The Island of the damned est un forum post Apocalyptique rassemblant un grand nombre de créatures surnaturelles.
 

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 bitter sweet symphony

♦ Humain ♦
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Soma Devosariah
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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ Pieusement installée dans l’herbe, elle disparaît. Dans le silence d’une Irlande décharnée, son esprit fulmine dans le néant de ses horizons. La Française était venue sur ses terres pour ramener les siens auprès de sa mère. Utopiste réunification qui lui tenait à coeur, tout semblait être une suite d’embûche aux allures de cauchemars. Ils devaient vieillir tous ensemble et dans son espoir naïf tout pouvait être réparé. Les cheveux charbonneux de sa mère et de sa soeur disparaissaient au fur et à mesure des jours qu’elle passait ici. Il n’y avait que des souvenirs sur un papier glacé pour la consoler, pour le lui rappeler. C’est accompagné du vent qu’elle essayait d’oublier la peur et la fatalité qui peuvent parfois couler. Étrangement, elle se prend parfois à comprendre les idées formelles de sa grand-mère. Cette femme qui ne voulait finalement garder les siens qu’auprès d’elle malgré la rudesse de ses façons de faire, d’agir envers eux, même si elle restait révolter, la compréhension était présente. Après tout, on a le droit de comprendre sans accepter.  Tout ça n’était que de pensées qui passaient dans l’instant paisible. Les Cries, la fureur, les bombes n’étaient pas là. Protéger par les hommes, les suppositions volatiles n’avaient pas de place. Le vent venait la toucher, l’effleurer et une coccinelle s’est posée non loin d’elle. Sur le visage de la Française, un sourire s’est tendrement dessiné, la ramenant à la réalité. Tout n’était pas détruit dans la toxicité des hommes. Elle s’est levée pour prendre la route vers la maison de Dorian. 

Quittant le sentier qu’elle avait emprunté, elle allait chercher Scylla, qui passait du temps chez le hacker. Mutuellement, ils s’aidaient et c’était une bonne chose. Scylla avait besoin d’être écouté, et aussi d’entendre des paroles de personnes qui la comprenaient. Chaleureuse, Soma l’était envers cet être qui était venu se lier dans sa vie, mais parfois, elle ne pouvait la consoler de sa peine. La Française connaissait le père de la jeune fille, son grand-frère qui était des amis de la famille  et malheureusement, elle ne les connaissait pas. C’était injuste, oui.  Tout ce qu’elle pouvait lui raconter était des souvenirs flottants dans son crâne de son adolescence à Jakarta. Elle voulait les connaître et, ensuite, la tristesse teintait ses iris azurés. Soma connaissait ce sentiment, car elle-même n’avait pas connu son père biologique.  Ces moments sans Scylla lui permettaient de travailler sur les dossiers qui avaient fait parvenir la magicienne aux cheveux glacés nuancé de neige. La Française s’était plongée dans les mots, dans les notes qui étaient ancrées sur le papier et elle ne pouvait être que reconnaissante envers la sorcière de bien vouloir qu’elle puisse les classer, les consulter afin d’en apprendre un peu plus.  Ainsi, à sa façon, elle pouvait oeuvrer dans le silence et dans les papiers elles cherchaient des réponses sans doute qui n’existait pas.

La rencontre avec Dorian s’était faite dans un flou qu’elle n’avait pas réellement compris ni saisi, l’homme avait été présent et avaient fait fuir des hommes. La prudence délavée de Soma c’était envolée et il était intervenu. Sous le coup, elle n’avait pas été reconnaissante, sous l’incompréhension de son acte. Elle s’était dit qu’elle pouvait se débrouiller seule, mais c’était une erreur qu’elle avait comprise. Il l’avait aidé, elle lui était reconnaissante. La prise de conscience de ses failles, de ses démons qui sommeillaient dans ses entrailles étaient une route semer d’embûche. Elle avait cherché sans doute cette violence naissante, mais depuis que Scylla s’était posé dans sa vie, elle essayait d’être digne d’elle, de son innocence d’exister dans le chaos. Sans l’abîmer même lorsque ses flots de rages apparaissent. Ne pas cacher son impuissance derrière des promesses qui n’existent pas. La tenir contre elle, comme une amie qui à jamais sera. Souffler, les maux qui triomphent parfois. Alexander l’aidait aussi dans tout cela. Le hacker était abîmé par des brûlures que la Française de connaissait pas, ne saisissait pas, mais elle comprenait que cet attachement et ses silences n’étaient pas un hasard. Elle même pas très bavarde, sur ce qui retourne son sourire à l’envers. Naturellement, elle avait envie d’apprendre à connaître Irlandais qui trônait derrière son écran. Pour la française il y avait des fragments nouveau qui la déroutait. Elle ne savait pas comment agir sans les consolation du corps et ce n'était pas ce qu'il l'intéressait. Les repaires habituelles disparaissaient alors elle se sentait toujours un peu étrangement démuni à l'idée de revoir le brun.

Au fur à mesure des pas, les goûtes de pluies avaient fait son apparition. Elle s'est donc dépêché, la jeune femme a entendu des bruits qui se brouillaient dans le vent, celui d’un animal gémissant. Ses yeux ont fouillés les ruines et les herbes, trouvant la bête. Proche de la maison, elle était allongée là. Un chien, la Française c’est approché de la bête qui a montré ses dents. «  Du calme » voix légère, voix qui voulait la rassuré. Elle n’avait pas de nourriture sur elle. C’est à pas de velours que Soma s’est approché, le chien s’est laissé faire. Une nouvelle fois, ses crocs étaient de sortie lorsqu’elle voulait le caresser pour rassurer la bête. L’animal a essayé de se redresser pour s’approcher et a crié. Visiblement, la douleur était sur une de ses pattes. «  Je vais t’aider », lui a-t-elle soufflé. Et puis elle a essayé de porter le chien, celui-ci c’est laissé faire, assez lourde elle a dû le poser et le chien la mordu. Peut-être avait-elle touché de façon maladroite sa douleur, c’est avec calme que la Française c’est mordu l’intérieur de la lèvre. «  J’arrive. » La Française a caressé le pelage de la bête, a posé le tissus qui recouvrait ses épaules et a accompli  le reste du chemin vers la maison, elle a sonné. Scylla a ouvert. Soma l’a embrassé. «  Bonjour Scylla, va chercher Alex, il y a un chien près de chez lui qui doit avoir quelque chose de cassé. » On entendait la bête gémir d’ici maintenant.  « Reste à l'intérieur tu vas attraper froid. » et puis la française est repartie près de la bête, à deux ça serait plus facile de la transporter.
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Alexander O'Brian
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Des débris. Superposés sur l'amas de peines qu'il s'acharnait à dissimuler. C'est l'unique héritage qu'il lui restait de sa famille et sous le souffle de l'impuissance, dans les vagues secouant le regard de la gamine, il se souvenait de tout ce qui avait pu déchirer son âme enfantine. Scylla souffrait elle aussi, de cette injustice qu'ont les adultes de fermer les paupières sur ce qui blesse leurs enfants. Elle s'enfermait dans un silence qu'il comprenait, s'évaporait parfois dans une inexistence qui n'était pas approprié à son âge adolescent. L'Irlandais la comprenait. Il lui avait confié qu'il savait et dans un accord tacite, il espérait pouvoir l'apaiser. Lui changer les idées et lui faire comprendre qu'elle était capable de s'en sortir par elle-même. Avec leur aide. Si elle le désirait. Celle avec laquelle Soma la protégeait, celle avec lui la soutenait émotionnellement. Malgré toute cette solitude que la jeune fille pouvait ressentir, Alexander espérait qu'elle comprenne qu'elle n'était pas seule. Même si la présence d'une mère, la présence d'un père sont des choses qui sont irremplaçables. Cette gamine, Alex l'avait rencontré grâce à Soma. Française à l'allure fébrile, éthérée, à laquelle il était venu en aide l'un de ces soirs dangereux et maussades au sein duquel elle avait souhaité se perdre. Comme une inconsciente prête à se faire dévorer et abuser. Par plusieurs hommes à l'esprit souillé de perversité. Si bien que O'Brian fut incapable de la laisser risquer sa peau, parfaitement écœuré que des hommes se regroupent pour s'approprier le corps d'une seule femme. Tour à tour. Dans des conditions tout aussi horrifiques qu'humiliantes.

Soma avait une réputation de fille de joie. Beaucoup de mecs lui avaient parlé d'elle. En soi, ce n'était rien d'autre que des rumeurs de rues, de bars. Avant de l'extirper de ce mauvais pas, il la connaissait de vue. Rien ne l'avait obligé à se mêler de son existence, de ses choix. Rien ne l'avait autorisé à décider pour elle. Mais cela avait été plus fort que lui. Peut-être à cause de cet air un peu perdu qu'avait son visage. Cette compréhension qu'il avait face à ses actes qu'il interprétait lui-même sans pour autant la connaître ; celle qu'elle cherchait à se mettre en danger pour peu de choses, celle qu'elle risquait sa vie en se laissant traiter comme un simple objet. Pour une raison obscure, Alex avait été en colère contre elle et des flots d'incompréhension s'étaient imposés entre eux avant qu'ils ne tissent quelque chose d'autre. Amitié étrange envers laquelle l'Irlandais éprouvait une certaine attirance. Pas pour son corps mais pour ce qui scintillait en elle. Dans son esprit, à l'intérieur de son cœur et au bout de ses cils. Ce n'était pas grand chose. Rien qu'une brise qu'il peinait à déchiffrer mais dont il était incapable d'abuser. Encore à vif de la douleur que lui infligeait le décès d'Imani. Cela le rendait confus et hésitant, insufflant à son attitude des paradoxes dans lesquels il avait tendance à se perdre maladroitement. Il ne supportait pas l'idée qu'elle se vende comme un morceau de viande. Encore moins celle qu'on abuse de sa gentillesse pour l'abandonner dès lors que l'on avait plus besoin d'elle.

Ça le dégoûtait. Et il ne parvenait pas l'accepter. Scylla avait quelque peu changé la donne. Depuis son apparition, Soma semblait s'épanouir un peu plus. Malgré la guerre qui approchait et dont les grognements faisaient trembler les terres irlandaises. Alex était parvenu à se calmer, à se modérer. Il était satisfait à l'idée qu'elle comprenne sa valeur et qu'elle se respecte davantage. Indirectement, il l'accompagnait dans ce processus sans pour autant le lui avouer. Il faisait attention à elle, à sa manière. Avec discrétion, bien planqué derrière cette désinvolture apparente et ce besoin qu'il avait de rester derrière son écran. Comme si cela pouvait devenir son armure face au monde réel. Il ne la jugeait pas mais cette manière qu'elle avait de se blesser lui faisait du mal. Aucun individu, selon lui, ne méritait d'être traité de la sorte. Malgré ces premières impressions décharnées que Soma lui avait laissé, l'Irlandais apprenait à la connaître et se surprenait à apprécier sa compagnie. Avec Scylla, elles étaient comme une bouffée d'air, une échappatoire à laquelle il s'était attachée. Au point où il craignait à présent de la perdre. Bien que Jughead était son meilleur ami, leur combat était épuisant et risqué. Leur vie avait tant changé depuis Polaris qu'il leur était extrêmement difficile de faire confiance à qui que ce soit. O'Brian avait pourtant l'impression qu'il pouvait avoir confiance en Soma. Cependant, s'il espérait ne pas se tromper, il ne pouvait pourtant pas s'empêcher d'entrevoir le pire. Pas encore prêt à accepter l'idée qu'il puisse être heureux d'une quelconque manière. Pourtant l'Irlandais avait presque la sensation de l'être en conversant avec l'adolescente. Elle avait du répondant et ces quelques rires malicieux cassaient son quotidien bien trop sérieux.

« Comment tu peux passer des heures derrière ton pc ? T'as jamais envie de sortir un peu ? »
« Pour que tu t'accapares du dit pc et que tu puisses mettre ton nez dans des choses auxquelles tu n'es pas censée avoir accès ? »
« T'es pas drôle, Alec... J'aurais au moins tenté le coup. »

Dans un soupir, Scylla haussant les épaules. Ce qui n'a pas manqué d'amuser le brun, bien conscient de la curiosité dévorante dont été dotée la gamine. Depuis quelques temps déjà, elle s'intéressait à l'informatique. Alex avait concédé à lui apprendre quelques trucs afin de l'enrichir mais évidemment, tout ceci se déroulait sous sa surveillance. Sa tentative d'échapper à ce contrôle qu'il mettait, principalement pour sa sécurité, l'avait fait sourire. Alexander aimait beaucoup l'intelligence dont Scylla faisait preuve naturellement. Il était persuadé qu'elle deviendrait une femme remarquable. Coupant le fil de ses pensées, le bruit de la sonnette s'est perdue en échos jusqu'au cœur du petit salon dans lequel ils s'étaient installés. L'adolescente s'est précipitée à la porte et de l'endroit où il était, l'Irlandais reconnut sans peine la voix de la Française. Lorsque la jeune fille est revenue, ce n'était que pour le prévenir de ce qu'il se tramait.

