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 We don't need the light, we'll live in the darkside (ft. Killian)

♦ Humain ♦
survivant des limbes
Keira Young
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We don't need the light, we'll live in the darkside
Killian McGrath & Keira Young

 
« Beneath the sky As black as diamonds We're running out of time Don't wait for truth To come and blind us Let's just believe their lies Believe it, I see it I know that you can feel it No secrets worth keeping So fool me like I'm dreaming  Take me through the night
Fall in to the dark side We don't need the light We'll live on the dark side»

Onguents et préparations... Personne n'aurait pu prédire que l'impétueuse blonde serait capable de se focaliser suffisamment pour apprendre de nouvelles choses, qui appartiennent pourtant souvent au passé. L'art des plantes, l'oubli de leur vertu. Elle en soupire parfois. Revenue, par la force des choses, à un mode de vie ancestral, qui se contente du minimum, en regrettant le faste qu'elle a pu avoir en la présence de Callan. Elle en soupire d'ailleurs, lorsqu'elle remarque le mal qu'elle possède, à se défaire de son empreinte. Trois années pourtant, ont filé comme des prostituées une fois payées. Mille quatre vingt quinze jours écoulés, pour un résultat bien pathétique. Elle n'est rien d'autre qu'esclave de ses craintes, sans parvenir à entièrement retrouver ce qu'elle était avant d'arriver en Irlande. Elle craint oui... Non pas les vampires. Pas même le vampire. Ce qu'elle craint, c'est plutôt ce qu'elle est devenue à cause de son emprise. Elle la rejette... Tout autant qu'elle l'embrasse. Incapable de se délester de ce qu'il a apposé sur ses épaules. Elle tente pourtant. Armée de cette faux de fortune, de toute sa bonne volonté, mais surtout d'une noirceur qu'elle ne peut quitter. Chaque cauchemar la ramène entre ses draps, entre ses bras. Chaque souffle, la pousse à s'éloigner de cette influence néfaste. Illusion éternelle, qu'elle salue d'un mouvement d'humeur sec. Merde! Le fracas du bol qui s'écrase au sol n'améliore pas son humeur, qui devient plus exécrable encore. La blonde parvient à se couper, en récupérant les débris de l'objet. Liquide carmin, qui vient perler à son doigt et qu'elle observe, dans une hypnose étrange. Le sang. Son sang... Pulse dans ses veines, mais l'image la ramène de nouveau, dans ce passé qui ne la quitte jamais. Elle le maudit une fois de plus, avant de se redresser. Son regard s'écrase sur les bandages qu'elle fabrique, pour en enrouler un autour de son index. Elle enfourne ensuite le tout dans un sac de fortune, enfin prête à quitter sa masure.


Riverdall n'est pas si loin. Quelques pas à mettre l'un devant l'autre, pour trouver ses semblables. Qui lui semblent pourtant si différents maintenant. Loin se trouve, la dynamique et sociable australienne, qui se délectait d'un entourage divers et varié. Elle cherche désormais la solitude et évite autant que possible à fréquenter ces humains. Si similaires... et pourtant incomparables. Alors elle profite du voyage, pour se préparer, à affronter les pires créatures de cette île... Ceux qui peuvent la juger. Ceux qui peuvent la plaindre. Ceux qui penseront savoir mieux qu'elle, ce qu'elle devrait faire pour se débarrasser de ses démons. Ce sont finalement ceux qu'elle craint le plus. Alors à l'approche de la ville, elle frissonne, observe les ombres des barricades la gorge sèche, sans savoir si elle va finalement se résoudre à y entrer. Alarme probablement stérile, paranoïaque même alors qu'elle reste là, à observer la vie s'écouler autour d'elle, sans qu'elle ne parvienne à se sentir mieux. Comme étrangère, dans un pays dont elle ne comprendrait pas la langue. Pourtant elle a franchi les murs de la ville, sans se sentir plus à l'aise. Etrange sensation qui la prend, alors que le monde tourne autour d'elle. Elle s'arrête, au milieu d'une place, observant les alentours sans savoir ce qu'elle cherche pourtant. Quelqu'un? Elle scrute les visages, incapable de ne pas laisser une once de doute la prendre. Cette impression, de retomber dans un piège, comme plus de vingt ans plus tôt, lorsqu'elle avait rencontré sa destinée, en pénétrant à River Crow, ne la quitte pas. Son estomac se retourne une seconde, elle est à deux doigts de s'épancher, face au malaise qui la prend soudain alors qu'elle sent le malaise poindre. Pas encore. Pas cette fois. Cette ville n'est pas la même. Cette ville n'est pas celle qui l'a vu tomber. Cette ville n'est pas River Crow.


