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 Honey, I'm Home Feat Aindreas

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Honey, I'm Home


Qu’étais-je devenu pour toi, As ? Quelle place m’avais-tu accordés après ma disparition ? Combien de temps avait le deuil ? J’ai tant de questions que je ne te poserai jamais. J’en craindrai les réponses. Je t’ai d’abord souhaité heureux. Avec une autre si il le fallait à ton bonheur et peut être quelques enfants. Je refusais que tu portes le fardeau de ma disparition, que tu te flagelles injustement de mon sort. Il y avait des coupables, oui, mais pas toi. Lui, en premier lieu. Lui et sa vengeance. Et moi, qui en suit devenu l’instrument. Maintenant, l’idée de savoir que tu en as mise une autre dans ton lit, m’emplit d’une haine qui me révulse. L’enfant qui n’est pas le mien, assassine la mère que j’aurai pu être. Je dois en affronter les conséquences. J’y peine, à présent des questions qui apportent les souffrances du doute. M’as-tu seulement cherché ?

Elle pousse la porte de la maison, observée de si nombreuses fois. Son regard inquisiteur en a déjà fait les plans, qui se superposent à ceux inventés dans les rêves où ils vivaient tous les deux. Il n’y a personne pour l’accueillir, personne pour venir l’embrasser ou l’enlacer tendrement, personne pour lui demander comment a été sa journée. Elle a imaginé un millier de retour, jamais il était absent. Elle a pourtant fait le choix de venir quand il serait loin, incapable de savoir comment elle pourrait réagir à sa présence. Elle ne peut pas contrôler son instabilité, alors elle la prévoit, refusant d’imposer cela à qui que ce soit et surtout pas à lui. Elle ne va pas lui donner des raisons de la rejeter. Elle donnera tort à Callan. Il ne la repoussera pas, il ne la rejettera pas. Elle inspire longuement, frémissant de son odeur omniprésente. Elle s’arrête au seuil, pose une main sur chacune de ses épaules pour se rassurer. Il y a longtemps qu’elle n’avait pas été aussi proche de lui, aussi proche de le voir. Elle a tant espéré ce jour, pourquoi en a-t-elle aussi peur maintenant ? Elle soupire, passe ses doigts dans ses cheveux détachés. Tout va bien se passer. Et si elle craque, elle peut toujours disparaitre avant qu’il ne rentre. Revenir plus tard. Réessayer.

Elle avance dans la pièce un regard pour l'espace cuisine qu’elle a épié. Elle se tend, son poing se serre. Une jalousie brûlante lèche ses tripes de flammes vengeresses. Tout comme ce soir où elle a vu cette femme faire, des images macabres défilent dans son esprit. Tous montrent son corps ensanglanté, éviscéré ou mutilé. Abygaël s’en veut de cette violence, sachant qu’elle est injuste tout en ne parvenant pas à la contenir. Elle a enquêté. Elle voulait savoir qui osait prétendre à la place qui lui revenait de droit. Connaître son ennemi. Elle est à nouveau déchirée. Ses envies sanguine nourrissent des instincts meurtriers alors que sa conscience s’outre de ce qu’elle pourrait en faire. Elle se gifle mentalement, en même temps qu’elle masse ses tempes. Elle n’a pas le luxe de sombrer. Elle doit se battre, encore et toujours, ne jamais céder à ce qu’il a fait d’elle. Elle se force à respirer, une habitude pour apaiser des nerfs à vif. Ce n’est qu’ensuite qu’elle reprend sa visite, sachant la première pièce qu’elle tient à découvrir : Sa chambre, surplombant l'espace.

Ton parfum m’y guide. Je sais quelle porte ouvrir pour la trouver. Ton lit défait, tes fringues, un relan d’alcool et de fumée aussi. Des notes subtiles que je ne décelais pas et qui m’enivre un peu plus du besoin de te toucher. Je prend une de tes vestes, y niche mon nez pour me souvenir de ce que je sentais, quand je me lovais dans tes bras, ma tête contre ton torse. Je l’enfile pour ressentir ta chaleur. Si tu savais comme j’ai froids depuis que je ne suis plus mortelle. Ma carcasse s’est gelée, sitôt mon cœur arrêté. Je ne me réchauffe que sous une rage sourde, quand mes crocs percent les gorges. Il y a que là, que je me sente vivante. Ça m’effraie. Mais je me dis, qu’avec toi à mes côtés. Je pourrai combattre cette nature. Je ne serai plus seule à lutter. J’ai tant besoin de toi, Aindreas. Cette nuit plus que jamais. Je me sens vaciller depuis qu’il est venu. J’ai besoin que tu me rassures en détruisant ses vérités. J’ai besoin de t’entendre dire ces mots pour lesquels je me battue. Je me recule, jusqu’à me laisser tomber sur le matelas. Je souris, ramenant ton oreiller contre moi.