« C'était Soma ! Elle a trouvé un chien. Apparemment, il a quelque chose de cassé. »
« D'accord... Reste ici et ne magouille pas n'importe quoi sur mon pc, ok ? On revient. »

Dehors, la pluie commençait à tomber légèrement. Le vent était un peu froid et les feuilles d'arbre recouvraient le sol. D'ici, on pouvait entendre les gémissements de douleur du chien. Il prit la décision de prendre la voiture, avant d'installer le chien à l'intérieur et de l'emmener sans difficulté jusqu'à la maison. Alexander ne mit pas très longtemps à trouver Soma, non loin de l'animal. Elle cherchait à le rassurer. Sortant du véhicule, il s'empressa de rejoindre la jeune femme avant de découvrir qu'elle s'était fait mordre. Il s'approcha d'elle pour mesurer l'ampleur des dégâts et si elle ne saignait pas, son épiderme prenait tout de même des teintes rougeâtres et violettes.

« Ça ne te fait pas trop mal ? » demanda-t-il en plongeant son regard dans le sien. Elle avait certainement dû lui faire mal par mégarde. Il s'abaissa ensuite, portant son attention sur le corps du chien, cherchant la trace d'une quelconque plaie mais Alec ne trouva aucune trace de sang. « Il n'a pas l'air de saigner. C'est plutôt une bonne chose. » Il caressa la tête de l'animal calmement, lui murmurant quelques mots réconfortants qu'il ne comprendrait sûrement pas. « Tout va bien, on va t'aider. Il ne t'arrivera plus rien. » Il se redressa après quelques minutes, le temps que le souffle du chien se calme puis alla ouvrir l'une des portières de la voiture. « J'ai de l'alcool à la maison. Ce n'est pas grand chose mais ça pourra désinfecter l'endroit où il t'a mordu. » dit-il à l'adresse de Soma. Il retourna ensuite auprès de l'animal avant de s'approprier du tissu avec lequel Soma l'avait recouvert. « Je suis désolé pour ton vêtement mais je vais m'en servir pour lui faire un semblant de bandage... Promis, j'échangerais quelques trucs contre une tenue classe. » Il lui fit un clin d'œil en souriant un peu puis il déchira le tissu pour en faire quelques bandes. Cherchant l'endroit qui faisait souffrir la bête quelques instants, il comprit qu'il s'agissait de la patte droite lorsque ce dernier lui dévoila ses crocs au passage de sa main dessus. Avec douceur et précaution, Alex enroula les lambeaux autour de la patte foulée et la resserra quelque peu pour qu'elle puisse suffisamment la maintenir.

« Voilà, ça devrait aller. Je demanderais à Killian de l'examiner un peu plus tard, quand il sera un peu plus calme. L'essentiel, pour le moment, c'est qu'il bouge le moins possible. Est-ce que tu peux m'aider à l'installer dans la voiture ? J'aurais besoin que tu restes derrière, avec lui. »

Levant son visage vers la jeune femme, il attendit sa réponse. Alexander n'était pas vétérinaire mais il espérait qu'un peu de calme et la chaleur approximative d'une maison pourrait l'aider à se sentir un peu plus en sécurité. Pour cela, il fallait qu'ils parviennent à le ramener à la maison, même si elle ne se situait qu'à quelques mètres de l'endroit où ils se trouvaient.



harder than imagined, harder when it's cold. even when i'm playing in the fire, even when i'm doing it for all my life. harder than imagined, harder when i let it go...

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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ Les respirations s’enchaînent et ne se ressemble pas, pourtant on les oublie, on les prend pour acquis. Ce n’est que dans la perception de l’étouffement qu’on s’aperçoit de leurs importances. Dans la noyade, elles sont tout ce qui compte. De façon imperceptible, silencieuse. La Française avait cette sensation de noyade et elle avalait l’air comme le seul or qui lui était donné de connaître, le seul qui pouvait réellement compter sous ses pupilles. Elle avait parfois peur de perdre la constance de ce rythme dans ses poumons. Tout ce qui découler tout autour d’elle était un bonus bien trop riche pour qu’elle puisse le décrire. Tout était comme un océan dans lequel elle ne savait pas vraiment nager alors elle flottait, sans prétention.  

Son regard s’étiole sur la distance, de pas en pas, les chaussures s’enfonçant dans la boue qui se créait peu à peu. Elle se rapprochait de son objectif : celui de retrouver l’animal. Elle espérait que celui-ci ne s’était pas enfui, qu’il n’avait pas peur qu’elle le laisse ou de la maladresse de la brune à avoir appuyer sur sa douleur.  Ses questions tergiversaient dans son esprit lorsque que ses pupilles scrutées les alentours pour savoir l’endroit précis ou elle s’était arrêté. La Française l’a retrouvé, la bête était toujours là, sous le bout de tissus, ne bougeant pas vraiment, restant allongée dans cette herbe. Soma aimait bien les animaux et trouvait de la tendresse dans ses pupilles, de la douleur et il était visible qu’elle était déstabilisée de ne pas pouvoir bouger comme elle souhaitait. La jeune femme c’est installé à ses côtés, s’asseyant à ses côtés  «  Alex va arrivé, on va te porter comme ça tu seras au chaud », si elle lui parlait c’était dans la tentative de mettre en confiance de la bête, aussi parce qu’elle savait que les bêtes étaient capables de comprendre et de sentir énormément de choses. Alex ne tardait pas, elle voyait la voiture arrivée et il avait bien fait ceci dit le bruit l’avait fait un peu réagir et ses pupilles dansaient dans tous les coins. «  Ça va aller t’inquiètes pas c’est la voiture. »  Des noeuds s’emmêlent dans son estomac et bourdonnent, la fatigue, surement le froid qui s’installe sur son épiderme. La voiture est là et derrière la vitre, ses pupilles dessinent les traits de l’Irlandais. Il descendre de sa voiture, elle l’observe silencieusement bouger jusqu’a la bête et elle.


Ses mouvements sont rapide contrairement à elle, un peu dans la lune. Bousculée par sa présence. Alexander, un homme et ses énigmes. Elle affrontait volontairement bien tous les regards, ceux des hommes et de toutes les créatures, bienveillantes ou malveillantes, mais, là, c’était différent. L’Humaine se retrouvait à fuir celle encrée dans ses orbites. Son odeur est déposé dans l'air qu'elle respire « Ça ne te fait pas trop mal ? » il lui demande avec cette voix salutaire, masculine et présente. Comme un appel à la réalité. «  Non ça va. » avait-elle dit doucement. La douleur avait été présente dès la morsure effectué maintenant ça lui lançait des petits piques qui prenaient naissance sur son bras et s'en allait. La présence de cette Irlandais avait toujours ce quelque chose d'apaisant malgré les troubles qui faisaient des vagues. Il observait la bête. « Il n'a pas l'air de saigner. C'est plutôt une bonne chose. » il n'avait pas encore été mordu par d'autres bêtes plus forte que lui. « Tout va bien, on va t'aider. Il ne t'arrivera plus rien. »  elle l'écoutait lui parler, rassuré et attendrit aussi. Consciente qu'il aurait pu rester chez lui, mais il n'était pas ainsi, non. Elle appréciait ses réactions qui lui laissait un sentiment de tendresse. Il va ouvrir la porte de la voiture après avoir fait connaissance de la bête et prend le temps de lui adresser la parole a nouveau. « J'ai de l'alcool à la maison. Ce n'est pas grand chose mais ça pourra désinfecter l'endroit où il t'a mordu. » la française l'observe ses traits en hochant la tête, confirmant ce qu'elle savait déjà. Alec est un homme attentif.  « Ça sera largement suffisant, c'est pas grand chose. J’ai du lui appuyer sur sa blessure en le portant. » ça façon à lui de lui dire, me tient pas là, tu me fais mal. « Je suis désolé pour ton vêtement mais je vais m'en servir pour lui faire un semblant de bandage... Promis, j'échangerais quelques trucs contre une tenue classe. »  Elle a souri à sa phrase mais surtout à la son clin d'oeil. La Française n’avait pas été apprise avec des valeurs matérialistes, mais plutôt utilitaires. Cependant ses années en France avec un confort de vie, lui avait sans doute fait développer un goût pour l’élégance qui ne marchait pas du tout avec l’Irlande post apocalyptique alors s’imaginer avec des vêtements élégants ici, c’était plutôt marrant. Elle se demandait parfois comment les personnes qui étaient présentes sur l’île se seraient habillées si ils avaient à nouveau le choix.  «  t'as une drôle de façon d'arracher mes fringues mais vas y fait toi plaisir.    » La française cherchait à le taquiner peut-être un peu au passage en espérant tout de même que le tissus allait convenir pour bien tenir en place. «  n'échange rien, t'inquiète pas j'en ai un autre. » s'était gentil de le proposer à nouveau. Ils n'avaient plus grand chose mais on lui avait donné des vêtements il y a peu. Le chien avait a nouveau ressorti ses crocs et Alex ne s'était pas fait mordre heureusement. La Française observa l'Irlandais agir, il avait trouvé sa blessure et lui avait fait un bandage. Le brun était adroit et doux.  

« Voilà, ça devrait aller. Je demanderais à Killian de l'examiner un peu plus tard, quand il sera un peu plus calme. L'essentiel, pour le moment, c'est qu'il bouge le moins possible. Est-ce que tu peux m'aider à l'installer dans la voiture ? J'aurais besoin que tu restes derrière, avec lui. » Quand on ne se connaît pas, tout reste une suite d’interprétation, une suite de notre qui sonne parfois très faux son une substance réelle. Un reflet véritable. Soma ne savait pas très bien comment il avait pu comprendre ce qui s’était passé il y a quelques mois, mais elle n’était pas victime. C’était un choix. Tout comme le sien était de lutter derrière son écran contre les injustices qu’il avait pu voir. Peut-être qu’en effet, Le Brun lui échappé que ça soit sur ses attentions, sur ses actions qu’elle avait du mal à capter. La sensation qu’elle avait de lui était que c’était un homme qui rayonnait d’une bonté, mais comme tout le monde, la vie devait avoir peint derrière ses pupilles des failles qu’elle ne souhaitait pas voir s’étendre. Le désir d’apprendre à le connaître était bien présent, mais elle n’était pas adroite. Elle avait hoché la tête en accord avec ses propos qui étaient une bonne idée. Par la suite elle l'avait aidé à transporté le chien qui semblait être plus confiant suite aux mouvements de l'homme. Rassuré, sans aucun doute. «  Merci pour tout. » elle s'est installé à côté de la bête en caressant son pelage à travers ses phalanges.


L’agitation de son esprit s’évanouissait également et alors que le trajet n’était pas très long la Française regardait l’Irlandais dans le rétroviseur attentif à ce qu’il était, attiré par son magnétisme éloquent et secret. «  Je t’ai trouvé un nouveau compagnon on dirait.  »   Scylla lui parlait du jeune homme, forcément, étant donné qu’elle passait du temps ensemble et qu’ils étaient proches. Elle lui avait dit que Alex était parfois aspiré par son écran, les codes et les informations. Peut-être que la présence du chien pourrait être une amitié qui lui plairait bien. Elle savait qu’il avait un ami présent pour lui, mais parfois la présence animal était une chose qui faisait du bien. Il avait de l’innocence dans leurs comportements, mais le fait qu’il soit livré à lui même pouvait lui avoir laisser des empruntes dans son comportement. Peut-être qu’ils pourraient devenir amis tous les deux le temps que Killian arrive et le soigne. Sans doute que le promener pourrait le faire respirer au-delà que par l’automatisme à travers les chemins.  

Une fois la voiture mise au point mort, Soma est sorti à nouveau pour l’aider à transporter le chien à l’intérieur de l’habitation d’Alex. Elle était déjà venue et elle retrouvait bien entendu Scylla. Voir la blonde lui faisait du bien, elle s’intéressait au chien avec son air curieux. La blonde ressemblait à sa maman et, forcément, son empathie envers les animaux était aussi très présente. Ils lui ont trouvés un endroit pour qu'ils puissent s'y mettre. Un peu désorienté, il restait sagement recroquevillé. «  faudra lui trouver un prénom  » la française c'est installé près de l'adolescente. «  vous avez passé un bon weekend tous les deux ?   » curieuse mais à la fois concernée sur le temps qu’il avait pu passé ensemble.  La chaleur était un peu plus présente ici que dehors et ça faisait du bien à son derme.  Les pupilles de la Française se perdaient un peu sur l’intérieur du brun sans pour autant chercher des détails, elle regardait la généralité des objets, se demandant parfois ce qu’il pouvait représenter ou leurs utilités. Elle avait conscience aussi que l’Irlandais les faisait entrer dans son intimité, dans son lieu de vie, lui, pourtant, qui avait des attitudes de méfiance. Sans doute qu’il avait compris que les deux jeunes femmes étaient loin d’être des menaces.  «  Je peux t’emprunter quelque chose pour me réchauffer ? » Soma lui avait demandé avec douceur car elle sentait encore le froid la bercer, elle n'avait pas envie d'être malade alors qu’elle embêtait toujours Scylla pour qu’elle ait plusieurs couche sa peau adolescente.  

