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 No puedo respirar, ayúdame ▲ Feat. Alexander

♦ Humain ♦
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"No puedo respirar, ayúdame"


Hasta la victoria siempre - Comandante



Je cognais. Déchargeant toute ma rage sur ce putain de sac de frappe de merde. Encore et encore. Poings fermés, sans bandes enroulant mes mains pour les protéger. Jusqu'à m'en péter les doigts et à m'en briser une à une les phalanges, le tabassant au point de l'éventrer. Insensible à la douleur. Comme anesthésié. Indifférent et presque étranger aux signaux d'alarme que m'envoyait mon propre corps. Les battements de mon cœur devenant  de plus en plus désagréables à sentir palpiter dans ma poitrine. Pas loin sans doute de m'effondrer. Juste rattrapé par cet état de santé précaire qui me poursuivait depuis le manoir et  dont j'avais essayé de faire abstraction en fait. Au risque de réellement finir par me mettre en danger. Mais ça me faisait mal. Beaucoup trop mal pour que j'arrive encore à le supporter. Et je m'en foutais. De tout.

On m'avait déjà tout pris de toute façon, alors ma vie… elle ne valait plus grand-chose. D'autant plus maintenant que je te savais vivant et en sécurité. Niko, Niko, mon Nikolaï. Je t'aimais tellement. Si fort que je ne pensais plus qu'à t'éloigner de moi, pour te protéger. Pour ne surtout pas t'obliger à choisir entre moi et ta nouvelle famille. Eux savaient ce qu'il y a de mieux pour toi.

Eux. Pas moi...

Alors tu m'oublierais. Tu nous oublierais, puisque désormais entre toi et moi tout se terminait. Raison pour laquelle je t'avais raccompagné jusqu'à ton point de départ. Sans un mot. Sans te dire au revoir. Sans te témoigner un quelconque geste d'affection. Pour ton bien. Je ne voulais pas de cette dernière chance que tu m'offrais. Je ne pouvais pas la saisir. Refusant de t'entraîner à ma suite dans cette chute sans fin et qui devant mon entêtement, causerait tôt ou tard ma perte. Soit en brandissant une arme, soit ici. Seul. Enfermé entre les murs de cette chambre de laquelle je ne sortais plus. Ayant passé ces derniers jours à boire et à me défoncer. Incapable de ressortir affronter la lumière du jour, pas plus que de disparaître parmi les ombres peuplant mes nuits. Parce-que je t'imaginais. Enchaîné. Tenu en laisse, le cou encerclé par un collier. Dormant à même le sol. La taille entièrement prise dans un morceau de ferraille. Nu. Comme si tu n'étais rien. Comme si tu n'étais plus un homme. Comme si tu n'étais plus que sa chose, mais pour ça il crèverait. Te lo prometo y sabes que cumplo mis promesas. Siempre. Mi amor. Il fallait juste que je trouve le moment et l'opportunité. Ce n'était qu'une question de temps et de la patience, j'en avais à revendre. C'est pour ça que je continuais à m'acharner sur ce maudit sac de frappe qui venait de se vider de son rembourrage.

Un rembourrage fait maison. Fabriqué sur mesure. Se déchirant de l'intérieur et répandant à mes pieds du sable, des copeaux de bois et des chutes de tissu. Me faisant littéralement enragé. Explosant une bonne fois pour toute lorsque tu toquais à ma porte. Pas besoin de t'annoncer pour que je sache qu'il s'agissait de toi ? Alexander. ¡Me haces la mierda! Vete. No quiero ver a nadie…

Personne t'entends !! Et portant le goulot de la bouteille à mes lèvres, je me mettais à tourner sur moi-même. La tronche en vrac et tout prêt à gerber. Tenant à peine debout. Vacillant et tanguant comme la danseuse de la boite à musique, avec son mécanisme rouillé. Celle qui jouait de la musique la nuit de mon suicide. Me retrouvant subitement en plein milieu de l'aile désaffectée. À longer un couloir sans issue. Si t'avais pu voir ça Alex, je te jure. Les débris de verre et le plâtre des plafonds qui se fissurait. Et moi, assis. Juste là. Contre un mur. Face au portrait de ce garçon que j'avais dans la peau, mais qui méritait mieux qu'un mort en sursis. Le corps courbé, jusqu'à lentement m'affaisser sur moi-même pour ne plus ressembler qu'à une silhouette sans début ni fin. Décharnée. Le front reposant sur mes genoux, fiévreux. Paupières closes. Les jambes repliées contre mon torse. Les bras ballants et les paumes des mains ouvertes en direction du ciel, presque mort. Mes cheveux dissimulant la pâleur maladive de ma peau. La seringue avec laquelle je m'étais injecté ce mélange de coke et d'héroïne traînant quelque part dans le coin. Puis le bruit des pas de Zubrosky qui approchait. Si tu avais été là mi amigo.