Elle reste plusieurs minutes, allongé sur le lit, les yeux clos. Elle aimerait que ce soit lui qu’elle étreint, elle aimerait que ce soit aussi simple. Qu’il rentre et qu’il la laisse juste se lover ainsi. Sans qu’il ne s’en choque, sans explications. Juste ça. Ça ne pourra qu’aller mieux ensuite. Tout ne pourra que s’arranger. Elle guérira, si il est là pour soigner sa raison. Elle sourit quelques secondes de cette naïveté presque enfantine, soupirant en sachant que la réalité sera beaucoup moins tendre. Elle l’a toujours envisagé heureux de la revoir, surprit, mais heureux. A présent qu’elle l'a vue avec la sorcière, elle se demande si elle est encore la bienvenue. Être sa femme a-t-il seulement encore un sens ? Accordes-t-il une valeur aux promesses qu’ils s’étaient faites ? Elle n’est plus sûr de le croire. Elle fait disparaître son visage contre la taie alors qu’une boule d’angoisse broie sa gorge. Elle suffoque alors qu’elle ne respire plus alors elle cherche à s’étouffer de son odeur. A s’en imprégner jusqu’à étrangler le dernier de ses doutes. Mais plus le temps passe et plus la voix dans son crâne se fait perfide. Elle a le timbre de celle de son Sire, l’ironie dans les intonations lentes. Elle s’est acharnée à survivre en vain. La preuve s’incarne dans le baiser échangé avec cette femme. Il n’y a aucun amour mortel, qui soit éternel.

Elle se redresse soudainement. Elle doit s’occuper ou l’attendre achèvera de la rendre folle. Alors elle quitte la chambre, gardant la veste, pour explorer les autres pièces, s’y attardant parfois. Elle ne délaisse de son attention tout ce qui se rapporte à cette enfant. Il n’est pas le sien, sa simple existence est une trahison à leurs vœux. Elle retourne ensuite à la cuisiner chassant le spectre de la sorcière. Ses doigts s’égarent sur le plan de travail, plusieurs fois, elle fait le tour de la pièce, avant de s’asseoir sur une chaise. Elle pioche une clope dans un paquet laissé là et l’allume en ramenant sa jambe contre elle. Elle regarde par cette même fenêtre où elle volait l’intimité de l’Alpha, à l’abri de son regard. Elle serait venue cette nuit-là, si seulement il avait été seul. Elle tire sur la cigarette, les yeux dans le vague, fixant sans vraiment voir l’extérieur. Elle écrase la clope consumée à moitié et pose ses coudes sur la table, passant ses mains dans les mèches blondes. Elle se pose, prend le temps de réfléchir. Ne ferait elle pas mieux de partir ? Est-elle seulement prête ? Elle essaie d’être lucide. Forte aussi. Elle n’a pas le luxe de se préparer d’avantage. Il ne lui en laisse pas le temps, puisque le sien, il l’occupe à la tromper. Et puis pourquoi fuir encore l’inévitable ? Elle a tenu pour l’instant qui approche. Elle l’a si fantasmé ou cauchemardé que toutes les éventualités y sont passées. Des retrouvailles passionnées et tendres, au rejet et au dégoût. Elle ne peut plus supporter les incertitudes.