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Alexander O'Brian
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L'empressement soudain vient remplacer la monotonie tranquille dans laquelle l'Irlandais s'était isolé avec Scylla. Alexander quittait finalement son canapé pour secourir un animal blessé sur lequel la brune était tombée. Arrivé sur les lieux, il s'inquiéta tout d'abord de la blessure de son amie. Ce n'est qu'une fois certain qu'elle allait bien que son attention se posa sur celui qu'ils étaient venus aider. Concerné par la douleur qui le traversait, une boule d'angoisse se forma instinctivement au creux de son ventre. Alex n'avait jamais aimé voir des animaux en difficulté. Pour lui, c'était comme assister à la douleur d'un enfant. Il prit de longues minutes pour le calmer de sa voix, caressant son pelage avec une douceur mesurée. Il était normal que le chien soit terrorisé et déstabilisé. Le froid s'installait dans l'air du soir et la solitude avait certainement dû l'étreindre de longues heures avant que Soma ne se préoccupe de lui. Cette étape incitant la douceur était primordiale pour qu'ils espèrent le transporter sereinement. Naturellement, l'Irlandais vérifiait si le corps de la pauvre bête ne portait aucune plaie ouverte. Il lui laissait le temps de s'habituer au son de sa voix, à sa présence auprès de lui alors qu'une bruine légère s'abattait délicatement sur eux. Si la fraîcheur ravivait l'esprit engourdi du hacker, il n'était pas sage de rester sous la grisaille plus longtemps. Alexander n'avait pas envie que la Française tombe malade et lui-même ne pouvait pas se le permettre en une période aussi rude.

C'est sur cette pensée que le brun s'appliquait à bander la patte brisée de l'animal. Ce n'était pas merveilleux mais il espérait que cela puisse faire l'affaire jusqu'à ce que le médecin de Riverdall puisse l'examiner convenablement. Pour ce faire, il dut se servir du vêtement de son amie. Il lui avait promis qu'il remplacerait cette perte par quelque chose de plus beau et il le ferait car le brun était ainsi fait. La jeune femme lui expliquait pourquoi le chien l'avait mordu et sa réponse ne l'avait pas vraiment surpris. Ce n'était qu'un automatisme de défense, un instinct de survie incisif face auquel les animaux n'étaient pas capables de résister. Réaction brute et franche qui leur était légitime mais qui n'était pas vraiment rationnel. Certaines personnes avaient le cœur aussi sauvage qu'eux et en général, Alexander les appréciait davantage que les autres. La réplique qu'elle lui lança à propos du vêtement lui arracha un rire inopiné. Soma avait pris l'habitude de le titiller dans certains domaines et celui qu'elle avait choisi pour le faire cette fois ne le surprenait pas. Cela dit, elle l'amusait et rire était une chose si rare de nos jours...

« Parce que t'as carrément envie que je te les arrache tes fringues ? » lui demanda-t-il en la regardant d'un air sérieux malgré l'amusement qu'il éprouvait intérieurement. « Et bien sûr que si, j'échangerais quelque chose. Tu devrais le savoir que je fais toujours ce que je dis, Mademoiselle. » Ils tachèrent ensuite d'installer le blessé à l'arrière de la voiture. Soma prit place à ses côtés pour veiller sur lui durant le court laps de temps qu'avait duré leur trajet. Soma l'avait remercié sans que le brun ne comprenne pourquoi. L'acte de venir en aide à ceux dans le besoin étant quelque chose de naturel pour lui depuis l'Afrique, depuis Imani. Il n'était pas spécialement méritant. Les valeurs qu'il avait avaient beau être nobles, les appliquer au quotidien était parfois difficile. Ses pensées n'étaient pas toujours belles mais il avait appris à se remettre en question. C'était quelque chose que tout le monde était capable de faire. Il suffisait simplement de faire preuve de volonté. « Ne me dis pas merci. C'est inutile... » De toute évidence, laisser un chien blessé livré à lui-même dans une faune aussi hostile lui aurait été impossible. Il n'aurait certainement pas su en dormir de la nuit. Il l'entendit parler de lui en tant que compagnon et cette idée le fit discrètement sourire car s'il n'avait jamais pensé à adopter un chien, il était loin d'être contre l'idée.

Lorsque les quelques kilomètres qui les séparaient de la maison disparurent, ils essayèrent de transporter l'animal à l'intérieur de la demeure. Avec délicatesse et précaution. Ils se rassurèrent ensuite de le voir se recroqueviller dans un coin de la pièce. Au moins, la chaleur l'aiderait un peu à se réconforter. Soma s'installait ensuite auprès de l'adolescente qui les avait patiemment attendu. La jeune fille observait l'animal, d'un air un peu inquiet mais aussi curieux. « Oui mais je n'ai pas d'idées originales... Il va falloir que vous m'aidiez toutes les deux. » dit-il en prenant place à son tour, le regard un peu accaparé par le chien. La Française leur demandait ensuite comment s'était déroulé leur week-end et Scylla s'empressa de lui répondre, dotée de l'enthousiasme qui lui correspondait.

« Oui, super. Et il se finit bien vu qu'on a trouvé un chien ! Sinon pour le nom, peut-être qu'on pourrait l'appeler Jack ?! Mais ça dépend surtout d'avec qui il va rester. »

« Le week-end s'est bien passé, oui. Scylla est de plus en plus curieuse, elle a tenté de me piquer mon pc tout à l'heure... Puis pour ce qui est de la garde du chien, je n'en sais rien. Avec Soma, nous n'avons pas encore eu le temps de nous poser la question. J'aime bien Jack mais c'est un peu trop commun, non ? » Reportant son attention sur la Française, il se demandait qui finirait par hériter de cette jolie boule de poils. Dans tous les cas, peu importe la décision qu'ils prendraient, Alexander désirait qu'il leur appartienne à tous les deux, aussi bien à Soma qu'à lui-même. La jeune femme lui demandait ensuite si elle pouvait lui emprunter un vêtement pour se réchauffer et O'Brian acquiesça, amusé. « Yep, ne te gêne pas. Tu peux le garder... Ça fera office de remplacement pour le vêtement que je t'ai déchiré. Bon, pour le côté classe, on repassera par contre... » Il rit un peu, l'observant alors que l'adolescente s'était levée pour doucement s'approcher de l'animal et le caresser.



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Soma Devosariah
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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ Pendant qu’il faisait au mieux la Française, c’était mis à l’embêter et sa réponse l’avait fait sourire également.  Ils se lançaient des phrases et des remarques peut-être qu’ils se cherchaient sans l’autre , mais pour Soma, Le Brun était flou alors elle prenait ça comme un jeu sans intérêt derrière. « Parce que t'as carrément envie que je te les arrache tes fringues ? » Son ton l’amusait, sa désinvolture aussi.  «  Je savais pas que j’avais parlé d’envie.  C’était une observation mais je reconnais que c'est pas mal déchiré dans l'ensemble. Monsieur.  »   Ainsi elle gardait ses envies bien à l’abri, ne manquant pas de le taquiner.

Ses propositions de lui trouver un vêtement classe, c’était une douce attention, mais honnêtement, ce n’était pas prévu qu’elle aille à la fashion weck dans les semaines qui suivent donc elle surmonterait cette absence de tissus.  « Et bien sûr que si que j'échangerais quelque chose. Tu devrais le savoir que je fais toujours ce que je dis, Mademoiselle. » Il était assez têtu. Le chien était en sécurité et la Française se détendait depuis que l’Irlandais était venu détendre son air.

Dans la voiture il lui avait dit « Ne me dit pas merci. C'est inutile... » , il était bien trop tard, elle était sincèrement reconnaissante qu’il ait pris le temps de venir chercher la bête. Certain homme, elle le savait en avait rien à faire du sort des animaux alors savoir qu’il n’était pas un ceux-là n’était qu’un peu plus appréciable à ses iris.  

L’idée d’un prénom était importante, une action singulière a son avis. Elle ne savait pas s’il avait été sauvage toute sa vie ou s’il avait eu un maître, mais lui apprendre à reconnaître son prénom était un début. « Oui, mais je n'ai pas d'idées originales... Il va falloir que vous m'aidiez toutes les deux. » Originales elle ne sait pas si elle allait pouvoir être utile.  La Française était contente de retrouver la blonde, les week-ends chez Alex lui changeaient un peu les idées.  Lui apportant sans doute un peu normalité dans cette ambiance qui était loin de l’être. Elle l’observa bouger  en l’écoutant. « Oui, super. Et il se finit bien vu qu'on a trouvé un chien ! Sinon pour le nom, peut-être qu'on pourrait l'appeler Jack ?! Mais ça dépend surtout d'avec qui il va rester. » Visiblement contente qu’il y soit ce chien également.  «  J’aime bien Jack aussi. » Elle trouvait que c’était un beau prénom que celui de Jack. « Le week-end s'est bien passé, oui. Scylla est de plus en plus curieuse, elle a tenté de me piquer mon pc tout à l'heure... Puis pour ce qui est de la garde du chien, je n'en sais rien. Avec Soma, nous n'avons pas encore eu le temps de nous poser la question. J'aime bien Jack mais c'est un peu trop commun, non ? »  Elle appréciait les détails que le brun lui a livré, pas forcément étonnée mais plutôt amusée. «  Et elle n’a pas réussi ?  faut qu’on revoit certaine technique de diversion Scylla.  »  elle lui a fait un clin d'oeil complice à la jeune fille. « Pour le chien, je pense qu’il sera mieux à tes côtés, il veillera a ce que tu passes pas trop de temps derrière ton pc et il fera un bon prétexte pour qu’on vienne t’embêter un peu plus.  »  Elle l’avait dit avec un sérieux inébranlable. Scylla lui avait chuchoté que Irlandais se retrouver pendant des heures derrières sont pc, s’énervant parfois sur des soucis complexes. Au moins il irait respirer, reprenant conscience avec la réalité. Derrière la désinvolture apparente, elle voyait une tendresse cisailler sous la méfiance. Le chien pouvait sans doute l’aider à lui faire baisser la garde et recevoir un peu cette tendresse animale.  

Soma avait montré un sweat qui était là, il semblait chaud.  « Yep, ne te gêne pas. Tu peux le garder... Ça fera office de remplacement pour le vêtement que je t'ai déchiré. Bon, pour le côté classe, on repassera par contre... »  Elle l’a regardé, il y tenait vraiment apparemment à remplacer ce bout de tissus. Il avait servi une bonne cause c’était tout ce qui compter a ses yeux.  «  C’est le classe de Riverdall.  Je te pique ton alcool aussi.  »   Elle s’est un peu éloignée, allant dans la cuisine, prenant la bouteille d’alcool dont il lui avait parlé. Elle a bu une gorgé de la bouteille en question grimaçant légèrement, trouvant ça trop fort pour son palais pour ensuite en verser sur son bras à nouveau en tirant la tête en se mordant plus fort les lèvres.  Ça venait lui brûler l’échine en désinfectant au passage comme il lui avait suggéré, au cas ou.  Par la suite, elle mit le sweat sur sa peau sentant au passage le tissu. Histoire de connaître l’odeur dont il était bercé ne sachant pas à qui il appartenait réellement.

La Française est revenue s’installer sur le canapé cherchant quelque chose qui pouvait se rapprocher d’Alex, elle a pensé au couteau, car il aimait les armes blanches,  il lui avait dit au détour d’une conversation anodine. Elle s’est souvenue que de la prononciation de poignard en anglais. « Si Jack est trop commun je propose Dagger.  » En étant plus confortable dans la douceur du pull. Ses iris observaient sa réaction pour savoir ce qu’il en pensait. Ne sachant pas si Scylla aimait également.

Volontairement ou non, Soma essayait de retenir les détails qui concernait la vie d’Alexander qu’elle soit au présent ou passé. Elle s’intéressait, les collectionnants dans le plus grand des hasard, sans doute inutilement. Elle suppose qu’ils étaient en quelques sorte ami et elle souhaitait donc apprendre à le connaitre. Son essence chatouillait un plus que sa curiosité normal. Ses pupilles venait apaiser certain torrent qu’elle s’était mise à calfeutrer par habitude, les étouffants presque maladroitement. Lorsque la Française croisait son regard c’était pour le fuir un peu, timidement prise par l’incertitude. Scylla était près du chien, un animal lui ferait du bien dans sa vie aussi. Elle avait de plus en plus de mal à savoir ce qui les attendaient dehors. Les traits de la guerre se marquaient encore un peu plus sur leurs visages et pourtant ils étaient anormalement bien là. La française en profitait en adressant un sourire à Alex, car elle lui était reconnaissante de rester présent.«  J’aimerais bien que tu m’apprennes à me défendre, si tu veux bien quand tu voudras. »   s’il avait le temps, l’envie, elle ne voyait pas plus légitime pour lui apprendre étant donné qu’il l’avait déjà tiré d’affaire une fois.

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Alexander O'Brian
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Elle soufflait le chaud et le froid alors qu'il ne s'encombrait pas d'à peu près, franc au possible. Il n'était pas vraiment du genre à tourner autour du pot. Cette histoire de fringues l'avait fait sourire, tout autant que le déni de la jeune femme. Soma était bien la seule à avoir été à l'origine de ce sous-entendu. En ce qui le concerne, ça ne lui avait pas réellement traversé l'esprit. L'animal souffrant ayant absorbé pratiquement toute son attention. Alexander ne s'est donc pas attardé sur le sujet. Ils s'empressèrent ensuite de rentrer à l'intérieur, mettant ainsi le chien en lieu sûr. Soulagé d'avoir mené à bien ce sauvetage imprévu, ils rejoignirent Scylla qui semblait les avoir attendu plutôt sagement. Ils s'installèrent ensuite chacun à leur tour, effleurant le sujet du prénom qu'ils pourraient lui donner. Alexander n'avait pas d'idées alors il fit appel à l'imagination des filles, espérant qu'elles puissent être plus efficaces que lui dans ce domaine. L'adolescente fut la première à proposer quelque chose. Cependant, même s'il n'avait rien contre l'idée d'appeler son chien Jack, il trouvait que ce dernier était peut-être un peu trop commun. Au fil de la conversation, la Française s’intéressa au week-end qu'ils avaient passé ensemble avec Scylla. Il lui fit un bref résumé de ces quelques jours et leva les yeux au ciel lorsque Soma fit la réflexion d'améliorer les compétences de diversion de l'adolescente. Pas qu'elle en ait besoin davantage... Elle était effectivement douée mais Alexander ne pouvait pas se permettre de lui faire prendre autant de risques. Puisque le dit ordinateur possédait en sa mémoire des données que personne n'était censé avoir en possession.

