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 Nunca serás un rebelde, mi muchacho▲Feat. Amarok

♦ Humain ♦
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"Nunca serás un rebelde, mi muchacho."

Hasta la victoria siempre - Comandante



Il voulait ressembler à un homme. Ouais. À un véritable rebelle, l'un de ceux possédant un si lourd passif à son actif qu'en ce jour semblable à tant d'autres, rien ne lui permettait de venir s'y mesurer. Son ego ne soutenant aucune comparaison. Mais pourtant, il donnait tellement l'air d'avoir envie de jouer dans la cour des grands. Il fallait le regarder. Toujours en rivalité avec ce qu'on représentait, Enfin. Au moins à ses yeux. Et rien que pour ça, je le respectais. Ce gosse portait ses couilles. Fièrement. Sans pour autant éprouver le besoin de nous castrer.

Nous. Ses aînés. Anciens esclaves, juste des affranchis. Des survivants, mais surtout des hommes sacrifiés. Rien que les oubliés d'une guerre ne servant aujourd'hui encore qu'à assouvir les désirs de domination des uns, la soif de pouvoir des autres et aussi à appuyer les intérêts personnels  de tous ceux qui restaient. Formant une coalition d'hypocrites, de menteurs, de pseudos manipulateurs qui pensaient sans doute pouvoir nous la faire à l'envers. Mais la vérité, c'est qu'ils se foutaient tous qu'on retrouve ou pas notre liberté.  Les humains que nous étions ne restant que du bétail pour eux, rien que de la chair à canon. Nos pairs nous ayant trahis et abandonnés. Alors j'attendais avec impatience de revoir Aindreas, le grand alpha. Un vrai dur à cuir. Il paraît. Mi hermano. Même si j'en riais. Avec une amertume non dissimulée. Rageur et enragé. Juste pressé de le mettre face à ses responsabilités.  Ce connard. Je lui en voulais tellement putain. Blessé et injuste peut-être. C'est ça. N'acceptant d'ailleurs de ne me rendre à cette réunion souterraine qui se préparait que dans un seul but. Lui foutre la misère. Le reste, ça ne me concernait plus. Désolé. Parce-que j'annonçais, ouvertement et sans détour, sans retour en arrière possible, cash et toujours sincère dans chacune de mes intentions, qu'il ne fallait pas s'attendre à me voir lever le petit doigt. Pour aucun de ces bâtards. Prêt à assumer mes décisions et mes actes. Comme si de toute façon, tout ça, toute cette agitation, pouvait échapper à Tullamore.

Era mi derecho, mi deber. Donc, à partir de là, de cette certitude dont je ne démordais pas, qui pourrait trouver à y redire ? Lui peut-être. Ce môme qui se prenait pour un leader. Amarok Donoma. Uniquement parce-qu'avec Scott, ils se plaçaient à la tête de Riverdall et qu'avec notre consentement à tout, ils s'étaient tous les deux érigés au rang de protecteurs des limbes. Après, la vérité, toute bête et toute nue, c'est que je ne voyais à ça rien de très contestable. Son job, il le faisait bien. Il avait les épaules solides et au vu des souffrances qu'il lui avait déjà fallu endurer pour son jeune âge, il forçait l'admiration. Moi, à vingt et un an, je découvrais à peine l'amour et vivait sous la protection de la rébellion. Encore sain. Ma famille n'ayant pas été assassinée sous mes yeux. Aussi, et pour toutes ces raisons, je me pliais à ses règles sans jamais les discuter. Dans l'absolu. Dans tout ce qui me paraissait acceptable et tolérable. Par contre, ce que je comprenais un peu moins bien, c'était sa détermination à venir en aide aux vampires. Un peu trop strict à mon goût sur tout ce qui touchait à la coalition. De mon point de vue. Tout simplement parce-que pour l'instant, c'est quelque chose à quoi il m'était impossible d'entièrement adhérer.

