?! C'est pour cette raison que j'avais envoyé des hommes te chercher. Pour te ramener près de moi, là où peut-être tu prendrais conscience de tes conneries. C'était à cause de vampire comme toi que l'on en était là. Par des gens qui ne pensent pas et qui se pensent supérieurs alors qu'ils ne sont rien ! Agacé, je m'étais allumé une clope après avoir appris tout ce que tu avais fait. Transformer Abygaëlle An'Sionnach, violer Kieran McIntyre, aller trouver refuge chez un loups, proche de ton ennemi.

Tu cherchais quoi au juste ? A le narguer ! Merde ! C'était les loups qui à l'heure actuelle me soignait. Ca t’intéressait pas ça ? Tu t'en foutais de savoir que j'allais peut-être crever ! T'avais la rancune tenace mais putain ça devenait ridicule ! Et dire que j'avais été désolé de t'avoir blessé. Désolé de t'avoir évincé pour Sedna. Désolé des choix que j'avais pu faire. Mais tu me conformais dans ces choix. Me faisant comprendre que finalement ce n'était pas des torts que j'avais eu, mais que j'avais fait des bons choix ! Alors non, tu ne te serais pas enfuie comme Sedna. Non, tu n'aurais pas fait machine arrière, mais ça aurait été à quel prix tu peux me le dire ? Me passant une main dans les cheveux j'attendais. J'attendais que tu franchisses cette porte, que tu viennes enfin m'affronter. Si ma santé ne t'importait peu alors pourquoi avoir mis tant de temps ? Tu peux me le dire Callan ? Toi qui pourtant m'avais sauvé des flammes au périls de ta vie en 1700. Tu sais quoi ? Vincent est revenu lui. J'aspire bien à arranger les choses entre nous. Mais toi... Qu'est-ce qui pourra s'arranger si tu ne te mets pas un peu plus de plombs dans la chose insignifiante qui te sert de cervelle ?

Putain ce que j'aimerais t'en foutre une pour te voir réagir bordel ! Tu sais le mal que ça nous a coûté de rallier tous les autres à la même cause ! Léandre. Ce nom que tu prononces si facilement. Si froidement. Une intonation presque stricte alors que tu franchis enfin la porte de mes appartements. J'étais là. Debout. Te tournant le dos. Bras croisés, fumant comme à mon habitude. Léandre. C'était tout ce que tu trouvais à me dire ? J'étais faible, malade, mourant. Mais pourtant. Un simple mot est sorti de ta bouche et ce fût mon prénom. Léandre. Je me suis tourné, te faisant face. Te scrutant, te fusillant même du regard. Non, je ne m'attendrirais pas devant toi. Pas après ce que tu as fait. J'avais pourtant espéré des retrouvailles plus douces. Moins dramatiques, des réconciliations parfaites. Mais là. Je n'avais qu'une envie. Te faire payer tes fautes et te faire comprendre qu'il était temps que tu grandisses un peu ! Alors je suis venu à ta hauteur, lentement après avoir écrasé ma cigarette dans le cendrier. Levant une main qui est venu te frapper au visage. Une main gantée pour ne pas te contaminer.

J'étais en colère, ce n'était pas pour autant que je voulais te voir mort. Ne vas pas t'imaginer je ne sais quel délires paranoïaques. si toi tu te montrais froid et détaché, moi je ne m'en montrais pas pour autant haineux envers toi. Mais tu avais été trop loin, et il était temps que tu comprennes. Tu n'aurais plus de privilèges, plus de passe-droit. Maintenant tu devais assumer et vivre avec. Tu étais le plus ancien de la lignée, mais pourtant, tu étais sans aucun doute le plus puéril. Ca en devenait pathétique Callan. Vraiment. Et ça me faisait du mal de te voir agir de la sorte. J'aimerais temps que tu te calme, que tu deviennes quelqu'un de respectable et non pas un simple vampire vivant uniquement sur des envies bestiales. Tu valais tellement mieux que ça mon fils. J'étais navré que tu ne t'en rendre pas compte. Navré, de constater que rien ne changeait pour toi. Il était grand temps que tu ravales ta rancœur.

« Je te savais instable mais je ne te savais pas stupide à ce point-là. Je pensais que t'aurais un peu plus de respect que ça à mon égard. Qu'est-ce qui t'as pris de faire ça putain ? »

Qu'est-ce qui t'as pris de le violer et de mettre en danger tout ce que l'on a construit avec Wellan ? Pas besoin de te dire ce qui t’étais reproché, je savais que tu comprendrais. Je voulais savoir. Je voulais comprendre. Je t'en voulais pour aussi mal agir. Je t'en voulais pour te mettre toi en danger, bien plus qu'autre chose. J'étais mourant, et toi tout ce que tu pensais à faire c'était continuer de te venger pour t'avoir laissé sur carreau. Mais tu ne comprends pas que c'est à cause de ce genre de réaction que je t'ai justement laissé en retrait ? Tu es incapable de te gérer toi-même, comment voulais-tu espérer gérer un royaume ? Un conseil ? Tu n'aurais fait qu'erreur sur erreur c'était une évidence. Pourtant je me suis approché de toi, encore. T'attrapant par le col de ta chemise pour t'attirer contre moi. Te serrant fortement en faisant attention de ne pas te toucher. Soulagé de te savoir en vie, et surtout, en sécurité. Je t'en voulais, mais je t'aimais. Et j'aimerais bien que tu réagisses sur ça. Que tu réagisses sur le fait que ce n'était pas contre toi. Mais que j'ai fait ça pour toi. Pour te protéger de toutes ces erreurs que tu aurais faites. Parce que c’était inévitable. Tu es toi, et tu ne changeras jamais. Je me suis reculé, relâchant mon étreinte. Tenté par cette envie soudaine de venir t’embrasser comme je le faisais avant. Tu m’avais manqué Callan. Si seulement tu savais.