Je finis par me relever, ouvrant machinalement le frigo. S’occuper les mains pour se décharger l’esprit. Je n’ai pas cuisiné depuis si longtemps. Ça n’a d’ailleurs jamais été mon fort, mais j’avais mes petits trucs. J’ignore la dernière fois que je me suis attablé pour prendre un repas. Le dernier convenable a sans doute été avec toi. Tu continues à manger, toi. Ta nouvelle nature n’a pas modifié ta condition. Un goût encore plus prononcé pour la viande, peut-être. Je souris légèrement de l’anodin de mes gestes, le dérisoire tranche avec le tragique du Monde. Je découpe quelques légumes, la lame pèle un morceau quand je revois l’éclat qu’avait celle de Callan, lorsqu’il l’apposait sur ma chair. Je referme les yeux, serre la mâchoire en même temps que mes doigts sur le manche. Je ravale la sensation qui me glace les veines, pour me concentrer sur ma tâche. Maîtriser l’effroi, continuer malgré l’horreur, se rappeler qu’à présent, je suis libre. C’est pour toi que je me suis enfui, avec l’espoir que cette nuit arrive. Tout ce que je suis, tout ce sur quoi je me reconstruis repose sur la certitude que tu ne m’as pas oublié. Que tu m’attends. Que tu m’aimes, malgré ce que je suis devenue.

NΞRIOИ
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Honey I'm home
- Aindreas An'Sionnach & Abygaël An'Sionnach -






Assis à genoux devant sa tombe, je me recueil. Déposer des fleurs sur sa tombe, je le fais toutes les semaines. Trinity n’est plus, mais Trinity persiste encore dans les yeux d’Aby. Je n’ai jamais été sentimental, mais pourtant, je le fais, par respect pour celle qui aurait dû être la mère de ma fille. Par respect pour cette femme qui n’a pas la chance de la voir grandir, évoluer. Si je parle ? Non. Je ne suis pas naïf, je sais bien qu’elle n’entend pas, mais faire ça me fait du bien, c’est déjà ça. Des fois Aby vient avec moi. Prononçant le mot de « maman » en fixant la tombe. Elle sait, elle ressent, elle grandit tellement vite. Elle commence à parler, à prononcer ses premiers mots, elle marche, elle est propre. Bientôt la petite aura deux ans. Bientôt, elle apprendra à lire, à écrire, puis, à se battre, à combattre, à devenir une louve. Soupirant je me dis qu’il y a encore le temps. Mais le temps passe tellement vite. Je m’allume simplement une clope en me redressant. Commémorer les nôtres, un truc que j’ai toujours su faire, que j’ai toujours appris. Me souvenant de ce mur à la fondation où reposer les photos de nos morts. Donc sa photo, à elle. Abygaël. Un mur que je ne pouvais plus regarder dès lors que son portrait y reposait. Ca faisait trop mal. Bien trop mal. Machinalement je plonge ma main dans mon cou, cherchant cette alliance que je ne porte plus. Que j’ai retiré il y a peu. Pour la première fois depuis sa perte. J’ignore si ça me soulage. J’ignore si je me sens mieux, mais je me suis engagé, et je compte bien le respecter cet engagement. En commençant par ça. Véritablement avancer. Trinity n’avait récupéré que des lambeaux. Lahja aura droit à l’homme, dans son intégrité.

Recrachant un nuage de fumé j’ai repris le chemin de la maison. Aby dormais chez Gabrielle, j’avais ma soirée, et pour une fois, ce n’était pas pour me déplaire. Rester seul à la maison, j’en avais besoin. Aujourd’hui ça faisait trois ans. Trois ans que je t’avais perdu. Jour pour jour. Un anniversaire qui faisait mal. Un anniversaire qui chaque année me flinguait le moral complétement. J’avais besoin de cette solitude, de passer ma soirée avec une bouteille, et de rester seul, pour ne pas penser. Ou pire, pour peut-être ressasser. Fallait vraiment que je la tourne cette page putain. Il était tant d’enterrer les squelettes que j’avais dans mon placard pour enfin continuer de vivre. Je ne pouvais pas continuer comme ça. Pas après ce temps. Pas après ces années. Je t’avais pleuré. J’avais fait des conneries. Beaucoup trop. Les cicatrices dans le creu de mes poignets en sont la preuve. J’avais eu envie de mourir quand je suis rentré, mais pas toi. J’ai eu envie d’en finir. Rongé par la culpabilité. Je n’avais pas su te protéger. Je n’avais pas su t’arrêter. Et au final, je n’ai jamais su ce qu’il t’avait fait, ce qui c’était passé. Pas de corps pour faire le deuil, pas de corps pour me certifier de ton décès. Juste des hypothèses qui au final étaient devenu une réalité pour moi. Tu étais morte. Je t’avais donné comme à chacun ce pochon d’arsenic, au cas où. J’en avais la certitude, toi aussi tu l’avais eu. Tu l’avais forcement pris quand il t’a attrapé. C’était comme ça que ça fonctionné. Si je t’ai cherché ? J’aurais voulu, j’aurais souhaité y foutre le feu à ce manoir de mes deux. Mais j’étais entre la vie et la mort. Alors c’était compliqué. Et puis, on m’en aurait empêché de toute manière.