Raison qui me poussait si souvent à jouer la provocation. Le défiant. Le testant, comme on m'avait moi-même mis à l'épreuve. Pour qu'il sache à quoi s'en tenir. Tout en allant le prendre et le surprendre sur son propre terrain. Veillant toujours à faire vibrer ses cordes sensibles, par pur esprit de défi. Et aussi pour lui rappeler que de toute façon personne ne lui ferait de cadeaux. Que rien n'était jamais acquis et que l'air de rien, il avait encore beaucoup à apprendre. Même si au fond, on se complétait plutôt pas mal. Lui qui formait les gars au combat et moi qui prenait le relais avec les nouvelles recrues désirant partir en raid. Un juste équilibre.

Normalement. En principe. Ce qui ne m'empêchait pas de régulièrement venir empiéter sur son territoire. La trentaine. Un passé de rebelle, de combattant et de révolutionnaire. Alors avec ma clope à la main, une clope que je portais de temps à autre à ma bouche afin de la coincer entre mes lèvres pour tirer dessus, je me ramenais comme si de rien n'était. Pour m'adosser contre le hangar duquel Niko avait pété une vitre l'autre nuit et que j'avais sciemment fini de briser, puis d'exploser à coups de pierre pour couvrir sa présence en territoire ennemi. Prenant le blâme à mon seul compte. Me demandant à présent si c'était tricher, tromper, trahir, que de mentir par omission ? Le problème c'est que je ne me voyais pas trop balancer à tout le monde qu'un Tullamore avait franchi nos sentinelles et que j'avais poussé le vice jusqu'à le reconduire à son point d'arrivée afin de m'assurer que rien de grave ne lui arriverait. Parce-que j'en étais amoureux. Et qu'en quelque sorte, ça me rendait complice. Non pas que j'approuvais une quelconque forme de massacre, encore que. Les choses changeaient. On devenait sans pitié, sans sentiments. On ne pensait plus qu'à se venger et moi, je voulais qu'ils crèvent. Jusqu'au dernier. Ces saloperies de vampires, qui pompaient notre sang et avec lesquels ce gamin auquel je prêtais allégeance et pour qui je me dévouais corps et âme, entretenait des rapports plus que contestables. Enfin. Avec au moins l'un d'entre-eux. Jazeem. De son nom. Une impasse qui nous conduisait tout droit vers un cul de sac.

Altérant notre entente. Mettant en danger nos alliances, et attisant mes colères. Générant des états incontrôlables qui faisaient qu'à cet instant précis, je lui emboîtais le pas lorsqu'il me passait sous le nez pour se rendre au local où se déroulait les entraînements en intérieur. Cherchant la faille. Attendant avec impatience de le voir à l'œuvre et curieux de savoir à quoi ressemblerait sa leçon du jour. Puisqu'il faisait grand jour. Un jour rassurant, un jour trop lumineux sans doute pour moi. Conscient qu'il deviendrait un rival redoutable. Rapide. Puissant. Mais pas encore infaillible. Toujours en compétition, et un peu plus particulièrement avec moi. Nous plaçant dans une dynamique de rivalité que je ne faisais rien pour enrailler. Por la sencilla razón de que nunca serás un rebelde, muchacho.

Puis au-delà de ça, j'avais bien le droit de prendre des leçons moi aussi. Rien ne me l'interdisait. Par conséquent, j'écrasais ma clope avant d'entrer à mon tour dans la salle. Retirant mon blouson et le balançant dans un coin. Sans un mot, sans faire de bruit. Restant juste debout et croisant les bras sur mon torse. Le visage fermé. Les doigts encore pris dans des bandages à cause de mes dernières conneries en date.