©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



March of Mephisto
I am the thorn in your side that seeks accomplishment reminding the mortal of death. I am the spore of your pride, an angel heaven sent. The master of all. You know just who I am. Don't be so distant, cause when you're lost, I am solely there to share your grief. Wailing for your sorrow is only my way to comfort you. Reminders of innocent youth, waiting for morrow. You're lonely. I name your solitude, I speak the truth.
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Callan De Rhénanie
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Le frapper fut la première chose que Léandre crut bon de faire. D'une gifle violente qui, au contact de sa joue, incita la mâchoire de Callan à se crisper de frustration. Si la douleur corporelle lui semblait désagréable, le sentiment d'humiliation quant à lui fut bien plus affligeant que le coup en lui-même. Puisque perdue entre les phalanges du Français, l'âme de Callan n'était plus aussi intouchable qu'il aurait voulu qu'elle le soit. Au contraire, elle se faisait plus malléable. Elle était capable de s'effriter. De se fissurer. Fatalement soumise à ces sordides relents amoureux qui l'enveloppaient dès lors que Léandre entrait dans l'équation. Lui qui demeurait son éternelle faiblesse, lui qui réussissait à le faire plier. Lui dont il pensait connaître toutes les coutures sur le bout des doigts mais qu'il était pourtant incapable de reconnaître en cette sombre nuit qui les attendait. Indifférentes étaient les apparences que l'Allemand lui démontrait. Impassibles et froides étaient les impressions erronées qu'il lui faisait miroiter. Sans doute bien trop fier pour faiblir sous son regard d'acier, totalement incapable de faillir en sachant que l'objet de ses désirs était au plus bas de son immortalité. Et pourtant, envers tout ce que son Sire était capable de s'imaginer à cet instant, il était à deux doigts à peine de s'effondrer à ses pieds.

Ne fusse que pour espérer le retrouver, le récupérer et mieux le garder. De gré ou de force. Puisque Callan De Rhénanie ne pouvait s'accompagner que de Léandre De Bourbon, McGuinness. Peu importe au fond. C'est ce dont le plus jeune s'était convaincu. Déstabilisé par la confiance qu'ils partageaient autrefois et par les vestiges de cette vie qui fut la leur durant de nombreux siècles. Puisqu'il lui avait promis qu'il resterait toujours à ses côtés et qu'il ne bafouerait ce serment pour rien au monde. Univers au centre duquel s'étiolait pour la première fois l'amour viscéral que Callan pouvait éprouver à son égard depuis qu'il l'avait évincé, remettant douloureusement en question sa légitimité. Par delà la lassitude et les couteaux de déception qu'ils s'étaient échangés. Par delà le fossé qui ne faisait que s'agrandir entre eux depuis trop longtemps maintenant pour que Callan puisse s'en sortir indemne. Aucune agression ne pourrait égaler la souffrance de ce que ces déchirements pouvaient créer en lui. Aucun coup ne serait jamais assez fort pour l'abattre aussi efficacement que la possibilité qu'ils puissent ne plus rien représenter l'un pour l'autre.

Léandre était en colère et puisqu'il était imbu des bourrasques de ce mécontentement furieux, il omettait que Callan n'avait jamais cessé de l'être depuis Saor. Mais cela avait-il seulement encore une quelconque importance à ses yeux ? Il choisissait de ne pas s'encombrer de ces suppositions incertaines, préférant la réalité brute de cette douleur qui l'assaillait silencieusement pour le condamner. D'un regard qui en disait long sur le fléau de la rage qu'il lui épargnait par amour. À tort ou à raison, cela ne lui importait guère. Au sein des émotions atrophiées qu'il peinait à ressentir et à tolérer, Callan faiblissait de plus en plus malgré son impassibilité vraisemblable. Profondément incertain des conséquences qui allaient découler de toutes les rancœurs qui salissaient leur relation. Ainsi il restait étrangement interdit, l'espace de quelques secondes durant lesquelles ses pensées s'accumulaient à une vitesse furieuse. Secondes qui lui furent pourtant suffisantes pour prendre une décision. Secondes au creux desquelles il dérobait impunément cette assurance dont il pensait manquer mais qui ne le quittait jamais réellement en vérité.

Et cette pluie d'insultes que Léandre fit déferler sur lui n'ébranla presque pas les ombres des nouvelles certitudes embrumant son esprit intéressé. Il le connaissait bien trop pour s'offusquer de la partialité sentimentale dont il faisait preuve. S'échiner à contrôler les fièvres destructrices de son ancien amant n'aurait fait qu'anéantir ses chances d'être écouté. Cette compréhension tacite avait ses avantages et ses inconvénients ; les avantages se trouvant principalement dans cette capacité indescriptible que Callan avait d'endurer les humeurs chaotiques de celui qui fut un jour son roi. Il ne lui en avait pourtant jamais porté préjudice. Du moins, pas autant qu'il aurait dû le faire. Pas autant qu'il le méritait. Pour la simple raison que la dévotion qu'il lui avait offerte à Arles dépassait de loin toutes les frustrations avec lesquelles Léandre avait pourtant marqué son Âme au fil du temps. Callan s'était donné. Entièrement. Alors même qu'il n'était doté d'aucune puissance, d'aucun pouvoir. Se souvenait-il seulement de cette époque où ils n'avaient rien mais où leur amour leur a permis de s'emparer du monde ? Avait-il réellement oublié cela ? Malgré cette étreinte que Léandre lui donnait et avec laquelle le cœur figé de Callan semblait soudainement se mouvoir, il ne parvenait pas vraiment à éloigner les langueurs écorchées de leurs déboires sentimentaux. Ainsi, il ne lui rendit pas cette marque d'affection alors que tout son corps lui hurlait pourtant de s'emparer du sien.

« Calme-toi. » dit-il, la voix enrouée par cette fatigue intérieure qu'il éprouvait depuis qu'il avait appris que Léandre était mourant. Énervé aussi, par cette tentative de suicide qu'on lui avait révélé avant qu'il n'entre dans ses appartements. C'était un ordre, un conseil, une demande. Supplique subtile qu'il espérait qu'il devine et qui ne se comprenait que dans la manière qu'il avait de la lui dire. Désir que Callan ressentait au plus profond de lui-même. Pris au piège par cette usure lamentable qui lui labourait les entrailles secrètement. Coincé entre les brûlures d'une colère sourde et de ces sentiments inébranlables qui le rongeaient comme le plus violent des acides. « Rien ne pourra jamais excuser ce que j'ai fait, ce que j'ai pu faire et ce que je ferais. Tu le sais mieux que personne. » Quand bien même cela ne lui plaisait guère, quand bien même cela impliquait la possibilité qu'ils se perdent. « Aussi, ces actes, je les assume et j'en suis responsable. Préfères-tu, peut-être, que je me défile et que je sois semblable à tous ces hypocrites qui t'entourent ? Est-ce que c'est ce que tu souhaites que je devienne ? » Contrairement à son vis-à-vis, l'élocution de Callan était sereine, éternellement emplie de ce froid qui lui était propre. Non, il ne l'agresserait pas. Il ne lui hurlerait pas dessus. Malgré la douleur que Callan réprimait avec férocité, malgré les jugements bancals et difformes que Léandre lui assénait. « Tu es terrorisé, Léandre. Et cette peur, je la ressens au cœur même de ce que je suis. Tu me penses insensible à ce qu'il t'arrive mais c'est faux. J'ai passé trop de siècles à tes côtés pour ne pas m'en rendre compte, même éloigné de toi. Kieran était une erreur, je te l'accorde, mais j'ai perdu patience. Je ne supporte pas la manière dont ils bafouent tous ton nom à l'extérieur. Encore moins celle qu'ils ont d'espérer te voir crever. Alors pardonne-moi de te décevoir mais je choisis d'assumer plutôt que de me soumettre à tes idées naïves. » Était-ce si dur à comprendre ? Était-ce vraiment lui qui ne comprenait rien à rien ou était-ce Léandre qui s'était perdu en chemin ?

