The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 In restless dreams I walked alone (ft. Ohanzee)

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In restless dreams I walked alone
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Ses pas atteignent bientôt Cork. Presque machinalement, il a suivi l'impulsion, pour arriver en terre des sorciers. C'est malsain, probablement dérangeant, puisqu'il n'est pas là pour de bonnes raisons. Il veut simplement la voir. S'imprégner de sa beauté encore un peu. Juste l'observer, à défaut de pouvoir faire plus. La savoir vivante, le dérange autant qu'il s'en délecte. Son cœur souffre de l'avoir vu. Mais souffre encore de ne plus la voir désormais. C'est la raison de sa présence ici. Très tôt dans la matinée. Le jour ne pointe que très légèrement le bout de son nez et il remonte son col, dans la fraîcheur de l'Irlande. Cigarette au bec, il observe les alentours, sans trop savoir où aller désormais. Sens de l'orientation aléatoire, parfois bon, souvent désastreux, il se retrouve de nouveau à battre la campagne. Sourcils froncés, agacement visible dans ses gestes hachés, mais il continue d'avancer, l'oeil alerte, prêt à trouver le moindre indice quand à la direction à prendre pour retrouver la ville de Cork. Entre ses jambes, le moteur de sa moto piaffe d'impatience, alors il décide, prend un chemin au hasard, pour simplement cesser cette inertie qui est à deux doigts de le rendre fou. La route défile sous ses yeux, mais rien ne lui indique qu'il est sur le bonne. C'est d'une stupidité à faire peur, que de se retrouver à nouveau esclave de son incapacité à se diriger efficacement. Un grognement quitte ses lèvres alors qu'il s'arrête encore. Pupilles qui cherchent, mais ne trouvent rien d'autre qu'un silence étrangement dérangeant. Rien ne traîne autour de lui. Pourtant quelque chose le perturbe. Il n'est pas seul, de ça il pourrait jurer.


Il quitte son destrier, éteint son moteur pour se concentrer plus intensément, comme pour trouver ce qui le dérange, munis d'un espoir proche de la folie. Ce n'est pas la jolie blonde qui viendra déranger la quiétude de ce silence très matinale. Plutôt l'une de ces autres créatures. Pourtant son cœur s'emballe, il sent une cavalcade commencer. Comme une espérance, qui ne se verra pas exaucée. Il la cherche, des yeux, mais sa vue n'est pas aussi bonne qu'il le voudrait. Les affres de la nuit traînent encore dans le ciel, la noirceur l'entoure et c'est pour cela qu'il reste définitivement perdu. Un juron quitte ses lèvres, alors qu'il quitte son destrier, pour observer les alentours un peu plus en détails. Quelques pas l'éloignent, puis il revient pour mettre en route son système de sécurité fait maison. Cette moto devient son seul bien désormais. Son esprit divague de nouveau, repart dans ce passé qui le fait tant souffrir pourtant. Ses yeux se brouillent et il sent la colère monter en même temps que ces larmes qu'il refoule et renvoie au fin fond de son âme d'une grande inspiration difficile. Gorge douloureuse alors qu'un sanglot vient s'y accrocher. Rageur, il s'avance d'un pas agressif vers un bosquet non loin. Aveuglé dans sa révolte, il n'observe pas ses pieds, il ne regarde pas. Grogne et marmonne dans une impulsivité qui lui ressemble bien.


Et il s'étale finalement au sol. Trébuche sur un obstacle qu'il n'a pas avisé auparavant. Et dans sa chute il tape du poing et ronchonne une fois de plus, incapable de taire la frustration qui naît chaque seconde un peu plus. Il roule finalement sur le dos et reste un peu plus longtemps allongé, presque à se remettre en question quand à sa présence ici. Elle n'a finalement ni queue, ni tête. Il ne devrait pas être là. A pourchasser sa chimère comme le moindre pathétique amoureux. Plan stupide, qui le pousse à se retrouver au milieu de nul part, les quatre fers en l'air, à côté d'un... homme? Son regard a glissé sur l'obstacle qui l'a fait chuté et la surprise peint bientôt ses traits. Suffisamment pour qu'il se redresse et se relève même pour observer la silhouette étendue sur le sol. Un homme oui. Nu... aussi. Et la colère du danois fond, pour laisser ses lèvres s'étirer dans un petit sourire, mi moqueur, mi amusé. Ses bras viennent se croiser sur sa poitrine et du pied, il vient tâter l'immobilité. Eho? Y'a quelqu'un là dedans? Il rit de sa propre blague stupide, avant de finalement s'accroupir devant lui. Le djinn tend la main, réfléchit une seconde sur la probabilité que le corps soit toujours en vie. Un mouvement semble visible, une respiration probablement alors ses lippes s'élargissent un peu plus. Ses doigts se tendent, il s'approche de la peau, qu'il caresse de façon aérienne. Ses pouvoirs restent pour l'instant éteint, alors qu'il hésite. Le discours de sa blonde préférée résonne encore toujours un peu dans un coin de son esprit quand il ne sait pas quoi faire. Quitte ma tête skat, tu vas me rendre fou... Cette fois il marmonne, dans sa barbe, dans sa langue natale, toujours dans l'indécision quand à la suite.
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Eho ? Y'a quelqu'un là-dedans ?

S'il y avait quelqu'un, tu n'en étais plus tout à fait certain. Quelque chose sûrement, quelqu'un en revanche… tu ne pourrais pas le jurer. Une bête, au mieux un animal sauvage et dangereux. Ça d'accord. Mais quelqu'un…

Et d'un mouvement qu'on t'impose, avec un pied qui ne t'appartient pas, une semelle rugueuse venant érafler ta peau nue, tu as recommencé à entendre des chants lointains. La silhouette de l'un de tes ancêtres se matérialisant sous tes paupières semi-closes. Fort. Vaillant. Le visage peint. Des mèches de ses cheveux bruns se soulevant au rythme frénétique de ses pas de danse. La terre se transformant en poussière au rythme tapageur et ombrageux des tambours. Le corps pris dans des vêtements d'apparat, faits de plumes, d'un harnais, de manchettes et de bracelets de chevilles, de mocassins fourrés, un tourneur à la main. Rien de moins que la tenue traditionnelle. Ton danseur se mettant à virevolter et à faire des pirouettes sur lui-même. Encore et encore. Comme en transe. Les nuages dans le ciel l'entourant jusqu'à le rendre invisible. La voix des esprits accompagnant chacun de tes voyages nocturnes, les racines de ton peuples grandissant et s'ancrant toujours un peu plus profondément en toi. Par le biais de ces rêves que tes pairs auraient plutôt tendance à qualifier de visions.