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Hasta la victoria siempre
abajo donde los pasos son fríos , donde la luz no existe, ahí es dónde quieres estar, te sientes molesto, encuentra tus esperanzas y tus sueños abandonados, ahí es dónde se encuentra tu propósito...
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♦ Humain ♦
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Nunca seras un rebelde
Amarok & Sean
 
Les démons, ils étaient partout depuis quelques années. Depuis toujours en réalité même si on se voilait la face, même si on se persuadait que tout aller bien dans un monde où tout aller en fin de compte, mal. L’univers s’était dégradé depuis quelques temps, depuis le début des années 2000, depuis cet instant ou l’homme a réalisé que tout partait en couille, que la terre tentait de reprendre ses droits par le biais de catastrophes naturelles plus ou moins violente. Les tsunamis, les tempêtes, les incendies, les éruptions volcaniques, ça fait déjà bien longtemps que le monde n’était plus épargné. Qu’est-ce qu’on pouvait espérer de pire ? Une apocalypse avec une invasion de zombi ? On en était pas loin et on n’avait rien vu venir. Les sacrifices humains avaient pourtant repris depuis presque dix ans, les camps FEMA en étaient la preuve. On y enfermait soit disant les délinquants, mais aussi les gens de convictions religieuses différentes que les catholiques, rappelant l’époque sanglante de l’inquisition. Les homosexuels, Tao en avait été la victime. Les gens que l’on jugeait différent. L’homme était au cœur même d’une épuration et personne ne voulait rien voir. On rejetait la faute sur ces êtres surnaturels, parce que c’était plus simple, mais ce n’était pas eux les coupables. Mais pour se rendre compte de cette évidence fallait-il avoir connu l’horreur de dehors, l’horreur du monde réel et non pas ce qui se passe ici en Irlande.

Cette horreur je l’avais vu, je l’avais connu, elle m’avait transformé en quelque sorte. Je voyais les choses différemment, me souvenant de cette époque qui n’était pas si lointaine. Mais comment en parler ? Personne ne me croyait vraiment. Parce que la race humaine refuse de hurler cette réalité, elle refuse de se dire coupable de bien des choses. Je pense que c’est ça qui me rend en colère et qui me pousse à devenir l’un dès leur. C’est dans mon sang, dans mon ADN, et même si ça fait peur, même si je ne dis rien pour rester ici, proche de mon peuple, je suis fier de ce que je suis. De ce que je deviendrais. Parce que si je le fais ce n’est pas pour moi mais pour eux. Pour nous donner une chance de gagner, de combattre et de retrouver cette liberté qui nous a été retiré. Je pactise avec ces démons parce que nous sommes tous coupables. Personne n’est innocents, ni les hommes. Il serait temps qu’ils arrêtent leur hypocrisie et qu’ils se rendent à l’évidence. Parce que l’homme est peut-être en réalité le seul coupable de ce qui lui arrive. Peut-être que la terre, que notre mère nature a fini par se retourner contre lui, voulant procédé à elle seule à une purge de cette race abjecte dont je fais partie. On n’a que ce que l’on mérite. C’est ma triste vérité, celle que je me dis, parce que c’est plus simple. On ne vaut pas mieux.

Personne ne vaut mieux qu’un autre peu importe notre histoire. La haine des uns et des autres nous rends responsables de ça. Ma haine pour eux, me force à faire des erreurs, à réagir comme un imbécile, sans réfléchir. Je leur en veux, à tous ces hommes. Plus qu’à ces créatures. Pour des raisons plus ou moins valables. Un vampire fait ce qu’il fait parce qu’il est ce qu’il est. Il tue pour survivre. L’homme lui, tue par plaisir, par cupidité, par simple instinct de conquête. Il tue, parfois pour le plaisir. On en souffre, depuis toujours. Nous autres, que l’on a longtemps nommé peau rouge. Pour notre peau bien trop brune à leur goût, pour nos coutumes jugées barbares, mais ils ne savent rien parce que la différence leur fait peur. On nous a simplement éliminé, parqués dans des réserves sur notre propre territoire, même des années après les premiers massacres. Des siècles plus tard. On nous jugeait, encore. Alcooliques, parias, rebus de la société et tout ça pourquoi ? Pour une histoire que nous n’avons en aucun cas demandé la finalité. On était prêt à partager, on n’était prêt à capituler, mais les blancs ne voulaient pas, partager. Ils voulaient plus, et c’est ce qu’ils ont eu. Est-ce qu’ils sont mieux que les autres ? Je pense qu’ils sont pires. Tellement pires que tous les reste. J’en veux à la terre entière pour tout ça.