« C'est la peur qui dicte tes actes. Tu retournes ta veste parce que tu es en position de faiblesse. Et crois-moi, tu n'as jamais été aussi faible que tu ne l'es à présent. À un point tel que tu envisages toi-même de te foutre en l'air et ça me rend malade. » Vérité crue, peut-être difficile à entendre mais que Callan n'allait pas lui épargner sous prétexte qu'on le conditionnait à croire qu'il était complètement fini. Ceci, l'Allemand refusait de l'entendre et de le croire. Il méritait de savoir ce qu'on pensait de lui actuellement et l'infant espérait que cela lui permette de sortir de cette torpeur dans laquelle il avait sombré à cause des hommes et de cette nouvelle bienveillance qui, au final, ne faisait que l'enfoncer davantage. « Et surtout ne confonds pas mon désaccord avec un manque de respect de ma part. C'est malvenu. À plusieurs reprises tu as été trahi parce que tes sentiments t'ont aveuglé et à plusieurs reprises, tu l'as regretté. Je n'ai jamais abusé de ta confiance, Léandre. Pas une seule fois en huit siècles. Tu fais de mauvais choix et ce sont eux qui vont finir par nous séparer malgré l'amour que je te porte... Peu importe ton pouvoir, peu importe ce qu'il peut rester de ton héritage. C'est ton attitude et ton manque de reconnaissance qui me répugnent. J'ai beau t'aimer comme un dingue, il me semble que ça ne suffit plus. » Callan n'était pourtant pas un homme qui se perdait dans l'échange verbal futile. Il préférait agir, avancer de manière concrète mais Léandre lui avait demandé des explications alors il les aurait.

« Tu m'en veux de rester fidèle à ce que nous sommes, de ne pas approuver tes décisions. Tu m'infantilises puisque ça t'arrange mais je ne céderais ni à l'organisation ni à cette vie de contraintes qu'ils nous imposent. Nous sommes supérieurs aux hommes et ça m'afflige de voir que tu l'oublies. » Dans toutes ces complications au creux desquelles leur concorde s'empoisonnait, Kieran n'était qu'un dommage collatéral. Victime soit-disant innocente de toute l'horreur que Callan retenait depuis trop longtemps. « Alors si l'on devait réellement respecter ton nouveau régime de justice et de bienséance, toi qui pourtant avait toute la superbe des plus grands dictateurs, je te conseille vivement de me condamner comme Tybalt a pu le faire autrefois. N'est-ce pas réellement ce que tu souhaites dans le fond ? » N'était-ce pas pour cela que ses hommes étaient venus le chercher ? Pour le brider et le soumettre. Pour l'enfermer plus qu'il ne l'était déjà. Et dans le cas contraire, espérait-il vraiment qu'il se contenterait de tourner en rond et de rester les bras croisés alors qu'il était spectateur de la chute de celui pour qui il s'était battu toute sa vie ? S'étaient-ils réellement éloignés à ce point ?

NΞRIOИ




And who are you, the proud lord said, that I must bow so low ? Only a cat of a different coat, that's all the truth I know. In a coat of gold or a coat of red, a lion still as claws and mine are long and sharpe, my Lord, as long and sharpe as yours. And so he spoke, and so he spoke, but now the rains weep o'er his hall with no one there to hear. Yes, now the rains weep o'er his hall and not a soul to hear.

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Léandre McGuinness
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Go ahead, break me
- Léandre McGuinness & Callan de Rhénanie -




Cette étreinte que je t’ai donnée, tu ne me l’as pas rendu. Bien au contraire. Distant, froid, autant dans tes paroles que dans tes actes. Tu ne regrettais rien, tu ne regrettais jamais rien. Incapable de réfléchir, incapable de te poser, victime de tes pulsions. Comme toujours. Je te connaissais si bien. Tu pouvais dire que j’avais peur, mais regardes-toi, tu étais sans doute plus apeuré que moi Callan. Est-ce que je pouvais t’en vouloir pour ça ? Non. Mais arrête. Arrête de croire que le monde n’est que persécution, que se sont tous des hypocrites. River Crow est tombée. Depuis deux ans. Et la coalition, peut-être bien que ce n’est fondée que sur de la naïveté, une utopie en laquelle tu ne crois pas, mais c’est elle qui nous permets de tenir, et c’est elle, qui va nous permettre de se battre. Parce que grâce à elle, les hommes, les vampires, les sorciers, les loups, nous sommes alliés parce que nous sommes tous dans la même merde. Grandie un peu Callan. Nos ennemis d’antan sont devenus nos alliés. Tous simplement. Regardes Aindreas. Tu as tué sa femme bordel. Et pourtant, pourtant c’est son sang qui me permets de tenir debout. C’est le sang de l’Alpha qui me fait tenir sur mes deux jambes. Ses deux jambes qui m’ont conduit jusqu’au bar alors que je t’écoutais parler. Me servant un verre, sans t’en proposer un. Si tu en voulais, libre à toi de te servir. Tu me fatiguais. Je t’aime, mais tu me fatigue. Malgré les âges tu es incapable de réaliser que tu te plantes. Mais tellement. Sur toute la ligne. Insultes moi, penses que je suis faible si ça t’aide, mais tu ne sais pas, tu ne comprends rien, tu ne cherches pas plus loin. J’ai vidé mon verre, d’une traite, pour m’en servir un second. C’est donc ça que tu penses de moi ? Que je suis lâche ? Que je suis faible ? Que je perds la boule ? Merde Callan, je n’ai jamais été aussi lucide qu’en cet instant. Ne te déplaise, mais c’est le cas.