Juste à cause de ce maudit détail. Celui qui changeait tout selon eux, d'après vos rites. Vos croyances. Celles qui voulaient que lorsqu'un animal apparaissait et adoptait un individu, autrement dit toi, alors ce dernier lui conférait certains pouvoirs. À ceci près, que ce maudit cheval dont les naseaux s'amusaient à te souffler dans la figure commençait à te les briser. Animal totem. Que d'après Bly, tu contraignais à être ton captif. Le brimant, de la même façon que tu bridais tes instincts.

En même temps, tu ne savais plus faire autrement. Par facilité. Par peur de laisser ressurgir ta véritable nature. Libre. Ouvert aux autres. Indomptable et fougueux. Impulsif aussi. Ne supportant plus qu'on t'enferme ni qu'on te dicte ta conduite. Pourtant tu obéissais. Ne défiant jamais véritablement l'autorité des tiens, qu'importe que tu joues la provocation puisque ça n'allait pas chercher plus loin. Juste tu te vengeais. Du mal qu'on t'avait fait, tant pis s'ils n'y étaient pour rien. Tu avais besoin de respirer. Réfractaire à toute forme d'amour, de compassion ou de pitié. Tu voulais qu'on te respecte. Est-ce que c'était trop demander ? Qu'on arrête de te traiter comme un enfant qu'il fallait à tout prix protéger. Raison pour laquelle on n'essayait sans doute plus de te maîtriser par soir de pleine lune. Tu supposais. Te permettant ainsi de reprendre ton envol, de courir sur des kilomètres et de renouer avec la légende d'Eternal Flower. Le crâne bourré d'histoires enflamment ton imagination. Au risque de te faire tuer lors de ces petites virées ne laissant dans leur sillage que de vagues souvenirs. Distillant à ta mémoire des images toutes plus troubles les unes que les autres, ne reprenant consistance qu'au travers d'odeurs. De sensations. En partie à cause du sang maculant ton corps. Nu. La chair à vif. Un sang rouge cramoisi, s'étalant sur tes lèvres pour ensuite venir maculer tes mains. Des traces recouvrant ton torse et dégoulinant sur tes cuisses. Découvertes et offertes, en sachant qu'habituellement, tu restais quelqu'un de pudique. De réservé. Quelqu'un qui ne se déshabillait qu'entre les murs d'une chambre sans issue.

Une issue qui à cet instant te semblait béante. Ouverte en grand en fait, sur une intimité que désormais tu savais ne plus pouvoir préserver. Inconscient, mais pas non plus absent. Les sons extérieurs te parvenant déjà un peu plus clairement. Et…

Eho ? Y'a quelqu'un là-dedans ?

Et… d'un coup, tu revenais à toi. Sursautant. L'impression d'égratignure que t'avait laissé la semelle en venant érafler ta peau encore vivace. Tandis que le propriétaire de ce pied te secouant s'accroupissait à côté de toi. Ne t'en laissant que plus démuni, d'autant plus vulnérable. Avant que tes yeux ne s'ouvrent enfin sur lui et que tes cils ne se mettent à battre frénétiquement. Pas sûr que ce soit réel. Un peu perdu entre tes visions et la brutalité de cette réalité qui te tombait sur la gueule. Puis finalement, la panique te gagnait. Quand tu apercevais cette main étrangère flotter au-dessus de toi.

Te ramenant à de sales trucs. Des trucs qui te torturaient depuis trop longtemps et que tu n'arrivais pas à expulser. La vision de ce cheval impétueux soumis à ta volonté s'imposant de nouveau à toi. Est-ce que tu ressemblais vraiment à ça ? Captif de tes propres interdits et de tes craintes. Sur quoi, tu te redressais brusquement afin de lui échapper. Le dévisageant.

Les traits tirés, les sourcils froncés et pinçant les lèvres en reculant comme tu pouvais. Te traînant sur les fesses et tes doigts s'enfonçant dans le sol. Il fallait bien que ça se produise tôt ou tard. Que tu te réveilles ailleurs que chez toi, aux prises avec autre chose qu'un loup. Mais où ? Inquiet, tu n'osais pas regarder autour de vous. Le souffle court. Ta longue chevelure noire retombant sur tes épaules. L'autre marmonnant dans une langue que tu ne comprenais pas et te braquant au dernier degré. Sur la défensive. Tes yeux virant au jaune et tes griffes poussant à la place de tes ongles. Muet, figé, dans l'attente...



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Chaque minute son sourire s'agrandit. Non pas qu'il apprécie voir un homme dans sa plus grande faiblesse, à ses pieds, mais parce qu'il sent là, un tout nouveau jeu prêt à le ravir. Ce n'est probablement rien qu'un imbécile inutile de plus. De ces humains qui ne savent pas quoi faire d'autre, si ce n'est avoir peur. Ou bien de ces autres créatures dont il ne sait rien et dont il se moque allégrement. Il n'a pas besoin d'en savoir plus sur eux, tout simplement parce que ça ne l'intéresse pas. Seule l'importe sa propre survie. Bien qu'emprisonné, bien qu'incapable de se rendre dans tous ces lieux qu'il s'était promis de visiter, le grand brun se contente pour l'instant de ce qu'il a. Bien trop content de retaper sa ruine. Et bien plus encore d'avoir revu la blonde de sa vie. En est il là maintenant? A être content de ces miettes qu'il a pu attraper. Juste son visage, qui ne se trouve pas six pieds sous terre. Juste son odeur, qu'il croit encore avoir dans les narines, même s'il sait que ce n'est rien d'autre qu'un pervers souvenir. Juste elle... Devant ses yeux pendant ce temps bien trop court. Ces miettes, dont il se contente quand son âme entière, souffre de n'avoir que ça. Et ce nouveau devant les yeux. Qui s'agite enfin, sans qu'il ne sache si c'était son toucher qu'il l'avait éveillé, ou bien simplement son sommeil qui l'a fuit, sans réelle raison apparente. La peur se lit sur son visage. Ou peut être la panique. Le Djinn n'a jamais trop su comment différencier ces deux émotions. Il arque alors un sourcil, son sourire moqueur toujours aux lèvres. Il ne sait pas trop ce que va lui offrir cette rencontre. Une chose est sûre néanmoins, il apprécie déjà ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux. Son sursaut a su éveiller un appétit soudain pour le jeu, réfréné par cette petite voix dans sa tête, qui refuse de se taire. Exaspéré en un instant, il essaye de se concentrer sur le brun, pour ne pas se laisser envahir de sentiments par trop négatifs. Ses yeux ne le quittent pas, il l'observe et cherche le contact visuel, quand l'autre s'évertue à s'enfuir.