« Ne va pas lui donner des idées pareilles... Elle sait très bien qu'elle n'a pas le droit en plus. »

Catégorique, il l'était peut-être là-dessus. Et pour de bonnes raisons... L'Irlandais préférait se concentrer sur des choses plus légères et éloigner un peu la peur qu'il avait qu'on s'en prenne à ses proches. Il jeta un œil au chien qui, peu à peu, semblait se détendre et acquiesça lorsque la jeune femme lui fit la proposition qu'il reste auprès de lui. Alexander ne savait pas vraiment comment Jughead allait le prendre mais il estimait qu'un chien ne pourrait pas leur faire de mal. Au contraire, en fait. « Ça me va, il restera ici alors. Cela dit, je ne savais pas que vous aviez besoin d'un prétexte pour venir m'embêter. Ce n'était pas compris dans le package ? » demanda-t-il en lui redonnant toute son attention. Il riait de la placidité de son visage. Probablement parce qu'il n'arrivait pas à croire au sérieux qu'elle adoptait. Elle lui montrait ensuite un sweat qui traînait sur le canapé. Même s'il appartenait à Sean, Alexander était presque certain que l'Hispanique ne verrait pas d'inconvénient à ce que Soma en hérite. Il ne savait pas s'ils se connaissaient tous les deux mais si c'était le cas, ils espéraient qu'ils s'entendent bien car ils avaient tous les deux leur importance dans son quotidien. La Française filait ensuite dans la cuisine pour aller se désinfecter. Malheureusement, il n'avait pas de désinfectant médical sous la main. Tout ce qu'il pouvait lui proposer n'était que le fond d'une bouteille de vodka entamée.

Lorsqu'elle revint dans le salon, la jeune femme leur fit partager son idée de prénom : Dagger. La sonorité et la signification du prénom plaisant grandement à l'Irlandais, il lui adressa un large sourire. Plutôt satisfait de sa trouvaille. « C'est parfait Dagger, j'aime énormément. » dit-il avant de tourner son visage en direction de l'adolescente. « Et toi, t'en penses quoi ? » Souriante, elle leur répondit qu'elle trouvait ça chouette et qu'elle était partante pour qu'il s'appelle ainsi. L'animal sauvé venait donc d'être officiellement adopté. Et malgré quelques appréhensions, l'Irlandais était plutôt heureux de l'avoir sous son toit. Il comprit au sourire de la jeune femme qu'elle était heureuse d'être ici, avec eux et surtout rassurée de savoir le chien entre de bonnes mains. C'était l'essentiel. Les temps étaient plutôt rudes pour les animaux en détresse... Pensif, il s'extirpa de ses réflexions personnelles pour observer la jeune femme. Elle semblait plus à l'aise soudainement, emmitouflée dans la douceur du pull qu'elle avait choisi par hasard. Son corps semblait un peu flotté à l'intérieur mais il lui allait plutôt bien ; ce qui ne manqua pas de lui décrocher un sourire rieur. « La classe de Riverdall... C'est plutôt bien comme slogan. Ça ferait plaisir à Sean. Il a oublié ce sweat ici mais je ne crois pas qu'il verrait d’inconvénient à ce que tu l'aies. T'es plutôt mignonne dedans. » Sincère, il en riait un peu puis il reprenait son sérieux, espérant que son ami allait bien... La Française était plutôt frêle alors la voir dans un vêtement masculin était plutôt amusant.

Sans vraiment que l'Irlandais ne s'y soit préparé, elle lui fit une demande spéciale. La jeune femme voulait apprendre à se défendre, dès qu'il en aurait l'envie et la possibilité. Cela le surprenait car il l'avait connu plutôt imprudente et pas mal inconsciente des dangers qui l'entouraient. Soma avait beau prôner à qui voulait l'entendre que c'était son choix, Alexander pensait qu'elle ne prenait pas toujours les bonnes décisions. Alors cette demande lui fit plaisir car cela voulait dire qu'elle avait pris conscience de certaines choses, notamment de la valeur que pouvait avoir sa propre vie... Jusqu'ici, Alex n'était pas vraiment certain qu'elle sache qu'elle comptait pour certaines personnes, qu'elle comptait pour lui. Mais il reconnaissait son effort et ça le rassurait que cette demande vienne d'elle sans que personne ne le lui ai soufflé à l'oreille. « D'accord, oui. » dit-il en la fixant. L'espace de quelques secondes, un léger silence vint s'installer entre eux. Silence qu'il prit la décision de briser à nouveau. « Quelqu'un t'as conseillé de le faire ou c'est ta propre idée ? » Curieux, il voulait savoir ce qui avait pu déclencher un tel changement en elle mais cela lui plaisait beaucoup de voir qu'elle apprenait à se respecter et qu'elle désirait même prendre soin d'elle-même.



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Soma Devosariah
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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ « Ne va pas lui donner des idées pareilles... Elle sait très bien qu'elle n'a pas le droit en plus. »  Douce incompréhension devant l’ignorance maîtresse, Soma n’avait aucune idée de ce qu’il fabriquait derrière son ordinateur ou plutôt à l’intérieur, mais elle n'insistait pas vraiment il n’avait pas assez confiance pour en parler ou ne se sentait pas à l'aise pour le faire, elle l'avait bien compris. Quoi qu’il en soit, Scylla n’était pas une personne malveillante, c’était une adolescence et c’était avec une dose d’humour qu’elle lui avait fait un clin d’oeil. Elle ne se faisait clairement pas de soucis pour le fait qu’elle respecte Alex.

« Ça me va, il restera ici alors. Cela dit, je ne savais pas que vous aviez besoin d'un prétexte pour venir m'embêter. Ce n'était pas compris dans le package ? » Soma espérait que la présence canine soit un plus dans la vie d’Alex, d’après ce qu’elle avait vu de lui, elle savait que la bête serait soignée et bien traitée. Scylla venait régulièrement ainsi elle pourrait s’occuper de lui lorsqu’elle vient également. Elle a remis ses cheveux qui la dérangeaient en l’écoutant puis souriant vaguement, comme une houle douce qui n’aurait pas fini son chemin.  Soma ressentait une complicité plaisante, qui n'avait ni but ni objectif, juste présente parfois alors oui c'était d'une façon de dire qu'elle appréciait ses brèves visites, ses bouts d'échanges. En effet on ne cherche pas à taquiner quelqu'un qu'on n’apprécie pas. « c'est une sorte option pour les personnes qu'on apprécie, j'imagine. »   

Ils pouvaient chercher des idées, trouver des mots qui correspondaient déjà au chien. La Française espérait qu’il se remplume et que Killian puisse lui donner un peu de son temps et des médicaments pour le soulager, le soigner. Heureusement qu’ils le connaissaient, ils sauvaient les personnes de bien des situations.« C'est parfait Dagger, j'aime énormément. » Ainsi, elle était plus à l’aise dans la chaleur, assise dans le canapé, elle regardait le chien qui avait désormais un prénom une fois que l’irlandais avait donné son avis et que la jolie blonde avait donné son approbation. «  Tant mieux. »  N’ayant jamais entendu de chien portant ce nom, c’était sans doute un peu plus original et personnel, vu les qualités de son nouveau maître.  

« La classe de Riverdall... C'est plutôt bien comme slogan. Ça ferait plaisir à Sean. Il a oublié ce sweat ici, mais je ne crois pas qu'il verrait d’inconvénient à ce que tu l'es. T'es plutôt mignonne dedans. » Elle a observé son air moqueur accroché à son visage faisant un non de la tête.   Elle ne savait pas qui était Sean, mais son oubli faisait momentanément son bonheur. Souvent on appréciait les choses qu’on perdait lorsqu’on les retrouvait, la c’était le confort d’être emmitouflé après s’être frotté au froid.  Souvent elle repense à la chaleur de son enfance, au rayon de soleil berçant ses paupières closes, cette vision réchauffe son être. Elle avait toujours trouvé formidable d’avoir dans le coffin de ses hideuses blessures des souvenirs assez puissants pour éradiquer les morsures des coups. Consciente que beaucoup n'avait pas cette chance. Ce confort même pittoresque aux yeux des plus aisées était un fourmillement précieux dans son esprit. Cependant, elle n’abandonnait aucunement la liberté, inscrit dans son cartilage il était impossible pour eux de se soumettre à la conception de la prison présente. Peut-être que leurs échines étaient tous courbées, mais quant bien même il fallait ramper pour s’extirper de la tyrannie ils le feraient. « Bon ça va alors si ça le dérange pas, Scylla te le rapportera la prochaine fois. Tu le remercieras de l'emprunt . »   Elle ne connaissait pas bien les proches d’Alex mais il devait certainement  l’être  alors elle se permit une question « C’est un de tes ami qui vit également a Riverdall ? »   Soma avait un peu de mal a retenir prénom de ceux qu’elle croisait, d’ailleurs parfois lors de rencontre pour retenir elle s’entrainait à les réciter plusieurs fois dans son crâne, pas qu’elle n’était pas attentionné, ni intéressée mais retenait mieux les visages.  
 
Elle lui avait fait sa demande naturellement et il lui avait répondu « D'accord, oui. »  il avait l'air pensif et Soma ne vint pas le déranger.  « Quelqu'un t'as conseillé de le faire ou c'est ta propre idée ? »   il avait l'air pensif et Soma ne vint pas le déranger. Daryl était à l’origine de la naissance de cette idée, la Française ne s’était pas dit d’elle-même qu’il serait temps d’aller demander de l’aide pour apprendre à ce défendre, pensant naïvement qu’elle était capable de le faire au moment venu, mais il fallait bien l’avouer qu’un apprentissage était nécessaire, utile et dans les conditions dans lesquelles ils vivaient, vitale. Pour Scylla, pour elle-même.  Bien que son air blanchi renvoyait sans doute une fragilité, elle n’avait rien de fragile dans ses entrailles et à l’intérieur de ses muscles. « Daryl me la conseillé, pour Scylla aussi. Je trouve que c'est une bonne idée et adéquat vu la situation.   »  vu ou ils vivaient.  « Merci de bien vouloir.   »  C'était sincère.


Dans l’écrin du ventre de la jeune femme, il y a un ardent  feu qui crépitait celui du  présent même chaotique si important. Celui qui naît et qui meurt, sans souillure, comme un vertige prenant le droit sur elle. Les visages qu’elle rencontrait, qu’elle voyait ne devait pas tomber dans l’oubli, elle avait le désir de faire quelque chose.  La lutte s’échinait dans l’entre de son crâne, mais pour réaliser ce quelque chose, améliorer aussi les travaux qu’on lui avait gentiment donné, elle devait certainement un peu d’aide à son ami présent sur le canapé. Encore un peu, décidément, elle se rendait compte qu’elle en demandait beaucoup à l’Irlandais, cette fois elle se mordait la joue. « Tu aurais également une carte mémoire a me prêter ?»   
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Alexander O'Brian
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Alexander n'était jamais contre l'idée de passer du temps avec ses amis. Soma et Scylla l'aidaient souvent à décompresser, à lâcher prise sur ce qui pouvait le tourmenter par rapport aux desseins de l'organisation. Elles lui rappelaient simplement qu'une autre vie les attendait à l'extérieur de ces murs. Petite dose d'espoir dans une atmosphère empreint de violence et de misère... Cependant, ce n'était pas simple de faire abstraction de ces maux. Puisqu'ils se dispersaient à travers l'Irlande comme une traînée de poudre. O'Brian n'était pas quelqu'un qui vivait dans le déni. Il ne pouvait simplement pas fermer les yeux sur tout ce qu'il avait pu découvrir après avoir bravé le système informatique de Tullamore. Ces informations le tailladaient de l'intérieur, elles le poussaient parfois même à une certaine paranoïa. Ce qui pouvait évidemment le rendre parfois très désagréable. De base, c'était pourtant un gars simple et sans prise de tête mais tout avait changé depuis qu'il savait. Alexander s'était assombri, tout comme Jughead. S'ils s'épaulaient pourtant tous les deux, cela ne diminuait en rien le dégoût qu'ils ressentaient envers l'organisation et tout ce qui y était relié. De près comme de loin. De toutes ces choses qui s'agitaient à l'intérieur de sa boîte crânienne, Soma tout autant que Scylla, n'en savait absolument rien. La seule personne avec qui il pouvait se permettre de parler librement de ces choses terribles n'était que son meilleur ami. Ce n'était pas une question de confiance, ce n'était pas non plus une question de préférence... En vérité, ce n'était qu'une envie de protéger les autres de la peur qui les malmenait depuis qu'ils avaient lever le voile sur ce qu'ils n'auraient jamais dû voir. Malgré la puissance de la terreur qui rongeait Alec quotidiennement, il refusait d'abandonner le combat qu'il avait entreprit avec Jug. Il refusait de laisser sa famille accomplir de telles atrocités.

