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 Ruben Stubb /

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Ruben Stubb
feat. Gaspard Ulliel

Nom : Stubb. Comment oublier les collines finlandaises?
Prénom(s) complet(s): Ruben. Son père a voulu ce prénom en souvenir d’un ami perdu dans un accident. La mère, blessée, comme porteuse d’un secret qu’elle taira pour le bien de son fils. Nathanaël. La délicatesse chante à travers les courbes de ce second prénom. Prononcé uniquement par sa mère et sa sœur. Comme pour oublier la présence paternelle incrustée pourtant dans son patronyme.
Race : Sorcier.
ge : 29 ans.
Groupe : Sorcier élémentaire sous l’auspice de l’Air
Origines : Le flegme anglais et la nature sauvage de la Finlande coulent dans ses veines.
Métier/Rang : La famille c’est sacrée. C’est ancrée dans sa chair. Faute de trouver sa sœur, ce sont ses cousins qu’ils retrouvent et qu’il représente à Cork en leur absence dans la communauté des sorciers. Autrefois, hors de cette île, il était un éminent homme d’affaire dans l’entreprise maternelle.
Désirez-vous être parrainé ? [] Oui [X] Non
Apparence

Olympien. Sa stature est large, sa taille est grande, ses mains sont fortes. Son regard se fait d’acier quand il vous scrute parmi les ombres, tandis qu’il vous éblouit d'un faste bleuté, au moindre rayon de soleil attrapé. Ses lèvres sont pulpeuses, prêtes à embrasser ou à embraser. Son attitude se veut distinguée, décontractée, toujours apte à captiver votre regard. Il possède une façon de se mouvoir qui attire immanquablement l'attention, ce qui le rend charismatique. Ses années en tant que dirigeant n’y sont pas étrangères. Il a pris l’habitude d’offrir une apparence irréprochable, préférant étouffer ses démons sous ses sourires factices ou son indifférence péremptoire.
Toutefois, quand vous ne le regardez pas, il saura vous contempler à la recherche de l’étincelle de vie en vous. Son œil d’expert - de photographe - est toujours en quête de votre beauté au-delà de vos masques. Peut-être est-ce cette part de lui qui vous donne l'impression - parfois - qu'il est absent, un brin rêveur...sensation qui vous quittera bien vite si tôt son regard à nouveau dans le vôtre! Impétueux, extrême et en même temps impalpable. Voilà ce qu’il vous inspirera.
Il a gardé l’habitude d’être habillé en costume trois pièces, toujours très classe, même si son choix de vêtements s’est vu amoindri une fois sur l’île.
C’est ainsi que vous pouvez également le surprendre habillé plus simplement avec des vêtements toujours près du corps. Toutefois ses habits lui permettent toujours une belle amplitude de mouvement. Cette dernière est nécessaire quand on s’adonne au parkour depuis toujours. 
Pouvoir
Le murmure du vent parcourt ses veines et délie sa langue. Il est ainsi beau-parleur quand le besoin se fait sentir, s’appuyant sur ce qu’il ressent des gens pour mieux les convaincre. Mais ce qui est une qualité professionnellement, devient une vraie torture personnellement. Il n’aime pas - il n’aime plus - ressentir les envies et les jalousies. Il n’aime pas - il n’aime plus - se sentir lié à chaque être vivant, s’obligeant alors à nier tout contact, se détacher de tout lien qui pourrait l’amener vers une intimité qu’il préfère ignorer.
Mais l’Air n’est pas que malice et vice, l’air ne cherche pas uniquement à unir ou à manipuler, il peut devenir mortel quand il vient à manquer cruellement dans une pièce. Il peut devenir étouffant quand une seule particule se voit modifier. Il peut devenir violent sous l’émotion de colère non contenue de son porteur! C’est ainsi qu’il a toujours du se maîtriser pour éviter de blesser juste car son émotion déborde. Un courant d’air peut sonner comme une gifle, ou bousculer un innocent.