L'asticot traîne sur le sol, recule comme il le peut pour se soustraire à la présence du brun. Qui plisse les yeux pour mieux voir le visage de cet homme. Ces yeux... Un frisson parcoure sa colonne vertébrale alors qu'il avise la couleur peu normale qu'ils arborent. C'est une créature. Avec la nudité, la lune qu'il y a eu durant la nuit... Il n'en faut pas plus au centenaire pour se rendre compte qu'il à affaire à un loup. Du moins ses faibles connaissances sur le sujet le pousse à y croire. T'as l'air perdu gamin! Il l'infantilise à dessein, sans même prendre en compte son faciès marqué par les années. Ce n'est qu'un commentaire visant à apporter plus de confusion encore, au type qui semble si effrayé en sa présence. Le jeu et l'amusement s'amenuisent, pour laisser place à une lassitude probante. Il ne peut pas s'attaquer à lui ni prendre son sang. Et il ne peut visiblement pas s'amuser de lui, sans qu'il ne prenne la mouche. En témoignent ces griffes, qu'il aperçoit furtivement au bout de ses doigts. Et le soupir qu'il lâche est à la mesure de l'ennui soudain qui le prend. Probablement cherche t'il à l'effrayer, pour qu'il s'enfuie, qu'il prenne la décision à sa place quand à la suite des évènements. Pourtant, il ne sait pas comment se défaire de cette impression douloureuse qu'il est plus intéressant qu'il n'en a l'air. Tu parles ou tu t'montres juste à poil pour le plaisir des passants? Il ne lui demande pas son nom. Probablement parce qu'il s'en moque légèrement. En vérité, il aurait déjà du tourner les talons, pour retrouver sa bécane et reprendre sa route paumée vers Cork. Même sans savoir quel chemin prendre. Même en ignorant si Lahja s'y trouve. Il se redresse finalement pour fixer la créature, ajoutant à ce malaise avec sa haute stature et cette cigarette qu'il s'apprête à allumer. Je t'en proposerais bien une mais... en fait non. Manquerait plus qu'il m'en manque après. Il parle, pour dissimuler le fait qu'il est perdu lui aussi et qu'il n'est pas autant maître de la situation qu'il le voudrait...
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Tu ne maîtrisais plus rien. Ni tes émotions, ni tes réactions, ni d'ailleurs ce flot de colère qui s'écoulait dans tes veines. Jusqu'à te procurer cette impression de sentir ton sang bouillir, puis entrer en fusion. Comme un torrent de lave jaillissant d'un volcan en éruption. Pour mieux revenir te consumer de l'intérieur, avant de te déborder et de se répandre sur ta peau brune dans de longs sillons carmins. Soumis à la bête. Au point de partiellement en retrouver ta forme animal. Prêt à attaquer. Tes instincts les plus enfouis te poussant à renouer avec ta nature meurtrière. Dès lors que la couleur des tes yeux se faisait plus menaçante. Juste aussi changeante que les milliers de nuances venant se mélanger au bleu de ton ciel lorsque les rayons du soleil s'amusaient à le déchirer. Exactement de la même façon que ce matin là. Tes ongles acérés et pointus prolongeant les lignes de tes mains, la voix de l'homme te faisant toujours face commençant à atteindre un peu plus nettement ton cerveau.

Les dernières bribes entourant ta vision se dissipant enfin. Mettant en lumière la situation inextricable dans laquelle tu avais eu la bêtise de te fourrer. Tout seul. Comme un grand. Sans que personne n'ait besoin de t'aider ou de t'y pousser. Bien de retour sur terre et dans la merde. Enlisé jusqu'au cou. Le souffle de ton canasson se confondant à présent au souffle du vent qui se levait. Les feuilles des arbres s'agitant dans un bruissement évocateur et semblable à des murmures.

Persuadé que tu étais d'entendre votre mère la terre te parler. Juste à l'ouest. En déséquilibre. Désorienté. Sous l'emprise de ces esprits que tu tutoyais. Crânement, en transe dans ces moments là. Les anciens te donnant force et courage. Intouchable. Les battements de ton cœur n'en devenant que plus lourds, plus féroces, battant et cognant avec une violence sans précédent dans ta poitrine. Alors tu l'as fait. Te mettre à genoux. Semi-conscient de tes actes, tout en adoptant une position des plus explicites. Pour ensuite t'accroupir. Pas loin de lui bondir dessus, quoiqu'il puisse être. Ce danger auquel tu t'exposais dorénavant passant à la seconde place et devenant très abstrait. Tant son sourire t'agressait, encore pire que s'il avait osé lever la main sur toi. Et puis, qu'il s'en était servi pour te frapper. Sous l'emprise de cette colère te rendant agressif à longueur de temps depuis que tu avais dû ôter une vie afin de sauver la tienne. Mourir ou tuer. Te défendre ou subir. Mal dans tes pompes. Coupable. En proie à la culpabilité et au rejet. Défaillant et hostile à ta propre meute. Ta famille. Tous ces monstres qui te poursuivaient dans tes cauchemars se matérialisant un peu trop souvent au centre de ton décor et se tapant l'incruste dans ta réalité. Le goût de fer subsistant à la lisière de tes lèvres t'incitant à passer ta langue dessus. Quand ton regard venait contre toute attente s'accrocher à cet autre regard qui te cherchait. La peur s'atténuant progressivement et la panique concédant l'avantage à une détermination sans faille. L'une de celle que tu ne te connaissais pas. L'une de celle dont tu ne te pensais pas capable, encore que.

Ce n'était pas comme si tu avais enfoncé un morceau de verre dans le ventre d'un homme et que tu avais froidement ignoré ses appels à l'aide. Le laissant crever à tes pieds. Donc bien sûr que non, ce n'était pas comme si. Pas comme si tu voyais rouge lorsque le type se moquant de toi t'appelait “gamin”. Résumant en un pauvre mot toute l'histoire de ton existence. Le gamin perdu. Le gosse que l'assistance publique avait arraché à sa famille, à son peuple, pour le confier à des blancs. Le modelant à l'image d'une société rendue coupable de tout un génocide. Le môme que son cousin surprotégeait.