Alors oui, il s'était montré moins rieur lorsque les filles évoquaient le vol de son ordinateur. Peut-être aussi plus froid. Pour la simple raison que ce que la mémoire de cette machine possédait pouvait littéralement les faire tuer. Sans aucune exagération. Donc il préférait changer de sujet afin d'éloigner ce stress qui lui nouait l'estomac à l'idée qu'ils s'en prennent aux personnes qu'il apprécie. Égoïstement. Focalisé sur l'animal, il tentait de s'apaiser à l'idée de se familiariser à sa présence auprès de lui. Alexander fixait ensuite ses pensées sur les échanges verbaux qui animaient leur discussion à tous les trois. Histoire de package, d'options, de taquineries et de prénoms pour celui qu'il avait sauvé d'une mort certaine. Dagger, ce fut le prénom qu'ils avaient décidé de lui attribuer. Référence probablement destinée à sous-entendre son attrait pour les lames. Raison pour laquelle il a accepté, sans se poser davantage de questions sur le sujet. Au retour de Soma dans la pièce, l'Irlandais eut une pensée pour Sean puisque cette dernière avait enfilé son sweat. Tissu que l'Hispanique avait certainement dû oublier par mégarde. Il écouta les paroles de la jeune femme, curieuse quant à l'identité de celui qu'il venait d'évoquer. Quelques secondes de silence se sont emparées de lui lorsqu'il se perdait dans ses propres réflexions. Il lui était difficile de décrire la relation qu'il entretenait avec l'ancien rebelle car les choses n'étaient pas aussi simples qu'elles n'auraient dû l'être. Puisque quand le passé se mêle au présent, la confusion en devient la première enfant.

« Je le lui dirais. Sean... Je ne sais pas si c'est un ami. C'est plutôt compliqué. Mais je tiens énormément à lui. Il vit à Riverdall, oui. C'est un ancien rebelle mais aussi un rescapé du Manoir McGuinness. Il est... un peu spécial pour moi. »

Rescapé... Avec tout ce que cela impliquait. Des individus que l'on avait brisé. Par simple plaisir. Des hommes et des femmes en lambeaux qui tentaient à présent de se reconstruire dans un climat hostile, en guerre mais pourtant plus doux que ce qu'ils avaient pu connaître à River Crow. L'Irlandais n'avait que des informations à propos de ce qu'il s'était passé, des lignes écrites noir sur blanc. Il n'avait aucune idée de la véritable horreur de ce que les anciens habitants de cette ville avaient pu subir. Mais il s'en doutait... Et les confessions de Sean avaient suffi à lui faire comprendre qu'il était probablement très loin de la vérité. Le hacker était heureux que tout ceci soit terminé. Il était heureux que le règne infâme de ce Roi de pacotille soit terminé. Personne ne pouvait être traité de la sorte. Et c'est bien grâce à cette conviction qu'il fut agréablement surpris lorsque la jeune femme lui fit part de son envie d'apprendre à se protéger. Alors il avait accepté sans se poser plus de question si ce n'est que la source de cette envie. Alexander était attentif à ce que lui disait la Française, comme toujours lorsqu'elle s'adressait à lui.

« Il a raison. Tu sais, personne ne se privera de profiter de vous si vous leur en laisser l'occasion. Je te donnerais ton premier cours lorsqu'il fera un peu plus beau... Là, avec la pluie qui devient un peu plus agressive, ça ne serait pas génial et je m'en voudrais de te voir tomber malade... Après je t'avoue que Magna serait plus avisée que moi pour te former. »

Il lui sourit tendrement, sincère dans son intention de la préserver. Que ce soit en lui apprenant à se défendre par elle-même ou en choisissant de rester à l'intérieur pour le moment. Parfois, Alexander ne comprenait pas très bien pour quelle raison il se montrait aussi protecteur envers elle mais intérieurement, il espérait que ça lui fasse prendre conscience de sa valeur et du respect qu'elle doit se porter à elle-même. Puisqu'il était persuadé que pour prétendre prendre soin des autres, il fallait d'abord s'aimer et se respecter soi-même. Dans le cas contraire, ce ne serait qu'un masque trompeur, découlant d'une certaine hypocrisie. Enveloppée de déni ou pas, les faits restaient les mêmes. Soma lui fit ensuite une autre demande, à propos d'une carte mémoire. Intrigué, il s'est levé en ouvrant l'un des tiroirs appartenant à une commode. S'emparant de l'objet, il s'est ensuite installé aux côtés de la jeune femme en lui tendant ce qu'elle venait de lui demander.

« Bien sûr, tiens. Pourquoi en as-tu besoin ? » demanda-t-il en plongeant son regard dans le sien, plutôt curieux envers la réponse qu'elle allait lui donner.



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Soma Devosariah
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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ Des images d’avant viennent fleurir dans son crâne, une réminiscence qui s’échappe comme des doux monstres qui s’évadent sous ses paupières. Elle les laisse s’immiscer et exister. Silencieuse dans les décombres de ses cauchemars, elle se tient là, à exister. C’est déjà bien une grande oeuvre d’être consciente de leurs présences, de connaître leurs contours sans s’enfuir. Et puis la voix d’Alexander vient la sortir de ses mirages.

« Je le lui dirais. Sean... Je ne sais pas si c'est un ami. C'est plutôt compliqué. Mais je tiens énormément à lui. Il vit à Riverdall, oui. C'est un ancien rebelle mais aussi un rescapé du Manoir McGuinness. Il est... un peu spécial pour moi. »

Soma écoute, entends, avale, une petite piqure qui fourmille dans l’intérieur de son corps sans comprendre pourquoi, ni comment ses mots ont distillés cette envie de prendre le large, cette envie de ce noyer quelque part. Elle n’a pas su prendre tous les mots ensemble. Elle a simplement hoché la tête, sans sourire, sans désarroi collé a son minois. La française a acquiescé la réalité du monde avec le flou d’une réponse franche et sans détour.  Elle ne pouvait que souhaitait que le meilleur pour Alexander, même si une mélancolie curieuse venaient montrer des épines.  Le fait d’être assise la ramenait a calmé sa respiration. Si elle observait Scylla c’était bien pour savoir comment d’un regard elle allait, celle-ci  observait le chien et écoutait la conversation sans doute avec plus d’attention qu’il puits n’y paraitre. Elle laissait les averses couler dans l’océan de l’incompréhension. Son cœur se serrait pour des raisons incompréhensibles sans doute, oui elle avait un peu mal au cœur de ses paroles pourtant il n’avait rien dit de spécifique tout rester dans la confusion et Soma savait qu’il ne fallait pas qu’elle s’embrume l’esprit avec ses choses. Elle n'était pas de nature à le faire non plus, détaché, habitué aussi et pourtant ça lui faisait mal.

« Il a raison. Tu sais, personne ne se privera de profiter de vous si vous leur en laisser l'occasion. Je te donnerais ton premier cours lorsqu'il fera un peu plus beau... Là, avec la pluie qui devient un peu plus agressive, ça ne serait pas génial et je m'en voudrais de te voir tomber malade... Après je t'avoue que Magna serait plus avisée que moi pour te former. »

Magna, elle ne l’avait jamais été présenté, mais elle avait aperçu sa chevelure se promener au côté de celui qui gère les choses. Le Brun avait raison, s’entraînait maintenant n’était pas une bonne idée. La Française se sentait un peu fébrile et, sur le canapé, l’air de rien elle venait reprendre des forces. Soma avait toujours pensée que l’insécurité était un fléau auquel il ne fallait pas céder, ce sentiment d’une peur futur, ce sentiment qui apparaît quand on réfléchit trop dans les possibilités et pourtant c’est en se préparant qu’on peut mieux agir. L’insécurité bien qu’elle cherchait à l’annihiler existait en Soma comme en toute autre personne. Pourtant elle était attentive aux conseils des autres survivants de cette terre, bien plus capable qu’elle a comprendre ce monde qui lui échapper. La française avait remarqué son sourire décoré son visage et il avait quelque chose d'apaisant qu'il l'accompagnait. Ça effacé un peu les tourments de la mélancolie qu’il s’étiolait.

«  Oui, vous avez raison, vaut mieux prévenir que guérir, au moins on sera comment il faut réagir en cas de soucis. On ira voir Magna également si elle peut nous aiguiller aussi, comme ça on sera doublement informé. »  

Les terres d’Irlande, restait un secret pour ses iris qui ne saisissaient pas toutes les injustices qui s’y passaient, pourtant elle avait connaissance de certaine chose malgré l’omerta qui sévissait bien souvent à travers les conversations qu’elle avait échangées.

Ne pas en savoir trop, ne pas tout comprendre pour être plus a l’abri alors son esprit était dans l’impasse. Sa famille était quelque part ici sur cette même île et l’inquiétude la bercée bien trop fort quand elle pensait qu’on pouvait librement toucher à leur corps pour les torturer. C’était des pensées qu’il la traversait dans ses moments de crainte, dans ses moments d’insécurité, dans ses moments ou le noir recouvrait ses pensées. Elle s’efforçait d’effacer cela et de se dire qu’ils étaient en sécurité, tous les deux, l’un près de l’autre et elle savait que l’homme qui l’avait élevé ne laisserait faire aucun mal à sa fille. Son image la rassure même a une distance infinie, lui à la peau ambrée.  Au départ de Sirah, bien qu’elles échangent, sa mère s’était transformée en une femme triste et éviscérée par cette distante qui la faisait trembler nerveusement la nuit, son teint de lait s’était transformé dans des nuances de gris bien pâle. Elle avait mal vécu cette séparation, «  pour le mieux ». Ravenne avait dû accepté qu’elle était différente de son enfant et qu’elle n’avait pas la capacité de la nourrir comme il se devait. Avec le recule, Soma comprenait pourquoi, mais enfant c’était une chose qu’elle ne comprenait pas dont elle était en colère, triste. Cette incompréhension avait des goûts de fêlure, mais maintenant elle savait que sa petite soeur avait besoin de sang comme tous les Djiins et leurs pères avaient préféré l’éloigner afin que, dans ses sensations affamées, elle ne se nourrisse pas d’elles.

Il s’est levé, elle l’a observé bouger, sans un mot et puis il lui a tendu la petite carte en question,  « Merci »  elle a souri à la vue de celle-ci et puis l’a mise dans la poche de son jean. Elle ne savait pas ou elle pouvait en trouvait d’autre qu’auprès d’Alexander.  « Bien sûr, tiens. Pourquoi en as-tu besoin ? » il s’était réinstallé à ses côtés et a incrusté le bleu de ses yeux dans les siens. Un peu intimidé par ce pourquoi et la proximité, elle préférait ne pas trop réfléchir. «  Pour faire une capsule temporelle. » Ça semblait venu d’ailleurs une idée farfelue, sans doute, il pouvait se moquer, elle sourit brièvement, mais repris rapidement son sérieux, car ça l’était.  « Je ne sais pas si sa marchera mais je vais essayer. J’ai lu ça dans un bouquin de ma mère. Un Sonderkommando à Auschwitz avait enterré un bocal qu’on a retrouvé des années plus tard, à l’intérieur il avait glissé une lettre en yiddish indiquant aux personnes qui découvriraient ce message, qu’il y avait des documents dans ce bocal qui était les siens, comme ceux d’autre personne ayant vécu avec lui, que c’était leur témoignage, comment ils avaient vécu ce qui c’était passé, sur ce qu’ils vivaient ici et qu’ils enterraient leurs dents pour apporter des preuves tangibles qu’il y avait eut des millions d’êtres humains assassinés. »  Elle reprend sa respiration l’air pensif accrocher sur le visage, après tout ses évènements auraient pu être dissimulé et on aurait pu jamais avoir connaissance de ce qui c’était passé.  «  Alors j’en sais rien, je me dis que prendre les témoignages des personnes, écrire leurs noms, essayer de les transmettre à l’extérieur ou les enfouir ici, ça permettra peut-être de savoir ce qui c’est passé ici, ce qui se passe ou tout simplement à la famille extérieure de savoir que leurs proches étaient ou sont ici. » Elle ne sait même pas ce que pense sa mère à l’heure actuelle ni ce que les médias ont raconté sur l’Irlande, tout ça lui travail l’esprit, car elle sait qu’avec l’argent tout peut-être étouffé. Il suffit d’une bombe pour qu’ils disparaissent tous, mais ses preuves enfouies, peut-être qu’elles peuvent survivre.  

C’était peut-être une idée stupide, peut-être aussi qu’elle devait prendre des précautions et elle les prendrait, c’était encore un peu flou à ses niveaux là, mais elle avait le sentiment de devoir faire quelque chose à sa hauteur d’humaine. Sans doute qu’Alec pourrait lui donner son avis pour ce qui est sécurité.  Elle ne pouvait pas rester ici à se cacher sans rien faire d’autre que de subir. Elle ne pouvait pas. Elle cherchait sa famille certe, mais ses conditions de cette autarcie     la révoltaient, sa révolte n’est pourtant pas violente, elle était sans doute enfantine comparer a bien d’être, juste a cherché la vérité dans les yeux de tous. Elle écoute la pluie qui continu de danser et tomber sur le sol irlandais se fracassant doucement contre les vitres.   « Tu en penses quoi ? » elle s’était mise a tapoter sur les phalanges de l’Irlandais en souriant puis elle observait la jeune fille en lui faisant de la place à ses côtés pour l’enlacer.  Soma espérait que la jeune blonde ait passé un bon moment. Elle était venue chercher Scylla afin qu’elle rentre dans leur habitation mais Soma s’y risquait un peu   « On peut rester avec toi ce soir ?  » Sous la confiance qu’elle lui accordait, de part les évènements mais aussi par l’attachement que Scylla lui vouer, Soma avait envie d’apprendre à connaitre l’Irlandais un peu mieux,  malgré la confusion qu’il gangrénait son myocarde il n’en restait pas moins cher à ses yeux, c’était pour ça qu’elle avait envie d’être présente lors d’une soirée que la jeune adolescente passait a ses côtés.  