Mais par chance, tu n'aurais jamais à connaître ça. Et hurlant comme un cinglé, je balançais ma bouteille sur la porte. Putain mais fous-moi la paix. Je ne t'avais rien demandé. Arrête de m'appeler. Dégage, dégage, dégage. N'insiste pas.

- DEGAGE PUTAIN !!

Je t'ouvrirais pas. Tu me perturbais trop depuis quelques temps. J'allais faire de la merde si je te laissais entrer. J'étais pas en état. Je voulais qu'on me laisse tranquille. Puis je voulais pas non plus que tu vois ce que je lui avais montré à lui. Des cicatrices barrant mon torse, à moitié à poil. Pieds nus aussi. Ne portant qu'un simple bas de jogging. Les initiales de McGuinness gravées dans ma chair, me rappelant sans cesse ce que j'étais et que je lui appartenais. Sur quoi, je me remettais à cogner contre le mur. Finissant de m'éclater les mains, au sang. De me briser les poignets, ou limite. Les doigts cassés pour certains, c'était sûr au vu de la brûlure remontant dans mes bras.

Mais je m'en tapais. Soy fuerte ! Indestructible. Un verdadero luchador. Un rebelde, revolucionario. Voilà pourquoi je n'avais pas besoin qu'on me vienne en aide. Indépendant. Un survivant, ne voulant pas avouer ses peurs ni confier ses tourments. Alors…

- T'ES SOURD OU QUOI ? DEGAGE !! VA TE FAIRE FOUTRE ALEJANDRO.

Je supporterais pas de te faire du mal à toi aussi, parce-que je la voyais bien ta manière de me regarder et que ça me paniquait...

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Hasta la victoria siempre
abajo donde los pasos son fríos , donde la luz no existe, ahí es dónde quieres estar, te sientes molesto, encuentra tus esperanzas y tus sueños abandonados, ahí es dónde se encuentra tu propósito...
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♦ Humain ♦
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Plus de nouvelles. Depuis quelques jours Silence radio au sein duquel les échos de son inquiétude s'intensifiaient. Progressivement. S'insinuant à l'intérieur de ses veines comme le ferait un lent poison, dont les effets indésirables se feraient presque attendre. Alexander avait pourtant patienté, se convaincant que ce n'était qu'une question de temps avant que Sean ne réapparaisse dans son champ de vision. Mais les heures s'évadaient sans que rien ne se passe, laissant son ombre brisée aux abonnés absents. Parfois rapide et parfois trop lent, le temps se faisait capricieux, s'amusant de ces peurs qui le rongeaient de plus en plus. Pour chaque visage impuissant, chaque regard souffrant. Il rêvait et s'agitait. Pour tout ceux qui n'y croyaient plus. Alexander avait abandonné sa famille pour mieux soutenir ces lambeaux de rêve. Halluciné par ce besoin viscéral qu'il avait de se révolter contre les dictatures et les mensonges. Et Sean faisait partie de ceux qui avaient trop perdu. Il faisait partie de ceux qui respiraient encore. Seulement debout par le miracle de cette indignation qui ne semblait jamais le quitter. Rage meurtrière avec laquelle il s'aveuglait pour mieux se protéger. Se cloîtrant sans se l'avouer dans l'enfer de sa propre mémoire. Alexander le savait rescapé du régime de Léandre McGuinness. Ignominie scandaleuse qui l'écœurait, qui lui rappelait que certains individus n'étaient pas mieux que l'organisation. À quel point pouvait-on être égoïste pour jouir du sang d'innocents ? C'était une question à laquelle l'Irlandais ne trouverait sans doute jamais de réponses.