Un enfant qu'on empêchait de se comporter en adulte. Et il fallait que ça s'arrête. Maintenant. Il le fallait. À 32 ans, tu devais leur prouver à tous que tu n'étais pas qu'un irresponsable asocial et résistant à toute forme d'autorité.

Rebelle. Toi ce n'est pas des cigarettes que tu fumais, mais sur des spliffs que tu tirais. Ancien professeur. Brillant. Artiste de talent. Prêchant la bonne parole et revendiquant avec de plus en plus de virulence tes origines. Tombé bas, trop bas pour que tu puisses espérer t'en relever. Alors, comme dans cette ruelle des années en arrière, pris au piège, tu choisissais la riposte.

Aveuglément. T'emmurant vivant dans un silence destructeur. Ton corps se tendant et tes muscles roulant sous ta peau. Le feu ravageur brûlant au fond de tes yeux t'empêchant d'y voir clairement. Les membres souples. Amorçant ton saut, et exposant ta nudité. Sans même plus t'en soucier. Les traces rouge barrant ton front et s'étalant sur tes joues, te souillant de ce sang séché que tu aimais tellement faire couler. Un tueur né. Prenant goût à tes chasses nocturnes. Comme si tu entendais le mal hurler, un peu comme si de tes racines la souffrance de toute cette nation bafouée remontait à la surface.

Puis tu t'élançais. Toujours sans prononcer le moindre mot. Te jurant de lui faire ravaler chacun de ses soupirs. Oubliant de lui demander à lui, ce qui avait bien pu rendre l'homme rouge, rouge.

La détente de tes jambes trahissant tes appartenances au gène lycanthrope. Agile. N'attendant pas que la chance s'en revienne frapper à ta porte, mais créant par toi-même l'occasion. De t'en sortir. De conjurer le mauvais sort. Quand tu te jetais sur l'autre homme. Toutes griffes dehors. Bly avait raison. Un de ces quatre, c'est la mort que tu trouverais. Un de ces quatre, c'est ton cadavre qu'on ramènerait à la maison. Un de ces quatre. Uniquement parce-que tu refusais d'accepter cette part de toi qui te terrorisait. Heurtant de plein fouet et de tout ton poids la silhouette imposante venant se dresser devant toi...



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Il aurait du voir venir l'agressivité de son interlocuteur. Tous les signes pourtant, se mélangent pour un appel à la prudence, qu'il n'écoute pas. Ses muscles tirés, son regard noir, ses mains ancrées dans le sol, son corps tendu. Tous ces signes d'une attaque imminente, qu'il ne veut pas voir. Dans son arrogance, il se croit au dessus, il se pense à l'abri de quelque velléité. L'homme nu, accroupi, arbore une position visiblement querelleuse. Le djinn, quand à lui, se contente de tirer sur sa cigarette, un sourire moqueur toujours sur ses lèvres. Il l'observe, sans prendre conscience de ce qui est pourtant en train de se dérouler sous ses yeux. Peut être parce qu'il sait qu'il a des capacités pour l'empêcher de lui faire du mal. Mais surtout parce qu'il ignore le danger latent. Tout se déroule sous son regard amusé. Mais il n'a pas le moindre indice face à ce qu'il se passe. Aveuglé par son dédain, il loupe le saut. Ne s'en rend compte que lorsque l'inconnu heurte son corps dans son attaque plus puissante qu'il ne l'aurait imaginé. Ce n'est pas un humain. Loin de là. Sa force. Sa souplesse. Son agilité. Non. Pas un humain. Autre chose. Le djinn n'est pas assez calé en ce qui concerne les autres créatures. Il est donc incapable de nommer ce qui se trouve en face de lui.


Soudain il se sent idiot. D'avoir sous estimé le gamin devant lui. D'avoir cru être intouchable parce qu'il se comporte comme un imbécile. Toutes ces fois, où il laisse ses paroles dépasser ses pensées, où il laisse son attitude devenir imbuvable. Toutes ces fois, il se retrouve dans des situations délicates. Et cette fois, il n'a personne pour l'aider à s'en extirper. Par réflexe, sa main fuse, il attrape l'inconnu à la gorge et serre légèrement. Assez pour laisser l'homme respirer. Mais suffisamment pour l'effrayer aussi. Du moins il l'espère. Seulement il a sous estimé la force de l'attaque. Le poids de son corps. Car il tombe à la renverse. Ses doigts enserrant toujours le cou du loup. Douloureusement, il heurte le sol dans un juron bien de chez lui, qu'il répète lorsque l'homme s'échoue de toute sa masse sur lui. Il lève le genou, l'écrase dans sa nudité pour lui oter toute envie de l'attaquer, avant qu'il ne se laisse envahir par la flemme de répliquer. Il n'a pas envie de se battre. Il préfère se moquer de lui. Ce qui semble hors de propos, vu la sensibilité évidente de son vis à vis. Dégage de là abruti. Tu vas finir par te faire mal. C'est plus fort que lui. Il ne peut s'empêcher d'être insultant, voire moqueur. Malgré la chute, malgré l'attaque. Il semble évident au Danois, que le gamin ne ferait pas le poids face à lui, en cas d'une réelle défense de sa part. Cette fois, ce n'est pas de l'arrogance, mais une simple constatation. Et il n'utilisera pas sa force ou ses capacités, pour le déloger.