Comme on m’a empêché d’en finir. Comme on m’a empêché de crever. Une semaine sous calmant, m’assommant comme un cheval pour que je n’aille pas au bout. Des séances chez la psy j’en ai cumulé tu sais. Parce que sans toi je n’y arrivais pas. Parce que sans toi je me sentais suffoquer dans ce 9m carré qui avait été le nôtre. Cette micro chambre que l’on partagé et dans laquelle régner encore ton odeur. Partout. Constamment. Ca m’en rendait barge. Alors j’ai fini par dormir sur le canapé de la salle de repos. Noyant ce manque au fond d’une bouteille que vidais par jour. J’ai arrêté les entrainements, j’ai arrêté de combattre. On a dit que j’étais dépressif à ce moment-là. J’éradiquais la douleur de mes recrus, et pourtant, pour la première fois depuis des années j’avais mal. Mal comme jamais je n’avais eu mal. Ca m’a flingué. Et il y a eu ce soir-là. Les hommes de McGuinness ont voulu reprendre le vieux carré. Ce coin de ville qui nous appartenait depuis ta disparition. J’étais ivre, complétement, mais j’ai pris les armes. Et je l’ai tué. Cette femme innocente. Je l’ai tué. Et je me suis enfuis. Déclenchant ce gène qui dormais en moi depuis tant d’année. Devenant à mon tour l’une de ces bestioles que je chassais depuis toujours. C’est là que je l’ai rencontré. Trinity. Elle m’a soignée. Et très vite, trop vite, elle est tombée enceinte. Elle m’a dit que nos coutumes voulaient que je l’épouse. Mais je n’ai pas pu. C’était toi ma femme. C’était toi mon unique. C’était toi. Toi et encore toi. Alors quand elle est sortie de son ventre, un seul nom est sorti de mes lèvres. Le tien, parce qu’en elle je voulais que tu persiste. Immortelle… Immortelle et en vie. Parce que j’en avais besoin. Parce que je n’avais pas pu te dire au revoir et que ça faisait mal putain. Ca faisait mal.

Alors quand j’ai poussé la porte de cette maison qui était la mienne. Cette maison que l’on avait toujours rêvé d’avoir. Cette cabane en bois, ce simple 45m carré donc on avait toujours rêvé, sans le Berger Allemand, et que je t’ai vu, je crois que mon cœur à cesser de battre un instant. J’en ai lâché la bouteille de whisky qui est venu s’exploser sur le sol, répondant l’alcool sur le planché. Incapable de bouger, incapable de parler, incapable de dire quoi que ce soit. Tu étais là, devant moi. Me fixant, dans cette chemise en flanelle qui était la mienne. Ton odeur, cette odeur qui avait envahis notre ancienne chambre était partout autour de moi. Je la reconnaissais entre mille, je ne l’avais jamais oublié. Immortelle est vivante. Ca avait été une image, mais pourtant… Pourtant c’est ce que tu étais devenue. Le manque de battement dans cardiaque dans ta poitrine en était la preuve. Qu’est-ce qu’il avait fait de toi ? Qu’est-ce que tu étais devenu ? Tu étais là, préparant à manger. Tu ne l’avais jamais fait. Tu n’en n’avais jamais eu l’occasion et même quand tu créchais encore dans ton appart’ pourris en haut de la librairie tu ne faisais jamais à manger. Refusant constamment de devenir le cliché de la femme de maison parfaite. Pourtant c’est ce que tu faisais là. Depuis quand t’avait-il mordu ? Depuis combien de temps ton cœur avait cessé de battre ? Le passé qui revient, les visions de cette soirée-là. Je te l’avais donné putain ! Je te l’avais donné ce pochons d’arsenic j’en étais sûre ! Qu’est-ce qu’il t’avait fait subir ? Qu’est-ce qui t’étais arrivé ? J’aurais pu venir te chercher, j’aurais pu venir te sauver… Mais je n’ai rien fait… Je n’ai rien pu faire…