Le vent est également libre et indépendant, ne concédant à aider directement son sorcier que lorsqu’il le veut bien! Quand c’est le cas, Ruben peut déplacer des objets, qui se retrouvent ainsi portés par un courant d’air jusqu’à leur destination.
Tout cela a toutefois un prix: la dévotion. L’air qu’il respire, l’air qui rend chacun vivant, est une énergie capricieuse qui peut soudainement lui faire vivre mille souffrances s’il ne prend pas garde. Il peut ainsi se retrouver essouffler, presque asthmatique s’il abuse, s’il en oublie ses limites. D’autres fois cela peut être un étourdissement, un vertige soudain qui vient le frôler s’il joue trop avec son élément. Parce-que ce dernier va vite, bien trop vite pour un métabolisme humain, même s’il s’agit d’un sorcier.
Il se souviendra toujours des paroles de sa cousine Lahja, alors âgée de 11 ans: il nous faudra une vie entière pour maîtriser notre élément. Ce sont les paroles les plus sages qu’il a entendu à ce jour.
Psychologie
Agile. Que ce soit en s’appuyant sur son corps, éduqué au parkour depuis sa plus tendre enfance. Ou que ce soit en s’appuyant sur son esprit qui trouve toujours le bon mot, la bonne réplique dans n’importe quelle situation. Rien ne saurait le piéger. Rien ou presque.
Émotion. Il n’en veut pas. Il n’en veut plus. Cela fait trop mal mais il n’en pipera mot. Il cachera ses sentiments, devenant soudainement muet, préférant les gestes à la parole en ce domaine sensible.
Tactile. Uniquement envers ceux qui lui sont proches, très proches. Il sait l’être avec sa cousine, l’entourant de ses bras quand ensemble ils observent la lune. Il sait l’être avec son cousin, quand vient le temps de l’encourager face à toute cette guerre qui se prépare jour après jour. Il savait l’être envers sa soeur...dont l’absence a laissé un trou amer dans sa poitrine.
Sexuel. Pas de mots doux. Pas de caresses inutiles. Une protection contre ce trou qui le fait souffrir depuis trop d’années. Il a toujours eu une sexualité active afin de répondre à son besoin d’oubli.
Sensible. Derrière sa distance, derrière le masque qu’il s’est créé durant  toutes ces années où sa soeur a disparue, réside encore son allant naturel vers autrui, sa générosité du coeur, sa capacité d’écoute. Mais tout cela est donc enterrée, quelque part en profondeur.
Détestable. Il vous dira ce que vous ne voulez pas entendre. Il ne cherche pas à être aimé. Juste à retrouver sa soeur.
Déterminé. Tout ce qu’il fait pour aider, il le fait avec l’espoir de la retrouver.
Idéaliste. Sans doute il y a des années l’a-t-il été. Lui qui voulait devenir journaliste, armé de son appareil photo, lui qui voulait chasser le beau à travers le regard de son objectif. Ce garçon rêveur doit toujours être là...en sommeil depuis le jour où il a été obligé de reprendre l’entreprise familiale.
Leader. Naturel. Sa voix porte, son enthousiasme est communicatif! Il saurait guider des troupes si ses cousins le lui demandaient! Malgré tous ses défauts quand on le connait plus personnellement, il sait être exemplaire face à un groupe dont il a la charge.
Communicatif. Uniquement dans le cadre d’un intérêt ou d’un but commun. Il a toujours été un excellent orateur, mais surtout une personne qui sait créer des connexions. Ainsi, si vous le croisez sous son bon jour, peut-être serez-vous surpris de la fluidité avec laquelle il peut entamer une conversation.
Paradoxal. Vous l’avez compris en arpentant ces quelques lignes. Lui qui était autrefois plein d’une foi flamboyante, d’un naturel avenant et généreux, est devenu un homme au charisme déroutant, qui ne laisse pas indifférent mais dont l’attitude va vous apparaitre changeante dépendant des jours. Ceux qui le connaissent assez remarquent quand il est bon de lui adresser la parole et quand il est bon de s’abstenir. Après tout, il est toujours à l’image de son élément: versatile.