Pour l'heure, la seule chose qui lui importait étant de savoir ce que Sean foutait. Alors que tout le monde se préparait. Pour se battre, pour les affronter. Afin qu'ils retrouvent un peu de dignité. Juste de quoi rêver encore. De quoi attiser ce feu intransigeant qui leur saccageaient le cœur à coup de haine et d'envies de vengeance. Émotions virulentes avec lesquelles Sean se nourrissaient, crachant sa rancœur à tout ceux qui s'opposaient à ces convictions d'or qui le maintenaient en vie et qui lui faisaient aussi oublier qu'il n'était pas aussi invincible que ce qu'il ne pensait. Puisqu'il n'était qu'un homme. Rien qu'un homme fait de chair et de sang dont la force le transportait vers les cimes d'un courage surréaliste ; si grand qu'il en effaçait les méandres de sa fragilité. Tout comme de cette douceur que l'Irlandais devinait pourtant derrière l'épaisse noirceur de son regard fiévreux. Sean, complètement fermé à l'idée qu'on lui vienne en aide. Pas prêt à comprendre que sa vie n'était pas seulement cadencée par le chaos et qu'il existait en ce monde d'autres couleurs et d'autres émotions. Plus saines et constructives que la violence et la solitude. Ainsi il s'était dirigé vers l'endroit où Sean se cachait, ne fermant en cette demeure qu'une seule et unique pièce : sa chambre. Il rentra à l'intérieur, frissonnant un peu sous le froid qui envahissait les lieux. Comme si personne ne résidait entre ces murs et que ces derniers avaient été abandonné de toute vie.

« Sean, putain, qu'est-ce que tu fous ?! »

Rien, ici, n'était chaleureux ou sécurisant. L'obscurité remplaçait les lueurs et une violence sourde vint à en briser le silence inquiétant. Le bruit d'une bouteille explosée contre une surface, les éclats tombant d'eux-même comme une pluie agressive. Fracas agité qui s'ensuivit de ses hurlements à lui. Suintant de ce rejet avec lequel il s'acharnait à le repousser. Pour mieux mourir et disparaître. Fatalité qu'Alexander refusait pourtant d'accepter et qu'il était déterminé à contourner. Au risque de provoquer les tempêtes fracassantes de celui qui lui hurlait de déguerpir. Comme s'il cherchait à éloigner les moindres possibilités qu'il avait de s'en sortir. Comme si son destin ne rimait qu'avec cette déchéance à laquelle les vampires l'avaient trop longtemps conditionné. Alexander lui en voulait mais préférait le comprendre avant de le condamner ; usant de patience tranquille comme d'autres usaient continuellement de sévices cruels. Si cruels que leurs conséquences se traduisaient dans la véhémence qu'il avait de frapper contre ce foutu mur, au point de s'en blesser davantage. Forçant Alex à entrer dans la pièce en faisant sauter la serrure après avoir tiré dessus avec ce flingue dont il s'était emparé pour agir au plus vite, ne laissant qu'un trou dans le plancher délabré qui semblait presque trembler sous sa précipitation.

Pour enfin laisser sa silhouette se nicher dans ses prunelles alors qu'elles le détaillaient dans un automatisme incontrôlé. Sillonnant sans le vouloir réellement ces multitudes de cicatrices dont la peau de Sean était parsemée. Les initiales de cet enfoiré trônant vicieusement sur son torse alors que le cœur de l'Irlandais se nouait. De violence et de tristesse.

« TA GUEULE SEAN ! QUAND EST-CE QUE TU CESSERAS DE TE FAIRE AUTANT DE MAL ? DIS-LE MOI. »

Il hurlait à son tour, s'emportant de comprendre à quel point il était perché. Complètement ivre, en plus d'être défoncé. Le regard brumeux et vague alors qu'il peinait à tenir sur ses deux jambes. L'état de la pièce était tout aussi bordélique que l'était l'Âme de celui qu'il était venu retrouver. Celui-là même qu'il espérait aider et auquel il s'attachait, refusant catégoriquement de le laisser sombrer, que le hacker justifié par ce besoin viscéral qu'il avait de lui tendre la main.

« Tu pensais vraiment que j'allais zapper ton existence en t'enfermant dans ce taudis ?! Je peux savoir ce qui ne tourne pas rond chez toi ! T'es pas seul, Sean. Comprends-le, merde. »

Les battements de son cœur agressant sa poitrine, Alex soupire et finit par remettre l'arme dans son étui pour ensuite s'approcher de son ami. S'emparant de ses mains pour seulement contempler l'état des dégâts que Sean avait lui-même causé. La mâchoire crispé et l'estomac complètement noué à l'idée de le retrouver mort, un jour.



fucking in a car, shooting heroin, saying controversial things just for the hell of it, selling melanin and then suffocate the black men. start with misdemeanours and we'll make a business out of them and we can find out the information, access all the applications that are hardening positions based on miscommunication. oh! fuck your feelings, truth is only hearsay. we're just left to decay, modernity has failed us. and i'd love it if we made it. yes, I'd love it if we made it. yes, I'd love it if we made it.

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