Je suis pas contre les câlins, mais j'aime mieux les faire ailleurs que dans la terre. Il n'esquisse pas de geste pour le virer, il préfère continuer dans sa verve, pour le pousser à quitter son corps de lui même. S'il éprouve la moindre gêne, face à cette situation, il semble évident au plus âgé, que le second se dépêchera de quitter les lieux. Tu vires, où j't'aide à dégager? Cette fois, s'échappe un peu plus d'agressivité dans son ton. Il n'aime pas vraiment cette sensation d'humidité, qui se répand doucement à travers son pantalon. Sa veste de cuir empêche pour l'instant l'eau d'attaquer son haut, mais il sait que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne ressente le froid inévitable. Il voudrait booster les choses, faire en sorte qu'il se dégage au plus vite. Pourtant il n'en fait rien. Se contentant de récupérer le bâton incandescent, brûlant encore malgré la chute, avant de le porter à sa bouche de nouveau. Son autre main le maintient encore au cou, dans une défense évidente pour le cas où l'agressivité de l'inconnu ne serait pas encore stoppée. Prêt à serrer... Juste au cas où...
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Rencontrer avec autant de brutalité le corps de l'autre aurait normalement dû suffire à dissiper les dernières ombres de la nuit. Celles qui persistaient à venir s'enrouler tout autour de toi, avec détermination. Te gardant dès lors plongé dans un véritable flou artistique. Les mots allant jusqu'à déserter tes lèvres. Défaillant. Ton flow s'enraillant, bien incapable de parler. Toi. MC de talent qui en temps normal posait avec tant de facilité des syllabes en rythme. Voilà qu'articuler de simples sons, basiques et incohérents, se révélait hors de ta portée. Par la faute de ce sang dont le goût stagnait et continuait à se diluer dans ta salive. Comme pour en tapisser les parois de ta gorge, réduit au mutisme. Jusqu'à vicier cet air que tu respirais encore.

Excitant tes sens. Porteur de gènes meurtriers. Sans doute coupable, mais pas vraiment sûr d'être le seul responsable. Enfin, ce que tu veux dire c'est que… après tout, l'histoire de ta meute ne raconte-t-elle pas qu'un jour, les grandes plaines virent arriver l'homme blanc ? Qu'un jour, ta mère la tête se mis à pleurer la perte de ses enfants. Que malgré les traités successifs qui furent signés entre les États-Unis et les Nations Amérindiennes, les tiens durent accepter sous la contrainte que vos territoires soient dès lors divisés par treize. Ton grand-oncle, le conteur de la réserve, ne vous répétait-il pas, soir après soir, alors que vous vous teniez assis autour du feu, qu'Eternal Flower, fille du peuple Cheyenne, sœur et épouse dévouée, se transformait en bête par nuit de pleine lune ? Un peu comme si l'esprit vengeur du loup avait pris possession de son corps. Et au fond, toi, fort de ta modernité, homme contemporain et citadin, tu ne faisais que perpétuer la tradition. Celle qui voulait que tu te battes pour ta survie. Semblable aux ancêtres. Digne descendant de cette femme qui faite prisonnière par les soldats du gouvernement se vit dans l'obligation de commettre un meurtre et de laisser s'abattre sur les générations suivantes la malédiction. Tout cela, n'étant toujours qu'une question de choix. D'après le vieux. Sauf que toi, tu savais qu'il n'en était rien.

Tuer ou être tuer. C'est à ce point précis que tu en revenais. Ici et maintenant. Te mesurant à une figure paternelle à laquelle on t'interdisait pourtant de t'identifier. Sauf que la rumeur courait. Et que certaines choses arrivaient jusqu'à tes oreilles. Même si à chaque fois que tu allais te planter devant Bly pour le confronter, ce dernier continuait à nier. Ces choses qui disaient que tes parents ne seraient pas réellement morts dans un tragique accident de voiture. Que la vérité serait ailleurs et que c'est pour cette raison qu'on te surprotégeait. Que tu lui ressemblais, à ce père. Par crainte que les frémissements de cette rage agitant les tréfonds de ton enfance ne finissent par remonter à la surface pour se déverser en un bain de sang. Des non-dits soulevant de plus en plus de vents contraires et annonçant l'apparition de tempêtes, aussi destructrices que dévastatrices. Si bien que rendu à ce stade, venir t'écraser sur cet homme ne pouvait qu'amorcer les prémices de quelque chose de beaucoup plus grave. De plus important. Parce-que toute cette colère que tu contenais et qui te mettait aux abois, te poussait juste à maintenir ta prise malgré la main s'enroulant autour de ta gorge. Mais pas suffisamment pour t'empêcher de respirer, de résister.

Tes doigts s'enfonçant dans les épaules de celui qui était tombé au sol suite à ton attaque. Tandis que tes griffes perforaient le tissu de ses vêtements sous la déchirure, implacable. Non. Tu ne reculerais plus. Tes yeux brillants et trahissant la fierté de ton peuple. Tes pupilles n'en finissant plus de s'illuminer, alors que tu t'emportais. Pas si inoffensif. Ton vrai visage dévoilant des mondes de fièvre, de frénésie, d'impétuosité et de fureur. Le mauvais reflet de la lune, ta face cachée. Pas si gentil. Pas tout à fait le garçon timide, obéissant et sérieux qu'on pourrait s'imaginer. Sombre. Agité. Les fondements même  de ton existence n'étant qu'une blague idiote. Une imposture. Victime d'une férocité que plus rien ne parvenait à contenir.

Rien. En dehors du genou s'écrasant dans ton aine gauche. Te coupant le souffle et t'obligeant à rouler de côté. Pour te vautrer dans la boue en quoi la terre humide se transformait à partir du moment où tu t'y affalais. Couché de côté. En chien de fusil, ramenant tes jambes contre ton torse. Te contorsionnant, gémissant et pas très solide à l'égard de la douleur.

Une douleur vive, tel un éclair. Qui n'avait rien de comparable avec le dégoût prononcé que t'inspiraient ses moqueries. Plus blessantes. Plus offensantes à chaque fois qu'il rouvrait la bouche pour déverser un flot d'injures sur toi.

- Et si je refuse ? T'as qu'à dégager toi, connard…

C'était fait. Tombé. Tu venais de Minneapolis. Tu fréquentais de mauvais garçons. Évoluant dans un milieu fermé, où drogue et filles faciles circulaient de main en main. Pourquoi est-ce que tu aurais dû t'écraser ? Ne pas être de taille physiquement, ne t'empêchant pas d'au moins défendre ce qu'il te restait d'honneur. Te souvenant que si tu avais échoué ici, sur cette île, c'était avant tout pour porter secours à ton petit cousin. Shane. Du coup, même si tes griffes se rétractaient et que ton regard reprenait des teintes chocolat, tu attrapais une pierre. Comme tu avais saisi un morceau de verre. Désireux de briser son crâne au lieu de perforer un abdomen. Désormais en pleine possession de tes moyens. Qu'il dégage lui !

Tu n'hésiterais pas s'il fallait reproduire ce même geste par deux fois. Ramenant la pierre vers toi. Prêt. Tes sens se calmant. Froid et distant. Tu virais… pas besoin de t'aider. Attendant juste qu'il se relève pour le frapper, l'achever. Sans bouger...