« Qu’est-ce qu’il t’as fait putain… Ca fait trois ans aujourd’hui… Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? »

Pourquoi là alors que River Crow été partie en cendre deux ans plus tôt ? Pourquoi là alors que tous avaient pu retrouver un sentiment de liberté ? Pourquoi que maintenant ? Trop de questions. Tellement de questions. Déchiqueté entre cette envie de venir te prendre dans mes bras, et cette envie que tu partes. Loin. Loin de moi. J’allais reprendre ma vie en main. Pourquoi maintenant ? Pourquoi tu n’étais pas revenu plus tôt ? Pourquoi t’avais attendu ? Trop de questions, bien trop de questions. Expliques moi, réponds-moi. J’aurais pu te sauver putain… J’aurais pu… Mais on m’en a empêché. Je n’ai rien pu faire. Je ne comprenais plus rien. Tellement plus rien. Incapable de bouger, incapable de réagir, je restais là comme un con… Attendant que tu parles. Que tu m’explique. Que tu me donnes des explications. J’avais besoin de savoir… J’avais besoin… De comprendre…




©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



Irish's Alpha
I WAS BROKEN FROM A YOUNG AGE, TAKING MY SOUL INTO THE MASSES. WRITE DOWN MY POEMS FOR THE FEW, THAT LOOKED AT ME, TOOK ME, SHOOK ME, FEELING ME. SINGING FROM HEART ACHE FROM THE PAIN. TAKE UP MY MESSAGE FROM THE VEINS. SPEAKING MY LESSON FROM THE BRAIN. SEEING THE BEAUTY THROUGH THE PAIN.



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Honey, I'm Home


Elle l'entend rentrer. Bien avant de le voir. Elle doit se raccrocher au plan de travail pour ne pas trembler, pour rester droite et ne pas laisser une vague de sentiments brûlant lui faire perdre un contrôle déjà bancale. L'écho de ses pas est celui de son cœur qui ne bat plus. Elle peut écouter le sien, apaiser d'un rythme vivant et palpitant calme puisqu'il ignore encore sa présence. A moins qu'il ne la sente, comme elle sent son parfum, de nouveau familier de part la veste qu'elle porte toujours. Elle a oublié qu'elle la portait. Peut être que si elle s'en rendait compte, elle pourrait sourire de ses habitudes qui ne se perdent pas. Il approche et elle veut fuir, un instant heurté par la réalité. Celle que Callan a tissé au fil des années, où Aindreas la repousse, écœuré de ce qu'elle représente. Il ne la verra plus elle. Mais son échec à la protéger. Il ne la serra pas dans ses bras en une tendre étreinte, il la repoussera d'avoir survécu. D'être devenu ce qu'ils combattaient ensembles. Cruelle ironie puisque c'est ce qui les séparera. Ses phalanges blanchissent sur le manche d'un couteau qu'elle serre toujours. Elle ne cuisine plus, elle se perd dans ses vertiges de peur qui la fracasse contre les vestiges de son humanité. Elle étouffe de ne plus respirer.

Je sursaute quand la bouteille s'écrase au sol. Je contemple ce repas que je voulais faire, mais qui n'est qu'un amas de viande, que la lame que je tenais à ravager. Même si je le voulais, je serai bien incapable d'être une bonne épouse au foyer. J'inspire, c'est ridicule, mais je le fais. Putain, As... T'es là. Juste derrière moi. Sais tu combien de fois j'ai imaginé ce moment ? Combien de fois je l'ai fantasmée au point de pouvoir sentir ton odeur dans la pièce ? Chaque fois... Chaque fois que je me retournais, tout s'effaçait. Y comprit ton ombre. L'hallucination disparaissait et me laissait disloqué de ton absence. Mais cette fois... Cette fois tu es là. Je le sais. C'est réel tout ça. J'ai... J'ai qu'à me retourner pour m'en persuader et Je le fais. Je me contrôle pour feindre l'assurance que je n'ai pas, cette désinvolture qui cache l'angoisse qui me ronge. Putain, t'es là.