Alors je forme, je forge dans ces convictions que je tente d’inculquer aux miens. Sans doute à tort bien plus qu’à raison. Mais l’homme ne vaut pas mieux. Nous en faisons partie, mais c’est à nous de faire nos propres choix. Deux loups sommeil en nous. L’un est bon, l’autre mauvais. Mais celui qui survis reste celui que l’on alimente. Nous sommes aptes à faire nos propres choix et à devenir meilleurs qu’eux. Meilleurs que ces hommes qui ne font que massacrer pour leur propres intérêts. C’est aussi ça que je veux leur apprendre. Apprendre à combattre pour une cause qu’eux-mêmes penseront juste. Et si on n’est pas d’accord avec moi alors soit, je respecte. Parce que le respect reste la base de tout. Et ça commence par la tolérance. Cette tolérance que mon peuple n’a pas connue dehors. Cette tolérance que je n’ai pas connue. Pour ma couleur de peau, pour mon orientation sexuelle, par beaucoup trop de choses qui me représente. Je suis fier malgré tout de ce que je suis, je ne baisserais plus jamais la tête devant qui que ce soit, alors que l’on vienne me défier, je n’ai pas peur. De personne. Et si je dois mourir alors qu’il en soit ainsi, mais je mourrais fier, en Cherokee, hissant haut les couleurs de ce peuple que je représenterais jusqu’à mon dernier souffle. Que l’on ne vienne plus nous écraser. Jamais. Parce que je suis un survivant. Parce que je suis encore là. Parce que nous ne sommes pas morts encore.

Ma haine remonte à loin. Et c’est ça qu’il ne comprend pas. Lui qui me regarde, qui me défit sans cesse. J’ai des choses à apprendre, je le conçois, mais je sais des choses que lui ne connait pas. Lui faisant face, j’ai croiser les bras sur ma poitrine. « Qu’est-ce que tu me veux Sean ? » que je lui ai dit, décroisant mes bras pour les laisser tomber de part en part de mon corps. Je n’avais pas envie de me battre aujourd’hui. Le cours n’aura pas lieu aujourd’hui. La réunion approche, j’ai bien des choses à leur dire et j’ai la tête ailleurs. J’en ai marre de perdre, j’en ai marre d’échouer, je veux gagner. Et je gagnerais cette fois. Déterminé à aller au bout même si je dois le faire tout seul. Je sais que ses convictions ne sont pas les miennes. Mais on traine tous nos casseroles. Il ne comprenait peut-être pas mes choix, il ne comprenait peut-être pas ce qui me poussais à choisir ce qu’il jugeait être le mauvais camps mais il avait ses raisons, des raisons que je respectais bien que je refusais de mettre la coalition en danger pour les choix d’un seul homme. « Ecoute si t’es venu me chercher des noises ce n’est pas le moment. » J’étais agressif avec lui.

J’allais mal, je le savais, j’avais repoussé Elijiah prétextant que je n’avais besoin de personne et j’étais en train de péter les plombs, j’en avais conscience. Peut-être que je me sentais un peu seul dans mon combat et que ça me rendait con. Je n’étais pas parfait, j’avais des défauts moi aussi, et en ce moment je savais que cette colère ne donnait pas la plus belle facette de ma personnalité. « Excuses-moi, c’est pas une bonne semaine, je peux t’aider ? » Non ce n’était pas une bonne semaine. Ma rupture avec Elijiah, l’annonce de la réunion, le stress, l’angoisse, Tullamore qui prenait de plus en plus de terrain dehors. Je pense que j’avais besoin de décompresser, de faire ce que les jeunes de mon âge font en temps normal. Ces choses que je ne faisais plus depuis trop longtemps. Me détendre et arrêter de penser dans la mesure du possible.






You better lose yourself in the music, the moment. You own it, you better never let it go. You only get one shot, do not miss your chance to blow. This opportunity comes once in a lifetime yo. The soul's escaping, through this hole that is gaping. This world is mine for the taking. Make me king, as we move toward a new world order.
     
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Nunca serás un rebelde, mi muchacho▲Feat. Amarok
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