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Enfin il s'éloigne, quitte son contact sous l'assaut perfide qu'il a pu lui imposer. Sa jambe lentement redescend dans un soupir, alors qu'il se redresse un peu difficilement. Ses muscles crient légèrement des suites de la chute qu'il lui a imposé mais ce n'est rien face à l'inconfort de ses vêtements désormais humides. Dans sa barbe, il grogne, jure même un peu dans sa langue, avant d'enfin s'accroupir de nouveau. Il pourrait se lever et quitter les lieux, mais quelque chose, dans les yeux de son adversaire du jour, le pousse enfin à la prudence. Ou bien est-ce son ton, quand il crache l'insulte à son visage. Quoiqu'il en soit, il sent, à ce moment bien précis, qu'il devrait être un peu moins trublion, pour se concentrer sur le réel danger qu'il représente. C'est un vif, avec des réflexes bien aiguisés. Ca, il en a désormais conscience, alors que l'un de ses doigts vient taquiner le trou, que l'une de ses griffes a creusé dans sa veste. Du cuir pourtant, mais si la bestiole en face de lui est bel et bien un loup, il ne s'en étonne pas. Pourtant, c'est avec un calme presque olympien qu'il reprend, d'un ton toujours un peu trop moqueur pour son bien. Tu l'ouvres un peu trop pour un repas.


Comme en copie de son vis à vis, le Djinn se fait soudain plus menaçant, plus dangereux, quand ces quelques mots lui échappe, sans filtre. Il cherche à lui rappeler, aussi simplement, qu'il n'a aucune idée de ce qu'il a en face de lui. La réciproque est vraie, même si quelques indices tendent à lui prouver la lycanthropie du gamin. Un fin sourire vient peindre ses lèvres, ultime provocation alors qu'il se rend compte de ce qu'il vient d'agripper. Le danger est réel, il le sait, il le sent, seulement sa frustration est plus intense que sa prudence et il cherche à s'en délivrer, sur ce pauvre type qui n'a pourtant rien demandé. C'est mignon ta petite pierre là. Tu comptes en faire quoi? La réponse traîne sur sa langue, au moment même où il pose la question. Il sait. Le danger reste palpable entre eux, même si le Danois ne craint pas vraiment son interlocuteur. Arrogance déplacée, teintée d'un manque d'intérêt pour sa propre sécurité. Je vais te dire comment ça va se passer maintenant. Tu vas traîner là, face à moi, à attendre le moindre geste dangereux de ma part, pour te jeter sur moi. Et c'est à ce moment bien précis que je risque de te faire du mal. Alors coucouche panier et range ton caillou tu veux. Il énonce ces faits, avec un calme qu'il ne ressent pas entièrement. Bien sûr, il feint cette certitude. Il prétend tout contrôler, quand il sait pourtant l'adversaire incontrôlable. Parce qu'il est effrayé. Parce qu'il ne sait pas. Parce qu'il ne ressemble pas à ceux qu'il a pu combattre auparavant.


Un mystère, qu'il chercherait presque à éclaircir autour d'un verre. S'il était capable dès à présent, de le calmer. Suffisamment pour lui montrer qu'il n'est pas vraiment dangereux pour lui et que toutes ces minutes à le menacer, ne sont qu'une perte de temps, pour les deux créatures. Alors lentement il lève les mains dans un soupir, position de soumission qu'il exècre à la seconde même où il la prend. Allez calme toi. T'es pas en danger avec moi. Et si tu l'étais, tu ne le saurais même pas. Je vais pas te bouffer. Dernier détail, qui contredit fortement ce qu'il a pu dire quelques temps auparavant. L'ironie le ferait presque rire, s'il ne craignait pas une mauvaise interprétation de la part du lycan. Alors il conserve un sérieux à toute épreuve, sans trop savoir s'il peut tenter de se relever entièrement. La confiance qu'il éprouve n'est après tout qu'une façade, qui pourrait s'effriter, au moindre geste de son interlocuteur.
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Tu n'hésiterais pas. De cela au moins, tu avais pleinement conscience. Que ta survie primait avant tout le reste. Et même s'il en découlait toujours le pire. Comme reproduire ce geste là, par deux fois. Celui de tuer. Une fois avec un morceau de verre, au milieu des poubelles. Une autre fois ici, à l'aide de cette pierre que tu serrais entre tes doigts. Prêt. Repliant ton bras sous ton torse. Toujours face à terre. Les yeux fermés, le souffle plus lent et régulier. Les battements de ton cœur raisonnant dans tes oreilles finissant enfin par se taire pour ne plus te laisser entendre que le chant des oiseaux.

Dans l'attente. Qu'il se taise, et qu'il se relève pour le frapper. La caresse du vent sur ton corps nu évoquant quelques frissons à la surface de ta peau. Tu le sentais. Ce besoin sournois d'aller provoquer le grand méchant loup. Celui qui se réveillait lorsque tu te sentais en danger. Quand au bord de ta conscience tout se mettait à basculer, à vriller.

Et pour sûr, il n'y aurait pas de repas. Rien d'autre que son cerveau s'éparpillant en morceaux à tes pieds. Telle une offrande à ta mère la terre, une sorte de dédommagement. Pour ce que les visages pâles vous avez fait. Ne te souciant même plus de savoir ce que cet homme à la langue trop bien pendue ou cette chose pouvait être. Une créature, ou un humain. Par-delà les apparences. Simplistes. Des traits identiques et des caractéristiques semblables aux tiennes. Si ce n'était votre type. La petite pierre, comme il disait, comme il se plaisait à te railler en l'évoquant, ne quittant pas ta main. Cogner vite. Fracasser son crâne aussi fort que possible. Le laisser pour mort, sans vie, dès le premier coup porté. Pour ne pas avoir à recommencer, à t'acharner. Trop lucide sur ce que tu projetais de faire pour que cette fois-ci cela ne soit considéré que comme un accident. Un vulgaire réflexe de défense. Et tu te revoyais. Assis autour du feu, avec les tiens. Le vieux Jolan vous contant la légende d'Eternal Flower. Ses mots se perdant au milieu des échos douloureux de ton enfance. Toi. Le petit Cheyenne. Le peau rouge, qui vivait parmi des blancs. Un enfant du monde. Jusqu'à renier tes propres origines, pour t'identifier à ces autres auxquels tu n'appartenais pas. Ta figure se recouvrant de boue, laissant des traces sur tes joues et sous tes yeux. Les dernières pluies ayant rendu le sol humide. Te maquillant, et te peignant des peintures de guerre.