Il se serait tut, qu'elle serait encore à l'observer. A détailler chacun de ses traits pour les apprendre de nouveau. Peut être aussi pour s'assurer qu'elle ne voit pas au travers et qu'il n'est pas juste un spectre, surgit de ses souvenirs. Mais il parle. Il brise tout ce qu'elle s'était imaginée, de cette question qu'elle n'a jamais supposé. Pourquoi ? Elle pourrait en rire si ça ne lui faisait pas si mal. Pourquoi maintenant ? Sans doute parce que la notion du temps l'avait quitté après quelques mois sans voir le soleil, sans doute parce que les dates et les anniversaires, mêmes funestes, n'avait plus aucune tangibilité. Plus rien de concret. Une part d'elle est convaincue, dès qu'il le matérialisme, qu'elle le savait. Inconsciemment, elle le savait. Pourquoi cette nuit, sinon ? Elle refuse un pragmatisme naturel qui la pousse vers un simple hasard. Blessée autant par ses mots que par son immobilité rigide, elle se recule d'un pas; après en avoir fait un vers lui, plus tôt et sans le réaliser. Elle s'allume une clope de ce paquet qui traine encore, la glisse entre ses lèvres après avoir ramené une de ses mèches blondes derrière son oreille. Elle essaie de savoir ce qu'elle ressent, dans ce tourbillon qui l'a fait flancher. Trop intense. Trop violent. Ce qu'elle avait idéalisé durant son enfermement, se heurte brutalement au regard d'Aindreas. Elle y lit ses questions qu'il ne pose pas, écrasantes de doute. Où est sa tendre étreinte et son amour ? L'éclat de joie et l'heureuse surprise ?

-Je savais que tu ne viendrai pas. Elle attaque, puisqu'il la pique de sa réaction. - Je le savais parce que tu m'avais bien formé. Préparé avec cette vérité qu'on valait moins que la cause qu'on défendait. Je le savais... Mais ça ne m'a pas empêché de l'espérer. Au début, on se raccroche à tout ce que l'ont peut. Elle sourit, sans joie et sans bonheur. -Il m'a fallut du temps cependant, pour vraiment le comprendre et cesser d'y croire. Tu ne viendrai pas. Jamais. Même pour moi tu n'irai pas à l'encontre de la raison, tu ne bravera pas la certitude de ma mort pour un et si... Alors j'ai essayé, par moi même. ça prend du temps aussi . Elle rit maintenant, sobrement et sans éclat, celui qu'elle n'avait jamais eut avec lui. Mais l'est il encore de l'accueillir ainsi ? - J'en ai perdu encore un peu à attendre que ton lit soit vide. Elle aurait pu dire sa maison. Mais ça n'aurait pas été vraiment juste et le message n'aurait pas été le même.

C'est là que je devrai te dire que tu m'as bien donné le pochon, mais qu'il m'a arrêté avant que je le prenne, que le manoir est tombé, mais pas les murs qui me retenaient. Que l'enfer à continué, après les bombes tombées. Me justifier,  t'expliquer, t'accorder un délai pour encaisser... Mais tu ne m'en donne aucun avant de me juger. Ton regard n'est pas celui que j'attendais... Tu ne me regardes pas comme ta femme qui regagne enfin le foyer, mais comme sa dépouille qui t'es ramené. Tu y penses, n'est ce pas ? A elle. A celle avec qui tu m'as oublié. Est ce qu'elle est une des raisons qui te pousse à te tenir loin de moi, alors que j'ai besoin de tes bras ? Ne me forces pas à te le demander... Tu dois bien le voir que je suis en manque de toi. J'ai besoin de toi, putain. J'aimerai te le crier, mais je le tais.