Avez-vous d'autres liens ? : On va s’en trouver tout plein ^^
Comment avez-vous découvert le forum ? TC
Vos impressions : Comment dire...on devient vite accro Wink
Votre taux de présence : régulière.
Fiche terminée? C'est par ici
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Histoire

L’enfance est comme un rêve en boîte qu’on peut ouvrir pour oublier le présent.

Est-ce que cela lui manque? Le souffle du vent à travers les plaines? Le souffle du vent qui froisse l’eau aussi sûrement qu’il picote la peau? Est-ce que cela lui manque de courir avec son cousin Heikki, d’embrasser sa sœur et de contempler sa cousine Lahja? Est-ce que cela lui manque la douceur d’un foyer qui semblait plus fort que le roc?

Oui. Ses yeux se ferment pour échapper à la nostalgie. Celle de cette enfance qui ressemble à un rêve. Celle de de sa naissance dont il est encore le fruit.

Le souffle l’a toujours accompagné. Après tout, il est là pour tout le monde. Tous ceux qui sont encore vivants. Pourtant, quand il vint au monde, seul le silence l’accueillit. Le médecin fit son possible tandis que la tension dans la salle d’accouchement était palpable. Les battements de cœur s’étaient arrêtés, laissant le silence crier pour que l’enfant s’exprime. Pour que l’enfant prenne son premier souffle. À moins que ce ne soit le souffle - le Vent - qui ne le prenne? Les poumons se gonflèrent et le cri surgit! Puissant, crevant la vie, avant qu’il ne soit donné aux bras de sa mère qui posa sur lui un regard plein d’amour et de soulagement.

À cette époque, ses parents s’aimaient d’amour. Sa mère avait tourné le dos à son propre père pour suivre ce viking au regard d’acier et aux lèvres généreuses. Comme les siennes. Elle avait abandonné sa vie à Londres, abandonné l’upper-classe londonienne pour la simplicité finlandaise. Elle était heureuse malgré le froid, malgré la nuit, malgré l’absence de ses proches, de ses habitudes, de sa vie.

Elle centra sa vie sur Ruben, qu’elle appelait en toute intimité Nathanaël, son second prénom, un rappel à ce père qu’elle avait pourtant fuit. C’était avant tout une façon de rendre encore plus unique cette relation qu’elle voulait immuable avec son fils. Le premier. La fierté de son père qui l’avait pourtant appelé du prénom de son amant. Elle le savait. Le sentait. Comme tout flair féminin pouvait le faire. Elle lisait le manque dans le regard de son époux quand il croyait qu’elle ne l’observait pas. Un amant, perdu avant leur rencontre dans un grave accident de la route. Un amant, qu’il appelait, ami, mais qu’elle nommait fantôme, car il hantait son époux depuis qu’il avait trouvé la mort.

Mais de ça, elle n’en parla pas à ses enfants. Parce-qu’elle les protégeait tous les deux. Claudia rejoignant la famille deux ans après la naissance de son frère. Ils furent éduqués avec beaucoup d’amour et de non-dits. Ruben percevant très tôt les humeurs de ceux l’entourant ne parvenait pas à mettre de mots sur ce qui préférait s’en passer. C’est ainsi qu’il se révéla très vite un enfant sensible, proche de la nature, mais aussi des autres. Il développa une écoute exceptionnelle, et une capacité à créer du lien même avec les personnes les moins abordables.