Lorsqu’ils étaient tous les deux et que la Française se retrouvait seule, elle pensait bien évidemment à eux, se demandant ce qu’ils fabriquaient, ce qu’ils mangeaient ou ce genre de choses qui paraissaient futiles, anodines, mais ça se greffer à son esprit sans qu’elle ne le cherche. Apprendre au fur et à mesure des rencontres et des échanges ne faisait que conforté ce qu’elle savait et l’air de rien, elle avait envie de profiter de leurs présences à tous les deux. L’Enthousiasme de la blonde, la répartie d’Alex, le sommeil de Dagger, c’était au fond quelque chose de précieux dont elle avait besoin.  


«  J’ai envie d’en savoir plus moi aussi sur tes voyages et autres aventures . » Il n’en avait parlé qu’en surface quand ils s’étaient rencontrés, d’où le fait qu’elle sache qu’il aime les armes étant donné qu’il en avait fait brièvement mention à cette occasion. La fameuse question, d’où viens-tu s’était posé, il avait vécu plusieurs années en Afrique et même si ce n’était pas du tous les mêmes pays ce continent lui rappelait un bout de cette famille qui l’avait accueilli.

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Alexander O'Brian
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Comme beaucoup d'autres, cette guerre lui labourait le cerveau. Peu à peu, la fatigue lui montait au cœur et s'emparait de ce courage qu'il pensait avoir mais qui, de plus en plus, lui faisait faux bond. L'abomination que sa famille diffusait sur le monde l'écœurait, tout autant que certains dirigeants de la coalition. Contrairement à ce que les autres pouvaient penser, il avait lui aussi ses doutes et ses craintes. Puisque feindre l'invincibilité était complètement idiot. Leurs voix peinaient à être entendues et la discorde demeurait prédominante au sein des différents peuples qui vivaient sur l'Île. Le Chaos, la misère et l'insécurité étaient les seuls piliers solides de leur quotidien. Comme des animaux, ils se battaient alors que l'ennemi principal s'abreuvait de leurs faiblesses. Et cette constatation immuable le rendait morose. Soudainement empreint d'une désillusion qui ne lui ressemblait pas. Il se sentait pris au piège et honteusement défaitiste lorsqu'il pensait à Sean, à la vie qu'il avait mené et à tout ce qu'il devrait encore affronter à l'avenir dans l'espoir de pouvoir effleurer la possibilité d'une vie normale un jour. Alexander s'inquiétait pour tous les gens qu'il avait pu croiser sur son chemin. À un point tel que sa vivacité se fissurait. Pour laisser place à la colère ainsi qu'à la torpeur. Mais que pouvait-il faire d'autre si ce n'est que lutter et inciter les autres à en faire de même ? Les choix qu'ils pouvaient faire ne lui appartenaient pas. Et que valaient ses discours humanistes lorsque la mort était en train de se rire d'eux ? Dans un soupir, il s'était assis. S'abandonnant à la tendresse du canapé. Il se montrait toutefois toujours aussi attentif aux mots de la Française, avec laquelle il s'était montré franc concernant Sean. Il n'avait rien à lui cacher, rien à lui promettre non plus. L'idée de la simplicité lui paraissait bien plus appropriée que n'importe quoi d'autre à l'heure actuelle, il fallait qu'elle comprenne que même s'il n'était pas dupe, les complications avaient tendance à le faire fuir. Soma était une fille gentille, dont la confusion lui était devenue familière avec le temps. Il ne savait pas vraiment sonder le fond de sa pensée et pourtant, ces silences ne lui étaient pas indéchiffrables pour autant. Ils se comprenaient. Dans la mesure du possible. Mais l'Irlandais n'était pas certain que cela puisse suffire.

Pourtant, il appréciait sa compagnie. Dans le sens où dans la placidité sereine qu'ils partageaient, la douleur n'existait pas. C'est simple, tranquille, basique. Et tant mieux. Puisque les maux de tête venaient l'agresser trop souvent ces derniers temps pour accepter qu'on électrise ses nerfs plus qu'ils ne l'étaient déjà. Naturellement, il s'était intéressé sur ce qu'elle comptait faire de la clé USB qu'elle lui avait demandé et la première réponse qu'elle lui offrit fut assez étonnante pour lui. Intrigué, il s'était contenté de la fixer avec insistance, cherchant à comprendre ce qu'elle voulait réellement dire en lui évoquant la création d'une capsule temporelle. Sans un mot, il l'a simplement écouté lui décrire l'idée qu'elle avait eu. Dans une normalité des plus étranges, elle comparait leur situation aux camps nazis que les allemands avaient bâti durant la seconde guerre mondiale et son étonnement laissa place à une humeur plus sombre, écrasée par une réalité qu'il ne pouvait pas nier. L'idée était peut-être pleine de bon sens et d'intelligence mais l'entendre de manière aussi fataliste lui donnait l'impression de programmer sa propre mort, pour ne laisser derrière lui que de tristes preuves concernant les derniers instants qu'il aurait pu vivre en Irlande. Pourtant, ils en étaient bel et bien là, à envisager de regrouper des témoignages pour ne pas que le monde extérieur ne les éradique des mémoires. Comme si les générations futures parleraient d'eux dans les livres d'école, les désignant comme les martyrs d'une troisième guerre mondiale inter-raciale. C'était triste, triste mais cruellement vrai. Il n'avait rien su répondre dans les premiers temps, laissant ses prunelles s'évadaient à travers la fenêtre. Dehors, il pleuvait et les bruits de gouttes s'écrasant contre la surface en verre lui permettait de disparaître un moment, de couper court à toutes le pensées angoissantes qui lui tordait les tripes.

Les doigts de Soma entrant en contact avec les siens le ramenaient un peu à l'instant présent, tout comme les mouvements de Scylla pour les rejoindre dans le canapé. Pour les rassurer, il a simplement souri, faisant un clin d'œil à l'adolescence qui lui insufflait sans même le savoir un peu d'espoir. C'était à eux de la protéger, comme ils se devaient de protéger tous les autres enfants et adolescents en Irlande. Car s'ils ne le faisaient pas, qui d'autre s'en chargerait ? Personne. Puisqu'ils étaient tous sur l'interminable liste d'extermination qu'avait créé Tullamore. « J'en pense que c'est une bonne idée et que si tu as besoin d'aide, je me porte volontaire. » Il semblait un peu ailleurs, bloqué par les émotions qui brouillaient son humeur, le rendant moins présent et concerné qu'il aurait dû l'être. Mais Soma lui demandait si elles pouvaient rester à la maison pour la nuit, toutes les deux. « Ça marche, si manger des boîtes de conserve ne te dérange pas. » Il riait un peu, observant Scylla qui fixait à son tour la Française. Après tout, ils n'avaient pas trop le choix. Alexander fut soulagé lorsque la jeune femme se mit à lui parler d'autre chose, évoquant les voyages qu'il avait pu faire. Lorsqu'il était encore libre de faire ce qui lui plaisait quand il le désirait. « Dis-moi ce que tu veux savoir et j'essaierais de te répondre le plus précisément possible. Tu me raconteras en échange quelques trucs sur ton enfance. Deal ? » Plus souriant que quelques instants auparavant, il observait Soma, plutôt content qu'elle se soit montrée un peu moins lointaine avec lui. Il la connaissait timide et réservée mais Soma devait prendre conscience qu'avec lui, elle n'avait pas grand chose à craindre.



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« Bitter Sweet Symphony  »



ϟ Tout le long de sa vie, on lui avait enseigné des faits marquants que ses aïeux et les hommes avaient connu. À travers l’histoire, à travers les témoignages, à travers les coutumes des pays. La particularité de chacun d’entre eux était précieuse et elle aimait pouvoir découvrir cela. Les humains vivant ensemble en communauté fourmillaient d’étonnante façon de faire, coutume et croyance. Oui, elle était sensible à ce savoir. Et si elle voulait regrouper les  témoignages des uns et des autres,  il n’était pas question d’étude, mais tout simplement de regroupement de fait. Elle songeait simplement que si l’occasion se présentait, ils pourraient dire qu’ils sont là, ils existent. Une occasion, une faille dans la sécurité, quelque chose qui pouvait se présenter. Comme une bouteille à la mer. Elle avait besoin de trouver un moyen pour rassurer sa mère ou au moins d’essayer, elle qui était dehors. Pas un jour ne passait sans qu’elle ne songe à son existence coupée de la vérité : que lui avait-on dit sur sa famille ? C’était un son redondant qui  claquait à travers ses nerfs. Elle partageait ce sentiment avec bien nombre de personnes ici. Alors quand bien même c’était inutile, la Française avait besoin d’essayer de faire quelque chose. Les mensonges englobaient le monde, la population, imposant des vitres fumées et on ne se pose aucune question. Soma, non, ne s’était pas posé de question. Elle avait été abrutie par les mensonges, bercés dedans et il faut dire qu’elle ne prêtait pas grande attention aux informations et aux médias, car la façon de dégueuler les faits étaient toujours une vérité voilée, elle n’avait pas confiance et ne s’informait plus. Elle n’était clairement pas de ceux qui savent exactement ce qui se passe dans le monde et peut alimenter des conversations sur les faits divers. Ce nom «  fait divers », la Française ne l’avait jamais réellement compris et au fond tout ça lui faisait aussi peur. Cette façon de rabâcher tous les malheurs et les craintes enveniment les esprits, des malheurs fondés, mais effrayants. Vivre dans la terreur n’était pas une vie et même ici, elle ne voulait pas que son esprit se mêle à la terreur. La sécurité était un sentiment relatif, important, fragile. Ici, à partager l’air de Scylla et Alex, elle ne sentait aucun parfum de menace grogner et c’était tant mieux. « J'en pense que c'est une bonne idée et que si tu as besoin d'aide, je me porte volontaire. »  

Les pupilles de la Française observent le jeune homme, il semble dans ses pensées, aspirer et pas franchement une bonne mine qui lui colle à la peau. Elle se mord l’intérieur de sa joue, elle ne voulait pas me mettre mal à l’aise en lui racontant ce qu’elle pensait faire ni en lui demandant son avis. Sans doute que ça pouvait paraître dramatique vu sous certain angles qu’ils en soient arrivés là, mais pour la Française, non. C’était juste le voile du mensonge qu’il ne fallait pas laisser se poser. Un refus, elle a caressé ses doigts en écoutant ses paroles. Sous les apparences, elle savait que l’Irlandais vivait difficilement cette condition certainement, dotant plus que les conditions de sa famille étaient déchirées dans ce vacarme. Soma ne connaissait pas les détails, elles ne les avaient pas demandés. «  Merci pour tout. »  Sujet privé, sujet qui sans doute doit être couvert de douleurs, qu’elle ne veut pas enfoncer ni soulevées. Elle sait que son oncle est un Tullamore et que sa sœur a été transformée en vampire. Et lui, il est là, se battant pour la liberté avec son ordinateur avec sa présence. Il lutte avec son ami, avec leurs secrets parsemés de danger. La jeune femme continue de caresser ses phalanges pour le ramener ici, elle n’avait pas envie de ternir son visage. L’essentiel est maintenant. C’est naturellement qu’elle lui a demandé si elles pouvaient rester en sa compagnie. Scylla affichait déjà un sourire, ça lui ferait du bien qu’on ne rentre pas tout de suite, qu’on passe du temps tous les trois. Dans les respirations qu’elle prenait et qu’elle partageait avec l’Irlandais, il y avait cette envie sincère d’apprendre à le connaître et l’indignation de ne pas le connaître assez. Sa sensibilité envers les autres était d’une générosité et d’une bienveillance qu’elle trouvait rarement dans les rétines des hommes qu’elle croisait. Et elle appréciait cette lueur autant que les mots qui l’accompagnaient.

« Ça marche, si manger des boîtes de conserve ne te dérange pas. » Scylla s’est mise à la fixer et elle lui a fait les grands yeux un peu amusés. Elles n’étaient pas difficiles, l’une comme l’autre. «  ton menu est parfait, ça nous dérange pas du tout.  » Soma n’avait jamais compris l’intérêt de ses longs repas qui reflétait l’hédonisme. Le fait est que dans l’antiquité se faire vomir d’avoir trop mangé était commun, polie et autre. C’était bien éloigné de sa façon de consommer la nourriture. Elle s’était attachée à son grognement de ventre qui lui signifie qu’en effet la faim est là. Bien sur, elle n'aimait pas la sensation de famine non. La sensation de famine était douloureuse. De pouvoir sentir juste la faim, de ce qui manque avec mesure, celle qui lui donne envie de profiter réellement des aliments. Les boîtes, les nourritures qu’on leurs donnaient déshydraté ou ce qu’ils faisaient poussés. Tout était une simple petite bénédiction pour leurs estomacs, leurs permettant de ne pas mourrir de faim. Ils en étaient conscients. Tous autant qu'ils étaient.