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Tu ne sais pas ce que tu dis. Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu n’en sais rien du tout. Tu parles. Mais tu ignores tout. Absolument tout de ce que j’ai enduré, de cette souffrance, de ce mal que ta perte a pu me faire. Mes poignés encore marqué de cette tentative de suicide violente que je m’étais infligé avec ce cul de bouteille. Tu n’étais pas la quand le sang a coulé, à flot. Je voulais mourir, et je n’avais pas envie de me rater. Mais je n’étais jamais seul. Alors ils ont pu me sauver. Ensuite ? Y’a eu les innombrable séances chez la psy, Cami. Mais ça ne servait à rien. Le seul qu’a su m’aider quelque peu c’était Howa. Ce type rencontré à la salle de boxe. Parce qu’il ne jugeait pas. Il ne cherchait pas à comprendre. Mais les autres ? Leurs regards, leur crainte. Les « comment tu te sens ? » à répétition. Alors tais-toi ! Tais-toi, tu n’étais pas là. Arrêtes tes conneries ! Je t’ai cherché putain ! J’ai voulu y aller. C’est eux qui m’en ont empêché. C’est eux qui n’ont pas voulu. Moi j’ai tenté, j’ai tout fait pour. Mais j’étais instable, incontrôlable. Comme cette fois où j’ai embarqué deux barriques d’essences pour aller foutre le feu au manoir. C’était du suicide. Je ne savais plus ce que je faisais. Je ne pensais qu’à une chose, te sortir de là, mais à chaque fois on me retenait. Quand je n’étais pas défoncé ou complétement comateux à cause de l’alcool, je ne pensais qu’à ça. Venir te chercher. Ca m’a hanté durant des semaines ! Jusqu’à ce jour où ils en ont eu marre. Où ils ont creusé ta propre tombe, histoire de m’aider à faire ce deuil. Alors non, tu ne sais pas de quoi tu parles ! T’es mots sont complétement faux. Comment tu peux penser ça ? Tu crois vraiment que je t’aurais laissé crever ! C’est ce que tu penses ? C’est que tu ne me connaissais pas si bien que ça on dirait.

Involontairement je t’ai fusillé du regard quand tu as parlé de Lahja. J’avais envie de te sauter à la gorge, mais je n’ai rien fait. A quoi tu t’attendais ? A ce que je vienne te prendre dans mes bras, soulagé de te savoir encore de ce monde ? Ca n’avait rien à voir avec ta condition. Moi non plus je n’étais plus très humain tu sais. Moi aussi, je l’ignorais à l’époque, mais j’étais tout sauf normal. Alors non, ce n’était pas ta condition qui me freiné. C’était autre chose. C’était plus profond. J’avais mis du temps à tourner la page, du temps à apprendre à vivre sans toi. Même aujourd’hui c’était encore douloureux. Cette date, elle me faisait mal, à chaque fois, je la redoutais, bien plus que les autres. Je m’enfermais, tous les ans, refusant de voir du monde. Refusant de parler. Mon peuple respectait ce choix d’ailleurs. Je restais tout seul, à tiser du whisky dégelasse pour soigner des plais qui se rouvraient, constamment à la même date. Je venais fraichement de retirer cette alliance que je portais autour du cou. Déterminé à réapprendre à vivre, entièrement. A donner mon cœur, je m’étais donné l’autorisation d’être heureux dans les bras d’une autre. Dans ses bras à elle. Elle me faisait du bien. Elle faisait même plus que ça. Elle m’avait envouté je le reconnais. Mais qu’est-ce que j’aurais dû faire hein ? Continuer de chialer sur ton fantôme ? T’aurais fait quoi à ma place ? Dis-le-moi au lieu de juger ! Au lieu de parler sans avoir conscience de tout ce que j’ai enduré. La souffrance, j’avais oublié ce que c’était depuis des années avant toi ! Déstabilisé je n’osais même pas faire un pas dans ma propre maison. J’en arrivais à détester les autres de m’avoir empêché de venir. Les accusant, les rendant responsable. C’était injuste, mais c’était plus simple.