Il semblait sans cesse dans un autre monde où tout était plus facile et accessible. Toujours en train de proposer son aide, il n’en restait pas moins casse-cou. En effet, il prit très tôt l’habitude des risques! C’est ainsi qu’il grimpait aux arbres, essayait des sauts impossibles, se jetait dans un lac alors que les températures l’interdisaient formellement - entendre par là ses parents. Rien ne semblait pouvoir l’empêcher de mettre à mal ses limites, tant et si bien que ses parents eurent plus d’une peur avec lui! Toutefois, c’est lors d’un de ces épisodes d’équilibriste - il marchait sur une branche bancale au-dessus d’un ravin - que son élément se présenta à lui. Il se souvient parfaitement de ce moment-là. Il avait mis au défi Heikki de se rendre de l’autre côté du ravin afin d’aller cueillir une fleur assez rare et en offrir à sa sœur et sa cousine. Heikki, plus jeune que lui, avait refusé cette folie! Mais Ruben, alors âgé de 9 ans, décida que son idée était excellente! C’est ainsi qu’il entama la traversée, et alors qu’il était proche de l’arrivée, la branche céda, l’amenant à faire un saut qui aurait pu lui être fatal s’il n’avait pas senti un courant d’air l’aider à parvenir de l’autre côté! Il s’accrocha à la roche férocement de ses mains, avant d’arriver à se relever de l’autre côté. Si le Vent n’était pas intervenu, répondant à la panique qui avait saisit l’enfant, il n’aurait pas pu de quelques centimètres parvenir à s’attacher à la roche…

Suite à cet incident qui lui valu de rester cloîtré chez lui pendant plus d’une semaine, il commença sérieusement à manipuler l’Air. Parvenir à soulever des objets, comprendre avec l’aide de son père que l’air se situe partout dans notre monde et qu’il lui faudra de la patience pour jouer avec ce dernier. Ruben était conquis, un autre monde s’ouvrait à lui et son père trouvait toujours les bons mots pour l’amener à se concentrer. Jouer, ce n’était pas travailler, cela ne demandait aucun effort et sciait parfaitement à l’Air qui emplissait tout son être.

Ce fut également durant cette période que son père lui offrit sa passion de la photographie. Ruben avait toujours observé son père trimbaler son trépied et prendre en photo de fabuleux paysages depuis qu’il était assez grand pour le suivre en promenade. Mais jamais il n’aurait cru qu’il aurait pu développer l’oeil pour capter le beau...Surtout à cet âge où tout ce qui comptait pour lui c’était de se sentir libre dans son corps et dans sa tête! Pourtant, c’est ce qu’il se produisit, et sous le couvert de son père, il put même se rendre à certains endroits jugés risqués, mais pour lesquels son père avait toute sa confiance! Ces endroits lui permirent de prendre des photos exceptionnelles! Mais c’est plus tard qu’il découvrit sa vraie passion en ce domaine: capter l’âme des gens.

Suite à la révélation de son élément, il fréquenta plus régulièrement sa cousine, dont l’isolement le peinait profondément. Il venait casser sa solitude et elle l’aida à gérer ses émotions qui sont en lien direct à des effets non voulus de l’Air. Lahja avait le même âge que lui mais lui apparaissait toujours plus sage, d’une connaissance sans limite, sans aucun fond au point qu’il lui vouait une certaine admiration. L’Air pouvait créer des vagues à partir de l’Eau...Mais dans l’Eau, l’Air n’existait pas. C’est ainsi qu’ils se retrouvaient dans leur douceur et générosité mutuelles, mais Ruben avouera encore aujourd’hui que la psyché de sa cousine lui échappe et par conséquent le fascine. Elle l’aida à poser les premières pierres de la maîtrise de ses émotions. Maîtrise qui sut se perfectionner à travers les années qui passèrent loin de la Finlande. Loin de la famille. Loin de son père.


Un écrin dorée peut-il remplacer une liberté adorée?

Quel bruit cela fait-il quand un monde s’écroule? Celui d’un avion qui se dépose à l’aéroport de Londres. Celui d’une mère qui ne cesse de répéter que tout ira bien. Celui des souvenirs qui hurlent pour qu’on ne les oublie pas.