Foie au bord des lèvres, elle sent la bile remonter, son repas frustre reprendre le chemin inverse et elle titube, jusqu'à apposer sa main sur le mur le plus proche. Elle s'empêche de tomber, difficilement, doigts crispés sur les briques poisseuses. Et pourtant la blonde ne peut échapper à l'inévitable, alors que ses fluides s'étalent au sol dans un haut le cœur sonore. Des chaussures sont dans son champ de vision, elle ne s'en préoccupe pas, trop ancrée dans son embarrassant déballage. Tout s'arrête finalement, aussi vite que monté, le malaise s'estompe, pour s'évanouir dans un dernier crachat. Et finalement elle se redresse... pour s'ancrer dans des pupilles, probablement propriétaire des chaussures précédentes. Euh... Salut! Elle rougit soudainement, lorsqu'elle se rend compte de son épanchement salissant. Désolée... Qu'elle marmonne finalement avant de détourner le regard. Sa mâchoire se serre, elle comprend que sa présence sera jugée d'autant plus rapidement maintenant...
(c) DΛNDELION
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♦ Humain ♦
Génie de Riverdall
Killian K. McGrath
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We don't need the light, we'll live in the darkside

Keira Young | Killian McGrath




J’aimais bien jouer les solitaires et grimper sur le toit de la bâtisse la plus haute de Riverdall. Je m’asseyais sur les tuiles chaudes et je contemplais la vue, non seulement sur notre communauté tout entière, principalement sur ce que l’on pourrait appeler la place principale de Riverdall, mais également au-delà du mur qui entourait notre village, sur ces terres que la plupart jugeaient dangereuses, habitées par bon nombre de créatures hostiles. J’avais ramené une bière, pas très fraîche, malheureusement, et un joint qui me permettrait de planer à la même hauteur que la population. Je fumais pas mal de bédos en ce moment, au point que même mes yeux ne s’injectaient plus du liquide carmin. Il fallait bien que je calme mes esprits, que je tamise un peu mes pensées qui avaient tendance à s’exciter trop rapidement.

Des enfants qui jouent dans la cour. Des gens qui discutent comme s’ils se trouvaient dans un quartier résidentiel d’un monde tout à fait normal. Ceux qui s’occupent du potager. Ceux qui nourrissent les poules et les chevaux. L’équipe de raid qui revient avec des provisions, des boîtes de conserves, des céréales, des médicaments. L’équipe des dons qui partent avec les poches de sang fraîchement récoltées pour nos « amis » les vampires. Ils avaient beaucoup de poches à livrer, aujourd’hui… Pourtant je leur avais dit qu’il fallait attendre au moins deux mois entre deux prélèvements sur une même personne. Au moins. C’est aux vampires de s’adapter, pas à nous. Mais ce sont des affamés… Et les nôtres vont finir par crever à ce rythme-là. Qu’ils aillent bouffer le sang des gardes de Tullamore, ce sera plus rentable.

Bref, je voyais tout depuis mon perchoir, et personne ne semblait me remarquer. Je savais pratiquement tout ce qu’il se passait et je pouvais veiller sur la population de ma communauté. Si un événement étrange se passait, je pouvais le gérer ou le reporter. Comme lorsque cette femme pénétra au sein des murs de notre village, les cheveux d’une blondeur qui passait difficilement inaperçue. Cette femme que je n’avais jamais vue, alors que je pensais connaître au moins de vue tous les miens. Au départ, elle n’a pas l’air d’être très à l’aise, puis elle semble ne même pas savoir ce qu’elle fait là. Après tout, que viendrait faire une femme seule ici ? Cherche-t-elle quelqu’un ? A-t-elle besoin d’aide ? Je la vois regarder autour d’elle, sans avoir cette lucidité totale dans le regard. Elle n’a pas l’air d’aller très bien, et pourtant elle n’a pas particulièrement l’air de chercher de l’aide. Elle a l’air mal en point, mais pas désespérée. J’éteins mon joint et le cale entre deux tuiles avant de décider de me lever. Je me faufile par la fenêtre, descend les escaliers de pierre et salue les gens que je croise.