Un caprice. Voilà ce que tu me faisais. Un caprice d’enfant. Tout simplement. Rclamant mon intention, incapable d’admettre que ta véritable peur était celle de te voir remplacé par un autre. Saor, Sedna, voilà de quoi il en retournait. De ta jalousie maladive, de ta possessivité aussi. Je ne t’appartenais pas Callan. Que tu apprécies ou pas cette idée, je ne t’appartenais plus depuis longtemps. Depuis ce jour où j’ai réalisé que malgré l’amour que je te portais tu n’étais qu’un danger ambulant. Pour tout. Tu crois que c’est pourquoi que l’on t’a enfermé là-bas, en Ecosse, loin de moi ? Toi, moi, peut-être qu’on est néfaste l’un pour l’autre. J’en sais rien. Huit siècles, huit siècle à se bouffer la gueule, huit siècles à s’aimer, mais pourtant. J’ai fini par délaisser le verre, prenant simplement la bouteille avant de me laisser tomber sur le fauteuil, me massant les tempes. Tu me donnes mal au crâne putain. Tu te victimise, tu te défends comme tu peux, mais comment défendre l’indéfendable ? T’as merdé. C’est comme ça. Tu assumes tes actes mais ça ne change rien. T’es à côté de la plaque. Mais tellement. Je suis malade, mais pas sénile. Ne va pas confondre. Je suis mourant, mais pas encore enterré. Crois-moi Callan. Tu ne sais pas de quoi tu parles. C’est à se demander si tu me connais si bien que ça malgré les années passées ensemble. Ca me rend malade. J’ai juste envie que tu arrêtes. Que tu te taises. Tu vas finir par t’étouffer à force de déblatérer autant de connerie. Si, je te jure, c’est possible. Je devrais te punir, je devrais te faire du mal, te demander de partir, loin, de te démerder tout seul, de te condamner, mais j’en suis incapable. Je le refuse. Je ne le veux pas. J’ai besoin de vous. C’est égoïste, mais j’ai besoin de vous, et maintenant que je vous retrouve, ce n’est pas pour vous perdre. Tu vas devoir t’y faire Callan. Tu es revenu, alors tu vas assumer aussi ce choix. Vidant une autre gorgée, je me suis allumé une clope, me relevant, venant t’affronter en te regardant droit dans les yeux.

J’avais envie de t’en retourner une. Encore. De te remettre les idées en place. Pourtant, c’est un sourire qui s’est dessiné sur mes lèvres. Un sourire remplis de sarcasme. Je t’assure Callan, fallait que tu te détendes. T’allais finir par exploser. Qu’est-ce que tu connaissais toi, en mon nouveau régime de justice ? Tu ne savais même pas la signification de ce mot. Oui, j’avais voulu me foutre en l’air. Oui, j’avais fait une erreur. Mais qui n’en fait pas ? Tu peux me le dire ? Toi qui a poussé le vis jusqu’à aller t’installer à Moycullen chez An’Sionnach. Toi qui a transformé sa femme et qui pourtant est aller jusqu’à chez lui, dans l’espoir d’y vivre sans doute une petite vie paisible. C’était de la provocation Callan. Rien de plus. T’as aucune idée de ce que j’ai dans la tête. De ce que j’envisage de faire, de ce que je compte faire pour ramener l’équilibre. Tu ne sais rien Callan, et ça t’effraies. Levant la main je suis venue la poser contre ta joue. Pas de panique, tu n’es pas lui, tu n’es pas Vincent, je sais que tu ne feras pas ce que lui a fait, cette main sur ta joue est gantée, tu ne risques rien. Je ne te contaminerais pas, jamais. Pas contre ton grès en tout cas. J’ai d’autre projets pour toi Callan. D’autres plans. Tu ne seras jamais Roi, non, tu ne seras jamais mon héritier, tu es trop impulsif pour ça. Mais ne va pas penser que tu ne gardes pas une place importante. Arrêtes un peu. Il est temps de mûrir. Il est temps de grandir. Tu es un prince. Le premier. Alors agit comme tel putain. Et arrête de jouer les môme pourrie gâté et capricieux. C’est tout ce que je te demande. J’ai finalement laisser tomber ma main, croisant mes bras sur ma poitrine. Je me demandais pourquoi tu étais là, ce que tu étais venu chercher. Ce que tu attendais de moi, de mes réactions, de tout le reste. Tu parlais, mais tout ce que tu disais était faux. Tellement faux si tu savais.

« C’est ce que tu penses ? Que j’ai la frousse ? Que je suis faible ? Que je fais de la merde ? Tu penses faire mieux que moi ? Toi ? Toi qui viole parce que tu es persuadé d’un mal inexistant ? Ranges ta bite Callan. Range ta haine. T’es ridicule putain. Tu te ridiculises à un point. Je t’aime. De toute mon âme. Mais là… tu me fais pitié putain. »

Tu attaquais. Je répondais. A quoi tu t’attendais ? Je ne serais jamais faible Callan. Jamais. Je suis le fils de Tybalt, le descendant de Caïn. Je suis ce que je suis. Malade ou pas, rien ne pourra changer ma nature. C’était comme ça. Déposant la bouteille dans ta main, bois, avales la pilule. C’est tout ce qu’il tu restais à faire. Je ne voyais pas d’autre solution. Je me suis reculé, venant prendre appuis contre la table, croisant les jambes et les bras, à l’aise. Oui, j’étais faible physiquement, mais mentalement j’avais encore toute ma tête. Ne vas pas penser le contraire. J’aimerais pouvoir te le démontrer. Pouvoir te prouver combien tu as tort, mais pour ça, fallait-il que tu arrêtes de causer et que tu prennes le temps de m’écouter. C’était tout ce que je te demandais. Tout ce que tu avais à faire, c’était ravaler ta putain de fierté, ton égo aussi, et surtout, ta rancœur. Tu te pensais capable de faire ça ? Capable de te focaliser sur le reste et non pas sur ta personne ? Capable de réfléchir ? De voir plus loin que le bout de ton nez ? Parce que c’était ça régner. Et c’était pour ces raisons que je te savais incapable de le faire. A quoi ça sert d’être un tyran ? D’imposer une dictature si on n’a pas le respect des autres ? Hilter n’a duré qu’un temps. Moi, je durerais, éternellement. J’en avais bien l’intention tu peux me croire. Je n’allais pas mourir tout de suite. Non. Je n’en n’avais plus l’intention. Plus maintenant en tout cas.