Cela fait mal. Une souffrance jamais ressenti auparavant! Une souffrance qui n’avait aucun rapport avec ses multiples égratignures collectionnés au fil des ans. Il ne pensait pas qu’à 11 ans on puisse autant sentir le manque: celui de son père, exclu. Celui de sa famille, oubliée. Celui de tous ses rêves qu’il pensait pouvoir voir éclore un jour.

À partir du moment où son regard se posa sur les quartiers chics de Londres, confortablement installé dans la berline familiale conduit par un total inconnu, Ruben sut que la vie telle qu’il l’a toujours connu s’en était allée.

Il ne savait pas que sa mère avait fui un mari qui ne savait pas l’aimer. Il ne savait pas que son père - son grand-père - s’était adoucit envers elle, tant et si bien qu’elle avait accepté de reprendre sa place d’associée dans la compagnie familiale de recherches biologiques et expérimentales. Il ne pouvait pas savoir que son déracinement était l’ancrage de sa mère. Il n’était qu’un adolescent qui ne pouvait réagir qu’en ado! Il enferma sa mère dans le silence, tandis qu’il prenait un soin fou de prendre soin de sa sœur. Il avait besoin d’elle. Elle était devenu son unique repère et il voulait plus que tout la protéger!

Sa nouvelle vie prit place. L’emploi du temps était divinement orchestrée et leur mère devint un fantôme, toujours à travailler. Ruben détestait l’ordre. Il détestait qu’on lui impose des règles aussi strictes, d’autant plus qu’il n’avait plus le droit de voir son père! Ce dernier tentait vainement par téléphone de calmer l’agitation qui prenait place en lui petit à petit, le rendant particulièrement nerveux et donc apte à laisser se manifester ses pouvoirs à un moment inopportun. Il parla à sa femme bien sûr, pour la résonner, tenter de revenir sur ses positions, ou simplement de lui laisser les enfants...Mais cela était impossible. Jamais elle ne le permettrait!

C’est ainsi qu’il y eu de nombreux incidents au collège. Tous ces incidents le firent voir comme un adolescent violent, ses camarades préférant dire qu’il les a bousculé fortement alors même qu’il s’agissait de l’Air qui s’échappait de lui dès que la colère s’emparait de lui. C’est ainsi que sa mère fut convoquée à de nombreuses reprises avant qu’elle ne cède au bout d’un an. Elle n’avait pas le droit de prendre le risque de révéler leur identité. C’est ainsi que lui et sa sœur purent avoir une relation plus régulière avec leur père, même si cette dernière se faisait à distance.

Quand le Vent se calme, la douceur reprend sa place...et la malice aussi.

Un deuil ça prend du temps. C’est tumultueux. C’est ce qu’a vécu Ruben suite à sa première année à Londres. Le deuil de sa vie d’avant. Le deuil de la Finlande. Il avait du accepter que Londres serait sa nouvelle terre tant qu’il ne serait pas en mesure de prendre soin de lui-même. Accepter qu’il était dorénavant un gosse de riche, même s’il tentait pas tous les moyens de ne pas être corruptible par l’argent.

Même s’il n’était encore qu’un adolescent, la valeur de la famille était une chose importante pour lui. Alors bien sûr, il restait proche de sa sœur, mais il fit son possible pour pardonner à sa mère durant toute cette période, et ainsi retrouver la chaleur de ses paroles, de ses encouragements et lui permettre ainsi de ne plus voir en elle la trahison.

Il y réussit. En enfreignant la loi dès que l’occasion lui était offerte de faire du parkour en son sein! En se plongeant dans la photographie, prenant des personnes sans leur accord, juste pour capter la beauté dans leur inconscience. Il développa sa personnalité au-delà du cadre préétablis par sa mère et sa famille. L’influence de son grand-père étant en effet très grande.

Cet homme l’avait effrayé la première fois qu’il s’était trouvé dans la même pièce que lui. Son charisme, mêlé à sa maîtrise de son élément, la terre, lui avait donné l’impression de n’être qu’une poussière en ce monde. Mais à force des années, il sut en apprécier le calme mais aussi la force tranquille. C’est ainsi qu’il se fit apprivoiser, tant et si bien que son rêve de devenir journaliste laissa progressivement la place à celui de reprendre l’entreprise familiale. Il apprit à travers son grand-père, qu’il portait en lui le meilleur de deux familles, de deux lignées, et que s’il voulait se réaliser pleinement, il ne pouvait sciemment nier l’une de ses racines.