T’avais souffert, il t’avait sans doute brisé, et tout ça parce qu’on n’a pas voulu me laisser sauter dans la gueule du loup. Mais aujourd’hui, c’était moi le loup. Je voyais les choses différemment, sous un autre angle. Hésitant, déchiré entre cette envie de te donner ce que tu espérais, et cette volonté de rester là, loin de toi. Pour elle. Par respect pour elle. C’était trop tard. Tu arrivais trop tard. C’était une vérité cruelle que je tentais de me foutre dans le crâne. Hier j’enlevais cette alliance, et c’est ce moment que tu choisie ? Essayant d’y voir une quelconque persécution à la con. Je voulais te crier dessus, te déchirer comme j’avais été déchiré. Mais j’étais incapable de bouger. Incapable de te faire du mal. La vérité est que j’avais brulé avec toi ce jour-là. Ce jour où on m’a conduit sur cette tombe vide. J’avais chialé comme un gosse, incapable de contrôler toutes ces larmes, incapable de te laisser partir. Ca faisait mal, trop mal. Je crois que j’avais crié, je crois que j’avais hurlé. Rouvrant ces plaies sans le vouloir en tapant dans cette pierre tombale improvisé en me demandant pourquoi toi. J’aurais voulu que ce soit moi. J’aurais donné n’importe quoi pour prendre cette place. Mais on avait besoin de moi. C’est ce qu’ils disaient. Besoin de moi ? Je n’étais rien d’autre qu’un déchet à ce moment. Incapable de diriger. Incapable de prendre les bonnes décisions. J’ai fait un pas finalement, me tirant une chaise pour me poser dessus, t’invitant à t’assoir en face de moi, m’allumant une clope. Je voulais crier. Mais je n’ai rien fait. Ce n’était pas ta faute. Ce n’était pas la mienne. On faisait quoi avec ça, tu peux me le dire ?

« T’en sais rien si je t’ai cherché où pas. Tu sais pas ce qui s’est passé. T’as aucune idée de ce que c’était de retourner à la fondation, de dormir dans cette piaule pourave qui était la nôtre. Tu sais pas ce que j’ai vécu alors arrêtes. J’ai tenté de venir. J’étais prêt à tout. Mais on me shootait aux calmants pour m’assommer. Ils m’en ont empêché Aby, parce que je voulais crever. Parce que je refusais de continuer sans toi. Et ça, que tu me crois ou pas, c’est ce qu’il s’est passé. »

C’était la véritable histoire, celle qui s’était réellement déroulé et non pas celle que tu t’étais inventé pour certainement rendre la situation plus simple. Relevant ma manche, je t’ai montré cette cicatrice qui ne s’était jamais estompé. Autant dire que j’y avait été très fort. La toubib’ avait pu voir les tendons tellement je m’étais tranché profond. Je ne savais pas comment te survivre. Je ne savais pas comment faire sans toi. J’étais largué. Alors j’ai pris de la cock, j’ai picolé, j’ai pété les plombs putain. Tirant sur ma clope, j’ai attrapé la bouteille, nous servant deux verres qui trainaient sur la table, sans prendre la peine de les nettoyer. En faisant glisser un jusqu’à toi avant de boire le mien cul sec. Inspirant profondément, te regardant sans vraiment le faire. Pas à l’aise, perturbé, choqué aussi sans doute. Qu’est-ce que tu voulais que je te dise ? Que j’avais continué ma vie sans toi ? Comme ça ? C’était faux. Alors je n’allais pas te raconter de la merde pour te faire plaisir. J’avais bien compris que tu m’avais vu avec elle. Que tu m’avais observé. Sans doute même pas qu’une fois, attendant le bon moment pour te pointer chez moi. J’ai regardé la cuisine, la viande, la chemise que tu portais. T’avais fait le tour à ce que je vois. T’avais fait comme chez toi.

« Tu m’observais hein ? Lahja et moi c’est… Tout récent si ça peut te soulager. Tu voulais que je fasse quoi ? J’ai fuis River Crow avant les bombardements. Quand j’ai muté, j’ai fuis. Tout simplement. Et j’ai laissé cette ville bruler. Si je regrette ? Non. Le seul regret que j’ai c’est de ne pas avoir été aider mes anciens potes. Mais j’allais avoir un enfant, j’avais une meute à protéger. Je n’avais pas envie de les mettre en danger. On peut m’en vouloir pour ça, je m’en fous. Mais là seule que je n’ai pas laissé tomber c’est toi. Penses le contraire si ça t’aide mais sache que tu ce n’est pas le cas. »

Je te parlais, calmement. Sans m’emporter. Te disant les choses comme elles sont. Simplement. Tu étais là pour avoir des réponses alors je te les donnais. Libre à toi d’en faire ce que tu voulais, mais j’étais franc. Ca on ne me le retirera jamais.





©️ Fiche codée par Aindreas An'Sionnach



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