Alors que pendant si longtemps, tu avais renié les tiens. Trahi la mémoire des ancêtres. Humilié vos guerriers, broken land. Au point de revendiquer tes origines juste pour te protéger, les érigeant en bouclier. Te dire que non, tu n'étais plus seul. Que toi aussi tu appartenais à un clan, à une Nation, à une meute. Un ensemble. Le maillon d'une chaîne. Pas l'essentiel. Juste un morceau de quelque chose. Des images confuses et abstraites défilant sous tes yeux clos. Des cris et des pleurs te parvenant du royaume de la forêt au sein duquel résidaient les esprits. Si bien qu'entêté, tu te redressais. Ton front traînant durant quelques secondes encore à terre tandis que tu poussais sur tes mains et que tes bras se dépliaient.

Tes griffes encore dehors. Les prunelles de tes yeux passant alternativement du marron au doré. Tu ne ramperais pas. De même, tu te foutais qu'il puisse te faire mal. Là, tu n'étais pas en état d'envisager l'après. Le moment présent t'absorbant tout entier.

Alors tu bondissais. Acte deux. Même détente, la force de l'impact te faisant cette fois-ci froid dans le dos. AbOriginal. Son sourire te faisant l'effet d'un masque. Sa bouche se tordant, tout ce qui se trouvait autour de vous disparaissant de ton champ de vision. Tes pieds nus foulant le sol. Des épines venant les écorcher, et tu courais. Hors de ton corps. Coucouche panier… pour le coup, c'est lui qui allait se retrouver couché. Et l'impact te soulevait le cœur. Le bruit de son crâne s'ouvrant sous les rugosités morbides de ton caillou te terrifiant. Indifférent au fait qu'il lève les mains en signe d'apaisement. Parfois tu te faisais peur. Parfois, tu ne te reconnaissais pas. Le monstre ici, ce n'était nul autre que toi.

Tu l'avais fait. Le frapper. Te regardant de loin. Comme si tu t'observais. Te lever. D'un bond, souple et agile. Puis courir. Le charger. Ignorant son langage corporel. Toi, tu ne te calmerais pas. Qu'est-ce qui te garantissait qu'il te dise la vérité ? Puisque le danger tu le ressentais. Tu le percevais. Il pouvait bien parler, le vrai test c'est maintenant qu'il se jouait.

Spitting rhymes in a time of blood quantum and suicide
We survived staying strong all those times we should’ve died
I confess, I’m depressed
Sometimes I can’t take the stress
Living is a test, distressed up in the wild west…


Mais déjà, déjà tu regrettais. Te sentant démuni face au sang qui coulait de sa tête. Relâchant ta pierre, tes doigts desserrant leur prise. Pour redevenir autre chose. Un homme vulnérable. Tous tes attributs lycanthropes cédant leur place à ton humanité. Tes mains perdant leur force. Tes paupières se fendant et tes sourcils se fronçant de dépit. Les lèvres entrouvertes. Ta nudité exposée et offerte. Te ramenant ailleurs. Te tirant en arrière et t'obligeant à reculer. Complètement paniqué. Incapable de dire quoi que ce soit. Et tu te rappelais “Je risque de te faire du mal”… du mal...

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Avant même de le voir bondir, il aurait pu le sentir. Son agressivité latente, toujours plus accrue, toujours plus visible. Le mouvement de ses muscles, saillants dans ce lever de soleil, son regard et même les traits de son visage. Tout poussait à croire que rien ne se passerait comme le djinn aurait pu l'imaginer. Pourtant lui reste là, les mains en l'air, comme cherchant à apaiser une situation qu'il a lui même aggravée de ses quolibets et attaques stupides. Il s'offre presque à l'attaque, sans trop savoir pourquoi il agit avec si peu de prudence. Intérieurement pourtant, les indices ne manquent pas. Anéanti toujours, par cette femme aux cheveux d'or et au regard plus céruléen que l'eau qu'elle adore tant. Cette femme qui lui hante le cœur et l'esprit, jusqu'à le pousser à l'imprudence. Il ne l'accuse de rien, juste d'avoir disparue et d'être revenue maintenant, mettant encore plus son esprit en ébullition. Le poussant dans ces conflits qu'il n'attendait pas. L'imprudence règne dans ses gestes et ses paroles, jusqu'à la conclusion logique, qu'il n'attendait pourtant pas.


Le crâne s'ouvre de l'assaut, le bruit vient agresser ses tympans et la douleur, le pousse à retomber mollement sur le sol, là où il était encore étendu quelques minutes plus tôt. La lumière, blanche, vient s'imposer à ses yeux et un sifflement, strident, vient crier dans ses oreilles. Le choc a été rude, la pierre a fait son œuvre, détruisant au passage le peu de conversation qu'ils ont pu avoir auparavant. Le vertige le prend aussitôt, dès qu'il tente de se redresser, mais il n'abandonne pas. Malgré le sang qui s'écoule de la plaie toute nouvelle. Malgré les étoiles qui dansent devant ses yeux. Il met quelques secondes avant de comprendre que ce ne sont pas des astres qui dansent. C'est sa ballerine. Une larme lui échappe. Il délire et s'imagine mourir. Il a entendu parler, de ces visions que peuvent avoir ceux qui vont perdre la vie. Ils la voient qui défile, ramenant les moments les plus importants de leur vie devant leurs prunelles. Lui la voit... Mais il ne meurt pas. Ca il le sait. Parce qu'il est déjà en train de se lever.