Peut-être est-ce en raison de ce nouveau lien qui marquait au fer sa nouvelle vie? Peut-être est-ce car son Vent intérieur se sentait en sécurité? Ruben redoubla de passion et de malices, profitant de la moindre interdiction de sortie pour l'enfreindre, profitant d'un mur aux briques qui ressortent pour se mettre à grimper le long d'un immeuble inconnu! Il redevenait l'être insouciant du danger qu'il a toujours été. Non par colère et révolte mais par amour de cette sensation de liberté que lui offrait son corps dans ce genre d'escapades! Il était fier de raconter ces dernières à son père. Fier d'avoir des secrets avec lui, tandis qu'il faisait son possible pour aider sa sœur dans la maîtrise de son don à elle: le feu.

Quand on prend un nouveau souffle, la vie peut prendre un chemin léger.

C’est ce qu’il croyait. Intimement. Profondément jusqu’à ce soir-là.

Celui où il du secourir sa sœur de ses propres flammes. Où il usa de toute son énergie pour étouffer le feu qui venait de s’allumer dans la chambre de sa sœur. Où il croisa celui qui se faisait passer pour son petit-ami en sortir l’air apeuré! Celui où sa sœur s’était fait voler sa virginité par ce gars qui ne visait que ça! La déflorer. L’humilier. L’abandonner avec un sourire narquois! Ses larmes avaient rapidement fait place à la colère. Une colère qui s’était manifesté soudainement par des flammes immenses et vengeresses! Des flammes qu’il parvint par l’unique volonté de la sauver, à éradiquer! Pas à n’importe quel prix! Sa sœur perdit connaissance face à l’air qui était venu à manquer dans la pièce! Cette absence d’air qui permit au feu de mourir progressivement. Mais ce qui acheva ce dernier fut son propre corps qui tomba - telle une couverture - sur ce qui restait de langue enflammée! L’intensité de l’acte l’avait amené à perdre lui-même connaissance mettant sa vie en péril.

C’est leur mère qui les retrouva, guidée par l’odeur de brûlé qui régnait dans la maison. Elle appela les urgences, découvrant que son fils était brûlé dans le bas du dos au second degré. Un degré qui peut être bénin si la brûlure est superficielle mais qui peut laisser des traces quand elle agit plus en profondeur. Ce fut le cas de Ruben. Ce n’était pas grand chose à ses yeux, juste que sa peau était marqué par le feu à cet endroit là, mais rien que la magie des onguents ne pouvaient aider à guérir concernant la douleur ou la sensibilité. Encore une fois, face à cet acte que même son père jugea insouciant, il répondit par la désinvolture, prétextant que l’essentiel était que sa sœur et lui étaient sains et saufs.

C’est à partir de ce moment-là que leur relation évolua, qu’elle devint plus profonde. Elle avait 16 ans et lui 18. L’élément de sa sœur ne s’était jamais manifesté jusque là, lui faisant croire qu’elle avait peut-être manqué le gêne, alors même que son feu couvait tranquillement au fond d’elle. Vu qu’elle partageait le même élément que son père, elle voulut retourner auprès de lui, mais bien entendu sa mère s’y opposa. C’est ainsi que Ruben prit le parti d’être présent pour elle quoiqu’il arrive. Après tout, le feu ne pouvait prendre naissance que s’il y avait de l’air...sans lui, aucun danger n’était présent. Mais Claudia n’était pas de cet avis.