« Restes. Restes et tu verras que tu te plantes. La supériorité ne nous conduira nulle part. C’est de patience que tu dois t’armer. De patience et de jugeote aussi. McIntyre était un dommage collatéral certes. Mais je t’interdis de foutre ta merde. T’en as assez fait. Ta place elle est là Callan. Ici. Avec moi. A mes côtés. Mais tu sais aussi bien que moi, que sans moi tu n’es rien. Ca fait huit siècles que ça dure. Huit siècles que je te sauve les miches, que tu sauves les mienne. Qu’on se bouffe la gueule. Vincent est là tu sais. Lui aussi est revenu, tout comme toi. Je suis incapable de te laisser tomber putain. Il est temps que tu t’enfonces ça dans le crâne et que t’arrête tes conneries. Alors restes. Acceptes simplement l’idée de ne plus avoir l’exclusivité. Je ne t’appartiens pas. Mais ça ne m’empêche pas de t’aimer. On est complémentaire Callan. Ca a toujours été le cas. Et ça le sera jusqu’à la fin. Est-ce que tu te sens capable de l’accepter ? »

Capable d’accepter l’évidence que tu n’es plus seul ? Capable d’accepter les autres et de rester ? J’ai besoin de toi, tout comme tu as besoin de moi. Parce qu’on aura beau dire, beau faire, l’un sans l’autre ce n’était pas possible. Tu restais le premier. Sous toutes les coutures. Ma première fois, mon premier infant. Tu m’avais fait Callan tout comme je t’avais fait. Et j’étais incapable d’avancer sans toi. Tout comme j’étais incapable de continuer sans lui, sans eux, sans vous tous…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



March of Mephisto
I am the thorn in your side that seeks accomplishment reminding the mortal of death. I am the spore of your pride, an angel heaven sent. The master of all. You know just who I am. Don't be so distant, cause when you're lost, I am solely there to share your grief. Wailing for your sorrow is only my way to comfort you. Reminders of innocent youth, waiting for morrow. You're lonely. I name your solitude, I speak the truth.
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| go ahead, break me |


if i'm not broken, break me down,
so i will never feel alone again.

Pardonne-moi, Père, de ne voir aucun péché et de ne jurer que par ma liberté. Pardonne-moi de préserver ma dignité. De te haïr, malgré moi, de toutes ces plaies que tu as su ouvrir en mon intérieur. Pardonne-moi d'être resté à tes côtés lorsque le monde entier te tournait le dos. Pardonne-moi de t'avoir désigné comme ma singulière faiblesse. D'avoir fait de toi la seule raison de mes larmes et de cette fragilité que je refuse de t'avouer. Pardonne-moi de m'être accroché à toi, de t'avoir débridé des doctrines qui t'étouffaient face à Théodène. Pardonne-moi d'avoir compris ta haine et de t'en avoir exorcisé. Pardonne-moi de ne me plier à aucune loi ni même aux tiennes. D'avoir désobéi à ceux qui ont toujours cru pouvoir nous soumettre à leur volonté. Pardonne-moi de mépriser ceux qui se sont joués de ton cœur et d'avoir voulu t'en protéger. Pardonne-moi pour Tybalt. Pour Wellan. Et pour ces infants qui t'ont fui plutôt que de t'aimer. Pardonne-moi de constater ton état et de m'en abîmer moi-même. Pardonne-moi de cette franchise. Contre laquelle tu te révoltes et face à laquelle tu t'offusques. Pardonne-moi de ne pas approuver ton attitude. De ne plus te comprendre et te reconnaître. Pardonne-moi de maudire ta partialité et tes jugements difformes. Pardonne-moi de ne répondre à aucune de tes exigences impériales. Pardonne-moi de ne tolérer aucune de tes accusations en connaissant les tiennes sur le bout des doigts. Pardonne-moi de te considérer comme un homme avant de te considérer comme un roi. Pardonne-moi d'associer ton nom à la seule famille que je possède. Pardonne-moi de refuser l'infériorité et d'exiger l'équité. Pardonne-moi de l'amour que j'ai pu te porter un jour et de la jalousie qui en a découlé lorsque je te savais dans d'autres draps que les nôtres. Pardonne-moi de me sentir profondément trahi et de ne plus trouver aucune valeur à ton amour puisqu'il reste aussi instable et précaire que ta mentalité. Pardonne-moi de la violence au creux de laquelle je me perds lorsque la souffrance se fait sourde et meurtrière. Pardonne-moi de suivre cette voie que l'on s'est tracée. Pardonne-moi de simplement te ressembler.

Et je te pardonnerai d'avoir un cœur plus grand que le mien. De les laisser en faire des lambeaux. Je te pardonnerai d'hésiter et de te perdre dans la douceur des autres lorsque je heurte ta satané fierté. Je te pardonnerai de ta naïveté sentimentale et de ta gentillesse approximative. Je te pardonnerai d'avoir besoin de ce qui ne me ressemble pas, de quelqu'un de moins abrupt que moi. Je te pardonnerai de n'avoir jamais pu te contenter de ce que nous sommes. Je te pardonnerai de tous ces renouveaux dont j'aurais pu me passer. Je te pardonnerai de ton favoritisme lunatique, de tes envies d'autre chose. Je te pardonnerai de ton manque de respect et de toutes les insultes dont tu m'as recouvert. Je te pardonnerai d'interpréter mes émotions comme de simples caprices enfantins. Je te pardonnerai de ne jamais te remettre en question. De toujours n'en faire qu'à ta tête. Je te pardonnerai de ton incapacité à rester fidèle. De ton égoïsme et de tous les dommages collatéraux qu'il a pu confectionner au cours des siècles que l'on a partagé. Je te pardonnerai de m'avoir humilié et de ne pas comprendre ce que j'ai pu sacrifier en ton nom. Je te pardonnerai de tout le sang que j'ai versé pour toi. De tous ceux qui espèrent ma tête en trophée, même si je ne leur ai jamais prêté aucune attention. Je te pardonnerai des incompréhensions que tu éprouves envers ma personne et dans lesquelles tu t'enlises par facilité. Je te pardonnerai de ton manque de confiance, de ton manque d'écoute. Je te pardonnerai de me sous-estimer. De ne pas croire en moi, quand bien même j'ai souvent eu ta vie entre mes doigts. Je te pardonnerai de m'avoir poussé à me méfier de toi alors que tu es pourtant mon père et que tu fus mon amant. Je te pardonnerai de ton orgueil et de ta prétention à m'imposer des directives dont je me fous éperdument. Je te pardonnerai de ces mots agressifs que l'on s'échange lorsque nos colères s'entrechoquent. Je te pardonnerai de me traiter en victime alors que tes besoins furent durant trop longtemps mes seules priorités. Je te pardonnerai de m'avoir brisé le cœur puisque de toute évidence, je n'ai jamais appris à l'utiliser comme il se doit et que depuis toi, je n'en ai plus aucun besoin.