« Dis-moi ce que tu veux savoir et j'essaierais de te répondre le plus précisément possible. Tu me raconteras en échange quelques trucs sur ton enfance. Deal ? »

«  Deal. »


Sans même réfléchir à ce qu’elle pourrait bien lui raconter sur son enfance, elle avait répondu directement. Ce qui était signe qu’elle était à l’aise pour se dévoiler à lui. La française ne savait que trop peu de chose sur ses aventures, juste qu’il était parti pour l’Afrique et qu’il y avait vécu les plus beaux instants de sa vie. « Tu avais quel âge quand tu t’es envolé pour l’Afrique ? » La Française l’observait avec tendresse, elle essayait de deviner malgré elle, les traits de Alex plus jeune. Il ne devait pas avoir beaucoup changé, mais elle l’imaginait plus fin encore et plus petit. «  Comment ça t’est venu, d’aller là-bas ? Je veux dire, c’était un rêve ?  » est-ce le fruit du hasard ou un attrait, des connaissances ? Ses doigts se sont faufilés dans les cheveux de la belle Scylla, elles étaient attentives toutes les deux. À l’aise de par la chaleur qui se diffusait dans la pièce, la Française a posé sa tête contre l’Irlandais. Apaisé d’être à l’intérieur, Dagger semblait avoir les yeux clos.  

«  Un truc d’enfance. hm du genre comment je me comportais, ou des jeux, des souvenirs ?   »  c’était abstrait à part avec sa famille et parfois Scylla elle ne faisait pas mention de son enfance. Qu’est-ce que lui pouvait l’intéresser dans cette période de sa vie ? Et lui ? Ils étaient comment enfant ? « On aurait peut-être été copain, tu étais comment ? » elle a rigolé légèrement, car elle l’imaginait enfant maintenant ce demandant comment il avait pu être. Il ne sait pas comment il était avec sa soeur non plus. Soma aimait beaucoup jouer avec sa petite soeur enfant, même si elles avaient une différence d’âge, ses plus beaux souvenirs étaient ceux où elles faisaient de la balançoire où elle partageait des jeux ensemble.


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Il préférait penser à autre chose, sans doute parce qu'il faisait face à la réalité depuis trop longtemps. N'était-il pas plus simple de faire de son mieux sans dramatiser la situation plus qu'elle ne l'était déjà ? Pour lui, en tous cas, c'était un fait avéré. Alexander n'avait pas besoin d'aide pour assombrir ses pensées. Il était assez grand pour le faire lui-même. En fait, il était même très doué en la matière. C'est pour cette raison qu'il n'avait pas le désir de poursuivre ce genre de discussion avec Soma. L'Irlandais savait qu'elle ne pensait pas à mal et que froisser sa bonne humeur n'avait pas été son but. Elle voulait se sentir utile. Agir. Même si cela se faisait à son échelle ainsi qu'avec ses compétences. Rien n'était négligeable, encore moins lorsqu'il s'agissait de faire entendre les diverses communautés qui peuplaient l'Île des damnés. L'aspect dramatique l'avait certes quelque peu refroidi mais c'était dans le fond une intention parfaitement logique et cohérente à l'environnement hostile dans lequel ils évoluaient. La Française avait probablement deviné sa mine assombrie. Elle avait probablement deviné que ce n'était peut-être pas le moment de parler de choses aussi sérieuses avec lui. Alexander ne voulait pourtant pas se montrer rude ou indifférent. C'est juste qu'il avait trop d'informations horrifiques dans la tête pour apprécier ce genre de conversation. Soma, malheureusement, était bien inconsciente de ce qu'il se passait à l'extérieur. Elle ne savait pas que les médias bourraient la tête de l'Humanité avec des mensonges. Elle ne savait pas que l'organisation avait à présent les pleins pouvoirs. Elle ne savait pas non plus que la propagande qu'avait mis en place son oncle dépassait de loin celle du troisième Reich. Et il n'était pas en mesure de briser sa foi, son envie de dépasser l'oppression que subissait l'Irlande actuellement. Certes, l'Irlandais aurait voulu que les choses se passent différemment. Il aurait voulu lui dire qu'il avait une confiance aveugle en les hommes qui se trouvaient à l'extérieur mais ceci aurait été un mensonge, un leurre dans lequel il ne voulait pas qu'elle sombre.

L'Humanité était terrorisée par les créatures. Tellement terrorisée qu'elle acceptait d'endurer la dictature de Tullamore sans broncher. Elle préférait vivre dans le mensonge d'une sécurité factice que de se soulever contre l'Ordre établi. C'est ce qu'avait réussi à créer Victor. À l'aide de l'armée, du gouvernement et de la population lambda. Personne, dehors, n'allait venir les aider. Puisqu'ils étaient soumis à leur peur et à leur incompréhension. Mais comment pourrait-il lui dire ceci ? La véritable finalité de ce drame ne viendrait à exister qu'à travers la guerre. Ce n'est qu'avec plusieurs milliers de morts qu'ils pourront peut-être prétendre à une nouvelle liberté. Ce n'est que dans le combat que les choses se régleront. En sachant tout ça, Alexander sentait son cœur se serrer mais un simple coup d'œil vers l'adolescente qui était devenue son amie lui permit de sourire à nouveau. Ce sont les jeunes, comme elle, qui permettront à l'Irlande de s'affranchir. Avec énormément de temps mais aussi beaucoup de sacrifices. Ce sont eux qui les sauveront. Alors ils changèrent de conversation et très vite, Alexander leur proposait de manger quelques boîtes de conserve qu'il avait déniché avec l'aide de son meilleur ami. Ce n'était pas parfait mais ça leur permettait au moins de se remplir l'estomac correctement. Lorsqu'elles acquiescèrent toutes les deux, il peut poursuivre leur conversation et proposa un marché Soma. Il lui parlerait de l'Afrique si seulement elle lui parlait de quelques bribes de son enfance. C'était une manière comme une autre de faire connaissance, d'échanger et de s'intéresser à la vie de l'autre.

« J'avais vingt-et-un ans et oui, c'est devenu un rêve avec le temps. Ma sœur m'a inspiré à explorer le monde, c'est ce que j'ai fait. Je voulais m'ouvrir l'esprit, quitter cette bulle de confort dans laquelle mes parents m'ont enfermé... »

C'était peu dire... La superficialité avait fini de l'écœurer. Alexander avait besoin d'authenticité alors à seize ans, il s'est émancipé en quittant sa famille autant que l'école. Pour enchaîner des boulots pathétiques mais qui lui permettait d'économiser dans l'espoir de partir un jour. Pensif, il a laissé Soma poser sa tête contre son épaule alors qu'elle enchaînait sur d'autres questions, concernant ce qu'il lui demandait puis à quoi il ressemblait. Lorsqu'il n'était qu'un enfant. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'Irlandais n'était pas très à l'aise dans sa peau. Principalement à cause de son enfance, au cours de laquelle il fut souvent jugé sur son poids qui dépassait un peu la moyenne générale. Ce n'est qu'en grandissant qu'il s'était repris en main. Mais il ne faisait pas partie des garçons populaires, au contraire. Alexander a connu les affres de la solitude, au point où elle a fini par lui sembler normale et naturelle.

« Des souvenirs, oui. Peu importe si ça te concerne toi exclusivement ou avec d'autres. »

Elle avait le droit de lui décrire les choses de la manière qu'elle le désirait. Le plus naturellement possible serait le mieux. Après tout, son histoire lui appartenait et si Alexander lui avait posé cette question, c'était avant tout pour la découvrir davantage. La Française s'est mise à rire un peu, apparemment amusée par le fait qu'il s'intéressait à elle ainsi qu'à sa vie. Mais n'était-ce pas ce que faisaient les bons amis ?



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BITTER SWEET SYMPHONY  .

@ALEXANDER O'BRIAN & @SOMA DEVOSARIAH   „


  Incarnée dans cette vie avait parfois le goût d’une blague de mauvais goût, acide, rugueuse, inutile, mais elle savait au fond de ses entrailles que ce n’était que sa vision bafouer. Elle aspirait ses particules d’espoir dans le creux de sa solitude. Transcendant ses idées noires pour comprendre les passages qui se déroulait à elle. Alexander possédait cette attitude  qui enclenchait des mouvements et il ne fallait surtout pas qu’il se décourage, Soma le soutenait bien qu’elle avait ignorance à travers les yeux et l’idéalisme dans le coeur. La mine d’Alex s’est assombrie sous ses mots bienveillant, elle n’a pas compris ce décalage entre son visage et sa bouche, ce qu’elle avait pu dire qu’il l’avait attristé. Rien de sombre dans sa démarche & dans son point de vue, au contraire chaque âme avait autant d’importance ici qu’ailleurs.

« J'avais vingt et un ans et oui, c'est devenu un rêve avec le temps. Ma sœur m'a inspiré à explorer le monde, c'est ce que j'ai fait. Je voulais m'ouvrir l'esprit, quitter cette bulle de confort dans laquelle mes parents m'ont enfermé... » 

La Française connaissait peu de chose, que ça soit sur lui à l’extérieur ou sur sa famille, elle avait juste compris que c’était des fracas douloureux dans l’ivresse des regards d’Alexander. Il était un O’Brian, les personnes qui étaient à l’origine de la création de ses murs, de l’organisation qui les tenaient prisonniers. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il vivait, mais elle comprenait qu’il pensait différemment de sa famille, qu’il défendait les valeurs inverses également. C’était quelques choses de complexe et c’était sans doute ce qu’il le rendait si dissonant à cet instant. Soma l’écoutait, comprenait la sensation dont il parlait, cette libération des chaînes du matérialisme. Les quelques années en compagnie de sa grand-mère lui avaient fait connaître les belles-choses, des mondanités vomitives dans laquelle la matriarche voulait la fondre. Elle imagine alors Alexander plus jeune, inspiré par une soeur qui lui avait accordé cet élan et elle trouvait ça formidable qu’il ait réalisé ce rêve, il s’était construit à l’intérieur. «  Ça à l’air d’avoir forgé en toi beaucoup de chose qui raisonne en toi aujourd’hui. »  Elle regardait autour d’elle et au fond elle comprenait qu’il y avait en son être une sensibilité combustible.

« Des souvenirs, oui. Peu importe si ça te concerne toi exclusivement ou avec d'autres. » 

Un instant lunaire, dans l’indécision des souvenirs qui remontent à la surface. Il ne lui avait pas répondu quand elle avait preuve d’enthousiasme sur lui comment il était enfant, peut-être n’avait il pas fait attention, peut-être qu’il n’avait pas envie d’en parler.  « hm. Enfant, on aimait bien aller marcher du côté des mangroves pour apprendre un peu plus sur la faune et la flore. Il y a en a beaucoup en Indonésie alors j’ai la chance d’avoir de beaux souvenirs concernant nos excursions. J’aime marcher dans la nature depuis. » C’était assez paisible, incroyable et magique d’observer tout cela en étant enfant avec leur mère qui expliquait ce qu’étaient les plantes en question, mais aussi les animaux. Les petits européens devaient sans doute vivre la même chose avec des visites en forêts. Pour Soma s’était important. «  Je pensais que les caïmans à lunette d’Amérique du Sud portaient réellement des lunettes. » Comme si vivre en Amérique les rendait myopes. «  Tu vivais ou en Afrique ? » elle ne savait pas ou il avait été exactement, peut-être que lui aussi avait connu des écosystèmes similaires.

Après quelques minutes Scylla est partie chercher quelque chose dans sa chambre là ou elle dort lorsqu’elle vient ici. Soma est prise à la gorge par des choses qui lui échappes et qui l’attriste, elle a cette sensation que lorsqu’elle fait un pas vers l’Irlandais celui-ci recule, ça la charge d’une émotion difficile alors au lieu de fuir, elle a caressé les doigts de l’Irlandais.  « T’as l’air affecté aujourd’hui, je ne sais pas trop comment discuter avec toi, tu prends beaucoup de mes mots comme une agression. » Sa voix est posée mais sous ses phrases affirmées il y a une douceur emotive, peut-être qu’elle le ressent comme ça. «  Peut-être je me trompe, mais sais que ce n’est pas du tout le cas, je t’apprécie énormément. » C’était la réalité, elle appréciait beaucoup de choses qu’elle apprenait à connaître de lui. « Je ne sais pas non plus ce qui se passe, que tu ne peux pas tout nous dire, que tu gardes des choses pour toi pour protéger tout le monde, mais ne t’isole pas avec ses choses.  »  Le monde ne devait pas s’arrêtait à la noirceur des informations qu’il possédait. Il avait beaucoup de courage aussi, Soma l’avait ressenti lors de leur première rencontre et n’avait pas besoin d’en savoir plus pour en être sur, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui, comme il pouvait compter sur elle également.  

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Alexander O'Brian
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Ils avaient une conversation classique. Dans le calme, ils échangeaient des informations sur l'un comme sur l'autre. Assez anodines, communes à l'enfance qu'ils avaient vécu. Alexander préférait s'évader dans ce type de conversation. La guerre avait tendance à leur faire oublier la normalité ainsi que la légèreté. Au profit de la paranoïa et du pessimisme. Tout ce qu'il se passait dehors, tout ce qu'ils s'apprêtaient à vivre dans le futur labourait son encéphale d'angoisses justifiées. Parfois, cela lui donnait du mal à être optimiste ou à simplement rêver. Soma avait raison d'évoquer l'Afrique. Ainsi, Alexander pouvait se souvenir de ce soleil qui ne cessait jamais de briller. De toutes les couleurs vives animant ces villes désordonnées qu'il a tant aimé sillonner. De la même manière qu'elle s'était promené au sein des mangroves dont elle lui parlait, évoquant la faune et la flore ainsi que son attrait pour la nature en général. Sa remarque sur les caïmans à lunettes le fit rire un peu. Parce qu'elle semblait candide et innocente. Ce qui contrastait violemment avec la morosité ambiante de l'Irlande actuelle. La comparaison avait de quoi l'attendrir. Il revint naturellement sur l'une des nombreuses questions qu'elle lui avait posé, soupirant un moment en se rappelant cette époque qui devenait de plus en plus lointaine.