« Ton bras va mieux, Killian ? »
« Euh… oui, je crois. » Je m’en fous, à vrai dire. Et lui aussi. Des discussions pour combler ce silence qu’il trouve probablement malaisant. Moi pas, j’aime bien le silence. « Tu connais la femme dans la cour ? Elle a pas l’air bien. »
« La femme dans la cour ? Il y a plein de femmes ici, Killian, tu devrais sortir un peu plus de chez toi… »
« Ouais, c’est ça. À plus. »

Nous sommes dans la maison commune, tout le monde peut venir ici. C’est ici qu’on garde les réserves de nourriture et qu’on trouve l’infirmerie, entre autres. Ici que je passe beaucoup de mon temps, quand je ne suis pas chez moi, dans cette cave que j’ai transformée en laboratoire un petit peu douteux. C’est dans ce laboratoire justement que je me suis renversé de l’acide sur la peau de mon avant-bras, qui porte maintenant quelques jolies petites brûlures…  Ce qui ne me tue pas me rend plus fort, n’est-ce pas ?

Je sors de la bâtisse et cherche du regard cette chevelure flavescente, que je vois tanguer autour de la fontaine au centre de la cour. Elle n’a pas vraiment l’air de tenir en équilibre sur ces deux jambes. Pourtant, elle ne paraît pas ivre. Me trompé-je ?

« Tout va bien, Madame ? »

Je veux m’approcher d’elle, mais c’est elle qui finit par s’approcher de moi. Sans m’avoir entendu, sans même me voir. Sourde ? Aveugle ? Ou juste confuse ? Des étoiles qui roulent dans ses yeux. Le teint plutôt blafard, et surtout, ce son étrange qui racle sa gorge, voire son estomac, qui ressemble bizarrement au réflexe laryngé… Elle se penche et pose une main contre le mur de la bâtisse à côté de moi. Merde elle va vomir…

Elle a vomi. Sur mes chaussures.

« Je confirme. Vous n’allez pas très bien. »

Je fais un pas de côté pour éviter qu’elle en mette à l’intérieur de mes chaussures cette fois-ci et je me permets de passer une main dans la blondeur de sa chevelure pour retenir sa tignasse en arrière et éviter que son chyme vienne souiller ses fils de kératine. Après s’être vidée de tout fluide digestif, elle semble revenir plus ou moins à elle et se redresse, me saluant tout en semblant prendre connaissance de la situation. Elle s’excuse, les pommettes rougissant, preuve que ses esprits lui étaient à peu près revenus. Je secoue rapidement la tête, comme pour lui dire qu’il est inutile de s’excuser. Ce genre de choses arrive… de temps à autre.

« Dites-moi… Qu’est-ce qui vous arrive ? »

Je lui prends la main et l’emmène à l’intérieur de cette bâtisse dans laquelle se trouve l’infirmerie. Je pousse une porte pour que nous débouchions dans une pièce ou personne ne viendrait perturber davantage cette femme. Près de l’évier, je m’empare de papier pour essuyer mes vieilles chaussures, tout en prenant la parole.

« Asseyez-vous ici. » je fais en lui tirant une espèce de fauteuil. « Comment vous vous sentez ? »

Il valait mieux évaluer son état… Elle n’avait pas l’air mourante, mais son état n’avait rien d’enviable non plus. Et je ne souhaitais pas particulièrement qu’une épidémie de gastroentérite frappe la population de Riverdall. Alors je me contentais de sourire et d’attendre la réponse. Il était vrai que je posais beaucoup de question… Mais j’étais curieux…

« Qu’est-ce que vous faites ici ? Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ? Il me semble que c’est la première fois que je vous vois, à Riverdall. »

Pourtant, il s’agissait bien d’un humaine, à en constater le contenu de son estomac.  Je lui souris, histoire de ne pas la mettre mal à l’aise. Même si j’avais moi-même de la peine à ressasser les événements qui venaient de se passer sans froncer des sourcils…

NΞRIOИ



Hypocritical, egotistical, I don't wanna be the parenthetical, hypothetical, working onto something that I'm proud of, out of the box, an epoxy to the world and the vision we've lost. I'm an apostrophe, I'm just a symbol to remind you that there's more to see, I'm just a product of the system, a catastrophe, and yet a masterpiece, and yet I'm half-diseased, and when I am deceased, at least I go down to the grave and die happily, leave the body of my soul to be a part of me. I do what it takes…
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