Pardonne-moi et je te pardonnerai.
Comprends tes erreurs et je comprendrai les miennes.
Traites-moi comme ton égal et j'en ferai de même.
C'est aussi simple que ça, Léandre. Aussi simple que ça.

Peux-tu en être capable, toi ? Cette question, je te la retourne tout en connaissant pourtant la réponse. Puisque nos reflets se confondent et que l'un dans l'autre, nous nous sommes façonnés. Cela fait longtemps déjà que je n'attends plus rien de toi. Cela fait longtemps déjà que j'ai cessé de te hurler que l'on se perd. Au profit de nos erreurs et de celles que je n'arriverais jamais à oublier. Chaque phrase que tu m'assènes comme un coup venant peser dangereusement dans l'équilibre précaire de notre relation, me faisant vaciller, de plus en plus, du côté de la liberté. D'une vie sans toi. Sans nous. Sans tous ces autres que je ne compte plus. Mes mots à moi n'étaient pas plus durs que les tiens. Je te l'assure. Ils n'étaient qu'une conséquence virulente de ton égotisme lancinant et répétitif. J'ai passé l'âge des leçons de morale et je n'ai aucunement besoin que tu comprennes que je suis déjà sauvé. Les héros n'existent pas et personne ne peut nous sauver. Nous-même devons nous expier de nos douleurs et c'est exactement ce que je fais. Je ne te demande pas d'arranger l'irréparable et en toute honnêteté, j'ai bien peu d'espoir à ce que tu le comprennes et à ce que tu acceptes de l'entendre mais Léandre, je ne suis plus un néo. Plus depuis un bout de temps déjà. Et si tu restes mon Sire, je n'en deviendrais pour autant jamais ton chien. Fais-en toi une raison. La main caressante que tu viens déposer sur mon visage n'y changera rien car l'arrogance de ton sourire annule toute l'illusion de sa douceur. Tout sonnait faux et creux dans tes gestes. Tout sonnait faux et creux entre nous. Je connaissais bien trop les traits de ton visage et l'hostilité de nos désaccords pour ne pas comprendre ton arrogance. Ainsi la bouteille d'alcool que tu venais de mettre dans l'une de mes mains finissait par voler en éclats lorsque contre le mur, je la balançais avec désinvolture. Si tu espères que tes fils se comportent comme des princes, commence par cesser de les traiter comme des putains. À bon entendeur.



***


« Tu vois, cette bouteille, c'est que je fais de ta condescendance à la con. » dit-il en ne détournant pas son regard du sien. Excédé mais toujours loin de tolérer l'idée de lui concéder raison. « C'est effectivement ce que je pense de toi, Léandre. Est-ce que tu t'entends seulement ? À me sermonner comme si tu étais en mesure de le faire. C'est osé de ta part. Osé et insultant. Cesse de me condamner de tes propres crimes. Crois-tu qu'ils nous pardonneront ? Crois-tu seulement qu'ils oublieront ? Est-ce que c'est ça que tu recherches ? Je suis navré de t'annoncer que les choses ne se dérouleront jamais de cette manière. C'est trop tard pour jouer la carte de la rédemption. » Ils étaient vus et reconnus par tous comme étant des criminels. L'un autant que l'autre. Alors quelle était cette espèce de mascarade dans laquelle il tentait de l'entraîner ? À quoi bon prêcher la bienveillance alors que leur gloire reposait au fond d'un océan de sang. Callan n'allait pas prétendre être quelqu'un d'autre au nom d'un traité qui tenait à peine debout. Il n'allait pas renier ce pourquoi il s'était battu toute sa vie. Et plus encore, il ne pactiserait pas avec l'ennemi. Léandre... Sacrifié par Tullamore au nom de son frère ennemi. Il aurait presque envie d'en rire. Définitivement, la faiblesse ne venait pas de sa part. Elle venait d'un cœur qui ne faisait que prétendre être mort mais qui rugissait à tout va et pour n'importe qui. Elle venait du cœur de Léandre. C'est là qu'était tout le fond du problème. Et Callan en était parfaitement conscient. En quoi cela faisait-il de Léandre un bon dirigeant ? L'Allemand, à cet instant, aurait aimé lui faire avaler sa langue.

« Tu parles d'exclusivité comme si elle avait fait partie de l'équation un jour... » Il se mit à rire, amèrement, au souvenir de tout ce qu'il savait, de tout ce à quoi il avait dû faire face et de toutes les personnes avec lesquelles Léandre avait choisi de briser la confiance que Callan avait pu avoir en lui. « J'aimerai que tu arrêtes de me prendre pour un demeuré. Ta fidélité, elle n'existe pas. Nulle part et avec personne. Pourtant, je suis resté. Parce que tu as raison, je t'ai aimé plus que tu ne le méritais. Tous les autres sont partis. Pourquoi, à ton avis ? » Malgré la jalousie, l'horreur que c'était pour lui de le partager et la douleur qui lui avait trop souvent donné l'impression de lui écarteler la cage thoracique. Si Callan s'y était attaché, ce n'était qu'en souvenir de l'Humanité qui l'avait quitté. C'est dans la souffrance que Léandre lui faisait éprouver qu'il redevenait quelques fois ce gosse, trouvé sur un champ de bataille. Il lui parlait de Vincent et ce prénom n'était qu'une écharde de plus au creux de son muscle moteur. Vincent pour lequel Léandre s'était condamné, Vincent qu'il n'avait jamais connu mais qu'il méprisait pour des tas de raisons. La principale étant l'importance qu'il avait pour le Français. Dans un soupir, il secoua la tête avant de s'approcher, prenant appui sur cette table contre laquelle Léandre reposait. S'installant à proximité de son être, De Rhénanie déposait ses lèvres sur son épaule dans une tendresse que peu de gens lui connaissaient, soudainement plus souple mais pas vraiment certain que cette conversation s'apprêtait à prendre fin.