« Je n'étais pas spécialement bien dans ma peau lorsque j'étais enfant. Donc je ne sortais pas des masses. C'est de là que m'est venue ma passion pour l'informatique en fait. La popularité, ce n'était pas tellement mon truc. Et toi ? Tu avais beaucoup d'amis ? »

En la détaillant, il se demandait si elle avait été du genre populaire ou si au contraire, elle s'était plutôt montrée réservée. Dans tous les cas, la vie en Indonésie était probablement différente de celle que pouvait offrir l'Occident. Les mœurs asiatiques n'étant pas similaires aux européennes, Alexander se demandait comment les choses pouvaient se dérouler de ce côté de globe. De son côté, il avait su s'habituer aux africaines. En vérité, c'est sur ces terres lointaines qu'il avait pu s'enrichir et évoluer en tant qu'homme. Ce n'était pas parfait mais certaines valeurs avaient plus de sens là-bas qu'en Europe, où tout leur semblait acquis au point où ils finissaient par se lasser et tout vulgariser. Prisonniers d'une surconsommation qui les affaiblissaient, malgré tout ce qu'ils pourraient en dire. Soma lui demandait où il s'était installé lorsqu'il avait décidé de s'exiler en Afrique. C'était une question dont les réponses étaient multiples et vagues. Durant longtemps, Alexander s'était métamorphosé en nomade urbain. À l'époque, on ne peut pas dire qu'il avait de domicile exact et cela a duré jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre d'Imani.

« Hm, je passais de ville en ville. C'était une période assez instable où la découverte comptait plus que le reste. Mais j'ai fini par m'installer au Kenya, au bout d'un moment. »

Il avait profondément aimé le Kenya, sa chaleur ainsi que ses étendues arides. Il avait aimé s'y perdre et en apprendre les secrets. Tout ça gravitait précieusement en sa mémoire. L'Irlandais n'avait jamais regretté d'être parti mais pourtant il s'était déjà surpris à regretter d'être revenu ici. Parmi ces gens qu'il avait parfois bien du mal à comprendre. Peut-être que Soma pouvait comprendre cette sensation d'incapacité à se fondre dans un environnement. Alexander ne pouvait réellement que faire des suppositions. Ces dernières lui étaient personnelles et n'étaient pas forcément d'une vérité absolue. Il faisait peut-être fausse route et ce n'était pas grave si c'était le cas. La Française a attendu que Scylla se dissipe un instant pour lui faire part de ses impressions. Tout en lui caressant les doigts, Soma lui parlait d'agressions et d'erreurs. Elle lui avouait l'apprécier énormément tout en lui conseillant de ne pas s'isoler du reste du monde malgré les informations qu'il possédait. Ces confessions le poussaient à froncer les sourcils d'incompréhension saupoudrée de surprise. Il n'était pas impassible ou dur dans son attitude et il ne se souvenait pas avoir fait quoi que ce soit qui aurait pu la mettre mal à l'aise. Alors il ne comprenait pas véritablement où elle voulait en venir.

« Non, je ne me sens pas agressé. C'est juste que ta vision des choses sonne assez... Candide à mon oreille. »

D'un sourire, il essayait de la rassurer. L'Irlandais n'aimait pas étouffer l'espoir lorsqu'il le croisait. Il savait que les conséquences pourraient en être dévastatrices et ce n'était pas son rôle de lui dire quoi faire ou quoi croire. Soma était adulte et libre d'avoir ses propres opinions qui plus est. Alexander ne remettrait jamais ce fait en question. Il ne s'agissait pas seulement des informations qu'il possédait. Au contraire, c'était un ensemble de choses qui le dépassait et qu'il ne pourrait jamais résoudre seul. Malgré toutes les expectances qu'il pouvait éprouver envers ce monde meilleur qu'il ne faisait pourtant que rêver. S'emparant des doigts de la jeune femme pour les serrer un bref instant, il lâchait finalement sa prise pour se lever et se diriger dans la cuisine. Après avoir ouvert l'un des placards, il sortit trois boîtes de conserve contenant un plat italien quelconque.

« Je suis sceptique et non blessé. C'est un peu stupide mais la réalité n'est pas aussi jolie que ce que nos espoirs nous dictent. »

L'Irlandais ne voulait pas se montrer rude avec son amie. Il n'avait pas envie qu'elle s'use à envisager des improbabilités. Parfois, l'interaction sociale avait cela de bon. Et la véritable amitié, ce n'était pas concéder raison à tout moment. La véritable amitié, c'était aussi savoir s'opposer pour le bien de l'être cher. Sur ces pensées, il prit une casserole et ouvrit les boîtes en métal. Alexander en versa ensuite le contenu de chacune dans le dite casserole. Après l'avoir mise sur le feu, il adressa un regard à Soma qui était toujours assise dans le canapé.

« Est-ce que tu peux m'aider à mettre la table, s'il te plaît ? »

Pour qu'ils puissent dîner ensuite et prétendre vivre un peu normalement.



harder than imagined, harder when it's cold. even when i'm playing in the fire, even when i'm doing it for all my life. harder than imagined, harder when i let it go...

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   * Le souvenir des couleurs de la nature s’est sans doute imprimé dans ses rétines pour l’éternité, de la verdure en passant par toutes les valeurs de marrons, mais aussi jusqu’au reflet de la mer. Quand elle écoute son sang qui pulse dans son être, elle entend ses morceaux de paysages raisonnés dans son être.    Ses yeux sont accrochés au visage de son interlocuteur même si ses pensées s’évaporent dans des précipices, elle est bien présente. Observant les mouvements de son visage, de ses pupilles azurées. Elle a attendu le son de son rire passé quelques fois et elle apprécie l’entendre raisonner, couler comme un léger torrent qui rejoint une rive, venant la nourrir. Dans une légèreté immaculée, loin de la lourdeur des sombres desseins qu’il le submerge. Il paraît s’évanouir sous les poids de la situation qu’il vit, étouffé sous les créations qui ne sont pas siennes. Ça semble abstrait, il n’est pas responsable des idées des membres de sa famille et il peut éprouver une fierté d’avoir su s’affranchir des moules. « Je n'étais pas spécialement bien dans ma peau lorsque j'étais enfant. Donc je ne sortais pas des masses. C'est de là que m'est venue ma passion pour l'informatique en fait. La popularité, ce n'était pas tellement mon truc. Et toi ? Tu avais beaucoup d'amis ? » Attentivement elle l'écoute, c’est à son tour de froncer les sourcils. Elle a un peu de mal accepté le fait qu’un enfant puisse avaler ce genre de mal. Un enfant n’a pas à se soucier du regard des autres et encore moins de souffrir d’être dans son propre corps. Elle sait que les enfants sont parfois cruelles entre eux.  C’est à cette période que l’ego passe à une nouvelle étape et qu’il s’ouvre à la société. Rabaisser les autres, nourrit l’ego avec un prix bien détestable.  La Française ne sait pas ce qu’il a vécu ni ce qu’on a pu lui dire ou fait dans sa vie  pour qu’il soit blessé ainsi. Elle espère sincèrement qu’il va mieux en tant qu’homme et que ce petit garçon au fond de lui a su s’apprendre à s’aimer et a reçu beaucoup d’amour au cours de sa vie. De son côté elle a eu son lot de remarque vivant dans un pays où elle avait une couleur de peau plus claire, ses parents l’ont vite apaisé et puis le fait qu’elle aille dans une école française où la diversité était présente a fait qu’elle n’a pas souffert de cette différence.  «  Je suis désolée que tu aies vécu ce mal. Un enfant ne devrait pas porter ce poids. Comment tu te sens maintenant  avec toi-même ? »  Elle lui demandait ça sincèrement,  elle ne cherchait pas à ouvrir des blessures sur le flot de son passé, apprendre à le connaitre et à écouter ce qu’il avait a lui dire que ça soit sur l’enfant qu’il a vécu en lui ou sur l’homme qu’il était maintenant. « L’informatique t’a permît de t’évader, je trouve que c’est une bonne chose que tu aies eu cette passion a un moment ou ça n’allait pas dans ta vie.  »  Parfois il y a des choses qui nous sauves et elle trouve ça formidable qu’il ait pu se concentrer sur autre chose que sur son mal-être.  « Je ne suis jamais trop posé ses questions, enfant j’aimais autant jouer seul qu’avec d’autre enfant lorsqu’ils voulaient bien jouer avec moi,  à faire du vélo, des cabanes, jardiner. J’étais assez bavarde, facile d’approche, je disais bonjour à toutes les personnes quand on sortait dans la rue, tu sais quand les regards se croisent ou un simple sourire parfois. » C’était une enfant souriante et comme elle avait une différence d’âge avec sa petite soeur, elle avait appris a jouer sans elle avant qu’elle n’arrive comme avec elle a sa venu. Parfois jouer seul avait été douloureux mais au fond, ça faisait partie de la vie.  « Hm pendant l’adolescence même si j’en suis pas fier j’ai essayé de faire comme les autres, m’intégrer  mais je me suis aperçus que j’aimais pas rester toujours avec les mêmes personnes aussi. Les groupes ne m’allaient pas vraiment spécialement. J’avais changé de pays aussi et ça me correspondait pas. Je pense que mes amis étaient peu nombreux, mais pour la plupart  ils le sont toujours encore maintenant.  Comme pour la maman de Scylla ou son demi-frère. » Elle se souvient que lorsqu’elle prenait son repas en cantine, elle changeait souvent de personne avec qui elle mangeait, n’allait pas forcément avec des gens de sa classe ou elle falsifiait ses billets pour prendre son repas à l’extérieur.  


«  Vous avez l’air vraiment proche Jugghead et toi, vous vous connaissez depuis longtemps ? » Oui, ils semblaient lié, il n’y a pas a dire. Elle espérait qu’il se soit fait des ami.es aussi en Afrique ou même lorsqu’il apprenait a faire de l’informatique. « Hm, je passais de ville en ville. C'était une période assez instable où la découverte comptait plus que le reste. Mais j'ai fini par m'installer au Kenya, au bout d'un moment.  » elle l’imaginait passer de ville en ville et ça lui rappelait la famille de son beau-père qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer.  «   Tu vivais avec la communauté ou tu as préféré aussi rester en retrait ? »  peut-être que la société Africaine lui correspondait beaucoup plus qu’a la société dans laquelle il avait vécu en Irlande.  « On dirait que la société occidentale a façonné ton identité, ta prudence et que l’Afrique est venu ajouter des valeurs plus solaire. »  Peut-être qu’elle se trompait, il fallait qu’il l’a corrige si elle disait des bêtises.  

Dans ses maladresses avec les mots, elle essayait de mieux comprendre, c’est pour ça qu’elle avait préféré parler au lieu de rester dans ses idées. « Non, je ne me sens pas agressé. C'est juste que ta vision des choses sonne assez... Candide à mon oreille . » Elle se pince les lèvres en l’écoutant, mais joue également avec ses doigts. Elle l'a regardé se lever et bouger un peu aspirer, Soma se remettait en question. « Je suis sceptique et non blessé. C'est un peu stupide, mais la réalité n'est pas aussi jolie que ce que nos espoirs nous dictent. »  Il n’était pas blessé c’était la l’essentiel et il avait raison sur la réalité.  « Est-ce que tu peux m'aider à mettre la table, s'il te plaît ? »  elle s’est levé en acquissent et en réfléchissant. Elle comprenait un peu mieux maintenant ses réactions.  «  Bon tant mieux que tu ne te sois pas senti, ni agressé, ni blessé. Je sais que je peux être assez maladroite dans mes paroles. » Elle avoue aisément ce fait, car c’est une réalité.  Elle positionne alors les couverts qu’il possède «  Je comprends mieux alors, t’es un homme réaliste et tu as l’air efficace dans ce que tu entreprends de cette façon. Je ne trouve pas sa stupide ta vision des choses. Pour ma part, c’est parfois bien différent. »  

L’un l’autre ils se dévoilaient de plus en plus au détour de la conversation, il n’avait pas le même processus de pensée. Alexander raisonnait de façon de logique par rapport aux faits et arrivé a se motiver par rapport à eux. C’était différent pour elle. «  Candide.. peut-être je ne sais pas trop mais oui je suis plus idéaliste qu’il n’y parait . »   sans doute qu’on l’avait éduqué ainsi ou elle tirait plus de force ainsi. Elle mettait les valeurs du coeur avant le monde des faits.  «  Pour vivre, créer, continuer, j’ai besoin de savoir que tout est possible même si la réalité ne nous l’a pas offert et peut-être ne nous l’offrira jamais.  Ça m’aide aussi entreprendre des choses et me dépasser. »    une fois que tout était installée, elle l’a observé. « Tu as besoin d’aide pour autre chose ? »   Elle a été enlevé le sweat maintenant qu’elle était un peu plus réchauffé et la chaleurs du feu ferait sécher ses autres vêtements « Je te ramènerais des légumes  si tu veux la prochaine fois, tu sais cuisiner d'autre chose ? enfin tu aimes ça ? »  


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