La douleur vrille son crâne, mais elle n'est rien. Elle passera. Pour l'instant, il a plus important à faire. Comme attraper l'inconnu par le cou. Une rage terrible le prenant soudain. Il a comme des envies de meurtres. Jusque là pourtant, le gamin ne lui inspirait pas ces envies. Par cette attaque pourtant, il vient de déclarer des hostilités que le danois n'est pas certain de devoir restreindre. Ses doigts se referment bientôt dans son cou. Marquant sa peau dans son assaut hostile. Il serre et le repousse au sol à son tour. Le sang s'écoule de sa blessure, venant parcourir son visage et s'écraser en gouttes éparses sur celui du loup garou. Son visage s'illumine soudain, de ses tatouages magiques, alors que le pouvoir s'écoule dans ses veines. Il n'est pas certain de vouloir l'utiliser sur le garçon. La rage le parcourt, mais il reste étrangement inactif. Pesant soudain le pour et le contre. Le tuer, se nourrir de son sang et partir de cet endroit maudit. Ou bien l'épargner... Ses doigts se resserrent encore un peu, ses tatouages restent lumineux, visibles. Donne moi une raison. Une seule! Son ton est grondant, menaçant. Sa poigne se desserre juste assez pour le laisser s'exprimer, maintenant que la menace est autre. Le bleuté rayonne autour de lui, plus parlant que n'importe quel menace physique. Henrik n'est pas un humain. Henrik n'est pas de ceux qu'on embête sans conséquences. Pourtant, il a une voix angélique dans la tête, qui le fait douter, le pousse à ne pas l'achever d'un serrement de main.
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Une raison… c'est ce que l'homme que tu venais de frapper t'a demandé. De lui donner une raison. Une seule. De t'épargner, il te semblait. Pour ce que tu en comprenais encore. Choqué. Par la facilité avec laquelle tu pouvais tuer. Lui te demandant de te justifier, comme si tu lui devais le moindre début d'explication qui plus est. Alors que rétrospectivement et si tu faisais le tour de la question, il n'était pas très difficile de voir que ton geste ne t'avait été dicté que par la peur. Une crainte légitime. Parce-que face à l'inconnu, n'importe qui d'autre que toi aurait agit ou réagit de la même façon. Tu en étais persuadé. Les quelques provocations de ce dernier ayant suffit à te pousser à bout. Déjà à fleur de peau. Ta lycanthropie endormant ta conscience et te laissant stagner aux bords de ton inconscient. Présent physiquement, quoique très loin de maîtriser tes décisions.

Tes émotions. Tes sens s'embrouillant. L'appel du sang, et des images toujours aussi troubles défilant dans ton esprit. Rien que des odeurs. Des impressions, rien de concret. De palpable. Juste des flashs. De tous les côtés.

Ta perception des choses vacillant. Et tu t'en voulais. De te soumettre si facilement à ces élans d'impulsivité qui te débordaient. Hors de contrôle. Tes appréhensions t'empêchant dès lors de discerner le bien du mal. Mais si toi tu savais cela, lui par contre ne te donnait pas vraiment la conviction d'entendre les choses de cette oreille.

Le crâne ouvert. En colère. Prêt à te faire passer l'envie de recommencer ou d'à nouveau répliquer. Alors que l'emprise de tes doigts se relâchait autour de la pierre. Te laissant démuni. Sans défense. Le loup s'effaçant et te rendant tout ton libre arbitre. Trop tard. Parce-que se sont ses mains à lui qui t'ont empoigné. Avant même que tu n'aies eu le temps de réaliser. Le visage peint en rouge par les éclats de sang ayant jaillis de son crâne lorsque que ta pierre l'a fracassé. Le bruit. Le choc, puis aussi, son corps qui s'effondrait. Quand toi tu te revoyais. Debout. Tes griffes se rétractant. Tes yeux retrouvant toute l'intensité de leur couleur marron. En panique. Les traits tirés. Tu ne voulais pas, pas aller jusque là. Pas en arriver à de telles extrémités. Tu regrettais. Peut-être qu'elle se trouvait là sa raison d'épargner ta vie. De retour au sol. Plaqué par terre. Suffoquant. Sans forces, ni moyen de te défendre. De retour à ton point de départ. Toujours la même histoire. Le sang s'écoulant de sa tête te noyant sous son flux. Le flux et le reflux. De tes idées. Les aspérités d'un monticule de sacs poubelles se dessinant dans ton dos et la lumière émanant de dessous sa peau te contraignant à refermer les yeux. Rien d'humain…

Donne-moi une raison. Une seule !

- Je regrette…

Oui. Tu regrettais. Sous la brûlure de ses doigts et de ses bras tatoués, aujourd'hui encore plus qu'hier. Tu regrettais. D'avoir planté un morceau de verre dans l'abdomen de ton étudiant. D'avoir flirté avec tous les interdits. De ne pas avoir su mettre des barrières, de ne pas avoir eu la maturité nécessaire pour te montrer plus raisonnable que ça. Et te décontractant, tu rouvrais tes paupières closes. La tempête agitant ton for intérieur se reflétant à l'orée de tes prunelles. Affalé. Une jambe se rempliant et l'autre étendue. Le souffle roque. Les bras au-dessus de ta tête. Le bruissement des feuilles t'apparaissant subitement des plus merveilleux. Sans doute parce-que pour la seconde fois, tu te voyais mourir.

Tout ce qui se produisait aujourd'hui n'étant que le résultat d'un hier trouble et agité. Alors cette fois-ci, et en supposant que tu réussisses à t'en sortir, cette fois-ci, tu retiendrais la leçon. Et tu ferais ce qu'il faut pour ne plus jamais avoir à revivre ça. Toi. L'universitaire. Le jeune prodige, matheux. Intelligent, mais tellement inapte et inadapté sur le plan humain. MC de talent. Acteur de la scène Native, influent. Regarde où tu en étais à présent. Ton premier acte de bravoure, ce serait donc celui de ne pas chercher à te débattre. Ni à le repousser. L'assaut de cet homme ayant pour unique fondement le réflexe de se défendre.À son tour. Puis de toute manière, tu n'avais plus les ressources. Toi, c'est à coup de mots que tu te battais.

Quand faire des rimes devenait un art. Que les clashs devenaient des assassinats vocaux, ton micro une arme et les paroles que tu couchais à l'encre noir sur du papier des munitions…

Ton cousin, Quelataqa, le grand “Bly” Blackbird aurait su quoi faire lui. Il aurait su te montrer la voie, le bon chemin à suivre. Mais tu ne lui ressemblais pas. La marque des doigts de ce… tu ignorais à quelle race il appartenait en fait, cet homme. Avec ses tatouages lumineux. Mais la marque de ses doigts autour de ta gorge elle, resterait.

Mort ou vif. Ta peau en garderait les séquelles. Pourtant, tu te répétais : « Je regrette...» Comme un dernier aveu de toutes tes faiblesses. Rien qu'un animal blessé. Un gamin perdu. En recherche d'identité, fuyant les tiens. Une dernière confession. Face à toi-même. Les ombres du passé recouvrant ton ciel de nuages menaçants. Un homme avançant à l'aveugle, égaré entre deux cultures. Et n'acceptant toujours pas d'être l'héritier et le porteur d'un gène qu'il jugeait être une malédiction...




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