« Ça fait trois ans que je n'ai plus à ma place à tes côtés. Lorsque j'ai quitté River Crow, je t'ai quitté toi et tu le sais. Je ne suis rien sans toi... » Son visage s'éclaire d'un rictus sibyllin et amusé. « Si tu le dis, mais toi qu'es-tu sans moi, Léandre ? Entouré de tes amants, tous éperdument amoureux de ta personne... Explique-moi l'intérêt. » Libre à lui de le remplacer ou de le bafouer plus qu'il ne l'était déjà. Callan était lucide. L'évidence était que les déceptions s'étaient accumulées au point de les étouffer. Saor, Sedna, Vincent ou ce gosse qui s'était sacrifié pour lui. Le seul, peut-être, pour qui il serait en mesure de faire des compromis. C'était du pareil au même. Devenir hors-la-loi ne restait qu'une évidence si Callan ne prêtait plus allégeance à son roi. Si Callan n'était plus avec lui. « Lorsque j'ai su que tu étais là-bas, à Tullamore, j'ai voulu aller te récupérer par moi-même mais Cameron est arrivé, il a tué les quelques gardes que j'avais volontairement interpellé. Nous avons ensuite tissé une amitié et il a accepté de m'héberger quelques temps. C'est quelqu'un de bien. » L'anonymat avait quelque chose de paisible et dans l'instabilité de ses émotions, Cameron lui permettait de faire le point. Étrangement. « Ce n'était pas pour provoquer An'Sionnach. Pour être franc, je m'en balançais complètement. J'étais furieux, ivre de vengeance et paniqué par ce qu'il t'arrivait. Le calme de Cameron me coupait de tout ça. » Ni plus ni moins, Callan ne mentait pas. Pourquoi l'aurait-il fait ? « En ce qui concerne Abygaël, je n'ai pas d'excuses. Tout comme pour McIntyre. Conséquence de l'assaut des rebelles sur le Manoir. Je ferai de mon mieux en ce qui la concerne mais je ne te promets rien. Il semblerait qu'elle ait hérité de ma rage. » Il était las de se justifier, las d'être traité de la sorte.

« Je ne resterai pas au château, Léandre. Tu m'as tourné le dos, tu vas donc assumer ta décision. J'apporterai mon soutien aux nôtres, aiderai au sauvetage de Graydon et soutiendrai ton nom jusqu'à ce que tu sois pleinement en mesure de reprendre les commandes mais ensuite... Ensuite, tu te passeras de moi. » Il soutenait son regard quelques instants avant de rejoindre le bar pour se servir un verre et en boire une gorgée, attendant la réponse de celui qui l'avait éduqué et formé durant plusieurs siècles. Mais pourquoi au final ?

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And who are you, the proud lord said, that I must bow so low ? Only a cat of a different coat, that's all the truth I know. In a coat of gold or a coat of red, a lion still as claws and mine are long and sharpe, my Lord, as long and sharpe as yours. And so he spoke, and so he spoke, but now the rains weep o'er his hall with no one there to hear. Yes, now the rains weep o'er his hall and not a soul to hear.

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Léandre McGuinness
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Go ahead, break me
- Léandre McGuinness & Callan de Rhénanie -




Ta jalousie maladive avait toujours été l’une de tes plus grandes faiblesses. Te souviens-tu de cet homme que tu avais été du temps de ton vivant ? De ce jeune homme que je maudissais pour ce qu’il avait fait à Wellan. De ce jeune homme que j’ai dû emmener pour ne pas le tuer. « Assumes tes actes Léandres, il vient avec nous, tu en as assez fait. » les mots dures de Théodène raisonnant encore dans mon crâne. J’en avais assez fait oui. Moi qui les avait tous tué. Mettant ainsi fin à des années de siège. A des années de famine. Le Roi et mort ! Vive le Roi avaient crié les habitant de Bürgstag alors que l’on partait déjà loin. Moi, te trainant derrière moi comme étant ce nouveau boulet que m’imposait mon Sire. Je ne te regardais pas, jamais. Je ne te parlais pas non plus. Je ne voulais pas. Pourtant, tu étais toujours là, dans mon ombre, me toisant comme cette part de conscience qui s’échappait de ma personne au fur et à mesure. Tu me regardais me flagellait, moi, qui n’assumait pas l’idée d’aimer ce frère d’une façon qui était à l’époque tout sauf catholique. Tu me narguais. Jusqu’à ce jour où tu as parlé. Jusqu’à cette nuit où tu m’as entrainé dans tes draps. Jusqu’à cet instant où tu as fait de moi cet homme que tu critique à l’instant ! Tu peux bien t’emporter, tu peux bien te mentir Callan mais qui a entrainé l’autre dans la débauche ? Qui ! Assumes d’avoir été la putain du Roi. Assumes d’avoir été celui qui m’a trainé, entrainé dans cette descente aux enfer. Qui a poussé mon Sire à me maudire. C’est toi Callan, qui a réveillé cette bête que je combattais à chaque nouvelle nuit. C’est toi qui a fait tout ça. Je me bâtais contre mes démons, je priais pour que le diable reste loin. N’assumant pas cette nouvelle nature, n’assumant pas ce que Théo avait fait de moi. Et toi, du jour au lendemain, tu as décidé à ma place de détruire des années de combat. Je me suis enfoncé en toi. Je t’ai mordu. Je t’ai étreint. Et c’est là que le commencement a puisé sa source mon Amour.

Alors arrêtes ton hypocrisie, t’es ridicule. Tu veux une exclusivité alors que c’était toi qui me conduisait dans les draps de ces hommes que l’on dévorait. Qui a eu l’idée du champ aux crucifiés ? Qui ! Pas moi mon fils. Mais toi. Toi et uniquement toi, pour assouvir des idées malsaines et salaces. Tu te crois meilleure que moi parce que tu assumes l’idée d’être un véritable psychopathe ? Tu te sens capable de réussir là où moi j’ai échoué ? Mais regardes-toi. Tu te dis mature mais t’agis comme un gosse capricieux qui aurait perdu son jouet favori. Je suis malade, je suis mourant, et t’en profites pour me balancer tout ça dans la gueule ? Quel intérêt tu peux me le dire ? Tu espères quoi ? Me voir réagir ? Me voir te propulser contre le mur avec le peu de force qu’il me reste ? Non Callan. Je ne me battrais pas avec toi ce soir. Tu dis, tu parles, se sont tes choix. Tu veux être libre de tes décisions alors soit. Fais ce que tu dis, vas au bout de ta pensé. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu veux que je t’implore ? Que je te promette fidélité à la vie à la mort ? Ta bite est autant souillée que la mienne. Toi aussi, tu as imprimé autant de trace de pneu d’autres hommes sur le devant de ton calcif que moi ! Alors arrêtes un peu. T’es pas mieux que moi mon fils. T’es pire que moi ! T’agis sous des pulsions. Sous des envies sadiques et malsaine, voulant assouvir une soif de sang inébranlable. Et c’est quoi ton excuse ? C’est d’assumer d’être le plus grand tireur de la terre ? Regardes toi sérieux. Avec tes leçons de moral à deux balles. La vérité c’est que tu ne sais rien. Tu m’as sauvé des flammes et tu voudrais une médaille pour ça ? Je t’ai détesté putain. Je t’ai détesté de l’avoir fait, j’avais envie de crever dès lors que j’ai réalisé que Wellan aller me laisser crever là comme une merde pour une rédemption à la con. Espérant naïvement que je trouve la paix.