Ensemble.
Allongés sur le nouveau lit de la nouvelle chambre de sa sœur. Il était allongé sur le dos, sa sœur lovée contre lui tandis qu’il lui caressait doucement les cheveux: “Tu n’es pas un super-héro Nathanaël.” Il adorait entendre ce prénom de sa bouche. Il n’y avait qu’elle et sa mère qui l’appelait ainsi. “Et encore moins le mien.” Il sentit que son regard se portait sur son visage, à la recherche d’une approbation, d’un sourire, d’un acquiescement. Mais rien de tout cela ne vint. Il savait qu’elle faisait allusion à sa tendance d’arpenter les murs de cette ville et ses toits comme s’il s’agissait d’un vulgaire jeu vidéo. Il savait aussi qu’elle avait peur pour lui depuis cette nuit-là. Peur qu’il nourrisse son obsession de la protéger d’elle-même plus que de vivre sa propre vie.

Son regard concéda à plonger dans ceux aussi bleu de sa sœur. “Je ne me prends pas pour un super-héro Claudia. Juste pour ton frère.” Devait-il lui rappeler comme la famille c’est important? Comme son ex petit-copain était désormais sous surveillance pour s’assurer qu’il ne parlerait pas de ce qu’il l’avait vu faire? Ruben le savait. Leur grand-père le percevait de plus en plus comme un homme et lui vouait une confiance qui lui faisait réellement honneur.


(suite à venir)

En attendant...sa Musique d'ambiance...

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Oubli Les souvenirs sont comme des photo floutées auxquelles on s'attache pour expliquer notre réalité.
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Bienvenue avec ce nouveau personnage !

Tu sais déjà tout ce que j'en pense, j'ai vraiment hâte de le découvrir et d'avoir l'occasion de jouer nos liens. Je vais surveiller cette fiche, c'est une évidence ! Bon courage surtout. Émerveilles-nous comme tu sais si bien le faire. **



the long neon nights and the eek of the ocean and the fire that was starting to spark. i miss it all, from the love to the lightning and the lack of it snaps me in two. if you were here beside me, in the arms you said you'd never leave, i'd tell you that it's simple and it was only ever thus. there is nowhere else that i belong.

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Goule ☠ Progéniture d'Eve
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Oh lala ! Cette bouille en sorcier, j'en ai des frissons drunken

Re-re-bienvenu à toi ! C'est cool que la schizophrénie soit si communicative par ici Very Happy
En espérant te croiser avec une de mes têtes, bon courage pour ta fiche Wink
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♦ Humain ♦
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Alors, tu as l'intention de me le faire aimer ce nouveau visage ou pas ? What a Face

Amuse-toi bien



Hasta la victoria siempre
abajo donde los pasos son fríos , donde la luz no existe, ahí es dónde quieres estar, te sientes molesto, encuentra tus esperanzas y tus sueños abandonados, ahí es dónde se encuentra tu propósito...
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Re-bienvneue cousin ! - je suis sur le mauvais compte mais le Heikki en moi parle - bon courage pour ta fiche, hâte d'en lire plus, amuse toi bien



i knew myself before i knew anyone; i was scared as fuck and out of touch, and i was still testing my luck, All I wanted would become everything i ever loved, i remember. i left myself in the alleyway
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Vincent: quelle pression Wink Je ne sais si je vais vous émerveiller sur ce coup-là...Ruben a un côté plus direct que mes autres perso (enfin je découvre en écrivant ^^).

Riley: On va se trouver de quoi oui Smile

Sean: Heu...ça ne va pas dépendre de moi mais de Ruben je pense Wink Je viens d'écrire la personnalité...à voir si déjà ça te parle ou pas Wink

Charles: Yep, je vais apprendre à mon cousin préféré à se battre au besoin Wink



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♦ Lycanthrope ♦
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Re bienvenue beau brun


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Je peux dire que je plussoie complètement ce vava ? Je sais même pas pourquoi je demande, je suis en train de le faire ! CE MEC EST UNE BOMBE !!!!!

Voilà, c'est dit. Sinon Re Bienvenue à la maison What a Face


Les démons de mon passé ont fait de moi ce que je suis.© Justayne
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