Mais la paix Callan je ne la trouverais jamais ! C’est ça la vérité ! Je ne suis pas un homme bien, je ne suis pas saint, je ne suis pas apte à te donner ce que tu attends de moi. Rentre-toi ça dans le crâne merde ! Tu me veux mais refuses de prendre ce que je peux te donner. Tu me connais pourtant. Tu sais qui je suis, tu sais comment je suis parce que c’est ton œuvre merde ! Ton œuvre à toi ! Si toi tu as brisé la bouteille, moi c’est mon verre qui est venu s’exploser dans ma propre main. Tu étais là, proche de moi, parlant, déblatérant tes conneries. Ton amertume à la con. Jamais ! Jamais je t’ai laissé tomber ! Même quand Tybalt t’a laissé pourrir dans cette prison en Ecosse, je suis venu te cherchais ! Alors arrête de faire l’enfant. Arrête de penser que tu me donnes plus que je ne te donne moi. Nous sommes largement quitte mon fils. Autant dans la haine, que dans l’amour, que dans nos mots, dans nos actes. Brutalement j’ai finalement usé de ce peu de force qu’il me restait. T’attrapant par le col de ta chemise pour te coucher là sur ce bureau. Sans délicatesse, sans douceur, sans rien. Ne laissant que ma rage et ma colère s’exprimait. Est-ce que tu t’entends parler sérieux ? Je suis fatigué, las de me justifier. Je ne dois rien à personne. Je ne te dois rien à toi ! J’ai fait, j’assume ! J’assume mes actes. J’assume d’avoir pu être un véritable monstre. J’assume d’être l’instigateur principale de cette merde dans laquelle nous sommes ! J’assume t’entends ! Mais moi au moins au lieu de nous enfoncer dans une merde dans laquelle on ne pourra pas s’en sortir je tente de réfléchir pour rattraper le choc ! Des choses, j’en aurais tant à te dire. Te fusillant du regard, j’avais envie de t’arracher la tête putain. Avec toi ça avait toujours été comme ça. Violant, brutal. On se détestait tant on s’aimait. On pourrait, putain que oui on pourrait se séparer. Loin l’un de l’autre. Sur des continents opposés. Mais tu sais aussi bien que moi que ça ne durerait qu’un temps. Combien de temps ? On n’a jamais su resté loin de l’autre putain. Jamais. Tu reviens toujours tout comme je reviens toujours.

« Parce que demander à Sedna de régner à ma place c’est te tourner le dos ? Regardes-toi, t’es incapable de te gérer toi-même, comment tu espérais gérer un peuple ? Tu veux grand Callan. Tu te dis adultes, mature, mais tu réagis comme un gamin capricieux qui n’aurais pas eu ce qu’il voudrait avoir. Ca a toujours été le cas. Depuis que tes yeux se sont posé sur moi tu as tout fait pour avoir l’immortalité, le pouvoir, la richesse. Je t’ai TOUT DONNE ! TOUT ! Et je peux tout te reprendre. Jusqu’à cette immortalité que tu idolâtre tant. Tu peux me critiquer, tu peux me juger. Mais souviens-toi. C’est toi qui m’a ouvert les portes de la cruauté et de la débauche. Tu es jaloux parce qu’en 900 ans j’ai transformé 4 personnes en plus de toi ? C’est quoi hein ? C’est rien ! Rien du tout ! Tu veux continuer de me faire payer pour Saor ? De me faire payer pour Sedna ? De me faire payer pour Vincent ? Et puis quoi encore ? Tu veux partir alors casses-toi ! »

Je t’ai relâché, t’obligeant à te redresser, te poussant, violement. En rogne. En colère. Pourquoi tu étais venu hein ? Pour me faire payer ? Pour m’insulter alors que j’allais sans doute crever ? T’y gagnais quoi tu peux me le dire ? La fierté de me voir aussi bas que terre ? Détrompes-toi mon amour. Je suis faible, mais j’ai encore un peu de force. Tu me rendais fou, tu me faisais péter les plombs. Incontrôlable, en colère, j’en ai balancé le bureau sur lequel je t’avais couché quelques secondes plus tôt.

« Je t’ai jamais laissé tomber putain. JAMAIS ! J’ai perdu l’amour de mon sire pour toi ! Je t’ai suivi là où tu allais pour toi ! J’ai failli tout perdre pour toi ! T’es qu’un égoïste putain. Me balancer ça dans la gueule au moment où j’ai le plus besoin de toi, c’est dégueulasse. »

Ca l’était, dégelasse. Ta jalousie te rendait impartial, tu refusais de voir tous les sacrifices que j’avais pu faire uniquement pour toi. Juste noyé dans ta rancœur à la con. Alors reste-y Callan. Vas y, prends-la cette porte. De toute manière tu refuses de voir la vérité. Tu ne vois que ce que toi tu veux voir, alors à quoi bon ? Moi j’ai assez donné avec toi. Et pour une fois, c’est toi qui dois faire l’effort cette fois. Tu n’es plus un enfant. Tu veux être traité comme un adultes, alors fais-le. Agis comme tel.




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



March of Mephisto
I am the thorn in your side that seeks accomplishment reminding the mortal of death. I am the spore of your pride, an angel heaven sent. The master of all. You know just who I am. Don't be so distant, cause when you're lost, I am solely there to share your grief. Wailing for your sorrow is only my way to comfort you. Reminders of innocent youth, waiting for morrow. You're lonely. I name your solitude, I speak the truth.
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